REGINE, reine de la nuit, est partie vers les étoiles

Celle que l’on a surnommé « La reine de la nuit », pour avoir été la propriétaire de nombreux établissements nocturnes chics dans le monde entier, la femme d’affaires et chanteuse française REGINE est décédée ce dimanche 1er mai 2022 à 11h00 de manière paisible dans sa résidence parisienne à l’âge de 92 ans.
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REGINE

REGINE en 1984 – Photo (c) A. Robert

La chanteuse française REGINE naît le 26 décembre 1929 à Anderlecht en Belgique sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Charles Aznavour, Henri Salvador et Serge Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les petits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).
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En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte.
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A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ».
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Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso).
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Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983).
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En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Trois ans plus tard, elle participe, en interprétant un medley de certaines chansons, au célèbre « Grand Echiquier » réalisé par André Flédérick et présenté par Jacques Chancel sur la chaîne de télévision publique française Antenne 2.
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En 1988, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres.
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Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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A la fin de l’année 2019, la société Marianne Mélodie commercialise l’intégrale de tous les enregistrements de la chanteuse. Intitulé « Régine : de la p’tite poule à la Grande Zoa », le coffret comprend 10 disques compacts qui contiennent les enregistrements originaux de toutes ses chansons, des inédits, des concerts et des versions étrangères de ses grands succès. Le 1er mai 2022, la chanteuse s’endort définitivement et paisiblement dans sa résidence parisienne à l’âge de 92 ans.
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PATTI Guesch

Guesch Patti en 1988

La danseuse, comédienne et chanteuse française Guesch PATTI naît le 16 mars 1946 à Paris. De son vrai nom Patricia Porasse, Guesch Patti est d’abord danseuse avant d’être chanteuse. Dès l’âge de neuf ans, elle pratique la danse classique en tant que petit rat de l’Opéra de Paris. En 1964 et 1965, elle forme le duo Yves et Patricia avec le musicien et compositeur Yves Gilbert qui est aussi son mari à l’époque et qui compose ensuite les plus grands succès de Serge Lama.
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A 23 ans, après avoir travaillé avec Roland Petit, elle opte pour la danse contemporaine. Mais le virus de la chanson lui reprend en 1984 avec l’éphémère trio « Dacapo » auquel elle participe et qui enregistre une version française de « Bei mir bist du schön »: « Somnifères ». Comme si c’était un pari, elle enregistre ensuite en solo une chanson plutôt étonnante fin 1987: « Etienne-Etienne ».
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Le pari est plutôt gagné puisque le disque se vend à un million et demi d’exemplaires. Ce succès est suivi par un deuxième single, « Let be must the queen », et, avec l’album « Labyrinthe », Guesch Patti récolte une Victoire de la musique en 1988 comme « Révélation féminine de l’année ». Deux ans plus tard sort un deuxième album intitulé « Nomades » dont les ventes moins nombreuses préfigurent l’échec du trosième opus, « Gobe », en 1992. Jusqu’en 2002, l’artiste enregistre encore des disques avec, à chaque fois, une démarche particulière. Pour ce faire, elle s’entoure de musiciens de talent comme Etienne Daho ou Matthieu Chédid en 1995. En 2000, son cinquième album, « Dernières nouvelles » propose une atmosphère assez lourde où la solitude est le thème principal.
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A partir de ce moment, Guesch Patti s’éloigne de la chanson pour reprendre sa carrière de danseuse et tenter l’expérience du théâtre et du cinéma. En 2006, elle participe au jury de « Dancing show » sur la chaîne de télé publique France 2. Trois ans plus tard, elle revient brièvement à la chanson avec les titres « Bilingue » et « Ensemble » (interprétée en duo avec Reinhardt Wagner).
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En 2014, elle est à l’affiche d’un spectacle mêlant le théâtre et la danse, « Re-vue », proposé à la Ménagerie de Verre à Paris. Se tournant presque définitivement vers la chorégraphie, elle propose, en 2018, un spectacle de danse contemporaine intitulé « Per au travers » avec deux danseurs. Mais la crise sanitaire due au coronavirus Covid-19 l’oblige à arrêter les représentations en 2020.
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HARDY Françoise

