BOLLING Claude

Pochette du 45 tours de 1964

Le pianiste, musicien de jazz, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur français Claude BOLLING naît le 10 avril 1930 à Cannes. Il étudie la musique d’abord au conservatoire de Nice puis à Paris. A l’âge de quatorze ans déjà, il joue avec Lionel Hampton et Kenny Clarke. Claude Bolling reste, dans le domaine de la musique, celui qui a le mieux réussi à marier le jazz avec la musique classique. Pour le cinéma, il a composé une centaine de bandes originales de films dont la plus connue est sans doute « Borsalino ».
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Au niveau de la chanson, c’est Boris Vian qui lui fait rencontrer des chanteurs et des chanteuses avec qui il va travailler : Henri Salvador, Juliette Gréco ou Brigitte Bardot avec qui il réalise tout un album où se trouve la chanson « Invitango » en 1963.
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Puis, c’est avec le groupe « Les Parisiennes » que Claude Bolling est le plus productif dans la première partie des années 1960. Avec ces quatre danseuses mises en scène par Roland Petit, les mélodies de Bolling vont devenir des succès radiophoniques: « Il fait trop beau pour travailler » (1964), « L’argent ne fait pas le bonheur » (1966) ou encore « Le tunnel sous la Manche » (1966).
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En 2011, alors qu’il enregistre un album où il chante les grandes musiques de films qui l’ont marqué, Patrick Fiori reprend, en italien, la chanson du film « Borsalino ».
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Fin 2017, sous l’impulsion de l’animateur et producteur français Laurent Ruquier, un nouveau groupe des Parisiennes voit le jour avec quatre personnalités marquantes : Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra. Le quatuor va se produire aux Folies Bergère de Paris en mai 2018 puis sur de nombreuses scènes francophones pendant quelques mois.
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Claude Bolling, qui souffre alors de différentes pathologies depuis quelque temps, meurt le 29 décembre 2020 à l’hôpital de Saint-Cloud.

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THEODORAKIS Mikis

Mikis Theodorakis dans les années 1970

Le compositeur grec Mikis THEODORAKIS naît le 29 juillet 1925 sur l’île de Chios. L’artiste est surtout connu pour ses musiques de films telles que « Zorba le Grec », « Z » ou « Serpico » et certaines de ces mélodies sont devenues des chansons. Il a aussi souvent été à la une de l’actualité pour ses prises de position en matière de politique en Grèce. Il a été celui qui s’est élevé publiquement contre la dictature des colonels de 1967 à 1974 et aussi celui qui a toujours prôné la paix mais aussi l’arrêt des corruptions politiques diverses dans son pays. Comme musicien, il a aussi composé un bon nombre de chansons pour des artistes de renommée internationale, souvent grecs, qui ont parfois interprété ses oeuvres en français.
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Mélina Mercouri a notamment interprété les chansons du film « Phaedra », Nana Mouskouri « Petits enfants du monde entier » (1965), Vicky Leandros « L’amour brillait dans tes yeux » (1973) ou Georges Moustaki « L’homme au coeur blessé » (1970).
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Le thème du film « Zorba le Grec » a eu de nombreux interprètes en français sous le titre « Chanson de Zorba » ou « Danse de Zorba »: Annie Cordy, Dalida et Henri Salvador par exemple.
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Enfin, le nom de Mikis Theodorakis apparaît aussi dans les repertoires d’Edith Piaf (« Les amants de Teruel » du film du même titre en 1961) ou encore de Petula Clark (« Lune de miel » en 1959). Hospitalisé pour des problèmes cardiaques, le compositeur décède à Athènes le 2 septembre 2021 à l’âge de 96 ans.
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ROTA Nino

