SEPTEMBRE 2022

CELINE DION
ANVERS (B – 2170), Sportpaleis, à 19 h. 30 le samedi 3.     !!!   COMPLET   !!!        !!! REPORTé au DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 2023 !!!
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CELINE DION
ANVERS (B – 2170), Sportpaleis, à 19 h. 30 le dimanche 4.     !!!   COMPLET   !!!     !!! REPORTé au LUNDI 18 SEPTEMBRE 2023 !!!
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CELINE DION
ANVERS (B – 2170), Sportpaleis, à 20 heures le mardi 6.     !!! REPORTé au MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2023 !!!
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SALVATORE ADAMO
BRUXELLES (B – 1000), Cirque Royal, à 20 heures le mercredi 14.
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GAROU
MALMEDY (B – 4960), La Scène Intermills, à 20 heures le vendredi 23.
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GAROU
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le mardi 27.
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TRYO
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 h. 30 le jeudi 29.
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REGGIANI Serge

Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

Le chanteur et comédien français Serge REGGIANI naît le 2 mai 1922 à Reggio d’Emilie (Italie). Fils d’un coiffeur et d’une ouvrière, c’est à l’âge de huit ans que le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris et après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et joue aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregistrer un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès.
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Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Boris Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent. Pour l’écriture de ces derniers, l’interprète se tourne vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki (« Sarah ») mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie (« Le petit garçon »), Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier.
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Plus tard, dans les années 1970, il choisit des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle. Ce dernier lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc.
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Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani se tourne vers des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984).
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Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel.
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En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ».
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Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
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DANEL Pascal

Pascal Danel en 1980 – Photo (c) Gérard Krawszyk

Le chanteur et compositeur français d’origine corse Pascal DANEL naît le 31 mars 1944 à Paris sous le nom de Jean-Jacques Buttafoco. Ne connaissant pas sa mère qu’il ne rencontrera qu’à l’âge de 25 ans, il vit son enfance et son adolescence à Dijon chez sa grand-mère. Il se passionne pour la moto ainsi que pour l’acrobatie et il lie les deux passions pour être, un temps, funambule à moto. Mais suite à un accident qui l’immobilise, il apprend la guitare et le piano. Fraîchement arrivé à Paris, il fréquente le conservatoire de théâtre de la rue Blanche avant de devenir le guitariste et le chanteur d’un groupe nommé « Les Panthères ». Il se fait alors une place dans le métier où il passe des auditions afin de présenter les chansons qu’il écrit et compose. Il choisit alors un pseudonyme qui lui vient des années de sa jeunesse passées à l’école d’Annel. Il s’appelle désormais Pascal Danel et enregistre un premier disque chez Vogue dès 1964. Le succès n’est pas au rendez-vous tout de suite même si son premier enregistrement, « Soldat, soldat », suscite de bonnes réactions chez les professionnels.
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Repéré par Lucien Morisse qui le recrute pour son label Disc’Az, il devient, en 1966, l’interprète d’un « tube » qui s’avère vite inoxydable: « La plage aux romantiques ».
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Alors qu’il est souvent difficile de se relever d’une telle popularité soudaine et d’entamer une vraie carrière sur un « tube », Pascal Danel va surprendre tout le monde en plaçant un second 45 tours dans les hit parades quelques semaines plus tard: c’est « Kilimandjaro », disque de platine dans de nombreux pays.
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En 1969, il est accompagné sur scène par un jeune guitariste qui se nomme Lucien Voulzy: ce garçon changera de prénom en 1976 pour devenir le chanteur Laurent Voulzy. Par la suite, le succès va quelque peu s’estomper pour Pascal Danel mais l’artiste ne se repose jamais sur ses lauriers. Et ce travail de fond s’annonce payant au début des années 1970. Pascal Danel est à nouveau diffusé sur toutes les radios avec « Allez viens on danse » en 1971 et « Mamina » en 1972. Cette dernière chanson a d’ailleurs la faveur d’être reprise par Dalida au même moment.
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La fin des années 1970 et les deux décennies suivantes ne sont plus marquantes au point de vue chanson pour Pascal Danel. Dans les années 1980, il devient un proche du président de la république française François Mitterrand. Son épouse d’alors, la mère de son fils Jean-Pierre, Margit Danel, est à ce moment une proche collaboratrice de Mitterrand.
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Par la suite, Pascal Danel diversifie ses activités pour produire des émissions de télévision, composer des génériques, réaliser des compilations et produire des enregistrements pour d’autres artistes, en compagnie de son fils Jean-Pierre, sous le label « Puzzle ». Après la sortie de nombreuses compilations reprenant ses succès originaux (chez Universal) ou les réenregistrements de ses grandes chansons (sur son propre label), Pascal Danel enregistre un album en langue corse en 1994. En mars 2007, il effectue un retour fracassant sur scène en participant à la tournée « Age Tendre et Tête de Bois ».
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Dans la foulée de ce succès scénique, il enregistre un nouvel album, « Le Cœur des femmes », où il reprend, en duo avec Laurent Voulzy « La plage aux romantiques ».
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En janvier 2014, Pascal Danel réalise un vieux rêve en présentant, au Casino de Paris, un spectacle qu’il a conçu autour des chansons de son idole de toujours: Gilbert Bécaud. Il est à nouveau de l’aventure « Age tendre », pour la troisième fois, fin 2016. Depuis, Pascal Danel semble investi de la mission de se prétendre le seul à pouvoir perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud en donnant son avis sur d’autres initiatives comme l’album d’hommage enregistré en 2014 par Salvatore Adamo.
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CHELON Georges

