BOURTAYRE Jean-Pierre

Jean-Pierre Bourtayre dans les années 1980

Le compositeur et interprète français Jean-Pierre BOURTAYRE naît le 31 janvier 1942 à Paris. Il est le fils d’Henri Bourtayre qui est alors un compositeur à succès et qui, à la libération, est celui qui compose la célèbre chanson « Fleur de Paris » pour Maurice Chevalier. En 1947, Henri quitte le foyer familial et on tente de distraire le petit Jean-Pierre en lui apprenant le piano par l’intermédiaire de la professeure de Michel Legrand. Les années passent et Jean-Pierre s’intéresse de plus en plus à la musique d’autant que le rez-de-chaussée de l’immeuble où il vit est occupé par un magasin de disques. Et, adolescent, il y trouve et achète les enregistrements des chanteurs qu’il écoute à la radio : les francophones comme Patachou, Jacques Brel ou Georges Brassens mais aussi les anglo-saxons qui amènent le rock’n’roll comme Bill Haley. Fréquentant la famille Legrand, il va souvent flâner dans les bureaux de Marcelle Legrand, la maman de Michel, qui gère les éditions musicales de son fils. Au fil du temps, il rencontre des auteurs de chansons comme Pierre Saka qui l’introduit dans le monde des nouveaux groupes français que sont les Chats Sauvages ou les Vautours. Et, ensemble, ils commencent à confectionner des chansons pour les « yé-yés » qui, jusque-là, n’interprétaient que des adaptations françaises de succès anglo-saxons. Lorsqu’il quitte les Chats Sauvages, le chanteur Dick Rivers lui demande de composer des titres pour constituer son propre répertoire et Jean-Pierre Bourtayre lui offre « Baby John ».
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Sur un texte de Pierre Delanoë dont il vient de faire connaissance et qui veut écrire pour les nouvelles idoles, il compose la mélodie d' »Une fille si belle » pour Eddy Mitchell qui va ensuite proposer ses propres textes au compositeur (« Et s’il n’en reste qu’un » en 1966).
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Par la suite, Jean-Pierre se rapproche d’Eddie Barclay qui lui confie un poste de directeur artistique dans sa maison de disques. Il compose alors quelques musiques de films comme celle de « La curée » pour le réalisateur Roger Vadim (1966) ou celle du « Grand Meaulnes » de Jean-Gabriel Albicoco (1967). En 1968, avec Vlyne Buggy et Hugues Aufray, il écrit la chanson « Adieu Monsieur le professeur » qui est immédiatement un succès populaire.
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Il poursuit immédiatement sa collaboration avec la parolière Vlyne Buggy et celle-ci débouche sur une chanson qu’ils présentent à Claude François qui l’accepte : « Avec la tête avec le coeur ».
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Et Claude François apprécie ce nouveau compositeur à qui il demande ensuite de devenir son directeur artistique. Se souciant peu d’un éventuel surmenage, Bourtayre décide alors de se lancer lui-même dans la chanson en sortant un album 33-tours en 1969 : « Et puis je suis venu ».
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Il y interprète aussi, notamment, « Un prince en Avignon », une chanson écrite en hommage à l’acteur Gérard Philipe et qui sera reprise par Mary Hopkin, Esther Ofarim, Claude Dubois et Fabienne Thibeault. En 1970, Claude François lui propose de composer une musique sur un de ses textes en vue de réaliser un 45-tours farfelu avec l’animateur de radio déjanté Patrick Topaloff : c’est « J’ai bien mangé j’ai bien bu » et le succès est total.
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Puis, Jean-Pierre est contacté pour composer la musique d’un nouveau feuilleton télévisé français consacré aux aventures du héros de Maurice Leblanc, Arsène Lupin. C’est Jacques Dutronc qui est choisi pour interpréter la chanson « L’Arsène » mais aussi pour enregistrer le générique de la deuxième saison de la série en 1973 : « Gentleman cambrioleur ».
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En 1971 Jean-Pierre Bourtayre chante et enregistre « Le fils de Matthieu » en duo avec Cécile Valéry. La même année, il compose « Un banc, un arbre, une rue » qui permet à la chanteuse Séverine de remporter le Concours Eurovision de la chanson pour Monaco.
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Il connaît une période faste avec les compositions qu’il dédie à Claude François : « Y’a le printemps qui chante » (1972), « Chanson populaire » (1973), « J’ai perdu ma chance » (1973), « La Musique Américaine » (1974), « Le Chanteur malheureux » (1975), « Toi et moi contre le monde entier » (1975), « Une chanson Française » (1975), « Quelquefois » (1976), « C’est comme ça que l’on s’est aimé » (1977), « Magnolias for ever » (1977) et « Alexandrie Alexandra » (1977).
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Mais, à la mort de Claude le 11 mars 1978, Jean-Pierre se sent terriblement seul et oublié. Avec Etienne Roda-Gil toutefois, il se remet au travail et, ensemble, ils créent une comédie musicale, « 36 Front populaire », qui évoque une époque de l’entre-deux guerres où la France joyeuse découvrait les congés payés. Parmi les interprètes, il y a Julien Clerc et la jeune Corinne Miller qui remportera le concours Eurovision de la Chanson en 1983 sous le nom de Corinne Hermès en chantant « Si la vie est cadeau ». Un double album est produit mais la comédie musicale ne sera pas présentée sur scène dans l’immédiat.
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La même année, en 1979, il signe l’un des grands succès de l’année pour Gérard Lenorman : « Boulevard de l’océan ».
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Dans les mois qui suivent, se cherchant toujours après le décès de Claude François, Jean-Pierre Bourtayre accepte un poste de directeur de production au sein de la filiale française des disques WEA (Warner Elektra Atlantic). Pour Fabienne Thibeault, artiste québécoise révélée en 1978 par « Starmania » et fraîchement signée par le label WEA, Jean-Pierre compose « J’irai jamais sur ton island ».
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A ce moment, il retrouve l’un des ses vieux copains de l’époque Barclay, Jacques Revaux qui, entretemps, a développé la carrière de Michel Sardou. Et il ne lui cache pas son admiration pour l’artiste et son envie d’éventuellement lui composer l’une ou l’autre chanson. L’idée fait son chemin et, finalement, Michel Sardou va interpréter quelques-unes de ses compositions qui vont marquer son répertoire : « Vladimir Ilitch » en 1983, « Chanteur de jazz » en 1985 ou encore « Io Domenico » en 1987.
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L’auteur Jacques Demarny contacte alors Jean-Pierre Bourtayre et le sollicite pour devenir administrateur de la SACEM, Société des Auteurs, des Compositeurs et des Editeurs de Musique français. Un poste qu’il mérite largement au vu de ses multiples compositions, depuis le début des années 1960, pour Johnny Hallyday (« Oui je veux » en 1962), Sylvie Vartan (« Parle-moi de ta vie » en 1971), Marcel Amont (« Bleu, blanc, rouge et des frites » en 1972), Romuald (« Dis un petit mot » en 1972, « Celui qui reste et celui qui s’en va » en 1974), Patricia Lavila (« Pour toi c’est rien, pour moi c’est tout » en 1974), Gilles Marchal (« On ne refait pas le monde avec une chanson » en 1976), Tino Rossi (« Chantons la même chanson » en duo avec son fils Laurent en 1976 et « La vie commence à 60 ans » en 1978) ou encore Enrico Macias (« Générosité » en 1984). France Gall, Françoise Hardy, Marie Laforêt, Georgette Lemaire, Jean-Claude Pascal, et Annie Philippe ont aussi chanté du Bourtayre. En 2003, le compositeur travaille sur le spectacle musical « Belles belles belles » consacré à Claude François et, en 2017, il compose encore quelques chansons, avec des textes de Claude Lemesle, pour Isabelle Aubret.
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MOREAU Jean-Marie


