COGOI Robert

Robert Cogoi en 1963 – Photo (c) Jacques Aubert

Le chanteur belge d’origine slovène Robert COGOI naît le 25 octobre 1939 à Châtelet sous le véritable nom de Mirco Kogoj. S’il choisit le prénom de Robert c’est parce que sa maman l’appelle toujours comme ça. Il suit des études de technicien électromécanicien à l’Université du Travail de Charleroi. Et il prend son pseudonyme complet de Robert Cogoi le 22 avril 1962 au Casino d’Ostende où il participe au Prix international des variétés qu’il gagne avec la chanson « Si un jour ». Robert est aussitôt engagé par la maison de disques Philips. Un an plus tard, c’est en vedette qu’il participe à la soirée de finale de ce même Prix et qu’il reçoit son premier disque d’or: la chanson « Si un jour » s’est en effet vendue à plus de 100.000 exemplaires.
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Les succès s’enchaînent alors très vite: « Je serais mieux chez moi », « Une bière pour mon cheval » ou « Pardonnez-moi seigneur » (dont vous pouvez visionner ci-dessous une version en public captée en 2011 au Palais des Congrès de Liège par Jean-Marie Marcil), etc.
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Si « Une bière pour mon cheval » est un titre américain adapté en français pour le chanteur, une autre chanson va, elle, être adaptée du néerlandais et lui procurera l’un de ses plus grands succès. Alors que l’artiste belge néerlandophone Will Tura connaît une grande popularité au nord de la Belgique avec « Ik ben zo eenzaam zonder jou », Robert Cogoi va atteindre de très grosses ventes de disques avec la même mélodie devenue, grâce au parolier français Franck Gérald, « Je m’sens très seul ». Cette chanson continuera à obtenir une belle popularité dans les années 1980 avec une nouvelle interprétation par Claude Michel et, dans les années 1990, avec la reprise de la chanteuse Marie (Ceccarelli).
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En 1964, Robert Cogoi est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Copenhague. Sa chanson « Près de ma rivière » se classe 10e et devient aussi un disque d’or des ventes.
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Grâce à toutes ces chansons, Robert Cogoi devient très populaire dans toute la Belgique francophone et va le rester pendant des décennies. En 1965, il rend ainsi hommage à sa région natale de Charleroi en composant et interprétant la chanson « Mon Pays Noir » en référence aux mines de charbon.
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Il adapte aussi avec succès un air américain en 1966: « Pas une place pour me garer ».
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Les mélodies de « Nake di nake dou » (1968) et « Au four et au moulin » (1969) sont également très populaires.
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Mais pas autant sans doute que celles de « Maman Bonheur » (1971) que Robert Cogoi crée et que Tino Rossi enregistre bien des années plus tard. Ce disque va se vendre pendant des années à l’occasion de la fête des mères.
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Tout comme la reprise par Cogoi de « Bon anniversaire » (d’André Claveau), en 1973, qui est utilisée dans les familles à chaque occasion.
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En 1976, l’artiste reçoit le Prix Mondial de la Chanson Populaire à Tokyo au Japon avec « Quand on est seul ».
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Et la fin de la décennie 1970 est marquée par les titres « Le navigateur solitaire » (1977) ainsi que « Heidi », le thème de la série télévisée d’animation japonaise en 1979.
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Toujours populaire dans le sens le plus aigu du terme, Robert Cogoi saisit la balle au bond lorsque l’équipe nationale belge de football décroche son ticket pour la phase finale des championnats du monde, « Le Mundial », en 1982. Il enregistre et vend des milliers d’exemplaires de la chanson « Les Diables Rouges vont en Espagne ».
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Il revient à des chansons différentes en 1984 et 1985: « Tu me manques à mourir » est une chanson d’amour sur la séparation et « Esperanza » est un hymne optimiste face à la déchéance du monde et ses grandes tragédies.
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En 1986, Robert Cogoi remet le couvert en enregistrant, sur la même mélodie qu’en 1982, « Les Diables Rouges vont à Mexico ». Alors que l’équipe belge de foot arrive jusqu’en demi-finale de la compétition mondiale, Cogoi ne réitère pas le succès de 1982. Mais il faut dire que le Grand Jojo, autre artiste belge renommé, a d’ores et déjà raflé la mise avec sa chanson « E Viva Mexico ». Avec le temps, les enregistrements de Cogoi se raréfient et il faut encore noter, au rayon des nouveautés, « Au temps du temps des années 60 » en 1992 et « Une chanson d’autrefois » en 1998.
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Depuis le milieu des années 1990 et grâce au travail, notamment, de Francis Derouf d’abord chez BMG-Ariola (Ariola Express) puis chez AMC, il est possible de trouver l’oeuvre quasi-complète de Robert Cogoi en disques compact. En 2004, le chanteur est fait Officier de l’Ordre de la Couronne de Belgique. Se produisant de plus en plus rarement sur scène, Robert Cogoi semble couler des jours tranquilles entre Charleroi et Binche, à Lobbes. Jusqu’à ce samedi 14 mai 2022 où il décède à l’âge de 82 ans. Ironie du sort : l’artiste meurt le jour de la finale annuelle du concours Eurovision de la Chanson qui restera un des grands moments de sa carrière artistique en 1964.
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Les funérailles de Robert Cogoi se déroulent le jeudi 19 mai 2022 en l’église de Couillet, près de Charleroi, localité où l’artiste a vécu de nombreuses années.
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REGGIANI Serge

Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

Le chanteur et comédien français Serge REGGIANI naît le 2 mai 1922 à Reggio d’Emilie (Italie). Fils d’un coiffeur et d’une ouvrière, c’est à l’âge de huit ans que le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris et après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et joue aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregistrer un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès.
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Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Boris Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent. Pour l’écriture de ces derniers, l’interprète se tourne vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki (« Sarah ») mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie (« Le petit garçon »), Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier.
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Plus tard, dans les années 1970, il choisit des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle. Ce dernier lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc.
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Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani se tourne vers des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984).
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Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel.
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En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ».
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Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
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GENTY Eric

Eric Genty au début des années 1960

Le chanteur et auteur Eric GENTY naît le 16 octobre 1926 à Bondaroy, près d’Orléans, en France. Très jeune, il se passionne pour la chanson grâce à son père qui était accordéoniste et qu’il accompagnait lors des bals populaires où il était engagé. Il a quatorze ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate et il n’hésite pas à s’engager dans l’armée française et, plus particulièrement, dans la Division du général Leclerc. A 18 ans, il est ainsi de ceux qui participent à la Libération de Paris. Après la guerre, il décide réellement de devenir chanteur et il apprend à jouer du piano. Admirateur inconditionnel de Charles Trenet, il propose des chansons à différents éditeurs parisiens mais elles sont poliment refusées. Il participe à de nombreuses auditions mais il y est toujours gentiment remercié. Alors, comme d’autres chanteurs français le feront par la suite (Marc Aryan par exemple), il décide de s’installer en Belgique où le marché, plus petit, lui permettra peut-être de se faire une place au soleil. Mais c’est dans l’ombre du célèbre accordéoniste belge Hector Delfosse qu’il va travailler dès son arrivée dans le plat pays dont il va demander la nationalité. Il est ainsi chanteur d’orchestre pendant une quinzaine d’années. Il profite toutefois de son statut pour commercialiser quelques disques qui connaissent un certain succès: « Chérie donne-moi un baiser » (1959), « Les filles de mon village » (1959), « Ah si j’étais resté (célibataire) » (plutôt inspiré par Maurice Chevalier en 1961), « Oh la la Louise » (1961) ou « Choucrouten-tango » (1962).
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En 1962 encore, il enregistre une version très personnelle du « Clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin. Il interprète aussi à sa façon d’autres titres déjà connus comme « Pour une amourette » (de Leny Escudero), « Donne-moi ma chance » (de Richard Anthony), « Une petite fille » (de Claude Nougaro), « L’idole des jeunes » (de Johnny Hallyday) ou « Scandale dans la famille » (de Sacha Distel). Il écrit aussi les textes de ses propres chansons et il les signe parfois du pseudonyme Guy de Paris : c’est le cas pour « Le petit chapeau tyrolien » et « Ah si j’étais ».
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Sous ce même nom de Guy de Paris, et grâce au réputé producteur mouscronnois Marcel De Keukeleire, il enregistre aussi quelques chansons en 1984: « Ambiance Farandole », « Boum boum benzine » et « Pas nous pas nous ».
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Avant ça, dans les années 1970, il gère un magasin de disques sur la grand-place de Tournai. Et, à ce moment, il s’implique aussi dans le folklore local de la ville en devenant membre de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien. En 1979, il est sollicité par son ancien compagnon de route, Hector Delfosse, pour écrire un texte sur une mélodie qu’il joue à l’accordéon depuis des années. Le morceau original suisse de Werner Thomas est instrumental et s’intitule « Tchip Tchip ». Et un groupe belge néerlandophone, De Electronica’s, vient alors de renouveler le titre avec des instruments électroniques et lui donne le nom de « Vogeltjes dans » (« La danse des petits oiseaux »). Hector Delfosse pense alors que le morceau est vraiment fait pour être dansé et que, dans ce contexte, il vaut mieux faire danser des canards plutôt que des oiseaux. Et Eric Genty va donc écrire, sous le nom de Guy de Paris, le texte de « La Danse des Canards » enregistrée par JJ Lionel en 1980. Le 45-tours va se vendre à plus de trois millions d’exemplaires dans les semaines qui suivent sa sortie. Le parolier en parlait en 2001 dans un reportage de la télé France 3.
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L’année 1980 est très positive pour Eric Genty puisque, cette année-là aussi, grâce au producteur belge Michel Mayan, l’artiste va pouvoir rendre hommage à son idole de toujours en enregistrant un 33-tours avec douze chansons issues du répertoire de Charles Trenet. Le chanteur va poursuivre ses activités artistiques bien après sa retraite en se produisant, notamment, pour un public de seniors. En 1996, la nostalgie de la disparition des vinyles permet à Eric Genty de retrouver ses grands succès en version originale sur un disque compact de la série Ariola Express réalisé par Francis Derouf. Il se retire petit à petit de la vie publique dans les années 2010 et il décède à Tournai le dimanche 24 avril 2022. Ses funérailles ont lieu le 29 avril à 11h00 en l’église Saint-Quentin de Tournai. Elles sont suivies de l’inhumation au cimetière d’Ellezelles.
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ARNO

