OSWALD Marianne

Marianne Oswald

La chanteuse, actrice et productrice de télévision française Marianne OSWALD naît le 9 janvier 1901 à Sarreguemines sous la vraie identité de Sarah Alice Bloch. A l’âge de 16 ans, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier dont « La chasse à l’enfant ».
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Elle chante aussi du Jean Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ». Marianne Oswald est décédée le 28 février 1985 à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne.
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VERNAY Lucienne

Lucienne Vernay en 1958

L’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY naît le 12 décembre 1919  à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ».
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Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.
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En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ».
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Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq d’Or de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian.
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En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus.
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Cette œuvre a été reprise et « dépoussiérée » par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012.
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En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors.
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Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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SYLVESTRE Anne

Anne Sylvestre en 2014

La chanteuse française Anne SYLVESTRE naît le 20 juin 1934 à Lyon. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967.
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En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ».
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En 1973, deux ans avant la loi française portant le nom de Simone Veil, Anne Sylvestre dévoile un peu plus sa fibre féministe en enregistrant la chanson « Non tu n’as pas de nom » qui traite de l’avortement.
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La suite des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. A l’époque, elle est l’invitée de Bernard Pivot dans l’émission « Apostrophes » où, aux côtés de Pierre Perret et accompagnée à la guitare par Maxime Le Forestier ainsi que Guy Béart, elle interprète « Ecrire pour ne pas mourir ».
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Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec.
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Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons.
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Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. La même année, en 2007, elle défend la cause du mariage homosexuel en interprétant « Gay marions-nous ».
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En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel.
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En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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Infatigable, elle promène encore ses chansons inlassablement sur toutes les scènes de la francophonie. Un nouveau spectacle de la chanteuse, intitulé « Nouveaux manèges », est encore prévu le 12 septembre 2020 à Bruxelles mais il doit être reporté au 24 septembre 2021 en raison de la crise sanitaire limitant la propagation du coronavirus covid-19. Quatre dates sont également prévues dans la salle parisienne de La Cigale en janvier 2021. Malheureusement, le 30 novembre 2020, l’artiste décède, à Paris, des suites d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 86 ans.
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CRISTIANI Hervé

Hervé Cristiani en 1982

L’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI naît à Paris le 8 novembre 1947. Très jeune, il est influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. Pour subvenir à ses besoins financiers, le jeune homme gère des sexshops, commerces qui, après 1968, récoltent un certain succès. A 23 ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons.
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Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn qui a pour titre « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1: « Dans les étoiles noires ».
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Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur.
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Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ».
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Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ».
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Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous même si, en 1987, « Le tango bleu » suscite quelques programmations radiophoniques et ainsi que des passages télévisés.
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En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français.
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En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs.
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A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il fait encore quelques apparitions au début des années 2010. Hervé Cristiani décède le mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste succombe à un cancer des cordes vocales.
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ALLWRIGHT Graeme

Graeme Allwright en 2007 – Photo (c) Lauren Pasche

Etrange destin que celui de ce jeune comédien nommé Graeme ALLWRIGHT, né le 7 novembre 1926 à Wellington en Nouvelle-Zélande, et venu du bout du monde pour finalement s’installer comme chanteur en France. Après une scolarité classique dans son pays natal, Graeme se destine au théâtre et, pour ce faire, parvient à décrocher une bourse pour se rendre à Londres. Il y rencontre une Française qui lui donne furieusement envie de s’installer au pays de Molière et de Victor Hugo. Ce qu’il fait en 1948. Trois ans plus tard, il épouse la jeune femme et devient ainsi le beau-fils du directeur de la Comédie de Saint-Etienne. C’est avec cette troupe de théâtre qu’il apprend le français mais aussi les Français en pratiquant de multiples et divers boulots: prof d’anglais et de théâtre, apiculteur ou encore animateur pour enfants. Parallèlement à ces activités, dès qu’il le peut, Graeme charme ses amis en leur interprétant des ballades anglaises pour lesquelles il s’accompagne à la guitare ou au banjo. Ses copains estiment que ces mélodies pourraient plaire au public français et, éventuellement, être adaptées en français. Fortement encouragé, Graeme Allwright décide donc d’essayer de se faire engager dans les cabarets parisiens qui pourraient être intéressés par ce genre musical original. Ce n’est pas gagné et les portes ne s’ouvrent pas vraiment devant lui. Mais, au fil des rencontres, il finit par faire la connaissance de deux musiciens américains qui pratiquent le folk traditionnel et qui décident de l’accompagner. Le chanteur et acteur Marcel Mouloudji a alors l’occasion de le voir dans un cabaret et pousse Graeme à enregistrer d’emblée un premier album avec une première chanson qui a pour titre « Le trimardeur » (traduction d’un titre original de Pete Seeger) en 1965.

