SYLVESTRE Anne

Anne Sylvestre en 2014

La chanteuse française Anne SYLVESTRE naît le 20 juin 1934 à Lyon. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967.
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En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ».
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En 1973, deux ans avant la loi française portant le nom de Simone Veil, Anne Sylvestre dévoile un peu plus sa fibre féministe en enregistrant la chanson « Non tu n’as pas de nom » qui traite de l’avortement.
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La suite des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. A l’époque, elle est l’invitée de Bernard Pivot dans l’émission « Apostrophes » où, aux côtés de Pierre Perret et accompagnée à la guitare par Maxime Le Forestier ainsi que Guy Béart, elle interprète « Ecrire pour ne pas mourir ».
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Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec.
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Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons.
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Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. La même année, en 2007, elle défend la cause du mariage homosexuel en interprétant « Gay marions-nous ».
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En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel.
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En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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Infatigable, elle promène encore ses chansons inlassablement sur toutes les scènes de la francophonie. Un nouveau spectacle de la chanteuse, intitulé « Nouveaux manèges », est encore prévu le 12 septembre 2020 à Bruxelles mais il doit être reporté au 24 septembre 2021 en raison de la crise sanitaire limitant la propagation du coronavirus covid-19. Quatre dates sont également prévues dans la salle parisienne de La Cigale en janvier 2021. Malheureusement, le 30 novembre 2020, l’artiste décède, à Paris, des suites d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 86 ans.
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MAURANE

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) le 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge Claudine Luypaerts, mieux connue sous le pseudonyme de MAURANE, naît le 12 novembre 1960 à Ixelles. Son père, Guy Luypaerts, est directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » qui est proposé dans la salle du Passage 44 à Bruxelles et où elle se retrouve sur scène aux côtés de Philippe Lafontaine, Jofroi, Dani Klein, Philippe Anciaux et Daria de Martynoff entre autres.

Une photo de l’équipe de « Brel en mille temps ». Maurane est en haut au centre sous le n° 44 (c) users.skynet.be philippelafontaine

C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1983, elle participe au Festival International de la Chanson Française de Spa et y représente la Belgique avec la « Petite chanson sans problème ».

En 1985, Maurane parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser »).

En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. L’année suivante, elle est sollicitée par Michel Berger et Luc Plamondon  pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ».

Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia.

Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ».

Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida).

Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien.

En 1997, Maurane participe à l’enregistrement d’un album consacré à une nouvelle version du conte musical pour jeune public de Philippe Chatel : « Emilie Jolie ». Elle figure sur le disque aux côtés, notamment, de Zazie, Axelle Red, Lara Fabian, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Alain Chamfort, Florent Pagny, Etienne Daho ou Art Mengo. Elle y interprète « La chanson de l’autruche ». Ci-dessous, l’artiste chante ce titre lors d’une émission de télé caritative enregistrée à Forest-National au profit de la division belge francophone de l’association « Make a Wish » pour laquelle Maurane s’est fortement impliquée.

L’année suivante, après quinze ans de carrière, la chanteuse commercialise son premier album « best of » où elle inclut quand même cinq titres inédits: « C’est magique » (en duo avec Eddy Mitchell), « J’ai pas tout dit », « Désillusionniste », « C’est la vie qui décide » et « L’un pour l’autre ».

L’enregistrement des albums originaux se poursuit alors à un rythme régulier pour la chanteuse : « Toi du monde » (2000), « Quand l’humain danse » (2003) et « Si aujourd’hui » (2007).

Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.

En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale.

De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005.

La chanteuse est, enfin, une grande pratiquante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité.

Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment.

Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Le 6 mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans le cadre de la Fête de l’Iris à Bruxelles avec un bonheur inégalable : elle y partage « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, avec la jeune et talentueuse chanteuse belge Typh Barrow.

Le bonheur est d’une très courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel, qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge, et qui sera finalement commercialisé à la date prévue grâce à la ténacité de sa fille Lou et de son chef d’orchestre Philippe Decock.

Les funérailles de la chanteuse ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Lou Deprijck, Le Grand Jojo, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de sa jeunesse.

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CRISTIANI Hervé

Hervé Cristiani en 1982

L’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI naît à Paris le 8 novembre 1947. Très jeune, il est influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. Pour subvenir à ses besoins financiers, le jeune homme gère des sexshops, commerces qui, après 1968, récoltent un certain succès. A 23 ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons.
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Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn qui a pour titre « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1: « Dans les étoiles noires ».
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Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur.
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Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ».
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Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ».
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Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous même si, en 1987, « Le tango bleu » suscite quelques programmations radiophoniques et ainsi que des passages télévisés.
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En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français.
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En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs.
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A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il fait encore quelques apparitions au début des années 2010. Hervé Cristiani décède le mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste succombe à un cancer des cordes vocales.
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ALLWRIGHT Graeme

Graeme Allwright en 2007 – Photo (c) Lauren Pasche

Etrange destin que celui de ce jeune comédien nommé Graeme ALLWRIGHT, né le 7 novembre 1926 à Wellington en Nouvelle-Zélande, et venu du bout du monde pour finalement s’installer comme chanteur en France. Après une scolarité classique dans son pays natal, Graeme se destine au théâtre et, pour ce faire, parvient à décrocher une bourse pour se rendre à Londres. Il y rencontre une Française qui lui donne furieusement envie de s’installer au pays de Molière et de Victor Hugo. Ce qu’il fait en 1948. Trois ans plus tard, il épouse la jeune femme et devient ainsi le beau-fils du directeur de la Comédie de Saint-Etienne. C’est avec cette troupe de théâtre qu’il apprend le français mais aussi les Français en pratiquant de multiples et divers boulots: prof d’anglais et de théâtre, apiculteur ou encore animateur pour enfants. Parallèlement à ces activités, dès qu’il le peut, Graeme charme ses amis en leur interprétant des ballades anglaises pour lesquelles il s’accompagne à la guitare ou au banjo. Ses copains estiment que ces mélodies pourraient plaire au public français et, éventuellement, être adaptées en français. Fortement encouragé, Graeme Allwright décide donc d’essayer de se faire engager dans les cabarets parisiens qui pourraient être intéressés par ce genre musical original. Ce n’est pas gagné et les portes ne s’ouvrent pas vraiment devant lui. Mais, au fil des rencontres, il finit par faire la connaissance de deux musiciens américains qui pratiquent le folk traditionnel et qui décident de l’accompagner. Le chanteur et acteur Marcel Mouloudji a alors l’occasion de le voir dans un cabaret et pousse Graeme à enregistrer d’emblée un premier album avec une première chanson qui a pour titre « Le trimardeur » (traduction d’un titre original de Pete Seeger) en 1965.

Ce n’est pas un franc succès mais, l’année suivante, son second album, lui, est celui de la révélation. Ses mélodies sont basées sur le folk, le country et le blues traditionnels mais ses textes, en français, ne laissent jamais indifférents. Ils dénoncent, avec un certain humour, l’injustice et le conformisme aveugle de la société. L’une de ses meilleures idées est ensuite d’adapter dans la langue de Voltaire plusieurs chansons du folksinger canadien Leonard Cohen: « Suzanne », « Demain sera bien », etc.

