REGINE

REGINE en 1984 – Photo (c) A. Robert

La chanteuse française REGINE naît le 26 décembre 1929 à Anderlecht en Belgique sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Charles Aznavour, Henri Salvador et Serge Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les petits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).
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En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte.
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A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ».
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Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso).
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Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983).
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En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Trois ans plus tard, elle participe, en interprétant un medley de certaines chansons, au célèbre « Grand Echiquier » réalisé par André Flédérick et présenté par Jacques Chancel sur la chaîne de télévision publique française Antenne 2.
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En 1988, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres.
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Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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A la fin de l’année 2019, la société Marianne Mélodie commercialise l’intégrale de tous les enregistrements de la chanteuse. Intitulé « Régine : de la p’tite poule à la Grande Zoa », le coffret comprend 10 disques compacts qui contiennent les enregistrements originaux de toutes ses chansons, des inédits, des concerts et des versions étrangères de ses grands succès. Le 1er mai 2022, la chanteuse s’endort définitivement et paisiblement dans sa résidence parisienne à l’âge de 92 ans.
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AMONT Marcel

Marcel Amont en 2010

Le chanteur et fantaisiste français Marcel AMONT, de son vrai nom Marcel Miramon, naît le 1er avril 1929 à Bordeaux. Alors qu’il se prépare pour des études de professeur d’éducation physique, il chante dans les bals de la région et il apprend aussi le saxophone. A 22 ans, il « monte » à Paris, décidé à se tourner vers l’artistique plutôt que vers la gymnastique. De passage dans les cabarets de la « ville lumière », il est d’abord boudé par le public mais il se fait remarquer par les professionnels. Et, en 1956, il est engagé pour chanter en première partie de la grande Edith Piaf. Le succès public est cette fois au rendez-vous et il se voit obligé de sortir un premier disque. Celui-ci est enregistré en public et il est d’emblée récompensé par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1962, tout auréolé de la popularité de son disque le plus récent où il interprète, notamment, des chansons de Claude Nougaro, Marcel Amont se retrouve sur la scène de Bobino à Paris en vedette. Désormais, le répertoire du chanteur va régulièrement osciller entre chansons drôles et mélodies douces: « Le Mexicain » et « Bleu blanc blond » par exemple.
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Après avoir laissé passer la vague des « yé-yés », Amont revient au premier plan du show business français au début des années 1970 en s’entourant des auteurs et compositeurs qui font alors les succès de Michel Delpech: Roland Vincent, Jean-Michel Rivat et Frank Thomas. Et il connaît ainsi un nouveau « tube »: « L’amour ça fait passer le temps » en 1971.
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Ce retour gagnant lui vaut de nouveaux spectacles à l’Olympia de Paris et, aussi, d’enregistrer quelques autres grands succès comme « C’est aujourd’hui dimanche » (1971), « Y’a toujours un peintre » (1973), « Le chapeau de Mireille » (que Georges Brassens lui « donne » en 1975), « La musique est de retour » (1976) ou « Les chansons d’Italie » (1977).
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En 1974, une émission de la télé française lui est consacrée: « ToutankhAmont ». Et il participe à de nombreux shows télévisés de Guy Lux et des Carpentier. En 1979, le chanteur enregistre tout un album où d’autres artistes connus ont écrit et composé les chansons : « Un autre Amont ». Parmi les crédits, on retrouve les noms de Georges Brassens (« Le vieux fossile ») mais aussi celui d’Alain Souchon (« Viennois »), Georges Moustaki (« Don Juan »), Marie-Paule Belle (« Le garçon de café »), Gilles Vigneault (« Pour traverser la rivière »), Maxime Le Forestier et Julien Clerc) (« La galère »).
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La même année, il commercialise un 33-tours avec ses succès et d’autres titres traduits en béarnais.
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En 1980, avec le titre « Camarade vigneron » (dont le refrain est interprété en occitan), il se présente à la présélection française du concours Eurovision de la Chanson mais il n’est pas retenu et c’est le groupe « Profil » qui sera désigné. Dans les années 1980 et 1990, même s’il continue à enregistrer des 45 tours, il écrit aussi des livres sur la chanson.
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Au début des années 2000, un double CD de compilation publié par Universal permet de retrouver les succès de sa carrière dans leur version originale. Fièrement, Marcel Amont sort enfin un nouvel album en 2006: « Décalage horaire », dont le titre « Démodé » profite de quelques passages en radio et en télé.
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Par la suite, il participe à de nombreuses éditions de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ».
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En 2010, il figure sur « Les larmes de crocodile », l’album pour enfants d’Emma Daumas. Il lui écrit plusieurs textes et interprète un duo avec la chanteuse. Quelques musiques sont signées par son fils Mathias Miramon.
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Deux ans plus tard, il publie un livre de souvenirs: « Il a neigé ». Et il effectue un nouveau retour sur scène à l’Alhambra de Paris le 25 novembre 2012 pour fêter ses 60 ans de carrière. En 2014, Marcel Amont fait une apparition courte mais très remarquée dans la série télévisée française « Le sang de la vigne » aux côtés de Pierre Arditi au cours de l’épisode « Chaos dans le vin noir ». En novembre 2016, l’infatigable artiste repart sur les scènes de France avec la tournée « Age tendre ». En octobre 2018, l’actualité de Marcel Amont est dense : il propose un nouveau spectacle chaque dimanche à l’Alhambra de Paris et il commercialise un nouvel album. Le spectacle a pour titre « Marcel raconte et chante Amont » et mêle chansons et anecdotes de sa vie artistique. L’opus a pour titre « Par dessus l’épaule » et contient des nouvelles chansons ainsi que des duos signés par des auteurs célèbres comme Charles Aznavour, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier ou Alain Souchon notamment.
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Le 2 avril 2019, c’est encore sur la scène parisienne de l’Alhambra qu’il fête ses 90 ans en livrant un concert où ses invités ont pour nom Serge Lama, Gérard Lenorman, Nicoletta, Maxime Le Forestier, Michel Jonasz, Michèle Torr, Georges Chelon, Christophe, Laurent Baffie, Bernard Montiel, Gérard Darmon, Igit, Ivan Levaï, Raphaël Mezrahi, Alex Vizorek, François Morel et André Bercoff. Il écrit alors deux nouveaux livres : « Les coulisses de ma vie » et « Mirlitontaines et chansons oubliées ». Le 20 février 2020, Marcel Amont préside le jury du Prix Georges Moustaki qui récompense de jeunes talents autoproduits et qui est remporté ce jour-là par Matéo Langlois.
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TONTON DAVID