Françoise Hardy en 1966

La chanteuse française Françoise HARDY naît le 17 janvier 1944 à Paris. Son enfance se déroule dans la capitale française auprès d’une mère célibataire et de sa sœur, Michèle qui voit le jour en 1945. Le père de Françoise et de Michèle est alors marié avec une autre femme et ne les reconnaîtra que bien des années plus tard. Les jours de Françoise se partagent bien vite entre l’institution religieuse qu’elle fréquente et la maison de ses grands-parents paternels qui se trouve à Aulnay-sous-Bois. Quant aux vacances d’été, elle les passe avec sa soeur en Autriche chez une tante qui lui permet d’apprendre l’allemand. Ces périodes estivales sont aussi propices à la lecture qui lui fait connaître diverses oeuvres dont celles de Simone de Beauvoir. L’écoute de la radio et des chanteurs fait aussi partie de ses loisirs des années 1950 et ses vedettes préférées ont pour nom Georges Guétary mais aussi Charles Trenet ou Luis Mariano. Cela change à la fin de la décennie lorsque Françoise découvre la station anglaise de Radio Luxembourg qui diffuse quantité de nouvelles idoles du rock’n’roll américain et britannique : Elvis Presley, Brenda Lee ou Cliff Richard notamment. Dès qu’elle le peut, elle essaie, avec difficulté, de se procurer les disques de ces artistes qui ne sont pas encore très connus en France. En juin 1960, elle réussit son bac et demande une guitare en guise de récompense. Elle se procure aussi une méthode d’apprentissage et s’applique à jouer avant de composer quelques mélodies sans prétention. A cette époque, les maisons de disques sont en quête de nouveaux talents qu’ils pourront promouvoir dans les émissions de radio consacrées à la jeunesse. Françoise répond à l’une des annonces et se présente à quelques auditions. Elle s’inscrit aussi au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille et elle y apprend les rudiments du métier de chanteuse, d’auteure et de compositrice. Elle suit aussi des cours de solfège et, fin 1961, elle signe un contrat avec la firme Vogue pour enregistrer l’adaptation d’une chanson américaine, « Oh oh chéri », sur un 45-tours. Comme les artistes du Petit Conservatoire de Mireille ont droit à un passage à la télévision française, Françoise Hardy y présente ses premières chansons et les réactions sont plutôt bonnes. Le 28 octobre 1962, la chanteuse bénéficie d’un nouveau passage télévisé lors d’une soirée électorale dont elle assure l’un des intermèdes musicaux en interprétant un autre titre de son premier disque : « Tous les garçons et les filles ». Et, dès le lendemain, le 45-tours se vend comme des petits pains : 500.000 exemplaires en quelques jours.
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Un jeune cinéaste nommé Claude Lelouch s’intéresse alors à l’artiste et lui propose de réaliser des scopitones (ancêtres des clips vidéos) pour elle. Le succès de la chanteuse étant en pleine ascension, il est décidé de l’envoyer représenter Monaco au concours Eurovision de la Chanson qui a lieu à Londres le 25 mars 1963. Elle s’y classe cinquième avec la chanson « L’amour s’en va » pour laquelle l’orchestre est dirigé par Raymond Lefèvre.
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Ce court séjour dans la capitale dans la capitale britannique ne passe pas inaperçu. Elle y est remarquée par le milieu musical local mais aussi par les différents producteurs des pays participant au concours Eurovision. Du coup, une carrière internationale s’ouvre pour Françoise Hardy qui enregistre les traductions de ses chansons en anglais et en italien notamment. Mais des portes s’ouvrent aussi en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne au Danemark, au Canada, au Japon et aux Etats-Unis. Elle se retrouve aussi sur la scène de l’Olympia de Paris au même programme que Richard Anthony. La chanteuse enchaîne alors, assez naturellement, les succès pendant quelques années : « Le temps de l’amour », « Le premier bonheur du jour », « Va pas prendre un tambour », « Mon amie la rose », « L’amitié », « La maison où j’ai grandi », « Je ne suis là pour personne », « Ma jeunesse fout l’camp », « Des ronds dans l’eau », etc.
