FILIPPI Alana

Alana Filippi

La parolière et chanteuse française Alana FILIPPI naît à Paris le 3 septembre 1960 sous le nom de Pascale Filippi. Elle passe son adolescence à Nantes où ses parents s’installent en 1967. Tout en poursuivant ses études secondaires, la jeune fille se passionne pour le théâtre et s’inscrit aux cours d’art dramatique donnés par Jacques Couturier qui est alors l’un des responsables de la maison de la culture de la Loire-Atlantique. A 20 ans, elle reçoit un premier prix d’interprétation qui la motive à partir pour Paris afin de rejoindre le cours d’art dramatique Jean Périmony. Elle fréquente alors le milieu artistique parisien et côtoie des musiciens qui l’encouragent à persévérer dans l’écriture des textes de chansons qu’elle leur fait écouter. En 1989, elle est sollicitée pour écrire les paroles du thème musical du dessin animé « Le Piaf » composé par Patrick Viau. Elle rencontre alors le musicien et chanteur Jean-Jacques Daran pour qui elle écrit les textes des deux chansons de son nouveau 45-tours : « Tête à l’envers » et « Sans ton désir ». Leur relation professionnelle se double alors d’une aventure sentimentale de laquelle naîtra une fille quelque temps plus tard. Le couple se met alors au travail pour réaliser, d’abord, le premier album de Daran et les Chaises (« J’évite le soleil ») en 1992 avec un titre où Alana intervient vocalement : « Y’a des chaises pour s’asseoir ».
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Puis, motivée par cette première expérience de chanteuse, elle va travailler avec Daran sur un album personnel qui sort en 1993 et qui est plein de promesses : « Laissez-les moi ». Mais, si le disque est très intéressant, il retient l’attention des professionnels sans toutefois atteindre le grand public. Et l’expérience de chanteuse s’arrêtera là pour Alana qui, par contre, va poursuivre avec brio son travail de parolière.
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Pour Daran encore et les chansons de son second album avec le groupe « Les Chaises », « Huit barré » (1994), pour lequel le duo écrit et compose le « tube » « Dormir dehors ».
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Lorsque Daran se débarrasse ensuite de ses « Chaises », Alana poursuit son job d’auteure pour lui sur les albums « Déménagé » (1997) et « Augustin et Anita » (2000). Daran prend ensuite ses distances avec Alana, professionnellement et sentimentalement. Alors, elle propose sa plume pour d’autres artistes qui ont pour nom Jenifer (« J’attends l’amour » en 2002), Natasha St-Pier (« Juste un besoin de chaleur » en 2003), Grégory Lemarchal (« Je suis en vie » en 2005), Calogero (« En apesanteur » en 2007) et Stanislas (« Nos ecchymoses » en 2010).
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En 2005, la parolière reçoit, avec Calogero et Passi, le prix Vincent Scotto de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française) pour la chanson « Face à la mer ».
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En 2007, elle retrouve Daran pour l’écriture de deux chansons enregistrées par Maurane : « Dernier voyage » et « Les anémones ».
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La même année, elle co-signe avec Lionel Florence un texte pour Pascal Obispo qui enregistre sa composition intitulée « Y’a un ange ». Parmi les autres artistes à chanter la poésie d’Alana Filippi, il y a encore Florent Pagny (« La folie d’un ange », 2003), Faudel (« Si on m’avait dit », 2006), Louisy Joseph (« On croit rêver », 2008) ou, encore, Louis Delort (« Je suis là », 2013). Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2020, âgée de 59 ans, elle décède, au Coudray, dans des circonstances qui ne sont pas précisées.
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FERRAT Jean

Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

L’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT naît le 26 décembre 1930 à Vaucresson sous l’identité de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum part à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre.
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Grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ».
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Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois.
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La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.
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En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.
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Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ».
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C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ».
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En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en octobre 1972 au Palais des Sports de Paris.
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Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux.
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En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès.
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A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop.
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En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les médias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ».
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En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ».
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En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.
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Cinq ans après le décès de Jean Ferrat, un album d’hommage est enregistré par un certain nombre de chanteurs français et est commercialisé en mars 2015. Y participent, entre autres, Marc Lavoine, Cali, Dionysos, Julien Doré, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Hubert-Félix Thiéfaine, Zebda et Natasha St-Pier.
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15 FEVRIER

 

Georgette Lemaire en 1966 – Photo (c) Patrick Bertrand

15 février 1943 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Georgette LEMAIRE. Elle vit une enfance modeste et des études plutôt bonnes et se passionne très vite pour la chanson. Tous les dimanches, elle chante à Saint-Ouen, dans la banlieue de Paris, des « monuments » réalistes comme « Le Dénicheur » par exemple. Sur le conseil de sa maman, Georgette s’inscrit, en 1965, au célèbre « Jeu de la chance ». Pendant cinq semaines et à la demande du public, elle revient de dimanche en dimanche dans cette émission télévisée française de Raymond Marcillac. Elle décroche un contrat avec la maison de disques Philips. Un an plus tard, Barclay engage une autre lauréate du même concours: Mireille Mathieu. Les deux chanteuses à l’organe puissant seront souvent mises en opposition. Mireille privilégie sa carrière avant tout. Georgette épouse un certain Daniel dont elle aura deux fils. Les premiers succès de Georgette Lemaire sont signés par Charles Dumont: « A faire l’amour sans amour » et « Et si c’était vrai ». Sa première tournée d’été est un beau succès. En 1967, elle est à l’affiche de Bobino en vedette américaine de Georges Brassens. Un an plus tard, elle passe à l’Olympia de Paris en première partie d’Enrico Macias. C’est à ce moment qu’elle enregistre une chanson signée par Jean-Jacques Debout et Pascal Sevran: « Vous étiez belle, madame », un carton.

Divorcée de son premier mari, elle épouse alors son pianiste Bob Sellers qui sera le père de son troisième enfant en 1969, année où elle passe en vedette lors d’un Musicorama à l’Olympia de Paris. C’est en 1969 aussi qu’elle enregistre un de ses plus grands succès sur le mode valse: « Des millions d’amoureux ». Les décennies suivantes sont moins exaltantes pour Georgette. Elle est, en 1976, invitée d’honneur dans un spectacle de Julio Iglesias à l’Olympia. En 1980, elle sort un album avec dix chansons composées par Charles Aznavour. En 1986, elle est faite chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la culture français Jack Lang. En 1989, son amitié avec le Président de la république française François Mitterrand lui permet d’obtenir un poste de chargée de mission. Les années passent et, en 2009, un nouvel album intitulé « Inoubliable » sort avec dix titres inédits. Dans la foulée, en 2010, Georgette Lemaire rejoint la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois » où elle rejoint Charles Dumont mais aussi Michelle Torr, Sheila et Hervé Vilard. En 2014, la chanteuse retrouve le chemin des studios pour enregistrer l’album « Paris Jazz » qui, comme son nom l’indique, lui permet d’interpréter des reprises en jazz de chansons évoquant Paris: « Mademoiselle de Paris », « Les grands boulevards », « Pigalle », « Sous le ciel de Paris », « Un gamin de Paris », « La complainte de la butte », etc.
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Emile Wandelmer en 1990

15 février 1949 : Naissance, à Rabastens, du chanteur et musicien français Emile WANDELMER. C’est d’abord dans un groupe de bal que le jeune Emile se fait engager en 1966: les Goldfingers. Les soirées se multiplient dans la région de Toulouse et les musiciens vivent bien de cette aventure. Au début des années 1980 toutefois, la tentation est de plus en plus forte pour eux de présenter leurs compositions propres. En 1984, ils franchissent le pas en enregistrant, sous le nom de Gold, un premier 45 tours: « Plus près des étoiles ».