Le compositeur et chef d’orchestre italien Nino ROTA naît à Milan le 3 décembre 1911. Il est surtout célèbre pour avoir composé bon nombre des musiques de films du réalisateur italien Federico Fellini: Armarcord, La Strada, Casanova, etc. Il a aussi composé quatre symphonies, onze opéras, neuf concertos ainsi que de la musique de chambre. En 1972, Nino Rota a signé la musique du film « Le parrain » (« The godfather ») dont le thème principal, « Speak softly love », a été chanté par des centaines d’interprètes dans le monde. Cette chanson a été adaptée en français pour devenir « Parle plus bas » et a obtenu un grand succès dans les versions de Dalida, de Tino Rossi, des Compagnons de la Chanson ou, celle plus rare, de Marie Laforêt. Nino Rota est décédé le 10 avril 1979 à Rome.
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LEMARQUE Francis

Francis Lemarque en 1963

L’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE naît à Paris le 25 novembre 1917 sous le nom de Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ».

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Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).
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Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Charles Trenet ou Henri Salvador, Francis Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. En 1975 , il compose et écrit ainsi, avec Georges Coulonges, une sorte de comédie musicale intitulée « Paris Populi ». Elle évoque la vie de Paris et des Parisiens depuis la révolution de 1789 jusqu’à la libération de Paris en aout 1944. Une première version de l’oeuvre donne naissance à un triple album interprété par divers artistes comme Marcel Amont, Michel Delpech, Juliette Gréco, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Nicoletta, Serge Lama, Michel Legrand, Catherine Sauvage, Mouloudji, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Jacques Yvart et Mireille Mathieu entre autres.
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Puis, Francis Lemarque présente Paris Populi à Paris au Théâtre de la Ville puis au Cirque d’Hiver et à la fête de L’Humanité. Il décide ensuite de donner une autre version de cette œuvre pour la faire voyager car réunir les artistes est toujours très aléatoire. Francis Lemarque a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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GILBERT Yves

Yves Gilbert au milieu des années 1960

Le compositeur, musicien, pianiste et interprète français Yves GILBERT naît le 22 novembre 1937. A l’âge de huit ans, alors que la seconde guerre mondiale vient de s’achever, il est emmené par sa mère pour être inscrit à des cours de piano. Mais ce n’est pas de force car le garçonnet apprécie la musique depuis un moment déjà et s’applique donc à jouer au mieux de cet instrument magique. Au fil du temps, sa passion augmente et il décide d’en faire son métier. Mais cela n’est pas du tout du goût de son père, directeur du casino de Deauville, qui ne désire pas de saltimbanque dans sa famille et qui lui impose des études « classiques » et « sérieuses » orientées vers l’architecture et l’école des Beaux-Arts durant cinq ans. Qu’à cela ne tienne, le jeune Yves tient à se perfectionner musicalement et, une fois ses journées de cours terminées, il apprend le solfège et écoute les chansons qui passent à la radio, beaucoup de chansons françaises. Avec une copine de lycée, l’adolescent commence alors lui-même à composer des chansons. Il démarche alors les maisons de disques pour placer ses chansons car il ne veut pas nécessairement les chanter lui-même. Pourtant, en 1961, il est engagé chez Philips comme auteur-compositeur-interprète car ses chansons sont considérées comme drôles. Un an plus tard, Yves Gilbert est appelé à accomplir son service militaire comme chef-trompette puis, lorsqu’il revient de l’armée, il se marie avec une jeune danseuse prénommée Patricia qui est la fille de Jean Porrasse, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Chanteuse, Patricia placera un succès dans tous les hit parade, à la fin des années 1980 : « Etienne Etienne » sous le nom de Guesh Patti. Et, à peine mariés, nos deux artistes acceptent la proposition d’enregistrer ensemble quatre 45-tours sous le nom d’Yves et Patricia en 1964 et 1965.