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Entre l’enregistrement de tous ces succès, Françoise Hardy tourne dans quelques films pour le cinéma, se présente en concert un peu partout dans le monde et est la vedette de quelques shows télévisés en Angleterre et aux Etats-Unis notamment. En 1966, elle participe au Festival de San Remo en Italie. L’année suivante, lors d’un séjour dans sa maison de Corse avec des amis, elle se rapproche de Jacques Dutronc et, malgré de nombreux rebondissements sentimentaux, sa relation avec le chanteur aboutit à la naissance de Thomas le 16 juin 1973 et à leur mariage sur l’île de beauté le 30 mai 1981. Dans le répertoire de Françoise Hardy, la chanson « Le temps de l’amour » a été composée par Dutronc et interprétée à des époques différentes par les deux artistes. D’autres titres ont été interprétés en duo par le couple comme, en 2000, la reprise de « Puisque vous partez en voyage » de Mireille et Jean Nohain.
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Après avoir interprété des compositions personnelles pendant une grande partie de sa carrière, Françoise a le bon goût de choisir ses compositeurs: Serge Gainsbourg (« Comment te dire adieu » en 1968), Michel Berger (« Message personnel » en 1973), Julien Clerc (« Fais-moi une place » en 1989), Etienne Daho, etc.
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En 2006, l’album « Parenthèses » lui permet de se faire plaisir en enregistrant des duos aussi variés que prestigieux. Deux ans plus tard, elle publie un très beau livre de souvenirs intitulé « Le désespoir des singes ». En 2012, Françoise Hardy sort un album plébiscité par la critique et dont le titre est « L’amour fou ». Entourée, entre autres, de Calogero, de Julien Doré ou de Thierry Stremler, elle nous livre dix chansons inédites. Deux ans après son album « La pluie sans parapluie », ce retour artistique majestueux est bercé par un thème que Françoise Hardy affectionne particulièrement depuis ses débuts: l’amour impossible aussi passionné qu’autodestructeur et qui fait perdre la raison. Cet album séduit la presse et obtient notamment les faveurs de Télérama qui lui décerne quatre clés. Parallèlement à ce nouvel album, et loin de se cantonner à son travail habituel, la chanteuse s’essaie aussi à l’écriture. Elle publie ainsi son premier roman intitulé, comme son disque, « L’amour fou ».
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Depuis 2005, la chanteuse se bat avec courage contre un lymphome. En mars 2015, elle est victime d’une chute et son état de santé se détériore ensuite rapidement avec de multiples fractures et un placement préventif dans un coma artificiel pendant huit jours. Sortie de ce pas difficile, Françoise Hardy déclare, en juin 2015, suivre sa deuxième chimiothérapie en dix ans. Fin 2016, après avoir déclaré qu’elle ne chanterait probablement plus, l’artiste publie un nouveau livre intitulé « Un cadeau du ciel ». Elle y raconte comment elle a frôlé la mort et comment elle pense être, miraculeusement, en rémission de son cancer grâce aux traitements reçus lors de son hospitalisation de 2015. En avril 2018, elle confirme sa meilleure forme en enregistrant un nouvel album studio, le 28e de sa carrière : « Personne d’autre ».
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En juin de l’année suivante, elle déclare, au cours d’une interview sur RTL-France, qu’un traitement contre une récidive du cancer la rend sourde d’une oreille et qu’il lui est désormais impossible de chanter avec ce handicap.
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VALENTE Caterina

