BEAUCARNE Julos

Julos en 2011

L’auteur-compositeur-interprète belge Julos BEAUCARNE naît le 27 juin 1936 à Ecaussinnes. Il est également poète, écrivain, conteur et sculpteur. Fils d’un inventeur, fabricant et marchand de machines agricoles, il est aussi petit-fils de fermier et il se montre très vite attaché au terroir sous toutes ses formes. Après des humanités suivies sans problèmes au Collège Saint-Vincent de Soignies (B), il tente des études supérieures en divers domaines mais il ne les achève pas. Il tâte ainsi des lettres, de la philologie romane et de l’assistance sociale. Pour vivre, il exerce alors divers petits boulots plus ou moins lucratifs: assureur, professeur d’éducation physique, inventeur d’une méthode d’apprentissage de la guitare et, enfin, placeur d’antennes de télévision à l’époque où celles-ci sont très en vogue. Intéressé également par les arts du spectacle et la musique, il suit des cours de mime. En voyage en Provence en 1961, sa voiture tombe en panne et il décide de chanter sur les places publiques pour payer les réparations. De retour en Belgique, il joue la comédie dans différents théâtres bruxellois pour lesquels il compose aussi des musiques. Alors qu’il a pris l’habitude de retourner chanter chaque été sur les places des villages provençaux, il finit par présenter ses chansons à Paris en 1966 chez la chanteuse Monique Morelli qui tient alors un cabaret. Il parvient à enregistrer un premier disque grâce à des souscriptions financières: « Le sort d’ici bas ».
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En 1967, l’artiste reçoit le prix des Rencontres poétiques du Mont-Saint-Michel (F) pour l’album « Julos Beaucarne chante Max Elskamp ».
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Très productif, le chanteur enregistre encore deux 33 tours dans les mois qui suivent: l’un avec des chansons personnelles et l’autre avec des chansons de sa région natale d’Ecaussinnes et du Centre parmi lesquelles il y a la fameuse « Petite Gayole » (« Elle me l’avait toudis promis »).
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En 1968, Julos chante à Londres. Jusqu’en 1975, il multiplie les enregistrements de disques mais aussi les distinctions et les spectacles. A la chandeleur 1975, un drame marque l’homme à jamais: sa compagne est assassinée par une personne travaillant pour le couple. Loulou laisse deux orphelins de leur maman: Christophe et Boris.
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Julos multiplie alors ses activités et se réfugie dans la poésie et la musique pour essayer de tourner la page. Entre 1975 et 1978, les récompenses continuent à affluer avec, notamment, le Prix de l’Académie Charles-Cros décerné pour l’ensemble de son oeuvre.
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De 1978 à 1980, il tente une nouvelle expérience, télévisuelle cette fois, avec l’émission « De bric et de broc » diffusée en Belgique par la RTBF (Radio Télévision publique Belge Francophone). La suite de sa carrière est alors une alternance de sorties de disques et de spectacles dans des lieux les plus divers et parfois lointains: Québec, Vancouver, Mexique, Japon, Maroc, Algérie, Inde, Arabie Saoudite, etc. Julos se distingue aussi par ses idées parfois qualifiées de farfelues par les personnes les plus « terre-à-terre ». A Liège (B) par exemple, en 1986, il inaugure la première centrale électrique musculaire: 105 spectateurs pédalent sur des vélos fixes pour éclairer le chanteur sur scène. Il passe aussi une grande partie de son temps libre à détourner des objets de leur utilisation première. Il en fait des objets d’art qu’il expose à l’image de ces fameuses bobines vidées de leur câbles électriques et qui, superposées, deviennent des pagodes baptisées « post-industrielles ».
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En 1993, lors des funérailles du roi des Belges Baudouin, Julos est invité à chanter en compagnie de Barbara d’Alcantara. Au début des années 2000, Beaucarne est également demandé par le cinéma où il tourne « Le Mystère de la Chambre Jaune » et « Le Parfum de la Dame en Noir » de Bruno Podalydès. En 2006, l’artiste est foudroyé par une attaque cardiaque et l’opération qu’il subit l’oblige à réduire ses activités. Mais, un an plus tard, il est de retour avec un nouvel album, « Le jaseur boréal », et le spectacle qui y est consacré.
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En 2008, l’auteur-compositeur belge est au centre d’un album hommage interprété par 22 chanteurs belges, français et québécois qui enregistrent les titres à leur manière: du rock au rap en passant par le jazz. A cette occasion, José Van Dam interprète « Je ne songeais pas à Rose ».
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Et, en 2012, Julos est de retour avec un album de chansons et poésies originales: « Le Balbuzard fluviatile ».
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Pendant plus de cinquante ans, Julos Beaucarne occupe une place tout à fait particulière dans le domaine de la chanson francophone. Il ne fait jamais de concessions au show-business: il n’en a pas besoin. Il ne trahit jamais la langue française sauf lorsqu’il interprète, à de nombreuses reprises,  des chansons traditionnelles du répertoire wallon ou traduit des oeuvres de Brassens, Vigneault et consorts dans ce dialecte dont il est un ambassadeur remarquable dans le monde entier. De plus en plus discret, il est injoignable lors de ses 80 ans en 2016. La rumeur d’un problème de santé important, répandue à l’époque, n’est ensuite jamais démentie. En 2018 cependant, on peut lire ce bref texte écrit par Julos sur son blog : « Je suis descendu du ventre de ma mère un 27 de juin en 1936, je suis d’un autre siècle et en secret j’espère vivre encore longtemps tant que l’Univers persiste. Je marche à petits pas dans la blanche lumière qui me transperce encore et le corps et l’esprit, j’espère rebondir chaque jour davantage, garder ma mémoire fraîche comme le cœur d’un fruit. » Malheureusement, le 18 septembre 2021, malgré tous ses efforts, Julos Beaucarne décède dans sa localité de Tourinnes-la-Grosse.
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BIVER Camille

Camille Biver dans les années 1970

L’auteur, compositeur, interprète, romancier, dramaturge, peintre et animateur belge Camille BIVER naît à Arlon le 2 février 1917. Il fréquente l’école des Frères Maristes entre 1930 et 1932 puis l’Athénée Royal de sa ville natale. A 17 ans, fréquentant les cours du grammairien Maurice Grévisse à l’Ecole militaire des Cadets de Namur, il écrit des poèmes. La publication, sous forme de recueil, de ceux-ci par la suite nécessitera l’autorisation du ministre belge de la Défense Nationale de l’époque. Ses études lui permettent d’ensuite rejoindre l’Ecole Royale Militaire pour réussir son entrée dans l’infanterie-cavalerie en 1937. La seconde guerre mondiale éclate et, le 28 mai 1940 lors de la capitulation de la Belgique, il est fait prisonnier et emmené en Allemagne. Commencent alors cinq années de captivité où il décide d’égayer un peu le quotidien de ses partenaires de camp en écrivant et interprétant des chansons mais aussi des sketches et même des pièces de théâtre. Il souffre de la tuberculose lorsque les soldats russes le libèrent à Prenzlau avant que les Américains ne le ramènent en Belgique. Son état de santé est épouvantable et il est transporté en Suisse pour subir quelques interventions chirurgicales qui vont le sauver. De retour au pays natal en 1949, il est retraité à l’âge de 32 ans car reconnu invalide de guerre à 100%. Il travaille à ce moment pour certains magazines et journaux belges, suisses et français. Pour ne pas rester inactif et pour s’épanouir de ses passions, Camille Biver prend alors le chemin du conservatoire où il obtient le premier prix d’art dramatique. Il vit alors à Arlon où crée une revue littéraire qui n’existe que peu de temps et commence à travailler pour la radio. En 1953, il épouse la comédienne suisse Georgette Noguet qu’il a rencontrée lors de son séjour de convalescence et avec qui il s’installe à Bruxelles. Avec elle et le poète-éditeur Louis Musin qu’il vient de rencontrer, il reprend un petit théâtre qu’il renomme « Le coup de lune » et qui va accueillir bon nombre de chanteurs débutants comme Jacques Brel, Paul Louka, Salvatore Adamo ou Julos Beaucarne. Alors qu’il travaille pour des magazines d’information de la télévision belge francophone, il fonde, avec son épouse, une école qui aide les jeunes artistes à se développer : Le Laboratoire des Variétés. Et c’est surtout dans ce cadre que Camille Biver est une personnalité qui a compté pour la chanson francophone de Belgique. Ses poèmes ont été enregistrés sur sept disques 33-tours et deux 45-tours dont un comportant les chansons « La rue des enfants perdus » et « Les tours de Notre-Dame ». Le 9 août 1981, alors qu’il est en vacances au Maroc, Camille Biver décède à Mohammedia.
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LEFEBVRE Jean

