COGOI Robert

Robert Cogoi en 1963 – Photo (c) Jacques Aubert

Le chanteur belge d’origine slovène Robert COGOI naît le 25 octobre 1939 à Châtelet sous le véritable nom de Mirco Kogoj. S’il choisit le prénom de Robert c’est parce que sa maman l’appelle toujours comme ça. Il suit des études de technicien électromécanicien à l’Université du Travail de Charleroi. Et il prend son pseudonyme complet de Robert Cogoi le 22 avril 1962 au Casino d’Ostende où il participe au Prix international des variétés qu’il gagne avec la chanson « Si un jour ». Robert est aussitôt engagé par la maison de disques Philips. Un an plus tard, c’est en vedette qu’il participe à la soirée de finale de ce même Prix et qu’il reçoit son premier disque d’or: la chanson « Si un jour » s’est en effet vendue à plus de 100.000 exemplaires.
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Les succès s’enchaînent alors très vite: « Je serais mieux chez moi », « Une bière pour mon cheval » ou « Pardonnez-moi seigneur » (dont vous pouvez visionner ci-dessous une version en public captée en 2011 au Palais des Congrès de Liège par Jean-Marie Marcil), etc.
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Si « Une bière pour mon cheval » est un titre américain adapté en français pour le chanteur, une autre chanson va, elle, être adaptée du néerlandais et lui procurera l’un de ses plus grands succès. Alors que l’artiste belge néerlandophone Will Tura connaît une grande popularité au nord de la Belgique avec « Ik ben zo eenzaam zonder jou », Robert Cogoi va atteindre de très grosses ventes de disques avec la même mélodie devenue, grâce au parolier français Franck Gérald, « Je m’sens très seul ». Cette chanson continuera à obtenir une belle popularité dans les années 1980 avec une nouvelle interprétation par Claude Michel et, dans les années 1990, avec la reprise de la chanteuse Marie (Ceccarelli).
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En 1964, Robert Cogoi est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Copenhague. Sa chanson « Près de ma rivière » se classe 10e et devient aussi un disque d’or des ventes.
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Grâce à toutes ces chansons, Robert Cogoi devient très populaire dans toute la Belgique francophone et va le rester pendant des décennies. En 1965, il rend ainsi hommage à sa région natale de Charleroi en composant et interprétant la chanson « Mon Pays Noir » en référence aux mines de charbon.
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Il adapte aussi avec succès un air américain en 1966: « Pas une place pour me garer ».
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Les mélodies de « Nake di nake dou » (1968) et « Au four et au moulin » (1969) sont également très populaires.
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Mais pas autant sans doute que celles de « Maman Bonheur » (1971) que Robert Cogoi crée et que Tino Rossi enregistre bien des années plus tard. Ce disque va se vendre pendant des années à l’occasion de la fête des mères.
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Tout comme la reprise par Cogoi de « Bon anniversaire » (d’André Claveau), en 1973, qui est utilisée dans les familles à chaque occasion.
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En 1976, l’artiste reçoit le Prix Mondial de la Chanson Populaire à Tokyo au Japon avec « Quand on est seul ».
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Et la fin de la décennie 1970 est marquée par les titres « Le navigateur solitaire » (1977) ainsi que « Heidi », le thème de la série télévisée d’animation japonaise en 1979.
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Toujours populaire dans le sens le plus aigu du terme, Robert Cogoi saisit la balle au bond lorsque l’équipe nationale belge de football décroche son ticket pour la phase finale des championnats du monde, « Le Mundial », en 1982. Il enregistre et vend des milliers d’exemplaires de la chanson « Les Diables Rouges vont en Espagne ».
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Il revient à des chansons différentes en 1984 et 1985: « Tu me manques à mourir » est une chanson d’amour sur la séparation et « Esperanza » est un hymne optimiste face à la déchéance du monde et ses grandes tragédies.
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En 1986, Robert Cogoi remet le couvert en enregistrant, sur la même mélodie qu’en 1982, « Les Diables Rouges vont à Mexico ». Alors que l’équipe belge de foot arrive jusqu’en demi-finale de la compétition mondiale, Cogoi ne réitère pas le succès de 1982. Mais il faut dire que le Grand Jojo, autre artiste belge renommé, a d’ores et déjà raflé la mise avec sa chanson « E Viva Mexico ». Avec le temps, les enregistrements de Cogoi se raréfient et il faut encore noter, au rayon des nouveautés, « Au temps du temps des années 60 » en 1992 et « Une chanson d’autrefois » en 1998.
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Depuis le milieu des années 1990 et grâce au travail, notamment, de Francis Derouf d’abord chez BMG-Ariola (Ariola Express) puis chez AMC, il est possible de trouver l’oeuvre quasi-complète de Robert Cogoi en disques compact. En 2004, le chanteur est fait Officier de l’Ordre de la Couronne de Belgique. Se produisant de plus en plus rarement sur scène, Robert Cogoi semble couler des jours tranquilles entre Charleroi et Binche, à Lobbes. Jusqu’à ce samedi 14 mai 2022 où il décède à l’âge de 82 ans. Ironie du sort : l’artiste meurt le jour de la finale annuelle du concours Eurovision de la Chanson qui restera un des grands moments de sa carrière artistique en 1964.
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Les funérailles de Robert Cogoi sont prévues le jeudi 19 mai 2022 en l’église de Couillet, près de Charleroi, localité où l’artiste a vécu de nombreuses années.
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REGINE