Caterina VALENTE en 1959

La chanteuse et danseuse française Caterina VALENTE naît le 14 janvier 1931 à Paris dans une famille d’artistes italiens. Sa mère, Maria Valente, est clown et son père, Di Zazzo, est accordéoniste. Enfant de la balle, elle commence à jouer de la musique en pratiquant le jazz. En 1953, elle enregistre son premier disque. Celui-ci est suivi de grands succès comme « Malagueña », « La brise et moi » ou « La complainte de Mackie » en français. Elle devient alors une artiste de music-hall dans le sens le plus complet et le plus traditionnel du terme. Elle fait ensuite ses premiers pas au cinéma. En 1957, elle tourne dans « Casino de Paris », un film musical d’André Hunnebelle avec Vittorio de Sica et Gilbert Bécaud.
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Au fil des succès, elle devient l’une des plus grandes stars de variété en Allemagne. En France, elle enregistre un grand nombre de 45-tours avec des chansons de Charles Trenet ou des rythmes de twist par exemple. En 1960, elle reçoit le Grand-Prix du Disque pour son interprétation de la chanson « Bim Bom Bey ».
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Après des années d’absence, elle retrouve le public français au cours de concerts donnés à l’Olympia de Paris en 1971. Elle atteint alors un pic de popularité avec « Soleil lève-toi », une chanson composée par Paul Mauriat et écrite par André Pascal en 1972. A la fin des années 1970, elle revient à la télévision avec un titre francophone : « Et demain que feras-tu de ta vie ».
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En 1991, à la télévision allemande, elle interprète la même chanson dans une version, plus dépouillée mais tout aussi intéressante vocalement, où elle est accompagnée par un pianiste.
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Dix ans plus tard, en 2001, toujours très active, Caterina Valente sort un album, « Girltalk » avec la harpiste Catherine Michel. Au final, Valente a chanté dans douze langues et elle parle couramment la moitié de celles-ci.
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MOREAU Jean-Marie