Ce titre est d’emblée un énorme succès. Les galas, mais aussi la promotion et les passages en radio et en télé, deviennent de plus en plus nombreux. La formation d’Emile n’en reste pas là et enregistre d’autres « tubes » comme « Capitaine abandonné », « Ville de lumière », « Calicoba » ou « Rio de janvier ». En 1990, alors que le succès du groupe périclite, Emile décide de quitter « Gold ». Le groupe poursuit son chemin sans son chanteur mais, sans lui, il ne sera plus jamais ce qu’il fut: une formation populaire. Emile Wandelmer, quant à lui, s’essaie à une carrière solo et se paie le luxe d’un premier album enregistré à Los Angeles avec de grandes pointures de la musique californienne. Le disque ne répond pas à ses attentes et le public n’y retrouve pas le chanteur de « Gold ». Après de nombreuses autres aventures musicales, Emile finit par former avec Mario, un copain musicien du groupe « Images », le concept « Emile & Images ». Nous sommes en 1999 et, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, une compilation est enregistrée avec les « tubes » de chacun des deux groupes puisque « Images » avait connu de grands succès comme, entre autres, « Les démons de minuit » ou « Maîtresse ». Un medley est aussi sur toutes les ondes: « Jusqu’au bout de la nuit ». Les albums plus personnels d’Emile Wandelmer qui suivent n’obtiennent jamais le même succès malgré des chansons signées Goldman ou Le Forestier. Avec « Emile & Images », le chanteur revient sur scène dans le cadre de tournées nostalgiques comme « RFM Party 80 » en 2012 ou « Stars 80 » les années suivantes.
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Nathalie Lhermitte en 1986 – Photo (c) Claude Caudron

15 février 1966 : Naissance de la chanteuse française Nathalie LHERMITTE ou LERMITTE. Son père est alors pianiste et accordéoniste mais aussi chef d’orchestre d’une formation régionale picarde : « Les Sunshines ». Dès l’âge de six ans, elle rejoint son père sur scène pour chanter avec son groupe de variétés rock. Tous les samedis soir, elle chante ainsi sur scène jusqu’à l’age de seize ans. A 12 ans, elle enregistre un tout premier disque où figure une chanson écrite par son père : « Magic plane ». Elle interprète d’ailleurs ce titre dans l’émission télévisée de FR3 « Les jeux de 20 heures » sous le simple nom de Nathalie. A seize ans, elle part à Paris pour terminer ses études dans un lycée où elle apprend des rudiments de comédie qui vont lui permettre de décrocher un petit rôle dans un téléfilm. Mais c’est aussi à ce moment qu’elle rencontre l’auteure Vlyne Buggy et l’animateur-compositeur Julien Lepers qui viennent tout juste tous les deux de signer le tube « Pour le plaisir » d’Herbert Léonard. Ensemble, ils lui proposent d’enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Nathalie Lhermitte en 1982 avec la chanson intitulée « Il y a des jours comme ça ».

Nathalie sort ensuite un disque en duo avec Herbert en 1983 avec le titre « Tendrement ». Fin 1984, elle assure, avec Herbert Léonard, la première partie des spectacles de Michel Leeb à l’Olympia de Paris. D’autres vinyles sont ensuite commercialisés jusqu’en 1987 avec un succès très limité. 1989 va marquer pour Nathalie ses premiers pas dans la comédie musicale: elle joue le rôle de Cristal dans « Starmania » pendant trois ans au théâtre Marigny à Paris mais aussi à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Quelques mois après, elle tient le rôle de Wendy dans « Peter Pan » au Casino de Paris. Au milieu des années 1990, elle séjourne près de deux ans en Angleterre où elle peaufine son expérience artistique et musicale. En 1997, on la retrouve dans le spectacle « Piaf je t’aime » au théâtre Comédia. Elle y incarne la chanteuse. Son nom a perdu son « H » et Lhermitte est devenu Lermitte. En 2002, elle est Oliver Twist dans la comédie musicale tirée du roman de Charles Dickens. En 2003, elle participe aux « lumières du Music Hall » où elle évoque sur scène Edith Piaf, Jacques Brel, Charles Trenet et Georges Brassens. Piaf lui colle d’ailleurs à la peau puisque, à la fin des années 2000, elle monte seule le spectacle « Piaf en rose et noir ». Entre 2010 et 2013, elle participe régulièrement à l’émission télé « Chabada » sur France 3 avec Daniela Lumbroso. Elle y évoque notamment Edith Piaf chaque semaine à l’approche du 50e anniversaire de sa disparition. Entre 2015 et 2018, elle fait partie de la troupe de « La Petite Fille Aux Allumettes » au Théâtre du Palais-Royal à Paris. En 2015, elle interprète une chanson d’hommage à Piaf qui lui est tout spécialement écrite et composée par Frédéric Zeitoun et Francis Lai. C’est le point de départ de l’écriture d’un nouveau spectacle intitulé « Piaf, ombres et lumière » qu’elle présente jusqu’en 2017. Cette année-là, elle monte et propose une nouvelle aventure musicale autour des grandes chansons célèbres : « Tubes forever ». Mais c’est encore avec le personnage d’Edith Piaf que Nathalie Lermitte s’envole vers le Brésil (en 2018) ou Dubaï et la Chine (en 2019) en participant à « Piaf, the show ».
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Axelle RED en 2010

15 février 1968 : Naissance, à Hasselt, de la chanteuse belge Axelle RED, de son vrai nom Fabienne Demal. Son père est avocat de profession et homme politique communal (échevin du parti de centre droit Open-VLD) à Hasselt. Elle débute dans la chanson à l’âge de quinze ans sous le pseudonyme de Fabby et enregistre, en anglais, les 45-tours « Little girls » en 1983 puis « Back to Tokyo » en 1985. Elle change ensuite de pseudo et devient Axelle pour connaître un gros succès en Belgique en 1989: « Kennedy Boulevard » qu’elle ne remonte pas autant que les bretelles de son top dans le clip ci-dessous…