Ce n’est pas un franc succès mais, l’année suivante, son second album, lui, est celui de la révélation. Ses mélodies sont basées sur le folk, le country et le blues traditionnels mais ses textes, en français, ne laissent jamais indifférents. Ils dénoncent, avec un certain humour, l’injustice et le conformisme aveugle de la société. L’une de ses meilleures idées est ensuite d’adapter dans la langue de Voltaire plusieurs chansons du folksinger canadien Leonard Cohen: « Suzanne », « Demain sera bien », etc.

Et il fait de même avec des titres de Bob Dylan (« Qui a tué Davy Moore »), ou Tom Paxton (« Sacrée bouteille »).

Il devient ainsi, avec Hugues Aufray, le chanteur « français » qui fait découvrir ces artistes anglo-saxons au public francophone. Parmi ses grands succès, une chanson, « Petit garçon » (adaptation de « Old toy trains » de Roger Miller), est devenue une sorte de classique de Noël (enregistrée par d’autres chanteurs notamment sur l’album « Noël ensemble » au début des années 2000).

Au début des années 1970, craignant une déstabilisation due à la pression des médias, il décide de voyager de par le monde et passe un mois seul dans l’Himalaya ou un an et demi à La Réunion par exemple. Chanteur engagé, il est l’un de ceux qui milite en faveur des agriculteurs du plateau du Larzac dans les années 1970 et, trente ans plus tard, pour l’adoption d’un texte moins belliqueux pour l’hymne national français « La Marseillaise ». En 1980, il chante, au cours d’un concert caritatif, avec Maxime Le Forestier pour l’association « Partage pour les enfants du tiers-monde ». Après avoir fait découvrir des chansons anglo-saxonnes au public francophone, il fait le chemin inverse en 1985 en, adaptant en anglais des chansons de Georges Brassens comme ici « Les passantes » (sur un poème d’Antoine Pol) qui devient « The passers-by ».

Dans les années 2000, son répertoire va aussi évoluer vers le jazz et, en 2005, il effectue, pour la première fois, une tournée dans son pays natal de Nouvelle-Zélande où il est inconnu. Début 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne, à la fois, un grand prix pour l’ensemble de sa carrière et un coup de cœur pour l’album « Des inédits… Pour le plaisir ». En 2015, à 89 ans, sur scène au cours d’une tournée de spectacles, il annonce avoir décidé d’arrêter les concerts.

Le chanteur, et auteur-compositeur, néo-zélandais décède, à l’âge de 93 ans, le dimanche 16 février 2020 à Couilly-Pont-aux-Dames (Seine-et-Marne) dans la maison de retraite où il résidait depuis un an.

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CORBIER François

François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

Le chanteur, auteur-compositeur, poète, musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER naît le 17 octobre 1944 à Paris sous l’identité véritable d’Alain Roux. Son père décède alors qu’Alain est âgé de deux ans. Après une scolarité basique qui se déroule sans trop de souci, il décide d’apprendre à jouer sur la guitare de son frère parti au service militaire. Il écrit d’emblée une vingtaine de chansons qu’il se décide à interpréter en duo avec son frère dès que ce dernier revient. On est en 1962, le duo s’appelle « Gouate & Mallat » et il développe le concept des « chansons flash ». Deux ans plus tard, Alain rencontre Georges Brassens à Paris au terme d’un spectacle présenté à Bobino. Brassens l’encourage à persévérer dans le domaine de la chanson. En 1967, il se retrouve au Club Med où, en tant qu’animateur, il chante tous les soirs. Un an plus tard, séduit lui aussi par l’artiste, Alain Barrière produit son premier disque qu’il enregistre sous le pseudonyme de François Corbier. En mai 1968, il chante dans les usines françaises en grève aux côtés de Maxime Le Forestier et Georges Moustaki. Après avoir effectué des premières parties de concerts pour Michel Sardou et Serge Lama, il rencontre, en 1970, l’homme de radio français et futur créateur des Francofolies Jean-Louis Foulquier. Il lui conseille l’humour satirique plutôt que la chanson et Corbier devient chansonnier. Il écume alors les cabarets parisiens du genre pendant une quinzaine d’années. En 1981, il propose quelques-unes de ses « chansons-flash » aux téléspectateurs belges de l’émission humoristique de la RTBF « Zygomaticorama » et aux téléspectateurs suisses du programme « Charivari ».