Jean Lefèbvre en 1981

Le comédien français Jean LEFEBVRE naît le 3 octobre 1919 à Valenciennes. Il a aussi tâté de la chanson en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre enregistre aussi quelques disques qui ne laisseront malheureusement pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage » (à écouter sur « Bide et Musique » en cliquant ICI). Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.
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Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990.
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En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ».
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Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont dispersées sur le Mont-Blanc.
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AGLAË

AGLAE en 1957

La chanteuse et comédienne canadienne AGLAË naît le 13 mai 1933 à L’Epiphanie au Québec sous le nom de Jocelyne Deslongchamps. La jeune chanteuse débute à l’âge de seize ans dans des cabarets montréalais sous le nom de Josette France. Et c’est là, en 1949, que le chanteur et pianiste français Pierre Roche, qui travaille alors avec le jeune Charles Aznavour, la découvre. C’est le coup de foudre et ils se marient en 1950. En 1952, elle suit le musicien et s’installe avec lui à Paris. A partir de cette année, elle va enregistrer des chansons qui vont la rendre très populaire. Avec Michel Legrand, elle enregistre une chanson de Lionel Daunais qui a pour titre « Aglaé ». Le morceau atteint un tel succès que la vedette québécoise Félix Leclerc conseille à la jeune femme de prendre ce nom comme pseudonyme d’artiste. Sa popularité l’amène à chanter dans les music-halls parisiens de Bobino et de l’Olympia. Très vite, sa carrière prend des proportions internationales et elle se produit en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
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Ses caractéristiques vocales et ses goûts l’orientent ensuite vers l’opérette et elle apparaît en 1955 aux côtés de Tino Rossi dans « Méditerranée » de Francis Lopez.
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En 1960, elle joue aussi au théâtre de l’ABC à Paris dans « Coquin de printemps » de Guy Magenta.
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En 1963, elle quitte Paris pour retourner vivre au Québec. Au Canada, elle enregistre plusieurs succès: « Marie-toi », « À présent tu peux t’en aller », « Dans mes bras oublie ta peine » en 1964 et « On se quitte » ou « La bague au doigt » en 1965.
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Si Aglaé décide de mettre un terme à sa carrière de chanteuse en 1966, elle apparaît encore ensuite sur des compilations discographiques comme ici, en 1975, à l’occasion de la « Soirée Québécoise du Temps des Fêtes ».
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Aglaë poursuit ensuite son travail de comédienne au Canada et ce jusqu’à sa mort à l’âge de 50 ans le 19 avril 1984 à Montréal.
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BOUVARD Philippe

Philippe Bouvard en 1981 (c) Andanson

Le journaliste, humoriste, présentateur de radio-télévision, écrivain, auteur de théâtre et dialoguiste français Philippe BOUVARD. naît le 6 décembre 1929 à Coulommiers. Il ne connaîtra jamais son père qui était imprimeur au Maroc. Mais sa mère, Alsacienne d’origine juive, l’oblige à se cacher durant la deuxième guerre mondiale. Après une scolarité vécue dans divers établissements parisiens, c’est à l’École supérieure de journalisme de Paris qu’il entre en 1948 pour la quitter quelques mois plus tard. Il doit dès lors pratiquer des petits métiers pour vivre et, en 1953, il est coursier au journal « Le Figaro » avant de réaliser un stage où il écrit dans la rubrique parisienne. A cette époque, il est aussi, un temps, attaché de presse pour les disques Barclay. A partir de 1962, il devient rédacteur au Figaro et commence aussi à travailler pour Radio Luxembourg où il réalise des interviews. Il devient animateur de « RTL Non Stop » entre 1967 et 1974 et également rédacteur en chef de la station de radio. En 1977, il prend les commandes d’une nouvelle émission humoristique et culturelle appelée « Les grosses têtes ». 22 ans plus tard, alors qu’il est toujours l’animateur-présentateur de l’émission, Bouvard est remercié et on demande à Christophe Dechavanne de le remplacer. Après un séjour de quelques mois à Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé à RTL pour reprendre les Grosses Têtes en 2001. Il reste à la barre jusqu’en septembre 2014, moment où il cède la place à Laurent Ruquier. Parallèlement à ses activités de presse et de radio, Philippe Bouvard présente aussi des émissions de télévision entre 1971 et la fin des années 1980. C’est surtout au cours des talk-shows des années 1970 qu’il a l’occasion de côtoyer et de présenter de nombreux chanteurs francophones : « Samedi soir » (où il reçoit en 1971 des artistes comme Mike Brant, Salvatore Adamo, Les Charlots, Nanette Workman, Thierry Le Luron, etc.), « Dix de der » (1976), « L’huile sur le feu » (1977), « Le dessus du panier » (1978), « Sur la sellette » (1979) ou « Passez donc me voir » (où il reçoit notamment Daniel Balavoine le 3 avril 1980 sur la chaîne de télé française Antenne 2).
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C’est au cours de l’émission « Bouvard en liberté » en 1975, que le chanteur Gérard Lenorman connaît la frayeur de sa vie lorsque, aux côtés de Philippe Bouvard, il assiste en direct comme de très nombreux téléspectateurs, à l’accident de trampoline de Richard Tison qui s’en sort finalement sans trop de mal (video à visionner en CLIQUANT ICI). Le 13 septembre 1982, une nouvelle émission est lancée sur Antenne 2 : le Petit Théâtre de Bouvard. Le programme est diffusé en semaine tous les jours vers 19h45 et dure environ 15 minutes. A partir de 1985, la formule du Théâtre de Bouvard s’essouffle et l’émission finit par être remplacée par le Petit Bouvard illustré du 17 mars au 3 juillet 1986 puis par Le nouveau théâtre de Bouvard du 8 septembre 1986 au 28 août 1987.
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Entre 1990 et 2006, Philippe Bouvard dirige aussi la salle de spectacles parisienne de la Gaîté-Bobino.
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BOCCARA Frida

Frida Boccara en 1984

La chanteuse française Frida BOCCARA est née le 29 octobre 1940 à Casablanca au Maroc où ses parents, originaires de Livourne en Italie, se trouvent à ce moment-là. Elle grandit dans une famille où l’on adore la musique. Et l’enfance de la petite fille va être très occupée par le chant. Elle rencontre un jour, par hasard, le manager des Platters, Buck Ram, qui lui demande d’envoyer à Paris une bande magnétique avec des enregistrements de sa voix sur ses chansons préférées. N’écoutant que son courage et ses aspirations, elle part dans la capitale française pour le rencontrer mais elle arrive alors qu’il vient de repartir en tournée avec les Platters. Elle décide de s’inscrire au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille. Et elle y fait plein de rencontres qui lui permettent finalement d’enregistrer, en 1961, un premier disque sur lequel figure la chanson « Cherbourg avait raison » qui obtient un très grand succès populaire et radiophonique.

S’en suit toute une série de participations à des concours où elle se distingue un peu partout: Sopot, Barcelone, San Remo, Rio de Janeiro, Mexico, Sofia, Tokyo, Split, Antibes-Juan les Pins, Utrecht et Palma de Majorque notamment. Elle enregistre 45 tours sur 45 tours avec, souvent, des reprises comme « On n’a pas tous les jours vingt ans » (Berthe Sylva) ou encore « Un premier amour » (Isabelle Aubret), « Souviens-toi des Noëls de là-bas » (Enrico Macias) et « Johnny Guitar ».

Au fil du temps, elle se dirige de plus en plus vers un répertoire d’inspiration « classique ». En 1968, avec le titre « Cent mille chansons », elle accède au rang de vedette internationale.

Et, pour garder cette popularité, il lui est proposé de représenter la France au concours Eurovision de la chanson en 1969. Elle accepte et choisit d’interpréter, sobrement dans une version « piano-voix », la chanson « Un jour un enfant » d’Eddy Marnay et Emil Stern. Frida Boccara se classe première ex-eaquo avec trois autres chanteuses.