Cette chanson est suivie d’un autre hit, toujours en Belgique: « Aretha et moi » qui, déjà, marque la passion de la jeune artiste pour la soul music. Son premier succès au delà des frontières belges date de 1993: c’est « Sensualité ». Devenue Axelle Red, avec une chevelure rousse et un diplôme en droit, elle entame alors véritablement une carrière jallonée de « tubes »: « Elle danse seule », « Je t’attends », « Le monde tourne mal », « Ma prière », « Rester femme », « Ce matin », « Parce que c’est toi », « Temps pour nous », « Naïve », etc. En 2002, à la suite des attentats du World Trade Center à New York, elle enregistre un duo avec Renaud : « Manhattan Kaboul ». Sa passion pour la soul music et le rhythm and blues l’amènent à commercialiser un double album en anglais en 2009. Cet album, encensé par les spécialistes du genre, l’éloigne cependant un peu de son public de base qui continue toutefois à la suivre lors des concerts où Axelle Red s’affirme de jour en jour. Parallèlement à ses activités artistiques, Axelle est ambassadrice auprès de l’Unicef et s’intéresse surtout aux problèmes des femmes dans le monde. Son engagement lui permet de recevoir le titre de « commandeur de l’ordre de la Couronne » de Belgique des mains du roi Albert II en 2007. C’est la deuxième distinction qu’elle reçoit après celle de « chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres » en France un an plus tôt. Axelle est récompensée à Paris par les Victoires de la Musique en 1999 et 2003. Elle est la maman de trois filles. En 2013, la chanteuse commercialise un nouvel album en français intitulé « Rouge ardent » qui, en renouant avec la tradition musicale de ses grands succès, ne réussit toutefois pas à retrouver la popularité de ses chansons d’antan. Fin 2015, sort « Acoustic », le premier album sur lequel Axelle Red reprend en toute simplicité ses tubes et d’autres titres qui auraient dû être des singles. La tournée du même nom propose cette formule aux spectateurs belges, français, suisses et québecois en 2016. Un nouvel album est en chantier en 2017 et une chanson en est extraite pour être distribuée aux médias ainsi que pour être téléchargée sur le web: « Who’s gonna help you » qui, malgré son titre en anglais, est rédigée en français sur une mélodie et un rythme électro. Cet opus en français est mise en vente en 2018 et a pour titre « Exil ». En mars 2019, le succès radiophonique est véritablement de retour pour Axelle à l’occasion de la sortie d’un duo avec le chanteur français Ycare : « D’autres que nous ». En 2020, Axelle Red poursuit inlassablement sa tournée de concerts (« Electro acoustic tour ») qui l’amène dans de nombreuses petites salles de Belgique et d’ailleurs… juste avant l’interruption due à la pandémie du coronavirus covid-19. En octobre 2020, elle figure sur un album hommage à Joe Dassin qui est commercialisé deux mois après le vingtième anniversaire de sa mort. Elle y interprète, à nouveau en duo avec Ycare, « A toi ».
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15 février 1982 : Naissance, à Cosne-Cours-sur-Loire dans la Nièvre, de la chanteuse française Elodie FREGE. Après une enfance marquée par la musique et la danse, et un brevet de guitare classique en 1998, elle fait partie de la promotion 2003 de la Star Academy saison 3. Elle gagne ainsi l’opportunité d’enregistrer un premier album qui se vend à 150.000 exemplaires. Le premier single qui en est extrait est un « tube »: « De l’eau ». L’album suivant, en 2006, est marqué par le succès de « La ceinture » mais ne réitère pas le score de son prédécesseur. Le 4 octobre 2010 sort son troisième album: « La fille de l’après-midi ». Entretemps, Elodie s’est aussi lancée dans le cinéma avec un rôle dans le film « Potiche » de François Ozon en 2010. En juin 2013, Elodie Frégé sort son quatrième album intitulé « Amuse bouches » et elle bénéficie, à partir de la rentrée de la même année, de quelques passages, remarqués par son élégance glamour, à la télévision française. Depuis lors, Elodie Frégé est passée maître(sse) dans l’art d’être présente dans la majorité des albums d’hommage enregistrés par des artistes français (Claude François, Alain Chamfort, Walt Disney, Renaud…) et dans un maximum d’émissions de télévision.
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Lynda Lemay reçoit la Victoire des mains de Jean-Luc Delarue et Michel Drucker en 2003

15 février 2003 : la cérémonie des 18e Victoires de la Musique est présentée par Michel DRUCKER et Jean-Luc DELARUE au Zénith de Paris. Parmi les lauréats de cette édition il y a RENAUD (interprète masculin), Lynda LEMAY (interprète féminine), Natasha ST-PIER (artiste révélation), SANSEVERINO (artiste révélation sur scène), Vincent DELERM (album révélation), RENAUD (album de chansons pour « Boucan d’enfer »), INDOCHINE (album pop-rock pour « Paradize »), DOC GYNECO (album rap hip-hop pour « Solitaire »), I MUVRINI (album reggae-ragga-world pour « Umani »), Axelle RED et RENAUD (chanson originale pour « Manhattan Kaboul »), CHRISTOPHE (spectacle musical pour son concert à l’Olympia de Paris) et Jean-Jacques GOLDMAN (clip vidéo pour « Tournent les violons »).
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Pierre Bachelet en 1992 – Photo (c) Henry Leutwyler

15 février 2005 : Décès, à Suresnes, du compositeur et chanteur français Pierre BACHELET des suites d’un cancer du poumon à l’âge de 60 ans. Pour en savoir plus sur la vie de cet artiste ainsi que sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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10 FEVRIER

 

André Bialek en 1983 – Photo (c) Franck Uyttenhove

10 février 1947 : Naissance, à Etterbeek, de l’auteur, compositeur et interprète belge André BIALEK. Il suit d’abord des études de dessin à Bruxelles et commence à travailler dans les cartonneries de la famille Brel. Sur un air de gigue irlandaise, il chante en 1976 une sorte d’hymne unitaire belge: « La Belle Gigue ». Avec des racines polonaises chez son père, Bialek revendique sa « belgitude » dans bon nombre de chansons (« Visite guidée », « Groenendael ») et intitule un de ses albums « Belgeries ». Entre 1976 et 1982, il enregistre quatre albums. Ses thèmes sont puisés dans la crise d’après 1973. Ils dépeignent, toujours avec un certain humour, des situations parfois difficiles. L’artiste ne ménage pas les promoteurs immobiliers qui, pour lui, ont défiguré Bruxelles (« Jones Lang Wootton »). Le sort des « petites gens » face à la société de consommation est aussi l’une de ses préoccupations. Au milieu des années 1980, résigné face aux exigences d’un show business de plus en plus aseptisé, il jette le gant de la chanson et se reconvertit dans la publicité. Dans les années 1990, un accident cérébral l’éloigne longtemps des affaires avant de revenir à l’avant-plan médiatique avec la sortie en deux disques compacts de ses principales chansons en 1997.

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Pochette de l’album mythique de 1972 avec San Francisco

10 février 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur français Maxime LE FORESTIER dont le vrai prénom est Bruno. Le père de Maxime est Britannique et sa mère, Française, a vécu en Angleterre. Maxime a deux sœurs. Il étudie au lycée Condorcet avant de former un duo avec sa sœur Catherine. Maxime sort son premier 45 tours en 1969: « La Petite Fugue ». Il fait ensuite son service militaire chez les parachutistes, ce qui lui inspire plus tard la chanson « Parachutiste ». Son premier grand succès sort en 1972: « San Francisco ».