En 1982, la directrice de l’Unité Jeunesse de la télé française Antenne 2, Jacqueline Joubert, le remarque dans un cabaret. Elle l’engage pour co-animer, avec Dorothée, les émissions « Récré A2 » destinées au jeune public. Au fil du temps, Corbier va devenir un personnage incontournable de l’émission où il improvise souvent des chansons à partir des mots communiqués par les enfants. Contre toute attente, en 1986, sa chanson « Le nez de Dorothée » va devenir un énorme tube et rester une chanson culte des années 1980 en France.

Entre 1987 et 1991, il est l’un des rôles-clé dans la sitcom « Pas de pitié pour les croissants » diffusée sur TF1 dans le « Club Dorothée ». Il y poursuit aussi sa carrière de chanteur pour enfants et sort plusieurs 45 tours jusqu’en 1995. A la fin de l’émission en 1997, il revient à la scène et à la chanson française plus traditionnelle de ses débuts et, quatre ans plus tard, dans cette veine, il sort l’opus « Carnet Mondain ». Il se remet alors à chanter dans des petits endroits où la chanson francophone est appréciée et cela marche. Il enchaîne aussi l’enregistrement de plusieurs albums qui ont pour titre « Toi, ma guitare et moi » (live en 2003), « Tout pour être heureux » où il chante notamment en duo avec Nicole Rieu (2005), « Presque parfait » (2009) et « François Corbier en concert » (2012).

Entretemps, en 2010, il rejoint à deux reprises sa copine Dorothée lors de ses retours gagnants sur scène à l’Olympia et à Bercy: il y chante avec elle « Le nez de Dorothée ». Deux ans plus tard, François Corbier publie son autobiographie intitulée : « Vous étiez dans Dorothée ? Non à côté ». En novembre 2012, il sort un CD-live enregistré à Lyon et le 5 février 2015, il sort un nouvel album intitulé « Vieux lion » avec treize chansons inédites.

Peu de temps après, l’artiste apprend qu’il est atteint d’un cancer et, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2018, François Corbier décède à l’hôpital d’Évreux. Il est inhumé au cimetière de Serez, dans l’Eure, où il vivait depuis trente ans. En janvier 2019, son fils  et son épouse réunissent huit de ces dernières chansons sur un album posthume qui a pour titre « Jours de blues ».

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PIERRE Roger

Roger Pierre

Le comédien, et occasionnel chanteur, français Roger PIERRE naît le 30 août 1923 à Paris. Après la guerre 1940-1945, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Ensemble, ils s’essaient parfois à la chanson comme lorsqu’ils interprètent « Ozoir la Ferrière » pour une émission de la télévision française en 1957.

Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, Roger Pierre se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland-Adès, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants : le conte « Les castors juniors font du sport » puis « La chanson de Tom et Jerry » (1976) et « Les dessins z’animés » (1978).

En 1978 encore, c’est aussi aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde.

Il enregistre aussi des chansons éphémères pour des shows télévisés français signés Maritie et Gilbert Carpentier comme lorsqu’il reprend « Ozoir la Ferrière » à l’occasion d’une émission « Numéro 1 » qui lui est consacrée dans les années 1970. D’autres chansons ne font pas de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique du programme télé français du même nom.

Roger Pierre est mort, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé, cinq jours plus tard, au cimetière communal de Saint-Ouen.
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BARRIER Ricet

Ricet Barrier

Le chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER naît sous l’identité de Maurice-Pierre Barrier le 25 août 1932 à Romilly-sur-Seine. Son père est alors chef metteur au point dans les usines de bas et chaussettes Dupré. Il passe une grande partie de sa jeunesse, après être passé par Paris, Sully-sur-Loire, Dieppe, Lyon et Sète, à Arcueil (Val-de-Marne) où ses parents reprennent un petit commerce de bonneterie. Il se destine à être professeur d’éducation physique dès ses 20 ans. Mais, parallèlement à cette activité, il va s’intéresser aussi à la musique et apprendre à pincer les cordes d’une guitare, d’un banjo ou d’un ukulélé. Se découvrant une passion pour l’alliance des mots et des notes, il écrit quelques chansons qui ont pour titre « L’auto-stop » ou « La demoiselle de Montauban ».