REGINE en 1984 – Photo (c) A. Robert

La chanteuse française REGINE naît le 26 décembre 1929 à Anderlecht en Belgique sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Charles Aznavour, Henri Salvador et Serge Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les petits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).
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En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte.
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A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ».
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Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso).
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Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983).
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En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Trois ans plus tard, elle participe, en interprétant un medley de certaines chansons, au célèbre « Grand Echiquier » réalisé par André Flédérick et présenté par Jacques Chancel sur la chaîne de télévision publique française Antenne 2.
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En 1988, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres.
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Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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A la fin de l’année 2019, la société Marianne Mélodie commercialise l’intégrale de tous les enregistrements de la chanteuse. Intitulé « Régine : de la p’tite poule à la Grande Zoa », le coffret comprend 10 disques compacts qui contiennent les enregistrements originaux de toutes ses chansons, des inédits, des concerts et des versions étrangères de ses grands succès. Le 1er mai 2022, la chanteuse s’endort définitivement et paisiblement dans sa résidence parisienne à l’âge de 92 ans.
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GENTY Eric

Eric Genty au début des années 1960

Le chanteur et auteur Eric GENTY naît le 16 octobre 1926 à Bondaroy, près d’Orléans, en France. Très jeune, il se passionne pour la chanson grâce à son père qui était accordéoniste et qu’il accompagnait lors des bals populaires où il était engagé. Il a quatorze ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate et il n’hésite pas à s’engager dans l’armée française et, plus particulièrement, dans la Division du général Leclerc. A 18 ans, il est ainsi de ceux qui participent à la Libération de Paris. Après la guerre, il décide réellement de devenir chanteur et il apprend à jouer du piano. Admirateur inconditionnel de Charles Trenet, il propose des chansons à différents éditeurs parisiens mais elles sont poliment refusées. Il participe à de nombreuses auditions mais il y est toujours gentiment remercié. Alors, comme d’autres chanteurs français le feront par la suite (Marc Aryan par exemple), il décide de s’installer en Belgique où le marché, plus petit, lui permettra peut-être de se faire une place au soleil. Mais c’est dans l’ombre du célèbre accordéoniste belge Hector Delfosse qu’il va travailler dès son arrivée dans le plat pays dont il va demander la nationalité. Il est ainsi chanteur d’orchestre pendant une quinzaine d’années. Il profite toutefois de son statut pour commercialiser quelques disques qui connaissent un certain succès: « Chérie donne-moi un baiser » (1959), « Les filles de mon village » (1959), « Ah si j’étais resté (célibataire) » (plutôt inspiré par Maurice Chevalier en 1961), « Oh la la Louise » (1961) ou « Choucrouten-tango » (1962).
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En 1962 encore, il enregistre une version très personnelle du « Clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin. Il interprète aussi à sa façon d’autres titres déjà connus comme « Pour une amourette » (de Leny Escudero), « Donne-moi ma chance » (de Richard Anthony), « Une petite fille » (de Claude Nougaro), « L’idole des jeunes » (de Johnny Hallyday) ou « Scandale dans la famille » (de Sacha Distel). Il écrit aussi les textes de ses propres chansons et il les signe parfois du pseudonyme Guy de Paris : c’est le cas pour « Le petit chapeau tyrolien » et « Ah si j’étais ».
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Sous ce même nom de Guy de Paris, et grâce au réputé producteur mouscronnois Marcel De Keukeleire, il enregistre aussi quelques chansons en 1984: « Ambiance Farandole », « Boum boum benzine » et « Pas nous pas nous ».
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Avant ça, dans les années 1970, il gère un magasin de disques sur la grand-place de Tournai. Et, à ce moment, il s’implique aussi dans le folklore local de la ville en devenant membre de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien. En 1979, il est sollicité par son ancien compagnon de route, Hector Delfosse, pour écrire un texte sur une mélodie qu’il joue à l’accordéon depuis des années. Le morceau original suisse de Werner Thomas est instrumental et s’intitule « Tchip Tchip ». Et un groupe belge néerlandophone, De Electronica’s, vient alors de renouveler le titre avec des instruments électroniques et lui donne le nom de « Vogeltjes dans » (« La danse des petits oiseaux »). Hector Delfosse pense alors que le morceau est vraiment fait pour être dansé et que, dans ce contexte, il vaut mieux faire danser des canards plutôt que des oiseaux. Et Eric Genty va donc écrire, sous le nom de Guy de Paris, le texte de « La Danse des Canards » enregistrée par JJ Lionel en 1980. Le 45-tours va se vendre à plus de trois millions d’exemplaires dans les semaines qui suivent sa sortie. Le parolier en parlait en 2001 dans un reportage de la télé France 3.
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L’année 1980 est très positive pour Eric Genty puisque, cette année-là aussi, grâce au producteur belge Michel Mayan, l’artiste va pouvoir rendre hommage à son idole de toujours en enregistrant un 33-tours avec douze chansons issues du répertoire de Charles Trenet. Le chanteur va poursuivre ses activités artistiques bien après sa retraite en se produisant, notamment, pour un public de seniors. En 1996, la nostalgie de la disparition des vinyles permet à Eric Genty de retrouver ses grands succès en version originale sur un disque compact de la série Ariola Express réalisé par Francis Derouf. Il se retire petit à petit de la vie publique dans les années 2010 et il décède à Tournai le dimanche 24 avril 2022. Ses funérailles ont lieu le 29 avril à 11h00 en l’église Saint-Quentin de Tournai. Elles sont suivies de l’inhumation au cimetière d’Ellezelles.
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AMONT Marcel

