MAHY Claudine (Mémé Loubard)

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La chanteuse belge MEME LOUBARD naît le 29 juin 1937 à Charleroi sous le nom de Claudine Mahy. Elle passe son enfance à Châtelet au sein d’un milieu ouvrier où le père est mineur de fond. Passionnée de musique, elle suit d’abord des cours à l’académie puis au conservatoire. Mais un mariage et des enfants lui font oublier sa passion première qu’elle croit abandonner définitivement pour trouver des revenus financiers plus concrets en devenant chauffeur de poids lourds avant de travailler dans une boulangerie pendant 22 ans. Alors qu’elle poursuit ses activités professionnelles dans sa région natale en vendant des tissus et des articles de mercerie sur les marchés, son petit fils lui apprend qu’il veut jouer de l’accordéon. Elle prend contact avec un professeur de musique qui lui redonne l’envie de jouer de la musique mais surtout de chanter. A 46 ans, Claudine Mahy se produit sur de nombreuses scènes belges wallonnes aux côtés de Bob Dechamps, William Dunker, Henri Golan ou Julos Beaucarne. Et, au début des années 2000, elle s’inscrit, par internet, au concours destiné aux jeunes talents « Pour la Gloire » diffusé par la RTBF, télévision francophone belge publique. Elle y obtient un gros succès sous le pseudonyme de « Mémé Loubard » qui est, en même temps, le titre de sa chanson interprétée en dialecte wallon. Vêtue de cuir et chevauchant une grosse moto, la sexagénaire surprend tout le monde en jouant la rockeuse-bikeuse.
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Ce succès l’amène à participer à des émissions de la télévison française comme « Union Libre » avec Christine Bravo. Après cette incroyable aventure, elle devient la propriétaire d’un lieu de musique et de chanson à Charleroi: « L’Bwèsse à Musique » (« La boîte à musique »). Elle y chante mais accueille aussi des artistes de la région. Elle poursuit aussi sa carrière en enregistrant des disques en français mais aussi et surtout en dialecte wallon.
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En octobre 2004, elle fait partie des comédiens amateurs qui proposent la pièce « Knock » de Jules Romains au Théâtre Poche de Charleroi mais des ennuis de santé l’empêchent de mener totalement ce projet à bien. En 2006, elle est l’une des artistes dirigée par Franco Dragone au cours du spectacle commémorant les 50 ans de la catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle (Charleroi). Et puis, « Mémé Loubard » apparaît au cinéma dans le film « Marbie, star de Couillu-les-Deux-Eglises ». En 2007, l’artiste se présente aux élections législatives belges sur la liste du parti d’extrême gauche PTB+. Par la suite, l’état de santé de Claudine Mahy se dégrade et nécessite son déplacement dans une maison de repos de Fontaine-l’Evêque. Elle y décède durant la nuit de dimanche à lundi 11 décembre 2017 à l’âge de 80 ans.
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MARCILLAC Raymond

Raymond Marcillac dans les années 1960

Le producteur et animateur de télé français  Raymond MARCILLAC naît le 11 avril 1917 à Levallois-Perret. Enfant dans l’Aveyron, c’est à Paris qu’il termine ses études et qu’il pratique l’athlétisme à son plus haut niveau: champion de France du 400 mètres en 1939. Il est officier dans la force aérienne française durant la seconde guerre mondiale. A la libération, il est intégré dans l’équipe de journalistes de la radio française puis de la télévision. Alors qu’il est directeur du service des sports, il crée l’émission « Télé dimanche » en 1959. Il s’agit d’un show qui mêle savamment le sport et la chanson. Un télé crochet y est mis en place: « le jeu de la chance ». C’est ce concours, produit par Raymond Marcillac et présenté par Roger Lanzac, qui permet notamment à Georgette Lemaire, Thierry Le Luron et Mireille Mathieu de se faire remarquer du grand public.
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Evincé de la télévision en 1972, il poursuit sa carrière en écrivant des livres, notamment sur le monde des médias français. Dans les années 1990, il est le directeur des programmes de Radio Montmartre à Paris. Raymond Marcillac est mort le 13 avril 2007 deux jours après son 90e anniversaire.
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DANEL Pascal