Et il fait de même avec des titres de Bob Dylan (« Qui a tué Davy Moore »), ou Tom Paxton (« Sacrée bouteille »).

Il devient ainsi, avec Hugues Aufray, le chanteur « français » qui fait découvrir ces artistes anglo-saxons au public francophone. Parmi ses grands succès, une chanson, « Petit garçon » (adaptation de « Old toy trains » de Roger Miller), est devenue une sorte de classique de Noël (enregistrée par d’autres chanteurs notamment sur l’album « Noël ensemble » au début des années 2000).

Au début des années 1970, craignant une déstabilisation due à la pression des médias, il décide de voyager de par le monde et passe un mois seul dans l’Himalaya ou un an et demi à La Réunion par exemple. Chanteur engagé, il est l’un de ceux qui milite en faveur des agriculteurs du plateau du Larzac dans les années 1970 et, trente ans plus tard, pour l’adoption d’un texte moins belliqueux pour l’hymne national français « La Marseillaise ». En 1980, il chante, au cours d’un concert caritatif, avec Maxime Le Forestier pour l’association « Partage pour les enfants du tiers-monde ». Après avoir fait découvrir des chansons anglo-saxonnes au public francophone, il fait le chemin inverse en 1985 en, adaptant en anglais des chansons de Georges Brassens comme ici « Les passantes » (sur un poème d’Antoine Pol) qui devient « The passers-by ».

Dans les années 2000, son répertoire va aussi évoluer vers le jazz et, en 2005, il effectue, pour la première fois, une tournée dans son pays natal de Nouvelle-Zélande où il est inconnu. Début 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne, à la fois, un grand prix pour l’ensemble de sa carrière et un coup de cœur pour l’album « Des inédits… Pour le plaisir ». En 2015, à 89 ans, sur scène au cours d’une tournée de spectacles, il annonce avoir décidé d’arrêter les concerts.

Le chanteur, et auteur-compositeur, néo-zélandais décède, à l’âge de 93 ans, le dimanche 16 février 2020 à Couilly-Pont-aux-Dames (Seine-et-Marne) dans la maison de retraite où il résidait depuis un an.

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IDIR

En 2017

L’auteur-compositeur-interprète et musicien IDIR naît le 25 octobre 1949 à Ait Yenni, en Kabylie, sous le vrai nom de Hamid Cheriet. Fils de berger, il est élevé dans une région d’Algérie où la tradition berbère est vivace. Sa maman et sa grand-mère sont des poétesses conteuses que l’on vient écouter de loin. Une activité qui va favoriser, chez le jeune Hamid, l’amour du mot, du texte et de l’oralité. La musique l’intéresse aussi : celle qu’il apprend à jouer sur la flûte qu’il a lui-même taillée dans un roseau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de penser à une profession et à des études, c’est vers les sciences, et plus particulièrement la géologie, qu’il se tourne pour espérer une carrière dans l’industrie du pétrole. Adolescent, au lycée d’Alger où il étudie, il se familiarise avec la guitare folk que lui présente un coopérant français. Gardant en lui cette passion qu’il possède depuis qu’il est tout petit pour la musique et le chant, Hamid n’hésite pas, en 1973, lorsqu’il se trouve sollicité par hasard pour remplacer au pied levé la chanteuse Nouara dans un studio de Radio Alger. Et, en quelques secondes, il fait de cette berceuse dont il est le compositeur son premier grand succès : « Rsed A Yidess » (« Que vienne le sommeil »). Sa popularité soudaine l’oblige à graver cette chanson sur un disque 45 tours où figure aussi « A Vava Inouva » (« Mon papa à moi »).

Et, alors qu’il remplit ses obligations militaires, le succès de ces deux chansons dépasse les frontières de l’Algérie. C’est ainsi qu’en 1975, les responsables de la maison de disques Pathé Marconi l’invitent à venir à Paris pour lui produire un premier album. Le titre « A Vava Inouva », qui figure sur ce premier 33 tours sorti en 1976, connaît alors la gloire dans 77 pays et est traduit dans quinze langues. Dans la foulée de cette notoriété nouvelle, Idir cède aux sollicitations mercantiles de sa maison de disques et commercialise un nouvel album en 1979 : « Ayarrach Negh » (« À nos enfants »). Les concerts s’enchainent aussi et cette mise en lumière n’est pas totalement au goût de cet artiste qui aime composer pour lui et d’autres mais qui n’est pas totalement dans la démarche que veut lui faire suivre le show-business. Il décide alors de se retirer de la vie publique en donnant quelques rares spectacles de temps à autre. Son absence va durer une dizaine d’années et va être interrompue par la sortie d’un CD compilation de 17 chansons extraites de ses deux premiers albums. Mais la volonté d’Idir est de ré-enregistrer ses titres avec une qualité plus contemporaine. Après une âpre bataille juridique avec son ancien producteur, il obtient le droit de le faire et en profite pour remonter sur scène comme au New Morning à Paris en février 1992. En 1993, Idir commercialise un nouvel album où il même instruments traditionnels et sonorités modernes : « Les chasseurs de lumière ». Il présente ses nouvelles chansons au public parisien de l’Olympia en juin. Mais le vrai retour à la musique avec la sortie d’un nouveau disque a lieu six ans plus tard, en 1999, avec la commercialisation de l’album « Identités » où il rend hommage à différentes cultures en invitant à chanter avec lui des artistes aussi divers que Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier, Geoffrey Oryema ou Gilles Servat. Le 8 juillet 2001, il met sur pied une soirée au Zénith de Paris où de nombreux artistes viennent sur scène pour soutenir la révolte du peuple kabyle face au pouvoir algérien. En 2002, une compilation est éditée sous le titre « Deux rives, un rêve » : on y trouve des titres inédits dont « Pourquoi cette pluie » écrit et composé par Jean-Jacques Goldman.

La sortie de cet album est suivie d’une tournée de concerts à travers toute la France. Pour les trente années de carrière d’Idir en 2005, un CD live accompagné d’un double DVD est commercialisé qui retrace son parcours de la Kabylie aux théâtres du monde entier. Deux ans plus tard, alors que la France est en pleine campagne pour les élections présidentielles, Idir signe un album fort des symboles républicains : « La France des couleurs ». Il signe la plupart des chansons avec la collaboration de jeunes artistes comme Grand Corps Malade, Zaho ou Akhenaton entre autres. Il faut ensuite attendre 2013 pour découvrir l’opus suivant qui a pour titre « Adrar Inu » (« Ma montagne »), une oeuvre plus intimiste s’apparentant à un retour aux sources de l’artiste. Quatre ans plus tard, le disque « Ici et ailleurs » réunit autour d’Idir une série de chanteurs français qu’il apprécie et qui l’apprécient : Francis Cabrel, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Tryo, Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et, pour un duo virtuel celui-là, Henri Salvador. Idir va alors chercher au fond de chaque mélodie partagée son côté oriental qu’il souligne en y ajoutant, en partie, la traduction kabyle du texte original.

Le 4 janvier 2018, il est à Alger, après 38 ans d’absence, et il y chante pour le nouvel an berbère. Idir meurt le 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris, des suites d’une longue maladie pulmonaire.

