RIVERS Dick

Dick Rivers en 2012

Le chanteur français Hervé Fornieri, mieux connu sous le nom de Dick RIVERS, naît le 24 avril 1945 à Nice. Fan d’Elvis Presley, il a d’ailleurs emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. Parmi les succès du groupe, on peut citer « C’est pas sérieux », « Twist à Saint-Tropez » ou « Est-ce que tu le sais » (adaptation française de « What I’d say » de Ray Charles).
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En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.
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Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rhythm’n’blues à la fin des années 1960 comme « Mr Pitiful ».
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Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »).
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Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès.
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En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Didier Barbelivien (« Nice Baie des Anges »).
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Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa!
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Parmi les collaborateurs de l’opus « Linda Lu Baker » se trouve aussi un certain Francis Cabrel qui va mettre en scène, avec Dick et un groupe nommé « Les Parses », un spectacle dédié au rock : « Le rock’n’roll show ». Quelques concerts seront proposés en 1990 et Cabrel commercialisera, en 2020 en hommage après le décès de Dick Rivers, un DVD de cette aventure musicale exceptionnelle enregistrée le 15 octobre 1990 à Villeneuve-sur-Lot .
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Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D.
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La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube initialement interprété par Rose Laurens en 1982.
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Dick Rivers décède, à Paris, des suites d’un cancer le jour de ses 74 ans: le 24 avril 2019.
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Les obsèques de Dick Rivers ont lieu à Paris le jeudi 2 mai en l’église Saint-Pierre de Montmartre. L’artiste est ensuite inhumé au cimetière parisien de Montmartre.
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Et c’est ça la vie ! Nouveau titre d’Antoine Armedan (vidéo)

Antoine ARMEDAN, artiste belge francophone, a décidé de bien s’installer dans le paysage avec des chansons qui se retiennent et qui apportent une fraîcheur bien nécessaire à notre époque. Il a commencé son chemin artistique par deux albums autoproduits (« Le jardin des nouveaux jours » en 2012 et « Sous la lune » en 2018) puis un apprentissage du métier de la scène avec des premières parties de Louis Chedid, Suarez, Saule ou Barcella. De tournées en concerts, il participe sans cesse à des concours et tremplins pour finalement obtenir le prix « Ça Balance » aux Francofolies de Spa en 2019 et l’opportunité de participer aux FrancoSessions de 2020. Arrive le confinement dû à la pandémie du coronavirus covid-19 et la chanson « Ensemble, c’est tout » qui récolte un grand succès sur le web avant de tourner tout l’été sur les radios. Après sa participation aux sessions privées de la radio généraliste belge VivaCité (RTBF) aux côtés de Vianney, Suarez, Noé Preszow et Besac-Arthur en octobre 2020, Antoine Armedan poursuit son parcours avec « Danser sous la pluie », une chanson du catalogue automne/hiver mais toujours résolument optimiste. Tout comme le sont, assurément, le texte et la mélodie du nouveau titre printanier de l’artiste : « Et c’est ça la vie ». Disponible en écoute sur  Spotify, Deezer, Apple Music, YouTube et ci-dessous. Bonne écoute !
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Tous les articles de « Passion Chanson » consacrés à Antoine Armedan sont consultables en cliquant ICI.
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SARDOU Jackie (Jackie Rollin)