Il présente ses chansons d’amateur au cabaret « Le Directoire » puis au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille au milieu des années 1950. En 1955, il effectue une tournée d’été avec Marie Dubas. Compositeur, il rencontre Bernard Lelou avec qui il va d’abord proposer une chanson aux Frères Jacques : « Dolly 25 ».

Ensuite, Ricet Barrier se produit dans les cabarets parisiens de la rive gauche : le Cheval d’or, l’Ecluse, L’Echelle de Jacob, chez Plumeau, Ma Cousine, le Don Camillo, la Méthode, Chez Claude ou encore la Fontaine des quatre saisons. En 1958, l’année de son service militaire d’où il sort réformé, il rencontre le découvreur de talents et producteur phonographique Jacques Canetti. Grâce à ce dernier, il enregistre son premier disque pour le label Philips : « La Servante du château » qui reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.

L’artiste chante alors au théâtre des Trois Baudets avec Serge Gainsbourg, Bernard Haller, Raymond Devos, Guy Béart et Jacques Brel. Ricet Barrier quitte le label Philips et est engagé dans l’équipe d’Eddie Barclay en 1966. Il effectue une première tournée de concerts au Québec et rencontre Jean-Claude Vannier qui réalisera toutes les orchestrations de ses enregistrements chez Barclay et, donc, la chanson « Les vacanciers » qui devient un des succès de l’été 1968.

Ensuite, le chanteur va continuer à s’affirmer comme interprète de mélodies qui marquent leur époque par une certaine gouaille audacieuse : « Stanislas », « Les Spermatozoïdes » (1974) ou « Y’a plus d’sous » (1978).

La plupart des quinquagénaires des années 2010 se souviennent sans doute de sa voix qu’il prête au petit canard Saturnin dans la série télévisée des sixties signée Jean Tourane.

Il est aussi le narrateur de la première série des épisodes du dessin animé « Les Barbapapas ».

Au rayon des anecdotes biographiques, on peut évoquer la fête qui est célébrée autour de lui en 1989 au festival « Alors Chante » de Montauban. Sont réunis, pour l’occasion, ses amis Polper et Lyl, Pharamond et Grall, Yvan Dautin, Les Douglas’s, José Barrense, Dias, Michel Musseau, Julos Beaucarne, Sarcloret, Xavier Lacouture, Pierre Vassiliu, Rabetaud et Desmond, Raoul Petite, Maurice Baquet, Gilbert Laffaille, Sue et les Salamandres, Roger Gicquel, José Artur, Christian Marin et les Frères Jacques. Ricet Barrier monte une dernière fois sur scène en 2010 au « Chat-huant » à Sadirac en Gironde (F). Quant à sa dernière apparition à la télévision, elle a lieu peu de temps avant son décès au cours de l’émission « Les Années Bonheur » présentée par Patrick Sébastien sur France 2. Ricet Barrier décède le 20 mai 2011 à Clermont-Ferrand des suites d’un cancer à l’âge de 78 ans.

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LIONEL JJ

JJ Lionel en 1982

L’interprète belge JJ LIONEL naît le 9 août 1947 à Binche sous le nom de Jean-Jacques Blairon. Né dans une famille de musiciens avec une mère pianiste notamment, il commence par apprendre la guitare de manière autodidacte avec des livres et des amis. Comme cela était à la mode au milieu des années 1960, il fonde un groupe musical, « The Rayllisters », dont Marc Wasterlain est le pianiste et chanteur. La formation remporte le tremplin du fameux festival de Châtelet. Jean-Jacques s’inscrit alors au conservatoire de Mons où il obtient un premier prix de contrebasse. Puis il participe à la carrière de différents groupes comme, par exemple, the Wallace Collection entre 1971 et 1973 ou les Two Man Sound en 1975. Enfin, il devient l’un des musiciens attitrés de l’orchestre de l’accordéoniste belge Hector Delfosse qui est une vedette de ce genre musical. Et, en 1981, il est sollicité par le producteur phonographique Marcel De Keukeleire pour interpréter « La danse des canards ». Cette chanson est basée sur une mélodie instrumentale suisse de Werner Thomas (« Der ententanz » en 1957) à laquelle un texte a été ajouté par Eric Genty (aussi connu sous le nom de Guy de Paris), un chanteur à succès des années 1960 en Belgique. Produite par Georges Delfosse, la version instrumentale fut enregistrée d’abord par son frère cadet: l’accordéoniste Hector. La version chantée de JJ Lionel fut enregistrée sur l’autre face du 45-tours. Grâce, notamment, à la chorégraphie associée et au visuel approprié, le disque se vend à 2.500.000 exemplaires.