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BRASSENS Georges

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

L’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS naît le 22 octobre 1921 à Sète. Il est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ».

Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ».

Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ».

Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte.

Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve à Crespières dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période des « yé-yés ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. La même année, il reçoit le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ».

Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet.

En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré.

Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel.

Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973.

Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980.

Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète.

A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982.

Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».

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CORBIER François

François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

Le chanteur, auteur-compositeur, poète, musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER naît le 17 octobre 1944 à Paris sous l’identité véritable d’Alain Roux. Son père décède alors qu’Alain est âgé de deux ans. Après une scolarité basique qui se déroule sans trop de souci, il décide d’apprendre à jouer sur la guitare de son frère parti au service militaire. Il écrit d’emblée une vingtaine de chansons qu’il se décide à interpréter en duo avec son frère dès que ce dernier revient. On est en 1962, le duo s’appelle « Gouate & Mallat » et il développe le concept des « chansons flash ». Deux ans plus tard, Alain rencontre Georges Brassens à Paris au terme d’un spectacle présenté à Bobino. Brassens l’encourage à persévérer dans le domaine de la chanson. En 1967, il se retrouve au Club Med où, en tant qu’animateur, il chante tous les soirs. Un an plus tard, séduit lui aussi par l’artiste, Alain Barrière produit son premier disque qu’il enregistre sous le pseudonyme de François Corbier. En mai 1968, il chante dans les usines françaises en grève aux côtés de Maxime Le Forestier et Georges Moustaki. Après avoir effectué des premières parties de concerts pour Michel Sardou et Serge Lama, il rencontre, en 1970, l’homme de radio français et futur créateur des Francofolies Jean-Louis Foulquier. Il lui conseille l’humour satirique plutôt que la chanson et Corbier devient chansonnier. Il écume alors les cabarets parisiens du genre pendant une quinzaine d’années. En 1981, il propose quelques-unes de ses « chansons-flash » aux téléspectateurs belges de l’émission humoristique de la RTBF « Zygomaticorama » et aux téléspectateurs suisses du programme « Charivari ».

En 1982, la directrice de l’Unité Jeunesse de la télé française Antenne 2, Jacqueline Joubert, le remarque dans un cabaret. Elle l’engage pour co-animer, avec Dorothée, les émissions « Récré A2 » destinées au jeune public. Au fil du temps, Corbier va devenir un personnage incontournable de l’émission où il improvise souvent des chansons à partir des mots communiqués par les enfants. Contre toute attente, en 1986, sa chanson « Le nez de Dorothée » va devenir un énorme tube et rester une chanson culte des années 1980 en France.

Entre 1987 et 1991, il est l’un des rôles-clé dans la sitcom « Pas de pitié pour les croissants » diffusée sur TF1 dans le « Club Dorothée ». Il y poursuit aussi sa carrière de chanteur pour enfants et sort plusieurs 45 tours jusqu’en 1995. A la fin de l’émission en 1997, il revient à la scène et à la chanson française plus traditionnelle de ses débuts et, quatre ans plus tard, dans cette veine, il sort l’opus « Carnet Mondain ». Il se remet alors à chanter dans des petits endroits où la chanson francophone est appréciée et cela marche. Il enchaîne aussi l’enregistrement de plusieurs albums qui ont pour titre « Toi, ma guitare et moi » (live en 2003), « Tout pour être heureux » où il chante notamment en duo avec Nicole Rieu (2005), « Presque parfait » (2009) et « François Corbier en concert » (2012).

Entretemps, en 2010, il rejoint à deux reprises sa copine Dorothée lors de ses retours gagnants sur scène à l’Olympia et à Bercy: il y chante avec elle « Le nez de Dorothée ». Deux ans plus tard, François Corbier publie son autobiographie intitulée : « Vous étiez dans Dorothée ? Non à côté ». En novembre 2012, il sort un CD-live enregistré à Lyon et le 5 février 2015, il sort un nouvel album intitulé « Vieux lion » avec treize chansons inédites.

Peu de temps après, l’artiste apprend qu’il est atteint d’un cancer et, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2018, François Corbier décède à l’hôpital d’Évreux. Il est inhumé au cimetière de Serez, dans l’Eure, où il vivait depuis trente ans. En janvier 2019, son fils  et son épouse réunissent huit de ces dernières chansons sur un album posthume qui a pour titre « Jours de blues ».

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13 FEVRIER

 

Sheila & Ringo

13 février 1973 : Mariage, à Paris, de SHEILA et de RINGO. Vedette depuis plus de dix ans, Sheila prend pour époux celui qui se place en tête des hit-parade depuis près de deux ans avec des succès comme « Elle je ne veux qu’elle » ou « Ma jalousie ». Affublé au départ de l’extraordinaire pseudonyme de Ringo Willy-Cat, Guy Bayle devient tout simplement Ringo en épousant Annie Chancel devenue Sheila depuis bien longtemps. Leur mariage ressemble à une foire d’empoigne (mal) orchestrée et contrôlée par leur producteur commun: Claude Carrère.

En plus de les marier, Carrère a la bonne idée de leur faire enregistrer un énorme « tube » en duo: « Les gondoles à Venise ». Le couple aura un fils le 7 avril 1975, Ludovic, puis se séparera. Alors que Sheila poursuit sa carrière de chanteuse à succès, Ringo retombe dans l’anonymat de son snack restaurant au milieu des années 1980. Toutefois, depuis la fin des années 2000, l’homme a entrepris de rééditer, l’un après l’autre, les albums de sa fulgurante carrière en remontant le temps des derniers aux premiers. Il a aussi enregistré, en 2012, une nouvelle version de l’instrumental « Tentation ». Quant au fils du couple, Ludovic, il est retrouvé décédé chez lui le 8 juillet 2017.
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13 février 1991 : Naissance, à Pau, de l’auteur-compositeur-interprète français VIANNEY sous le nom complet de Vianney Bureau. Son père est alors pilote d’hélicoptère à l’armée et sa mère travaille dans le secteur aéronautique mais tous deux sont des passionnés de musique. Avec ses deux frères, Vianney admire son père lorsqu’il chante, en famille, des textes de Brassens, Le Forestier ou Béranger en s’accompagnant à la guitare. A l’âge de douze ans, il commence ainsi à écrire ses premières chansons. Vivant ensuite à Paris, il suit des études au collège Notre-Dame des Oiseaux, dans le 16e arrondissement, puis au lycée militaire de Saint-Cyr. Baccalauréat en poche, il fréquente ensuite l’ESG Management School de Paris avant de décrocher un diplôme de commerce à Londres. En 2011, Vianney fait la rencontre d’Isabelle Vaudey qui l’encourage à faire connaître ses chansons et lui fait rencontrer le directeur artistique Antoine Essertier qui tombe, lui aussi, sous le charme. A deux, ils s’isolent dans les montagnes d’Auvergne pour y enregistrer un album durant l’été 2013. L’opus, qui prend le titre d' »Idées Blanches », intéresse le label Tôt ou Tard qui le commercialise en octobre 2014. Entre-temps, un premier single, « Je te déteste », est sorti en mai, quelques jours avant que Vianney soit diplômé de l’École supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD). Au moment de la sortie de l’album, un nouveau titre est envoyé aux médias: « Pas là ».