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L’auteur et compositeur français Jean-Marie MOREAU naît à Chinon le 28 décembre 1948 d’une mère violoniste, concertiste et professeure de musique. Autant dire que son enfance sera marquée par le piano classique ainsi que le violon. Pour se détendre, sa mère écoute toutefois des chansons signées par Jacques Brel, Georges Brassens ou d’autres « monuments » de la tradition française. A quatorze ans, Jean-Marie veut s’échapper de ce « carcan » musical et décide, avec des copains, de former un groupe de rock. On est en 1962 et presque tous les ados de cette époque le font. Mais, en plus de jouer de la musique, il se pique au jeu d’écrire ses premiers textes de chansons. Et il s’oriente ensuite tout naturellement vers des études de lettres qui vont lui être très utiles pour devenir, d’abord, journaliste. Mais par pour n’importe quel journal puisqu’il écrit pour le magazine musical des jeunes « Salut les copains ». Là, il côtoie le monde artistique français de la chanson commerciale et prend conscience de son aptitude à écrire des chansons. Mais il lui faudra encore connaître quelques expériences peu réussies de livres avant de devenir auteur et membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, en 1974. Jean-Marie Moreau obtient l’un de ses premiers succès d’auteur grâce à Laurent Rossi qui lui demande d’adapter en français la chanson « Love is in the air » de John Paul Young et cela devient naturellement « L’amour est dans l’air » en 1978.
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A ce moment, il commence aussi à composer des mélodies. Un an plus tard, il est sollicité pour écrire le texte de la chanson « Magdalena » interprétée par une jeune femme qui se lance comme soliste après avoir été la gitane de « La Bande à Basile » : Julie (Pietri). C’est l’un des tubes de l’été 1979.
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Mais ces débuts prometteurs ne sont pas nécessairement faciles et, rapidement, alors que Jean-Marie Moreau ne trouve plus de commanditaires, ses fins de mois sont plus que pénibles. A ce moment, il signe toutes les chansons du premier album du groupe de rock français « Océan » mais c’est loin d’être un gros succès commercial. Pour sortir la tête de l’eau, il décide de produire le premier album de Julie Pietri en 1981 (« Merci ») et les ventes du disque sont excellentes grâce à des tubes comme « Let’s fall in love ».
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En quête de nouveaux artistes à lancer, il fait alors la rencontre d’un jeune chanteur qui a pour nom François Feldman et, à deux, ils commencent à écrire des chansons. De 1982 à 1985, il y a la suite du travail avec Feldman qui ne rencontre que peu de succès, il y a un boulot de directeur artistique pour les Editions Mondio Musique et il y a aussi des titres interprétés par Michèle Torr et Diane Tell. En 1986, le tandem qu’il forme depuis des années avec François Feldman permet enfin à ce dernier d’atteindre les sommets des hit parade avec la chanson « Rien que pour toi ».
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Les rencontres artistiques se multiplient alors pour Jean-Marie Moreau et celle qu’il va faire avec le compositeur italien Romano Musumara va lui permettre de signer quelques grands succès : « Comme au cinéma » pour Alain Delon en 1987 et « On écrit sur les murs » pour Demis Roussos en 1989.
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Dans le même temps, il crée une société de production sonore active dans le domaine de la publicité radio et télé. Et la jeune Caroline Legrand connaît la popularité avec la chanson « J’aurais voulu te dire » que Jean-Marie a créé avec François Feldman dont la carrière s’amplifie avec des titres comme « Slave », « Le mal de toi », « Je te retrouverai » (1989), « Les valses de Vienne », « Petit Frank », « C’est toi qui m’as fait » et « J’ai peur » (1990-1991).
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A la même époque, il signe les paroles de la chanson « Soirée kitsch » pour la regrettée chanteuse belge Anne Coster et il étoffe le répertoire d’une autre jeune belge, Mélody, en écrivant « Mamie » et « Le prince du roller ».
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Alors qu’il vient de signer des chansons pour Mireille Mathieu et Sacha Distel, il met en scène le spectacle « Magic Boul’vard » de Feldman au palais des sports de Bercy (Paris) en 1991. Tout en poursuivant ses activités d’auteur-compositeur, Jean-Marie Moreau consacre alors une partie de plus en plus importante de sa vie à la SACEM et à la défense des droits des auteurs. Il devient aussi par la suite membre de diverses associations d’auteurs et de compositeurs européennes et mondiales. En 1997, il ajoute le nom de Frédéric François (« Pour que tu restes ») à la déjà longue liste de ses interprètes.
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Le début des années 2000 est marqué par le développement, en France, des comédies musicales à succès telles que « Notre-Dame de Paris » ou « Les dix commandements ». Jean-Marie Moreau va se lancer dans cette aventure-là aussi en participant à l’écriture des spectacles « Les amours de Mozart » (en 2004 avec, notamment, Amaury Vassili) ou « Les voyages de Jules Verne » (2008).
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Et il continue à aider des nouveaux talents comme Véronique Saint-Germain, Ana Pankratoff ou Djill Rhinan. En janvier 2015, il est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres par la ministre française de la culture Fleur Pellerin en tant que Président de la commission des variétés de la SACEM. La même année, sa chanson « On écrit sur les murs » (interprétée initialement par Demis Roussos) est reprise avec un grand succès par les jeunes membres du groupe Kids United.
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En 2018 et 2019, Jean-Marie Moreau devient le Président du conseil d’administration de la SACEM. Victime d’une longue et pénible maladie, il s’éteint le 29 octobre 2020 à l’âge de 71 ans. Au cours de sa carrière, il avait aussi écrit des chansons pour Sylvie Vartan, René et Nathalie Simard, Johanne Blouin, Hervé Vilard, La Bande à Basile, Ritchy, Claude Puterflam, Linda de Suza, Emile Wandelmer, Pierre Groscolas, C.Jérome, Rachid Bahri, Hélène Ségara, Natasha St Pier ou Jeane Manson.
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BOURGEOIS Gérard