Tonton David

Le chanteur français TONTON DAVID naît le 12 octobre 1967 à La Réunion sous le nom de David Grammont. Ayant toujours baigné dans la musique, il fait partie d’un collectif d’artistes ayant pour nom « Sound System High Fight International » à la fin des années 1980. Par la suite, il participe au développement du reggae-rap en France avec sa chanson « Peuples du monde ».
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Mais c’est la chanson « Sûr et certain » qui va le propulser sur les radios et dans les hit parades en 1994. Elle est extraite de l’album « Allez leur dire » qui entraîne sa nomination aux Victoires de la Musique.
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Début 1995, il fait partie du trio KOD (des initiales de Katche Manu, Oryema Geoffrey et David) qui interprète avec succès la musique du film « Un indien dans la ville » : la chanson « Chacun sa route ».
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En 1996, l’album « Récidiviste » va aussi connaître un certain succès grâce au single « Il marche seul ». A la même époque, il est à l’affiche du vingtième anniversaire du Printemps de Bourges.
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Après un quatrième album enregistré en 1999 (« Viens »), la firme de disques qu’il vient de quitter (Virgin) sort une compilation de ses succès en 2002. Installé dans la région de Metz, Tonton David continue à enregistrer des albums à la popularité plus discrète. Puis, le dimanche 14 février 2021, il est victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, alors que, de retour de Paris où il enregistre un album, il débarque en gare de Metz. Hospitalisé dans un état critique à Nancy, il décède deux jours plus tard à l’âge de 53 ans. Le lendemain, 17 février, les enfants du chanteur ouvrent une cagnotte sur internet pour financer les funérailles de l’artiste et permettre la sortie de l’album sur lequel il travaillait au moment de sa mort. Un an après le décès de l’artiste, la cagnotte, constituée de près de 60.000 euros, a permis de réaliser l’album et d’en prévoir la commercialisation. Mais la sortie du disque est retardée par une procédure judiciaire qui met en cause des escrocs ayant établi de faux contrats au nom de Tonton David pour s’approprier les droits de cet album posthume.
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BOHRINGER Richard