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En juin 1965, Yves profite du fait qu’il connaît la chanteuse Régine, qui a été à une époque hôtesse dans le casino de son père à Deauville, pour lui présenter quelques-unes de ses compositions. Mais, au lieu de les accepter pour elle, elle lui suggère de les proposer à un jeune auteur et interprète qui a pour nom Serge Lama et qui lui été recommandé par son amie Renée Lebas. La rencontre, entre les deux hommes que tout semble opposer, est un peu froide et ne débouche sur rien de concret. Il faudra attendre 1966 et une deuxième entrevue pour que Serge Lama et Yves Gilbert décident de collaborer ensemble. Pour son troisième 45-tours qui sort en juin 1966, Serge Lama enregistre deux mélodies signées Yves Gilbert : « Sans toi » et « Madame Poupon ».
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Ce n’est pas encore un franc succès mais cela l’annonce : en 1967, Lama reprend une chanson qu’il a écrite avec Gilbert pour Zizi Jeanmaire et sa version se vend mieux que celle de la « croqueuse de diamants » : « Les ballons rouges » lance véritablement la carrière de Serge Lama. Le titre lui permet aussi d’enregistrer un premier 33-tours et, surtout, de se produire à l’Olympia en première partie de Nana Mouskouri.
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Yves compose alors de nombreuses musiques sur lesquelles Serge vient placer ses textes et, à deux, ils enrichissent les répertoires de Nana Mouskouri, Isabelle Aubret, Juliette Gréco ou Marie Laforêt. Et le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix, engage le pianiste pour assurer l’ambiance du célèbre bar du music-hall parisien. Et le duo compose alors toute une série de chansons qui installent la carrière de Serge Lama : « D’aventures en aventures » (1968), « Le temps de la rengaine » (1968), « C’est toujours comme ça la première fois » (1969), « Une île » (1969), « Mon ami mon maître » (1975), « Les ports de l’Atlantique » (1975), « Je t’aime à la folie » (1975), « L’enfant au piano » (1977) et « Je voudrais tant que tu sois là » (1977) par exemple. Yves Gilbert accompagne le chanteur dans toutes ses tournées où il l’accompagne au piano pendant plus de 200 concerts par an et ce pendant une dizaine d’années. En 1970, Yves Gilbert enregistre un 45-tours avec deux chansons qu’il interprète : « Aujourd’hui c’est lundi » et « Un p’tit air de rien du tout ». Ce n’est pas un succès. Au début des années 1980, le pianiste propose à l’auteur Lama de composer et écrire un spectacle d’envergure articulé autour d’un personnage historique central. Serge Lama pense immédiatement à une épopée musicale qui tournerait autour de l’empereur Napoléon et soumet toute une série de textes au compositeur qui, en trois jours et trois nuits, réalise les chansons de ce qui sera, finalement, un des plus grands succès de la carrière de Lama. Le spectacle est présenté pendant plus de trois ans à Paris (au théâtre Marigny), en province française mais aussi dans toute la francophonie : Belgique, Suisse et Québec. Il est assorti d’un double album avec 30 chansons en 1982 avant un troisième volume qui paraît en 1984 (« Marie la Polonaise »).
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Après cette aventure hors du commun, Serge Lama s’éloigne un peu de la chanson pour tenter l’expérience du théâtre en jouant dans « La facture » de Françoise Dorin (1990-1991). Et, en 1993, lorsqu’il songe à revenir de manière « sérieuse » à la musique, c’est aussi à Yves Gilbert qu’il envoie ses textes à mettre en musique. L’album qui suit comporte ainsi notamment « Je te partage », « Neige » ou « Je suis un homme ». A ce moment, Yves Gilbert évolue vers d’autres univers et se remet à composer pour des artistes comme Charles Aznavour (« Un mort vivant, délit d’opinion »).
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Mais aussi pour d’autres personnalités comme Julie Saget (son épouse), Madeleine Chapsal et Francis Perrin pour qui il composera des partitions de pièces de théâtre et de génériques de films (« Tête à claques », « Lé débutant », etc.).
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En 2001, lorsque Serge Lama sort son nouvel album « Feuille à feuille », Yves Gilbert y est présent avec cinq musiques dont « Les jardins ouvriers », « Les gens qui s’aiment » et « Les poètes ».
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Le 5 décembre 2005, le pianiste et compositeur se voit remettre le « Grand-Prix de la chanson française » de la SACEM (la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français) pour l’ensemble de ses compositions.
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Ne délaissant jamais la musique, Yves Gilbert enregistre alors de nombreux albums de piano et de chansons dont le dernier en date est commercialisé en avril 2019 sous le titre « Est-ce le hasard » et est réalisé avec la complicité de Sonia Belolo.
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A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, Yves Gilbert accorde une interview (en deux parties) à Gérard Quentin pour Musicbox TV. Elle est à voir ci-dessous.
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Le vendredi 6 novembre 2020, Yves Gilbert intervient pour témoigner dans l’émission de télévision « La boîte à secrets » présentée par Faustine Bollaert sur France 3 dont l’un des invités est Serge Lama.
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MORRICONE Ennio