Gérard Bourgeois en 1964 – Photo (c) Jean Distinghin

Le compositeur français Gérard BOURGEOIS, dont le vrai prénom est Robert, naît le 17 juin 1936 à Paris. Il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La collaboration des deux hommes va leur permettre de signer, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson.
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Pour Juliette Gréco, Bourgeois est le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966.
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Et pour Brigitte Bardot, il signe les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ».
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Enfin, la chanteuse Barbara interprète, en 1974, « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois.
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La liste de ses interprètes est extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres.
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Dans les années 1960 et 1970, on peut entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ».
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Au début des années 1990, Gérard Bourgeois devient le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Le 8 juillet 2016, il décède à Bordeaux (F) à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, le compositeur était malade depuis un certain temps.
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FOULQUIER Jean-Louis

Pochette de l’album de 1993

L’homme de radio, animateur, producteur, chanteur, auteur et comédien français Jean-Louis FOULQUIER naît le 24 juin 1943 à La Rochelle. Il y passe son enfance et son adolescence sans trop se faire remarquer. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Il se passionne cependant pour la chanson et c’est ce qui le motive à partir pour Paris à 19 ans. Il y présente son petit répertoire dans des cabarets comme « L’Echelle de Jacob » ou la « Villa d’Este ». Cela lui permet de faire la rencontre d’artistes confirmés comme Jean-Roger Caussimon ou Mouloudji. Pour vivre correctement, il cherche à effectuer des petits boulots. Et c’est comme ça qu’en 1965, il est engagé comme standardiste à France Inter. Il a alors mis le pied à l’étrier et il va sympathiser avec quelques animateurs avant de collaborer à leurs émissions. Petit à petit, il se fait un nom et devient l’un des spécialistes de la chanson française sur la station où il anime et produit « Studio de Nuit » en 1975, un programme où il accueille des artistes qui sortent de leur concert, de leur spectacle, de leur pièce de théâtre. Toujours en public et en direct, Jean-Louis Foulquier présente ensuite « Saltimbanques » (1977), « Bain de minuit » (1978), « Y’a d’la chanson dans l’air » (1979), « C’est la nuit » (1983), Les Copains d’abord » (1983) et « Pollen » (1984). Cette dernière émission se déroule dans divers endroits de Paris comme « Le Square », restaurant proche de l’Olympia, le Théâtre du Sentier des Halles, le Café de la Plage, le Palace, le Bar du Potager, le Passage du Nord Ouest ou le Divan du Monde. Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3 en 1996. C’est encore son inassouvible besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004.
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Entretemps, dès le début des années 1970, Jean-Louis Foulquier reprend la chanson. Il représente la France au Festival international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va » (1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).
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En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest.
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Au même moment, il conseille les organisateurs des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. En 1991, il est à la base des 1ères Francofolies de Blagoevgrad en Bulgarie et il poursuit cette aventure avec des événements similaires mis sur pied à Buenos Aires (1995), Santiago du Chili (1995) et Berlin (1996). Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Des problèmes de santé et deux infarctus l’obligent alors à restreindre quelque peu ses activités. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre avec fougue. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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BERGER Michel

Michel Berger

Le pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français Michel BERGER naît sous le vrai nom de Michel Jean Hamburger le 28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine. Fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, le petit Michel va à l’école à Paris et passe régulièrement ses vacances en Suisse. Alors qu’il a à peine seize ans, sa passion pour la musique et la chanson l’amènent à enregistrer un disque typiquement « yé-yés » avec les titres « Amour et soda » et « Tu n’y crois pas ».