Et cette chanson va propulser son auteur-compositeur-interprète aux cimes de la popularité en quelques semaines. Il est alors sollicité pour assurer les premières parties de la tournée « Vieillir ensemble » de Florent Pagny. Son premier concert parisien en solo a lieu au Café de la Danse en janvier 2015 et Vianney est ensuite de toutes les émissions de radio et de tous les festivals d’été comme les Francofolies de Spa en Belgique. Dans la foulée, son album sort en Allemagne en août 2015. En septembre 2015, il enregistre une version acoustique de cet opus et il compose « Les Filles d’aujourd’hui » qu’il chante en duo avec Joyce Jonathan. Alors qu’il était nommé aux Victoires de la Musique 2015 dans la catégorie « album révélation de l’année », il est récompensé en 2016 par la Victoire de l’artiste interprète de l’année. En novembre 2016, Vianney commercialise son deuxième album et un premier titre en fait un succès: « Je m’en vais ». Avec ce second opus, Vianney se fait véritablement une place parmi les artistes francophones en développement. Et son phrasé aussi particulier que son comportement sur scène sont les gages d’une notoriété en plein essor. Le chanteur prend un plaisir particulier à multiplier les collaborations, les duos et les participations en enregistrant des titres avec Maître Gims (La même), Johnny Hallyday, etc. En 2019, il est l’auteur-compositeur de la chanson des Enfoirés vendue au profit des Restos du Coeur : « On trace ». Ensuite, il écrit et compose le nouvel album d’Erza Muqoli avant de se mettre au travail pour l’élaboration de son propre troisième album. La création de ce nouvel opus s’achève pendant le confinement dû à la pandémie du coronavirus covid-19 et le titre « N’attendons pas » est la première chanson à en être extraite pour les médias. A sa sortie, en octobre 2020, le disque obtient un grand succès dû à la présence de pépites telles que « Beau-papa » ou « Merci pour ça ». Au début de l’année 2021, Vianney est annoncé comme coach dans l’émission télévisée française « The Voice la plus belle voix » diffusée sur la chaîne privée TF1 dès le 8 février. Il y occupe son fauteuil rouge aux côtés de ceux d’Amel Bent, Marc Lavoine et Florent Pagny.
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Pochette de l’album posthume 2012

13 février 2008 : Décès, à Paris, du chanteur, compositeur et guitariste français Henri SALVADOR à l’âge de 90 ans des suites d’une rupture d’anévrisme.  Pour en savoir plus sur la carrière extraordinaire de cet artiste hors du commun, veuillez CLIQUER ICI.
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Christine & the Queens, récompensée par deux Victoires

13 février 2015 : Soirée des 30 ans de remise des Victoires de la Musique au Zénith de Paris. Avec quelques bons moments comme le fameux « Rockollection » mis à l’heure des 30 ans de Victoires par Laurent Voulzy et Alain Souchon, l’interprétation (trop) fragile et belle de « Dernière danse » par Indila ou encore le super medley de David Guetta avec Sam Martin et Ayo. Mais sur l’ensemble de la (trop) longue  soirée, il a bien fallu se rendre compte que, plus que jamais pour cette édition 2015, les Victoires ont célébré une poignée d’artistes totalement prévisibles. A commencer par Souchon et Voulzy, Julien Doré, Stromae, Calogero, Indila et, même, la talentueuse Christine & the Queens.
Voici la liste des artistes s’exprimant en français qui ont été primés :
* Julien DORÉ : artiste masculin de l’année
* CHRISTINE (AND THE QUEENS) : artiste féminine de l’année + meilleur vidéoclip de l’année pour « Saint-Claude »
* INDILA pour l’album révélation « Mini world »
* Alain SOUCHON et Laurent VOULZY pour l’album de chansons (éponyme)
* AKHENATON pour l’album de musiques urbaines « Je suis en vie »
* RIVIERE NOIRE pour l’album de musiques du monde (éponyme)
* CALOGERO (& Marie BASTIDE) pour la chanson originale « Un jour au mauvais endroit »
* STROMAE pour le spectacle-tournée-concert « Racine carrée tour ».
Il est à noter que des artistes renommés ont reçu, au cours de cette soirée, des Victoires d’honneur spéciales 30 ans. Ce fut le cas notamment pour David Guetta dans la catégorie musique électronique et Jean-Louis Aubert dans la catégorie rock.

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10 FEVRIER

 

André Bialek en 1983 – Photo (c) Franck Uyttenhove

10 février 1947 : Naissance, à Etterbeek, de l’auteur, compositeur et interprète belge André BIALEK. Il suit d’abord des études de dessin à Bruxelles et commence à travailler dans les cartonneries de la famille Brel. Sur un air de gigue irlandaise, il chante en 1976 une sorte d’hymne unitaire belge: « La Belle Gigue ». Avec des racines polonaises chez son père, Bialek revendique sa « belgitude » dans bon nombre de chansons (« Visite guidée », « Groenendael ») et intitule un de ses albums « Belgeries ». Entre 1976 et 1982, il enregistre quatre albums. Ses thèmes sont puisés dans la crise d’après 1973. Ils dépeignent, toujours avec un certain humour, des situations parfois difficiles. L’artiste ne ménage pas les promoteurs immobiliers qui, pour lui, ont défiguré Bruxelles (« Jones Lang Wootton »). Le sort des « petites gens » face à la société de consommation est aussi l’une de ses préoccupations. Au milieu des années 1980, résigné face aux exigences d’un show business de plus en plus aseptisé, il jette le gant de la chanson et se reconvertit dans la publicité. Dans les années 1990, un accident cérébral l’éloigne longtemps des affaires avant de revenir à l’avant-plan médiatique avec la sortie en deux disques compacts de ses principales chansons en 1997.

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Pochette de l’album mythique de 1972 avec San Francisco

10 février 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur français Maxime LE FORESTIER dont le vrai prénom est Bruno. Le père de Maxime est Britannique et sa mère, Française, a vécu en Angleterre. Maxime a deux sœurs. Il étudie au lycée Condorcet avant de former un duo avec sa sœur Catherine. Maxime sort son premier 45 tours en 1969: « La Petite Fugue ». Il fait ensuite son service militaire chez les parachutistes, ce qui lui inspire plus tard la chanson « Parachutiste ». Son premier grand succès sort en 1972: « San Francisco ».