Jackie Sardou

L’artiste française Jackie SARDOU naît le 7 avril 1919 à Paris. Connue aussi sous le nom de Jackie Rollin, son vrai patronyme est Jacqueline Labbé. Elle est aussi la fille d’Andrée Labbé, dite Bagatelle, une danseuse du Concert Mayol et du french-cancan au Moulin Rouge à Paris. Elle reçoit une éducation qui est très religieuse en fréquentant les soeurs des écoles chrétiennes. Mais, enfant de la balle issu d’un milieu artistique, elle se dirige tout naturellement vers le théâtre et la comédie. Alors qu’elle se produit dans des cabarets parisiens et qu’elle obtient de petits rôles dans des opérettes, elle rencontre et épouse l’acteur et chanteur Fernand Sardou. Elle devient ainsi, plus tard, la mère du chanteur Michel Sardou, la grand-mère du romancier Romain Sardou et du comédien Davy Sardou.  Dans les années 1960, en duo avec son mari Fernand Sardou, elle enregistre, en public, une chanson intitulée « Ki ka des dons ».
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Avec son fils Michel, elle enregistra en 1982 un duo humoristique intitulé « Maman » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie.
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Ce sketch marqua la carrière de Michel Sardou au point que sur scène en 2012, soit trente ans plus tard, l’artiste le reprenait encore en duo virtuel avec sa mère au cours du spectacle « Les grands moments ». En 1993, Jackie Sardou a enregistré un album de chansons populaires: « Jackie Sardou chante ».
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Quelques années auparavant, en 1980, sous le nom de Jackie Rollin, elle avait déjà sorti un 45 tours dont le titre principal était « Vous marrez pas la jeunesse » (à écouter en CLIQUANT ICI). En 1992, c’est encore un texte de Jean-Loup Dabadie qu’elle parodie avec l’animateur et imitateur Patrick Sébastien lors de la dernière émission télévisée française de « Sébastien c’est fou » : le fameux « Maintenant je sais » initialement interprété par Jean Gabin.
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Jackie Sardou est décédée à Paris le 2 avril 1998.
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DAVIS-BOYER Daidy

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

L’impresario, productrice et réalisatrice française Mamy Scopitone naît le 28 avril 1918 sous le nom d’Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. A l’origine, elle se fait connaître dans le milieu musical français en étant imprésario. Dans les années 1950, elle met ainsi sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones qu’elle s’est faite une réputation. Au début des années 1960, Daidy découvre en effet cette machine créée aux Etats-Unis et qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films enregistrés sur les chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).
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Ces ancêtres du clip vidéo sont des petits films tournés en décors naturels (ou pas) généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Georgette Plana, les Charlots, Antoine, C. Jérôme, Stone et Charden, Michel Delpech, etc.
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La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977.
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A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire.
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La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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AUDREY (Audrey ARNO)

AUDREY en 1969 – Photo (c) Bennett

La chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO naît le 7 mars 1942 à Mannheim en Allemagne. De son vrai nom Adrienna Médini, elle est une véritable enfant de la balle née au cirque Médini où sa mère est écuyère et son père clown. Son premier passage à la télévision date de 1961 et elle y est présentée comme une chanteuse acrobate. En février, suite à ce passage télévisé, elle est sur scène à « la tête de l’Art » après la sortie d’un premier 45 tours. Un an plus tard, elle obtient un rôle dans le film de Michel Boisrond « Comment réussir en amour » où elle tourne aux côtés d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Ce n’est toutefois qu’après la commercialisation de plusieurs disques chez Polydor qu’elle se fait remarquer par Henri Salvador qui lui propose d’enregistrer des chansons pour sa maison de production « Rigolo ». Elle connaît alors un vrai succès discographique avec des chansons comme « Les amours d’artiste », « Des roses rouges pour un ange blond » (également interprétée par Lucky Blondo) ou « Tu m’as manqué Chéri ».
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En France, ses principaux disques ont été enregistrés entre 1960 et 1969. A la fin des années 1970, Audrey devient meneuse de revue aux Etats-Unis. Elle restera aux USA jusqu’à son décès qui survient, après une longue période de maladie d’Alzheimer, le 9 juin 2012.
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ASSIA Lys