Le succès est très limité malgré le fait qu’il enregistre quelques 45-tours par la suite jusqu’en 1966. Il décide alors de marquer une pause et de se tourner vers d’autres artistes avec qui il va travailler musicalement. Il compose, en 1967, « Les girafes » que chante Bourvil puis, sous un nom d’emprunt, il écrit une mélodie pour un inconnu qui se nomme Jean-François Michaël et qui, en interprétant « Adieu Jolie Candy », en fait le « tube » de l’année 1969. Dans le même temps, Michel termine ses études de philosophie en obtenant, à 21 ans, sa maîtrise sur l' »Esthétique de la pop music » en comparant les deux derniers albums de Jimi Hendrix. En 1972, il est engagé comme directeur artistique chez Warner France (WEA : Warner, Elektra, Atlantic) et y produit les deux premiers albums de sa compagne d’alors qui a pour nom Véronique Sanson.
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Un an plus tard, il chapeaute la réalisation du nouvel album de Françoise Hardy qui, avec « Message personnel », voit sa carrière savamment relancée.
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Toujours en 1973, il enregistre une chanson qui devient un grand succès: « Ecoute la musique ».
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En 1974, on lui présente France Gall dont la carrière patine et dont le contrat discographique avec Pathé Marconi est en bout de course. Il lui écrit « Ma déclaration d’amour » et il tombe amoureux d’elle.
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Il produit désormais tous ses albums dont il écrit et compose toutes les chansons. Et, cerise sur le gâteau, il l’épouse le 22 juin 1976. A ce moment, il crée une comédie musicale qui a pour titre « Emilie ou la petite sirène 1976 » et qui sert de prétexte à une émission de la télévision française produite par Maritie et Gilbert Carpentier. France Gall et Michel Berger y chantent en duo, « Ca balance pas mal à Paris », qui est un « tube ».
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Cette idée de comédie musicale donne envie à Michel de pousser les choses un peu plus loin. Il décide de s’atteler à un opéra-rock avec la complicité de l’auteur canadien Luc Plamondon. En 1979 a lieu la première représentation à Paris de « Starmania » où l’on découvre toute une série de jeunes talents français et québécois: Claude Dubois, Diane Dufresne, Daniel Balavoine, Nanette Workman, Eric Estève et Fabienne Thibeault.
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Alors qu’il commence à connaître de grands succès personnels depuis 1974, Berger va accroître sa popularité dans les années 1980 avec des chansons comme « La Groupie du pianiste », « Quelques mots d’amour », « Celui qui chante », « Mademoiselle Chang », « Maria Carmencita », « Voyou » et « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ».
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Diversifiant toujours un maximum de ses activités, il accepte l’invitation de Johnny Hallyday qui lui demande de produire son album en 1985. Berger écrit, compose et réalise l’opus intitulé « Rock ‘n’ Roll Attitude » dont la chanson « Quelque chose de Tennessee » fait un carton.
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Il met aussi en scène le spectacle de Johnny qui va suivre en 1987 à Bercy ainsi que la tournée de France Gall en 1988. La même année, une nouvelle version de Starmania est présentée à Paris avec, dans les rôles principaux, Maurane, Renaud Hantson et Sabrina Lory. Deux ans plus tard, il retrouve Luc Plamondon pour composer avec lui un nouveau spectacle musical dédié à James Dean. « La légende de Jimmy » est mise en scène par Jérôme Savary avec, à l’affiche, des artistes comme Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre et Nanette Workman.
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En 1990, Michel Berger connaît à nouveau un grand succès personnel avec la chanson  » Le paradis blanc ».
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Comme ils en rêvent depuis longtemps, France Gall et Michel Berger entreprennent alors l’enregistrement de tout un album en duo: « Double jeu ». Cet opus est commercialisé en juin 1992 et les premières chansons sont diffusées dans l’émission télé de Michel Drucker « Stars 90 »: « Superficiel et léger » et « Laissez passer les rêves ».

Le 2 août 1992, à la fin d’une partie de tennis jouée sur son court privé de Ramatuelle dans le sud de la France, Michel Berger meurt d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris le 6 août 1992 dans la plus grande discrétion demandée par ses proches.
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En 2012 la mairie de la capitale française lui rend hommage en donnant son nom à une allée du parc Monceau. Trois ans plus tard, France Gall réalise un autre rêve: celui de mettre sur pied un spectacle musical consacré aux chansons de Michel Berger: « Résiste » est présenté au Palais des Sports de Paris à partir du 4 novembre 2015. Une grande tournée de ce spectacle musical est alors mise sur pied avec succès dans les pays francophones européens.
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LEMARQUE Francis

Francis Lemarque en 1963

L’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE naît à Paris le 25 novembre 1917 sous le nom de Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ».