Les années 1970 sont celles qui installent Maxime Le Forestier parmi les chanteurs français importants. Les titres qui marquent ont pour nom « Dialogue », « Saltimbanque », « Amis » (écrit avec Julien Clerc) ou « Je veux quitter ce monde heureux ». La décennie suivante sera marquée par deux nouveaux « tubes »: « Ambalaba », une reprise d’un air mauricien, et « Né quelque part ». Les années 1990 possèdent aussi leurs succès comme « Bille de verre » (en duo avec le Québécois Michel Rivard) ou « Passer ma route ». En 2000, « L’homme au bouquet de fleurs » est une chanson qui se vend bien. La fin des années 2000 est caractérisée par une nouvelle collaboration avec Julien Clerc dans la co-écriture de chansons: « Restons amants » par exemple. Mais parler de Maxime Le Forestier oblige à parler de Georges Brassens. Ayant fait de nombreuses premières parties de ses spectacles, il voue une extraordinaire admiration pour le poète sétois et il lui rend de multiples hommages en lui consacrant des concerts et des enregistrements. En 2011, ce sont les chansons de Maxime lui-même qui font l’objet d’un album de reprises enregistré par des artistes francophones sous le titre « La Maison Bleue ». En 2012, Maxime Leforestier participe à l’écriture de chansons pour Céline Dion et son album « Sans attendre ». Le quinzième album studio de Maxime Le Forestier sort en avril 2013 et a pour titre « Le cadeau ». Toujours au faîte des préoccupations de son époque, l’artiste commercialise en juin 2019 l’opus suivant intitulé « Paraître ou ne pas être ».
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Philippe D’Annevoy en 1983

10 février 1963 : Naissance à Namur du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Pochette de disque en 2006

10 février 1981 : Naissance, à Bathurst, au Nouveau Brunswick, de la chanteuse canadienne Natasha ST-PIER. Sa carrière canadienne commence plus tôt que sa carrière internationale. Alors qu’un album est déjà sorti au Québec avec une chanson qui marche bien, « Et la fille danse », Natasha remplace Julie Zenatti dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » en 1999. Un an plus tard, elle enregistre son deuxième album: « A chacun son histoire ». Il se vend en France à plus de 145.000 exemplaires. En 2001, la chanteuse est choisie pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson. Elle se classe quatrième avec la chanson « Je n’ai que mon âme » qui est ajoutée sur une réédition de l’album « A chacun son histoire ».
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Au fil des albums qu’elle commercialise en France, Natasha St-Pier s’impose avec des succès comme « Tu trouveras » (avec Pascal Obispo), « Mourir demain » ou « Un ange frappe à ma porte ». En mai 2006, elle est cinq jours à l’affiche de l’Olympia de Paris. Après ça, elle prend un peu de distance par rapport au métier et revient en 2008 avec un album éponyme dont les ventes ne décollent pas malgré la présence importante d’Obispo. Sa maison de disques lui propose alors de sortir un best of reprenant « 10 ans de succès » et qui va se vendre moyennement. En janvier 2010, Natasha entame une tournée plutôt intimiste intitulée « Confidences autour d’un piano ». Et puis, en 2012, elle entame un retour avec des chansons positives reprises sous le titre « Bonne nouvelle ». En janvier 2013, Natasha St-Pier fait partie du jury de l’émission « The Voice Belgique » sur la chaîne télé publique francophone RTBF avec BJ Scott, Suarez et Quentin Mosimann. En juillet de la même année, alors que son album concept consacré à des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux (« Vivre d’amour ») vient de sortir, elle récolte un franc succès lors des Francofolies de Spa (B). En septembre 2013, elle devient la présentatrice d’une émission de variétés francophones sur la chaîne de télé publique France 3: « Les chansons d’abord ». Et, en janvier 2014, elle revient, pour une saison, comme membre du jury de « The Voice Belgique » aux côtés de BJ Scott, Marc Pinilla (Suarez) et de Bastian Baker. En octobre 2015, alors qu’elle attend un heureux événement, Natasha réunit sur un album toutes les chansons qui évoquent sa région natale: « Mon Acadie ». On y retrouve des airs traditionnels mais aussi « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard et « Tous les Acadiens » de Michel Fugain. Le 13 novembre 2015, elle devient la maman d’un petit garçon, Bixente, qui doit être opéré à coeur ouvert. Cette épreuve, heureusement passagère, oblige la jeune femme à s’absenter des studios d’enregistrement et des plateaux de télévision jusqu’à la fin de l’année 2016. L’année suivante, elle se lance dans une nouvelle expérience musicale à destination du jeune public : « L’alaphabet des animaux ». Et la chanteuse revient vers son public adulte en 2018 en commercialisant un second album reprenant des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux : « Aimer c’est tout donner ». En 2019, Natasha Saint-Pier déclare suspendre sa carrière artistique pour se consacrer pleinement à l’école de yoga qu’elle a ouverte dans les Landes françaises. Elle révèle encore chanter mais uniquement le dimanche et dans l’église paroissiale.
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AZNAVOUR Charles en 199710 février 1997 : la 12e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Michel Drucker au Palais des congrès de Paris. En voici le palmarès.
Artiste interprète masculin: Charles Aznavour
Artiste interprète féminine: Barbara
Groupe: Les Innocents
Artiste interprète ou groupe francophone: Khaled
Révélation variétés: Juliette
Album de l’année: Mr. Eddy d’Eddy Mitchell
Chanson de l’année: Aïcha de Khaled (paroles et musique : Jean-Jacques Goldman)
Spectacle musical ou Concert: FFF à l’Olympia
Vidéo-clip: C’est ça la France de Marc Lavoine, réalisé par Sylvain Bergère
Album de musiques traditionnelles: I Muvrini à Bercy d’I Muvrini
Album de chansons pour enfant: Far west d’Henri Dès.
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10 février 2017 : la 32e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Thomas Thouroude et Bruno Guillon au Zénith de Paris. En voici le palmarès épuré des artistes ne chantant pas en français.
Artiste masculin: Renaud (devant Benjamin Biolay et Vincent Delerm)
Artiste féminine: Jain (qui chante en anglais) (devant Imany et Véronique Sanson)
Album révélation: « Les conquêtes » de Radio Elvis (devant « Au coeur de moi » d’Amir et « Claudio Capéo » de Claudio Capéo)
Révélation scène: LEJ
Album de chansons: « Palermo Hollywood » de Benjamin Biolay (devant « & » de Julien Doré et « L’attrape-rêves » de Christophe Maé)
Album rock: « Anomalie » de Louise Attaque (devant « Mystère » de La Femme et « Sebolavy » de Mickey 3 D)
Chanson originale: « Je m’en vais » de Vianney.
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5 FEVRIER

