MORGAN Marc

Marc MORGAN en 2010 – Photo (c) Pascal Schyns – Sofam

L’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN naît le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu. Il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste au milieu des années 1980. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».
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Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.
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A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui du programme télévisé « Taratata » sur France 2.
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En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».
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L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2 (à visionner en cliquant ICI). Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.
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C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.
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En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.
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Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’éditions musicales. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’artiste nous quitte de manière inopinée à l’âge de 57 ans.
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CARRERE Claude

Claude Carrère dans les années 2000

L’auteur, compositeur, parolier, interprète et producteur français Claude CARRERE naît sous le nom de Claude Ayot le 21 décembre 1936 à Clermont-Ferrand. Il se destine à une carrière artistique et, dès l’âge de 20 ans, il est engagé comme figurant dans le film « Je reviendrai à Kandara » de Victor Vicas, aux côtés de Daniel Gélin et François Périer. Mais c’est dans le domaine de la chanson qu’il va ensuite se faire remarquer en enregistrant, dès 1957, trois 45-tours sous le nom de Claude Carrère dont le fameux « Cigarettes, whisky et p’tites pépées », également interprété avec succès par Annie Cordy et Eddie Constantine.
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Intégré dans le milieu du show-business, il travaille pour les éditions musicales Raoul Breton où il rencontre l’auteur André Salvet. Il s’essaie à la composition et propose une chanson à Richard Anthony qui gagne un festival avec celle-ci. A l’affût du moindre nouveau talent, il se dit que ce serait bien de devenir le producteur d’une nouvelle idole « yé-yé » à la mode. Il découvre alors une jeune vendeuse de bonbons qui s’appelle Annie Chancel et qui a plutôt une voix intéressante. Le 15 Septembre 1962, il signe un contrat d’exclusivité avec le directeur artistique Jacques Plait et il devient le producteur de Sheila qui est priée d’oublier son patronyme d’Annie Chancel. Il lui écrit ses premiers tubes comme « L’école est finie ».
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La chanteuse devient salariée à des conditions qu’elle dénonce 20 ans plus tard au cours d’un procès retentissant. Au début des années 1970, alors que Sheila n’a connu que des succès, Claude Carrère devient producteur indépendant en créant son propre label puis en distribuant lui-même ses disques. Entre 1972 et 1989, il va produire et/ou distribuer des artistes aussi divers que Ringo, Roméo, Santiana, Carène Chéryl, Mathias, Sacha Distel, Dalida, Gérard Lenorman, Art Sullivan, Linda De Suza, Claude François, Gérard Berliner, Rika Zaraï, Salvatore Adamo, Marie-Paule Belle et bien d’autres. Le 13 février 1973, il organise le plus médiatique des mariages du show-business français entre Sheila et Ringo.
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Dans les années 1980, sous l’impulsion de Roger Meulemans (ex-directeur de Vogue Belgique) épaulé par Gigi Bastin pour la promotion, une filiale discographique belge porte le nom de Carrère et commercialise les 45-tours d’un bon nombre d’artistes locaux comme Jacky Goethals, Jacques Nuovo, Doudoul, Frank Michaël, Sandra Kim, le Grand Jojo, Franck Olivier, Nathalie Pâque, etc. En 1986, Claude Carrère sent le vent tourner et pense que l’avenir est à l’image et plus particulièrement à la vidéo. Il crée alors la société Carrère Télévision qui produit des émissions télévisées françaises comme « Avis de recherche », « La roue de la fortune », « Des racines et des ailes », « Envoyé spécial », « Le droit de savoir » ou encore « Succès fous » (émission de variétés proposée, au début des années 1990, par Guy Lux et présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roy).
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A la même époque, Claude Carrère s’associe à Michel Lafon pour publier des livres comme ceux de Linda De Suza (« La valise en carton »), Danièle Gilbert (« Je reviendrai ») ou Rika Zaraï (« Ma médecine naturelle »). A la fin des années 1980, Claude Carrère vend tout son catalogue discographique au groupe Warner mais il garde un droit de regard en restant le vice-président. En 1995, Carrère Télévision devient Carrère Group et s’ouvre à des productions comme le film d’animation « Kirikou et la Sorcière » mais aussi des séries télévisées telles que « Maigret », « Le Juge est une femme », et des magazines comme « C’est pas sorcier » et « Arrêt sur images ». C’est à Paris que Claude Carrère décède le 9 avril 2014 de mort naturelle. Ses restes reposent au colombarium du cimetière parisien du Père Lachaise.
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SULLIVAN Art

Art Sullivan – Photo (c) Roland Liénart

Le chanteur belge Art SULLIVAN naît le 22 novembre 1950 à Bruxelles sous le nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude. Il a 18 ans lorsque, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ».