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Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).
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Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Charles Trenet ou Henri Salvador, Francis Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. En 1975 , il compose et écrit ainsi, avec Georges Coulonges, une sorte de comédie musicale intitulée « Paris Populi ». Elle évoque la vie de Paris et des Parisiens depuis la révolution de 1789 jusqu’à la libération de Paris en aout 1944. Une première version de l’oeuvre donne naissance à un triple album interprété par divers artistes comme Marcel Amont, Michel Delpech, Juliette Gréco, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Nicoletta, Serge Lama, Michel Legrand, Catherine Sauvage, Mouloudji, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Jacques Yvart et Mireille Mathieu entre autres. Puis, Francis Lemarque présente Paris Populi à Paris au Théâtre de la Ville ainsi qu’au Cirque d’Hiver et à la fête de L’Humanité. En 1977, il décide ensuite de donner une autre version de cette œuvre pour la faire voyager car réunir les artistes est toujours très aléatoire. Il la propose alors au Théâtre de l’Est Parisien où un enregistrement discographique est réalisé.
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Francis Lemarque a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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GILBERT Yves

Yves Gilbert au milieu des années 1960

Le compositeur, musicien, pianiste et interprète français Yves GILBERT naît le 22 novembre 1937. A l’âge de huit ans, alors que la seconde guerre mondiale vient de s’achever, il est emmené par sa mère pour être inscrit à des cours de piano. Mais ce n’est pas de force car le garçonnet apprécie la musique depuis un moment déjà et s’applique donc à jouer au mieux de cet instrument magique. Au fil du temps, sa passion augmente et il décide d’en faire son métier. Mais cela n’est pas du tout du goût de son père, directeur du casino de Deauville, qui ne désire pas de saltimbanque dans sa famille et qui lui impose des études « classiques » et « sérieuses » orientées vers l’architecture et l’école des Beaux-Arts durant cinq ans. Qu’à cela ne tienne, le jeune Yves tient à se perfectionner musicalement et, une fois ses journées de cours terminées, il apprend le solfège et écoute les chansons qui passent à la radio, beaucoup de chansons françaises. Avec une copine de lycée, l’adolescent commence alors lui-même à composer des chansons. Il démarche alors les maisons de disques pour placer ses chansons car il ne veut pas nécessairement les chanter lui-même. Pourtant, en 1961, il est engagé chez Philips comme auteur-compositeur-interprète car ses chansons sont considérées comme drôles. Un an plus tard, Yves Gilbert est appelé à accomplir son service militaire comme chef-trompette puis, lorsqu’il revient de l’armée, il se marie avec une jeune danseuse prénommée Patricia qui est la fille de Jean Porrasse, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Chanteuse, Patricia placera un succès dans tous les hit parade, à la fin des années 1980 : « Etienne Etienne » sous le nom de Guesh Patti. Et, à peine mariés, nos deux artistes acceptent la proposition d’enregistrer ensemble quatre 45-tours sous le nom d’Yves et Patricia en 1964 et 1965.

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En juin 1965, Yves profite du fait qu’il connaît la chanteuse Régine, qui a été à une époque hôtesse dans le casino de son père à Deauville, pour lui présenter quelques-unes de ses compositions. Mais, au lieu de les accepter pour elle, elle lui suggère de les proposer à un jeune auteur et interprète qui a pour nom Serge Lama et qui lui été recommandé par son amie Renée Lebas. La rencontre, entre les deux hommes que tout semble opposer, est un peu froide et ne débouche sur rien de concret. Il faudra attendre 1966 et une deuxième entrevue pour que Serge Lama et Yves Gilbert décident de collaborer ensemble. Pour son troisième 45-tours qui sort en juin 1966, Serge Lama enregistre deux mélodies signées Yves Gilbert : « Sans toi » et « Madame Poupon ».
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Ce n’est pas encore un franc succès mais cela l’annonce : en 1967, Lama reprend une chanson qu’il a écrite avec Gilbert pour Zizi Jeanmaire et sa version se vend mieux que celle de la « croqueuse de diamants » : « Les ballons rouges » lance véritablement la carrière de Serge Lama. Le titre lui permet aussi d’enregistrer un premier 33-tours et, surtout, de se produire à l’Olympia en première partie de Nana Mouskouri.
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Yves compose alors de nombreuses musiques sur lesquelles Serge vient placer ses textes et, à deux, ils enrichissent les répertoires de Nana Mouskouri, Isabelle Aubret, Juliette Gréco ou Marie Laforêt. Et le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix, engage le pianiste pour assurer l’ambiance du célèbre bar du music-hall parisien. Et le duo compose alors toute une série de chansons qui installent la carrière de Serge Lama : « D’aventures en aventures » (1968), « Le temps de la rengaine » (1968), « C’est toujours comme ça la première fois » (1969), « Une île » (1969), « Mon ami mon maître » (1975), « Les ports de l’Atlantique » (1975), « Je t’aime à la folie » (1975), « L’enfant au piano » (1977) et « Je voudrais tant que tu sois là » (1977) par exemple. Yves Gilbert accompagne le chanteur dans toutes ses tournées où il l’accompagne au piano pendant plus de 200 concerts par an et ce pendant une dizaine d’années. En 1970, Yves Gilbert enregistre un 45-tours avec deux chansons qu’il interprète : « Aujourd’hui c’est lundi » et « Un p’tit air de rien du tout ». Ce n’est pas un succès. Au début des années 1980, le pianiste propose à l’auteur Lama de composer et écrire un spectacle d’envergure articulé autour d’un personnage historique central. Serge Lama pense immédiatement à une épopée musicale qui tournerait autour de l’empereur Napoléon et soumet toute une série de textes au compositeur qui, en trois jours et trois nuits, réalise les chansons de ce qui sera, finalement, un des plus grands succès de la carrière de Lama. Le spectacle est présenté pendant plus de trois ans à Paris (au théâtre Marigny), en province française mais aussi dans toute la francophonie : Belgique, Suisse et Québec. Il est assorti d’un double album avec 30 chansons en 1982 avant un troisième volume qui paraît en 1984 (« Marie la Polonaise »).
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Après cette aventure hors du commun, Serge Lama s’éloigne un peu de la chanson pour tenter l’expérience du théâtre en jouant dans « La facture » de Françoise Dorin (1990-1991). Et, en 1993, lorsqu’il songe à revenir de manière « sérieuse » à la musique, c’est aussi à Yves Gilbert qu’il envoie ses textes à mettre en musique. L’album qui suit comporte ainsi notamment « Je te partage », « Neige » ou « Je suis un homme ». A ce moment, Yves Gilbert évolue vers d’autres univers et se remet à composer pour des artistes comme Charles Aznavour (« Un mort vivant, délit d’opinion »).
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Mais aussi pour d’autres personnalités comme Julie Saget (son épouse), Madeleine Chapsal et Francis Perrin pour qui il composera des partitions de pièces de théâtre et de génériques de films (« Tête à claques », « Lé débutant », etc.).
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En 2001, lorsque Serge Lama sort son nouvel album « Feuille à feuille », Yves Gilbert y est présent avec cinq musiques dont « Les jardins ouvriers », « Les gens qui s’aiment » et « Les poètes ».
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Le 5 décembre 2005, le pianiste et compositeur se voit remettre le « Grand-Prix de la chanson française » de la SACEM (la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français) pour l’ensemble de ses compositions.
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Ne délaissant jamais la musique, Yves Gilbert enregistre alors de nombreux albums de piano et de chansons dont le dernier en date est commercialisé en avril 2019 sous le titre « Est-ce le hasard » et est réalisé avec la complicité de Sonia Belolo.
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A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, Yves Gilbert accorde une interview (en deux parties) à Gérard Quentin pour Musicbox TV. Elle est à voir ci-dessous.
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Le vendredi 6 novembre 2020, Yves Gilbert intervient pour témoigner dans l’émission de télévision « La boîte à secrets » présentée par Faustine Bollaert sur France 3 dont l’un des invités est Serge Lama.
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GOULD Anny