Les années 1970 sont celles qui installent Maxime Le Forestier parmi les chanteurs français importants. Les titres qui marquent ont pour nom « Dialogue », « Saltimbanque », « Amis » (écrit avec Julien Clerc) ou « Je veux quitter ce monde heureux ». La décennie suivante sera marquée par deux nouveaux « tubes »: « Ambalaba », une reprise d’un air mauricien, et « Né quelque part ». Les années 1990 possèdent aussi leurs succès comme « Bille de verre » (en duo avec le Québécois Michel Rivard) ou « Passer ma route ». En 2000, « L’homme au bouquet de fleurs » est une chanson qui se vend bien. La fin des années 2000 est caractérisée par une nouvelle collaboration avec Julien Clerc dans la co-écriture de chansons: « Restons amants » par exemple. Mais parler de Maxime Le Forestier oblige à parler de Georges Brassens. Ayant fait de nombreuses premières parties de ses spectacles, il voue une extraordinaire admiration pour le poète sétois et il lui rend de multiples hommages en lui consacrant des concerts et des enregistrements. En 2011, ce sont les chansons de Maxime lui-même qui font l’objet d’un album de reprises enregistré par des artistes francophones sous le titre « La Maison Bleue ». En 2012, Maxime Leforestier participe à l’écriture de chansons pour Céline Dion et son album « Sans attendre ». Le quinzième album studio de Maxime Le Forestier sort en avril 2013 et a pour titre « Le cadeau ». Toujours au faîte des préoccupations de son époque, l’artiste commercialise en juin 2019 l’opus suivant intitulé « Paraître ou ne pas être ».
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Philippe D’Annevoy en 1983

10 février 1963 : Naissance à Namur du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Pochette de disque en 2006

10 février 1981 : Naissance, à Bathurst, au Nouveau Brunswick, de la chanteuse canadienne Natasha ST-PIER. Sa carrière canadienne commence plus tôt que sa carrière internationale. Alors qu’un album est déjà sorti au Québec avec une chanson qui marche bien, « Et la fille danse », Natasha remplace Julie Zenatti dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » en 1999. Un an plus tard, elle enregistre son deuxième album: « A chacun son histoire ». Il se vend en France à plus de 145.000 exemplaires. En 2001, la chanteuse est choisie pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson. Elle se classe quatrième avec la chanson « Je n’ai que mon âme » qui est ajoutée sur une réédition de l’album « A chacun son histoire ».
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Au fil des albums qu’elle commercialise en France, Natasha St-Pier s’impose avec des succès comme « Tu trouveras » (avec Pascal Obispo), « Mourir demain » ou « Un ange frappe à ma porte ». En mai 2006, elle est cinq jours à l’affiche de l’Olympia de Paris. Après ça, elle prend un peu de distance par rapport au métier et revient en 2008 avec un album éponyme dont les ventes ne décollent pas malgré la présence importante d’Obispo. Sa maison de disques lui propose alors de sortir un best of reprenant « 10 ans de succès » et qui va se vendre moyennement. En janvier 2010, Natasha entame une tournée plutôt intimiste intitulée « Confidences autour d’un piano ». Et puis, en 2012, elle entame un retour avec des chansons positives reprises sous le titre « Bonne nouvelle ». En janvier 2013, Natasha St-Pier fait partie du jury de l’émission « The Voice Belgique » sur la chaîne télé publique francophone RTBF avec BJ Scott, Suarez et Quentin Mosimann. En juillet de la même année, alors que son album concept consacré à des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux (« Vivre d’amour ») vient de sortir, elle récolte un franc succès lors des Francofolies de Spa (B). En septembre 2013, elle devient la présentatrice d’une émission de variétés francophones sur la chaîne de télé publique France 3: « Les chansons d’abord ». Et, en janvier 2014, elle revient, pour une saison, comme membre du jury de « The Voice Belgique » aux côtés de BJ Scott, Marc Pinilla (Suarez) et de Bastian Baker. En octobre 2015, alors qu’elle attend un heureux événement, Natasha réunit sur un album toutes les chansons qui évoquent sa région natale: « Mon Acadie ». On y retrouve des airs traditionnels mais aussi « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard et « Tous les Acadiens » de Michel Fugain. Le 13 novembre 2015, elle devient la maman d’un petit garçon, Bixente, qui doit être opéré à coeur ouvert. Cette épreuve, heureusement passagère, oblige la jeune femme à s’absenter des studios d’enregistrement et des plateaux de télévision jusqu’à la fin de l’année 2016. L’année suivante, elle se lance dans une nouvelle expérience musicale à destination du jeune public : « L’alaphabet des animaux ». Et la chanteuse revient vers son public adulte en 2018 en commercialisant un second album reprenant des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux : « Aimer c’est tout donner ». En 2019, Natasha Saint-Pier déclare suspendre sa carrière artistique pour se consacrer pleinement à l’école de yoga qu’elle a ouverte dans les Landes françaises. Elle révèle encore chanter mais uniquement le dimanche et dans l’église paroissiale.
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AZNAVOUR Charles en 199710 février 1997 : la 12e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Michel Drucker au Palais des congrès de Paris. En voici le palmarès.
Artiste interprète masculin: Charles Aznavour
Artiste interprète féminine: Barbara
Groupe: Les Innocents
Artiste interprète ou groupe francophone: Khaled
Révélation variétés: Juliette
Album de l’année: Mr. Eddy d’Eddy Mitchell
Chanson de l’année: Aïcha de Khaled (paroles et musique : Jean-Jacques Goldman)
Spectacle musical ou Concert: FFF à l’Olympia
Vidéo-clip: C’est ça la France de Marc Lavoine, réalisé par Sylvain Bergère
Album de musiques traditionnelles: I Muvrini à Bercy d’I Muvrini
Album de chansons pour enfant: Far west d’Henri Dès.
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10 février 2017 : la 32e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Thomas Thouroude et Bruno Guillon au Zénith de Paris. En voici le palmarès épuré des artistes ne chantant pas en français.
Artiste masculin: Renaud (devant Benjamin Biolay et Vincent Delerm)
Artiste féminine: Jain (qui chante en anglais) (devant Imany et Véronique Sanson)
Album révélation: « Les conquêtes » de Radio Elvis (devant « Au coeur de moi » d’Amir et « Claudio Capéo » de Claudio Capéo)
Révélation scène: LEJ
Album de chansons: « Palermo Hollywood » de Benjamin Biolay (devant « & » de Julien Doré et « L’attrape-rêves » de Christophe Maé)
Album rock: « Anomalie » de Louise Attaque (devant « Mystère » de La Femme et « Sebolavy » de Mickey 3 D)
Chanson originale: « Je m’en vais » de Vianney.
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14 DECEMBRE

Henri Dès en 2011

14 décembre 1940 : Naissance, à Renens, de l’auteur-compositeur-interprète suisse Henri DES sous son vrai nom de Henri Destraz. Henri suit une scolarité sans histoire et effectue ensuite son service militaire comme tout bon citoyen helvète. Il part alors à Paris pour y assouvir la passion qu’il nourrit pour la musique et la chanson. Il n’hésite pas ainsi à chanter dans les rues et dans les cafés en s’accompagnant à la guitare. De rencontres en rencontres, il finit par se faire remarquer et il est sélectionné pour représenter la Suisse au concours Eurovision en 1970. Il s’y classe quatrième. Ses chansons personnelles intéressent un producteur et Henri, qui choisit le pseudonyme et diminutif Dès pour nom, va ainsi enregistrer une douzaine de disques qui vont lui permettre, notamment, de se présenter au Festival de la Chanson Française de Spa. Lorsque son fils Pierrick atteint l’âge d’apprécier la musique et la chanson, Henri lui écrit quelques chansons et comptines. L’artiste se rend alors compte que le créneau de la chanson pour jeune public existe mais qu’il n’est pas très bien achalandé. A l’époque, seul Steve Waring s’y est essayé mais on ne peut pas parler de grande popularité pour l’auteur de « La grenouille ». Henri Dès essaie donc de convaincre sa maison de disques de sortir un album de ses chansons pour les enfants. Les producteurs se tâtent et refusent le projet tel que présenté en demandant des concessions que le chanteur ne peut accepter. Il décide donc de créer sa propre maison de disques qu’il baptise du prénom de son épouse: « Marie-Josée Productions ». Son premier album, intitulé « Cache-Cache », est commercialisé en 1977 au moment où une chanteuse française s’accapare de plus en plus le jeune public: Chantal Goya. Mais, très vite, il va apparaître que les deux artistes n’évoluent pas sur le même terrain et Henri Dès va rapidement se créer un univers qui enchante autant les parents que leurs enfants. Ses albums se vendent par milliers même si certaines chansons sont préférées: « La petite Charlotte » (1979), « La glace au citron » (1988) et « Le petit zinzin » par exemple.