L’artiste a choisi le pseudonyme de JJ Lionel parce que JJ sont les initiales de son prénom et que Lionel correspond à son signe astrologique du lion. Dans la foulée de cet énorme succès, les chiffres de ventes des disques suivants semblent désuets pour JJ Lionel qui essaie toutefois de poursuivre sa carrière dans la même veine avec des titres comme « La Danse des petits chats » ou « Moi je dois faire pipi ».

Alors qu’il effectue encore des passages télévisés en France avec « La Danse des Canards » dans les années 2000 (chez Patrick Sébastien ou sur M6 dans « Hit Machine »), il réalise, en 2006, un rêve d’enfant en montant un spectacle pour jeune public avec la complicité de son épouse Georgia. L’artiste décède le 14 juillet 2020 dans sa maison de Houthem (Comines, Belgique) d’une tumeur au cerveau.

 

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CASTELAIN Jean-Pierre

Jean-Pierre Castelain en 1983

L’auteur, compositeur, interprète et musicien français Jean-Pierre CASTELAIN est né le 20 décembre 1946 à Haut-Arques. Bien qu’excellent interprète des chansons qu’il écrit et compose, Jean-Pierre est surtout connu pour avoir été l’orchestrateur et arrangeur de bon nombre d’artistes français majeurs comme Françoise Hardy, France Gall ou Michel Berger entre autres. Il passe son enfance dans le Pas-de-Calais à la campagne où, petit garçon, il joue du tambour dans la fanfare municipale avant d’entamer des études secondaires en ville. Comme c’est la mode en ce début des années 1960, il se passionne pour la guitare et, plus particulièrement, la guitare électrique. En 1965, il fait partie d’un groupe de sa région natale: les « Yeomen ». Un an plus tard, et ça ne s’invente pas vu ses origines, Jean-Pierre est guitariste chez « Les Bourgeois de Calais » qui connaissent un bon petit succès en France.

Avec quelques membres de ce groupe, il part à Paris pour y créer, en 1967, le groupe « Les Fleurs de Pavot » qui, comme son nom semble l’indiquer, va livrer de la musique psychédélique: une première en français. Le 33 tours reprend des titres comme « Psycha bourrée », « La force fait l’union », « Dites-le avec des fleurs de pavot », Super Gril » ou « Hippies nous voilà ». Jean-Pierre Castelain, alors surnommé « Zorba », est à la guitare et au chant. Il interprète les chansons souvent signées par Jean-Claude Vannier et enregistrées par le « géant » Bernard Estardy au Studio de la Grande Armée à Paris.

Le disque est le coup unique d’un producteur et Castelain décide alors d’entamer une carrière de chanteur soliste. En 1969, il enregistre un premier 45 tours chez Vogue. Les chansons ont pour titres « Comme un bébé » et « Même si je voulais ». Elles sont musicalement proches de celles de Ronnie Bird. Cela ne marche pas du tout et l’artiste replonge dans l’anonymat de ceux qui sont derrière les chanteurs.

Jusqu’en 1972. Date à laquelle il parvient à signer l’enregistrement d’un album chez Warner France. Jean-Pierre Castelain y joue de tous les instruments et réalise ce qui est peut-être l’un des premiers disques pop en français comme en témoigne un des titres de l’album « De mes yeux vu »: « J’suis dans la pop music ». L’opus connaît un beau succès d’estime auprès des professionnels sans plus.

Il est suivi d’un 45 tours (« Monsieur Dugenou ») avant que Castelain n’enregistre deux autres simples avec l’Electric Max Band en 1972 et 1973. Parallèlement, en 1973 toujours, il collabore activement au succès du premier album de Jeanne-Marie Sens dont il écrit les chansons comme « En plein coeur ».

Plus tard, il réalise aussi quelques disques destinés au jeune public avec la même Jeanne-Marie Sens. Il travaille alors également pour la chanteuse Christine Corda et le chanteur Denis Pépin. En 1974, il s’entoure des musiciens du « Système Crapoutchik » pour enregistrer, à nouveau sous son nom, l’album « Albéria ou l’histoire d’Albert »: le héros de cette histoire est un gars qui, après être né par -20°C, va devenir un exemplaire agent des Postes avant de terminer sa vie édenté et obligé de consommer de la purée en permanence. Le disque est encensé par la critique mais totalement boudé par le public.

Un an plus tard, toujours plus ambitieux, Jean-Pierre Castelain sort cette fois un double album intitulé « Le miroir » avec des textes importants.