Pascal Danel en 1980 – Photo (c) Gérard Krawszyk

Le chanteur et compositeur français d’origine corse Pascal DANEL naît le 31 mars 1944 à Paris sous le nom de Jean-Jacques Buttafoco. Ne connaissant pas sa mère qu’il ne rencontrera qu’à l’âge de 25 ans, il vit son enfance et son adolescence à Dijon chez sa grand-mère. Il se passionne pour la moto ainsi que pour l’acrobatie et il lie les deux passions pour être, un temps, funambule à moto. Mais suite à un accident qui l’immobilise, il apprend la guitare et le piano. Fraîchement arrivé à Paris, il fréquente le conservatoire de théâtre de la rue Blanche avant de devenir le guitariste et le chanteur d’un groupe nommé « Les Panthères ». Il se fait alors une place dans le métier où il passe des auditions afin de présenter les chansons qu’il écrit et compose. Il choisit alors un pseudonyme qui lui vient des années de sa jeunesse passées à l’école d’Annel. Il s’appelle désormais Pascal Danel et enregistre un premier disque chez Vogue dès 1964. Le succès n’est pas au rendez-vous tout de suite même si son premier enregistrement, « Soldat, soldat », suscite de bonnes réactions chez les professionnels.
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Repéré par Lucien Morisse qui le recrute pour son label Disc’Az, il devient, en 1966, l’interprète d’un « tube » qui s’avère vite inoxydable: « La plage aux romantiques ».
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Alors qu’il est souvent difficile de se relever d’une telle popularité soudaine et d’entamer une vraie carrière sur un « tube », Pascal Danel va surprendre tout le monde en plaçant un second 45 tours dans les hit parades quelques semaines plus tard: c’est « Kilimandjaro », disque de platine dans de nombreux pays.
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En 1969, il est accompagné sur scène par un jeune guitariste qui se nomme Lucien Voulzy: ce garçon changera de prénom en 1976 pour devenir le chanteur Laurent Voulzy. Par la suite, le succès va quelque peu s’estomper pour Pascal Danel mais l’artiste ne se repose jamais sur ses lauriers. Et ce travail de fond s’annonce payant au début des années 1970. Pascal Danel est à nouveau diffusé sur toutes les radios avec « Allez viens on danse » en 1971 et « Mamina » en 1972. Cette dernière chanson a d’ailleurs la faveur d’être reprise par Dalida au même moment.
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La fin des années 1970 et les deux décennies suivantes ne sont plus marquantes au point de vue chanson pour Pascal Danel. Dans les années 1980, il devient un proche du président de la république française François Mitterrand. Son épouse d’alors, la mère de son fils Jean-Pierre, Margit Danel, est à ce moment une proche collaboratrice de Mitterrand.
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Par la suite, Pascal Danel diversifie ses activités pour produire des émissions de télévision, composer des génériques, réaliser des compilations et produire des enregistrements pour d’autres artistes, en compagnie de son fils Jean-Pierre, sous le label « Puzzle ». Après la sortie de nombreuses compilations reprenant ses succès originaux (chez Universal) ou les réenregistrements de ses grandes chansons (sur son propre label), Pascal Danel enregistre un album en langue corse en 1994. En mars 2007, il effectue un retour fracassant sur scène en participant à la tournée « Age Tendre et Tête de Bois ».
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Dans la foulée de ce succès scénique, il enregistre un nouvel album, « Le Cœur des femmes », où il reprend, en duo avec Laurent Voulzy « La plage aux romantiques ».
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En janvier 2014, Pascal Danel réalise un vieux rêve en présentant, au Casino de Paris, un spectacle qu’il a conçu autour des chansons de son idole de toujours: Gilbert Bécaud. Il est à nouveau de l’aventure « Age tendre », pour la troisième fois, fin 2016. Depuis, Pascal Danel semble investi de la mission de se prétendre le seul à pouvoir perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud en donnant son avis sur d’autres initiatives comme l’album d’hommage enregistré en 2014 par Salvatore Adamo.
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ADAM Christian

