FILIPPI Alana

Alana Filippi

La parolière et chanteuse française Alana FILIPPI naît à Paris le 3 septembre 1960 sous le nom de Pascale Filippi. Elle passe son adolescence à Nantes où ses parents s’installent en 1967. Tout en poursuivant ses études secondaires, la jeune fille se passionne pour le théâtre et s’inscrit aux cours d’art dramatique donnés par Jacques Couturier qui est alors l’un des responsables de la maison de la culture de la Loire-Atlantique. A 20 ans, elle reçoit un premier prix d’interprétation qui la motive à partir pour Paris afin de rejoindre le cours d’art dramatique Jean Périmony. Elle fréquente alors le milieu artistique parisien et côtoie des musiciens qui l’encouragent à persévérer dans l’écriture des textes de chansons qu’elle leur fait écouter. En 1989, elle est sollicitée pour écrire les paroles du thème musical du dessin animé « Le Piaf » composé par Patrick Viau. Elle rencontre alors le musicien et chanteur Jean-Jacques Daran pour qui elle écrit les textes des deux chansons de son nouveau 45-tours : « Tête à l’envers » et « Sans ton désir ». Leur relation professionnelle se double alors d’une aventure sentimentale de laquelle naîtra une fille quelque temps plus tard. Le couple se met alors au travail pour réaliser, d’abord, le premier album de Daran et les Chaises (« J’évite le soleil ») en 1992 avec un titre où Alana intervient vocalement : « Y’a des chaises pour s’asseoir ».
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Puis, motivée par cette première expérience de chanteuse, elle va travailler avec Daran sur un album personnel qui sort en 1993 et qui est plein de promesses : « Laissez-les moi ». Mais, si le disque est très intéressant, il retient l’attention des professionnels sans toutefois atteindre le grand public. Et l’expérience de chanteuse s’arrêtera là pour Alana qui, par contre, va poursuivre avec brio son travail de parolière.
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Pour Daran encore et les chansons de son second album avec le groupe « Les Chaises », « Huit barré » (1994), pour lequel le duo écrit et compose le « tube » « Dormir dehors ».
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Lorsque Daran se débarrasse ensuite de ses « Chaises », Alana poursuit son job d’auteure pour lui sur les albums « Déménagé » (1997) et « Augustin et Anita » (2000). Daran prend ensuite ses distances avec Alana, professionnellement et sentimentalement. Alors, elle propose sa plume pour d’autres artistes qui ont pour nom Jenifer (« J’attends l’amour » en 2002), Natasha St-Pier (« Juste un besoin de chaleur » en 2003), Grégory Lemarchal (« Je suis en vie » en 2005), Calogero (« En apesanteur » en 2007) et Stanislas (« Nos ecchymoses » en 2010).
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En 2005, la parolière reçoit, avec Calogero et Passi, le prix Vincent Scotto de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française) pour la chanson « Face à la mer ».
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En 2007, elle retrouve Daran pour l’écriture de deux chansons enregistrées par Maurane : « Dernier voyage » et « Les anémones ».
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La même année, elle co-signe avec Lionel Florence un texte pour Pascal Obispo qui enregistre sa composition intitulée « Y’a un ange ». Parmi les autres artistes à chanter la poésie d’Alana Filippi, il y a encore Florent Pagny (« La folie d’un ange », 2003), Faudel (« Si on m’avait dit », 2006), Louisy Joseph (« On croit rêver », 2008) ou, encore, Louis Delort (« Je suis là », 2013). Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2020, âgée de 59 ans, elle décède, au Coudray, dans des circonstances qui ne sont pas précisées.
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11 JANVIER

11 janvier 1923 : Naissance, à Paray-le-Monial, de la comédienne et fantaisiste française Jacqueline MAILLAN. Pour connaître quelques-unes de ses expériences musicales dans le domaine de la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
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Lou Deprijck en 1983