Lys Assia dans les années 1950

La chanteuse et actrice Lys ASSIA naît le 3 mars 1924 à Rupperswil en Suisse sous le nom de Rosa Mina Schärer. Son père est alors le propriétaire d’une entreprise de plomberie et sa mère est d’origine noble. Dès son plus jeune âge, elle suit des cours de danse avant d’étudier au Conservatoire et à l’Académie des Arts de Zurich. Contre l’avis de sa mère, elle se lance ensuite dans une carrière artistique et fait ses débuts sur scène alors qu’elle a seize ans. Elle se produit comme danseuse de revue au Corso de Zurich. Pendant la seconde guerre mondiale, elle intègre les ballets Riva et se produit devant les troupes françaises. Elle chante pour la première fois en public à Nice en 1942 puis entre dans l’orchestre d’Eddie Bruner. La même année, le label discographique « La Voix de son maître », à la recherche de nouveaux talents, la repère et lui fait signer son premier contrat d’enregistrement. Après la guerre, Lys Assia est engagée par Radio Basel et elle entame, avec l’orchestre de la radio, plusieurs tournées à l’étranger qui l’amènent à se produire notamment à Madrid et à Paris. En 1948, elle remplace, dans une revue du Club des Champs-Élysées, Joséphine Baker, tombée malade. Elle se montre si convaincante que les producteurs du spectacle l’engagent pour la saison. Et, en 1950, elle se fait connaître en interprétant, en allemand, « O Mein Papa », chanson tirée de l’opérette « Das Feuerwerk », composée par Paul Burkhard. Parallèlement à cette activité de chanteuse, Lys Assia se tourne vers le cinéma et tourne dans une dizaine de films.  En 1956, elle se présente au premier concours Eurovision de la Chanson qu’elle remporte en interprétant « Refrain ».
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L’année suivante, elle tente à nouveau sa chance au même concours, toujours pour la Suisse, avec la chanson « L’Enfant que j’étais » et elle se classe septième.
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En 1958, elle récidive en chantant « Giorgio », en italien, et termine, cette fois, à la deuxième place. Grâce à ces participations au concours Eurovision, elle développe une carrière internationale qui lui permet notamment de se produire devant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le roi égyptien Faruk et Eva Peron en Argentine. A 88 ans, elle veut forcer le destin une fois encore et se présente à la présélection suisse du concours Eurovision mais elle n’est pas retenue pour participer à l’édition 2012.
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Ce sera le dernier coup d’éclat artistique de la chanteuse qui connaît quelques problèmes de santé avant d’être admise à l’hôpital Zollikerberg près de Zurich. Elle y décède le samedi 24 mars 2018 à l’âge de 94 ans.
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RINALDI Gérard

Gérard Rinaldi en 2011 – Photo (c) Passion Chanson

Le chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI naît à Paris le 17 février 1943. Après avoir accompagné le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes », il devient le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies comme celle de Serge Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Georges Moustaki (« Le pauvre mec »).
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L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983.
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Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2009, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 4 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ».
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Gérard Rinaldi décède à Briis-sous-Forges le vendredi 2 mars 2012, à l’âge de 69 ans, des suites d’un lymphome.
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SALVADOR Henri

Le chanteur compositeur et guitariste français Henri SALVADOR. naît à Cayenne en Guyane le 18 juillet 1917. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: Syracuse », « Maladie d’amour », « Zorro est arrivé », « Count Basie », « Faut rigoler », « Le lion est mort ce soir », « Blouse du dentiste », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « J’étais une bonne chanson », « C’est pas la joie » ou encore « Le Loup, la biche et le chevalier » (« Une chanson douce »). Ce dernier titre est visible dans la vidéo ci-dessous qui en propose une version particulière : Henri Salvador y est effectivement accompagné par les Soeurs Kessler au cours d’une émission de la télévision italienne en 1961. Mais ce qui est troublant, c’est que le titre du programme est « Giardino d’inverno », ce qui, en italien, veut dire « Jardin d’hiver ».
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En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian.
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Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana » en 1965.
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Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or » en 1968 et 1969.
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Les années 1970 sont encore jalonnées de succès pour Henri Salvador. Il y a « Ah c’qu’on est bien quand on est dans son bain » ou encore quelques reprises comme « Mais non mais non », « J’aime tes genoux » (« Shame shame shame » de Shirley & Co en 1975) ou « Tiens te voilà » (« A melody you never will forget » de Hurricane Smith en 1977).
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En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Il n’y aura pas de version sur disque de ce conte musical pour jeune public mais une émission spéciale sera réalisée pour la télévision française par Jean-Christophe Averty.
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Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, à part la chanson d’origine mauricienne « Ami-oh » (en 1982), le succès de l’artiste s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas.
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Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.
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Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme.
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Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008.
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En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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FRANCOIS Claude