Après cette victoire, elle poursuit une carrière internationale en interprétant des chansons basées sur des thèmes classiques composés par Vivaldi, Telemann, Rossini, Grieg, Smetana, Mozart, Bach, Beethoven, Brahms, Elgar et Haëndel entre autres. Mais elle diversifie aussi son répertoire en se tournant vers le jazz et le folk. En 1996, la chanteuse connaît de graves problèmes de santé. Le 1er août de la même année, elle meurt à Paris des suites d’une infection pulmonaire. Elle est inhumée au cimetière de Bagneux. En 1998, son fils, né en 1975, tente, lui aussi, une carrière dans la chanson sous le nom de Tristan Boccara et, malgré un premier titre (« J’aurais besoin de te dire ») qui connaît un petit succès, il ne semble pas avoir poursuivi ses activités de chanteur.

A voir ci-dessous : Tristan Boccara reçu par Pascal Sevran dans l’une de ses émissions de la télévision française en 1997…

 

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10 JANVIER

 

Bernard Sauvat en 1977

10 janvier 1941 : Naissance, à Casablanca (Maroc), du chanteur français Bernard SAUVAT. La musique est d’abord une passion pour celui qui se dirige vers une profession d’enseignant et qui va devenir prof de maths. Mais il pratique la chanson en activité complémentaire et il se retrouve à interpréter ses compositions dans des cabarets dès 1968. Puis il effectue des rencontres artistiques qui vont déboucher sur l’enregistrement d’un premier 45-tours (« Ingrid ») dans les mois qui suivent. Le succès n’est pas au rendez-vous et l’artiste devra attendre l’été 1972 pour entendre son disque, « L’amour il faut être deux », à la radio. Cette fois, il se hisse dans les hit parade des radios périphériques françaises Europe 1 et RTL. La télévision et Guy Lux lui ouvrent aussi la porte des studios. Le chanteur enchaîne alors quelques autres « tubes » comme « La robe verte » (1973) et, surtout, « Le professeur est un rêveur » (1974).
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Au cours des années 1980, Bernard Sauvat tombe un peu dans l’oubli mais il continue à enregistrer des albums souvent autoproduits. Son public est bien sûr très réduit mais est constitué en grande partie de personnes vivant au Moyen-Orient. Et puis, près de 30 ans après le succès connu en 1974, sa chanson « L’Amitié » devient l’hymne des « Staracadémiciens » de TF1. En 2009, Bernard Sauvat participe, avec d’autres chanteurs des années 1970, à l’aventure du spectacle « Age tendre et tête de bois ». Au cours de cette tournée, à Dunkerque, il subit une lourde chute qui le prive de scène pendant quelques mois. Au début de l’année 2012, il commercialise un album de nouvelles chansons intitulé « Les potes poètes de Barbizon ». En septembre 2014, il publie un livre autobiographique: « Et dire que j’ai chanté tout ça ». Quelques mois plus tard, un nouvel album de l’artiste est disponible à la vente : « Le professeur chante pour les enfants ». Bernard Sauvat fête alors ses 50 ans de carrière en proposant deux spectacles à Beyrouth en février 2016. Puis, un nouvel opus est distribué en septembre : « La poésie à fleur de mots ». Alors qu’il travaille avec l’auteur Frank Thomas sur le projet d’une comédie musicale depuis des années, le disque reprenant les chansons de « Retour à l’Auberge Ganne » est édité en septembre 2017. En 2018, un nouveau spectacle est proposé en octobre au théâtre Dejazet à Paris et il est basé sur les chansons de l’album « Mes silences d’autrefois » publié quelques semaines plus tôt. En 2020, la firme EPM édite un coffret contenant deux CD et un DVD intitulé « Récital ». On y retrouve, enregistrées en public à Brabizon, les chansons qui ont fait la gloire de Bernard Sauvat mais aussi les titres qui ont fait de lui l’artiste qui peut se vanter d’avoir une carrière de 50 ans sur scène.
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Sapho

10 Janvier 1950 : Naissance, à Marrakech, au Maroc, de la chanteuse française SAPHO. De son vrai nom Danielle Ebguy, Sapho est une artiste française qui chante dans plusieurs langues: français, arabe, anglais, espagnol et hebreu. Son enfance se déroule au Maroc avant que l’adolescente ne débarque à Paris. Attirée par la chanson, elle fréquente le Petit Conservatoire de Mireille sous le nom de « Bergamotte », un personnage de chanteuse québécoise qu’elle crée de toute pièce. En hommage à la poétesse grecque antique Sappho, elle décide de choisir ce pseudonyme, avec un « P » de moins, pour enregistrer son premier album en 1977. A la même époque et en parallèle, elle fait partie de « La Bande à Basile » et du groupe « Odeurs », formations auxquelles elle collabore vocalement. Avec plusieurs cordes à son arc, Sapho écrit alors des romans et participe à un opéra avant de présenter un spectacle de reprises de Léo Ferré en flamenco en 2005.

Trois ans plus tard, elle sort un album intitulé « Universelle ». Il contient un véritable mélange d’influences qui vont du rock au funky en passant par le reggae et la musique arabo-andalouse. Sapho est une chanteuse de variétés dans la version la plus noble du terme. Mais elle n’est pas une chanteuse à succès. Elle prend toute sa dimension sur scène en faisant vivre les chansons qu’elle grave sur des disques comme dans autant d’écrins à ouvrir pour mieux en apprécier la texture. En octobre 2018, elle rend hommage très sobrement, grâce à des enregistrements piano-voix, à l’une de ses idoles en commercialisant l’album « Sapho chante Barbara ».
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10 janvier 1985 : Naissance, à Cernay, du chanteur et accordéoniste français Claudio CAPEO sous le vrai nom de Claudio Ruccolo. D’origine italienne, il découvre la musique en famille et apprend à jouer de l’accordéon dès l’âge de six ans. Ses parents l’encouragent dans cette voie et il participe à de nombreux concours dans toute l’Europe. A seize ans, adolescence oblige, il se passionne pour le rock métal et fait partie d’un groupe éphémère. Une fois cette aventure musicale terminée, il revient à l’accordéon pour rejoindre une formation de jazz africain pendant deux ans. En dehors de sa passion pour la musique, Claudio exerce le métier de menuisier décorateur à temps plein. Mais son accordéon n’est jamais bien loin et, un jour de 2008, un collègue lui conseille fortement de chanter en s’accompagnant de son instrument. Il suit le conseil et forme un groupe qui enregistre deux albums et se produit un peu partout en Europe. Au cours d’un concert donné au printemps de Bourges, une personne avisée lui conseille de participer au crochet télévisé de la chaîne privée française TF1 « The Voice la plus belle voix ». C’est ce qu’il fait en 2016 sans son accordéon pour obtenir un avis professionnel sur ses qualités vocales. Enrôlé dans l’équipe de Florent Pagny, il est éliminé au cours des duels. Mais cette expérience télévisuelle l’a fait remarquer par un public nombreux et, aussi, par un directeur de label, Sébastien Saussez qui lui propose de commercialiser un album de chansons originales. C’est très bien vu puisque l’opus reste cinq semaines en tête des ventes françaises et est récompensé par un disque de platine. Il est surtout porté par les titres « Un homme debout », « Ca va ça va », « Riche » et « Dis-le moi ».

Ce sont ces chansons qui attirent un très nombreux public là où il passe en concert comme notamment, le 20 juillet 2017 aux Francofolies de Spa en Belgique. Poursuivant le chemin que le succès lui a tracé, Claudio Capeo commercialise un nouvel album intitulé « Tant que rien ne m’arrête » à la rentrée 2018 et celui-ci est bien annoncé par de nombreuses radios qui en diffusent le premier extrait : « Ta main ». En novembre 2020 l’artiste commercialise un album où il enregistre quelques chansons italiennes qui ont particulièrement marqué son enfance : ce sont celles qui figuraient sur les cassettes que son père emportait lors des voyages en voiture vers l’Italie de sa famille. « E penso a te » est l’une de ces chansons qui donne son titre à l’opus. Quelques-unes de ces mélodies sont aussi interprétées entièrement ou partiellement en français (comme « Volare », « Dans le bleu du ciel bleu »).
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10 janvier 1985 : Le chanteur italo-belge Frédéric FRANCOIS reçoit un disque d’or pour son album contenant les succès « Mon coeur te dit je t’aime » et « On s’embrasse on oublie tout ». Le précieux objet lui est remis dans le cadre prestigieux des salons de l’hôtel Astoria à Bruxelles.