Il se met à remplir les théâtres de France, de Suisse et de Belgique et se retrouve à de nombreuses reprises sur la scène de l’Olympia de Paris. En 35 ans de chanson pour le jeune public, Henri Dès sort quelque 25 albums, une dizaine de DVD et quelques livres. En 2013 sort encore le disque « Casse-pieds » bien dans la lignée de sa longue carrière. En 2014, Henri Dès crée sa propre radio sur le web avec plus de 250 de ses chansons à déguster sans jingle ni publicité 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Vous pouvez l’écouter en CLIQUANT ICI. Le 27 novembre 2019, Henri Des subit un infarctus à son domicile. Grâce au massage cardiaque pratiqué par sa compagne, le chanteur est ranimé et hospitalisé. Le 16 janvier 2020, l’artiste annonce qu’il va mieux et qu’il devrait remonter sur scène pour un concert unique « en solo » le 19 avril à l’Espace Vélodrome de Plan-les-Ouates près de Genève. Mais la pandémie du coronavirus covid-19 et les mesures sanitaires prises pour éviter sa propagation entraînent le report du spectacle au 15 décembre 2020 puis au 13 juin 2021.
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Jane Birkin en 1987 – Photo (c) Pierre Jean Rey

14 décembre 1946 : Naissance, à Londres, de l’actrice et chanteuse anglaise Jane BIRKIN. Elle est la fille d’un commandant de la marine militaire britannique, la Royal Navy, et d’une actrice ayant pour nom Judy Campbell. Elle passe une grande partie de sa jeunesse dans un internat de l’île de Wight puis, à 18 ans, elle se retrouve, aux côtés de Jacqueline Bisset et Charlotte Rampling, à l’affiche du film « Le Knack… et comment l’avoir » de Richard Lester. Cette première expérience est couronnée de succès et la jeune femme est engagée pour le film « Blow up » d’Antonioni qui décroche la Palme d’or au festival de Cannes. Désirant pousser plus loin son aventure d’actrice, elle décide de partir en France encore toute auréolée de son succès à Cannes. Après de nombreux essais infructueux, elle finit par être embauchée pour un rôle dans le film « Le slogan » de Pierre Grimblat. Au cours du tournage, elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète français Serge Gainsbourg. En 1968, ils finissent par tomber amoureux et Jane devient la compagne de Serge pendant une dizaine d’années. En 1969, Serge a l’idée de leur faire enregistrer ensemble un duo sulfureux qui va être un énorme succès: « Je t’aime moi non plus ». D’autres suivront comme « La décadanse » et « 69 année érotique ». Ses activités dans la chanson francophone, grâce à Gainsbourg, ne vont jamais empêcher Jane de poursuivre sa carrière cinématographique et, plus tard, d’entamer des prestations au théâtre. Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio et les émissions télévisées comme celles des célèbres Maritie et Gilbert Carpentier. A la fin des années 1970, elle quitte Serge Gainsbourg et le couple hyper-médiatique explose. Parmi les grands succès de Jane, on peut citer « Di dou di doo dah », « Ex-fan des sixties » (1978) ou « Baby alone in Babylone » (1983).

N’ayant jamais franchi le pas de rencontrer son public, elle le fait en 1987, pour ses 40 ans, sur la scène parisienne du Bataclan. En mars 1991, Jane Birkin perd Serge Gainsbourg, qui disparaît le 2 mars, et son père David Birkin qui décède le 7 mars. Après la mort de Gainsbourg, Jane Birkin reprend ses chansons et enregistre plusieurs albums dont « Versions Jane » et « Arabesque ». Avec ces nouvelles versions, elle part en concert partout dans le monde: en Europe mais aussi en Asie à Tokyo, aux Etats-Unis à New York et même en Palestine. Pour renouveler et diversifier son répertoire, Jane s’adresse alors à de nombreux compositeurs en vogue pour lui réaliser quelques albums qui marchent bien: Mickaël Furnon (de Mickey-3-D), MC Solaar, Marc Lavoine, etc. Les auteurs choisis ont pour nom, entre autres, Etienne Daho, Zazie, Cali, Arthur H ou Alain Souchon. L’artiste franchit un nouveau cap en novembre 2008 lorsqu’elle enregistre un album dont, pour la première fois, tous les textes sont de sa plume: « Enfants d’hiver ». C’est, en fait, la mise au jour de toute une série d’écrits collectionnés depuis ses années d’internat et, du coup, le côté autobiographique du travail est forcément très prononcé. En 2012, Jane Birkin connaît de graves problèmes de santé qui l’obligent à annuler sa tournée européenne. Elle est contrainte, alors, à se reposer et à éviter la fatigue de concerts trop nombreux. Mais, au fil du temps, sa passion pour la chanson la rappelle en studio et sur scène pour créer, à Troyes, le 26 octobre 2016, le spectacle « Gainsbourg symphonique » où l’artiste interprète les plus grands titres de son ancien compagnon avec des orchestrations symphoniques. Un album de ces chansons est enregistré avec l’orchestre de la radio de Varsovie et est commercialisé en février 2017. Douze ans après son dernier disque proposant des titres originaux, Jane Birkin commercialise, en 2020, un opus dont elle a écrit les textes sur des musiques signées par Etienne Daho et Jean-Louis Piérot : « On pardon, tu dormais ».
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Chantal Eden en 1998

14 décembre 1958 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française Chantal EDEN sous le nom de Chantal Bertin. Ce n’est qu’à l’approche des 40 ans que Chantal se destine à faire de son métier ce qui était jusque là une passion: la musique et la chanson. Elle enregistre ainsi un premier album en 1998: « Le chemin du bonheur ». Cet album, pourtant produit et enregistré en France, va trouver son véritable public en Belgique francophone. Chantal Eden y effectue quelques émissions sur la radio publique nationale, la RTBF, et son album se retrouve parmi les meilleures ventes du pays. Dans la foulée de ce premier succès, une autre chanson reçoit alors les faveurs du public belge: « La vigne de mon père » en 1999. Quelques mois plus tard, un deuxième album, intitulé « Plus loin », permet à l’artiste de se présenter sur scène, toujours en Belgique, au Trocadéro de Liège, au Théâtre Royal de Mons ou, en 2002, aux Francofolies de Spa. Ce sont souvent des rencontres et des faits divers qui permettent ensuite à la chanteuse de trouver l’inspiration de ses chansons: il y a ainsi « Deux enfants de Guinée » inspirée par l’histoire de Yaguine et Fodé retrouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion ayant quitté l’Afrique pour l’Europe. Et il y a aussi « Rencontre » inspirée par Jacques Salomé. Alors qu’elle s’évertue à écrire des textes qui dénoncent et tentent de lutter contre l’injustice de manière globale, Chantal Eden va aussi commettre des chansons sur commande qui soutiennent tantôt les voyageurs en camping-car, tantôt les boulangers. Après la sortie de sept albums et d’un DVD live, elle écrit un livre (« Le monde a besoin de vous ») et une série de contes pour enfants: « Le voyage de Giorgio ». Le 17 novembre 2014, elle annonce la sortie, en Belgique où elle réside alors, d’un double album de 27 titres intitulé « Le ciel et la terre ». Et, entourée d’une nouvelle équipe, elle propose à nouveau des spectacles depuis octobre 2016. Ensuite, ce sont des concerts-conférences qu’elle propose suite à l’écriture d’une nouvelle série de contes intitulée « Le monde de Hopi » et basée sur une civilisation nommée « peuple de la paix ». En janvier 2020, elle fait la promotion, à Châlon-sur-Saône, du pain « arc-en-ciel » issu d’une collaboration entre artisans boulangers de la région Saône et Loire et l’artiste qui associe son petit lutin Hopi à ce pilier de l’alimentation quotidienne française.
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Albin de la Simone en 2017

