MAURANE

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) le 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge Claudine Luypaerts, mieux connue sous le pseudonyme de MAURANE, naît le 12 novembre 1960 à Ixelles. Son père, Guy Luypaerts, est directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » qui est proposé dans la salle du Passage 44 à Bruxelles et où elle se retrouve sur scène aux côtés de Philippe Lafontaine, Jofroi, Dani Klein, Philippe Anciaux et Daria de Martynoff entre autres.

Une photo de l’équipe de « Brel en mille temps ». Maurane est en haut au centre sous le n° 44 (c) users.skynet.be philippelafontaine

C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1983, elle participe au Festival International de la Chanson Française de Spa et y représente la Belgique avec la « Petite chanson sans problème ».

En 1985, Maurane parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser »).

En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. L’année suivante, elle est sollicitée par Michel Berger et Luc Plamondon  pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ».

Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia.

Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ».

Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida).

Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien.

En 1997, Maurane participe à l’enregistrement d’un album consacré à une nouvelle version du conte musical pour jeune public de Philippe Chatel : « Emilie Jolie ». Elle figure sur le disque aux côtés, notamment, de Zazie, Axelle Red, Lara Fabian, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Alain Chamfort, Florent Pagny, Etienne Daho ou Art Mengo. Elle y interprète « La chanson de l’autruche ». Ci-dessous, l’artiste chante ce titre lors d’une émission de télé caritative enregistrée à Forest-National au profit de la division belge francophone de l’association « Make a Wish » pour laquelle Maurane s’est fortement impliquée.

L’année suivante, après quinze ans de carrière, la chanteuse commercialise son premier album « best of » où elle inclut quand même cinq titres inédits: « C’est magique » (en duo avec Eddy Mitchell), « J’ai pas tout dit », « Désillusionniste », « C’est la vie qui décide » et « L’un pour l’autre ».

L’enregistrement des albums originaux se poursuit alors à un rythme régulier pour la chanteuse : « Toi du monde » (2000), « Quand l’humain danse » (2003) et « Si aujourd’hui » (2007).

Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.

En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale.

De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005.

La chanteuse est, enfin, une grande pratiquante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité.

Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment.

Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Le 6 mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans le cadre de la Fête de l’Iris à Bruxelles avec un bonheur inégalable : elle y partage « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, avec la jeune et talentueuse chanteuse belge Typh Barrow.

Le bonheur est d’une très courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel, qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge, et qui sera finalement commercialisé à la date prévue grâce à la ténacité de sa fille Lou et de son chef d’orchestre Philippe Decock.

Les funérailles de la chanteuse ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Lou Deprijck, Le Grand Jojo, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de sa jeunesse.