Pochette de l’album de Richard Bohringer « C’est beau une ville la nuit »

L’acteur, chanteur et auteur français Richard BOHRINGER naît le 16 janvier 1942 à Moulins. Il commence au théâtre à la fin des années 1960. Il tourne un premier film en 1970 mais c’est en 1972 qu’il se fait remarquer avec « L’Italien des roses ». Pourtant, pour être connu du grand public, il lui faut attendre 1981 et le film « Diva » de Jean-Jacques Beineix. Dans les années 1980, il remporte deux Césars: pour « L’Addition » et « Le Grand Chemin ». A partir de 1993, il se fait plus rare au cinéma et se tourne vers la télévision. Ecorché vif, il a, comme beaucoup d’autres artistes, connu une longue période difficile avec des problèmes de drogue et d’argent ainsi que des épisodes violents. Il en parle dans le livre « C’est beau une ville la nuit » paru en 1988. Un film en est tiré en 2006 et, dans la foulée, un spectacle de chansons porte alors le même titre. Car Richard Bohringer s’est également essayé à la chanson. Il a enregistré trois albums entre 1990 et 2002. Amoureux de l’Afrique, il obtient la nationalité sénégalaise en 2002.
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Depuis 2009, Richard Bohringer se bat contre le virus de l’hépatite C. Au point de vue de la musique et de la chanson, il participe encore à deux albums de Grand Corps Malade (« Course contre la honte » en 2013 et « Bleuette » en 2015) ainsi qu’à l’album du groupe « Bon entendeur » qui réalise une interview de l’acteur pour s’en servir ensuite sur l’un de ses montages sonores thématiques (ce qui est plus joliment dit que « mixtapes »).
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LEFEBVRE Jean

Jean Lefèbvre en 1981

Le comédien français Jean LEFEBVRE naît le 3 octobre 1919 à Valenciennes. Il a aussi tâté de la chanson en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre enregistre aussi quelques disques qui ne laisseront malheureusement pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage » (à écouter sur « Bide et Musique » en cliquant ICI). Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.
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Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990.
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En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ».
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Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont dispersées sur le Mont-Blanc.
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FREDERICKS Carole