La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années.

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Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976).
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Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ».

Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ».

Il est alors prévu une série de concerts au Portugal en 2020 pour fêter ses 45 ans de succès dans ce pays. Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le vendredi 27 décembre 2019. Une cérémonie d’hommage et l’incinération ont lieu le samedi 4 janvier 2020 au crématorium de Court-Saint-Etienne (B).
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30 OCTOBRE

Claude Lelouch en 2006 (c) Les Films 13

30 octobre 1937 : Naissance, à Paris, du réalisateur, producteur et scénariste français Claude LELOUCH. Né dans une famille juive, il est obligé de se cacher durant la guerre et sa mère l’emmène souvent, en sécurité, dans les salles de cinéma. Il s’y fait une petite culture mais surtout, fasciné, il en fera une véritable passion. Au milieu des années 1950, son père lui achète une caméra pour lui donner une chance de réussir sa vie. Il tourne alors des reportages d’actualités et, notamment, un documentaire sur l’URSS en dissimulant sa caméra. L’argent récolté à cette occasion lui permet de mettre sur pied une société de production qui a pour nom « Les Films 13 ». 13 pour le 13 du mois où a été créée sa société à 13 heures et 13 pour le nombre de lettres composant le patronyme de Claude Lelouch. Son premier long métrage s’avère être un flop total et, pour tenir le coup, Lelouch devient réalisateur de scopitones. Il s’agit des ancêtres des clips video qui étaient réalisés sur des petites bobines de films destinés à être projetés dans les cafés par des machines s’apparentant à des juke-boxes avec écran. Grâce à son travail, les chaînes de télévision peuvent régulièrement montrer des chansons de l’époque « yé-yé » qui ont été tournées par Claude Lelouch: Claude François (« Belles belles belles » avec des danseuses en escarpins dans la neige en 1962) mais aussi Johnny Hallyday (sous la pluie), Claude Nougaro, Dalida, etc.

De cette époque, le réalisateur garde un certain amour pour la musique et ses films suivants sont tous très musicaux. C’est le cas, notamment, pour le film qui reste probablement le plus grand succès de la carrière du réalisateur: « Un homme et une femme » en 1966. Ce film est en effet aussi connu pour son thème musical (« Chabadabada ») composé par Francis Lai que pour son histoire qui est alors primée au Festival de Cannes. Par la suite, Lelouch va tourner « Vivre pour vivre » avec Yves Montand et Annie Girardot et « Le voyou » avec Jean-Louis Trintignant et Charles Denner. En 1972, il réalise « L’aventure c’est l’aventure » avec Jacques Brel, Lino Ventura, Charles Denner, Charles Gérard et Aldo Maccione. La chanson du film est interprétée par Johnny Hallyday. Deux ans plus tard, le chanteur Gilbert Bécaud est aux côtés de Marthe Keller, André Dussolier et Charles Denner dans la distribution de « Toute une vie ». En 1975, c’est un autre comédien chanteur que Lelouch fait tourner avec Michèle Morgan dans « Le chat et la souris »: Serge Reggiani. Début 1976, c’est cette fois Jacques Dutronc qui est sur les écrans de cinéma dans « Le bon et les méchants » avec Marlène Jobert, Bruno Cremer, Brigitte Fossey et Jacques Villeret. Dutronc connaît d’ailleurs un grand succès en interprétant le thème du film, « La ballade du bon et des méchants », composé par Francis Lai. En 1982, Claude Lelouch s’attaque à l’histoire d’un coup de foudre entre deux personnalités d’exception: la chanteuse Edith Piaf et le boxeur Marcel Cerdan. Le titre du film est simple: « Edith et Marcel ». C’est Evelyne Bouix qui joue le rôle de Piaf et c’est le fils du boxeur, Marcel Cerdan Jr, qui prend les traits de son père à l’écran. Malgré l’excellente bande musicale de ce long métrage, qui mélange des chansons originales de Piaf et des créations d’Aznavour ainsi que des reprises par Mama Béa notamment, le film n’obtient pas le succès public attendu par son réalisateur. En 1984, Charles Aznavour est à l’affiche de « Viva la vie ». Trois ans plus tard, c’est, cette fois, un jeune chanteur-comédien que Lelouch embauche pour le film « Attention bandits »: Patrick Bruel. A la fin des années 1980, la chanteuse Lio est au générique d’un des grands succès du réalisateur: « Itinéraire d’un enfant gâté ». Par la suite, on va retrouver Serge Reggiani dans « Il y a des jours et des lunes » (1990), Ophélie Winter dans « Hommes, femmes : mode d’emploi » (1996), Patricia Kaas dans « And now ladies and gentlemen » (2002) et Liane Foly avec Raphaël dans « Ces amours-là » (2010). En 2014, Claude Lelouch frappe plus fort encore en réunissant deux idoles des années 1960 pour les principaux rôles du film « Salaud on t’aime »: Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.