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7 MAI

Frank Michaël au début des années 1990

7 mai 1947 : Naissance, à Parme en Italie, du chanteur belge Franco Gabelli mieux connu sous le nom de Frank MICHAËL. A peine âgé de trois ans, le jeune Franco quitte sa région natale avec sa famille pour s’installer à Seraing, près de Liège, où son père trouve du boulot à la mine. Son enfance se déroule pareille à celles de beaucoup d’autres jeunes d’origine italienne dans les régions ouvrières de Belgique comme les Siciliens Salvatore Adamo ou Frédéric François par exemple. Et Franco rêve de musique et de chansons. C’est pour ça que, adolescent, il apprend l’accordéon et s’inscrit à divers concours de chant où il se fait remarquer pour son talent. Mais il faut bien gagner sa vie et il travaille dans le secteur électronique. Fin 1973, il réussit toutefois à enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Frank Michaël. La chanson va être un très grand succès en Belgique et dans le Nord de la France: « Je ne peux vivre sans toi ».
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Par la suite et pendant des années, Frank Michaël va vendre beaucoup de disques dans son pays d’adoption: « Dites-lui que je l’aime », « Tu m’as trop fait attendre », « Ballade pour un je t’aime », « Un garçon pleure » ou « Souviens-toi de ma chanson ». Pendant toutes ces années, Frank Michaël chante partout où il peut: sur des podiums radiophoniques, sur des scènes de quartier, dans des salles de fêtes et des théâtres. Les firmes de disques se succèdent pour Frank qui enregistre chez RCA et Philips avant de signer, en 1984, chez Vogue France. A partir de ce moment, tout va s’emballer. Deux chansons vont connaître un succès international: « Entends ma voix » et « San Angelo ». Et les portes des théâtres de France s’ouvrent devant lui. Son public est essentiellement féminin et Frank cultive d’ailleurs l’amour de ce public. Mais, assez curieusement, les medias français boudent le chanteur alors qu’en Belgique, à cette époque, les radios locales et privées le diffusent autant que les radios publiques nationales. A partir de cet instant, il commence à être un très grand vendeur de disques. Etonnamment passionné par le rock and roll, il voue une véritable admiration pour Elvis Presley et pour Johnny Hallyday. Il s’efforce d’ailleurs d’orienter son répertoire vers la musique country et parvient, pour ce faire, à rencontrer Michel Mallory qui est un des spécialistes du genre en France. Et, toujours à la recherche d’une certaine notoriété auprès de personnes qui ne l’apprécient pas particulièrement, il réussit à obtenir avec fierté des chansons signées par Charles Aznavour ou Salvatore Adamo. Les titres de Frank Michaël oscillent alors constamment entre la mélodie de charme sirupeuse, la ballade country ou la musique qui invite à la valse: en 1997, il obtient un énorme succès avec « Toutes les femmes sont belles » dans les pays francophones mais aussi en Allemagne.
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En 2003, il se décide enfin à rendre hommage à son idole et sort l’album « Thank you Elvis » où il reprend quinze « tubes » du « King » en français et en italien. Et, depuis, Frank Michaël commercialise environ un album par an. Quant à ses spectacles, ils attirent toujours, dans les Zénith et autres Palais des Sports, un public féminin. Celui-ci a toutefois un peu vieilli mais n’a rien perdu de sa vitalité pour tendre au chanteur le mouchoir qu’il humecte, à chaque prestation, d’un peu de sueur.
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Véronique Jannot en 1986 – Photo (c) Richard Melloul

7 mai 1957 : Naissance, à Annecy, de la comédienne et chanteuse française Véronique JANNOT. Elle est encore étudiante lorsqu’elle est recrutée pour un casting organisé par la réalisatrice de télévision Cécile Aubry. Elle obtient ainsi le premier rôle féminin de la série « Le jeune Fabre » aux côtés de Mehdi à l’âge de quinze ans. Elle multiplie ensuite les expériences théâtrales et audio-visuelles avant d’apparaître au cinéma avec Alain Delon dans le film « Le toubib » en 1979. Alors qu’elle est la vedette de la série télé « Pause Café », elle tente l’expérience de la chanson au milieu des années 1980. C’est Pierre Bachelet qui l’y pousse en lui composant « J’ai fait l’amour avec la mer » en 1982 après avoir interprété « L’Atlantique » en duo avec elle.
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Laurent Voulzy s’intéresse alors à Véronique Jannot et il enregistre avec elle le duo qui est le « tube » de l’été 1984: « Désir désir ». D’autres chansons connaîtront de bons succès: « Aviateur » ou encore « Si t’as pas compris ». En 2012, après une longue période de cinéma, Véronique Jannot revient à la chanson par le biais d’un disque destiné aux enfants: « Tout doux ». Elle y interprète des comptines et partage quelques mélodies avec Henri Salvador (« Une chanson douce »), Yannick Noah, Gérard Lenorman ou Natasha St-Pier entre autres.
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Teri Moïse en 1999

Teri Moïse en 1999

7 mai 2013 : Décès, à Madrid en Espagne, de la chanteuse Teri MOISE à l’âge de 43 ans. L’artiste se serait donnée la mort dans une chambre d’hôtel à Madrid en Espagne. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Maurane en 2015

7 mai 2018 : Décès à Schaerbeek (Bruxelles) de la chanteuse belge MAURANE à l’âge de 57 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours professionnel de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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7 mai 2019 : Les autorités de la localité bruxelloise de Schaerbeek décident de baptiser le square où se trouve la maison de l’artiste du nom de Maurane. C’est là que, un an plus tôt, jour pour jour, la chanteuse s’est éteinte de manière subite (voir ci-dessus).
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16 AVRIL