Marcel Amont en 2010

Le chanteur et fantaisiste français Marcel AMONT, de son vrai nom Marcel Miramon, naît le 1er avril 1929 à Bordeaux. Alors qu’il se prépare pour des études de professeur d’éducation physique, il chante dans les bals de la région et il apprend aussi le saxophone. A 22 ans, il « monte » à Paris, décidé à se tourner vers l’artistique plutôt que vers la gymnastique. De passage dans les cabarets de la « ville lumière », il est d’abord boudé par le public mais il se fait remarquer par les professionnels. Et, en 1956, il est engagé pour chanter en première partie de la grande Edith Piaf. Le succès public est cette fois au rendez-vous et il se voit obligé de sortir un premier disque. Celui-ci est enregistré en public et il est d’emblée récompensé par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1962, tout auréolé de la popularité de son disque le plus récent où il interprète, notamment, des chansons de Claude Nougaro, Marcel Amont se retrouve sur la scène de Bobino à Paris en vedette. Désormais, le répertoire du chanteur va régulièrement osciller entre chansons drôles et mélodies douces: « Le Mexicain » et « Bleu blanc blond » par exemple.
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Après avoir laissé passer la vague des « yé-yés », Amont revient au premier plan du show business français au début des années 1970 en s’entourant des auteurs et compositeurs qui font alors les succès de Michel Delpech: Roland Vincent, Jean-Michel Rivat et Frank Thomas. Et il connaît ainsi un nouveau « tube »: « L’amour ça fait passer le temps » en 1971.
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Ce retour gagnant lui vaut de nouveaux spectacles à l’Olympia de Paris et, aussi, d’enregistrer quelques autres grands succès comme « C’est aujourd’hui dimanche » (1971), « Y’a toujours un peintre » (1973), « Le chapeau de Mireille » (que Georges Brassens lui « donne » en 1975), « La musique est de retour » (1976) ou « Les chansons d’Italie » (1977).
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En 1974, une émission de la télé française lui est consacrée: « ToutankhAmont ». Et il participe à de nombreux shows télévisés de Guy Lux et des Carpentier. En 1979, le chanteur enregistre tout un album où d’autres artistes connus ont écrit et composé les chansons : « Un autre Amont ». Parmi les crédits, on retrouve les noms de Georges Brassens (« Le vieux fossile ») mais aussi celui d’Alain Souchon (« Viennois »), Georges Moustaki (« Don Juan »), Marie-Paule Belle (« Le garçon de café »), Gilles Vigneault (« Pour traverser la rivière »), Maxime Le Forestier et Julien Clerc) (« La galère »).
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La même année, il commercialise un 33-tours avec ses succès et d’autres titres traduits en béarnais.
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En 1980, avec le titre « Camarade vigneron » (dont le refrain est interprété en occitan), il se présente à la présélection française du concours Eurovision de la Chanson mais il n’est pas retenu et c’est le groupe « Profil » qui sera désigné. Dans les années 1980 et 1990, même s’il continue à enregistrer des 45 tours, il écrit aussi des livres sur la chanson.
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Au début des années 2000, un double CD de compilation publié par Universal permet de retrouver les succès de sa carrière dans leur version originale. Fièrement, Marcel Amont sort enfin un nouvel album en 2006: « Décalage horaire », dont le titre « Démodé » profite de quelques passages en radio et en télé.
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Par la suite, il participe à de nombreuses éditions de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ».
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En 2010, il figure sur « Les larmes de crocodile », l’album pour enfants d’Emma Daumas. Il lui écrit plusieurs textes et interprète un duo avec la chanteuse. Quelques musiques sont signées par son fils Mathias Miramon.
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Deux ans plus tard, il publie un livre de souvenirs: « Il a neigé ». Et il effectue un nouveau retour sur scène à l’Alhambra de Paris le 25 novembre 2012 pour fêter ses 60 ans de carrière. En 2014, Marcel Amont fait une apparition courte mais très remarquée dans la série télévisée française « Le sang de la vigne » aux côtés de Pierre Arditi au cours de l’épisode « Chaos dans le vin noir ». En novembre 2016, l’infatigable artiste repart sur les scènes de France avec la tournée « Age tendre ». En octobre 2018, l’actualité de Marcel Amont est dense : il propose un nouveau spectacle chaque dimanche à l’Alhambra de Paris et il commercialise un nouvel album. Le spectacle a pour titre « Marcel raconte et chante Amont » et mêle chansons et anecdotes de sa vie artistique. L’opus a pour titre « Par dessus l’épaule » et contient des nouvelles chansons ainsi que des duos signés par des auteurs célèbres comme Charles Aznavour, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier ou Alain Souchon notamment.
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Le 2 avril 2019, c’est encore sur la scène parisienne de l’Alhambra qu’il fête ses 90 ans en livrant un concert où ses invités ont pour nom Serge Lama, Gérard Lenorman, Nicoletta, Maxime Le Forestier, Michel Jonasz, Michèle Torr, Georges Chelon, Christophe, Laurent Baffie, Bernard Montiel, Gérard Darmon, Igit, Ivan Levaï, Raphaël Mezrahi, Alex Vizorek, François Morel et André Bercoff. Il écrit alors deux nouveaux livres : « Les coulisses de ma vie » et « Mirlitontaines et chansons oubliées ». Le 20 février 2020, Marcel Amont préside le jury du Prix Georges Moustaki qui récompense de jeunes talents autoproduits et qui est remporté ce jour-là par Matéo Langlois.
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BOURTAYRE Jean-Pierre