Arno en 2016

Le chanteur et acteur belge ARNO naît le 21 mai 1949 à Ostende sous le vrai nom d’Arnold Charles Ernest Hintjens. Il s’intéresse très tôt à la musique qu’il écoute dans trois langues: le néerlandais, le français et l’anglais. Et c’est en anglais qu’il entame sa carrière au sein du groupe Tjens Couter (Tjens étant le diminutif de son nom Hintjens) à l’âge de 21 ans. La formation s’appelle ensuite TC Band (TC venant des initiales de Tjens Couter) entre 1977 et 1980 puis TC Matic entre 1980 et 1986. Avec ce dernier groupe, il connaît de bons succès en anglais et en français comme « Putain putain » (1983) ou « Elle adore le noir » (1985).
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A la dissolution de TC Matic, le chanteur se décide à entamer une carrière solo sous le pseudonyme d’Arno. Il alterne alors à nouveau les chansons en anglais et en français. En 1992, il livre une interprétation éblouissante du « Bon Dieu » de Jacques Brel et, un an plus tard, il reprend et adapte à sa façon « Les filles du bord de mer » de Salvatore Adamo.
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D’autres titres, originaux, vont asseoir la carrière d’Arno: « Les yeux de ma mère », « Lola, etc. », « Chic et pas cher », etc.
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En 1999, il enregistre un duo avec BJ Scott qui mélange savamment « La fille du père Noël » de Jacques Dutronc avec « The jean genie » de David Bowie : « Jean Baltazaarrr ». Deux ans plus tard, c’est avec Stephan Eicher qu’il partage le succès des années 1960: « Ils ont changé ma chanson ».
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Parmi les autres reprises mémorables de son répertoire, on peut encore citer « Comme à Ostende » (Léo Ferré et Jean-Roger Caussimon), « Elisa » (Serge Gainsbourg), « Sarah » (Georges Moustaki) et même « Vous les femmes (Pauvres diables) » (Julio Iglesias).
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En concert, Arno se révèle être une véritable bête de scène et on peut même dire que le personnage y prend une autre dimension. Une dimension et une démarche qui ont poussé quelques réalisateurs à lui demander de tourner dans leurs films: Jan Bucquoy pour « Camping Cosmos » en 1996, Michel Piccoli pour « Alors voilà » en 1997, Martine Doyen pour « Komma » en 2006 et Samuel Benchetrit pour « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » en 2008. En novembre 2019, Arno apprend qu’il souffre d’un cancer du pancréas pour lequel une opération sera nécessaire en février 2020. Il annonce alors l’arrêt de la tournée qu’il vient d’entamer et, pendant la crise sanitaire et le confinement dû au coronavirus covid-19 en avril 2020, il fait savoir qu’il sera de retour sur scène, si c’est possible vu les circonstances, en octobre 2020. Mais comme cela ne sera pas possible, il travaille sur un nouvel album acoustique où il est uniquement accompagné par le pianiste Sofiane Pamart.
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L’opus porte un titre symbolique (« Vivre ») et contient, notamment, de nouveaux enregistrements de « Elle adore le noir », « Les yeux de ma mère » ou « Putain putain ». Arno tient ensuite parole en se produisant au début de l’année 2022 sur la scène de l’Ancienne Belgique à Bruxelles. Terriblement amaigri pour avoir perdu quelque 30 kilos, Arno semble néanmoins avoir retrouvé le goût de la scène et du public. Le 23 avril 2022, la maladie finit par vaincre l’artiste qui se plaisait à dire quelque temps avant son décès : « Hier est mort et demain n’existe pas. Je vis donc pour aujourd’hui. »
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DELACROIX Claude