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PERRINE & JEANMI en 2006

PERRINE & JEANMI en 2006

10 janvier 2007 : Jusqu’au 13 janvier, le duo PERRINE & JEANMI se produit tous les soirs sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. Lauréats de la Biennale de la chanson française, à Bruxelles en 2004, Perrine et Jeanmi livrent un concert très inspiré dans une configuration acoustique minimale: « Délicate Attention ».
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Livret de l’album live posthume sorti en 2011

10 janvier 2010 : Décès, à Paris, du chanteur et musicien français Mano SOLO. des suites du SIDA à l’âge de 46 ans. Pour prendre connaissance d’une brève biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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10 janvier 2011 : Patrick FIORI entame une grande tournée des petites salles en Belgique francophone. Le plus récent album de Patrick Fiori est sorti en septembre 2010. Emmené par un titre composé par Jean-Jacques Goldman, « Peut-être que peut-être », l’opus a été aussi bien accueilli par les médias que par le public. C’est la crise et le début d’une année est toujours une période financièrement difficile. Fiori a donc décidé de se produire de manière intimiste dans des salles plus petites et rarement fréquentées par des artistes de sa carrure. En pleine maturité, le chanteur offre un moment unique de partage et d’intimité à ses fans et aux autres. Jusqu’au 21 janvier, sa tournée l’emmène à Louvain-la-Neuve, Colfontaine, Verviers, Namur, Seraing, Bruxelles, Braine-le-Comte, Ath et Braine l’Alleud.
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15 NOVEMBRE

Petula Clark en 1991

15 novembre 1932 : Naissance, à Epsom en Grande-Bretagne, de la chanteuse britannique Petula CLARK. Elle commence dans le show-business à l’âge de sept ans, guidée par un père anglais et infirmier qui ne connaît rien à ce milieu. Deux ans plus tard, elle chante déjà en français au cours d’une émission de la radio britannique BBC. Très vite, elle devient une vedette dans son pays natal en enregitrant des disques et en jouant dans des « musicals ». Et c’est finalement assez tard, en 1958, qu’on lui propose de venir en France pour chanter à l’Olympia de Paris en tant que vedette anglo-saxonne. Un producteur estime qu’elle a des chances de « percer » sur le marché français et, le lendemain de sa prestation, elle signe un contrat avec la firme phonographique Vogue France pour la publication de ses disques anglais en France. Un an après, lors d’un nouveau concert parisien, la chanteuse rencontre Claude Wolff, attaché de presse chez Vogue. Les deux personnes tombent amoureuses l’une de l’autre et elles se marient en 1961. Claude Wolff décide alors de s’occuper de la carrière de son épouse et de l’orienter vers le marché francophone en lui faisant enregistrer des disques dans la langue de Molière. En pleine époque des « yé-yés », Petula Clark devient l’une des chanteuses préférées des Français. Elle les séduit avec des titres qu’elle interprète avec un savoureux accent british qu’elle cultive avec attention: « Chariot », « Roméo », « Ya-ya twist », « Coeur blessé », « Elle est finie la belle histoire », « Dans le temps » (« Downtown »), « La nuit n’en finit plus », etc.

Elle chante aussi du Boris Vian et du Serge Gainsbourg (« O ô sheriff » en 1964). Depuis 1967, Petula Clark s’est installée à Genève (Suisse) avec son mari et ils ont eu trois enfants. La carrière de Petula Clark s’est ensuite étendue au monde entier et elle a beaucoup voyagé en ayant une résidence à Londres et un appartement à New York. Après les grands succès francophones du début des années 1960, Petula Clark se distingue encore par de nombreuses chansons : « Tout le monde veut aller au Ciel » (1967), « C’est Ma Chanson » (1967), « La dernière valse » (1967), « Le refrain de ma vie » (1970) ou « La chanson d’Evita » (1977). Petula Clark sort un nouvel album en français en 2012 qui a pour titre « Petula ». L’opus comprend treize chansons écrites et réalisées par Charles Aznavour, Benjamin Biolay, Salvatore Adamo, Michel Legrand et l’équipe de Thomas Dutronc. Il y figure aussi des duos avec Charles Aznavour, Ben L’Oncle Soul et Joyce Jonathan. En 2014, elle fait partie des artistes à l’affiche de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 12 février 2018, elle est sur la scène des Folies Bergère à Paris pour y interpréter plusieurs chansons dans le cadre de la Nuit de la Déprime mise sur pied par Raphaël Mezrahi. La même année, la chanteuse fait plaisir à son public canadien francophone en enregistrant un album de chansons toutes écrites par des artistes québécois : « Vu d’ici ». Parmi les personnalités ayant écrit et composé les titres de cet opus enregistré à Montréal, on trouve Louis-Jean Cormier, Rick Allison, France d’Amour, Luc De Larochellière ou encore Nelson Minville. En 2020, la pandémie mondiale dûe au coronavirus covid-19 rappelle à la chanteuse que, vingt ans plus tôt, elle a créé et enregistré une chanson intitulée « Recommencer à zéro » (sur l’album compilation « Kaléidoscope ») dont le texte colle parfaitement à l’actualité. Avec l’appui de Pétula, des producteurs français décident alors de ressortir la chanson en français mais aussi en anglais (« Starting all over again ») et en version instrumentale karaoké.
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FRIDA & Daniel BALAVOINE : pochette du 45 tours de 1983

15 novembre 1945 : Naissance, à Bjorkasen en Norvège, de la chanteuse FRIDA sous le nom de Anni-Frid Synni Lyngstad. D’abord chanteuse de jazz avant de faire partie de la formation suédoise mondialement célèbre ABBA de 1972 à 1982, la brunette du groupe essaie ensuite d’entamer une carrière en solo en enregistrant un album produit par Phil Collins: « Something’s going on ». Cet album comporte un titre, « The face », composé par le chanteur français Daniel Balavoine. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’elle enregistre la chanson « Belle » (adaptation française d’un titre instrumental d’Abba, « The arrival ») en duo pour l’album « Abbacadabra » qui devait être la base d’un spectacle musical francophone basé sur le groupe Abba en 1983.

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Pierre Charby dans les années 1970

15 novembre 1947 : Naissance, à Meknès au Maroc, du chanteur français Pierre CHARBY. Professeur d’anglais, il a toujours été passionné de musique et rêvé d’être chanteur. Il arrive à Paris dans ce but au début des années 1970. En 1972, après avoir rencontré les producteurs et auteurs-compositeurs Mia Simille et Michel Delancray, il enregistre un premier 45 tours qui connaît un succès d’estime avec le titre « Oh Marie Maria ». Mais, un an plus tard, c’est l’explosion commerciale avec un « tube » phénoménal qui est un hommage aux Platters: « You ».

Profitant de la vague qu’il a lancée, Pierre Charby poursuit sa carrière en interprétant des slows références aux Platters: « Nous » et « L’amour fou » entre autres. Puis, son succès va s’estomper petit à petit. En 1979, il concrétise l’un de ses rêves: chanter sur scène avec les Platters durant une tournée d’environ deux ans. En 1988, Pierre Charby revient au premier plan de l’actualité de manière fort discrète: il est le chanteur et producteur du groupe « Le quart d’heure américain » qui connaît alors le succès avec « Au top des années 50 ». En 2013, Pierre Charby est à l’affiche de la dernière « tournée des idoles »: « Age tendre et tête de bois ». Il profite de ces spectacles pour faire connaître un nouvel album qu’il vient d’enregistrer et qui a pour titre « Le coeur battant ». En juillet 2018, l’artiste est été victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, en France, sur la côte d’azur où il séjourne.
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La pochette du 45 tours de 1974

15 novembre 1976 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN des suites d’une leucémie à l’âge de 72 ans. Pour connaître un bref résumé de ses activités de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Jenifer : pochette album 2010