Presque simultanément, toujours en 1975, il enregistre un 33 tours consacré aux enfants: « La souris s’en va t’en guerre ».

En 1978, il crée sa propre société de production, Spartacus, qui s’occupe de ses disques et de ceux d’autres artistes comme Emmanuel Booz par exemple. C’est d’ailleurs sous ce nouveau label qu’il sort l’album « Le funambule » en 1979 avec des accents de jazz-rock. Deux ans plus tard, alors que la France s’apprête à élire un président de gauche, François Mitterrand, Jean-Pierre Castelain commercialise un 45 tours dont le titre principal est « Je donnerai ma voix ». En 1982 paraît l’album « De bric et de broc », avec la chanson « Babylone », qui obtient, lui aussi comme les précédents, un enième succès d’estime sans vraiment rencontrer le public.

Plutôt déçu par toutes ses aventures d’interprète sans lendemains, il achète un studio d’enregistrement pour produire de la musique publicitaire et ce travail l’occupe de plus en plus. Il réalise des mélodies de pubs pour Raider, Mars, Président et Renault entre autres. Il se consacre aussi à composer et à réaliser quelques génériques d’émissions de télé françaises. Epuisé par tant de boulot en si peu de temps, il se retire un moment dans le calme des îles tropicales avant de revenir travailler au studio Aquarius à Genève pour des artistes comme Hugues Aufray, Phil Collins, Duran Duran, Jacques Higelin, Catherine Lara, Claude Nougaro ou Zucchero entre autres. En 1991, on le retrouve comme compositeur et instigateur d’un 45 tours enregistré par toute une série d’artistes au profit de l’UNICEF sous le titre « L’enfant de demain ». La voix de Jean-Pierre Castelain y côtoie celles de Manu Dibango, Jocelyne Beroard, Louis Bertignac, Jane Birkin, Robert Charlebois, Hervé Cristiani, Idrissa Diop, Jean Guidoni, Jacques Higelin, Khaled, Francis Lalanne, André Lamy, Herbert Léonard, Jeane Manson, Gilbert Montagné, N’Zongo Soul, Nicoletta, Yannick Noah, Sabine Paturel, Roé et Touré Kunda. Après des années de travail pour les autres, Jean-Pierre Castelain revient à la chanson en 2004 avec un album édité à compte d’auteur et intitulé « Citoyen du monde » où il reprend, notamment, la chanson de 1981 « Je donnerai ma voix ». La même année, il ouvre la « Ch’ti Académy » dans sa région natale du Pas-de-Calais: il y initie les enfants à la musique, la danse, le théâtre et la poésie. Le 3 août 2019, Jean-Pierre Castelain meurt à Carcassonne. Pour en savoir plus sur la carrière et la discographie de Jean-Pierre Castelain, CLIQUEZ ICI.

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29 AOUT

Johnny Stark

29 août 1922 : Naissance, à Huningue, de l’imprésario français Johnny STARK sous le nom de Roger Stark. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Mikis Theodorakis

29 août 1925 : Naissance, sur l’île de Chios, du compositeur grec Mikis THEODORAKIS. L’artiste est surtout connu pour ses musiques de films telles que « Zorba le Grec », « Z » ou « Serpico » et certaines de ces mélodies sont devenues des chansons. Il a aussi souvent été à la une de l’actualité pour ses prises de position en matière de politique en Grèce. Il a été celui qui s’est élevé publiquement contre la dictature des colonels de 1967 à 1974 et aussi celui qui a toujours proné la paix mais aussi l’arrêt des corruptions politiques diverses dans son pays. Comme musicien, il a aussi composé un bon nombre de chansons pour des artistes de renommée internationale, souvent grecs, qui ont parfois interprété ses oeuvres en français. Mélina Mercouri a notamment interprété les chansons du film « Phaedra », Nana Mouskouri « Petits enfants du monde entier » (1965), Vicky Leandros « L’amour brillait dans tes yeux » (1973) ou Georges Moustaki « L’homme au coeur blessé » (1970). Le thème du film « Zorba le Grec » a eu de nombreux interprètes en français sous le titre « Chanson de Zorba » ou « Danse de Zorba »: Annie Cordy, Dalida et Henri Salvador par exemple.