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L’auteur et compositeur français Jean-Marie MOREAU naît à Chinon le 28 décembre 1948 d’une mère violoniste, concertiste et professeure de musique. Autant dire que son enfance sera marquée par le piano classique ainsi que le violon. Pour se détendre, sa mère écoute toutefois des chansons signées par Jacques Brel, Georges Brassens ou d’autres « monuments » de la tradition française. A quatorze ans, Jean-Marie veut s’échapper de ce « carcan » musical et décide, avec des copains, de former un groupe de rock. On est en 1962 et presque tous les ados de cette époque le font. Mais, en plus de jouer de la musique, il se pique au jeu d’écrire ses premiers textes de chansons. Et il s’oriente ensuite tout naturellement vers des études de lettres qui vont lui être très utiles pour devenir, d’abord, journaliste. Mais par pour n’importe quel journal puisqu’il écrit pour le magazine musical des jeunes « Salut les copains ». Là, il côtoie le monde artistique français de la chanson commerciale et prend conscience de son aptitude à écrire des chansons. Mais il lui faudra encore connaître quelques expériences peu réussies de livres avant de devenir auteur et membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, en 1974. Jean-Marie Moreau obtient l’un de ses premiers succès d’auteur grâce à Laurent Rossi qui lui demande d’adapter en français la chanson « Love is in the air » de John Paul Young et cela devient naturellement « L’amour est dans l’air » en 1978.
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A ce moment, il commence aussi à composer des mélodies. Un an plus tard, il est sollicité pour écrire le texte de la chanson « Magdalena » interprétée par une jeune femme qui se lance comme soliste après avoir été la gitane de « La Bande à Basile » : Julie (Pietri). C’est l’un des tubes de l’été 1979.
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Mais ces débuts prometteurs ne sont pas nécessairement faciles et, rapidement, alors que Jean-Marie Moreau ne trouve plus de commanditaires, ses fins de mois sont plus que pénibles. A ce moment, il signe toutes les chansons du premier album du groupe de rock français « Océan » mais c’est loin d’être un gros succès commercial. Pour sortir la tête de l’eau, il décide de produire le premier album de Julie Pietri en 1981 (« Merci ») et les ventes du disque sont excellentes grâce à des tubes comme « Let’s fall in love ».
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En quête de nouveaux artistes à lancer, il fait alors la rencontre d’un jeune chanteur qui a pour nom François Feldman et, à deux, ils commencent à écrire des chansons. De 1982 à 1985, il y a la suite du travail avec Feldman qui ne rencontre que peu de succès, il y a un boulot de directeur artistique pour les Editions Mondio Musique et il y a aussi des titres interprétés par Michèle Torr et Diane Tell. En 1986, le tandem qu’il forme depuis des années avec François Feldman permet enfin à ce dernier d’atteindre les sommets des hit parade avec la chanson « Rien que pour toi ».
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Les rencontres artistiques se multiplient alors pour Jean-Marie Moreau et celle qu’il va faire avec le compositeur italien Romano Musumara va lui permettre de signer quelques grands succès : « Comme au cinéma » pour Alain Delon en 1987 et « On écrit sur les murs » pour Demis Roussos en 1989.
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Dans le même temps, il crée une société de production sonore active dans le domaine de la publicité radio et télé. Et la jeune Caroline Legrand connaît la popularité avec la chanson « J’aurais voulu te dire » que Jean-Marie a créé avec François Feldman dont la carrière s’amplifie avec des titres comme « Slave », « Le mal de toi », « Je te retrouverai » (1989), « Les valses de Vienne », « Petit Frank », « C’est toi qui m’as fait » et « J’ai peur » (1990-1991).
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A la même époque, il signe les paroles de la chanson « Soirée kitsch » pour la regrettée chanteuse belge Anne Coster et il étoffe le répertoire d’une autre jeune belge, Mélody, en écrivant « Mamie » et « Le prince du roller ».
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Alors qu’il vient de signer des chansons pour Mireille Mathieu et Sacha Distel, il met en scène le spectacle « Magic Boul’vard » de Feldman au palais des sports de Bercy (Paris) en 1991. Tout en poursuivant ses activités d’auteur-compositeur, Jean-Marie Moreau consacre alors une partie de plus en plus importante de sa vie à la SACEM et à la défense des droits des auteurs. Il devient aussi par la suite membre de diverses associations d’auteurs et de compositeurs européennes et mondiales. En 1997, il ajoute le nom de Frédéric François (« Pour que tu restes ») à la déjà longue liste de ses interprètes.
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Le début des années 2000 est marqué par le développement, en France, des comédies musicales à succès telles que « Notre-Dame de Paris » ou « Les dix commandements ». Jean-Marie Moreau va se lancer dans cette aventure-là aussi en participant à l’écriture des spectacles « Les amours de Mozart » (en 2004 avec, notamment, Amaury Vassili) ou « Les voyages de Jules Verne » (2008).
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Et il continue à aider des nouveaux talents comme Véronique Saint-Germain, Ana Pankratoff ou Djill Rhinan. En janvier 2015, il est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres par la ministre française de la culture Fleur Pellerin en tant que Président de la commission des variétés de la SACEM. La même année, sa chanson « On écrit sur les murs » (interprétée initialement par Demis Roussos) est reprise avec un grand succès par les jeunes membres du groupe Kids United.
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En 2018 et 2019, Jean-Marie Moreau devient le Président du conseil d’administration de la SACEM. Victime d’une longue et pénible maladie, il s’éteint le 29 octobre 2020 à l’âge de 71 ans. Au cours de sa carrière, il avait aussi écrit des chansons pour Sylvie Vartan, René et Nathalie Simard, Johanne Blouin, Hervé Vilard, La Bande à Basile, Ritchy, Claude Puterflam, Linda de Suza, Emile Wandelmer, Pierre Groscolas, C.Jérome, Rachid Bahri, Hélène Ségara, Natasha St Pier ou Jeane Manson.
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PERRY Réjane