Claude François – Photo (c) Jean Lebreton

Le chanteur français Claude FRANCOIS naît le 1er février 1939 à Ismailia en Egypte. Idole parmi les idoles, star française et mythe de la chanson populaire francophone, Claude François n’a jamais été égalé et, plus de 40 ans après sa disparition, ses succès sont toujours présents sur les plateformes de téléchargements numériques, sur les sites de streaming, chez les disquaires, dans les programmes de radio et sur ces « dancefloor » que l’on appelait avant les pistes de danse. En à peine quinze ans de carrière, cet artiste a compris tout ce que le show-business pouvait apporter à un jeune homme talentueux en quête de reconnaissance artistique. Le chanteur aux centaines de succès entame sa carrière en 1961 sous le nom de Koko et il enregistre alors un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin.
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Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard alors qu’il a repris son véritable patronyme. C’est « Belles belles belles », l’adaptation très personnelle d’un titre américain des Everly Brothers (« Girls girls girls ». Un scopitone (ancêtre du clip vidéo et de la capsule YouTube) de la chanson est réalisé et est  tourné dans la neige par le jeune cinéaste Claude Lelouch.
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C’est parti pour quelque quinze années de succès enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet (« Le lundi au soleil ») entre autres.
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Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie aussi de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche » : Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance également dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et n’obtient pas un franc succès dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Pour ce magazine, le chanteur se passionne pour la photographie et, sous le pseudonyme de François Dumoulin, réalise des clichés de très jolies demoiselles légèrement (dé)vêtues. Musicalement, l’un des plus gros succès de Claude François reste « Comme d’habitude » qui a fait le tour du monde adapté en anglais par Paul Anka sous le titre « My way » et a été interprété notamment par Frank Sinatra et Elvis Presley.
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Mais il y a aussi « Le téléphone pleure », « Le mal aimé » ou « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » ainsi que « Alexandrie Alexandra ».
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Entre 1962 et 1978, le chanteur a enregistré 363 chansons sur 27 albums et vendu 35 millions de disques. Entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, Claude François a donné 1.188 concerts. Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission télévisée de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Sa dépouille est inhumée dans le cimetière de Dannemois où l’artiste possédait une propriété contenant un moulin. Les funérailles ont lieu le mercredi 15 mars 1978.
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Claude François laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs comme avec lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012. En 2018, à l’occasion du 40e anniversaire de la disparition du chanteur, une intégrale très complète est commercialisée et comprend 20 CD avec 360 titres dont de nombreuses versions introuvables, des interviews, et un livret de 48 pages contenant des photos rares et des textes exclusifs. Pour la même occasion, Fabien Lecoeuvre publie une biographie, « Claude François, 14.284 jours », et Vline Buggy, parolière de nombreuses chansons de l’artiste, compile, pour la première fois ses souvenirs dans un livre: « J’y pense et puis j’oublie ». La journaliste Isabelle Catelan, qui a dirigé le magazine Podium, a regroupé les notes de service, souvent incendiaires, que le chanteur adressait à ses collaborateurs, alors que le biographe Baptiste Vignol propose « Claude François, Je reviendrai comme d’habitude ». Les deux fils de l’artiste, Claude Jr et Marc François, annoncent aussi pour 2019 une comédie musicale sur la vie de leur père mais celle-ci semble tarder à voir le jour.
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DISTEL Sacha

Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

Le guitariste de jazz, compositeur et chanteur français Sacha DISTEL naît à Paris le 29 janvier 1933. Par son père, chimiste émigré en France, il est d’origine russe. Sa mère, Andrée Ventura, est la soeur du célèbre chef d’orchestre et musicien Ray Ventura. C’est son oncle qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui sont déterminants pour son avenir : Henri Salvador par exemple. Sacha commence donc par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. L’année suivante, il signe son premier succès qui est énorme: « Scoubidou ».
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C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967.  A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ».
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Pour se constituer un répertoire solide, Sacha Distel adapte et reprend alors bon nombre de succès anglo-saxons. Il gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises car le fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc.
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On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel a enregistré un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Des créations originales ont aussi parsemé le chemin du succès de l’interprète : « La vieille dame » (1974) ou encore « Le voyage à Venise » (1974) entre autres.
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Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Accroche un ruban », « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », « Ma femme », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.
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Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004.
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La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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PRINTEMPS Yvonne

Yvonne Printemps

La chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS naît le 25 juillet 1894 à Ermont sous le nom d’Yvonne Wigniolle. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse le dramaturge, acteur et metteur en scène Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier.
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Yvonne Printemps décède à Neuilly-sur-Seine le 18 janvier 1977 à l’âge de 82 ans. Elle est inhumée aux côtés de Pierre Fresnay dans le cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

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DALIDA

DALIDA dans les années 1980 (c) Dominique Isserman

La chanteuse DALIDA. naît le 17 janvier 1933 au Caire, en Egypte, sous l’identité de Yolanda Gigliotti. D’abord atteinte de cécité dans sa prime enfance, Dalida, qui en garde ensuite un sévère strabisme, devient Miss Egypte avant de tenter sa chance à Paris en tant que chanteuse. Sa rencontre avec le directeur d’Europe 1, Lucien Morisse, qu’elle épouse alors, lui donne l’occasion d’enregistrer ses premiers disques grâce à Eddie Barclay et de chanter à l’Olympia grâce à Bruno Coquatrix.
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C’est le début d’une belle et longue carrière pour cette interprète à l’accent exotique qui plaît. Entre son premier succès de 1956 (« Bambino ») et le dernier de 1986, elle enregistre des centaines de chansons notamment sous la houlette de son frère: le producteur Orlando. Malheureusement, le succès qu’elle trouve auprès de son public n’est pas celui de ses amours. Lucien Morisse se suicide après quelques mois de vie commune. Dalida fait alors la connaissance d’un charmant chanteur italien, Luigi Tenco, qui se suicide lui aussi. Et le même sort funeste frappe, en 1983 deux ans après leur séparation, celui qui partage la vie de la chanteuse au début des années 1970: le comte Richard de Saint-Germain (de son vrai nom Richard Chanfray) avec qui elle enregistre un duo : « Et de l’amour » (1975).
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Après toutes ces épreuves, on peut croire Dalida endurcie mais elle reste toujours un être fragile qui, un soir de mai 1987, le 3, décide de s’endormir pour toujours dans son appartement de Montmartre.
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Les funérailles de l’artiste se déroulent le jeudi 7 mai 1987 en l’église parisienne de la Madeleine en présence, notamment, d’Alain Delon, Eddie Barclay, Sheila et Enrico Macias. Dalida est inhumée dans le cimetière parisien de Montmartre. Elle laisse une oeuvre importante en qualité comme en quantité. Et son frère Orlando fait en sorte qu’elle ne soit jamais oubliée. Les rééditions de ses succès sont légion et se renouvellent souvent depuis son décès.
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Des chansons légères (comme « Le Lambeth Walk » et « Monday Tuesday laissez-moi danser ») ou des chansons plus significatives (comme « Il venait d’avoir 18 ans », « Gigi l’Amoroso », « Je suis malade » ou « Mourir sur scène ») laissent à jamais de Dalida le souvenir d’une grande artiste hors du commun.
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En 2012, pour les 35 ans de la disparition de la chanteuse, son frère Orlando commercialise un double CD avec, d’une part, des succès interprétés par Dalida et, d’autre part, des chansons reprises par divers artistes francophones. Début 2017, à l’aube de la commémoration des 30 ans de la disparition de la chanteuse, l’actrice italienne Sveva Alviti incarne son personnage dans « Dalida, le film » réalisé par Lisa Azuelos avec Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido et Alessandro Borghi.
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