Michel Algay

5 février 1951 : Naissance du producteur de spectacles français Michel ALGAY. Originaire de Lyon, Michel décroche l’opportunité de devenir stagiaire caméraman à l’ORTF (Office de Radiodiffusion et de Télévision Français) de sa ville en 1969. Il réalise alors aussi des photos pour le journal « Le Progrès » et pour différents autres supports comme « Lyon Poche » ou « Hebdo Lyon ». Il commence alors à côtoyer le milieu artistique et organise ses premiers concerts. Mais il devient vraiment producteur de spectacles lorsqu’il décide de mettre sur pied l’une des premières tournées de Serge Lama en 1972. Le 11 février 1973, c’est lui qui permet à Serge Lama de se produire à l’Olympia de Paris le jour de ses 30 ans, avec Maxime Le Forestier en lever de rideau. La même année, il s’occupe des plannings de concerts pour Léo Ferré mais aussi pour Claude Nougaro, Jacques Higelin et Serge Reggiani. Michel Algay diversifie ensuite ses activités en se consacrant à la publicité pour le cinéma, des pièces de théâtre et des spectacles de danse. En 1978, il crée le festival des Nuits de Fourvière à Lyon. Puis, au milieu des années 1980, l’homme produit des grands spectacles conceptuels comme des tournées du Cirque de Pékin, les Choeurs de l’Armée Rouge et les Valses de Vienne. A cette époque, il est de ceux qui participent à un débat télévisé très houleux sur la chanson française au cours de l’émission « Droit de réponse » de Michel Polac sur la chaîne privée française TF1. Après avoir convaincu le célèbre chorégraphe Maurice Béjart de produire sa troupe dans les Zénith de France, Michel Algay met sur pied des spectacles-exhibitions de patinage avec les Duchesnay et Philippe Candeloro entre autres. A la fin des années 1990, il s’occupe de nombreux artistes: Ivan Rebroff, Annie Cordy, Pascal Sevran, Michèle Torr, Demis Roussos, le Golden Gate Quartet, Pascal Brunner, Patrick Sébastien, Daniel Guichard, Georges Chelon, Lény Escudéro, Claude Barzotti, Richard Anthony ou encore Frank Michaël. En 2006, Michel Algay crée le concept des concerts « Age tendre et tête de bois » qui permettent au public de retrouver, sur scène et dans de grandes salles, les idoles des années 1960 et 1970. Pendant dix ans, des artistes comme Dave, Hervé Vilard, Sheila, Marie-Myriam, Julie Pietri, les Surfs, Pierre Charby, Michel Orso et plein d’autres vont se succéder pour y interpréter leurs plus grands succès en l’espace de dix à quinze minutes chacun. La tournée attire près de 500.000 spectateurs par an et est présentée, selon les éditions, par des personnalités diverses comme Denise Fabre, Christian Morin, Didier Gustin, Julien Lepers, Sophie Darel, Pierre Douglas, etc.

Au terme de la huitième saison du spectacle, Michel Algay décide d’abandonner le concept pour un autre annoncé plus « porteur »: « Rendez-vous avec les stars » présenté par Patrick Sabatier en 2014. Les vedettes participantes ont pour nom Hugues Aufray, Petula Clark, Philippe Lavil, Plastic Bertrand, etc. Mais cette tournée-là n’obtient pas le succès espéré et des soucis financiers obligent le producteur à déposer le bilan. Le 1er juin 2015, on apprend que sa société est déclarée en faillite suite à une dette de trois millions d’euros envers la SACEM, la société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique français. A la rentrée 2015, la 10e édition de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois » est finalement remise sur pied par un nouveau producteur qui a pour nom Christophe Dechavanne.
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Daniel Balavoine en 1983

5 février 1952 : Naissance, à Alençon, du chanteur français Daniel BALAVOINE. Pour en savoir plus sur la vie de cet artiste et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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En 2002

5 février 1981 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Julie ZENATTI. Alors qu’elle apprend le piano et qu’elle chante spontanément depuis qu’elle est toute petite, elle est remarquée à l’âge de treize ans par un directeur artistique alors qu’elle est en vacances et chante dans un karaoké. Elle suit des cours au Studio des Variétés de Paris et elle enregistre deux chansons à Londres sous la direction de Lenny Kravitz. Mais la pression est trop forte pour la jeune Julie et le contrat est alors rompu. Commençant à faire connaître ses capacités vocales, la demoiselle enregistre, à quatorze ans, la bande originale du film d’animation « Princesse Starla et les Joyaux Magiques » diffusé sur la chaîne de télé publique France 3. Deux ans plus tard, en 1997, Julie se présente aux auditions de la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante d’après Victor Hugo: « Notre-Dame de Paris ». Elle est sélectionnée mais, jugée trop jeune pour prendre le rôle d’Esmeralda, la production lui confie celui de Fleur-de-Lys. Toujours lycéenne, la chanteuse doit se résoudre à quitter les études en 1998 pour entamer les spectacles parisiens et la tournée, en France et à l’étranger, de la comédie musicale qui obtient un énorme succès. Un an plus tard, elle finit par reprendre le rôle d’Esmeralda en alternance avec Hélène Ségara. En 2000, dans la foulée du succès de « Notre-Dame de Paris », elle enregistre et sort un premier album chez Columbia: « Fragile ». Le titre « Si je m’en sors », signé par Patrick Fiori, est un grand succès de vente avec 150.000 exemplaires écoulés.
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Julie Zénatti commence à se produire sur scène avec ses propres chansons en lever de rideau des concerts de Garou, Pascal Obispo ou Patrick Bruel entre autres. Un deuxième opus est commercialisé en 2002 et, cette fois, la chanteuse écrit et compose la plupart des titres avec Patrick Fiori. Elle se lance alors dans une grande tournée qui se termine à Paris, au Trianon, en octobre 2004. C’est à ce moment que son troisième album, « Comme vous », est mis sur le marché. Il est le fruit du travail de plusieurs artistes dont Fiori, Goldman, Lionel Florence et Axel Bauer. Julie écrit aussi des chansons pour d’autres comme Grégory Lemarchal ou Chimène Badi. L’artiste change alors de cap et d’univers musical, grâce à Akhenaton et MC Solaar, pour son quatrième album, « La boîte de Pandore », qui est dans les bacs en 2007. Julie s’y affirme plus comme une chanteuse-comédienne qui part sur les routes dans une tournée qui évoque le thème du cirque. Deux ans plus tard, elle est membre du jury de la version française de l’émission télé pour jeunes talents « X Factor ». En 2010, l’album « Plus de diva » fait revenir Julie Zénatti à des chansons plus vocales et pop symphoniques. Le succès public est mitigé malgré l’excellent travail d’arrangeur de Frédéric Chateau, alias Asdorve. En décembre 2011, Julie retrouve Fiori, Ségara, Garou, Mervil, Pelletier et Lavoie pour rechanter avec eux les succès de « Notre-Dame de Paris » sur la scène parisienne de Bercy. Au début de l’année 2013, Julie Zénatti enregistre en public quelques chansons piano-voix qu’elle grave sur un CD intitulé « Quelque part… ». Et puis, elle interprète la chanson « Laisse-la rêver » avec Roch Voisine sur l’album de ce dernier qui a pour titre « Duophonique ». A la fin 2013, Julie apparaît dans de nombreuses émissions de la télé française et notamment, en compagnie de Sofia Essaïdi, lors de la retransmission de la « Fête de la Tolérance » enregistrée à Agadir au Maroc. En 2014, elle enregistre la chanson « D’où je viens » qui précède l’album « Blanc » qui sort en mars 2015. Cet opus est le fruit du travail réalisé par Da Silva notamment. En janvier 2017, elle apparaît aux côtés de Chimène Badi dans une émission télévisée française de la chaîne privée TF1 « Cette soirée-là » pour interpréter en duo la chanson « Zina ici ou là-bas » tirée de l’album « Méditerranéennes ». Fin 2017, les deux artistes mènent à bien le projet d’entamer une tournée de concerts ensemble. Le début de cette dernière est prévu le 3 février 2018 au Bataclan à Paris. En 2021, Julie Zénatti revient au premier plan de l’actualité musicale francophone avec un nouvel album intitulé « Refaire danser les fleurs ». Le titre principal a écouter ci-dessous trahit d’indéniables influences musicales à chercher du côté de Michel Berger.
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28 DECEMBRE