14 décembre 1970 : Naissance, à Amiens, de l’auteur-compositeur-interprète et arrangeur français Albin DE LA SIMONE sous le nom complet d’Albin l’Eleu de la Simone. Il passe son enfance et son adolescence dans le département de la Somme avant de se destiner à un métier artistique et de suivre les cours d’arts plastiques au célèbre Institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique, où a aussi étudié un certain Dany Boon. Sa passion pour la musique lui vient très tôt de son père qui fut clarinettiste de jazz dans l’orchestre New Orleans « les Barbecues » dans les années 1960. Du coup, après ses études belges, Albin suit des cours d’arrangement et d’orchestration au CIM de Paris. C’est d’ailleurs comme compositeur et pianiste de jazz qu’il entame véritablement sa carrière artistique. Il fait ainsi partie d’un quintet qui est finaliste du Concours national de jazz de la Défense en 1995. Entre 1995 et 2000, il accompagne sur scène Salif Keïta et Angélique Kidjo dans leurs tournées internationales et travaille sur les enregistrements et disques de Miossec, Keren Ann, Alain Souchon, Vanessa Paradis, Raphaël ou Jean-Louis Aubert entre autres. Ces expériences musicales avec des chanteurs lui font prendre conscience qu’il peut aussi écrire des chansons et il commence à le faire à la fin des années 1990. Et c’est en 2003 qu’il franchit le pas de se produire sur scène en y interprétant quelques chansons en première partie de la tournée de Mathieu Boogaerts au Japon. En septembre de la même année, il sort ainsi son premier album où il interprète notamment la chanson « Patricia » en duo avec Alain Souchon. Et Albin de la Simone, le chanteur, est programmé aux Francofolies de la Rochelle de 2004. Quelques mois plus tard, en mai 2005, l’artiste confirme tout le bien que l’on dit de lui dans un deuxième album qui a pour titre « Je vais changer ». Il y interprète ses propres compositions et deux reprises qui ne passent pas inaperçu: « Elle fréquentait la rue Pigalle » du répertoire d’Edith Piaf et « Ces mots stupides », chanson réinterprétée en duo avec Jeanne Cherhal d’une adaptation de Sacha Distel et Joanna Shimkus du titre « Somethin’ Stupid » initialement créée par Frank et Nancy Sinatra. A la fin de l’année 2006, il participe à l’aventure du conte musical pour enfants « Le Soldat Rose » en jouant le rôle de Cousin Puzzle. Après avoir suivi Vanessa Paradis en tournée aux claviers en 2007, Albin de la Simone sort son troisième opus en avril 2008: « Bungalow ». 2009 et 2010 sont des années marquées par des concerts, des réalisations d’albums pour d’autres, de nouvelles expériences musicales et scéniques diverses. En 2011, il présente ses futures nouvelles chansons aux trois Francofolies: Spa, La Rochelle et Montréal. Son quatrième album, « Un homme », est chez les disquaires en février 2013 et, dans la foulée, l’artiste propose des concerts non sonorisés avec la violoniste Anne Millioud-Gouverneur et la violoncelliste Maëva Le Berre. Ces spectacles tourneront jusqu’à la fin 2014 en France et en Belgique. En 2013 encore, il est de ceux qui rendent hommage à Alain Bashung au Centquatre à Paris avec Kent, Brigitte Fontaine, Miossec et Chloé Mons notamment. En février 2014, Albin de la Simone est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scène ». Et, en novembre de la même année, il effectue une tournée au Québec. 2017 est l’année de la sortie de son cinquième album studio: « L’un de nous ». Les 12, 13 et 14 mai de cette année-là, il est mis à l’honneur par la Maison de la Culture de Tournai (B), où il a effectué ses études artistiques, et il se produit tout un weekend en compagnie de Nicolas Michaux, Françoiz Breut et Bastien Lallemant.
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14 décembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 consacre une soirée spéciale à Florent PAGNY. Intitulé « Double je », le programme est présenté par Flavie Flament accompagnée de Kad et Olivier. Autour de Florent Pagny, il y a les artistes qui interprètent des duos avec lui sur l’album « 2 » qui est commercialisé le lendemain: David Hallyday, Patrick Bruel, Pascal Obispo, Eddy Mitchell, Lara Fabian, Marc Lavoine, Isabelle Boulay, Cécilia Cara et Natasha St-Pier.
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14 décembre 2019 : Décès, des suites d’une complication post-opératoire dans un hôpital parisien, de l’actrice et chanteuse française d’origine danoise Anna KARINA. Pour en savoir plus et connaître la brève biographie de chanteuse de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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27 NOVEMBRE

En 1972

En 1972

27 novembre 1935 : Naissance, à Turin, de l’acteur, et occasionnellement chanteur, italien Aldo MACCIONE. C’est par la chanson et la musique que le jeune Aldo pénètre le milieu artistique dans les années 1960. Il remporte un crochet radiophonique dans sa région natale et il est engagé par un théâtre local pour y réaliser des imitations. Il crée alors un groupe de fantaisistes avec trois compères qui s’installent avec lui à Paris. Ils s’appellent « Les Brutos » et assurent souvent la première partie des spectacles de l’Olympia comme celui de Salvatore Adamo en février 1971. Aldo Maccione participe alors, en tant que figurant, à l’enregistrement de plusieurs scopitones, ces ancêtres des vidéoclips, réalisés pour des chanteurs français. Et il crée un nouveau groupe parodique: « Les Tontos ». A la fin des années 1960, Aldo accompagne Sacha Distel à Londres pour un concert et c’est là qu’il crée sa marque de fabrique: « Aldo la classe » à la démarche cambrée. Amusé par ce détail, le réalisateur français Claude Lelouch engage Maccione dans son film « Le voyou » en 1970 puis, deux ans plus tard, dans « L’aventure c’est l’aventure » où il tourne aux côtés de Lino Ventura, Charles Denner et Jacques Brel. Il devient ensuite un des seconds rôles les plus en vue d’un certain cinéma humoristique français. Personnage people avant la lettre, Aldo Maccione enregistre quelques chansons sur des 45-tours qui connaissent un bon succès. Parmi ceux-là, il y a un duo interprété avec Sheila en 1972: « J’adore ».