Jean-Pierre Bourtayre dans les années 1980

Le compositeur et interprète français Jean-Pierre BOURTAYRE naît le 31 janvier 1942 à Paris. Il est le fils d’Henri Bourtayre qui est alors un compositeur à succès et qui, à la libération, est celui qui compose la célèbre chanson « Fleur de Paris » pour Maurice Chevalier. En 1947, Henri quitte le foyer familial et on tente de distraire le petit Jean-Pierre en lui apprenant le piano par l’intermédiaire de la professeure de Michel Legrand. Les années passent et Jean-Pierre s’intéresse de plus en plus à la musique d’autant que le rez-de-chaussée de l’immeuble où il vit est occupé par un magasin de disques. Et, adolescent, il y trouve et achète les enregistrements des chanteurs qu’il écoute à la radio : les francophones comme Patachou, Jacques Brel ou Georges Brassens mais aussi les anglo-saxons qui amènent le rock’n’roll comme Bill Haley. Fréquentant la famille Legrand, il va souvent flâner dans les bureaux de Marcelle Legrand, la maman de Michel, qui gère les éditions musicales de son fils. Au fil du temps, il rencontre des auteurs de chansons comme Pierre Saka qui l’introduit dans le monde des nouveaux groupes français que sont les Chats Sauvages ou les Vautours. Et, ensemble, ils commencent à confectionner des chansons pour les « yé-yés » qui, jusque-là, n’interprétaient que des adaptations françaises de succès anglo-saxons. Lorsqu’il quitte les Chats Sauvages, le chanteur Dick Rivers lui demande de composer des titres pour constituer son propre répertoire et Jean-Pierre Bourtayre lui offre « Baby John ».
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Sur un texte de Pierre Delanoë dont il vient de faire connaissance et qui veut écrire pour les nouvelles idoles, il compose la mélodie d' »Une fille si belle » pour Eddy Mitchell qui va ensuite proposer ses propres textes au compositeur (« Et s’il n’en reste qu’un » en 1966).
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Par la suite, Jean-Pierre se rapproche d’Eddie Barclay qui lui confie un poste de directeur artistique dans sa maison de disques. Il compose alors quelques musiques de films comme celle de « La curée » pour le réalisateur Roger Vadim (1966) ou celle du « Grand Meaulnes » de Jean-Gabriel Albicoco (1967). En 1968, avec Vlyne Buggy et Hugues Aufray, il écrit la chanson « Adieu Monsieur le professeur » qui est immédiatement un succès populaire.
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Il poursuit immédiatement sa collaboration avec la parolière Vlyne Buggy et celle-ci débouche sur une chanson qu’ils présentent à Claude François qui l’accepte : « Avec la tête avec le coeur ».
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Et Claude François apprécie ce nouveau compositeur à qui il demande ensuite de devenir son directeur artistique. Se souciant peu d’un éventuel surmenage, Bourtayre décide alors de se lancer lui-même dans la chanson en sortant un album 33-tours en 1969 : « Et puis je suis venu ».
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Il y interprète aussi, notamment, « Un prince en Avignon », une chanson écrite en hommage à l’acteur Gérard Philipe et qui sera reprise par Mary Hopkin, Esther Ofarim, Claude Dubois et Fabienne Thibeault. En 1970, Claude François lui propose de composer une musique sur un de ses textes en vue de réaliser un 45-tours farfelu avec l’animateur de radio déjanté Patrick Topaloff : c’est « J’ai bien mangé j’ai bien bu » et le succès est total.
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Puis, Jean-Pierre est contacté pour composer la musique d’un nouveau feuilleton télévisé français consacré aux aventures du héros de Maurice Leblanc, Arsène Lupin. C’est Jacques Dutronc qui est choisi pour interpréter la chanson « L’Arsène » mais aussi pour enregistrer le générique de la deuxième saison de la série en 1973 : « Gentleman cambrioleur ».
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En 1971 Jean-Pierre Bourtayre chante et enregistre « Le fils de Matthieu » en duo avec Cécile Valéry. La même année, il compose « Un banc, un arbre, une rue » qui permet à la chanteuse Séverine de remporter le Concours Eurovision de la chanson pour Monaco.
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Il connaît une période faste avec les compositions qu’il dédie à Claude François : « Y’a le printemps qui chante » (1972), « Chanson populaire » (1973), « J’ai perdu ma chance » (1973), « La Musique Américaine » (1974), « Le Chanteur malheureux » (1975), « Toi et moi contre le monde entier » (1975), « Une chanson Française » (1975), « Quelquefois » (1976), « C’est comme ça que l’on s’est aimé » (1977), « Magnolias for ever » (1977) et « Alexandrie Alexandra » (1977).
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Mais, à la mort de Claude le 11 mars 1978, Jean-Pierre se sent terriblement seul et oublié. Avec Etienne Roda-Gil toutefois, il se remet au travail et, ensemble, ils créent une comédie musicale, « 36 Front populaire », qui évoque une époque de l’entre-deux guerres où la France joyeuse découvrait les congés payés. Parmi les interprètes, il y a Julien Clerc et la jeune Corinne Miller qui remportera le concours Eurovision de la Chanson en 1983 sous le nom de Corinne Hermès en chantant « Si la vie est cadeau ». Un double album est produit mais la comédie musicale ne sera pas présentée sur scène dans l’immédiat.
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La même année, en 1979, il signe l’un des grands succès de l’année pour Gérard Lenorman : « Boulevard de l’océan ».
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Dans les mois qui suivent, se cherchant toujours après le décès de Claude François, Jean-Pierre Bourtayre accepte un poste de directeur de production au sein de la filiale française des disques WEA (Warner Elektra Atlantic). Pour Fabienne Thibeault, artiste québécoise révélée en 1978 par « Starmania » et fraîchement signée par le label WEA, Jean-Pierre compose « J’irai jamais sur ton island ».
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A ce moment, il retrouve l’un des ses vieux copains de l’époque Barclay, Jacques Revaux qui, entretemps, a développé la carrière de Michel Sardou. Et il ne lui cache pas son admiration pour l’artiste et son envie d’éventuellement lui composer l’une ou l’autre chanson. L’idée fait son chemin et, finalement, Michel Sardou va interpréter quelques-unes de ses compositions qui vont marquer son répertoire : « Vladimir Ilitch » en 1983, « Chanteur de jazz » en 1985 ou encore « Io Domenico » en 1987.
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L’auteur Jacques Demarny contacte alors Jean-Pierre Bourtayre et le sollicite pour devenir administrateur de la SACEM, Société des Auteurs, des Compositeurs et des Editeurs de Musique français. Un poste qu’il mérite largement au vu de ses multiples compositions, depuis le début des années 1960, pour Johnny Hallyday (« Oui je veux » en 1962), Sylvie Vartan (« Parle-moi de ta vie » en 1971), Marcel Amont (« Bleu, blanc, rouge et des frites » en 1972), Romuald (« Dis un petit mot » en 1972, « Celui qui reste et celui qui s’en va » en 1974), Patricia Lavila (« Pour toi c’est rien, pour moi c’est tout » en 1974), Gilles Marchal (« On ne refait pas le monde avec une chanson » en 1976), Tino Rossi (« Chantons la même chanson » en duo avec son fils Laurent en 1976 et « La vie commence à 60 ans » en 1978) ou encore Enrico Macias (« Générosité » en 1984). France Gall, Françoise Hardy, Marie Laforêt, Georgette Lemaire, Jean-Claude Pascal, et Annie Philippe ont aussi chanté du Bourtayre. En 2003, le compositeur travaille sur le spectacle musical « Belles belles belles » consacré à Claude François et, en 2017, il compose encore quelques chansons, avec des textes de Claude Lemesle, pour Isabelle Aubret.
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CHELON Georges