Claude Delacroix en 2003

L’animateur, producteur et directeur de radio belge Claude DELACROIX naît le 17 avril 1939 à Bruxelles. Fils et petit-fils d’avocats et cinquième d’une famille de huit enfants, ses parents l’imaginent bien, lui aussi, juriste et l’orientent tout naturellement vers des études de droit qu’il effectue à l’Université de Leuven où il obtient sont diplôme de docteur. Mais il faut bien dire que, dès qu’il le peut, le jeune Claude se consacre à sa passion pour la musique. Ayant reçu une guitare de ses parents à quinze ans, il se fait engager dans un orchestre de la région de Charleroi qui s’appelle « Les Fifrelins ». L’expérience dure trois ans et permet à la formation d’animer un grand nombre de soirées dansantes à Leuven. Ensuite, le musicien en herbe devient le chanteur d’une formation appelée « The Rowdies » (« Les Chahuteurs » en français). Le groupe joue dans les bals et les thés dansants. Claude y gagne un peu d’argent pendant que ses parents croient qu’il suit les cours. Il fait alors la connaissance de Michel Lemaire, animateur-radio à la RTB, Radio Télévision Belge. Ce dernier lui signale que le chanteur Marc Aryan cherche un secrétaire : il prend le poste et l’occupe pendant quelques mois. Gardant le contact avec Michel Lemaire, il obtient un petit boulot au centre de production radio de la RTB à Mons pendant l’été 1965 : il y classe des disques, des fiches et des dossiers. Puis, il parvient à glisser quelques chroniques personnelles pour l’émission « Jeunesse 66 » avant de réaliser des reportages réguliers pour « Jeunesse 67 ».
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L’époque des chanteurs « yé-yés » et des émissions du style « Salut les Copains » commencent à s’essouffler et, le lundi 2 octobre 1967 à 16h15 précises, Claude Delacroix est au micro dans les studios de la RTB à Mons pour lancer une nouvelle émission qui va devenir mythique : « Formule J ». Pendant près de quinze ans, avec l’aide notamment de Michèle Cédric, le programme va marquer quelques générations de jeunes auditeurs qui vont découvrir les grands groupes de rock mais aussi les stars de la chanson francophone. Sans oublier le traditionnel rendez-vous hebdomadaire du hit-parade, les haut-placés de « Formule J » le vendredi et les « oldies » : les Vieux Machins du samedi souvent préparés par Christine Goor. Après avoir commenté le Concours Eurovision de la chanson pour la télévision belge RTB en 1970, année où la Belgique est représentée par Jean Vallée, il s’essaie à d’autres expériences télévisuelles. En 1973, il interviewe, entre autres, Michel Polnareff et Claude François pour l’émission « Charivari ».
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En 1981, Claude Delacroix revient à la radio et crée « Bruxelles 21 » qui devient, deux ans plus tard, « Radio 21 » captée sur l’ensemble de la communauté francophone de Belgique. Il revient aux commentaires télévisés de l’Eurovision pour la RTBF en 1987 alors que la finale a lieu à Bruxelles suite à la victoire de Sandra Kim en 1986. Puis, toujours pour la télévision et la RTBF, il est l’instigateur du projet Télé 21 où il anime l’émission musicale « Formule 2 » réalisée depuis les studios de Charleroi. A partir de 1990, il commente les finales des concours Eurovision chaque année. En 1991, il lance « Bruxelles Capitale », la radio bruxelloise du service public qui existera jusqu’en 2004 avant de fusionner avec « Fréquence-Wallonie » pour devenir « Vivacité ». En 1993, Claude Delacroix devient le directeur de « La Première », une des chaînes de radio de la RTBF. A cette occasion, il laisse sa place de commentateur du concours Eurovision à Jean-Pierre Hautier. Poursuivant sur sa lancée, il est nommé directeur général des radios de la RTBF le 18 mars 1997. Claude Delacroix prend sa retraite en 2004 mais il reste alors actif sur « La Première » où il réalise des chroniques en duo avec Jacques Bauduin pour l’émission « Flash Back » chaque après-midi entre 13h30 et 14h00 jusque fin 2009. Puis, c’est sur la chaîne « Classic 21 » qu’il revient en janvier 2010 pour y animer une émission thématique sur les sixties tous les vendredis soirs. Aujourd’hui, Claude Delacroix s’est éloigné des micros. Il partage sa vie entre son appartement proche de l’Université libre de Bruxelles, sa petite maison de Seneffe qu’il rejoint le week-end, et son mas de Callas, dans le Var, où il va chercher le soleil.
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SIMON Michel