Réjane Perry

La chanteuse française Réjane PERRY naît sous la vraie identité de Réjanne Perrimond le 27 janvier 1960 à Moutiers en Savoie. A l’âge de quatorze ans, sa voix pure, cristalline et puissante la pousse à entrer au Conservatoire de Chambéry avant de rejoindre celui de Grenoble. Trois ans plus tard, elle intègre l’opéra de Lyon où elle travaille trop. Très fatiguée, Réjane doit alors subir une opération des cordes vocales qui l’oblige à arrêter le chant. Mais, alors qu’elle trouve un job d’ambulancière, elle décide de tout faire pour retrouver sa voix. Elle finit par la retrouver à force de travail et en se produisant dans des cabarets et des bals, à Marseille et en Suisse notamment. Le 5 mars 1989, lorsque Luc Plamondon est brutalement lâché en pleine série de représentations de Starmania à Paris par Maurane qui joue le rôle de Marie-Jeanne, Réjane Perry est contactée illico par le compositeur canadien pour récupérer le rôle dès le lendemain. Plamondon a, en fait, découvert la chanteuse en regardant la télé un dimanche de 1989 où elle interprète son premier single, « Say », chez Jacques Martin. Ce premier disque est le fruit d’une collaboration entre l’auteur Pascal Auriat et le compositeur Paul Slade et il est arrangé et mixé par Bernard Estardy. Alors qu’elle doit apprendre et reprendre le rôle de Marie-Jeanne en deux jours, elle devient l’une des plus brillantes « serveuse automate » de Starmania au cours de la tournée européenne qui suit les représentations parisiennes. Elle a ensuite la chance d’être l’unique Marie-Jeanne à apparaître dans la version DVD de Starmania. En 1991, forte de son succès de Marie-Jeanne, Réjane Perry sort son premier album qui a pour titre « Altitude » et qui contient dix chansons.
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En 1996, elle rencontre le compositeur Carolin Petit qui lui donne l’occasion d’interpréter des génériques tels que celui du téléfilm « Les maîtres de l’orge » diffusé sur France 2. Alors qu’il travaille sur les orchestrations d’une nouvelle comédie musicale, « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour », Carolin Petit lui fait rencontrer le compositeur Gérard Presgurvic. Ce dernier lui demande alors d’enregistrer toutes les voix féminines pour la maquette et de coacher la troupe pour l’enregistrement de l’album. Presgurvic est aussi charmé par son interprétation de « Et voilà qu’elle aime » et il offre ainsi à Réjane Perry le rôle de la nurse dans le spectacle dont la première parisienne a lieu en 2001.
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Tenaillée par la maladie dès 2003, Réjane prépare toutefois un nouvel album et envisage de partir en tournée dans toute la France afin de promouvoir ce dernier. Parallèlement à cela, la chanteuse fait régulièrement partager sa connaissance de la musique en animant des stages de développement artistique, en collaboration avec Corinne Roucoules, comédienne, danseuse et chorégraphe. C’est d’ailleurs grâce à cette dernière et Carolin Petit que cinq titres du nouvel album inachevé seront téléchargeables quelque temps sur le web à titre posthume car, le 9 septembre 2003, Réjane Perry succombe au cancer à Paris. Son corps est ensuite inhumé au Muy, son lieu de résidence dans le Var.
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BRUNO Pierrette

Pierrette Bruno en 1970 – Photo (c) M. Ristroph

L’actrice et chanteuse française Pierrette BRUNO naît le 22 août 1928 à Marseille. Elle s’inscrit au Conservatoire de Marseille puis elle part à Paris pour suivre les cours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Avant même de terminer ces études, elle est déjà engagée notamment pour jouer dans des pièces de Marcel Pagnol présentées dans la capitale française. Par la suite, elle se lie d’amitié avec Bourvil et elle devient l’une de ses partenaires privilégiées dans bon nombre d’opérettes (« Pacifico »), de pièces (« La bonne planque ») et de films (« Le Capitan »). C’est d’ailleurs dans « Le Capitan » réalisé par André Hunnebelle qu’elle interprète une de ses premières chansons: « Pour se parler d’amour ».
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Avec Bourvil toujours, elle enregistre aussi toute une série de chansons en duo: « On a vécu pour ça », « Bien, si bien », etc.
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Et puis, sans lui alors qu’il vient de mourir en 1970, elle enregistre une chanson qui lui est dédiée et dont elle a écrit le texte sur une mélodie de Jo Moutet: « A Bourvil ».
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Le comédien y est d’ailleurs encore présent grâce à un extrait de « Je t’aime bien » repris dans la chanson. Selon certaines sources, Pierrette Bruno serait décédée le 20 janvier 2015 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône – F) à l’âge de 86 ans.
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ARLETTY