Georges Chelon sur scène

L’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON naît le 4 janvier 1943 à Marseille. Après avoir entrepris des études à l’Institut d’études politiques de Grenoble, il pense faire carrière dans le journalisme mais il en est empêché par l’achat d’une première guitare qui le dirige tout droit vers la chanson en écrivant ses premiers titres. Face à cette passion soudaine, Georges décide de se présenter à un concours radiophonique où il est remarqué par René Vanneste qui est alors directeur artistique de Pathé Marconi. Et ce dernier l’encourage à enregistrer un premier disque 45 tours en 1965. Ce premier vinyle est suivi d’un album 33 tours dont le titre est « Le Père Prodigue », une chanson autobiographique qui obtient un grand succès à contre-courant de la mode des « yé-yés » qui sévit alors.
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La popularité de l’artiste lui permet d’assurer les premières parties des concerts de chanteurs de la même catégorie comme Alain Barrière ou Salvatore Adamo pour qui Chelon garde toujours une grande amitié. D’une musicalité différente, la chanson « Comme on dit » installe un peu plus le chanteur dans le paysage de la chanson française des années 1960.
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L’ascension de Georges Chelon se poursuit en 1966 avec la réception du Prix de l’Académie Charles-Cros du disque. Il connaît alors un second succès, dans la même veine musicale que « Père Prodigue », avec « Morte saison ».
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Un an plus tard, son concert parisien de Bobino est enregistré sur son troisième album. En 1968, une nouvelle chanson obtient un grand succès: c’est « Sampa » qui raconte à la première personne l’histoire d’un chien bâtard.
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Deux ans après ce « tube », le chanteur adapte en français quelques titres du répertoire de Leonard Cohen: « Adieu Marianne » et « Good bye » notamment.
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Au début des années 1970, après un passage à l’Olympia en 1971, l’artiste se fait plus rare et il faut attendre 1979 pour l’entendre à nouveau sur les radios avec la chanson « Montmartre ».
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Depuis cette époque, Georges Chelon n’a de cesse d’enregistrer des albums à raison d’un opus tous les deux ans environ. L’un de ceux-ci sort en 2013 et est consacré aux chansons de Georges Brassens.
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Entre 2004 et 2008, Georges Chelon réalise le projet de mettre en musique et d’enregistrer, sur sept disques, l’intégralité des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Dans les années 2000 et 2010, l’artiste fait régulièrement partie des tournées « Age tendre et tête de bois » où il récolte toujours un sacré succès populaire.
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En janvier 2008, il se présente seul face au public de l’Olympia à Paris. Ses succès, en versions originales, ainsi que des chansons moins connues ont été « compilés » sur un triple CD de la série « Platinum Collection » chez EMI en 2012. Début 2016, Georges Chelon édite un album intitulé « Dans la cour de l’école ». Il y raconte, tout en poésie, ses souvenirs d’écolier. À 74 ans, en 2017, l’artiste enregistre treize nouvelles chansons sur l’album « On n’est pas tout seul ». Des chansons d’amour mais aussi d’actualité sur l’accueil des migrants, la colère, la vieillesse ou encore l’au-delà. Deux ans plus tard, l’opus suivant a pour titre générique « Essayez Dieu ». Il comprend quatorze nouvelles chansons et une nouvelle version de « Père Prodigue ». Fidèle à lui-même dans ses thèmes de chansons traitant généralement des faits qui nous entourent et que nous vivons au quotidien, Georges Chelon peaufine, au fil des ans, une oeuvre très prolifique qui s’enrichit d’un album supplémentaire en mars 2021 : « Ensemble ». Le 12 août 2021, lors d’un léger répit dans la crise sanitaire engendrée par le coronavirus covid-19 et ses confinements successifs, l’artiste participe au premier festival de la chanson française de Thonon-les-Bains (F).
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Pour en savoir plus sur la discographie de Georges Chelon, rendez-vous sur le site web très complet de François-Marie Gérard en CLIQUANT ICI.
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ADAM Christian