Le 45 tours de 1962

L’acteur et, occasionnellement, chanteur Michel SIMON naît le 9 avril 1895 à Genève en Suisse. Délaissant les études et sa famille, le jeune Michel se rend très vite à Paris où il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers le spectacle. Il devient ainsi clown-acrobate et assistant d’un magicien. Mais la première guerre mondiale arrive et il est enrôlé dans l’armée. Après le conflit, il revient à Paris et se destine cette fois clairement au théatre. Il joue alors aussi dans des comédies musicales avant de trouver sa voie au cinéma qui lui procurera le véritable succès. Son timbre de voix rocailleux ne devait pas le destiner à la chanson. Pourtant, Michel Simon s’y est consacré à quelques reprises. Deux « chansons » restent dans les mémoires. Il y a « Elle est épatante » enregistrée en 1934. Et « Mémère », un texte de Bernard Dimey récité sur une musique en 1962.
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En 1967, au cours du tournage du film « Ce sacré grand-père », du réalisateur français Jacques Poitrenaud, Michel Simon rencontre Serge Gainsbourg. Lors d’une pause, les deux hommes, assis dans l’herbe, boivent un coup et se décontractent en chantant « L’herbe tendre » de Serge Gainsbourg.
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Michel Simon est mort le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne (F). Il repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève auprès de ses parents.
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AMONT Marcel

Marcel Amont en 2010

Le chanteur et fantaisiste français Marcel AMONT, de son vrai nom Marcel Miramon, naît le 1er avril 1929 à Bordeaux. Alors qu’il se prépare pour des études de professeur d’éducation physique, il chante dans les bals de la région et il apprend aussi le saxophone. A 22 ans, il « monte » à Paris, décidé à se tourner vers l’artistique plutôt que vers la gymnastique. De passage dans les cabarets de la « ville lumière », il est d’abord boudé par le public mais il se fait remarquer par les professionnels. Et, en 1956, il est engagé pour chanter en première partie de la grande Edith Piaf. Le succès public est cette fois au rendez-vous et il se voit obligé de sortir un premier disque. Celui-ci est enregistré en public et il est d’emblée récompensé par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1962, tout auréolé de la popularité de son disque le plus récent où il interprète, notamment, des chansons de Claude Nougaro, Marcel Amont se retrouve sur la scène de Bobino à Paris en vedette. Désormais, le répertoire du chanteur va régulièrement osciller entre chansons drôles et mélodies douces: « Le Mexicain » et « Bleu blanc blond » par exemple.
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Après avoir laissé passer la vague des « yé-yés », Amont revient au premier plan du show business français au début des années 1970 en s’entourant des auteurs et compositeurs qui font alors les succès de Michel Delpech: Roland Vincent, Jean-Michel Rivat et Frank Thomas. Et il connaît ainsi un nouveau « tube »: « L’amour ça fait passer le temps » en 1971.
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Ce retour gagnant lui vaut de nouveaux spectacles à l’Olympia de Paris et, aussi, d’enregistrer quelques autres grands succès comme « C’est aujourd’hui dimanche » (1971), « Y’a toujours un peintre » (1973), « Le chapeau de Mireille » (que Georges Brassens lui « donne » en 1975), « La musique est de retour » (1976) ou « Les chansons d’Italie » (1977).
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En 1974, une émission de la télé française lui est consacrée: « ToutankhAmont ». Et il participe à de nombreux shows télévisés de Guy Lux et des Carpentier. En 1979, le chanteur enregistre tout un album où d’autres artistes connus ont écrit et composé les chansons : « Un autre Amont ». Parmi les crédits, on retrouve les noms de Georges Brassens (« Le vieux fossile ») mais aussi celui d’Alain Souchon (« Viennois »), Georges Moustaki (« Don Juan »), Marie-Paule Belle (« Le garçon de café »), Gilles Vigneault (« Pour traverser la rivière »), Maxime Le Forestier et Julien Clerc) (« La galère »).
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La même année, il commercialise un 33-tours avec ses succès et d’autres titres traduits en béarnais.
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En 1980, avec le titre « Camarade vigneron » (dont le refrain est interprété en occitan), il se présente à la présélection française du concours Eurovision de la Chanson mais il n’est pas retenu et c’est le groupe « Profil » qui sera désigné. Dans les années 1980 et 1990, même s’il continue à enregistrer des 45 tours, il écrit aussi des livres sur la chanson.
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Au début des années 2000, un double CD de compilation publié par Universal permet de retrouver les succès de sa carrière dans leur version originale. Fièrement, Marcel Amont sort enfin un nouvel album en 2006: « Décalage horaire », dont le titre « Démodé » profite de quelques passages en radio et en télé.
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Par la suite, il participe à de nombreuses éditions de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ».
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En 2010, il figure sur « Les larmes de crocodile », l’album pour enfants d’Emma Daumas. Il lui écrit plusieurs textes et interprète un duo avec la chanteuse. Quelques musiques sont signées par son fils Mathias Miramon.
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Deux ans plus tard, il publie un livre de souvenirs: « Il a neigé ». Et il effectue un nouveau retour sur scène à l’Alhambra de Paris le 25 novembre 2012 pour fêter ses 60 ans de carrière. En 2014, Marcel Amont fait une apparition courte mais très remarquée dans la série télévisée française « Le sang de la vigne » aux côtés de Pierre Arditi au cours de l’épisode « Chaos dans le vin noir ». En novembre 2016, l’infatigable artiste repart sur les scènes de France avec la tournée « Age tendre ». En octobre 2018, l’actualité de Marcel Amont est dense : il propose un nouveau spectacle chaque dimanche à l’Alhambra de Paris et il commercialise un nouvel album. Le spectacle a pour titre « Marcel raconte et chante Amont » et mêle chansons et anecdotes de sa vie artistique. L’opus a pour titre « Par dessus l’épaule » et contient des nouvelles chansons ainsi que des duos signés par des auteurs célèbres comme Charles Aznavour, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier ou Alain Souchon notamment.
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https://www.youtube.com/watch?v=9TrzY7Ji0eY