Georges Chelon sur scène

L’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON naît le 4 janvier 1943 à Marseille. Après avoir entrepris des études à l’Institut d’études politiques de Grenoble, il pense faire carrière dans le journalisme mais il en est empêché par l’achat d’une première guitare qui le dirige tout droit vers la chanson en écrivant ses premiers titres. Face à cette passion soudaine, Georges décide de se présenter à un concours radiophonique où il est remarqué par René Vanneste qui est alors directeur artistique de Pathé Marconi. Et ce dernier l’encourage à enregistrer un premier disque 45 tours en 1965. Ce premier vinyle est suivi d’un album 33 tours dont le titre est « Le Père Prodigue », une chanson autobiographique qui obtient un grand succès à contre-courant de la mode des « yé-yés » qui sévit alors.
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La popularité de l’artiste lui permet d’assurer les premières parties des concerts de chanteurs de la même catégorie comme Alain Barrière ou Salvatore Adamo pour qui Chelon garde toujours une grande amitié. D’une musicalité différente, la chanson « Comme on dit » installe un peu plus le chanteur dans le paysage de la chanson française des années 1960.
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L’ascension de Georges Chelon se poursuit en 1966 avec la réception du Prix de l’Académie Charles-Cros du disque. Il connaît alors un second succès, dans la même veine musicale que « Père Prodigue », avec « Morte saison ».
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Un an plus tard, son concert parisien de Bobino est enregistré sur son troisième album. En 1968, une nouvelle chanson obtient un grand succès: c’est « Sampa » qui raconte à la première personne l’histoire d’un chien bâtard.
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Deux ans après ce « tube », le chanteur adapte en français quelques titres du répertoire de Leonard Cohen: « Adieu Marianne » et « Good bye » notamment.
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Au début des années 1970, après un passage à l’Olympia en 1971, l’artiste se fait plus rare et il faut attendre 1979 pour l’entendre à nouveau sur les radios avec la chanson « Montmartre ».
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Depuis cette époque, Georges Chelon n’a de cesse d’enregistrer des albums à raison d’un opus tous les deux ans environ. L’un de ceux-ci sort en 2013 et est consacré aux chansons de Georges Brassens.
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Entre 2004 et 2008, Georges Chelon réalise le projet de mettre en musique et d’enregistrer, sur sept disques, l’intégralité des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Dans les années 2000 et 2010, l’artiste fait régulièrement partie des tournées « Age tendre et tête de bois » où il récolte toujours un sacré succès populaire.
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En janvier 2008, il se présente seul face au public de l’Olympia à Paris. Ses succès, en versions originales, ainsi que des chansons moins connues ont été « compilés » sur un triple CD de la série « Platinum Collection » chez EMI en 2012. Début 2016, Georges Chelon édite un album intitulé « Dans la cour de l’école ». Il y raconte, tout en poésie, ses souvenirs d’écolier. À 74 ans, en 2017, l’artiste enregistre treize nouvelles chansons sur l’album « On n’est pas tout seul ». Des chansons d’amour mais aussi d’actualité sur l’accueil des migrants, la colère, la vieillesse ou encore l’au-delà. Deux ans plus tard, l’opus suivant a pour titre générique « Essayez Dieu ». Il comprend quatorze nouvelles chansons et une nouvelle version de « Père Prodigue ». Fidèle à lui-même dans ses thèmes de chansons traitant généralement des faits qui nous entourent et que nous vivons au quotidien, Georges Chelon peaufine, au fil des ans, une oeuvre très prolifique qui s’enrichit d’un album supplémentaire en mars 2021 : « Ensemble ». Le 12 août 2021, lors d’un léger répit dans la crise sanitaire engendrée par le coronavirus covid-19 et ses confinements successifs, l’artiste participe au premier festival de la chanson française de Thonon-les-Bains (F).
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Pour en savoir plus sur la discographie de Georges Chelon, rendez-vous sur le site web très complet de François-Marie Gérard en CLIQUANT ICI.
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MOREAU Jean-Marie