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Chimène Badi en 2013

Chimène Badi en 2013

30 octobre 1982 : Naissance, à Melun, de la chanteuse française Chimène BADI. A l’âge de trois ans, la petite Chimène suit ses parents d’origine algérienne qui déménagent à Villeneuve-sur-Lot. Elle est à peine plus âgée lorsqu’elle décide qu’elle sera chanteuse quand elle sera grande. Mais elle est patiente et, même à contre-coeur, elle poursuit ses études avant de réaliser son rêve d’artiste. Ses parents vont alors se dévouer pour que Chimène puisse mener ses projets à bien. Malgré de nombreuses demandes envoyées à divers crochets télévisés, elle n’obtient pas de réponse et finit par s’inscrire, de guerre lasse, au casting de l’émission « Popstars », de la chaîne de télé française M6, qui se tient à Bordeaux. Elle y est remarquée par Valéry Zeitoun, le directeur du label discographique Az. Ce dernier lui demande de monter à Paris afin de réaliser des maquettes vocales. Parmi ceux qui écoutent ces maquettes, il y a Rick Allison, le producteur de Lara Fabian à cette époque. Ce Belge qui vit alors à Montréal décide de lui écrire des chansons qui vont être enregistrées au Québec. Parmi celles-ci, il y a le premier grand succès de Chimène Badi: « Entre nous » qui est commercialisé en janvier 2003. Le single se vend à près d’un million d’exemplaires dans toute l’Europe francophone.