Enfin, le nom de Mikis Theodorakis apparaît aussi dans les repertoires d’Edith Piaf (« Les amants de Teruel » du film du même titre en 1961) ou encore de Petula Clark (« Lune de miel » en 1959).
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GIBUS en 2012

29 août 1952 : Naissance, à Kinshasa (Congo), du chanteur pour jeune public belge GIBUS, Alain De Spiegeleer de son vrai nom. Dès l’âge de seize ans, il écrit et compose des chansons à destination des adultes pour qui il les chante en divers endroits de Bruxelles comme le « Cabaret aux chansons » ou « la Soupape ». Mais il chante aussi à Paris à l’Echelle de Jacob par exemple. Il suit alors des cours d’ébénisterie mais garde une préférence pour la musique. En 1978, alors que Chantal Goya et Henri Dès règnent déjà sur le domaine, il décide d’écrire et de composer des chansons pour enfants qu’il interprète sous le pseudonyme de Gibus. Quatre ans plus tard, il représente la RTBF (radio publique belge francophone) au concours « Chantons Français » qu’il remporte à Montréal. En 1985, il sort un 33 tours intitulé « Gibus et Caroline » avant qu’il ne consacre deux livres-cassettes où il raconte et chante deux contes de Carl Norac (en 1987 et 1988). En 1989 et 1990, deux compacts sortent chez Ariola: sous le titre « Petipata », et regroupent des chansons traditionnelles pour enfants. L’artiste franchit alors un autre cap en proposant ses chansons sur scène dans les spectacles: « Gibus, papa, maman et moi », « Moi c’que je veux c’est grandir », « Bidim-Boh » et « A pas feutrés ». Depuis 1994, il écrit des comptines pour petits enfants qui sont éditées dans des livres à puces musicales dont plus de 150.000 exemplaires ont déjà été vendus. En 1994, il est le lauréat du concours « Création Chansons Enfants 94 » à Namur (B). En 2001, il enregistre l’album « Noctambulines » avec les chansons du spectacle du même nom qu’il a créées un an plus tôt. En 2002, il participe au projet caritatif « Enfants solidaires » marqué par la chanson « J’suis p’tit » interprétée par Philippe D’Avilla, Pino Santoro et Nuno Resende, les trois chanteurs belges de la comédie musicale « Roméo et Juliette ». Il enregistre alors, avec une chanteuse nommée Anne, un CD de chansons traditionnelles de Noël. 2004 voit la sortie d’un nouvel album personnel appelé « Marimotou » et 2006 celle de l’opus « Des mots pour ». Gibus anime alors des ateliers d’écriture et d’exploitation de chansons avec des groupes d’enfants en milieu scolaire et parascolaire. Et il s’adresse aussi aux adultes avec des formations à l’écriture de chansons dans divers pays comme la Belgique, la Suisse, la France mais aussi le Chili et la Roumanie. Le 20 juillet 2015, il se produit dans le cadre des Francofolies Junior à Spa en Belgique avec le spectacle « Berceuses pour petits noctambules ».

En 2017, il se joint aux Compagnons du Temps, un quatuor de musiciens, pour commercialiser un CD reprenant une dizaine de fables de Jean de La Fontaine adaptées en chansons. Par la suite, Gibus confectionne ce qu’il appelle des CD’s vertuels, des albums qui ne peuvent être téléchargés que sur son site internet officiel. Il y a « Noirs et blancs » en 2019 et « Rêve jusqu’à l’aurore » en 2020. A la même adresse web, on trouve aussi une chansonnette pédagogique et amusante intitulée « Hey Coronavirus ».
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29 août 1960 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française ENZO ENZO dont le vrai nom est Körin Ternovtzeff. D’origine russe, son père est fonctionnaire. Et sa mère commerçante. Elle passe une enfance et une adolescence calmes pendant lesquelles elle se découvre une passion pour la littérature. A la fin des années 1970, elle aime la musique des punks et elle décroche un job de roadie pour des groupes de cette tendance musicale. En 1978, elle rencontre un certain Olivier qui va lui apprendre à jouer de la guitare basse. Avec Olivier à la guitare et Violaine à la batterie, Körin devient la bassiste du groupe Lili Drop. Un de leurs morceaux, « Sur ma mob » marche plutôt bien mais, dès 1981, le groupe explose.