Christian Adam en 2006

L’auteur-compositeur-interprète belge Christian ADAM naît le 14 mai 1945 à Haine-Saint-Paul (La Louvière). Dès son plus jeune âge, il écoute avec attention les anecdotes que son père, artiste musicien, lui raconte sur ses études au conservatoire de Mons, ses concerts en soliste ou comme chef d’orchestre, les artistes et les éditeurs de musique. Et le jeune Christian est également bercé par les mélodies de Charles Trenet et de Maurice Chevalier. Pas étonnant dès lors que, à la première occasion, l’enfant se tourne vers la musique pour apprendre le solfège, le piano mais aussi la danse classique et moderne. Toujours encouragé par son père qui a composé l’opérette qu’il monte dans un théâtre de la région, Christian fait ses premiers pas timides sur scène en 1956. Il se pique alors au jeu et devient un habitué des planches du théâtre de Jolimont où il preste dans les revues musicales colorées et joyeuses. Jusque là admirateur des chansons de Charles Aznavour, Edith Piaf ou Gilbert Bécaud, il vire sa cuti au début des années 1960 lorsque déferle la vague des chanteurs yé-yés et des rockers tels que Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell. Comme tous les adolescents de cette époque, il croit en sa chance et apprend la guitare en formant un orchestre de bal avec des copains et des membres de sa famille. Son père, qui se fait appeler Guy Mery, l’intègre alors dans sa formation qui a pour nom « Les Mery Boys » et il en devient le chanteur sous le pseudonyme de Chris Eden, ce qui est un peu normal pour celui dont le véritable patronyme est Adam en référence au paradis. Et si le groupe interprète chaque week-end un grand nombre de succès internationaux, il propose aussi régulièrement des compositions de son chanteur qui, pour gagner sa vie, travaille alors dans une imprimerie. Des collègues de travail estiment que Christian possède un certain talent et l’encouragent alors à proposer ses chansons lors de concours réservés aux jeunes talents. En 1968, il participe ainsi au « Parapluie des vedettes » à Huy (B) où il présente deux de ses compositions : « Monsieur le magicien » et « On s’était promis ». Le président du jury s’appelle Jean Darlier et il est, outre un membre très actif de la SABAM (Société des auteurs et compositeurs belges), éditeur et producteur de disques. Il tombe sous le charme des mélodies et de la voix du chanteur et lui permet d’enregistrer un premier disque 45-tours sous le nom de Chris Eden.
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Le succès est plutôt timide mais cela encourage l’artiste et le producteur à poursuivre leur collaboration pour un second disque avec les titres « Laisse tes souvenirs » et « Je t’aime plus que tout ». Chris Eden participe alors au concours de la Caméra d’Argent organisé par la RTB, la télévision belge francophone. Les votes combinés du jury et du public lui permettent de se produire à de nombreuses reprises au cours du programme étalé sur plusieurs semaines. Les contacts avec d’autres artistes et personnalités du show-business sont alors nombreux. Parmi ceux-ci, il y a l’accordéoniste montois Willy Staquet qui finit par présenter Christian au célèbre Marcel De Keukeleire qui est alors, en 1971, celui qui a lancé sur la voie du succès les groupe « Les Sunlights » et « Crazy Horse ». Commence alors, avec ce nouveau producteur et deux acolytes nommés Jean Vanloo et Jean-Luc Drion, un long travail minutieux de préparation qui débouche, en avril 1973, sur la sortie d’un 45-tours enregistré sous le nom de Christian Adam : « Si tu savais combien je t’aime ». La chanson est d’emblée programmée sur les ondes de la radio périphérique française Europe 1 et elle devient l’un des « tubes » de l’été avec plus d’un million d’exemplaires vendus. Et la nouvelle vedette doit faire face à un tourbillon de galas, d’émissions de radio, de programmes de télévision et de reportages pour les plus grands magazines artistiques.