11 janvier 1946 : Naissance, à Lessines, du producteur, compositeur et chanteur belge Lou DEPRIJCK dont les véritables prénoms sont Francis Jean. Avec un père flamand et une mère wallonne, le petit Francis se sent totalement belge. Ses parents tiennent alors un restaurant sur la grand-place de Lessines où il passe son enfance et son adolescence. Il se passionne très vite pour la musique qu’il va pratiquer en amateur dès qu’il trouve un emploi de fonctionnaire à la RTT, la Régie des Télégraphes et des Téléphones à Bruxelles à la fin des années 1960. Homme de contact, il ne tarde pas à faire beaucoup de rencontres dans le milieu musical de la capitale belge. Parmi ses fréquentations, il y a celles d’Ivan Lacomblez (alias « Pipou ») et de Sylvain Van Holmen qui vient de connaître la gloire internationale avec le « tube » « Daydream » du groupe Wallace Collection dont il fait partie. Avec ces deux compères musiciens, Francis, qui change son prénom en Lou, fonde en 1970 le groupe Two Man Sound qui a pour but de proposer de la musique festive tropicale en grande partie basé sur des influences brésiliennes. En 1973, le disque « Vini Vini » se vend bien en Belgique mais c’est sans commune mesure avec le succès mondial de « Charlie Brown » en 1975. Dans la foulée, le trio livrera encore, en français, une version disco du classique « Frou-Frou » (1976) et d’autres titres comme « Danser » et « Brigitte Bardot » (1982). Entretemps, Lou Deprijck se découvre un talent de producteur et décide de « lancer » un jeune chanteur bruxellois issu du milieu punk : Plastic Bertrand va vendre des millions d’exemplaires de « Ca plane pour moi » dans le monde entier, y compris aux Etats-Unis, en 1977. Une polémique existe depuis cette époque sur le fait que ce soit Lou Deprijck qui ait enregistré cette chanson avant d’être obligé de trouver un interprète pour défendre le titre en télévision. Et si notre artiste poursuit encore l’aventure de la production avec Héléna Lemkovitch (en 1982), Dominique Deloof (en 1983) et Viktor Lazlo (en 1985), il ne délaisse pas les Two Man Sound mais se lance aussi dans une carrière « presque » solo avec le concept de Lou & the Hollywood Bananas. Entouré de deux jolies danseuses-choristes, il enchaîne les « tubes » : « Kingston Kingston » en 1978, « Pas peur du loup » en 1981, « Les petites rues de Singapour » en 1982 et « Casanova » en 1983.
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En 1984, Lou rencontre l’auteur Boris Bergman avec qui il sympathise au point de former avec lui, le temps d’un album intitulé « Collures » porté par la chanson « Hold-up sentimental », un duo nommé « Bergman & Vanhouten ». Son amitié avec le parolier va aussi déboucher sur des collaborations avec les artistes que Lou produit comme Viktor Lazlo pour « Canoë rose » en 1985. La même année, Lou Deprijck accompagne Boris Bergman sur le tournage du film « Blessure » de Michel Gérard où il joue aux côtés d’un jeune débutant nommé Florent Pagny. Ce dernier et Lou entretiennent toujours des relations d’amitié depuis ce moment. En 1985 toujours, il signe et interprète la musique du générique de la série télé d’animation « Téléchat » de Roland Topor. Dans les années 1990, l’artiste continue d’enregistrer des disques avec les Hollywood Bananas qui changent au fil des occupations des unes et des autres. En 1998, il participe à une action de solidarité belge pour les sans abri qui a pour nom « Opération Thermos » et qui réunit une quarantaine d’artistes locaux dont Alec Mansion, Toots Thielemans, Muriel Dacq, les Frères Taloche, Morgane, Jeff Bodart, Nathalie Paque, Christian Vidal, Jean-Luc Fonck, Benny B ou Daddy K. A ce moment et jusqu’au début des années 2010, Lou Deprijck réside une grande partie de l’année en Thaïlande où il chante régulièrement dans des clubs et où il aime pratiquer la pêche au gros. Dès qu’il le peut, il rentre en Belgique, chez lui à Wannebecq (Lessines), où il est un fervent supporter du club de balle pelote de Wélar pour lequel il a d’ailleurs écrit une chanson. En 2012, sur le conseil du champion cycliste Claudy Criquielion devenu échevin des sports à Lessines, Lou Deprijck se lance dans la politique locale et devient conseiller communal MR (Mouvement Réformateur, libéral de centre-droit) jusqu’en mai 2021.
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Alana Filippi

11 janvier 2020 : Décès, au Coudray, de la parolière et chanteuse française Alana FILIPPI à l’âge de 59 ans. Pour en savoir plus sur le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.