Christian Adam en 2006

L’auteur-compositeur-interprète belge Christian ADAM naît le 14 mai 1945 à Haine-Saint-Paul (La Louvière). Dès son plus jeune âge, il écoute avec attention les anecdotes que son père, artiste musicien, lui raconte sur ses études au conservatoire de Mons, ses concerts en soliste ou comme chef d’orchestre, les artistes et les éditeurs de musique. Et le jeune Christian est également bercé par les mélodies de Charles Trenet et de Maurice Chevalier. Pas étonnant dès lors que, à la première occasion, l’enfant se tourne vers la musique pour apprendre le solfège, le piano mais aussi la danse classique et moderne. Toujours encouragé par son père qui a composé l’opérette qu’il monte dans un théâtre de la région, Christian fait ses premiers pas timides sur scène en 1956. Il se pique alors au jeu et devient un habitué des planches du théâtre de Jolimont où il preste dans les revues musicales colorées et joyeuses. Jusque là admirateur des chansons de Charles Aznavour, Edith Piaf ou Gilbert Bécaud, il vire sa cuti au début des années 1960 lorsque déferle la vague des chanteurs yé-yés et des rockers tels que Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell. Comme tous les adolescents de cette époque, il croit en sa chance et apprend la guitare en formant un orchestre de bal avec des copains et des membres de sa famille. Son père, qui se fait appeler Guy Mery, l’intègre alors dans sa formation qui a pour nom « Les Mery Boys » et il en devient le chanteur sous le pseudonyme de Chris Eden, ce qui est un peu normal pour celui dont le véritable patronyme est Adam en référence au paradis. Et si le groupe interprète chaque week-end un grand nombre de succès internationaux, il propose aussi régulièrement des compositions de son chanteur qui, pour gagner sa vie, travaille alors dans une imprimerie. Des collègues de travail estiment que Christian possède un certain talent et l’encouragent alors à proposer ses chansons lors de concours réservés aux jeunes talents. En 1968, il participe ainsi au « Parapluie des vedettes » à Huy (B) où il présente deux de ses compositions : « Monsieur le magicien » et « On s’était promis ». Le président du jury s’appelle Jean Darlier et il est, outre un membre très actif de la SABAM (Société des auteurs et compositeurs belges), éditeur et producteur de disques. Il tombe sous le charme des mélodies et de la voix du chanteur et lui permet d’enregistrer un premier disque 45-tours sous le nom de Chris Eden.
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Le succès est plutôt timide mais cela encourage l’artiste et le producteur à poursuivre leur collaboration pour un second disque avec les titres « Laisse tes souvenirs » et « Je t’aime plus que tout ». Chris Eden participe alors au concours de la Caméra d’Argent organisé par la RTB, la télévision belge francophone. Les votes combinés du jury et du public lui permettent de se produire à de nombreuses reprises au cours du programme étalé sur plusieurs semaines. Les contacts avec d’autres artistes et personnalités du show-business sont alors nombreux. Parmi ceux-ci, il y a l’accordéoniste montois Willy Staquet qui finit par présenter Christian au célèbre Marcel De Keukeleire qui est alors, en 1971, celui qui a lancé sur la voie du succès les groupe « Les Sunlights » et « Crazy Horse ». Commence alors, avec ce nouveau producteur et deux acolytes nommés Jean Vanloo et Jean-Luc Drion, un long travail minutieux de préparation qui débouche, en avril 1973, sur la sortie d’un 45-tours enregistré sous le nom de Christian Adam : « Si tu savais combien je t’aime ». La chanson est d’emblée programmée sur les ondes de la radio périphérique française Europe 1 et elle devient l’un des « tubes » de l’été avec plus d’un million d’exemplaires vendus. Et la nouvelle vedette doit faire face à un tourbillon de galas, d’émissions de radio, de programmes de télévision et de reportages pour les plus grands magazines artistiques.