Mais, en solo, Aldo chante « La classe » (composée par Sacha Distel en 1970), « Plus beau que moi tu meurs » (musique du film du même titre en 1982) ou encore « Qu’est-ce que c’est que ce gars-là » (1982). En 1982 toujours, il enregistre une parodie de « Chacun fait c’qui lui plaît » de Chagrin d’amour: « Le dragueur classe ». En 1985, il interprète une tarentelle: « Pizzaïolo et Mozzarella ». Ses aventures musicales s’arrêtent là mais ses pérégrinations cinématographiques se poursuivent jusqu’à la fin des années 1980. Puis, Aldo Maccione se fait plus rare et se retire à Saint-Paul-de-Vence. Fin 2014, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau publie une biographie de l’artiste aux Editions Christian Navarro: « Aldo Maccione, la classe ! » dont la préface est signée Claude Lelouch.
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L’Affaire Louis’ Trio en 1993

27 novembre 1993 : L’AFFAIRE LOUIS’TRIO se produit pour la première fois sur une scène belge. Cela se passe au Théâtre 140 à Bruxelles. Ce premier concert en Belgique est bien tardif puisque le groupe français formé en 1981 a déjà une solide expérience des salles de spectacles françaises.

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ST-PIER Natasha - Pochette L'instant T en 200927 novembre 2009 : Sortie en France du « best-of » « Tu trouveras » de la chanteuse canadienne Natasha St-Pier reprenant 10 ans de succès. Le premier « single » inédit issu de cet album est « L’Instant T » qui sort début décembre.

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Didier Arcq

27 novembre 2010 : Décès à Bruxelles de Didier ARCQ, fondateur de la « Biennale de la Chanson Française » de Bruxelles. Il meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 50 ans. La Biennale aura permis, depuis la fin des années 1990, de découvrir des talents aussi surprenants que ceux de Daniel Hélin, Dimitri, l’Orchestre du Mouvement Perpétuel, Alexonor et plein d’autres. Pour en savoir plus sur la biographie de Didier Arcq, veuillez CLIQUER ICI.

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22 SEPTEMBRE

Colette Deréal dans les années 1960 – Photo (c) P. Fournier

22 septembre 1927 : Naissance, à Saint-Cyr l’Ecole (Seine-et-Marne) de l’actrice et chanteuse française  Colette DEREAL, sous le nom de Colette Denise de Glarélial. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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22 septembre 1940 : Naissance, à Solbjerg au Danemark, de l’actrice et chanteuse française Anna KARINA sous le nom de Hanne Karin Bayer. Pour en savoir plus et connaître la brève biographie de chanteuse de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.

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En 1982 – Photo (c) Olivier Poivre

22 septembre 1941 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française d’origine portugaise Catherine RIBEIRO. Fille d’immigrés portugais installés en France dans les années 1920, elle connaît, dès son plus jeune âge les affres de la seconde guerre mondiale. Avec un comportement étonnant de la part de sa mère qui l’enferme seule dans l’obscurité d’une cave pendant les bombardements. Le sort semble déjà s’acharner sur la jeune enfant qui, à l’âge de quatre ans, perd son petit frère malade. Et puis, il y a le comportement sexuel humiliant d’un ami de la famille qui n’entraîne que peu de réaction de la part de sa mère. L’enfance de Catherine, qui se déroule à Saint-Fons (près de Lyon), est donc difficile et teintée de pauvreté. A seize ans, elle croit pouvoir enfin s’échapper de la grisaille quotidienne en rencontrant un jeune homme qui lui promet des jours meilleurs. Mais il n’en est rien et ce sera pire : internée en hôpital psychiatrique et soumise à de fréquents électrochocs. La musique et l’écriture deviennent alors une sorte de thérapie et une porte de sortie vers un avenir moins sombre. Mais, fraîchement débarquée à Paris du haut de ses 22 ans, elle suit d’abord des cours d’art dramatique avant de se faire remarquer par le cinéaste Jean-Luc Godard qui la remarque pour lui proposer de tourner dans son film « Les Carabiniers ». Ensuite, cette aventure cinématographique terminée, elle revient à la musique et réussit à enregistrer quelques chansons de divers auteurs-compositeurs sur des disques commercialisés par Estudio (label portugais) et Barclay entre 1964 et 1966. Parmi ces titres, plusieurs sont des adaptations françaises de chansons de Bob Dylan. Plutôt bien vue des programmateurs de radio de l’époque, Catherine Ribeiro est assimilée à la jeune vague des « yés-yés » et se retrouve ainsi sur la mythique photo des 47 idoles du magazine « Salut les Copains » réalisée le 12 avril 1966 par Jean-Marie Périer. Peu après, l’artiste prend ses distances avec le show-business français qui commence à l’effrayer. Le comédien Patrice Moullet, qui fut son partenaire dans le film de Godard, lui demande alors de poursuivre l’écriture de poèmes et lui propose de les mettre en musique. Cette idée la séduit mais ne l’empêche pas de tenter de se suicider et d’être hospitalisée au début de l’année 1968. Dès sa sortie de l’établissement, elle commence à réaliser une maquette de ses chansons avec le groupe « 2 bis ». Le travail séduit les responsables de la firme discographique Festival qui lui permettent de commercialiser deux albums très originaux. Les chansons y sont en effet décrites comme comportant des paroles et des textes accessoires servant juste à la musique qui se décline de manière déstructurée bien loin du traditionnel duo refrain-couplet. Dès 1970, le groupe « 2 bis » est rebaptisé « Alpes ». Catherine Ribeiro devient la maman d’une fille, Ioana, en 1971. Puis, elle reprend l’enregistrement de disques et d’albums qui seront toujours passés sous silence par les grandes stations de radio traditionnelles françaises publiques, privées et périphériques. Pourtant, avec le groupe « Alpes », la chanteuse va enregistrer neuf albums et se produire dans de nombreuses grandes salles de spectacles, ainsi que dans plusieurs églises et édifices religieux, en France et ailleurs dans le monde : Belgique, Suisse, Yougoslavie, Algérie, Cuba, Espagne, etc. En 1977, Catherine Ribeiro a envie de rendre hommage à l’une des idoles de son enfance et commercialise l’album « Le blues de Piaf » qui reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Dans la foulée l’artiste s’attaque à des textes de Jacques Prévert qu’elle décline en chansons pour l’opus suivant. La même année, elle est à l’affiche du premier Printemps de Bourges.
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En 1982, alors que le groupe « Alpes » s’est dissout, elle connaît un moment de gloire en restant trois semaines à l’affiche du théâtre parisien de Bobino. Elle y interprète des titres personnels anciens et nouveaux ainsi que quelques reprises de Jacques Brel et Edith Piaf. Son contrat discographique avec Philips se termine en 1985 et elle décide d’autoproduire l’album « Percuphonante » en 1986. Deux ans plus tard, elle participe, avec Jacques Higelin notamment, à un hommage à Léo Ferré pendant les Francofolies de La Rochelle. Mais elle connaît quelques soucis avec sa fille Ioana en proie à des problèmes de drogue. En 1992, un album est enregistré en public et porte le titre « L’amour aux nus ». Elle tente de se suicider en septembre 1992 et, l’été suivant, elle est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle et commercialise un nouveau disque compact : « Fenêtre ardente ». Catherine Ribeiro reste très active dans les années 1990 et se produit dans de nombreux festivals dont « Alors, chante ! » à Montauban en 1999. En 2002, l’artiste formule le projet de reformer le groupe « Alpes » avec Patrice Moullet mais il n’en sera rien. Elle réussit cependant à créer une nouvelle formation avec l’aide d’un ancien membre de « Alpes », Francis Campello, et elle remonte sur scène avec des chansons nouvelles et des titres plus anciens en 2005. Et, en 2008, elle fait son retour à Paris sur la scène du Bataclan. En 2009, Claude Demoulin, qui fut maire de Sedan entre 1983 et 1989 et que Catherine avait épousé en 1984, décède. Elle décide, apparemment selon le désir de son fils né en 1985 et de la compagne de son mari décédé, de quitter Sedan pour s’installer avec un homme de radio en Allemagne. En 2013, sa fille Ioana décède à 41 ans, des suites du SIDA. Totalement bouleversée par cet événement, Catherine Ribeiro n’a plus repris le chemin des scènes et des studios depuis. Les dernières nouvelles que l’on a de la chanteuse datent de février 2020 quand elle est hospitalisée en Allemagne suite à un accident vasculaire cérébral. A l’aube de ses 80 ans, se remettant lentement de ce souci de santé, elle enregistre une nouvelle version de « Qui a parlé de fin ? » (1974) en glissant sa voix sur une musique moderne.
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En 2001