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3 SEPTEMBRE

Isabelle Mayereau dans les années 1980

3 septembre 1947 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteure, compositrice et interprète française Isabelle MAYEREAU. Née dans un milieu plutôt bourgeois, elle fabrique elle-même sa première guitare avec quelques bouts de bois et de la ficelle durant son enfance. Adolescente, elle apprend à jouer de cet instrument grâce à un professeur espagnol qui lui fait découvrir Paco Ibanez mais aussi Georges Brassens. Elle écrit et compose quelques chansons sans prétention. Car sa priorité va aux études de stylisme qu’elle a entreprises à 18 ans. Par la suite, elle pense que les chansons qu’elle compose pourraient profiter à des interprètes intéressés avant qu’on ne lui conseille de les chanter elle-même. A 30 ans, elle signe ainsi un premier contrat discographique et enregistre un 33 tours avec ses propres chansons. Ce premier opus attire un peu l’attention de certains programmateurs de radio et chroniqueurs musicaux, sans plus. En 1978, il lui est proposé de représenter la France avec la chanson « Tu m’écris » au Festival International de la Chanson Française de Spa (B). Elle y remporte le premier prix, ce qui lui permet de bénéficier d’une promotion importante sur les radios publiques de langue française (France, Belgique, Suisse, Canada) pour son deuxième album « Souffle en l’air ».
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En 1979, Philippe Chatel lui demande de rejoindre les artistes qui vont enregistrer la première version sur disque de son conte musical « Emilie Jolie ». Elle y tient le rôle de la baleine de parapluie aux côtés de Georges Brassens, Henri Salvador, Robert Charlebois ou Sylvie Vartan. Avec d’excellentes chansons certes peu ou pas assez commerciales au goût de certains, Isabelle Mayereau ne va pas s’imposer par la suite comme une figure marquante de la chanson francophone malgré un univers doux et particulier. Jusqu’en 1987, elle enregistre encore cinq albums avant de faire une pause de dix ans pour revenir avec un huitième album intitulé « Juste une amertume » en 1997. Puis, elle attend encore douze ans pour l’opus suivant intitulé « Hors piste », un peu à l’image de ce qu’elle a toujours été. En 2010, Isabelle Mayereau est promue Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministre français de la Culture de l’époque Frédéric Mitterrand. Enfin, cadeau inespéré pour ses admirateurs de la première heure, ses neuf albums originaux sont réédités en CD dans un coffret intitulé « Parcours » en 2016.
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Alana Filippi

3 septembre 1960 : Naissance, à Paris, de la parolière et chanteuse française Alana FILIPPI sous le nom de Pascale Filippi. Pour en savoir plus sur le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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4 AVRIL

Anthony Perkins : la pochette du 45 t de 1962 – Photo (c) Nicolas Tikhomiross

4 avril 1932 : Naissance, à New York, de l’acteur américain Anthony PERKINS. En tant que comédien, Anthony Perkins s’est rendu définitivement célèbre par son interprétation du rôle principal dans le film d’Alfred Hitchcock : « Psychose ». Parallèlement à sa carrière d’acteur, vers le milieu des années 1950, Anthony Perkins commence à enregistrer ses premiers disques sur lesquels on découvre une belle voix de crooner. Il grave ainsi plusieurs microsillons tendance jazzy et enregistre également quelques 45 tours en français, dont une version très personnelle de « Il n’y a plus d’après » de Guy Béart (1962) ou encore « Quand tu dors près de moi », basée sur une mélodie de Johannes Brahms. Anthony Perkins est mort le 12 septembre 1992 à Hollywood.
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Daran en 2012