Ennio Morricone en 2012

Le compositeur et chef d’orchestre italien Ennio MORRICONE naît le 10 novembre 1928 à Rome. On ne compte plus les musiques de films célèbres qu’il a composées. Dès les années 1960, il travaille pour des réalisateurs italiens et se spécialise, un moment, dans les bandes originales des westerns « spaghettis » signés Sergio Leone: « Le bon, la brute et le truand », « Il était une fois dans l’Ouest » et « Il était une fois la révolution ». Au début des années 1970, d’autres réalisateurs s’intéressent à sa musique: c’est le cas d’Henri Verneuil pour « Le casse » ou encore « Le clan des Siciliens » entre autres. En 1971, Joan Baez interprète la chanson originale du film « Sacco and Vanzetti », « Here’s to you », qui est un grand succès. La chanson est adaptée en français et interprétée, notamment, par les Compagnons de la Chanson et Georges Moustaki sous le titre: « La marche de Sacco et Vanzetti ».

D’autres thèmes d’Ennio Morricone deviendront aussi des chansons francophones comme « Liberté », chanson enregistrée en 1981 par Isabelle Aubret.

Le compositeur fait lui-même quelques incursions dans le domaine de la chanson avec, notamment, Mireille Mathieu et son album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone » en 1974. Toujours très actif, Ennio Morricone continue à composer et à diriger des orchestres pour des spectacles importants comme ceux de la tournée européenne qu’il a entamée avec succès en 2014. Mais, le 6 juillet 2020, il décède à l’hôpital universitaire de Rome des suites d’une chute ayant causé une fracture du fémur.

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ESCUDERO Leny

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

L’auteur, compositeur et interprète français Leny ESCUDERO naît le 5 novembre 1932  à Espinal (Espagne). Son père est un gitan républicain espagnol. Ses parents, analphabètes, fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Jacques Canetti est de ceux-là et il permet à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, et il enregistre un premier 45 tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade.

Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps.

Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient également quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Louis Aragon/Léo Ferré), « Le chant des partisans »(Joseph Kessel/Maurice Druon) ou encore « Le déserteur » (Boris Vian).

En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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BECAUD Gilbert

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

Le chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD naît le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf.
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La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».
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Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils.
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Lorsque la vague des chanteurs « yé-yés » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François.
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Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc.
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Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »).
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Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris le 22 octobre 1962 avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique.
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Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier.
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Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978).
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Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982.
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Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français, interprété en duo avec Ireen Sheer).
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Une version québécoise de cette chanson a été enregistrée aussi par Martine St-Clair en duo avec Gilbert Bécaud.
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En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. Le spectacle existe aussi en français mais ne sera jamais présenté en public. Annie Cordy prend alors l’habitude d’interpréter l’une ou l’autre chanson, comme Madame Roza, lors de ses concerts.
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En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « Il est à moi (L’Olympia) » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit.
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Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer du poumon dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ».
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Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal sur sa péniche de Boulogne-Billancourt. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine, le 21 décembre 2001, passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise (division 45, transversale 1). Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud. Même s’il croit avoir une légitimité absolue qui dérange un peu, Pascal Danel est aussi de ceux, parmi les artistes francophones, qui s’efforcent de perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud.
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THIELEMANS Toots