22 septembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 propose, à 21h50, une soirée spéciale GAROU. Autour de l’artiste-vedette québécois révélé par la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » trois ans plus tôt, de nombreux invités seront présentés par Flavie Flament : Liane Foly, Patrick Bruel, Gérald De Palmas, Zazie, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Hélène Ségara, Patrick Fiori, Julie Zénatti, Luck Mervil, Luc Plamondon, Roch Voisine, Natasha St-Pier, Dan Bigras, Céline Dion et Dany Brillant entre autres.
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30 MARS

Estella Blain en 1965

30 mars 1930 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN sous le vrai nom de Micheline Estellat. Pour en savoir plus sur cette artiste et parcourir une brève biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Jean-Claude Brialy : pochette du 45 tours de 1964

30 mars 1933 : Naissance à Aumale, en Algérie, du comédien français Jean-Claude BRIALY. Pour en savoir plus sur les activités de chanteur de cet artiste hors du commun, veuillez CLIQUER ICI.
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30 mars 1948 : Naissance, à Longuyon, du chanteur français Richard GOTAINER. Son premier métier l’oriente vers le monde de la publicité où il met sa créativité au service des annonceurs. Musicien, il compose ainsi une pléiade de mélodies devenues célèbres dont le célèbre « Du Vittel du vélo, Vittel et pédalo, buvez, é-li-mi-nez ». Parallèlement à ces activités relativement lucratives, Richard Gotainer demande à Claude Engel de composer des mélodies plus longues en y plaçant des textes qui créeront un univers très particulier en collant parfaitement à sa voix légèrement rauque. Et, au début des années 1980, il enregistre coup sur coup des chansons qui vont devenir des « tubes »: « Primitif », « Le Sampa », « Le mambo du décalco », « Le Youki » ou encore « Femmes à lunettes ».

Les années 1990 et 2000 sont plus difficiles pour Gotainer qui reste dans les mémoires pour avoir marqué une époque de la chanson francophone. Il se tourne ensuite vers la télévision où il interprète de nombreux personnages dans des fictions françaises. De nombreuses compilations de ses grands succès sortent régulièrement. Une intégrale de douze CD est commercialisée en 2006 qui reprend également les musiques des publicités marquantes composées par l’artiste. Gotainer enregistre aussi des albums originaux comme « La goutte au pépère » en 2004 ou « Espèce de bonobo » en 2008. Il s’essaie également au spectacle musical et théâtral avec « Comme à la maison » où il reprend de manière intimiste ses grandes chansons. En 2011, c’est aux enfants que l’artiste s’adresse avec un album qui leur est consacré sous le titre « Chansons galipettes ». Il fait son grand retour à la chanson en 2018 avec l’album « Saperlipopette (or not Saperlipopette) qui, hélas, semble passer inaperçu auprès des médias et du grand public. En 2020, l’artiste s’essaie à la politique en étant l’un des candidats de droite aux élections municipales de la petite commune française de Cérilly dans l’Allier.
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Pochette de l’album de 2012 « Sans attendre »

30 mars 1968 : Naissance, à Repentigny au Québec, de la chanteuse canadienne Céline DION. Depuis 1981, l’ascension de la jeune adolescente a été fulgurante jusqu’à la femme de spectacle qu’elle est aujourd’hui. C’est en 1983 qu’elle sort son premier album avec un succès immédiat: « D’amour ou d’amitié » écrit par Eddy Marnay. Parmi les faits marquants de sa carrière, on retiendra sa victoire au Concours Eurovision de la Chanson en 1988 avec « Ne partez pas sans moi » pour la Suisse. Ce fut là une ouverture de plus vers l’accomplissement d’une carrière internationale. Et, tout en parvenant à réussir aux Etats-Unis, elle ne néglige pas les pays francophones. Ainsi, en 1995, grâce à la complicité de Jean-Jacques Goldman qui lui réclame de la retenue et de la simplicité, elle enregistre un album qui va se vendre de manière extraordinaire. Il a pour titre « D’eux » et reprend des « tubes » comme « Pour que tu m’aimes encore », « Vole », « Je sais pas » ou « J’irai où tu iras ».
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Quatre ans plus tard, au sommet de sa gloire, Céline Dion arrête tout pendant deux ans pour fonder une famille et s’occuper de son mari, René Angélil, atteint d’un cancer. En 2002, elle revient à la scène mais pour un spectacle qu’elle va proposer pendant cinq ans à Las Vegas avec l’aide du metteur en scène belge Franco Dragone, fondateur du « Cirque du Soleil ». Depuis, elle a poursuivi l’enregistrement d’albums originaux tant en français qu’en anglais. Fin 2012, elle explose à nouveau tous les scores de vente en France, en Belgique et en Suisse avec l’album « Sans plus attendre » dont les chansons phares sont « Parler à mon père » et « Le miracle ». Début 2015, Céline décide de se séparer de son entourage artistique présent depuis des années à ses côtés. Elle interrompt aussi momentanément sa carrière pour s’occuper de la santé de René, victime d’une récidive, et qui décède le 14 janvier 2016 à Las Vegas. En mai de la même année, la chanson « Encore un soir », écrite par Jean-Jacques Goldman et qui rend hommage à René Angélil, se classe no 1 des ventes en France. Le titre donne son nom à l’album qui sort en octobre et contient des chansons signées par Zaho, Grand Corps Malade, Francis Cabrel ou Vianney. Alors qu’elle planifie la sortie d’un nouvel album en anglais pour 2017, Céline Dion annonce une tournée européenne des stades pour l’été de cette même année: la Suède, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Allemagne et la France sont au programme mais, sans explication sauf celle de deux dates prévues à Lille dans le Nord de la France, pas la Belgique. En septembre 2019, l’artiste entame une nouvelle tournée mondiale à l’occasion de la sortie d’un nouvel album en anglais portant le titre « Courage ». Mais la série de concerts qui commence par l’Amérique du Nord est interrompue en avril 2020 en raison de la pandémie du coronavirus covid-19 et les rendez-vous européens de 2021 sont reportés à 2022.
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SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

30 mars 1985 : Décès de la chanteuse belge SOEUR SOURIRE, alias Jeanine Deckers, retrouvée morte le surlendemain, 1er avril, à son domicile de Wavre. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Céline Dion en 2002

Céline Dion en 2002

30 mars 2002 : Soirée spéciale Céline Dion sur TF 1 à 20 h. 50. Un grand retour sur scène après 2 ans d’absence pour la chanteuse québécoise qui est entourée, le jour de ses 34 ans, par Jean-Jacques Goldman, Garou, Pascal Obispo, Gérald De Palmas, Yannick Noah, Natasha St-Pier, Lââm, Dany Brillant, Frédéric Lerner, Frank Sherbourne et France d’Amour.

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