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L’auteur et compositeur français Jean-Marie MOREAU naît à Chinon le 28 décembre 1948 d’une mère violoniste, concertiste et professeure de musique. Autant dire que son enfance sera marquée par le piano classique ainsi que le violon. Pour se détendre, sa mère écoute toutefois des chansons signées par Jacques Brel, Georges Brassens ou d’autres « monuments » de la tradition française. A quatorze ans, Jean-Marie veut s’échapper de ce « carcan » musical et décide, avec des copains, de former un groupe de rock. On est en 1962 et presque tous les ados de cette époque le font. Mais, en plus de jouer de la musique, il se pique au jeu d’écrire ses premiers textes de chansons. Et il s’oriente ensuite tout naturellement vers des études de lettres qui vont lui être très utiles pour devenir, d’abord, journaliste. Mais par pour n’importe quel journal puisqu’il écrit pour le magazine musical des jeunes « Salut les copains ». Là, il côtoie le monde artistique français de la chanson commerciale et prend conscience de son aptitude à écrire des chansons. Mais il lui faudra encore connaître quelques expériences peu réussies de livres avant de devenir auteur et membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, en 1974. Jean-Marie Moreau obtient l’un de ses premiers succès d’auteur grâce à Laurent Rossi qui lui demande d’adapter en français la chanson « Love is in the air » de John Paul Young et cela devient naturellement « L’amour est dans l’air » en 1978.
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A ce moment, il commence aussi à composer des mélodies. Un an plus tard, il est sollicité pour écrire le texte de la chanson « Magdalena » interprétée par une jeune femme qui se lance comme soliste après avoir été la gitane de « La Bande à Basile » : Julie (Pietri). C’est l’un des tubes de l’été 1979.
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Mais ces débuts prometteurs ne sont pas nécessairement faciles et, rapidement, alors que Jean-Marie Moreau ne trouve plus de commanditaires, ses fins de mois sont plus que pénibles. A ce moment, il signe toutes les chansons du premier album du groupe de rock français « Océan » mais c’est loin d’être un gros succès commercial. Pour sortir la tête de l’eau, il décide de produire le premier album de Julie Pietri en 1981 (« Merci ») et les ventes du disque sont excellentes grâce à des tubes comme « Let’s fall in love ».
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En quête de nouveaux artistes à lancer, il fait alors la rencontre d’un jeune chanteur qui a pour nom François Feldman et, à deux, ils commencent à écrire des chansons. De 1982 à 1985, il y a la suite du travail avec Feldman qui ne rencontre que peu de succès, il y a un boulot de directeur artistique pour les Editions Mondio Musique et il y a aussi des titres interprétés par Michèle Torr et Diane Tell. En 1986, le tandem qu’il forme depuis des années avec François Feldman permet enfin à ce dernier d’atteindre les sommets des hit parade avec la chanson « Rien que pour toi ».
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Les rencontres artistiques se multiplient alors pour Jean-Marie Moreau et celle qu’il va faire avec le compositeur italien Romano Musumara va lui permettre de signer quelques grands succès : « Comme au cinéma » pour Alain Delon en 1987 et « On écrit sur les murs » pour Demis Roussos en 1989.
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Dans le même temps, il crée une société de production sonore active dans le domaine de la publicité radio et télé. Et la jeune Caroline Legrand connaît la popularité avec la chanson « J’aurais voulu te dire » que Jean-Marie a créé avec François Feldman dont la carrière s’amplifie avec des titres comme « Slave », « Le mal de toi », « Je te retrouverai » (1989), « Les valses de Vienne », « Petit Frank », « C’est toi qui m’as fait » et « J’ai peur » (1990-1991).
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A la même époque, il signe les paroles de la chanson « Soirée kitsch » pour la regrettée chanteuse belge Anne Coster et il étoffe le répertoire d’une autre jeune belge, Mélody, en écrivant « Mamie » et « Le prince du roller ».
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Alors qu’il vient de signer des chansons pour Mireille Mathieu et Sacha Distel, il met en scène le spectacle « Magic Boul’vard » de Feldman au palais des sports de Bercy (Paris) en 1991. Tout en poursuivant ses activités d’auteur-compositeur, Jean-Marie Moreau consacre alors une partie de plus en plus importante de sa vie à la SACEM et à la défense des droits des auteurs. Il devient aussi par la suite membre de diverses associations d’auteurs et de compositeurs européennes et mondiales. En 1997, il ajoute le nom de Frédéric François (« Pour que tu restes ») à la déjà longue liste de ses interprètes.
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Le début des années 2000 est marqué par le développement, en France, des comédies musicales à succès telles que « Notre-Dame de Paris » ou « Les dix commandements ». Jean-Marie Moreau va se lancer dans cette aventure-là aussi en participant à l’écriture des spectacles « Les amours de Mozart » (en 2004 avec, notamment, Amaury Vassili) ou « Les voyages de Jules Verne » (2008).
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Et il continue à aider des nouveaux talents comme Véronique Saint-Germain, Ana Pankratoff ou Djill Rhinan. En janvier 2015, il est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres par la ministre française de la culture Fleur Pellerin en tant que Président de la commission des variétés de la SACEM. La même année, sa chanson « On écrit sur les murs » (interprétée initialement par Demis Roussos) est reprise avec un grand succès par les jeunes membres du groupe Kids United.
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En 2018 et 2019, Jean-Marie Moreau devient le Président du conseil d’administration de la SACEM. Victime d’une longue et pénible maladie, il s’éteint le 29 octobre 2020 à l’âge de 71 ans. Au cours de sa carrière, il avait aussi écrit des chansons pour Sylvie Vartan, René et Nathalie Simard, Johanne Blouin, Hervé Vilard, La Bande à Basile, Ritchy, Claude Puterflam, Linda de Suza, Emile Wandelmer, Pierre Groscolas, C.Jérome, Rachid Bahri, Hélène Ségara, Natasha St Pier ou Jeane Manson.
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LAFONT Jean-Loup