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Le 2 avril 2019, c’est encore sur la scène parisienne de l’Alhambra qu’il fête ses 90 ans en livrant un concert où ses invités ont pour nom Serge Lama, Gérard Lenorman, Nicoletta, Maxime Le Forestier, Michel Jonasz, Michèle Torr, Georges Chelon, Christophe, Laurent Baffie, Bernard Montiel, Gérard Darmon, Igit, Ivan Levaï, Raphaël Mezrahi, Alex Vizorek, François Morel et André Bercoff. Il écrit alors deux nouveaux livres : « Les coulisses de ma vie » et « Mirlitontaines et chansons oubliées ». Le 20 février 2020, Marcel Amont préside le jury du Prix Georges Moustaki qui récompense de jeunes talents autoproduits et qui est remporté ce jour-là par Matéo Langlois.
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DANEL Pascal

Pascal Danel en 1980 – Photo (c) Gérard Krawszyk

Le chanteur et compositeur français d’origine corse Pascal DANEL naît le 31 mars 1944 à Paris sous le nom de Jean-Jacques Buttafoco. Ne connaissant pas sa mère qu’il ne rencontrera qu’à l’âge de 25 ans, il vit son enfance et son adolescence à Dijon chez sa grand-mère. Il se passionne pour la moto ainsi que pour l’acrobatie et il lie les deux passions pour être, un temps, funambule à moto. Mais suite à un accident qui l’immobilise, il apprend la guitare et le piano. Fraîchement arrivé à Paris, il fréquente le conservatoire de théâtre de la rue Blanche avant de devenir le guitariste et le chanteur d’un groupe nommé « Les Panthères ». Il se fait alors une place dans le métier où il passe des auditions afin de présenter les chansons qu’il écrit et compose. Il choisit alors un pseudonyme qui lui vient des années de sa jeunesse passées à l’école d’Annel. Il s’appelle désormais Pascal Danel et enregistre un premier disque chez Vogue dès 1964. Le succès n’est pas au rendez-vous tout de suite même si son premier enregistrement, « Soldat, soldat », suscite de bonnes réactions chez les professionnels.
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Repéré par Lucien Morisse qui le recrute pour son label Disc’Az, il devient, en 1966, l’interprète d’un « tube » qui s’avère vite inoxydable: « La plage aux romantiques ».
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Alors qu’il est souvent difficile de se relever d’une telle popularité soudaine et d’entamer une vraie carrière sur un « tube », Pascal Danel va surprendre tout le monde en plaçant un second 45 tours dans les hit parades quelques semaines plus tard: c’est « Kilimandjaro », disque de platine dans de nombreux pays.
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En 1969, il est accompagné sur scène par un jeune guitariste qui se nomme Lucien Voulzy: ce garçon changera de prénom en 1976 pour devenir le chanteur Laurent Voulzy. Par la suite, le succès va quelque peu s’estomper pour Pascal Danel mais l’artiste ne se repose jamais sur ses lauriers. Et ce travail de fond s’annonce payant au début des années 1970. Pascal Danel est à nouveau diffusé sur toutes les radios avec « Allez viens on danse » en 1971 et « Mamina » en 1972. Cette dernière chanson a d’ailleurs la faveur d’être reprise par Dalida au même moment.
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La fin des années 1970 et les deux décennies suivantes ne sont plus marquantes au point de vue chanson pour Pascal Danel. Dans les années 1980, il devient un proche du président de la république française François Mitterrand. Son épouse d’alors, la mère de son fils Jean-Pierre, Margit Danel, est à ce moment une proche collaboratrice de Mitterrand.