Dans la foulée de ce succès sort l’album « Entre nous » qui contient d’autres titres plébiscités par le public comme « Je vais te chercher » ou « Si j’avais su t’aimer ». 800.000 exemplaires de l’album sont alors vendus en France. En 2003, la chanteuse est invitée par Johnny Hallyday à chanter avec lui le titre « Je te promets » lors de sa tournée des stades en juin et juillet à l’occasion de ses 60 ans. Les premiers pas de Chimène seule sur une scène ont lieu en janvier 2004 au Casino de Paris. Elle y interprète ses succès du moment et des reprises devant un public et quelques professionnels intéressés. Fin février 2004, elle est nommée aux Victoires de la Musique dans la catégorie « Album révélation de l’année » et, quelques jours plus tard, elle est intégrée dans l’équipe des Enfoirés pour le concert diffusé le 5 mars 2004 sur TF1. A partir de ce moment, Chimène Badi est partout. Elle interprète le générique final français du film catastrophe « Le Jour d’après ». Elle est de toutes les émissions de télé, de radio et de toutes les fêtes musicales publiques. Son planning est d’enfer. Son deuxième album, « Dis-moi que tu m’aimes », amplifie encore sa popularité en 2004. Elle y interprète de nombreux « tubes » comme « Je ne sais pas son nom », « Retomber amoureux » ou la reprise de « Je viens du sud » de Michel Sardou. En novembre 2006, le troisième album de Chimène Badi à être commercialisé a pour titre « Le miroir » et son succès est moindre que celui des deux opus précédents. La chanteuse opère alors un virage musical dans le disque suivant qui sort en 2010 avec le titre « Laisse-les dire ». Elle y fait moins démonstration de sa puissance vocale pour mieux placer sa voix au service de rythmes de jazz ou de soul music. Et le succès est à nouveau au rendez-vous puisque le CD se classe dans les meilleures ventes françaises dès sa sortie. Profitant de cette nouvelle vague de popularité, Chimène Badi entend bien montrer qui elle est vraiment en enregistrant, un an plus tard, un album de reprises de gospel and soul. On y retrouve des grandes chansons françaises tout à fait remodelées en gospel comme « Ma solitude » de Georges Moustaki ou « Le jour se lève », tube d’Esther Galil en 1971. L’artiste a vu juste car, au bout de sa carrière commerciale, l’opus se vend à près de 300.000 exemplaires. En juillet 2012, Chimène se produit au Festival d’été de Québec où elle interprète un duo avec Luck Mervil et où elle chante en première partie de Lionel Richie devant 100.000 personnes réunies sur les plaines d’Abraham. Après une courte apparition dans le programme télévisé français « Danse avec les stars » sur TF1, la chanteuse propose son spectacle « Gospel & soul » à l’Olympia de Paris le 3 décembre 2012. Mais, la voix dangereusement fatiguée, Chimène Badi est contrainte d’arrêter la tournée qui est en cours en juillet 2013. Elle prend alors le soin de reposer ses cordes vocales et participe, en avril 2015, à la quatrième édition du concours télévisé « The Voice Belgique » sur la RTBF en tant que coach. Simultanément, elle prépare un nouvel album qui est mis en vente le 23 août 2015 sous le titre générique « Au-delà des maux ». A partir du 28 avril 2016, Chimène Badi tente une nouvelle expérience: celle de la comédie musicale. elle interprète en effet le premier rôle dans le spectacle « Cats » qui se joue au théâtre Mogador à Paris jusqu’au 3 juillet. Au début de l’année 2019, la chanteuse propose une chanson, « Là-haut », pour représenter la France au concours Eurovision en mai. Mais l’artiste n’est pas sélectionnée et c’est Bilal Hassani qui est retenu. Dans la foulée, un nouvel album de Chimène Badi est commercialisé en avril 2019 et il a pour titre « Chimène ».
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Gauvain Sers en 2018

30 octobre 1989 : Naissance, à Limoges, de l’auteur-compositeur-interprète français Gauvain SERS. Entre un père professeur de maths, une mère pharmacienne et trois frères, Gauvain passe son enfance dans la Creuse, à Dun-le-Palestel. Son cursus scolaire l’oriente vers une carrière professionnelle de scientifique qui le fait rejoindre une école d’ingénieurs à Toulouse. Mais, depuis toujours, le garçon nourrit une passion pour la musique et la chanson. Alors, il prend aussi la décision de suivre des cours de composition et d’écriture dans les locaux de la Mnufacture Chanson à Paris. Le 2 novembre 2015, il participe à la finale du concours « Vive la reprise » en interprétant un titre du répertoire des Ogres de Barback. Il se fait de plus en plus connaître dans les milieux de la chanson et est finalement repéré et engagé pour assurer les levers de rideaux des spectacles du « Phénix Tour » de Renaud en 2016. Parallèlement à ce développement scénique de ses activités artistiques qui l’amène encore à se produire en première partie de Tryo ou Yves Jamait, Gauvain Sers est de plus en plus l’invité de différentes émissions de la télé française comme le « Vivement Dimanche » de Michel Drucker par exemple. Il prépare alors un premier album dont les chansons sont proposées sur la scène du Café de la Danse à Paris en mars et avril 2017.