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Alors que Christian Adam participe à de nombreux podiums présentés par Jean-Loup Lafont pour la station Europe 1 et où il côtoie Eddy Mitchell, Salvatore Adamo ou Mort Shuman, il est déjà temps de penser au disque qui prendra le relais de cet énorme succès et, à la fin de l’année 1973, c’est « Tu sais si bien dire je t’aime » qui envahit les ondes francophones. Elle permet à son interprète de participer aux émissions télévisées françaises de Guy Lux où il rencontre Serge Lama, C. Jérôme ou Christian Delagrange.
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Les succès s’enchaînent ensuite durant quelques mois : « Aimer je veux t’aimer » ou « Viens chez moi » lui permettent de participer au programme de la télé belge RTB « Chansons à la Carte » aux côtés d’Abba, Michèle Torr, Dalida et Mike Brant. En août 1975, très fatigué, il est victime d’un accident de la route qui le plonge dans le coma plusieurs semaines. Mais, dès son rétablissement, il part chanter en Turquie où il est devenu une vedette. Et, dans la lignée des mélodies qui l’ont fait connaître, il enregistre en 1976 le titre « Baby oh I love you ».
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Christian Adam poursuit ses tournées en Turquie et il se fait un peu oublier en France et en Belgique à une époque où le phénomène disco envahit les discothèques, les disquaires, les ondes radios et les hit-parade. En 1978, il est ainsi contraint de produire lui-même le 45-tours qui contient la chanson « Recommençons à vivre ».
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En 1980, en composant « Mes amis de la télé », il rend hommage à toutes les personnalités et les séries animées qui plaisent alors au jeune public. La maison de disques Polydor croit au projet et sort le 45 tours qui obtient un succès assez limité.
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En 1984, Christian Adam signe les chansons « Joue guitare » et « Je tends la main » pour Johny Fostier qui les enregistre. Cinq ans plus tard, à la faveur de la popularité du compact disc qui permet de retrouver les grands succès des années 1970 dans leur qualité sonore initiale, la firme Ariola Express sort un album des « grands succès de Christian Adam ». L’artiste est à nouveau contacté pour assurer la promotion du disque sur des podiums mais un nouvel accident de voiture stoppe l’élan retrouvé du chanteur. Il lui faudra des années avant de récupérer la force, le courage et l’inspiration d’un nouveau souffle pour la création d’un album qui révèle un artiste différent en 1998 et qui a pour titre « Vie privée ». On y trouve une version très particulière du premier grand succès, « Si tu savais combien je t’aime », en piano-chant telle qu’elle a été initialement créée 25 ans plus tôt. Quelques mois après, Christian participe à l’émission télévisée française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. A partir de ce moment, le chanteur se produit à de nombreuses reprises pour des spectacles nostalgiques qui évoquent le bonheur oublié des années 1970 en compagnie, notamment, de Robert Cogoi, Christian Vidal ou Alain Delorme. Et, en mars 2007, un album des principales chansons de sa carrière est commercialisé sous le titre « Depuis si tu savais ». Après cette dernière expérience discographique, les années 2010 vont être ternies par des ennuis de santé qui entraîneront le décès de Christian Adam à Warneton le 10 novembre 2014.