Charlie Chaplin en 1972 (c) DP

16 avril 1889 : Naissance, à Londres, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique  Charlie CHAPLIN. Il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark. Charlie Chaplin est décédé le 25 décembre 1977 à Corsier-sur-Vevey en Suisse.
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16 avril 1908 : Naissance, à Paris, du musicien, compositeur et chef d’orchestre Ray VENTURA. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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USTINOV Peter - Pochette 45 t16 avril 1921 : Naissance, à Londres, du comédien, écrivain et metteur en scène britannique Peter USTINOV. Homme aux talents multiples parlant plusieurs langues, il portait un certain intérêt pour la musique. Sans véritablement se livrer à l’exercice de la chanson proprement dit, Peter Ustinov enregistra un 45 tours en 1988 à l’initiative du producteur belge Eddy Luyckx qui avait déjà réalisé le même type d’opération avec Anthony Quinn ou Alain Delon. Il s’agissait d’un texte de Pierre Delanoë récité sur une musique d’Alec Mansion et Roger Jouret (alias Plastic Bertrand): « Paix aux hommes de bonne volonté » que vous pouvez écouter sur le site web « Bide et Musique » en cliquant ICI. L’acteur était très concerné par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance. Peter Ustinov est décédé le 29 mars 2004 à Bursins, près de Nyon en Suisse où il résidait depuis 1957. Ses obsèques eurent lieu en présence d’une représentante de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations-Unies de l’époque.
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Boby Lapointe en 1966

Boby Lapointe en 1966

16 avril 1922 : Naissance, à Pézenas (Hérault), du chanteur et acteur français Boby LAPOINTE. Pour en savoir plus sur sa biographie et ses activités artistiques, veuillez CLIQUER ICI.
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16 avril 1933 : Naissance, à Rocourt près de Liège, de l’artiste belge MARION. Humoriste, comédienne, animatrice mais aussi chanteuse à l’occasion, Marion (Georgette Mariot de son vrai nom) a d’abord suivi des études de théâtre. Ensuite, elle est devenue présentatrice à la radio belge dès 1959 puis à la télévision belge publique francophone: la RTB. À la fin des années 1960, elle est la voix de la célèbre marionnette Bébé Antoine qui endort des milliers d’enfants belges devant leur poste de télé. La popularité de Marion atteint probablement son apogée lorsqu’elle est la partenaire à la scène du regretté humoriste belge Stéphane Steeman. A deux, ils participent à de nombreuses émissions télévisées humoristiques en Belgique comme, par exemple, « Keskinvapa ». Avec Stéphane Steeman, Marion partage alors de nombreuses parodies de chansons comme « Marolles Marolles » consacrée au quartier bruxellois des Marolles sur le thème de « Paroles paroles » de Dalida et Alain Delon. En 1974, elle enregistre, seule cette fois, une autre parodie de Dalida « Belgigiqu’amoroso » et, plus sérieusement, une chanson intitulée « Une maman c’est fait pour ça ».
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Jean-François Michaël en 1976 - Photo (c) Jack Touroute

Jean-François Michaël en 1976 – Photo (c) Jack Touroute

16 avril 1946 : Naissance du chanteur français Jean-François MICHAËL. Sous son vrai nom de Yves Roze, il enregistre quelques 45 tours chez Polydor entre 1965 et 1967. En 1968, il est directeur artistique dans la maison de disques d’Eddie Barclay mais c’est le statut d’interprète qui l’intéresse. Face au refus de lui permettre d’enregistrer un nouveau disque, et malgré qu’il soit toujours tenu juridiquement par un contrat discographique, il prend le pseudonyme de Jean-François Michaël pour enregistrer, chez un autre label, une chanson qui sera un énorme tube en 1969: « Adieu jolie Candy ». Cette mélodie est composée par un jeune inconnu du nom de Michel Hursel derrière lequel se cache la véritable identité de Michel Berger. Dans la foulée de cette popularité soudaine, Jean-François Michaël va s’accrocher et connaître d’autres succès: « La vie continue » (1970), « Je pense à toi » (1970), « Adios querida luna » (1970), « Je veux vivre auprès de toi » (1971) et « Un an déjà » (1971). Puis, ses chansons vont moins bien marcher et Yves Roze va reprendre son véritable patronyme pour devenir réalisateur et producteur de disques à partir de 1975. En 1986, c’est lui qui convainc la princesse Stéphanie de Monaco d’enregistrer un disque: « Ouragan ». Il est son producteur pour deux albums. Par la suite, Jean-François ou Yves n’a de cesse de revenir à la chanson mais les nouvelles versions de ses succès d’antan ne lui permettent jamais de retrouver la gloire. Sauf lorsqu’il s’agit, pour lui, de participer à la tournée « Age tendre et tête de bois » dans les années 2000. Il a alors l’occasion de constater de visu que le public ne l’a jamais oublié.
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16 avril 1950 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Alain BRAINE. Après avoir tâté du théâtre, il enregistre un 45 tours en 1973: « Michaela ». Puis, il se présente comme chanteur au Festival de la chanson française de Spa (B) en 1976. La même année, il collabore avec le célèbre vibraphoniste liégeois Guy Cabay qui lui compose deux chansons. De la même manière, il écrit alors quelques chansons avec la regrettée Andrée Simons. Très intéressé par le jazz, Alain Braine rencontre Pierre Barouh et commence à tourner en Angleterre et au Québec notamment. Il sort un premier 33 tours en 1982: « Flamber ». Alors qu’on attendait de lui d’autres chansons et d’autres disques, Alain a fait le choix de s’installer au Québec et de délaisser la musique en tant que professionnel.
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Michel Blanc : le disque de 1986