15 novembre 1982 : Naissance, à Nice, de la chanteuse française JENIFER, Jenifer Yaël Dadouche-Bartoli de son nom complet. Sa mère étant chanteuse d’orchestre, Jenifer passe une enfance paisible dans sa ville natale où elle est bercée par la musique de Stevie Wonder, Edith Piaf, Charles Aznavour et James Brown entre autres. Sa grand-mère maternelle, quant à elle, l’initie au flamenco et aux chants polyphoniques corses. A l’âge de sept ans, elle surprend tout le monde lors d’une fête de famille en entonnant avec talent « Milord » d’Edith Piaf. En 1993, elle chante pour la première fois sur une scène: cela se passe en Corse et en première partie d’un gala de C. Jérôme. Par la suite, dès qu’elle en a l’occasion, elle se fait engager pour chanter dans les piano-bars et les restaurants de sa région natale. En 1997, elle s’inscrit à l’émission « Graines de stars » de la chaîne télé française privée M6. Elle parvient à se hisser en finale et croit de plus en plus que son avenir est dans la chanson. Elle part s’installer à Paris et chante dans les bars et cabarets. En 2001, elle apprend que le concept « Star Academy » va être proposé en France par la chaîne de télé privée TF1 et elle s’inscrit au casting. Elle est sélectionnée de semaine en semaine pour rester au château et elle termine en remportant la victoire en finale devant le chanteur italo-belge Mario Barravecchia. Une des récompenses de cette première édition de la « Star Academy » est l’enregistrement d’un album. Celui-ci sort en 2002 et comporte une belle série de succès: « Donne-moi le temps », « Au soleil », « J’attends l’amour » et « Des mots qui résonnent ». Il se vend à plus d’un million d’exemplaires.

Jenifer part alors en tournée pendant six mois en France, en Belgique et en Suisse. Elle fait aussi escale cinq fois à l’Olympia de Paris. La chanteuse sort, en 2004, son deuxième album intitulé « Le passage » annoncé par le titre « Ma révolution ». Le succès est un peu moins important que celui du premier disque mais il est encore énorme et l’artiste part à nouveau en tournée. Désormais, Jenifer adopte un certain rythme qui lui permet d’alterner la sortie d’albums et l’organisation de tournées. En 2007 sort l’album « Lunatique » (avec le single « Tourner ma page ») puis, en 2010, « Appelle-moi Jen » (avec « Je danse ») et, en 2012 « L’amour et moi » (avec « Sur le fil »). Elle participe à ce moment à la saison 2 de l’édition française de l’émission « The Voice » sur TF1 en tant que membre du jury aux côtés de Garou, Bertignac et Pagny. Le 3 juin 2013, elle sort un album entièrement consacré aux chansons de France Gall: « Ma déclaration ». Ce qui se veut être un hommage avalisé par France Gall crée bien vite la polémique lorsque la veuve de Michel Berger dément tout accord à ce propos. Pendant l’été 2013, Jenifer participe à quelques festivals mais annule ensuite la tournée prévue pour l’automne 2013. En 2016, la chanteuse annonce un nouvel album, « Paradis Secret », qui sort en octobre. En février 2017 la tournée « Paradis Secret Tour » démarre bien mais un grave accident de la route survient dans la nuit du 6 mars après un concert donné à Bruxelles. Le van de la chanteuse percute violemment une voiture se trouvant sur la bande d’arrêt d’urgence en causant la mort des deux passagers parmi lesquels le footballeur Youcef Touati, et blessant grièvement le conducteur. Légèrement blessée mais traumatisée, la chanteuse annule alors sa tournée. Elle revient à la vie publique pour la rentrée 2017 avec le tournage d’un film intitulé « Traqués » et une place de juré dans l’émission télévisée française « The Voice kids » sur la chaîne privée TF1. En octobre 2018, Jenifer commercialise son huitième album studio qui a pour titre « Nouvelle page ». L’opus, généreux, comprend 19 titres signés notamment par Slimane, Christophe Maé et Paul Ecole.
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Laura Smet au Festival de Cannes en 2008 – Photo (c) Georges Biard

15 novembre 1983 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Laura SMET. Fille de l’actrice Nathalie Baye et du chanteur Johnny Hallyday, ce dernier lui consacre, en 1986, une chanson écrite et composée par Jean-Jacques Goldman: « Laura ». Adolescente, comme bon sang ne saurait mentir, elle suit des cours de comédie. En 2002, elle est remarquée pour devenir l’héroïne du premier film de Xavier Giannoli: « Les corps impatients ». Elle y apparaît comme une actrice prometteuse en recevant un certain nombre de récompenses et de distinctions. La jeune femme se révèle cependant fragile et semble éprouver des difficultés avec la vie comme en témoignent certains faits divers relatés par la presse. En 2010, grâce à son demi-frère David Hallyday, elle fait ses premiers pas, intéressants, dans la chanson en interprétant avec lui la chanson « On se fait peur ». Deux ans plus tard, elle enregistre un titre, « 14h15 » sur une double compilation où d’autres actrices, comédiennes et artistes féminines figurent pour interpréter des chansons inédites sur la capitale française: « Elles Son Paris ».
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3 NOVEMBRE

En 2009

3 novembre 1983 : Naissance, à Miramas, de la chanteuse française Sonia LACEN d’un père marocain et d’une mère algérienne. A l’âge de douze ans, elle suit des cours de chant lyrique et de piano. Mais, passionnée par la chanson, elle passe aussi des auditions dans toute la France. C’est lors d’un casting à Paris qu’elle est remarquée par le chanteur et producteur belge Philippe Bergman trois ans plus tard. Il devient son manager et lui permet de signer un contrat phonographique chez Mercury. Et cela lui permet d’enregistrer un premier single : « Au fond de toi » en 1998. Ce premier disque attire l’attention de Fabrice Aboulker, parolier des « tubes » de Marc Lavoine, qui lui propose le rôle de Yasmina dans la comédie musicale « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba ». Sonia accepte et interprète le titre « Tu me manques depuis longtemps » en duo avec Sébastien Lorca qui devient rapidement un grand succès radiophonique et de ventes. Cela permet à la jeune artiste de s’imposer un peu plus dans la sphère des chanteuses françaises à voix. Il lui est ainsi proposé d’interpréter la chanson « Vivre pour le meilleur » en duo avec Johnny Hallyday sur scène le 10 juin 2000 devant 500.000 personnes réunies sous la Tour Eiffel à Paris. Le spectacle « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba » est présenté du 23 septembre au 29 octobre 2000 au Zénith de Paris avant de tourner en France, en Suisse et en Belgique. A la fin de la même année, elle chante l’Ave Maria avec Nourith et Cécilia Cara sur l’album « Noël ensemble » vendu au profit de la recherche contre le SIDA. Quelques mois plus tard, Sonia Lacen est sollicitée pour enregistrer le titre « Le Rêve d’un homme » qui fait partie de la bande originale du film « Vercingétorix » et c’est à nouveau un bon succès pour la chanteuse en solo cette fois.

Elle entame alors la préparation de son premier album qui a pour titre « Initial » et qui sort en 2003 de manière assez discrète. En 2004, alors qu’elle s’essaie au cinéma avec un rôle dans le film « Alive », elle fait partie des artistes qui se mobilisent pour réunir des fonds pour les victimes d’un tremblement de terre au Maroc en enregistrant la chanson « Agir réagir ». Il faut attendre 2006 pour que l’album « Initial » soit enfin disponible sous le label Mercury avec une nouvelle série de titres. Mais la promotion auprès des medias et la distribution commerciale sont quasi-inexistantes et le disque ne s’écoule pas. Après un séjour aux Etats-Unis où elle perfectionne son apprentissage artistique, elle réalise quelques titres qu’elle propose en écoute et en téléchargement légal sur le web en 2009. Elle oriente alors ses choix musicaux vers le répertoire anglo-saxon et se présente comme candidate au concours « The Voice France » en 2012 : elle y interptète un titre de Bonnie Tyler et se fait remarquer par Jenifer qui devient sa coach jusqu’à la porte des quarts de finale, moment où Sonia est éliminée. Elle fait alors la connaissance de la chanteuse acadienne Natasha St-Pier et elle partage des chansons et la scène avec elle lors de la sortie de l’album « Thérèse, vivre d’amour ». En 2013 et 2014, c’est encore aux côtés de Natasha St-Pier, devenue présentatrice à la télévision française (France 3), que Sonia Lacen évoque chaque dimanche la chanson française au cours du programme « Les chansons d’abord ». Un nouvel album est alors en préparation mais, à nouveau, la sortie commerciale de celui-ci est repoussée avant d’être annulée. En 2017, probablement agacée par les soucis de production, elle décide de stopper ses activités musicales pour travailler dans une compagnie aérienne basée en Grande-Bretagne avant de vivre du tourisme en Suisse depuis 2019.
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Joyce Jonathan en 2013