Jean-Loup Lafont dans les années 1980

L’animateur de radio et de télévision français Jean-Loup LAFONT naît le 10 avril 1940 à Guingamp en Bretagne. Il passe son enfance dans sa région natale. Il y est élevé par ses grands-parents à douze kilomètres de la mer qu’il ne découvre cependant qu’à l’âge de huit ans. Adolescent, il se dirige vers des études de journalisme et il exerce la profession pendant six ans. Ensuite, il travaille dans le milieu de la publicité pendant sept ans et il rejoint Paris où il fait un grand nombre de rencontres. L’une de celles-ci, Arlette Tabar, secrétaire de Lucien Morisse alors directeur de la radio périphérique Europe 1, lui permet de se tourner vers ce média. Il présente une maquette, un pilote, et il est engagé à Europe 1 où il présente le « Hit-Parade » du dimanche avant de laisser la place à Christian Morin. En 1972, il anime une autre émission musicale appelée « Mozik » qui sera suivie, en 1976, de « Maxi-Parade » et de « Basket » (dont le générique est « Oxygène » de Jean-Michel Jarre) en 1977.
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Un an plus tard, Jean-Loup Lafont se tourne vers la télévision: il présente une émission des tendances musicales du moment le dimanche matin sur Antenne 2. Diffusée en direct de la salle Wagram à Paris, « Blue-Jean », dont le générique est signé par les Martin Circus (« J’en perds mes baskets »), accueille des artistes de renommée internationale comme les Bee Gees ou Queen et bon nombre de chanteurs français comme Serge Gainsbourg.
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En 1979, il apparaît parmi les acteurs du film français « Le Temps des vacances ». Quatre ans plus tard, on le retrouve sur la chaîne de télé française TF1 où il présente « C’est Super ! ». Ensuite, en 1988, il revient sur Antenne 2 pour animer le programme intitulé « Kazcado ». En 1991, on le voit encore présenter le tiercé sur La Cinq. Depuis, Jean-Loup Lafont s’était rangé des médias pour se consacrer à sa passion: la peinture. Il meurt le 18 septembre 2015.