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Par la suite, Pascal Danel diversifie ses activités pour produire des émissions de télévision, composer des génériques, réaliser des compilations et produire des enregistrements pour d’autres artistes, en compagnie de son fils Jean-Pierre, sous le label « Puzzle ». Après la sortie de nombreuses compilations reprenant ses succès originaux (chez Universal) ou les réenregistrements de ses grandes chansons (sur son propre label), Pascal Danel enregistre un album en langue corse en 1994. En mars 2007, il effectue un retour fracassant sur scène en participant à la tournée « Age Tendre et Tête de Bois ».
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Dans la foulée de ce succès scénique, il enregistre un nouvel album, « Le Cœur des femmes », où il reprend, en duo avec Laurent Voulzy « La plage aux romantiques ».
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En janvier 2014, Pascal Danel réalise un vieux rêve en présentant, au Casino de Paris, un spectacle qu’il a conçu autour des chansons de son idole de toujours: Gilbert Bécaud. Il est à nouveau de l’aventure « Age tendre », pour la troisième fois, fin 2016. Depuis, Pascal Danel semble investi de la mission de se prétendre le seul à pouvoir perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud en donnant son avis sur d’autres initiatives comme l’album d’hommage enregistré en 2014 par Salvatore Adamo.
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TONTON DAVID

Tonton David

Le chanteur français TONTON DAVID naît le 12 octobre 1967 à La Réunion sous le nom de David Grammont. Ayant toujours baigné dans la musique, il fait partie d’un collectif d’artistes ayant pour nom « Sound System High Fight International » à la fin des années 1980. Par la suite, il participe au développement du reggae-rap en France avec sa chanson « Peuples du monde ».
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Mais c’est la chanson « Sûr et certain » qui va le propulser sur les radios et dans les hit parades en 1994. Elle est extraite de l’album « Allez leur dire » qui entraîne sa nomination aux Victoires de la Musique.
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Début 1995, il fait partie du trio KOD (des initiales de Katche Manu, Oryema Geoffrey et David) qui interprète avec succès la musique du film « Un indien dans la ville » : la chanson « Chacun sa route ».
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En 1996, l’album « Récidiviste » va aussi connaître un certain succès grâce au single « Il marche seul ». A la même époque, il est à l’affiche du vingtième anniversaire du Printemps de Bourges.
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Après un quatrième album enregistré en 1999 (« Viens »), la firme de disques qu’il vient de quitter (Virgin) sort une compilation de ses succès en 2002. Installé dans la région de Metz, Tonton David continue à enregistrer des albums à la popularité plus discrète. Puis, le dimanche 14 février 2021, il est victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, alors que, de retour de Paris où il enregistre un album, il débarque en gare de Metz. Hospitalisé dans un état critique à Nancy, il décède deux jours plus tard à l’âge de 53 ans. Le lendemain, 17 février, les enfants du chanteur ouvrent une cagnotte sur internet pour financer les funérailles de l’artiste et permettre la sortie de l’album sur lequel il travaillait au moment de sa mort. Un an après le décès de l’artiste, la cagnotte, constituée de près de 60.000 euros, a permis de réaliser l’album et d’en prévoir la commercialisation. Mais la sortie du disque est retardée par une procédure judiciaire qui met en cause des escrocs ayant établi de faux contrats au nom de Tonton David pour s’approprier les droits de cet album posthume.
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BOHRINGER Richard

Pochette de l’album de Richard Bohringer « C’est beau une ville la nuit »