Anny Gould en 1957

La chanteuse française Anny GOULD naît le 8 janvier 1920 à Paris sous le nom de Marcelle Trillet. Mais c’est dans le Nord de la France (Hauts de France) qu’elle passe son enfance et son adolescence car son père est originaire de Roubaix. Elle suit des études d’institutrice et exerce son métier pendant la seconde guerre mondiale dans la région de Dijon où elle se livre à des activités de Résistance. A la Libération, elle se rend à un concert donné par un orchestre américain de passage pour les festivités. Mais la chanteuse de la formation est indisponible et, passionnée de musique et de chant, Marcelle se propose, avec culot, de la remplacer. Et c’est un triomphe ! Du coup, elle se dit qu’elle a peut-être une carte à jouer en tant que chanteuse et, pour ce faire, elle se rend à Paris où elle fait la connaissance du chef d’orchestre Morton Gould dont le nom l’inspirera pour choisir son pseudonyme d’artiste. Et, comme pour la Résistance, sa fausse identité était Annie Tissot, elle décide de garder ce prénom d’emprunt en le rendant plus américain : Anny. Elle est alors embauchée pour interpréter des chansons en direct avec l’orchestre de Wal-Berg le dimanche soir lors de l’émission « Musique sur la ville » à la radio. En 1948, avec le concours du chef d’orchestre Raymond Legrand, elle participe au Grand-Prix de la Chanson Française de Deauville où le Prix Lucienne Boyer lui est attribué. Avec Pierre Hiégel comme directeur artistique, elle signe un contrat chez Pathé Marconi et elle se distingue, dans les années 1950, en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français. Elle interprète ainsi « Sa jeunesse » et « Sur ma vie » de Charles Aznavour, « Monsieur mon passé » de Léo Ferré, « Un jour tu verras » de Mouloudji mais aussi « Sous le ciel de Paris » ou « Belleville-Ménilmontant ».

Elle enregistre également des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) en 1957 ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »).

On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Elle se met en retrait de la scène en France mais poursuit sa carrière à l’étranger où elle représente la chanson française aux quatre coins du monde. Au début des années 1980, les radios libres nostalgiques permettent de retrouver Anny Gould sur les ondes francophones. Puis, au début de la décennie suivante, c’est l’avènement du disque compact laser qui remet le répertoire de la chanteuse dans les oreilles d’un public nouveau. Dans les années 2000, elle apparaît régulièrement à la télévision française dans les émissions du regretté Pascal Sevran comme « La chance aux chansons » et « Chanter la vie » où elle se livre à de nouvelles interprétations (« Tables séparées »), parfois aussi en duo avec de jeunes artistes.

Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée aux claviers par son fils.
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VERLOOVEN Roland (ARMATH)

Le compositeur, producteur et directeur artistique belge Roland VERLOOVEN, également connu sous le pseudonyme d’ARMATH, naît le 2 mars 1938 à Gand (Gent). Roland est très tôt sensibilisé à la musique par son grand-père qui l’emmène souvent à l’opéra de Gand. Il est donc jeune lorsqu’il se destine à apprendre la musique et à se diriger vers l’Académie où, à l’époque, les cours se donnent en français malgré le fait que sa ville natale soit en Flandre. Cela lui permet aussi de se familiariser très vite avec la langue de Voltaire. Il se destine alors à jouer du saxophone mais l’instrument est cher et n’est pas dans ses moyens. Alors, lorsque son père lui annonce un jour qu’il a rencontré un musicien jouant dans une harmonie voulant se séparer de son trombone, il n’hésite pas à le racheter. Son instrument sera donc le trombone et il en joue tant et tant qu’il finit par se faire embaucher, à l’âge de seize ans, dans la formation « Glenn Miller Story » qui se produit dans tous les bals populaires de la région bruxelloise. Avec un très grand succès populaire à chaque représentation : « When the Saints go marchin’ in ». Il joue ensuite dans diverses formations et se retrouve aussi à pratiquer son instrument lors de sessions d’enregistrement en studio. Et puis, aussi, il compose. Et, enfin, il est engagé par la filiale belge de la maison de disques française Vogue pour développer le catalogue local de la Flandre. Roland Verlooven va ainsi composer les premières chansons du chanteur à succès flamand Willy Sommers qu’il découvre dans les rangs de l’harmonie de Halle. Dès 1971, il lui propose un « tube » avec le titre « Zeven anjers, zeven rosen » qu’il signe sous le pseudonyme Armath qu’il trouve en inversant les lettres du prénom de son épouse qui s’appelle Martha.
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La mélodie devient très vite en français « Une fleur rien qu’une rose », un premier hit pour le groupe franco-belge Crazy Horse.
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A ce moment, un artiste belge bruxellois, qui enregistre des disques festifs d’ambiance chez Olympia depuis trois ans, le Grand Jojo, signe un contrat chez Vogue et permet à Armath de lui proposer un premier titre : « Le tango du Congo », commercialisé en 1972. Le 45-tours se vend bien et est le début d’une longue collaboration avec l’artiste emblématique dont l’apogée sera sans doute atteinte en 1986 avec la chanson « E Viva Mexico », l’hymne officiel des « Diables Rouges », l’équipe nationale belge de football qui se retrouve en demi-finale de la coupe du monde au Mexique.
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Parmi les autres titres composés par Armath pour le Grand Jojo, on peut encore citer « Les oranges », « Ookie pookie », « Sergent Flagada », « Sitting Bull », « Les petites boules pour la toux », « Angelina », « Anita », « Gina Stromboli », « Vive les saints » ou encore « Victor le footbaliste ». En 1972 aussi, on lui présente un jeune interprète belge francophone qui a pour nom Christian Vidal. Il lui compose les deux titres d’un premier 45-tours qui obtient un succès d’estime : « Bye bye Birdie » et « Un peu de sympathie ». Mais, en 1973, il lui offre un énorme « tube » qui dépasse de loin les frontières de la Belgique : « Angélique ».
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Par la suite, les autres succès de Vidal composés par Armath ont pour nom « Sérénade » (1974), « Chanson nostalgique » (1974), « De je t’aime en je t’aime » (1974) ou « Si tu voulais » (1975). La chanson « Sérénade » connaîtra aussi un petit succès en allemand sous le titre « Diese kleine serenade » (1974). En 1973 toujours, le chanteur néerlandophone Willy Sommers enregistre quelques-unes de ses mélodies en français à destination du public français. Mais, contrairement à un autre artiste flamand nommé Paul Severs qui place une de ses chansons dans le hit-parade de la radio française RTL présenté par André Torrent (« Si tu m’aimes comme je t’aime »), il ne réussit pas à profiter de la vague des chanteurs de charme belges qui déferlent alors sur la France. A la fin des années 1970, Armath compose « Une heure du matin » et « La fête » pour Franck Olivier qui, avec cette chanson,  participe à la sélection belge pour le concours Eurovision de la Chanson 1978.
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Dans les années 1980, il compose encore pour divers artistes francophones belges comme Di Quinto Rocco (« Je t’aime bien papa » en 1980 qui connaît un très grand succès populaire grâce, surtout, au développement des radios libres) et Johny Fostier (« Cette mélodie » en 1982).
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En 1985, il est le producteur, sous le nom de Roland Verlooven, du disque enregistré par le footballeur italo-belge Enzo Scifo avec la chanson « Gagné d’avance », adaptation par Jacques Duvall d’un titre de Toto Cutugno (« Innamorata ») déjà repris quelques années plutôt par le chanteur français Ringo (« Un homme ne pleure pas »).
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Et, avec Théo Linder, il produit Jo Lemaire en 1990 pour les titres « C’est mon bateau » et « Un mot ne suffit pas ».
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L’une des dernières traces artistiques de Roland Verlooven (Armath) date de 1998 lorsqu’il retrouve Christian Vidal qui écrit les textes sur six de ses compositions reprises sur l’album « Chante-nous la vie » de Nathalie Paque. Côté néerlandophone, il a travaillé, notamment, avec Rocco Granata, Louis Neefs, Luc Steeno, Johnny White, Jimmy Frey, Will Tura, Bart Kaëll, Helmut Lotti, Get Ready, Clouseau et Ingeborg. Au début des années 2000, il quitte l’Espagne où il vit depuis de nombreuses années pour revenir vivre en Belgique à Keerbergen. C’est là qu’il développe la maladie d’Alzheimer qui l’oblige à rejoindre la maison de repos Damiaan à Tremelo où il décède le 1er novembre 2017.
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FERNANDEZ Nilda

L’auteur, compositeur et interprète Nilda FERNANDEZ naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971.