3 novembre 1989 : Naissance, à Levallois-Perret, de l’auteure, compositrice et interprète française Joyce JONATHAN. Avec une mère gérante d’une agence de voyage et un père architecte, elle est d’abord élève à l’Ecole alsacienne de Paris. Agée de sept ans, elle suit des cours de piano et de chant avant d’apprendre seule le maniement de la guitare. Elle commence aussi à composer des chansons qu’elle garde précieusement secrètes. A seize ans, elle décide de les faire connaître et place trois de ses compositions sur le site web MySpace qu’elle a créé. Elle entre alors en contact avec Michaël Goldman qui vient de lancer le site internet de production musicale participative « My Major Company » et l’incite à écouter ses chansons. Deux ans plus tard, en 2007, ses chansons sont en écoute sur le site pour lequel les internautes sont sollicités financièrement. 486 internautes producteurs se manifestent et lui apportent les 70.000 euros requis pour réaliser un premier album. Le succès de vente de ce premier opus est tel que les « producteurs » récupèrent ensuite jusqu’à quatre fois leur mise initiale. Ce premier album est réalisé par Louis Bertignac dans son home-studio à partir des compositions personnelles de Joyce. La chanteuse y interprète un duo avec Tété, « Sur mes gardes », qui donne son titre à l’album.

Grâce aux succès des chansons « Je ne sais pas » et « Pas besoin de toi » en 2010, l’album devient rapidement disque d’or puis disque de platine. Comme l’artiste pratique étonnemment mais couramment le mandarin, elle décide d’enregistrer un album dans cette langue et de le commercialiser en Chine et à Taïwan en 2010. Elle obtient un grand succès avec ses chansons, est l’invitée d’émissions de télévision et de radio en Asie et finit par se produire sur scène à Pékin, Shanghai ou Hong Kong notamment. Alors qu’elle termine des études de psychologie dont elle est diplômée, elle accumule les récompenses aux NRJ Music Awards (2011 et 2012) et auprès de l’UNAC, l’Union Nationale des Auteurs Compositeurs français. Le 6 mai 2012, la chanteuse est sur la place de la Bastille à Paris pour y fêter la victoire de François Hollande aux élections présidentielles françaises. Elle y accompagne Thomas, le fils de François Hollande, avec qui elle entretient une liaison qui durera jusqu’en 2014. Ayant signé un nouveau contrat discographique avec Polydor-Universal, Joyce Jonathan sort son deuxième album, celui de la confirmation, en juin 2013. Il porte le titre « Caractère » et est lancé par le single « Ca ira », petite mélodie sans prétention qui obtient un succès notoire. Les chansons de cet opus lui permettent de repartir sur les routes de la francophonie pour y donner de multiples concerts durant l’hiver 2013-2014 mais aussi au cours des festivals de l’été 2014 comme aux Francofolies de Spa (B) où elle est déjà passée en juillet 2011. En septembre 2015, la chanson « Le bonheur » est la première à être envoyée aux médias pour annoncer le troisième album de Joyce Jonathan, « Une place pour moi », commercialisé en février 2016. Au même moment, Joyce figure sur le nouvel album de Salvatore Adamo avec qui elle interprète en duo la chanson « De père à fille ». Joyce Jonathan se distingue alors également en participant à de nombreux duos au cours des émissions de la télévision française où elle chante « Les filles d’aujourd’hui » avec Vianney notamment. Fin 2018, après un changement de label, la chanteuse commercialise un nouvel album dont le titre est « On » et qui connaît un succès moindre que les opus précédents.
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Mort Shuman en 1982 – Photo (c) Bettina Rheims

3 novembre 1991 : Décès, à Londres, du compositeur et interprète américain Mort SHUMAN des suites d’un cancer du foie à l’âge de 54 ans. Pour en savoir plus sur sa vie artistique, veuillez CLIQUER ICI.

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Ysatis Evy en 2013

3 novembre 1991 : Naissance de la chanteuse belge YSATIS Evy. Bercée par la musique dès son plus jeune âge, elle est engagée comme figurante dans l’opérette « Chanson gitane » en Belgique à l’âge de six ans. Elle postule pour d’autres rôles et se retrouve ainsi ensuite dans la distribution de « La mélodie du bonheur » et de « Tintin et le temple du soleil » toujours sur les scènes belges. Par la suite, enfant puis adolescente, elle prête sa voix pour de multiples spots publicitaires télévisés ou radiophoniques. Elle commence à se faire un nom dans le milieu de la chanson francophone belge et multiplie aussi les expériences de choriste. En 2004, Ysatis Evy fait partie du duo B-Cocktail qui participe, pour la Belgique, au festival Eurokids. C’est lors de ce concours que la jeune chanteuse est remarquée par Alec Mansion qui décide, quelques années plus tard, de lui offrir sa chance en lui proposant et produisant quelques chansons dont les titres « Pas que facile » et « Qu’est ce qui se passe? ». La présentation à la presse et au public du premier single a lieu le 16 octobre 2013 dans la région natale de l’artiste, à La Louvière, en présence d’invités exceptionnels dont Paul-Loup Sulitzer qui déclare croire beaucoup au talent d’Ysatis Evy.
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Christian Barbier dans les années 1960

3 novembre 2009 : Décès, à Manosque (F), de l’acteur et chanteur belge Christian BARBIER. Pour connaître une très brève biographie musicale de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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3 novembre 2014 : la finale, à Paris, du concours d’interprétation « Vive la Reprise ». est remportée par le duo FROM & ZIEL. Les résultats de la soirée peuvent être consultés en CLIQUANT ICI.

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29 OCTOBRE

Frida Boccara en 1984

29 octobre 1940 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de la chanteuse française Frida BOCCARA. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Richard Kuhn en 2014 – Photo (c) Lara Herbinia

29 octobre 1947 : Naissance à Berlin (Allemagne), du chroniqueur belge Richard KUHN. Pour en savoir plus sur les grandes lignes de sa vie professionnelle, veuillez CLIQUER ICI.
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Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

29 octobre 1981 : Décès, à Saint-Gély-du-Fesc (F), de de l’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS à l’âge de 60 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Robert Lamoureux dans les années 1960

Robert Lamoureux dans les années 1960

29 octobre 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, du comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français Robert LAMOUREUX à l’âge de 91 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître une très succincte biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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16 OCTOBRE

Pascal Sevran

16 octobre 1945 : Naissance, à Paris, de l’animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain français Pascal SEVRAN sous son vrai nom de Jean-Claude Jouhaud. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Elie Semoun – Pochette de l’album de 2003 « Chansons »

16 octobre 1963 : Naissance, à Antony, de l’humoriste, acteur et chanteur français d’origine marocaine Elie SEMOUN. L’enfance d’Elie est marquée par le décès de sa mère, d’une hépatite, alors qu’il a onze ans. Issu d’une cité de banlieue, Elie se fait d’abord connaître au sein d’un duo d’humoristes aux côtés de Dieudonné en 1990. Avant cela, Elie, qui est le petit cousin de Patrick Bruel, a déjà écrit des pièces de théâtre et est apparu en coursier aux patins à roulettes dans l’émission télévisée « Vivement lundi » sur TF1 en 1988. A la séparation du duo « Elie et Dieudonné » en 1997, Elie Semoun poursuit sa carrière d’humoriste en solo en réalisant notamment les capsules vidéos des fameuses « petites annonces ». Puis il revient à la scène avec des one man shows tels que « Elie et Semoun ». En 2003, il se lance dans la chanson de manière surprenante puisqu’on lui découvre alors des talents insoupçonnés de crooner. Son album, sobrement intitulé « Chansons », contient onze titres dont une reprise: celle du « Petit bal perdu » de Bourvil.
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L’opus est bien réalisé mais n’atteint pas les sommets en matière de ventes. Qu’à cela ne tienne, Elie Semoun le chanteur remet le couvert en mars 2007 avec un deuxième album: « Sur le fil ». Mais, à nouveau, le disque reçoit un accueil très mitigé. Après avoir repris ses spectacles « seul en scène », le chanteur Semoun se fait à nouveau plaisir en commercialisant un nouvel album, très soigné, de crooner à la rentrée 2018 avec douze titres réunis sous l’intitulé « Des paroles en l’air ».
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Album 2013