ARLETTY – Photo Collection Christophe L

L’actrice et chanteuse française ARLETTY naît le 15 mai 1898 à Courbevoie sous le nom de Léonie Bathiat. Enfant, elle est inscrite dans une institution privée de Clermont-Ferrand qui lui prodigue une bonne éducation. Elle se dirige ensuite vers la sténographie mais la première guerre mondiale chamboule son destin. Son fiancé meurt au combat et, en 1916, son père décède écrasé par un tramway. Léonie, son frère et sa mère quittent Clermont-Ferrand pour la région de Paris. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un banquier qui la séduit et l’amène à fréquenter la haute société parisienne. De rencontres en rencontres, elle devient mannequin puis monte sur les planches pour jouer dans des revues. En 1930, elle obtient un premier rôle au cinéma dans « La douceur d’aimer ». Mais elle va surtout se révéler comme chanteuse et fantaisiste en 1932 dans l’opérette « Un soir de réveillon » de Raoul Moretti. A partir de ce moment, elle joue dans de nombreuses oeuvres du même genre musical: « O mon bel inconnu » et « Au bonheur des dames » entre autres. Après avoir tourné, pour le cinéma, la fameuse réplique de l’Atmosphère dans « Hotel du Nord » de Marcel Carné, elle joue dans « Circonstances atténuantes » de Jean Boyer. Elle interprète la chanson de ce film qui devient un succès: « Comme de bien entendu » en compagnie d’Andrex, Dorville et Michel Simon.
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Et elle enregistre aussi d’autres standards de l’époque comme « La java » ou « Mon homme » qu’elle reprend à la célèbre Mistinguett.
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Après la seconde guerre mondiale, Arletty est arrêtée pour avoir entretenu une liaison avec un officier allemand. Elle est emprisonnée à Drancy puis à Fresnes. Mais, bien vite, elle reprend le chemin des théâtres et des plateaux de cinéma dans les années 1950 et 1960. Elle enregistre aussi et encore quelques chansons comme, en 1951, « Deux sous d’violettes ».
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En 1966, elle perd la vue et doit se résoudre à interrompre sa carrière artistique. Elle prête néanmoins encore sa voix à de nombreux commentaires de reportages. À partir de 1984, elle soutient activement l’Association des Artistes Aveugles. Elle meurt le 23 juillet 1992 à Paris. Les restes de son corps, incinéré, sont inhumés au cimetière de Courbevoie après que le cortège funèbre ait démarré de l’Hôtel du Nord le long du canal Saint-Martin à Paris.
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JEANMAIRE Zizi

Zizi Jeanmaire en 1968

La danseuse, chanteuse et meneuse de revue française Zizi JEANMAIRE naît le 29 avril 1924 à Paris. Âgée de neuf ans seulement, la jeune Renée Jeanmaire est d’abord petit rat de l’Opéra de Paris où elle apprend la danse classique. Et c’est tout à fait logiquement qu’elle intègre le ballet de l’Opéra en 1940. A la Libération, Zizi Jeanmaire quitte l’Opéra de Paris pour Monaco où elle intègre la compagnie de son ami d’enfance Roland Petit. C’est avec ce dernier qu’elle crée le ballet « Carmen » en 1949. A deux, ils concoctent un nouveau projet pour lequel Zizi suit des cours de chant et, grâce à cela en 1950, elle enregistre, toujours sous le nom de Renée Jeanmaire, la chanson « La croqueuse de diamants » qui reçoit le Grand-Prix du disque.
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La danseuse, et désormais chanteuse, effectue une tournée aux Etats-Unis où elle est remarquée par quelques producteurs d’Hollywood qui lui font tourner quelques longs métrages. De retour en France, elle tente une nouvelle activité artistique en se tournant vers le music-hall et la revue. Et c’est au Théâtre de Paris qu’elle fait sa première apparition dans le cadre de cette nouvelle discipline, juste avant de passer triomphalement à l’Alhambra en 1961 où elle crée la chanson, signée Jean Constantin, qui va définitivement la rendre célèbre: « Mon truc en plumes ».
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Zizi Jeanmaire enregistre alors une série de 45 tours où elle grave des chansons de Guy Béart (« La gambille »), Jean Ferrat (« Eh l’amour »), Serge Gainsbourg (« Bloody Jack ») ou Serge Lama (« D’aventures en aventures ») entre autres.
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Puis, lorsqu’il prend la direction du Casino de Paris, son mari, Roland Petit, lui compose un spectacle spécialement à son intention: « Zizi je t’aime ». Lorsque Roland Petit crée ensuite le Ballet National de Marseille, Zizi le suit dans cette nouvelle aventure mais elle continue à être meneuse de revues et chanteuse de music-hall. En 1984, elle est ainsi à la tête du spectacle « Hollywood Paradise ».
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Elle joue encore la Fée Carabosse dans le ballet « La belle au bois dormant » en 1990 et elle est ensuite la vedette de « Zizi au Zénith », spectacle dont les chansons sont signées par Serge Gainsbourg en 1994.
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En 2000, Zizi Jeanmaire se produit à Paris, à l’Opéra Bastille, pour ce qui sera son dernier concert. Car, quelques années plus tard, elle révèle être atteinte de la maladie de Ménière qui, à cause de vertiges, l’oblige à renoncer à la scène. Avec le décès de Roland Petit en 2011, Zizi Jeanmaire s’est encore un peu plus retirée de la vie publique. La nouvelle de son décès est communiquée aux médias le 17 juillet 2020 par sa fille, Valentine Petit. L’artiste s’est éteinte paisiblement à son domicile de Tolochenaz dans le canton de Vaud en Suisse. Elle avait 96 ans. En raison des mesures sanitaires alors en vigueur pour lutter contre la pandémie du coronavirus covid-19, il est alors précisé qu’une cérémonie publique aura lieu en septembre 2020 pour lui rendre hommage. Mais la deuxième vague de confinements a finalement raison de ce projet.
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DELIZIA (Adamo)