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Alors que Christian Adam participe à de nombreux podiums présentés par Jean-Loup Lafont pour la station Europe 1 et où il côtoie Eddy Mitchell, Salvatore Adamo ou Mort Shuman, il est déjà temps de penser au disque qui prendra le relais de cet énorme succès et, à la fin de l’année 1973, c’est « Tu sais si bien dire je t’aime » qui envahit les ondes francophones. Elle permet à son interprète de participer aux émissions télévisées françaises de Guy Lux où il rencontre Serge Lama, C. Jérôme ou Christian Delagrange.
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Les succès s’enchaînent ensuite durant quelques mois : « Aimer je veux t’aimer » ou « Viens chez moi » lui permettent de participer au programme de la télé belge RTB « Chansons à la Carte » aux côtés d’Abba, Michèle Torr, Dalida et Mike Brant. En août 1975, très fatigué, il est victime d’un accident de la route qui le plonge dans le coma plusieurs semaines. Mais, dès son rétablissement, il part chanter en Turquie où il est devenu une vedette. Et, dans la lignée des mélodies qui l’ont fait connaître, il enregistre en 1976 le titre « Baby oh I love you ».
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Christian Adam poursuit ses tournées en Turquie et il se fait un peu oublier en France et en Belgique à une époque où le phénomène disco envahit les discothèques, les disquaires, les ondes radios et les hit-parade. En 1978, il est ainsi contraint de produire lui-même le 45-tours qui contient la chanson « Recommençons à vivre ».
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En 1980, en composant « Mes amis de la télé », il rend hommage à toutes les personnalités et les séries animées qui plaisent alors au jeune public. La maison de disques Polydor croit au projet et sort le 45 tours qui obtient un succès assez limité.
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En 1984, Christian Adam signe les chansons « Joue guitare » et « Je tends la main » pour Johny Fostier qui les enregistre. Cinq ans plus tard, à la faveur de la popularité du compact disc qui permet de retrouver les grands succès des années 1970 dans leur qualité sonore initiale, la firme Ariola Express sort un album des « grands succès de Christian Adam ». L’artiste est à nouveau contacté pour assurer la promotion du disque sur des podiums mais un nouvel accident de voiture stoppe l’élan retrouvé du chanteur. Il lui faudra des années avant de récupérer la force, le courage et l’inspiration d’un nouveau souffle pour la création d’un album qui révèle un artiste différent en 1998 et qui a pour titre « Vie privée ». On y trouve une version très particulière du premier grand succès, « Si tu savais combien je t’aime », en piano-chant telle qu’elle a été initialement créée 25 ans plus tôt. Quelques mois après, Christian participe à l’émission télévisée française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. A partir de ce moment, le chanteur se produit à de nombreuses reprises pour des spectacles nostalgiques qui évoquent le bonheur oublié des années 1970 en compagnie, notamment, de Robert Cogoi, Christian Vidal ou Alain Delorme. Et, en mars 2007, un album des principales chansons de sa carrière est commercialisé sous le titre « Depuis si tu savais ». Après cette dernière expérience discographique, les années 2010 vont être ternies par des ennuis de santé qui entraîneront le décès de Christian Adam à Warneton le 10 novembre 2014.