Deux mois plus tard, l’opus est commercialisé sous le titre « Pourvu » et est promu dans les médias par les chansons « Hénin-Beaumont » et Mon fils est part au djihad ». Un clip vidéo est réalisé par Jean-Pierre Jeunet sur la chanson « Pourvu » avec la participation de Jean-Pierre Darroussin, Gérard Darmon et Alexia Giordano. Il permet au chanteur d’être nommé dans la catégorie « création audiovisuelle » aux Victoires de la Musique en février 2018. Entretemps, la première tournée de concerts a démarré pour Gauvain Sers qui chante dans la salle parisienne de La Cigale le 5 octobre 2017 avant de fouler les planches de l’Olympia en mars 2018. Toujous à l’affût des événements de la société contemporaine, tel un journaliste social, l’artiste écrit, interprète et enregistre alors la chanson « Les oubliés » en décembre 2018. Inspirée par l’histoire d’un instituteur de province dont l’école a été fermée par une décision gouvernementale peu soucieuse de la vie rurale, le texte le pousse à réaliser un documentaire sur la chaîne du web YouTube. Et, dans la foulée, Gauvain part en tournée acoustique dans les villes « oubliées » de la France profonde. De nouveaux morceaux sont alors prêts à être livrés au public et un deuxième album, intitulé « Les oubliés », sort en mars 2019. Attendu par un public de plus en plus nombreux qui voit en Gauvain un digne successeur de François Béranger et de Renaud, l’opus se vend à plus de 100.000 exemplaires physiques en quelques semaines. Lorsque, en octobre 2020, le professeur français Samuel Paty est agressé et décapité par un extrêmiste islamiste devant son école, c’est un texte écrit pour la circonstance par Gauvain Sers qui est lu lors de l’hommage national qui est rendu à l’enseignant à la Sorbonne de Paris le 21 du même mois.
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9 JUILLET

Pierre Perret en 1982 – Photo (c) Alain Perret

9 juillet 1934 : Naissance, à Castelsarrasin, de l’auteur, compositeur et interprète français Pierre PERRET. Il passe son enfance au milieu des clients du café du Pont tenu par ses parents. Il y apprend l’argot et divers termes issus de métiers bien spécifiques. Tout jeune, il se passionne pour la musique, le jazz et son instrument de prédilection est le saxophone. Dès l’âge de quatorze ans, il s’inscrit au Conservatoire de Toulouse en choisissant la musique et l’art dramatique. Cinq ans plus tard, il en sort avec un premier prix de saxo. Il forme un orchestre de quatre musiciens qui se produit dans les bals de la région du Sud-Ouest. De fil en aiguille, Pierre Perret « monte » de plus en plus souvent à Paris. Il y fait la connaissance de l’écrivain Paul Léautaud et, également, de Georges Brassens qui l’encourage à peaufiner les chansons qu’il lui présente. En 1956, il se retrouve guitariste pour la chanteuse Françoise Marin au cabaret parisien « La Colombe ». Il fait écouter ses chansons au directeur Michel Valette qui lui propose de les interpréter à sa grande surprise. Malgré ce premier succès vif et bref, il continue à accompagner la chanteuse à la guitare en 1957 au théâtre parisien des Trois Baudets. Mais, là aussi, à l’occasion il interprète quelques-unes de ses chansons et il se fait remarquer par Boris Vian ou Jacques Canetti. Eddie Barclay entend alors parler de Pierre Perret et il lui fait signer un contrat discographique de six ans. Son premier 45 tours a pour titre « Moi j’attends Adèle ».
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En 1958, il parvient à chanter en première partie de la tournée des Platters en France et en Afrique. La même année, il commercialise son premier 33 tours 25 cms. Mais une pleurésie l’oblige à cesser ses activités durant deux ans. Après ce repos forcé, il sort un nouvel album 25 cms en 1960 avec « Le bonheur conjugal ». En 1963, alors que son contrat avec Barclay arrive à son terme, il signe chez Vogue et décroche son premier grand succès: « Le tord-boyaux ». Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, le succès de Pierre Perret l’amène à assurer le lever de rideau des Rolling Stones lors de leur premier concert en France. Alors qu’il se spécialise dans des chansons joyeuses véhiculant un humour très particulier, il décroche un « tube » historique en 1966 avec « Les jolies colonies de vacances », chanson d’abord interdite sur les radios françaises. En novembre 1966, il passe pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. L’année 1969 permet à Pierre Perret de faire ses premiers pas au cinéma dans un film de Claude Autant-Lara: « Les patates ». Et puis, il décide aussi, avec son épouse, de créer son propre label discographique: « Adèle ». Les années 1970 vont être celles où Pierre Perret va connaître le plus grand nombre de succès: « Quand le soleil entre dans ma maison » (1970), « Olga » (1971), « La cage aux oiseaux » (1972), « C’est au mois d’août » (1973), « A poil » (1974), « Le zizi » (1975), « Ma nouvelle adresse » (1976), « Lily » (1977) ou « Mon p’tit loup » (1979). Parallèlement à ses activités musicales, Pierre Perret se consacre de plus en plus à l’édition de livres évoquant l’argot, les fables de La Fontaine où les expressions des métiers. Toutes les chansons qu’il enregistre entre les années 1980 et 2010 oscillent toujours entre les deux facettes de son personnage fait d’humour et de tendresse mais aussi d’une implacable analyse de la société dans laquelle il vit. Et, à ce titre, Pierre Perret doit être considéré comme un des artistes les plus importants de la chanson française. En 2009, un film, « Le café du pont », est réalisé sur l’enfance du chanteur par Manuel Poirier. Cinq ans plus tard, pour ses 80 ans, Pierre Perret réserve la salle de l’Olympia le 9 juillet pour un grand spectacle où il accueille bon nombre d’amis. Il y chante ses grands succès repris depuis peu sur une compilation intitulée « L’âge de Pierre » et des chansons toutes neuves issues de son plus récent opus: « Drôle de poésie » qu’il a pu tester sur le public belge quelques semaines auparavant. Toujours pour se faire plaisir, l’ami Pierrot propose un concert exceptionnel le 16 juin 2014 dans la salle parisienne de ses débuts: le théâtre des Trois Baudets. Les places sont peu nombreuses et mises en vente au prix étonnant de 50 €. En novembre 2018, l’artiste commercialise ce qui semble être son 32e album studio de chansons originales intitulé « Humour liberté ». Et puis, comme tout le monde, Pierre Perret n’est pas resté indifférent par rapport au confinement imposé par la pandémie du coronavirus covid-19 en mars 2020. Il s’en est même inspiré pour nous livrer une nouvelle chanson proposée avec l’aide des Ogres de Barback : « Les confinis ».
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William Sheller en 1984 – Photo (c) JP Vanden Hauten