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CAUSSIMON Jean-Roger

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

L’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON naît le 24 juillet 1918 à Montrouge. Son père, médecin, s’installe à Bordeaux et c’est là que Jean-Roger fait ses études pendant lesquelles il se passionne pour les poètes. Vivement intéressé par la poésie qu’il désire réciter publiquement, il suit des cours de diction à l’âge de douze ans. Ayant obtenu son baccalauréat, il décroche un premier prix au Conservatoire d’art dramatique. Mais, alors qu’il a 18 ans, sa mère se suicide et cet événement va le marquer à vie. Un an plus tard, il fait ses débuts de comédien professionnel au Trianon de Bordeaux. On lui conseille alors de gagner Paris où il devient auditeur dans la classe de Louis Jouvet au Conservatoire. Il effectue son service militaire au moment où la seconde guerre mondiale éclate. Il est fait prisonnier en 1940 et est envoyé dans un camp en Silésie. Il profite de sa captivité pour écrire des poèmes. Rapatrié ensuite pour raisons de santé, il est de retour à Paris à la fin de l’année 1942. Sans travail, il profite de ses compétences pour proposer un spectacle de poésie dans divers cabarets parisiens où, finalement, il chante beaucoup. Parallèlement à ces activités-là, il se tourne aussi vers le théâtre, la radio, le cinéma et réalise des essais expérimentaux pour la télévision. C’est à ce moment qu’il rencontre, lors de ses prestations au « Lapin à Gil » en 1947, un artiste débutant nommé Léo Ferré. Ce dernier décide de mettre en musique toute une série de textes de Jean-Roger comme « Monsieur William » en 1950.
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Malgré ses occupations théâtrales et cinématographiques de plus en plus nombreuses, il poursuit sa collaboration avec Léo Ferré au service d’interprètes comme Catherine Sauvage, les Frères Jacques ou Serge Gainsbourg.
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Se consacrant essentiellement à l’écriture, au théâtre, au cinéma et à la télévision, Jean-Roger Caussimon ne chante plus depuis la fin des années 1940. En 1967, le journaliste français José Artur apprend au producteur et éditeur discographique Pierre Barouh que Caussimon a, jadis, chanté. Barouh se propose de le rencontrer pour lui faire enregistrer un disque de ses chansons. Un peu réticent au départ, il finit par accepter et enregistre plusieurs albums à partir de 1970. Quelques-unes de ses chansons sont parfois composées par lui-même mais il faut bien reconnaître qu’elles n’atteignent jamais le niveau des musiques signées Léo Ferré bien sûr mais aussi Eric Robrecht, Jacques Datin, Maurice Jarre, Francis Lai, Philippe Sarde ou Gaby Verlor entre autres.
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Si le premier album de Caussimon récolte un succès d’estime en 1970, le second, qui sort un an plus tard, est plus médiatisé. Un show télévisé lui est consacré en France par le célèbre Jean-Christophe Averty et Jean-Roger Caussimon est à l’affiche, pour la première fois, du Théâtre du Vieux Colombier à Paris pour un récital complet de ses chansons. Après ces représentations parisiennes, il se met à sillonner la France dans une caravane qu’il partage avec son épouse Paulette pour aller proposer ses chansons dans les salles de province. Ils le font pendant quinze ans.
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Parmi les dates importantes de la carrière de chanteur de Caussimon, il y a le spectacle de Bobino à Paris en 1973 où il est à la même affiche que Nicole Croisille et les Frères Ennemis. D’année en année, diverses salles de concert parisiennes vont l’accueillir: l’Olympia (1974), le théâtre de la Renaissance (1977), le théâtre de la Ville (1978) et la Gaîté-Montparnasse (1979). En 1980, il chante pendant douze jours au théâtre du Petit Champlain à Québec. Un an plus tard, des problèmes de santé le contraignent à être hospitalisé à deux reprises. Mais il reprend à chaque fois les tournées qu’il a dû interrompre. En 1983, il repart à Québec chanter au Petit Champlain pendant quinze jours. Deux ans plus tard, Léo Ferré sort l’album « Ferré chante Caussimon » qui contient neuf inédits et sur lequel les deux hommes ont travaillé chez Léo en Italie. Mais, en juin de cette année-là, il doit à nouveau être hospitalisé car son cancer du poumon s’est aggravé. Le 20 octobre 1985, Jean-Roger Caussimon est vaincu par la maladie et il décède à l’Hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris.
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Il est ensuite incinéré au columbarium du cimetière du Père Lachaise et ses cendres sont répandues dans l’océan à la Pointe-des-Poulains, à Belle-Île-en-Mer le 2 novembre 1985.
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FERRE Léo

L’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE naît le 24 août 1916 à Monaco. Fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne, il s’intéresse très tôt à la musique. Il intègre ainsi la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940 et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe à Paris et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de chanson. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».
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Suivant le conseil de Charles Trenet, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. En 1953, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend les chansons « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » sur un texte de Guillaume Apollinaire.
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Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant.
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Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Apollinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. La création a lieu le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957.
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Disposant de plus de moyens, Ferré enregistre son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. L’artiste connaît un succès grandissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri ou Joan Baez bien plus tard.
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Ses deux albums suivants sont consacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien détaché de son piano et debout. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ».
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Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay. Il s’adjoint aussi la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ».

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Cet opus est suivi, en 1961, du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino.
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C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est, en fait, peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessé, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit la chanson « Pépée ».
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Il se livre alors à l’écriture de textes qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ».
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En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Ce sera sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ».
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Les jeunes constituent alors une grande partie de son auditoire et le chanteur va vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45-tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes.
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La même année, Ferré devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, quatre ans plus tard. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Depuis quelque temps, l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place.
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Il signe alors avec le label CBS et il enregistre, en 1975, un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige » à cause de la rupture de contrat en suspens qui l’interdit d’enregistrer des chansons. Quelques mois plus tard, son contrat lui est finalement rendu par Barclay et, à partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état français. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « Fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro.
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Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ».
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Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, Léo Ferré doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, l’homme s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), à l’âge de 76 ans le 14 juillet 1993. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.
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NOËL Magali

Magali Noël en 1965

La comédienne et chanteuse française Magali NOËL naît le 27 juin 1931 à Izmir en Turquie. Ses parents français travaillent dans le service diplomatique et Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique.
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C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses.
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Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ».
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Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ».
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En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). En 2011, l’artiste évoque sa carrière de chanteuse et d’actrice au cours du programme télévisé de Patrick Simonin « L’invité » sur la chaîne TV5 Monde. Elle y interprète aussi a capella la dernière chanson, toujours inédite, que Boris Vian écrivit pour elle avant de s’éteindre en 1959.
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La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian, 56 ans après lui.
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MORGAN Marc

Marc MORGAN en 2010 – Photo (c) Pascal Schyns – Sofam

L’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN naît le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu. Il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste au milieu des années 1980. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».
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Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.
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A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui du programme télévisé « Taratata » sur France 2.
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En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».
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L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2 (à visionner en cliquant sur l’image ci-dessous).
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Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.
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C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.
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En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.
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Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’éditions musicales. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’artiste nous quitte de manière inopinée à l’âge de 57 ans.
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