En 2000

La chanteuse américaine Carole FREDERICKS naît le 5 juin 1952 à Springfield (Massachusetts). Elle quitte sa région natale à 20 ans pour la Californie où, en accomplissant divers petits travaux, elle commence à chanter. A 27 ans, elle décide de quitter les Etats-Unis pour tenter sa chance en France. C’est plutôt une bonne idée puisque, dès son arrivée au pays de Voltaire, ses capacités vocales lui permettent d’enregistrer un premier album en anglais: « Black Orchid ».
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Mais c’est surtout comme choriste qu’elle va être très appréciée et, à ce titre, elle va devenir un pilier de studio pour des artistes tels que Thiéfaine ou Gainsbourg dans les années 1980, Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Céline Dion dans la décennie suivante. Et puis, en 1990, sa popularité augmente d’un cran lorsqu’elle rejoint Jean-Jacques Goldman et Michael Jones pour former un trio mémorable avec eux. Jusqu’en 1994, Fredericks-Goldman-Jones publient deux albums studio et deux albums live. Ils effectuent trois tournées dans les pays francophones européens.
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Ses nombreuses activités musicales n’empêchent alors pas Carole de répondre à l’invitation de l’un de ses amis, Alain Delorme, pour qui elle pose sa voix extraordinaire sur une nouvelle version de « Romantique avec toi ». En 1996, alors qu’elle est devenue une vedette à part entière en France, le public est comblé lorsqu’elle répond à ses attentes en enregistrant l’album « Springfield ». L’opus propose quatorze chansons aux styles blues et gospel en anglais dont elle signe les textes.
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En 1999, un troisième album paraît sous le titre « Couleurs et parfums » et, cette fois, il est chanté en français. Le premier titre à en avoir été extrait pour les radios est « Personne ne saurait », que Carole interprète avec Poetic Lover, et c’est un « tube ».
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Les singles suivants auront pour titres: « Qu’est-ce qui t’amène », « Respire » et « Le prix à payer ».
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Alors que sa carrière solo est en plein devenir, la chanteuse américaine est terrassée par une crise cardiaque en sortant de scène à Dakar (Sénégal), le 7 juin 2001. Les efforts pour la ranimer restent vains. Elle est inhumée à Paris, au cimetière de Montmartre. A Montreuil, ville française de Seine-Saint-Denis, une rue porte le nom de Carole Fredericks depuis 2008.
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BODART Jeff

L’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART, dont le vrai prénom est Jean-François, naît le 30 septembre 1962 à Charleroi. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sexe Symbole ».
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Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey baron rouge » et « Coûte que coûte » qui lui permet, notamment d’obtenir de nombreux passages à la télévision française dans les émissions présentées alors par le jeune Christophe Dechavanne.
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En 1992, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ».
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D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des médias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ».
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Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies  de La Rochelle (F), au défunt festival « Mars en chansons » qui a lieu dans sa ville natale de Charleroi (B) et aux Francofolies de Spa où l’on organise un concert autour de lui, « La fête à Jeff Bodart » avec la participation, entre autres, de Marka, Kent, Philippe Lafontaine et Axelle Red.
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En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste.
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En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau.
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Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Les funérailles ont lieu le 24 mai en l’église Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles. Il est ensuite incinéré et ses cendres sont dispersées dans le cimetière de Farciennes, localité proche de Charleroi où il a grandi. Pour se rappeler l’artiste trop tôt disparu, une sculpture à son honneur a été implantée sur la place de la ville. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoit Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) le 17 juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Philippe Résimont, les Gangsters d’amour (reformés sans Jeff) et Manu Champagne.
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Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
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MORGAN Marc

Marc MORGAN en 2010 – Photo (c) Pascal Schyns – Sofam

L’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN naît le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu. Il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste au milieu des années 1980. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».
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Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.
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A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui du programme télévisé « Taratata » sur France 2.
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En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».
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L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2 (à visionner en cliquant sur l’image ci-dessous).
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Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.
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C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.
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En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.
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Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’éditions musicales. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’artiste nous quitte de manière inopinée à l’âge de 57 ans.
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KOOLENN Serge

Serge Koolenn en 1975

Le musicien et chanteur français Serge KOOLENN naît le 15 avril 1947 à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partage l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970: « Sonne, carillonne ».
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Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme: Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière: « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979: « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978).
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La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979: « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album enregistré à Los Angeles où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ».
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En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio. Atteint d’un cancer, Serge Koolenn décède le mardi 28 avril 2015 à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F).
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VENTURA Ray