9 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur William SHELLER, William Hand de son vrai nom. A l’âge de trois ans, il suit ses parents, son père américain et sa mère française, qui vont s’installer aux Etats-Unis dans l’Ohio. Il y côtoie des musiciens de jazz, amis de la famille, qu’il doit écouter religieusement. Quatre ans plus tard, il revient à Paris et vit, avec ses grands parents maternels, dans le milieu du théâtre. Il assiste ainsi gratuitement à des dizaines de spectacles tant au théâtre des Champs-Elysées où travaille sa grand-mère qu’à l’Opéra Garnier où son grand-père est chef décorateur. A partir de là, le petit William décide unilatéralement qu’il sera musicien et même compositeur. Il commence donc à apprendre le piano dans ce but. Il demande alors à rencontrer l’auteur d’une méthode d’apprentissage appelé Yves Margat. Ce dernier accepte et l’encourage à s’inscrire au Conservatoire où il lui apprend le piano mais aussi le latin, la philosophie, l’histoire et la littérature. Le parcours classique semble s’imposer à lui jusqu’à ce que les Beatles viennent tout chambouler. Il découvre des disques des « fab four » chez une amie et il décide de tout plaquer pour faire du rock. Il rejoint un groupe niçois appelé les Worst. Mais il continue à composer des oeuvres plus légères comme « My year is a day », une chanson qui est un grand succès des « Irrésistibles » en 1969. Avec l’argent des ventes de ce disque, il compose une messe en guise de cadeau pour le mariage d’un couple d’amis. L’oeuvre sera commercialisée en 1972 sous le nom de « Lux aeterna ». Et elle intéresse suffisamment Barbara pour que la chanteuse lui demande de réaliser les arrangements de son prochain album: « La louve ». William s’exécute et c’est Barbara qui va lui conseiller d’interpréter lui-même les mélodies qu’il compose. Elle lui trouve aussi une maison de disques. Si bien qu’en 1975, il finit par enregistrer son premier album sous le pseudonyme de Sheller. Le titre de cet opus, qui se vend à 500.000 exemplaires, est également celui du 45 tours qui va propulser le chanteur blond au sommet des hit-parade pendant des mois: « Rock’n’dollars » avec la célèbre phrase « Donnez-moi madame s’il vous plaît du ketchup pour mon hamburger ».
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William Sheller est alors soumis au planning intensif des chanteurs à succès et sort trois albums en trois ans. Et s’il est de toutes les émissions de radio et de télé, il n’a pas le temps de se présenter sur scène face à des spectateurs. Epuisé par la ronde du show business, l’artiste s’échappe un moment loin de l’agitation pour se ressourcer à Los Angeles où il enregistre l’album « Nicolas » en 1980. Et puis, le 4 mai 1981, il propose ses chansons pour la première fois au public parisien de Bobino. Il se découvre alors une vraie passion pour les prestations scéniques et il enregistre un album en public à l’Olympia en 1982. A partir de ce moment, William Sheller n’aura de cesse de multiplier les expériences différentes. Il se produit tantôt seul au piano, tantôt avec les musiciens d’un quatuor à cordes ou d’un orchestre symphonique. Ne quittant jamais totalement le devant de la scène de la chanson française, William Sheller atteint cependant un nouveau sommet de popularité en 1991 avec la très sobre chanson « Un homme heureux ». Puis, durant les années 1990, il essaie à nouveau d’improbables mélanges de sonorités et de rythmes avec un album très rock, « Albion » (1994), et un autre intitulé « Les machines absurdes » (1999). Sur scène, il est l’un des premiers chanteurs de France, sinon le premier ou le seul, à utiliser des émetteurs pour tous les instruments qui l’entourent. Ainsi, à part pour le batteur, tous ses musiciens sont libres de circuler comme ils le veulent sans être attachés à un fil. La décennie 2000 est marquée par des compositions classiques et par les albums « Epures » (2004) et « Avatars » (2008). En octobre 2015, un nouvel opus vient enrichir le répertoire de Sheller. Il s’appelle « Stylus » et mélange habilement les enregistrements où il s’accompagne seul au piano et ceux où il s’entoure d’un quatuor à cordes. Le 12 février 2016, à Paris, il reçoit une Victoire de la musique d’honneur pour ses 40 ans de carrière. A cette occasion, les chanteuses Louane, Jeanne Cherhal et Véronique Sanson lui rendent hommage en musique. L’artiste est alors malade et souffre physiquement d’un mal dont il mettra des mois à se remettre. Après cette épreuve, l’homme déclare, au début de l’année 2021, qu’il ne chantera plus et qu’il ne joue plus de piano depuis 2016. A ce moment, il envisage d’encore seulement composer de la musique instrumentale avec un crayon et du papier. De la même manière qu’il a écrit le livre « William » qui, en 500 pages bien tassées, révèle, de manière très honnête, bien des secrets de cet être hors du commun.
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MAISSIAT en 2013