16 octobre 1975 : Naissance, à Carpentras, de l’auteur-compositeur-interprète français Christophe MAE, de son vrai nom Christophe Martichon. Tout jeune, le garçon est passionné de musique et apprend le violon et la batterie. Et il est aussi un fervent sportif. Mais, à l’âge de seize ans, il doit se résigner à délaisser le sport pour des raisons de santé. Il découvre alors l’univers musical de Stevie Wonder et complète son horizon artistique en apprenant l’harmonica puis la guitare. Véritable homme-orchestre n’attendant que son heure de gloire, il se résout quand même à aider ses parents dans la pâtisserie familiale et suit des études en ce sens. A 18 ans, il compose et expose ses chansons dans des bars de sa région natale. Puis, quatre ans plus tard, il s’inscrit à l’émission télé française de M6 « Graines de star » où il chante du Jamiroquai. Repéré par le musicien Olivier Schultheis, Christophe est présenté à Dove Attia et le producteur lui propose en 2005 de participer au casting de la comédie musicale « Le Roi Soleil ». Il s’y rend et est engagé pour jouer le frère du roi. Le succès du spectacle est tel que la tournée s’éternise et retarde les projets personnels de Christophe qui a hâte de commercialiser un premier album dont les chansons sont toutes prêtes. Cet opus a pour titre « Mon paradis » et sort finalement en mars 2007. Les singles qui en sont extraits à l’usage des radios deviennent tous des « tubes »: « On s’attache », « Parce qu’on sait jamais », « Ca fait mal » et « Belle demoiselle ».
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Même si les mauvaises langues s’accordent pour dire que Christophe bâtit toutes ses compositions sur deux ou trois accords identiques, le public achète son album en masse: 1.600.000 exemplaires. Avant la fin de 2007, il est seul sur scène pour la première fois dans des petites salles de France qui affichent toutes « complet ». Pas étonnant dès lors qu’il reparte peu de temps après pour faire le tour des Zéniths et des salles de grande capacité. En 2008, il remporte la Victoire de la musique de la révélation du public. En septembre de la même année, il commercialise un album live acoustique intitulé « Comme à la maison ». Il en vend près de 500.000 exemplaires. Son deuxième album studio, « On trace la route », est dans les bacs au début de l’année 2010, annoncé par la chanson « Dingue dingue dingue ». Les « tubes » y sont moins nombreux que sur son premier disque et il en vend moins aussi mais le chiffre reste très impressionnant: 750.000. Christophe repart en tournée dans la plupart des pays francophones avec une pointe, en 2011, à la Réunion et en Allemagne. Cette série de spectacles est immortalisée par la sortie d’un CD et d’un DVD live à la fin 2011. En mars 2013, la chanson « Tombé sous le charme » est envoyée aux radios en prélude à l’album « Je veux du bonheur » qui est disponible à la vente en juin. L’opus est enregistré à la Nouvelle-Orléans pour que l’artiste s’imprègne mieux du style musical qui le caractérise. En octobre 2013, Christophe Mae se produit sur la scène du Palais des Sports de Paris durant trois semaines. Un quatrième album studio, « L’Attrape-rêves », sort en mai 2016 et le premier single qui en est extrait est un succès: « Il est où le bonheur ». En 2018, des concerts de l’artiste sont programmés dans quelques salles des Etats-Unis et du Canada mais c’est au Québec que son succès est le plus important après un passage dans la finale du crochet télévisé « La Voix ». Un nouvel opus intitulé « La vie d’artiste » est commercialisé en octobre 2019 et une nouvelle tournée de concerts, interrompue par la crise sanitaire du coronavirus covid-19, commence en 2020. Vocalement, Christophe est capable d’atteindre un niveau que peu d’autres artistes blancs et francophones peuvent briguer. Et sur scène, ses prestations parfois acrobatiques doivent lui demander un souffle hors du commun.
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16 octobre 2001 : Alors que sort l’album de DOMINIQUE A « Auguri », le même jour sort l’album d’ENZO ENZO « Le jour d’à côté ».
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Nilda Fernandez

16 octobre 2001 : Nilda FERNANDEZ, qui vit depuis janvier 2001 en Russie, est à l’origine d’un projet ayant pour but de faire jouer des artistes français à Moscou. L’artiste compte effectivement ouvrir, en novembre 2001, « Les Saisons Françaises à Moscou », une série de concerts d’artistes français au Philharmonic Tchaïkovski. Dans cette salle de 2.500 places se produiront Claude Nougaro (en décembre 2001), Julien Clerc (en janvier 2002), Matmatah (en mars 2002), Angunn (en avril 2002) et Georges Moustaki (en juin 2002). L’initiative a reçu le soutien de l’Ambassadeur de France à Moscou Claude Blanchemaison, du conseiller culturel de l’ambassade Bernard Falga et de l’attachée d’ambassade Hélène Roos. Une conférence de presse avec Nilda Fernandez et l’ambassadeur présente le projet à la presse locale moscovite ce 16 octobre.
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11 OCTOBRE