Délizia en 1975

La chanteuse belge DELIZIA naît le 23 juin 1952 à Mons. Petite soeur de Salvatore Adamo, elle tente l’expérience de la chanson à l’âge de douze ans quand elle enregistre un premier 45 tours dont les deux titres, « Prends le chien » et « Monsieur le professeur », sont composés par son grand frère Salvatore qui est alors en train de s’envoler vers les cimes de la gloire.
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Un second disque sort en 1967, toujours enregistré sous le simple nom de Délizia, avec quatre titres dont les deux premières chansons réenregistrées avec une voix plus adolescente.
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La jeune fille suit ensuite des cours de dessin aux beaux-arts puis s’essaie à la comédie au Théatre de l’Ancre de Charleroi. Elle y joue notamment dans la pièce de Valentin Kataeiv « Je veux voir Moscou ». Quelques années plus tard, Délizia suit des cours d’art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles. Mais elle revient à la chanson en 1974 quand Salvatore lui écrit à nouveau quelques chansons dont « Qui te retient » et « Aime-moi ».
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En 1975, elle accompagne son frère en tournée et sort deux 45 tours dont les chansons sont aussi écrites par Salvatore: « Vivre avec toi » et « Alors le bel été ». Puis, Délizia participe aux présélections belges du concours Eurovision de la chanson en 1976 et en 1978 mais elle n’y décroche pas sa participation à la finale européenne.
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En 1976, Délizia enregistre des chansons dont les textes sont écrits par Didier Barbelivien (« Un hiver avec toi ») et Patrick Loiseau (« Ma prière »). Elle travaille aussi avec l’arrangeur et orchestrateur Guy Matteoni pour les chansons « Le procès de l’amour » et « Le temps pardonne ». Après un dernier disque intitulé « Qui viendra réinventer l’amour » en 1978, Délizia délaisse la chanson.
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Le 9 février 2020, ses soeurs Giovanna, Eva, Salvina et Tina annoncent le décès de Délizia sur le réseau social Facebook. Aucune précision n’est apportée sur les circonstances de sa disparition.
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NOËL Magali

Magali Noël en 1965

La comédienne et chanteuse française Magali NOËL naît le 27 juin 1931 à Izmir en Turquie. Ses parents français travaillent dans le service diplomatique et Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique.
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C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses.
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Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ».
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Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ».
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En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). En 2011, l’artiste évoque sa carrière de chanteuse et d’actrice au cours du programme télévisé de Patrick Simonin « L’invité » sur la chaîne TV5 Monde. Elle y interprète aussi a capella la dernière chanson, toujours inédite, que Boris Vian écrivit pour elle avant de s’éteindre en 1959.
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La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian, 56 ans après lui.
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