Les Reflets en 1971 avec Daniel Fernandez à droite sur la photo

Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil.
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Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.
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Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ».
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C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros.
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A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993).
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Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.
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Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon.
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En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François ainsi que Mike Brant. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.
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L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. Ces enregistrements donnent naissance à un spectacle « Chez Leprest » qui a lieu au Bataclan à Paris et où Nilda Fernandez chante « Donne-moi de mes nouvelles » accompagné au piano par Romain Didier.
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En Bretagne cette fois, il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ».
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A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010.
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Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.
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En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.
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BRASSENS Georges

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

L’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS naît le 22 octobre 1921 à Sète. Il est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ».

Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ».

Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ».

Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte.

Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve à Crespières dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période des « yé-yés ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. La même année, il reçoit le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ».

Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet.

En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré.

Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel.

Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973.

Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980.

Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète.

A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982.

Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».

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7 FEVRIER

SYLVA Berthe7 février 1885 : Naissance, à Lambézellec, de la chanteuse française Berthe SYLVA, sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière artistique de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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GRECO Juliette - Pochette 20127 février 1927 : Naissance, à Montpellier, de la chanteuse et comédienne française Juliette GRECO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani7 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, de son vrai nom Jean-Paul Vuillerme. Pour en savoir plus sur le parcours professionnel de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Pochette du seul grand véritable succès de Gérard BLANCHARD en 1982

7 février 1953 : Naissance, à Tours, du chanteur français Gérard BLANCHARD. Artiste dans l’âme, il apprend l’accordéon durant son enfance et veut s’en servir pour jouer du rock à la manière de Clifton Chénier par exemple. Sa passion pour le dessin et la peinture le pousse à s’inscrire aux Beaux-Arts en 1967. Après avoir effectué son service militaire, il pratique divers petits métiers de toutes sortes. Mais ces pérégrinations hasardeuses le ramènent à l’accordéon dont il joue dans les bals populaires régionaux. Puis, il pense à écrire et composer des chansons. Il fonde alors le groupe « Roxy Musette » en 1975. Cette formation est suivie par « Gueule d’amour » et « Jo BB Folk ». Se décidant à chanter seul au début des années 1980, il est remarqué dans un cabaret parisien par un directeur artistique de la maison de disques Barclay. Ce dernier lui donne l’occasion d’enregistrer un album, « Troglo Dancing », qui sort en 1982. Un tube, « Rock Amadour », en est extrait. Il s’en vend 1.700.000 copies.
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En 1983, son deuxième opus, qui porte le titre « Matinée Soirée », est récompensé au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Mais cet album signe déjà le déclin de Gérard Blanchard que le public ne suit plus vraiment. Et ce malgré un retour fracassant en 1987 avec « Elle voulait revoir sa Normandie ». En 1989, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en France. Quatre albums sortent encore entre 1991 et 2003 parallèlement à des tournées et de nombreux concerts. Il est encore sur scène à plusieurs reprises en 2010. En 2011, Gérard Blanchard produit lui-même deux albums. L’un est composé de chansons originales (« La peau du cancre ») et l’autre est un hommage à Georges Brassens. Deux ans plus tard, le 24 juin 2013, il se produit au Théâtre du Petit Saint-Martin à Paris. Ensuite, l’artiste abandonne un peu la chanson pour se consacrer à sa deuxième passion : la peinture. Il se spécialise dans les sujets montrant l’accordéon et les accordéonistes. Et, de la Touraine où il réside, il sort parfois pour proposer des petits concerts intimistes où se mêlent ses grands succès et des reprises de grandes chansons du répertoire français.
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Victoires de la musique 1994 (Christian Morin et Nagui)

7 février 1994 : Les 9e Victoires de la Musique, présentées par Christian Morin et Nagui, sont remises à Paris. Elles récompensent Luc Plamondon pour « Starmania » qui est élu spectacle musical de l’année pour la nouvelle version présentée à Mogador, l’originale datant de 1978. Alain Souchon reçoit deux Victoires: comme interprète masculin de l’année et pour sa chanson « Foule Sentimentale ». L’album de l’année récompense Eddy Mitchell pour « Rio Grande » alors que Renaud est primé pour l’album de musique traditionnelle avec « Renaud cante el Nord ». Le concert de l’année est celui de Johnny Hallyday au Parc des Princes et le videoclip est celui d’Alain Chamfort « L’ennemi dans la glace » réalisé par Jean-Baptiste Mondino.
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Chez les dames, Maurane est décrétée artiste francophone de l’année, un titre qui récompense le meilleur artiste interprète ou meilleur groupe francophone non-français selon les critères d’un collège de professionnels. Cette récompense sera supprimée en 1997. Toujours chez les dames, Barbara est sacrée artiste interprète féminine de l’année. Enfin, dans la catégorie « jeune public », c’est Sabine Azéma qui remporte la Victoire pour « Aladdin et la lampe merveilleuse » devant Henri Dès et Richard Bohringer alors que la nomination de Dorothée pour son spectacle à Bercy est copieusement huée par le public de la soirée.
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7 février 2011 : Sortie de l’album de Lucie BERNARDONI « Mélancosmiaque ». Il s’agit du deuxième opus de la chanteuse. L’artiste est sortie de l’aventure « Star Ac » en 2004 après avoir affronté Grégory Lemarchal en finale. C’est ce qui lui donne l’occasion d’enregistrer un premier album moins bien assumé que ce « Mélancosmiaque » qui, bien que produit par des internautes passionnés, ne connaît toutefois qu’un succès d’estime. Vous pouvez lire l’article de « Passion Chanson » consacré à cet album en CLIQUANT ICI.
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