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LEMARCHAL Grégory

L’album posthume de Grégory Lemarchal en 2008

Le chanteur français Grégory LEMARCHAL naît le 13 mai 1983 à La Tronche. Alors qu’il est à peine âgé de 20 mois, les médecins découvrent qu’il est victime de la mucoviscidose. Et, comme un défi lancé à la mort, le petit garçon puis l’adolescent n’aura de cesse de repousser les limites imposées par ses problèmes respiratoires importants. Il pratique le basket-ball puis la danse de rock acrobatique. Intéressé par la chanson, il se présente à la sélection du crochet télévisé « Graines de stars » sur la chaîne privée française M6. En y interprétant « Le chanteur » de Balavoine, il ne se qualifie pas mais devient un peu connu dans sa région natale de Grenoble. A seize ans, cela lui permet de passer en lever de rideau de concerts locaux où des artistes célèbres se produisent. Les propositions artistiques et les castings se multiplient comme ceux de la comédie musicale « Adam et Eve » et de « Belles belles belles » en 2003. Mais sa résistance physique l’empêche à chaque fois de se lancer dans pareille aventure. Alors, il se tourne vers la Star Academy de la chaîne de télé privée française TF1 à laquelle il participe dès septembre 2004. Et il va vraiment marquer l’émission de ses prestations par ses qualités vocales exceptionnelles soulignées par tous ses partenaires de duos: Hélène Ségara, Serge Lama ou Patrick Bruel entre autres.
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Ayant franchi toutes les étapes avec brio, il finit par remporter la finale le 22 décembre 2004 face à Lucie Bernardoni et il est ainsi le premier garçon à remporter la Star Academy française.
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Cette victoire lui permet d’enregistrer un album, « Je deviens moi », qui sort en 2005 et qui comporte un « tube »: « Écris l’histoire ».
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Grâce aux ventes extraordinaires, l’album est certifié double disque d’or en France. A ce moment, nouveau défi, Grégory Lemarchal part en tournée avec la Star Academy durant trois mois. En janvier 2006, il est consacré Révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards.
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Malgré la fatigue qui s’accumule, sa passion le pousse à effectuer ensuite une tournée de l’Europe francophone en mai et juin 2006, avec un passage très remarqué de trois jours à l’Olympia de Paris. Ce concert fait l’objet de la sortie d’un album à la fin 2006.
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La santé de Grégory décline de plus en plus mais il trouve encore la force de participer à l’émission célébrant la 100e soirée de la Star Academy en janvier 2007 où il chante une fois de plus avec Patrick Bruel mais, cette fois, en anglais : « The show must go on ». Quelques semaines plus tard, le jeune chanteur annonce faire une pause dans sa carrière pour mieux préparer son deuxième album dont il enregistre les premières chansons en mars. Le 30 mars 2007, il rejoint Hélène Ségara sur scène pour la première date de sa tournée et il interprète avec elle « Vivo per lei ». Son état de santé se dégrade alors subitement et il est hospitalisé d’urgence le 2 avril à l’hôpital Foch de Suresnes. Une greffe des poumons est absolument nécessaire pour le guérir. Mais celle-ci tarde et, le 29 avril, il est placé dans un coma artificiel en attendant la greffe qui n’arrivera finalement pas. A 23 ans, Grégory Lemarchal meurt le lundi 30 avril 2007 à 13 heures. Ses obsèques se déroulent en la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry le 3 mai 2007. Il est inhumé au cimetière de Sonnaz, près de Chambéry.
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Des albums posthumes constitués d’inédits, de reprises et de titres non commercialisés sortent en 2008 (« La voix d’un ange ») et 2009 (« Rêves »).
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Depuis juin 2007, ses parents ont constitué « l’association Grégory Lemarchal » dans le but de lutter contre la mucoviscidose. Et, régulièrement, des hommages télévisés sont rendus au jeune chanteur afin de créer des appels à la solidarité et aux fonds. En septembre 2020, la chaîne de télé française TF1 propose un biopic sur Grégory Lemarchal intitulé « Pourquoi je vis » et où le rôle du chanteur est tenu par Mickaël Lumière.
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MORGAN Marc

Marc MORGAN en 2010 – Photo (c) Pascal Schyns – Sofam

L’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN naît le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu. Il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste au milieu des années 1980. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».
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Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.
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A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui du programme télévisé « Taratata » sur France 2.
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En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».
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L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2 (à visionner en cliquant sur l’image ci-dessous).
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Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.
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C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.
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En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.
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Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’éditions musicales. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’artiste nous quitte de manière inopinée à l’âge de 57 ans.
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BRIALY Jean-Claude