Gilbert Montagné en 1986 – Photo (c) Juan Quimo

28 décembre 1951 : Naissance, à Paris, du chanteur français Gilbert MONTAGNE. Prématuré, il est victime d’une rétinopathie en couveuse et est désormais aveugle. A l’âge de cinq ans, alors qu’il est placé dans un établissement spécialisé pour les jeunes non-voyants, il apprend la musique qui lui est enseignée de manière rigoureuse. Mais c’est sur le piano qu’il se procure par la suite qu’il développe vraiment sa passion pour une musique différente faite de jazz et de rock. A l’âge de seize ans, il se destine à être chanteur et passe des auditions dans ce sens. L’une d’entre elles l’amène à enregistrer un 45-tours chez Philips sous le pseudonyme de Lor Thomas. Et, malgré la chance d’interpréter une chanson signée Pierre Delanoë, l’essai n’est pas concluant. Gilbert décide alors de changer d’air et de retrouver sa soeur qui enseigne le français en Floride. Il entreprend des études musicales classiques à l’université de Miami. C’est le début des années 1970 et, pour payer ses études, Gilbert joue du jazz et de la soul dans les clubs américains. En 1971, Salvatore Adamo le remarque et pense qu’il y a de la place pour ce type d’artiste en France. Il le convainc à revenir en Europe et lui produit un 33-tours que Gilbert enregistre, presque totalement en anglais, à Londres. Il y a un titre qui va devenir un « tube » international sur cet album: « The fool ». Et Gilbert Montagné est propulsé en quelques semaines au rang de vedette. Il a les faveurs de la télé française et se retrouve très vite sur la scène de l’Olympia de Paris en première partie de Julien Clerc. Quelques mois plus tard, il est sollicité pour enregistrer un second « long playing » qu’il va interpréter en français cette fois avec un nouveau tube: « Elle chantait ma vie en musique », adaptation française de « Killing me softly » de Roberta Flack.
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Le troisième album, qui est commercialisé en 1976, est celui de trop. Gilbert est en effet épuisé et il s’enfuit aux Etats-Unis et au Canada pour se recentrer sur l’essentiel: jouer de la musique de manière anonyme. Il faut alors attendre 1979 pour revoir Gilbert Montagné en France: à l’invitation de Johnny Hallyday, il vient l’accompagner au piano sur la scène du Palais des Sports de Paris pour une évocation du rock and roll. Cela suffit à le faire revenir dans le circuit du show-business français et, en 1980, il sort un 45-tours qui connaît à nouveau le succès: « Believe in me ». A ce moment, le chanteur songe déjà à de nouvelles chansons en français dont il prépare l’écriture avec Didier Barbelivien et une nouvelle équipe italienne. En 1984, Gilbert Montagné revient au premier plan et sort l’album intitulé « Liberté » sur lequel se trouvent des succès désormais légendaires: « On va s’aimer » et « Les sunlights des tropiques ».
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Il revient cette fois en vedette sur la scène parisienne de l’Olympia en 1985 et 1986. Les albums à succès vont alors se succéder avant que Gilbert ne parte vivre au Canada en 1990. Depuis cette époque, les grands succès discographiques de Gilbert Montagné se sont raréfiés. Mais l’artiste est de ceux qui resteront dans la légende: celle des fameuses années 1980 dont tant de nostalgiques regrettent l’ambiance musicale. Admirateur de Gilbert Bécaud depuis très longtemps, l’artiste rend hommage à « Monsieur 1000.000 volts » en 2016 lors de l’enregistrement d’un album hommage intitulé « Gilbert chante Bécaud ». En 2018, un an avant la sortie d’un album live enregistré en 2017, il commercialise un single avec une chanson intitulée « La niña ». Lors du confinement dû à la crise du coronavirus covid-19 en avril 2020, sur un texte de Didier Barbelivien, l’artiste compose la chanson « Si vous nous aidez » pour soutenir le personnel soignant des hôpitaux.
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En 2014