Le musicien, compositeur et chef d’orchestre français Ray VENTURA naît le 16 avril 1908 à Paris. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».
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Jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale, le parfum d’insouciance dans lequel baigne la France ainsi que les premiers congés payés attribués à la population vont permettre aux chansons rigolotes de l’orchestre de devenir très populaires. Il y a ainsi « Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine », « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », « J’aime les bananes », « Tiens tiens tiens » ou « Les chemises de l’archiduchesse ».
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En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « A la mi-août » en 1949.
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Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. Deux ans avant son décès, le genre musical de Ray Ventura se perpétue encore grâce, notamment, au Grand Orchestre du Splendid qui lui rend hommage dans ses prestations.
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En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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CORNEZ Freddy

Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

Le chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ naît le 7 mars 1946 à Frameries. Après avoir suivi des cours de musique et de chant au Conservatoire Royal de Mons, il est, notamment, ténor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Dès les années 1970, il s’éloigne quelque peu du répertoire classique et enregistre de nombreux disques où il interprète des airs d’opérette et des chansons originales: « Ma maison dans la montagne » ou « J’ai toujours cru qu’un baiser » par exemple. Il excelle aussi dans la reprise d’airs traditionnels populaires de sa province du Hainaut comme le célèbre « Doudou » de Mons (1975), « La bière » d’Antoine Clesse (1983) ou « Temps d’inraller » (titre interprété en dialecte wallon picard en 1983).
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Parmi ses titres les plus marquants, il y a celui directement issu du folklore local wallon borain de sa commune natale : « Enn’c’est nie co Fram’ri’s » (1975).
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A la fin des années 1980, il commercialise un album d’airs d’opérettes et de chanson et, en 1989, il sacrifie à la mode de la lambada avec le 45 tours « Lambada del sol ».
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Il n’enregistre plus de disques en tant qu’interprète soliste par la suite. En 2000, il participe à l’album « Balkans » de « Khéops » écrit, composé, conçu et réalisé par le musicien et ingénieur du son Aril Laury qui a réalisé quelques disques de Freddy dans les années 1980 (dont « Femmes »).
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En mai 2015, sous la direction artistique de sa fille, Daphné Cornez qui parcourt le monde en mettant en scène de gros événements culturels, Freddy Cornez se produit encore dans son village natal de Frameries à l’occasion d’un grand spectacle citoyen intitulé « Sorcières, Bobottes et compagnies ». Agé de 74 ans, l’artiste s’éteint le 5 juillet 2020 à Aulnois.
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MAAZEL Lorin


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Le chef d’orchestre Lorin MAAZEL naît le 6 mars 1930 à Neuilly-sur-Seine, en France, dans une famille de musiciens américains juifs. Agé de quelques mois, il retourne très vite avec ses parents à Los Angeles. Le petit Lorin prend alors des cours de violon à cinq ans et, musicien prodige, il enseigne le violon deux ans plus tard. Il dirige ensuite les plus grands orchestres des Etats-Unis alors qu’il a entre neuf et quinze ans. Par la suite et durant sa carrière, Lorin Maazel prend la direction de plus de 150 orchestres dans quelque 5.000 opéras ou compositions différentes. Il participe aussi à plus de 300 enregistrements avec des orchestres différents. Parmi ces derniers, il y a l’Orchestre Philharmonque de Cleveland avec lequel il est l’invité de Jacques Chancel pour son émission télévisée française « Le grand échiquier » en 1979. Au cours de cette émission, le chef d’orchestre rencontre Serge Lama et il est plutôt séduit par ses chansons: il l’accompagne même au violon dans une version toute particulière de « Je suis malade ».
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Découvrant alors une grande partie du répertoire du chanteur français, il désire enregistrer tout un album instrumental des titres de Lama auxquels il veut donner une dimension symphonique. En 1980, c’est chose faite et le 33 tours « Lama-Maazel le monde symphonique de Serge Lama » est disponible chez les disquaires. La même année, un nouveau « Grand Echiquier » est consacré entièrement à cette collaboration entre Maazel et Lama. Lorin Maazel décède le 13 juillet 2014 en Virginie (USA), à l’âge de 84 ans des suites d’une pneumonie.
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