L’acteur, chanteur et auteur français Richard BOHRINGER naît le 16 janvier 1942 à Moulins. Il commence au théâtre à la fin des années 1960. Il tourne un premier film en 1970 mais c’est en 1972 qu’il se fait remarquer avec « L’Italien des roses ». Pourtant, pour être connu du grand public, il lui faut attendre 1981 et le film « Diva » de Jean-Jacques Beineix. Dans les années 1980, il remporte deux Césars: pour « L’Addition » et « Le Grand Chemin ». A partir de 1993, il se fait plus rare au cinéma et se tourne vers la télévision. Ecorché vif, il a, comme beaucoup d’autres artistes, connu une longue période difficile avec des problèmes de drogue et d’argent ainsi que des épisodes violents. Il en parle dans le livre « C’est beau une ville la nuit » paru en 1988. Un film en est tiré en 2006 et, dans la foulée, un spectacle de chansons porte alors le même titre. Car Richard Bohringer s’est également essayé à la chanson. Il a enregistré trois albums entre 1990 et 2002. Amoureux de l’Afrique, il obtient la nationalité sénégalaise en 2002.
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Depuis 2009, Richard Bohringer se bat contre le virus de l’hépatite C. Au point de vue de la musique et de la chanson, il participe encore à deux albums de Grand Corps Malade (« Course contre la honte » en 2013 et « Bleuette » en 2015) ainsi qu’à l’album du groupe « Bon entendeur » qui réalise une interview de l’acteur pour s’en servir ensuite sur l’un de ses montages sonores thématiques (ce qui est plus joliment dit que « mixtapes »).
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PAJE Michel

Michel PAJE en 1965

Le chanteur français Michel PAJE naît le 2 janvier 1945 à Paris sous le nom de Michel Roy. Il vit son enfance dans la capitale française et est scolarisé au pensionnat de St Nicolas d’Issy-les-Moulineaux. Adolescent, il prend des cours de piano. Puis, il essaie de gagner sa vie en prestant divers petits boulots comme employé d’assurances ou éclairagiste dans un cabaret. Mais son penchant artistique le pousse à apprendre le chant chez Jean Lumière notamment. Il suit aussi des cours d’art dramatique et fréquente, entre autres, le cours Simon. Il obtient d’ailleurs un premier prix d’art dramatique au conservatoire Maubel à Montmartre. Mais ses rencontres l’orientent alors vers la musique et la chanson. Et, dans le style « yé-yés » de l’époque, il enregistre le titre « Tu peux pleurer ».
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En 1963, la chanson « Nous on est dans le vent » connaît un grand succès et qui permet à l’artiste d’effectuer une tournée avec Petula Clark.
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L’année suivante, il est récompensé lors d’un festival à Rennes et, en 1966, il est sur la photo mythique de tous les jeunes artistes réalisée pour le magazine « Salut les copains » par Jean-Marie Périer. Entre 1963 et 1966, Michel Paje enregistre une demi-douzaine de 45 tours avant que le succès ne s’étiole. Il part alors au Canada où son succès, « Nous on est dans le vent », a été popularisé par l’idole locale Pierre Lalonde. Au Québec, il présente le programme télévisé « A la page » et commercialise quelques disques dont celui réalisé pour l’exposition universelle de 1967 : « Bonjour Montréal » et sa version anglaise « Hello Montréal ».
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Il y enregistre aussi quelques chansons en duo avec la jeune actrice Danielle Ouimet qu’il rencontre en 1968 lors du tournage du film « Valérie, tendre sensualité » dans lequel il joue et dont il compose la musique avec Joe Gracy.
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Il revient en France au début des années 1970 et sort encore quelques disques sous le nom d’Alain Jory dont une version chantée du tube instrumental des Associés en 1972: « Il était une plage ».
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Michel officie aussi comme animateur et réalisateur pour la radio Europe 1 et il compose aussi des musiques pour des publicités. Depuis les années 2000, il se consacre beaucoup au doublage de pubs et de films ainsi qu’à la réalisation de bandes annonces sous sa véritable identité de Michel Roy. Il est, en outre, la voix off de BFM TV.
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CHRISTIE David

David Christie en 1969

Le chanteur français David CHRISTIE naît le 1er janvier 1948, à Tarare près de Lyon, sous le nom de Jacques Pépino. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui rencontrent des fortunes diverses, comme « Julie » en 1968, c’est en 1976 que David Christie connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode du disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, l’artiste réussit à nouveau un succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. En 1985, il rencontre la chanteuse Nina Morato avec qui il a une fille qui décède accidentellement en 1999. David Christie meurt à Capbreton le 14 mai 1997 à l’âge de 49 ans.
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