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BIVER Camille

Camille Biver dans les années 1970

L’auteur, compositeur, interprète, romancier, dramaturge, peintre et animateur belge Camille BIVER naît à Arlon le 2 février 1917. Il fréquente l’école des Frères Maristes entre 1930 et 1932 puis l’Athénée Royal de sa ville natale. A 17 ans, fréquentant les cours du grammairien Maurice Grévisse à l’Ecole militaire des Cadets de Namur, il écrit des poèmes. La publication, sous forme de recueil, de ceux-ci par la suite nécessitera l’autorisation du ministre belge de la Défense Nationale de l’époque. Ses études lui permettent d’ensuite rejoindre l’Ecole Royale Militaire pour réussir son entrée dans l’infanterie-cavalerie en 1937. La seconde guerre mondiale éclate et, le 28 mai 1940 lors de la capitulation de la Belgique, il est fait prisonnier et emmené en Allemagne. Commencent alors cinq années de captivité où il décide d’égayer un peu le quotidien de ses partenaires de camp en écrivant et interprétant des chansons mais aussi des sketches et même des pièces de théâtre. Il souffre de la tuberculose lorsque les soldats russes le libèrent à Prenzlau avant que les Américains ne le ramènent en Belgique. Son état de santé est épouvantable et il est transporté en Suisse pour subir quelques interventions chirurgicales qui vont le sauver. De retour au pays natal en 1949, il est retraité à l’âge de 32 ans car reconnu invalide de guerre à 100%. Il travaille à ce moment pour certains magazines et journaux belges, suisses et français. Pour ne pas rester inactif et pour s’épanouir de ses passions, Camille Biver prend alors le chemin du conservatoire où il obtient le premier prix d’art dramatique. Il vit alors à Arlon où crée une revue littéraire qui n’existe que peu de temps et commence à travailler pour la radio. En 1953, il épouse la comédienne suisse Georgette Noguet qu’il a rencontrée lors de son séjour de convalescence et avec qui il s’installe à Bruxelles. Avec elle et le poète-éditeur Louis Musin qu’il vient de rencontrer, il reprend un petit théâtre qu’il renomme « Le coup de lune » et qui va accueillir bon nombre de chanteurs débutants comme Jacques Brel, Paul Louka, Salvatore Adamo ou Julos Beaucarne. Alors qu’il travaille pour des magazines d’information de la télévision belge francophone, il fonde, avec son épouse, une école qui aide les jeunes artistes à se développer : Le Laboratoire des Variétés. Et c’est surtout dans ce cadre que Camille Biver est une personnalité qui a compté pour la chanson francophone de Belgique. Ses poèmes ont été enregistrés sur sept disques 33-tours et deux 45-tours dont un comportant les chansons « La rue des enfants perdus » et « Les tours de Notre-Dame ». Le 9 août 1981, alors qu’il est en vacances au Maroc, Camille Biver décède à Mohammedia.
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DELIZIA (Adamo)