La bassiste poursuit sa carrière seule et abandonne le rock pour se lancer dans la chanson. Elle signe un contrat discographique avec Virgin qui sort, en 1982, son premier 45 tours sous le pseudonyme de Korin Noviz: « Je veux jouer à tout ». Le succès n’est pas au rendez-vous et elle doit changer de maison de disques pour sortir un deuxième vinyl en 1984: « Blanche Neige » sous le pseudo d’Enzo Enzo chez CBS. Comme cela ne marche vraiment pas très fort, elle crée, avec le chanteur franco-espagnol Roé, un projet de flamenco-rock qui inclut, notamment, des musiques pour ballets. En 1988, toujours attirée par une carrière de chanteuse qui pourrait marcher, elle enregistre à nouveau un 45-tours sous le nom d’Enzo Enzo cette fois: « Pacifico ». Les professionnels commencent à s’intéresser à cette artiste à la voix chaude qui se situe entre le jazz, la musique latino et la chanson française. La firme BMG lui propose l’enregistrement d’un album qui devrait enfin la révéler au grand public. Celui-ci sort en 1990 et les radios en diffusent un premier extrait qui devient aussitôt un « tube »: « Les yeux ouverts », une adaptation en français d’un vieux titre des Mama’s & Papa’s « Dream a little dream ».

Ce succès est vite confirmé par un deuxième titre de l’album: « Deux minutes de soleil en plus ». Pour ce premier opus, Enzo Enzo s’est entourée notamment du chanteur français Kent qui va très souvent être présent dans son travail par la suite. Le 15 juillet 1991, la chanteuse est au programme des Francofolies de La Rochelle et, l’année suivante, ce sont les Francofolies de Montréal qui l’accueillent à leur tour. Les choses vont de mieux en mieux pour Enzo Enzo qui, en 1994, sort son deuxième album intitulé simplement « Deux ». Ce nouvel opus qui est lancé par la chanson « Juste quelqu’un de bien » va se vendre trois fois plus que le premier et, en octobre, elle se produit à deux reprises sur la scène parisienne du Bataclan. Forte de ce succès, elle reçoit, en février 1995, la Victoire de la musique de la meilleure interprète française. Cette année-là, elle crée un spectacle hors du commun en duo avec Kent. Au début de l’année 1997, le simple « Les idées bizarres » annonce un nouvel album qui donne l’occasion à l’artiste de se produire à Varsovie mais aussi au Vietnam et en Chine. Deux ans plus tard, elle reprend la route pour une nouvelle aventure musicale en duo avec Kent: « Enfin seuls ». Il faut alors attendre la fin de 2001 pour voir revenir Enzo Enzo avec un album tout doux pour lequel elle a fait appel à des paroliers expérimentés comme Allain Leprest, Jacques Duvall, Romain Didier et bien sûr Kent entre autres. La chanson phare de cet album-là est « Ils s’adorent ». La chanteuse va poursuivre sur cette voie pour le disque suivant qui est commercialisé en 2004. Les chansons de « Paroli » sont composées et écrites par Romain Didier, Daniel Lavoie, Kent, Serge Lama, Brice Homs, Allain Leprest et Marie Nimier notamment. Deux ans après ce disque, Enzo Enzo collabore à la « Cantate pour un coeur bleu » qui est créée à Fès au Maroc. Et, toujours en 2006, elle enregistre un disque pour enfants: « Chansons d’une maman ». En 2010, l’album « Têtue » est dans les bacs. Enzo Enzo y a travaillé avec Kent, Leprest et Didier bien sûr mais aussi avec Roé et Julien Clerc. Deux titres ont même été écrits de sa main: « A mardi » et « Les acacias ». Ajoutant la nouvelle corde du théâtre à son arc artistique, Enzo Enzo joue dans la pièce « Un pavé dans la cour » de Didier Caron au Théâtre Michel à Paris de septembre 2012 à janvier 2013. En mai 2013, elle crée le spectacle « Enzo Enzo chante Marie Nimier » où elle interprète, en les chantant ou en les récitant, des textes de l’écrivaine musiqués par Art Mengo, Alain Lanty et Daniel Lavoie. En 2017, la chanteuse participe à la tournée « Drôles de dames » aux côtés d’Eve Angeli, Sabine Paturel et Caroline Loeb. Ces artistes y interprètent leurs grands succès mais aussi ceux des autres, des années 1980 à nos jours, en solo, en duo ou ensemble. L’année suivante, Enzo Enzo partage un spectacle avec Laurent Viel au festival d’Avignon : « Chacun sa famille » est écrit par Pascal Mathieu et composé par Romain Didier.
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29 août 1992 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent« . Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par le parolier Jean-Pierre Lang, huit artistes se produisent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Eléonore BERNAIR et Pierre MARTIN, la Suisse par Pascal RINALDI et le groupe SAKARYN, la France par Janiece OLSEN et Marie-Laure BERAUD, et le Canada par Vicky MARCHAND et Mario CHENART. C’est le groupe SAKARYN qui remporte le concours avec la chanson « Clara ».

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