16 avril 1952 : Naissance, à Courbevoie, de l’acteur et réalisateur français Michel BLANC. Dès le lycée, le jeune Michel se destine à la comédie avec des copains qui ont pour nom Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Gérard Jugnot. C’est ensemble qu’ils fondent finalement la troupe du Splendid qui crée au cinéma la mythique série des « Bronzés ». Les années 1980 lui permettent ainsi de devenir un acteur très en vue (dans « Tenue de soirée » de Bertrand Blier en 1986 par exemple) mais aussi un réalisateur qui s’affirme (« Marche à l’ombre » en 1984). C’est à cette époque que Michel Blanc enregistre, un peu comme un défi et pour se faire plaisir, une chanson au style jazzy avec une voix de crooner : « Le mec plus ultra ». L’oeuvre est signée par Patrick Michel et Gérard Presgurvic et obtient un beau succès radiophonique. Ce dernier restera toutefois sans lendemain puisque, comme d’autres acteurs tels Daniel Auteuil à la même époque, Michel Blanc n’ira pas plus loin dans sa carrière de chanteur.
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SLOANE en 1986 – Photo (c) Jean-Paul Théodule

16 avril 1957 : Naissance de la chanteuse SLOANE, de son vrai nom Chantal Richard. Sa grand-mère lui transmet sa passion pour le chant dès son plus jeune âge. Elle intègre ainsi la chorale de son école. Et, ayant décidé de faire son métier de la musique, elle fait partie de La bande à Basile à la fin des années 1970. Elle se fait aussi remarquer comme choriste et est notamment engagée par la toute jeune Céline Dion. En 1983, elle rencontre, dans un piano-bar parisien, le chanteur Jean-Pierre Savelli qui, depuis les années 1970, ne trouve pas la chanson qui va le propulser au sommet des hits. Savelli demande à Chantal d’interpréter une chanson en duo avec lui. Il s’appellera Peter et elle Sloane. Ensemble, ils chantent sans pudeur: « Besoin de rien envie de toi ». Le tube est immédiat. Il est suivi de quelques autres morceaux enregistrés par le couple comme « C’est la vie d’château avec toi » en 1985. Mais le succès n’est plus au rendez-vous et chacun des duettistes essaie de démarrer une vraie carrière de son côté. Jean-Pierre n’y parvient pas vraiment. Chantal essaie d’abord sous le nom de Merry Sloane, puis de Sloane et, enfin, de Slo-Anne. Sans plus de réussite que Jean-Pierre. En 1989, Sloane enregistre une chanson en duo avec Christian Delagrange: « Laissez les enfants rêver ». En 2009, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, Peter et Sloane participent à la tournée RFM Party 80 et, deux ans plus tard, le duo fait partie de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». En 2012, dans le film « Stars 80 », ils jouent leur propre rôle dans le cadre de la tournée RFM Party 80.
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Pia Colombo dans les années 1960

16 avril 1986 : Décès, à Nonancourt, de la chanteuse française Pia COLOMBO des suites d’un cancer à l’âge de 51 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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CHRISTOPHE en 2017

16 avril 2020 : Décès, à Brest, du chanteur, auteur et compositeur français CHRISTOPHE, des suites d’un emphysème à l’âge de 74 ans. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière musicale de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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