9 juillet 1982 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française MAISSIAT sous son véritable nom d’Amandine Maissiat. Sa mère est institutrice et son père travaille chez France Telecom. Intéressée très tôt par la musique, Amandine possède déjà une guitare à l’âge de cinq ans. L’instrument est toutefois en plastique mais, six ans plus tard, c’est sur un vrai piano que la fillette apprend les notes. A 16 ans, l’adolescente passe son bac littéraire avant d’entrer à l’Ecole des Métiers de la Communication dans sa ville natale. Quatre ans plus tard, Amandine est engagée à la Compagnie Lyonnaise de Cinéma, une société de production audiovisuelle où elle travaille pendant un an et demi. Elle se tourne alors vers la musique et décide de crée un groupe bientôt suivi par un deuxième. En 2005, un groupe féminin du nom de Subway désire remplacer sa chanteuse et fait appel à Amandine qui accepte le poste en y ajoutant ses talents de musicienne et d’auteure. L’expérience Subway dure quatre ans et, à l’âge de 27 ans, l’artiste désire envisager une carrière de chanteuse soliste. Elle met alors trois ans pour écrire, composer, peaufiner et, enfin, enregistrer, sous le simple nom de Maissiat, cinq chansons sur un EP qui sort en septembre 2012. Ces cinq titres sont annonciateurs d’un premier album intitulé « Tropiques » qui est commercialisé en mars 2013. Six mois plus tard, le même opus est réédité avec quatre titres inédits supplémentaires sous le titre « Retour aux Tropiques ». Maissiat part en tournée au cours de l’été 2013 et elle passe notamment par le jardin des Francofolies de Spa le 20 juillet. La même année, l’artiste est récompensée par le Prix Barbara du ministère français de la Culture. D’autres concerts sont également prévus en 2014 et les mois suivants sont consacrés à la préparation du deuxième album qui sort en mars 2016 : « Grand amour ».
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Jean Lefèbvre en 1981

9 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans des suites d’une crise cardiaque. Pour en savoir plus sur les activités de cet artiste dans le domaine de la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
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