L’harmoniciste et musicien belge Toots THIELEMANS naît le 29 avril 1922 dans le quartier des Marolles à Bruxelles. Il a à peine trois ans lorsque son père fait apprendre l’accordéon à Jean-Baptiste (le vrai prénom de Toots). Le petit semble apprécier mais c’est à seize ans que l’adolescent découvre l’harmonica dans un des films musicaux tournés par Ray Ventura et son orchestre. Pendant l’occupation, il se passionne et joue dans des clubs où on lui conseille d’apprendre la guitare. Son modèle est alors Django Reinhardt. Après la guerre, il joue avec de petits orchestres. Il rêve de faire carrière aux Etats-Unis et, en 1950, il effectue une tournée européenne avec Benny Goodman. En 1952, il décide de s’installer aux USA et il joue avec de grands noms du jazz: Charlie Parker et George Shearing notamment. En 1962, il compose un morceau intitulé « Bluesette » et la mélodie devient un standard international d’un genre nouveau: sifflé et joué à la guitare simultanément. Toots devient alors l’harmoniciste le plus demandé pour des musiques de films comme « Midnight cowboy » ou « Jean de Florette » par exemple. Il est aussi, dans les années 1970, le soliste qui enregistre l’indicatif, composé par Vladimir Cosma, de la célèbre émission de radio de Max Meynier sur RTL France: « Les routiers sont sympas ». A l’harmonica, il accompagne aussi de nombreux artistes francophones au cours de l’enregistrement de leurs chansons. C’est le cas notamment pour Salvatore Adamo et la chanson « La vie comme elle passe » en 1995. Le 12 mars 2014, à presque 92 ans, Toots Thielemans déclare mettre un terme à ses concerts, sa santé ne lui permettant plus d’assumer ce type d’activité. Il décède à Uccle (Bruxelles) le 22 août 2016.

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Compositeur de chansons avant le cinéma, Francis LAI est décédé à 86 ans

Francis Lai en 1974

Francis Lai est décédé ce 7 novembre 2018 à Nice, dans cette ville de la Côte d’Azur où il résidait. Il avait 86 ans puisqu’il était né à Nice le 26 avril 1932 de parents horticulteurs.
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C’est en autodidacte qu’il apprend à jouer de l’accordéon avant de « monter » à Paris où son art musical le fait rencontrer le poète et chanteur Bernard Dimey qui l’engage pour l’accompagner sur scène. Mais, au fil du temps, Dimey lui demande de composer des musiques sur ses textes puis de « livrer » des mélodies à certains artistes très en vue à l’époque : Yves Montand, Juliette Gréco ou Edith Piaf qui interprétera sa première composition : « L’homme de Berlin » en 1960. Il se complait dans l’exercice et, du coup, compose de plus en plus. Les interprètes ont pour nom Isabelle Aubret, Petula Clark, Dalida, Jacqueline Dulac ou Ginette Reno. Ses relations musicales, dont l’auteur Pierre Barouh, lui permettent, en 1965, de rencontrer Claude Lelouch qui réalise alors principalement des scopitones (ancêtres des clips video en format cinéma) avec des chanteurs français et qui vient de tourner quelques premiers films intéressants. Le réalisateur lui parle de son projet de film dont le titre serait « Un homme et une femme » et, avec Pierre Barouh, il le convainc de composer la musique du long métrage. Primé au festival de Cannes, le film est fortement marqué par la musique de Francis Lai et par la chanson interprétée par Nicole Croisille : « Chabada-bada ». C’est un énorme succès cinématographique et musical.