Délizia en 1975

La chanteuse belge DELIZIA naît le 23 juin 1952 à Mons. Petite soeur de Salvatore Adamo, elle tente l’expérience de la chanson à l’âge de douze ans quand elle enregistre un premier 45 tours dont les deux titres, « Prends le chien » et « Monsieur le professeur », sont composés par son grand frère Salvatore qui est alors en train de s’envoler vers les cimes de la gloire.
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Un second disque sort en 1967, toujours enregistré sous le simple nom de Délizia, avec quatre titres dont les deux premières chansons réenregistrées avec une voix plus adolescente.
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La jeune fille suit ensuite des cours de dessin aux beaux-arts puis s’essaie à la comédie au Théatre de l’Ancre de Charleroi. Elle y joue notamment dans la pièce de Valentin Kataeiv « Je veux voir Moscou ». Quelques années plus tard, Délizia suit des cours d’art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles. Mais elle revient à la chanson en 1974 quand Salvatore lui écrit à nouveau quelques chansons dont « Qui te retient » et « Aime-moi ».
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En 1975, elle accompagne son frère en tournée et sort deux 45 tours dont les chansons sont aussi écrites par Salvatore: « Vivre avec toi » et « Alors le bel été ». Puis, Délizia participe aux présélections belges du concours Eurovision de la chanson en 1976 et en 1978 mais elle n’y décroche pas sa participation à la finale européenne.
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En 1976, Délizia enregistre des chansons dont les textes sont écrits par Didier Barbelivien (« Un hiver avec toi ») et Patrick Loiseau (« Ma prière »). Elle travaille aussi avec l’arrangeur et orchestrateur Guy Matteoni pour les chansons « Le procès de l’amour » et « Le temps pardonne ». Après un dernier disque intitulé « Qui viendra réinventer l’amour » en 1978, Délizia délaisse la chanson.
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Le 9 février 2020, ses soeurs Giovanna, Eva, Salvina et Tina annoncent le décès de Délizia sur le réseau social Facebook. Aucune précision n’est apportée sur les circonstances de sa disparition.
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MORGAN Marc

Marc MORGAN en 2010 – Photo (c) Pascal Schyns – Sofam

L’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN naît le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu. Il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste au milieu des années 1980. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».
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Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.
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A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui du programme télévisé « Taratata » sur France 2.
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En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».
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L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2 (à visionner en cliquant sur l’image ci-dessous).
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Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.
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C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.
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En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.
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Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’éditions musicales. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’artiste nous quitte de manière inopinée à l’âge de 57 ans.
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VENTURA Ray

Le musicien, compositeur et chef d’orchestre français Ray VENTURA naît le 16 avril 1908 à Paris. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».
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Jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale, le parfum d’insouciance dans lequel baigne la France ainsi que les premiers congés payés attribués à la population vont permettre aux chansons rigolotes de l’orchestre de devenir très populaires. Il y a ainsi « Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine », « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », « J’aime les bananes », « Tiens tiens tiens » ou « Les chemises de l’archiduchesse ».
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En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « A la mi-août » en 1949.
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Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. Deux ans avant son décès, le genre musical de Ray Ventura se perpétue encore grâce, notamment, au Grand Orchestre du Splendid qui lui rend hommage dans ses prestations.
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En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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DAVIS-BOYER Daidy

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

L’impresario, productrice et réalisatrice française Mamy Scopitone naît le 28 avril 1918 sous le nom d’Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. A l’origine, elle se fait connaître dans le milieu musical français en étant imprésario. Dans les années 1950, elle met ainsi sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones qu’elle s’est faite une réputation. Au début des années 1960, Daidy découvre en effet cette machine créée aux Etats-Unis et qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films enregistrés sur les chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).
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Ces ancêtres du clip vidéo sont des petits films tournés en décors naturels (ou pas) généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Georgette Plana, les Charlots, Antoine, C. Jérôme, Stone et Charden, Michel Delpech, etc.
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La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977.
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A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire.
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La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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JEAN-CLAUDE (MENESSIER)