Jean-Claude Brialy – Pochette du 45 tours de 1964

Le comédien français Jean-Claude BRIALY naît le 30 mars 1933 à Aumale, en Algérie. Ayant beaucoup plus qu’une corde à son arc, il ne se contente pas d’obtenir un certain succès au cinéma au début des années 1960 en faisant partie de ceux qui ont créé « la nouvelle vague ». En 1964, il taquine la chanson et n’hésite pas à enregistrer, avec l’aide de Jean Ferrat, quatre titres qui ne lui apportent toutefois pas la gloire en tant que chanteur.
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Dans les années 1970, bien qu’il y soit souvent invité en tant que comédien, Jean-Claude Brialy participe souvent aux émissions télévisées consacrées à la chanson comme celles de Maritie et Gilbert Carpentier. Et il a ainsi l’occasion de se mesurer à d’autres véritables chanteurs comme Carlos dans quelques duos improbables. C’est le cas en 1976 quand il partage un duo avec Isabelle Huppert sur une chanson de Jean-Jacques Debout qui s’intitule alors « Le ciel est bleu sur l’Atlantique » et dont Chantal Goya fera un succès quelques années plus tard sous le titre « Allons danser avec Mickey ».
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Deux ans plus tard, en 1978, ce sont des chansons de Jacques Revaux, Françoise Dorin et Pierre Billon que Jean-Claude Brialy enregistre: « Le coeur tatoué » et « Si t’es beau t’es con ».
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En 1988 enfin, Jean-Claude Brialy sort un 45 tours où il parle plus qu’il ne chante. Les deux faces du disque sont des hommages: l’un à Jacques Prévert (« Si l’on chantait Prévert ») et l’autre à Arletty (« Paris Garance »).
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Jean-Claude Brialy décède le 30 mai 2007 dans son château de Monthyon à Meaux (Seine-et-Marne, France) des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu le lundi 4 juin en l’église Saint-Louis à Paris et l’inhumation a lieu ensuite au cimetière parisien du Montparnasse.
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SAVARY Jérôme

Jérôme Savary

Le metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY naît le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, Juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères avec de jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs et colorés. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers.
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Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006 et « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
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LAURENS Rose

Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

L’interprète, auteure et compositrice française Rose LAURENS naît le 4 mars 1953 à Paris. D’origine polonaise, son vrai nom est Rose Podwojny. Alors qu’elle est toute petite, son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Et la petite Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif en anglais.
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Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels.
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Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg, adaptée par Alain Boublil et mise en scène par Robert Hossein au Palais des Sports de Paris.
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Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ».
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Un an plus tard, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ».
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Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ».
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La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir.
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Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean.
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En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: « A.D.N. » Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française.
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Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Elle décède dans la nuit du 29 au 30 avril 2018 à l’âge de 65 ans.
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SALVADOR Henri

Le chanteur compositeur et guitariste français Henri SALVADOR. naît à Cayenne en Guyane le 18 juillet 1917. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: Syracuse », « Maladie d’amour », « Zorro est arrivé », « Count Basie », « Faut rigoler », « Le lion est mort ce soir », « Blouse du dentiste », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « J’étais une bonne chanson », « C’est pas la joie » ou encore « Le Loup, la biche et le chevalier » (« Une chanson douce »). Ce dernier titre est visible dans la vidéo ci-dessous qui en propose une version particulière : Henri Salvador y est effectivement accompagné par les Soeurs Kessler au cours d’une émission de la télévision italienne en 1961. Mais ce qui est troublant, c’est que le titre du programme est « Giardino d’inverno », ce qui, en italien, veut dire « Jardin d’hiver ».
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En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian.
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Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana » en 1965.
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Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or » en 1968 et 1969.
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Les années 1970 sont encore jalonnées de succès pour Henri Salvador. Il y a « Ah c’qu’on est bien quand on est dans son bain » ou encore quelques reprises comme « Mais non mais non », « J’aime tes genoux » (« Shame shame shame » de Shirley & Co en 1975) ou « Tiens te voilà » (« A melody you never will forget » de Hurricane Smith en 1977).
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En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Il n’y aura pas de version sur disque de ce conte musical pour jeune public mais une émission spéciale sera réalisée pour la télévision française par Jean-Christophe Averty.
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Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, à part la chanson d’origine mauricienne « Ami-oh » (en 1982), le succès de l’artiste s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas.
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Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.
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Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme.
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Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008.
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En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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DEMARNY Jacques