Lelouch fera encore appel de nombreuses fois par la suite à Francis Lai pour d’autres musiques de films : « Vivre pour vivre », « L’aventure c’est l’aventure » (avec une version chantée par Johnny Hallyday), « Le bon et les méchants » (avec « La ballade du bon et des méchants » chantée par Jacques Dutronc sur un texte de Philippe Labro), « Edith et Marcel », « Les uns et les autres » ou encore « Itinéraire d’un enfant gâté ». En 1968, lors de son retour sur scène à l’Olympia après six ans d’absence, Yves Montand décide d’enregistrer une chanson de Francis Lai qui devient un tube : « La bicyclette ». Un an plus tard, le musicien français est contacté par le réalisateur américain Arhur Hiller pour lui écrire les thèmes musicaux de son nouveau film « Love story ». Le succès est mondial et Francis Lai reçoit un Oscar pour cette musique en 1970. Le titre principal, « Where Do I Begin », est interprété par Andy Williams et Shirley Bassey et une version française est enregistrée par Mireille Mathieu : « Une histoire d’amour ». Il composera ensuite de nombreuses chansons pour Mireille Mathieu mais il sera aussi au répertoire de Serge Reggiani, Dalida, Ella Fitzgerald, Nicoletta ou Fabienne Thibeault. Ses mélodies seront accompagnées de textes signés entre autres par Pierre-André Dousset, Boris Bergman, Luc Plamondon, Pierre Barouh et Didier Barbelivien. Pour Nicole Martin, il compose, à l’automne 1977, la musique de la chanson « Bonsoir tristesse » sur des paroles de Magali Déa. La chanson devient un immense succès tant au Japon qu’au Québec et remporte pour le Canada le Prix de la meilleure chanson étrangère au Yamaha Music Festival qui se déroule en novembre 1977. Cette année-là, Francis Lai place un instrumental dans les hit-parade français : la musique du film « Bilitis » réalisé par David Hamilton. C’est aussi l’époque où l’habillage musical de la chaîne télévisée publique française FR3 est réalisée par le musicien niçois avec, notamment, « Les étoiles du cinéma ». Ces derniers thèmes musicaux on témoigné de l’évolution de Francis Lai vers des instruments électroniques modernes tels que les synthétiseurs. A l’heure de son décès, Francis Lai travaillait encore sur la composition de morceaux pour la suite de « Un homme et une femme » que Claude Lelouch est occupé à réaliser.
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19 FEVRIER

Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

19 février 1934 : Naissance, à Paris dans le 15e arrondissement, de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. Pour en savoir plus sur la vie et les activités artistiques de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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En 1985

19 février 1938 : Naissance, à Jérusalem, ville alors sous occupation britannique, de la chanteuse israélienne Rika ZARAÏ sous le vrai nom de Rika Gozman. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Charles Trenet en 1961

19 février 2001 : Décès, à Créteil, de l’auteur-compositeur-interprète français Charles TRENET à l’âge de 87 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et son oeuvre importante, veuillez CLIQUER ICI.
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HECTOR en 1963 – Photo (c) Stan Wiezniak

19 février 2020 : Décès, à Paris, du chanteur HECTOR à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer. Pour prendre connaissance d’une brève biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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16 FEVRIER

 

Jean Nohain

16 février 1900 : Naissance, à Paris, de l’auteur, producteur et présentateur de télévision Jean NOHAIN, de son vrai nom Jean-Marie Legrand. Pour en savoir plus sur sa vie et ses activités artistiques, veuillez CLIQUER ICI.
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Georges ULMER dans les années 1950 (c) Photo Star

16 février 1919 : Naissance, à Copenhague, de l’interprète danois Georges ULMER sous le vrai nom de Jørgen Frederick Ulmer. Pour en savoir plus sur son parcours artistique et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Alain Dubar en 1978 – Photo(c) Georges Spitzer

16 février 1949 : Naissance du chanteur français Alain DUBAR qui a enregistré quelques 45 tours entre 1970 et 1982. Originaire des Hauts-de-France, son premier 45 tours est produit par le Nordiste Jean Vanloo et a pour titre « Angélique ou polygamie ». Par la suite, l’artiste est encore produit par d’autres personnalités comme Orlando (« La musique peut continuer » en 1978 et « Rencontre » en 1979) et travaille avec le musicien Jean Schultheis ou encore l’ingénieur du son Bernard Estardy. Après un 45 tours enregistré à Londres (« Carol » en 1981), il commercialise ce qui reste sans doute la plus « célèbre » de ses chansons : « Toutou t’aime » sortie en 1982 et qui est un des tops du site internet « Bide & Musique ». En 1995, il compose les musiques d’une série d’émissions de télévision consacrées par France 3 à la cuisine traditionnelle du Nord/Pas-de-Calais : « Goûtez-moi ça ». Aux dernières nouvelles, Alain se serait retiré des « affaires musicales » et vivrait dans le Nord de la France d’où il est originaire.
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Joël Prévost en 1985 – Photo (c) Robert Donat