L’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER naît le 10 mai 1934 à Fumay dans les Ardennes françaises. A l’issue de la seconde guerre mondiale, il crée une troupe théâtrale (« Le théâtre en relief ») et devient animateur de jeux estivaux sur les plages belges. En 1952, il est engagé par l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion belge et, sous le simple prénom de Jean-Claude, commence à animer des émissions pour la jeunesse. Et ces programmes obtiennent rapidement un grand succès. Il devient probablement l’animateur le plus populaire de la Belgique francophone. Il organise des jeux qui opposent des villes qui s’enflamment (« Villes-vacances ») et il invite les plus grandes vedettes de l’époque qu’il interviewe avec un talent sans pareil: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Salvatore Adamo, Claude François et plein d’autres au début des années 1960 alors que l’INR est devenu la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge. C’est aussi Jean-Claude qui crée à l’époque l’opération caritative 48 81 00 dont le nom est tiré du numéro de téléphone où l’on peut appeler. Cette initiative se poursuit toujours sous le nom de « Cap 48 » et permet de venir en aide aux personnes handicapées. En 1961, avec Stéphane Steeman et Jean Martin, il fonde le Secrétariat des Artistes. Ce dernier s’occupe de trouver des contrats et de défendre les droits des artistes vis à vis, par exemple, des organisateurs de spectacles peu scrupuleux. Au début des années 1960, alors au sommet de sa gloire, Jean-Claude s’est laissé tenter par les sirènes du show-business et a enregistré un 45 tours: « Papa aime maman », reprise d’une chanson du répertoire de Georges Guétary. Probablement plus par défi que dans l’intention de faire une carrière de chanteur. Quelques années plus tard, en 1967, un désaccord profond entre Jean-Claude et son directeur l’oblige à quitter la radio. L’homme ne s’en remettra jamais malgré sa reconversion dans d’autres domaines comme celui d’attaché de presse, notamment, pour le célèbre salon du bâtiment de Bruxelles: « Batibouw ». Au virage des années 1970 et 1980, il retrouve un boulot à la télévision belge, devenue RTBF, avec un « F » comme francophone, et il présente l’émission périodique « Les belles années » où il reçoit, aux côtés d’un orchestre prestigieux (Caravelli, Helmut Zacharias, etc.) de grands artistes de la chanson française comme Charles Dumont, Gilbert Bécaud ou Dalida entre autres. Par la suite, en 1979, il devient aussi le présentateur d’une sorte de déclinaison belge de la française « Ecole des Fans » où de très jeunes artistes chanteurs viennent présenter le fruit de leur travail : « Fa c’est facile à chanter ». A la fin des années 1990, Jean-Claude doit se battre contre un cancer qui finit par l’emporter le 2 mars 1999 à Bruxelles. Une interview biographique de Jean-Claude Ménessier réalisée en 1968 est à visionner en cliquant sur l’image ci-dessous.

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NOËL Gérard

Gérard Noël

Le producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL naît sous le nom de Gérard Wauters le 18 janvier 1920 à Ecaussinnes. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir » qui va être diffusée sur l’antenne de « Radio-Hainaut » en direct des studios du Jardin du Maïeur à Mons. Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur d’anciennes chansons, des morceaux de musique classique, des airs lyriques et de la poésie. Elles sont toutes introduites, pendant des dizaines d’années, par la version instrumentale de « Trois petites notes de musique » interprétée par l’accordéoniste montois Willy Staquet.
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« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard livre ainsi quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, le 15 janvier 1985, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre : Julos Beaucarne dont le texte d’hommage à Gérard Noël, récité par lui-même, peut être écouté ci-dessous.
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Mais cette soirée d’hommage est aussi marquée par la présence des chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo notamment. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au Théâtre Royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël est aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
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