4 avril 1959 : Naissance à Turin, en Italie, du chanteur et compositeur français DARAN dont c’est le véritable nom, son prénom étant Jean-Jacques. Son père est alors négociant en montres suisses. Musicien dans l’âme, le petit Jean-Jacques a à peine sept ans lorsqu’il s’essaie à jouer du Santana sur sa guitare. A 17 ans, il quitte l’Italie pour vivre en France, à Chambéry. Sa passion pour la musique ne fait que s’amplifier même si elle ne débouche pas tout de suite sur la formation d’un groupe, la prestation de concerts ou l’enregistrement d’un disque. Car c’est en effet à 30 ans que Daran se décide à composer sur les textes d’une amie chanteuse et auteure: Alana Filippi. L’artiste se pique au jeu et se rend compte que c’est peut-être sa vocation. Il décide alors de fonder un groupe en 1991: Les Chaises. D’emblée engagé par la multinationale Warner, le groupe enregistre un premier disque intitulé « J’évite le soleil » qui est remarqué par les professionnels des médias. Un deuxième album, « Huit Barré », sort en 1994 et la chanson « Dormir dehors » est un « tube ».
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Après cet énorme succès, le groupe explose pour libérer Daran de toute contrainte. Car sa carrière est alors lancée et elle sera une sorte d’épreuve de fonds jamais jalonnée de succès calculés et réguliers. Deux ans plus tard, l’album intitulé « Déménagé » installe un peu plus la popularité de Daran et, en 2000, les chansons acoustiques d' »Augustin et Anita » permettent à leur interprète de se produire en juillet au Festival d’Eté de Québec.
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Daran vit alors un véritable coup de foudre pour cette partie francophone du Canada. L’album « Pêcheurs de Pierre » qui sort en 2003 marque un tournant pour Daran qui travaille avec le parolier Pierre-Yves Lebert alors que tous ses textes ont jusque-là été écrits par Alana Filippi. Les années qui suivent permettent à Daran de surtout composer pour les autres. Il enrichit ainsi de ses mélodies les répertoires de Maurane, Florent Pagny, Sylvie Vartan, Johnny Hallyday ou Michel Sardou. Le chanteur revient à sa carrière en 2007 avec l’album « Le petit peuple du bitume » qui contient des envolées musicales incroyables et des solos instrumentaux étonnants. En juillet 2008, les Francofolies belges de Spa proposent à l’artiste un spectacle « carte blanche » où il invite ceux avec qui il a l’envie de partager la scène Pierre Rapsat: MC Solaar, Stanislas, Maurane, Kad Merad ou Calogero par exemple. En novembre 2009, une bande dessinée signée Michel Alzéal, et dont le titre est « Couvert de poussière », est basée sur une histoire originale reprenant des chansons de Daran. Un disque laser « compilation » de chansons accompagne le livre. En octobre 2010, au cours d’une interview livrée au journal « Le Devoir » de Montréal, Daran déclare avoir décidé de s’installer avec sa compagne au Québec. Autre exercice pour le compositeur en 2011: il signe la musique du premier film de Kad Merad, « Monsieur Papa ». A la fin de cette même année, l’artiste réalise une tournée de plusieurs mois au Québec. Et, à la fin de cette aventure, comme pour y associer un souvenir éternel, Daran enregistre, avec ses musiciens et dans les conditions du direct, un nouvel album qu’il appelle « L’homme dont les bras sont des branches ». Cet opus est commercialisé en Europe en mai 2013 et lui permet de se présenter sur scène dans des festivals estivaux comme les Francofolies de Spa en Belgique. En octobre 2014, au Québec, sort l’album « Le monde perdu ». Depuis, Daran s’est produit à de nombreuses reprises sur scène avec un spectacle où il mêle des versions acoustiques de ses chansons avec des animations vidéos totalement réussies.
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En septembre 2017, l’artiste commercialise son dixième album qui a pour titre « Endorphine ». Et, durant l’été 2018, Daran est à nouveau programmé pour des prestations dans le cadre des festivals d’été comme, par exemple, les Francofolies de Spa, dont il est un ami habitué, le 21 juillet.

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