Jean-Jacques Goldman en 1990

11 octobre 1951 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Jacques GOLDMAN. Jean-Jacques naît dans une famille juive de quatre enfants. Il a une soeur qui est doctoresse et un frère, Robert, qui est auteur-compositeur de chansons. Il avait aussi un demi-frère, Pierre, militant d’extrême-gauche qui a été assassiné en 1979 par un groupe clandestin d’extrême-droite. Après avoir passé son bac en 1969, Jean-Jacques effectue des études supérieures de commerce à Lille jusqu’en 1973. A l’adolescence, passionné de musique et de Bob Dylan, il fonde un groupe avec des copains de lycée: « The Phalansters ». La formation se produit à quelques reprises dans des cercles d’étudiants et des maisons de jeunes. A la veille du départ de Jean-Jacques pour Lille, le groupe est dissous. En 1969, il fait aussi partie d’un groupe de paroissiens de Montrouge amateurs de gospel qui enregistrent un disque: « les Red Mountain Gospellers ». Jean-Jacques y joue de la guitare mais aussi de l’harmonica et de l’orgue. Deux ans après avoir terminé ses études, il est contacté par des amis musiciens du groupe Taï Phong. Leur chanteur est malade et ils ont besoin d’un remplaçant. Jean-Jacques accepte la proposition sans trop savoir si ce rôle de chanteur peut lui convenir. Et c’est le public qui va lui donner la réponse puisque le premier titre enregistré, « Sister Jane », est « le » « tube » de l’été 1975. Quelques mois plus tard, Jean-Jacques quitte le groupe et est persuadé qu’il peut entamer une véritable carrière de chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours avec deux titres: « C’est pas grave papa » et « Tu m’as dit ».
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Le succès est timide mais on lui propose de retourner en studio pour un deuxième disque en 1977: « Les nuits de solitude ». Après un troisième essai en 1978, il change de maison de disques. Il débarque alors chez Epic où ses chansons motivent les responsables à lui laisser carte blanche pour réaliser un premier album. Goldman prend le temps de le peaufiner et l’opus sort en 1981 annoncé par une chanson qui cartonne: « Il suffira d’un signe ». Les autres titres de l’album ne connaissent pas la même popularité et la presse se déchaîne contre ce chanteur que certains qualifient d’insignifiant. Mais cela n’est pas grave puisque sa maison de disques insiste pour un deuxième album. Sorti en 1982, ce second opus est celui de la reconnaissance et toutes les radios diffusent « Quand la musique est bonne », « Comme toi » et « Au bout de mes rêves ». Avec son frère Robert, qui est devenu son manager entretemps, il fonde la maison de production JRG avec les initiales de Jean-Jacques et Robert Goldman. Le troisième album de Jean-Jacques est commercialisé en 1984 et porte un titre générique: « Positif ». Avec des succès comme « Envole-moi », « Encore un matin » et « Long is the road », il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Il est alors question d’organiser une tournée de concerts et le chanteur fait d’abord appel aux musiciens qu’il connaît: Michael Jones est de ceux-là. La gloire se poursuit en 1985 avec l’album « Non homologué » et les chansons « Je marche seul » et « Je te donne » (en duo avec Michael Jones).
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Désormais, Goldman est l’une des têtes de file de la chanson francophone. Il enchaîne les enregistrements et les tournées dont celle de 1986 qui donne lieu à un album live où l’on découvre la choriste Carole Fredericks. Nouvelle surprise qui prouve l’inspiration abondante de Jean-Jacques: il écrit, compose et interprète un double album en 1987. « Entre gris clair et gris foncé » contient à nouveau quantité de « tubes »: « Elle a fait un bébé toute seule », « Là-bas » (en duo avec Sirima), « Puisque tu pars » ou encore « Confidentiel ». Au cours de la tournée qui suit, le chanteur accorde une place bien particulière à ses musiciens qu’il met en évidence. Et l’évolution naturelle de Goldman va vers un travail vocal plus important avec un mélange de timbres et de tessitures. Cela aboutit à une nouvelle expérience musicale de taille en 1990 avec la sortie d’un album réalisé en trio: Frédéricks, Goldman et Jones. Ce qui n’était qu’une aventure intéressante devient une grosse parenthèse dans la carrière de Goldman qui enregistre un second album avec Carole Fredericks et Michael Jones mais aussi avec les Choeurs de l’ex-Armée Rouge. L’opus a pour titre « Rouge » et, malgré son aspect très particulier, il connaît lui aussi un très grand succès populaire. Deux tournées francophones ont lieu avec cette formule du trio. Puis, en 1997, Jean-Jacques reprend seul le chemin des studios pour y enregistrer des chansons plus acoustiques: « On ira », « Sache que je », « Nos mains », « Quand tu danses » et « Bonne idée » se retrouvent sur l’album « En passant ». Alternant sans cesse les genres musicaux, Goldman imagine un autre projet pour 2001: composer et interpréter des chansons qui donnent envie de danser, des « chansons pour les pieds » (titre de l’album). Et, une fois de plus, les mélodies sont servies dans un emballage hors du commun: le boîtier du CD est à nouveau en métal mais laqué blanc et bleu cette fois. Il se vend à 1.600.000 exemplaires. Dans la foulée, une tournée est mise sur pied et, à ce jour, il s’agit de la dernière tournée de concerts effectuée par Jean-Jacques Goldman. Depuis 2004, l’artiste semble avoir décidé de mettre sa carrière de chanteur entre parenthèses. Mais, par contre, il ne cesse d’écrire et de composer pour d’autres chanteurs et chanteuses: Liane Foly, Patrick Fiori, Garou, Calogero et Circus. Il est celui qui a révélé une Céline Dion toute en nuances vocales lors de l’album qu’il a réalisé pour elle en 1995. Il apparaît aussi lors de concerts d’autres artistes et enregistre aussi quelques duos. En novembre 2012, le label de production indépendante des internautes créé par le fils de Jean-Jacques Goldman, Michaël, lance l’idée de faire interpréter les chansons de JJ Goldman par la jeune génération. L’album s’appelle tout simplement « Génération Goldman » et le succès est tellement important qu’un deuxième volume est commercialisé dans le courant de l’année 2013. Durant la même année, deux sondages réalisés par des journaux classent Goldman comme personnalité préférée des Français. Lors du décès de René Angelil au début 2016, c’est à Jean-Jacques Goldman que Céline Dion demande d’écrire et composer la chanson de circonstance « Encore un soir ». Enfin, à chaque fois au rendez-vous annuel des « Enfoirés » pour les soirées qu’il a décidé de mettre en place dès 1986, Jean-Jacques décide d’en arrêter la réalisation en mai 2016. Fin 2018, le clip de la chanson « Les gens qu’on aime » de Patrick Fiori permet d’apercevoir furtivement le compositeur Jean-Jacques Goldman dont les apparitions publiques sont désormais rarissimes. Jean-Jacques serait le troisième artiste à avoir vendu le plus de disques en France: près de 28 millions d’albums et de singles confondus.
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En 1999

11 octobre 1979 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française LARUSSO sous le nom de Lætitia Serero. D’un père marocain et d’une mère tunisienne juive, Larusso est la cousine de l’animateur français de télé et de radio Arthur. Dès son enfance, elle se passionne pour la musique et rêve d’être chanteuse. Les occasions se présentent pour elles lors de fêtes familiales, de mariages ou de communions et elle n’hésite pas à créer un petit groupe dont elle est la meneuse. A 18 ans, elle a l’opportunité d’enregistrer un disque qu’elle sort sous le nom de Larusso en raison de la teinte de ses cheveux (un peu comme Axelle Red). La chanson qui a pour titre « Je survivrai » est une remise au goût du jour d’une mélodie interprétée en français par Régine dans les années 1970 mais initialement un « tube » de Gloria Gaynor : « I will survive ».
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Dans la foulée, elle publie un second single qui va connaître un véritable ras-de-marée médiatique: « Tu m’oublieras » en 1999. Et il s’agit, à nouveau, d’une chanson interprétée par Régine en 1980 cette fois sous le titre « Tu oublieras ». Plus de 1.200.000 exemplaires de ce nouveau disque de Larusso vont être vendus. Le troisième disque de la chanteuse, « On ne s’aimera plus jamais », sera encore un beau succès qui annonce la sortie de son premier album intitulé « Simplement ». Après une tournée d’été en première partie de Johnny Hallyday en 2000, elle connaît encore une grande popularité avec la chanson « Il suffira » et elle passe en vedette à l’Olympia de Paris avant de proposer des concerts au Canada, à la Réunion et en Europe francophone. A la fin de l’année 2001, Larusso sort un nouveau single, « Entre nous », extrait de son deuxième album éponyme. Mais, cette fois, le succès n’est pas au rendez-vous et l’artiste doit très vite déchanter en perdant rapidement son statut de vedette populaire. On ne reverra plus Larusso avant 2006 et un bref passage dans l’émission « Hit Machine » à l’occasion des dix ans de ce programme télévisé diffusé sur la chaîne privée française M6. Trois ans plus tard, avec une coiffure brune plutôt que rousse, elle reprend le chemin des studios pour y enregistrer son troisième album appelé « My box » et qui ne va pas connaître des ventes formidables. En 2011, Larusso fait partie de l’aventure de la Tournée des Années 90 Dance Machine. Et, au début de l’année 2012, elle commercialise une nouvelle chanson, « Untouchable », qu’elle enregistre avec B-Real le chanteur du groupe de rap Cypress Hill. Par la suite, la chanteuse effectue encore quelques apparitions publiques assez sporadiques lors d’événements caritatifs ou sociaux. En 2019, elle participe à la tournée « Born in 90 » qui rassemble des chanteurs qui ont connu le succès dans les années 1990 : Lââm, Ménélik, Zouk Machine, Allan Théo, Worlds Apart, Indra ou Benny B entre autres. En mai de la même année, Larusso commercialise un single avec la chanson « Crois-moi » qui annonce un nouvel album prévu pour octobre 2020. Mais, en raison de la pandémie du coronavirus covid-19 et les restrictions sanitaires qu’elle engendre, le projet de disque est reporté à plus tard. Cependant, en novembre 2020, elle enregistre une reprise d’un titre de Daniel Balavoine : « Tous les cris les SOS ».
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11 octobre 1994 : sortie du premier album des « ESCROCS » « Faites-vous des amis ». Le public y découvre le style persifleur et joyeux de ces trois jeunes Parisiens. C’est un succès, grâce au simple « Assedic », pamphlet musical sur le chômage, qui est largement diffusé par les radios. Juste avant la sortie de l’album, les Escrocs sont conviés par Alain Souchon à assurer sa première partie au Zénith du 4 au 6 octobre 1994. Le groupe se sort parfaitement grandi de cette première expérience scénique devant des salles de près de 3.000 personnes.
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11 octobre 2010 : Sortie de l’album de Florent MARCHET « Courchevel ».
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Frank Alamo en 1964

11 octobre 2012 : Décès, à Paris, du chanteur français Frank ALAMO des suites de la maladie de Charcot, la veille de son 71e anniversaire. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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