28 décembre 1965 : Naissance, à Tunis, du chanteur français d’origine tunisienne Dany BRILLANT sous le vrai nom de Daniel Cohen. Ses parents quittent Tunis en 1966 pour la France et Sainte-Geneviève-des-Bois où Dany est bercé par les musiques qu’écoute son père: salsa, jazz, bel canto et chanson. L’année 1977 est marquée par un nouveau déménagement puisque le père de Dany ouvre une épicerie à Paris. En 1980, il reçoit une guitare en cadeau de son grand-père. Cet instrument, sur lequel il va apprendre à jouer seul, va radicalement changer sa vie. Il est alors un adolescent plutôt calme et solitaire qui écoute aussi bien Aznavour et Reggiani que Le Forestier, Léonard Cohen ou Frank Sinatra. Il s’intéresse aussi à la poésie et à la philosophie. Après avoir obtenu son bac scientifique, il suit l’avis de ses parents et entame des études de médecine. Mais, pendant ces études, il découvre les cabarets parisiens de la rive gauche et ses chanteurs. Il débauche alors un voisin musicien pour qu’il l’accompagne au saxophone dans les chansons qu’il interprète aux terrasses du Quartier Latin à Paris. Un patron de cabaret, celui des Trois Maillets, qui s’appelle Jacques Boni, le remarque et l’engage à l’essai pour une semaine. Mais Dany s’y produit finalement pendant cinq ans et y trouve son pseudonyme de Brillant. Le chanteur y propose chaque soir des reprises mais il commence aussi à peaufiner ses propres textes et compositions. En 1985, il n’est plus question pour lui de devenir médecin. Non seulement, il pratique la musique mais il envisage maintenant de devenir acteur en s’inscrivant au cours Florent. Il y est remarqué par l’assistant de Francis Huster et il tourne une scène du film que ce dernier est en train de réaliser: « On a volé Charlie Spencer ». Le rôle de Suzette y est tenu par Béatrice Dalle et, à la demande de Francis Huster, Dany interprète la chanson qu’il vient de composer pour le personnage: « Suzette ». Lors de la sortie en salles du film, Dany Brillant se rend compte avec désolation que la scène qu’il a tournée avec la chanson a été supprimée au montage final. Un peu déçu par cette expérience, le jeune artiste revient à la chanson et se produit à nouveau dans les cabarets où il interprète « Suzette » qui récolte un beau succès en 1986. Il travaille alors d’autres mélodies et compose des titres comme « Viens à Saint-Germain ». En 1990, un ami qui croit en lui lui propose de rencontrer un responsable de la firme de disques Warner. Dany s’exécute et se voit proposer un contrat pour l’enregistrement de trois albums. Il entame la réalisation du premier opus en 1991 avec cinq musiciens dans un cabaret. L’ambiance qui s’en dégage est celle des grands soirs de Saint Germain-Prés et ça tombe bien parce que les dix chansons qu’il a composées rendent hommage à cette époque. Et, bien entendu, le premier extrait de l’album qui est envoyé aux medias en 1992 est « Suzette » qui est, immédiatement, un grand succès.
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Malgré cette popularité discographique soudaine, le chanteur continue à se produire aux Trois Maillets et deux autres titres confirment sa gloire: « Y’a qu’les filles qui m’intéressent » et « Viens à Saint-Germain ». Les choses sérieuses commencent avec le deuxième album. Dany Brillant est attendu au tournant: il faut qu’il confirme le statut qu’il est en train d’obtenir au sein de la chanson d’expression française. Tout en changeant d’orientation musicale, le chanteur veut rester dans la lignée des chansons qui l’ont fait connaître et il se tourne vers des rythmes latinos avec un big band. En 1994 sort ainsi l’album intitulé « C’est toi ». Il est suivi d’une grande tournée française et de ses premiers pas sur les scènes parisiennes de l’Olympia et du Casino. Pour le troisième opus, le dernier du contrat signé chez Warner, Dany Brillant retrouve une formation musicale plus restreinte qui va lui permettre de s’attarder sur la musique cubaine qui berce son coeur depuis longtemps. Du coup, l’artiste part à La Havane pour composer et enregistrer l’album simplement intitulé « Havana ». En quelques semaines de vente, l’album est disque de platine avec des chansons comme « Quand je vois tes yeux », Dis-moi » ou « Une fille comme ça ». Le chanteur se produit au Printemps de Bourges en avril 1997. L’artiste est désormais bien installé et est convoîté par plusieurs firmes de disques. Il signe la sortie de l’album suivant chez Columbia et il part cette fois à Londres pour y travailler « Nouveau jour ». Les chansons y recèlent une touche plus rock et présentent des textes plus mûrs où il est question du show-business mais aussi des intégrismes ou de la manipulation entre autres. Les principaux titres sont « Toi et moi », « Garde la danse », « Quand je s’rai beau » ou « Dieu ». En 1999, Dany Brillant assure la première partie du show de Céline Dion au Stade de France à Saint-Denis en banlieue parisienne. Deux ans plus tard, le CD « Dolce Vita » est dans les bacs et l’interprète s’attaque cette fois au répertoire italien. Il reprend ainsi une série de mélodies qui lui rappellent, notamment, celles qui ont bercé les vacances de son enfance: « Tu vuo’ fa l’Americano », « Dans les rues de Rome » ou « Tant qu’il y aura des femmes ». Le tout est enregistré à Rome et à Paris sous la direction artistique de Mick Lanaro qui, dix ans plus tôt, a donné la consécration à Patrick Bruel et son album « Alors regarde ». Après Saint-Germain, Cuba, Londres et Rome, le lieu d’enregistrement, en 2003, de l’album suivant est logique pour Dany Brillant: ce sera La Nouvelle-Orléans et un détour par le jazz musical avec big band cette fois. Et pas n’importe quel orchestre puisqu’il est constitué des musiciens d’Harry Connick Junior avec lesquels il reprend notamment le standard « Fly me to the moon ». La tournée qui suit, où tous les succès de l’artiste sont revisités par le big band, donne lieu à l’enregistrement d’un CD et d’un DVD live. Avec l’opus « Histoire d’un amour » qui est commercialisé en 2006, ce sont les rythmes latinos qui enrobent les tangos, mambos et autres bossas enregistrés par Dany. Il raconte avec plaisir à cette occasion que la chanson « Histoire d’un amour » dans la version de Dalida n’est certainement pas étrangère à son existence puisque c’est sur cette mélodie que ses parents se sont rencontrés. La tournée de concerts qui suit est festive puisqu’elle permet au public de danser partout où elle passe. Après l’album « Puerto Rico » en 2009, Dany Brillant se consacre quelques mois au théâtre et au cinéma. Puis, il revient à la chanson par une participation remarquée à l’album « Gentleman forever » en 2013 aux côtés de Roch Voisine et de Damien Sargues notamment. Fin 2014, l’artiste commercialise un nouvel opus consacré cette fois aux grands slows d’autrefois (« Le dernier romantique ») et espère ainsi surfer sur une certaine nostalgie perdue. En 2017, toujours à la recherche d’une thématique nouvelle pour chacun de ses albums, c’est cette fois « Rock and Swing » qui est le titre générique de son disque. L’un des artistes préférés de Dany Brillant, Charles Aznavour, décède en 2018 et le chanteur se doit de lui rendre hommage de la plus belle des manières : en octobre 2020, il commercialise un album avec un choix de treize chansons dont le titre principal est « La Bohème » que Dany propose dans une version salsa qu’il affectionne particulièrement.
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Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

28 décembre 2016 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. Admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus. Pour en savoir plus sur la vie de cet artiste et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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7 NOVEMBRE

Graeme Allwright en 1966 – Photo (c) Aubert

7 novembre 1926 : Naissance, à Wellington, du chanteur et auteur-compositeur néo-zélandais Graeme ALLWRIGHT. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Tito Puentes en 2012

7 novembre 1928 : Naissance à La Havane du chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES. Pour prendre connaissance d’une très succincte biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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En 2001

7 novembre 1982 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Kelly JOYCE. Kelly fait partie d’une famille descendant des rois bantous du Congo par son père et d’une famille aristocratique brésilienne par sa mère. Baignant dans la musique dès son plus jeune âge, elle a toujours été une admiratrice des chanteuses noires comme Josephine Baker ou Grace Jones. Vivant en Italie, c’est dans ce pays qu’elle enregistre, en 2001, le « tube » aussi puissant qu’éphémère: « Vivre la vie » qui n’est pas forcément un exemple de texte parfaitement rédigé en français (« Nous pourrons danser’z ensemble« …).

L’album sur lequel se trouve cette chanson se vend très bien mais les suivants, sortis en 2004 (« Chocolat »), 2009 (« Hallô ») et 2012 (« Jazz Mon Amour Pour l’Afrique ») beaucoup moins.
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Julos en 1993

Julos en 1993

7 novembre 1995 : L’auteur, compositeur, poète et interprète belge Julos BEAUCARNE est au Canada. Ce soir-là, il participe au spectacle « La nuit fabuleuse » qui rend hommage à la chanteuse française Anne SYLVESTRE en la salle Pierre Mercure. Le lendemain 8 novembre, Julos donne un mini-récital en solo dans le cadre du festival « Coup de coeur francophone » toujours à Montréal.
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L’album de Jeronimo « Un monde sans moi » sort au Québec en 2002

7 novembre 2002 : Le premier album de l’artiste pop belge JERONIMO, intitulé « Un monde sans moi« , est officiellement placé sur le marché québécois après sa présentation à la presse qui a lieu dans les locaux de « Musique Plus » à Montréal. Le chanteur et musicien est présent sur le territoire canadien pour participer, entre autres, au festival « Coup de coeur francophone ».
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7 novembre 2011 : Julien CLERC sort son 22ème album studio intitulé « Fou, peut-être« . Pour cet opus, digne de ses plus belles œuvres, l’artiste s’est entouré à nouveau de quelques-uns des plus grands auteurs de la chanson française. Certains ont déjà écrit pour lui : Gérard Manset, Maxime Le Forestier, Gérard Duguet-Grasser ou Jean-Loup Dabadie. Et d’autres lui prêtent pour la première fois leurs textes : Charles Aznavour, Julien Doré ou encore Alex Beaupain. La réalisation de cet album a été confiée à Philippe Uminski. La chanson « Hôtel des Caravelles » fait l’objet du premier single destiné à la promotion pour les médias.

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