Jacques Demarny

L’auteur et parolier français Jacques DEMARNY naît le 21 décembre 1925 dans le 13e arrondissement de Paris sous le nom de Jacques Lemaître. Ses parents vivent alors à Alger où son enfance se déroule sans souci. A quinze ans, il rejoint la France où c’est la guerre et, en 1942, il est volontaire pour participer à un réseau dans la résistance à l’ennemi nazi. Deux après la fin du conflit mondial, Jacques se lance avec son frère, Jean, dans un numéro de duettistes chanteurs et se produisent sur quelques grandes scènes parisiennes, notamment en première partie de Georges Brassens. Par la suite, il s’oriente vers l’animation et la présentation. Il anime ainsi des émissions sur la radio périphérique française Europe 1 et porte le costume de Monsieur Loyal au cirque Médrano. Mais, depuis toujours, Jacques est attiré par la poésie et écrit de petits textes qui deviendraient facilement des paroles de chansons. Alors, en 1949, il décide de devenir auteur et s’inscrit en tant que tel à la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.  Il lui faudra cependant dix ans avant d’écrire des chansons pour Annie Cordy (« Allez hop », « 1960 »), Danielle Darrieux (« Prendre le temps de s’aimer davantage ») ou Miguel Amador.
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Un soir de janvier 1963, Jacques va applaudir Enrico Macias qui se produit sur la scène parisienne de Bobino. Au terme du concert, il demande à rencontrer le chanteur pour lui soumettre le texte d’une éventuelle chanson. Macias est séduit par le thème et compose de suite une mélodie qui va faire le tour du monde : « Enfants de tous pays ».
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Il s’agit là de la première concrétisation d’une collaboration qui va durer des dizaines d’années et qui va se compléter avec le travail du chef d’orchestre et arrangeur Jean Claudric. Plus de 500 chansons vont émaner de ce travail collectif dont les plus connues ont pour titres « Les gens du Nord », « Les millionaires du dimanche », « J’ai quitté mon pays », « Mon coeur d’attache » (pour lequel ils reçoivent le Prix Vincent Scotto en 1965), « Paris, tu m’as pris dans tes bras », « Dès que je me réveille », « Noël à Jérusalem », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Un berger vient de tomber ».
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La popularité de ses textes chantés par Enrico Macias va permettre à Jacques Demarny d’écrire pour la nouvelle génération des artistes français qui débarquent dans les années 1970. Il écrit ainsi la chanson « Un jardin sur la terre » qui permet à Serge Lama de représenter la France au concours Eurovision en 1971.
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Deux ans plus tard, Gérard Lenorman enregistre « Mourir au champ d’amour » puis « Je voudrais devenir berger ». En 1974, il est l’auteur de quelques chansons pour Gilles Olivier et, à partir de 1975, il écrit quelques succès pour Daniel Guichard : « La découverte », « Je t’aime tu vois » ou encore « Ne parle pas » (1976).
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Parmi les autres artistes « servis » par des textes de Jacques Demarny, il y a encore Dalida, Rika Zaraï, Pierre Groscolas et Bibie. Pour cette dernière chanteuse, il est le parolier de « J’veux pas l’savoir » qui lui permet de décrocher le Prix Rolf Marbot en 1987.
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En 1982, après vingt ans de complicité dans l’écriture et la composition avec Enrico Macias, Jacques Demarny rend hommage au chanteur en publiant le livre de souvenirs « Non je n’ai pas oublié ». Grand défenseur de la cause des auteurs, il a été administrateur de la SACEM pendant 30 ans et son président pendant cinq années. Cette carrière exceptionnelle est honorée par ses pairs en 2007 qui lui décernent le Grand Prix de la Chanson Française. Jacques Demarny décède le 12 janvier 2011 à Paris à l’âge de 85 ans.
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FILIPPI Alana