16 février 1950 : Naissance du chanteur français Joël PREVOST à Narbonne sous le nom de Richard-Jacques Bonay. Abandonné dès sa naissance, il est adopté par une famille du nord de la France et est élevé à Trith-Saint-Léger sous le nom de Jean-Luc Potaux. Dans la grisaille du paysage ambiant, le petit Jean-Luc s’évade dès qu’il peut en écoutant des chansons. A treize ans, avec des copains, il crée un groupe de style « yé-yé »: « Les Elites ». Ensemble, ils animent bon nombre de soirées dans la région du Nord. Puis, Jean-Luc rejoint de nombreuses formations musicales qui ont pour chef Léo André, Robert Trébor et Jack Defer entre autres. Il a 17 ans quand il se présente au concours de « L’écran de la chance » de Jean Nohain qu’il gagne. Cela lui permet d’enregistrer un premier disque et de participer au « Jeu de la chance » au cours de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac. En 1969, il effectue une tournée sur les plages de la côte d’Opale. Un an plus tard, il s’installe à Paris où il est engagé dans la comédie musicale « Hair » au théâtre de la Porte Saint-Martin. En 1972, il signe un contrat avec CBS Records qui lui permet d’enregistrer une série de 45 tours sous le pseudonyme de Joël Prévost. Il connaît un beau succès en 1973 avec « Amélie Granville ». Le chanteur participe alors à des tournées avec Serge Gainsbourg, Mike Brant, Michèle Torr et Serge Lama. En 1977, il se présente à l’éliminatoire française du concours Eurovision de la chanson avec « Pour oublier Barbara » mais il n’est pas sélectionné. Il y arrive cependant un an plus tard et l’artiste représente ainsi la France au concours Eurovision de la chanson qui a lieu à Paris le 22 avril 1978. Il y interprète « Il y aura toujours des violons » et il se classe troisième juste derrière le Belge Jean Vallée (« L’amour ça fait chanter la vie »).
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En 1980, Joël Prévost est à l’affiche de l’Olympia de Paris en vedette. Ensuite, il part pour l’Afrique par amour pour une Ougandaise qui devient sa femme. En 1994, il commercialise un disque, « Femme-enfant », dont le clip vidéo est tourné à l’île Maurice dans l’océan Indien. Dès 1996, il entame la tournée des centres culturels français en Afrique du Sud, en Tanzanie, au Kenya, au Sénégal ou au Mali. Mais ça va se gâter en Gambie où il se retrouve mêlé à une sombre histoire d’escroquerie et de vols qu’il conteste toujours fermement. Il reste quand même trois ans et six mois en prison. Il revient en France début 2009 et, un an plus tard, il reprend la route avec un spectacle créé en Afrique sur la vie de Jacques Brel. En mars 2011, il publie son autobiographie, « Les passerelles invisibles », et un premier roman : « Le soleil des loups ». Il enregistre aussi un nouvel album intitulé « Reviens sur terre » qui sort en septembre 2011. Un mois plus tard, il effectue son retour sur scène à l’Alhambra de Paris. Le 17 septembre 2017, l’artiste fête ses 50 ans de chanson sur la scène du théâtre des Forges à Trith-Saint-Léger dans les Hauts-de-France. Il y rend hommage aux grands chanteurs français : Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Jean-Jacques Goldman, Jean Ferrat, Renaud, Alain Souchon, etc.
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Tonton David

16 février 2021 : Décès, à l’hôpital de Nancy, du chanteur français d’origine réunionnaise Tonton DAVID des suites d’un accident vasculaire cérébral à 53 ans. Pour en savoir plus sur sa carrière artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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