Alana Filippi

La parolière et chanteuse française Alana FILIPPI naît à Paris le 3 septembre 1960 sous le nom de Pascale Filippi. Elle passe son adolescence à Nantes où ses parents s’installent en 1967. Tout en poursuivant ses études secondaires, la jeune fille se passionne pour le théâtre et s’inscrit aux cours d’art dramatique donnés par Jacques Couturier qui est alors l’un des responsables de la maison de la culture de la Loire-Atlantique. A 20 ans, elle reçoit un premier prix d’interprétation qui la motive à partir pour Paris afin de rejoindre le cours d’art dramatique Jean Périmony. Elle fréquente alors le milieu artistique parisien et côtoie des musiciens qui l’encouragent à persévérer dans l’écriture des textes de chansons qu’elle leur fait écouter. En 1989, elle est sollicitée pour écrire les paroles du thème musical du dessin animé « Le Piaf » composé par Patrick Viau. Elle rencontre alors le musicien et chanteur Jean-Jacques Daran pour qui elle écrit les textes des deux chansons de son nouveau 45-tours : « Tête à l’envers » et « Sans ton désir ». Leur relation professionnelle se double alors d’une aventure sentimentale de laquelle naîtra une fille quelque temps plus tard. Le couple se met alors au travail pour réaliser, d’abord, le premier album de Daran et les Chaises (« J’évite le soleil ») en 1992 avec un titre où Alana intervient vocalement : « Y’a des chaises pour s’asseoir ».
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Puis, motivée par cette première expérience de chanteuse, elle va travailler avec Daran sur un album personnel qui sort en 1993 et qui est plein de promesses : « Laissez-les moi ». Mais, si le disque est très intéressant, il retient l’attention des professionnels sans toutefois atteindre le grand public. Et l’expérience de chanteuse s’arrêtera là pour Alana qui, par contre, va poursuivre avec brio son travail de parolière.
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Pour Daran encore et les chansons de son second album avec le groupe « Les Chaises », « Huit barré » (1994), pour lequel le duo écrit et compose le « tube » « Dormir dehors ».
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Lorsque Daran se débarrasse ensuite de ses « Chaises », Alana poursuit son job d’auteure pour lui sur les albums « Déménagé » (1997) et « Augustin et Anita » (2000). Daran prend ensuite ses distances avec Alana, professionnellement et sentimentalement. Alors, elle propose sa plume pour d’autres artistes qui ont pour nom Jenifer (« J’attends l’amour » en 2002), Natasha St-Pier (« Juste un besoin de chaleur » en 2003), Grégory Lemarchal (« Je suis en vie » en 2005), Calogero (« En apesanteur » en 2007) et Stanislas (« Nos ecchymoses » en 2010).
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En 2005, la parolière reçoit, avec Calogero et Passi, le prix Vincent Scotto de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française) pour la chanson « Face à la mer ».
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En 2007, elle retrouve Daran pour l’écriture de deux chansons enregistrées par Maurane : « Dernier voyage » et « Les anémones ».
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La même année, elle co-signe avec Lionel Florence un texte pour Pascal Obispo qui enregistre sa composition intitulée « Y’a un ange ». Parmi les autres artistes à chanter la poésie d’Alana Filippi, il y a encore Florent Pagny (« La folie d’un ange », 2003), Faudel (« Si on m’avait dit », 2006), Louisy Joseph (« On croit rêver », 2008) ou, encore, Louis Delort (« Je suis là », 2013). Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2020, âgée de 59 ans, elle décède, au Coudray, dans des circonstances qui ne sont pas précisées.
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