SIM

SIM en 1974 – Photo (c) Delorme Phonogram

L’acteur, humoriste, fantaisiste, parolier et chanteur français Simon Berryer, mieux connu sous le pseudonyme de SIM, naît le 21 juillet 1926 à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées. Il passe son enfance à Ancenis, en Loire-Atlantique, où ses parents tiennent un cinéma. Un peu avant la guerre, la famille Berryer s’installe à Nantes toujours pour y gérer une salle obscure. Après des études régulières, le jeune Simon devient presque naturellement opérateur de cinéma en 1946 à Rennes. Mais il se fait des amis dans le milieu parisien du show-business où son physique et sa frimousse ne laissent pas indifférent. C’est ainsi qu’à partir de 1953, il va se produire dans de nombreux cabarets de la capitale française en tant que chanteur comique souvent travesti. C’est de cette manière qu’il devient de plus en plus populaire aux yeux des responsables de l’audio-visuel de divertissement français. Ainsi, dans les années 1960, il devient l’un des piliers des émissions télévisées de Jean Nohain puis de Guy Lux.

Alors qu’un premier essai de chanson a été tenté en 1958 (« La nymphe aux pieds mutins »), Sim enregistre une chanson du film de Michel Audiard « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause » en 1969: « La libellule ». Le titre connaît un certain succès dû à ses passages télévisés.

Au cours de la décennie suivante, il est sollicité pour jouer quelques rôles au cinéma et présente régulièrement en duo des sketches avec l’humoriste Edouard Caillau au cours de l’émission de variétés de la télé publique francophone belge (RTBF) « Chansons à la carte ». A la télé française, il popularise, dans les émissions de Guy Lux, le personnage de la « baronne de la Tronche-en-Biais ».

C’est aussi dans les années 1970 que la production discographique de l’artiste va s’avérer la plus abondante: « J’aime pas les rhododendrons » (1971), « Je suis heureux » (1971), « C’est bien moi la plus belle » (1972), « Les impôts » (1973), « Sim boum boum » (1974) ou « L’homme au foyer » (1975).

En 1977, il est l’une des premières personnalités populaires françaises à participer à la nouvelle émission radio de Philippe Bouvard sur RTL France: « Les Grosses Têtes ». Et, un an plus tard, il triomphe en enregistrant, avec Patrick Topaloff, une parodie française de la chanson du film américain « Grease »: « You’re the one that I want ». Cette chanson intitulée « Où est ma chemise grise » va rester en tête des ventes de disques en France, Belgique et Suisse pendant plusieurs semaines.

En 2003, quinze ans après le succès de cette chanson, Sim et Patrick Topaloff la réenregistrent ensemble pour se faire plaisir.

Sim ne reste pas inactif dans les années 1980 et 1990. Au début des années 1980, il connaît encore la popularité avec deux chansons: « L’évadé du Nevada » et « Quoi ma gueule », parodie du succès de Johnny Hallyday « Ma gueule ». Ce dernier titre permet, une fois de plus, à l’artiste de confirmer une popularité souvent fondée sur son physique.

En 1993, il participe à l’aventure des Nouveaux Collégiens proposée par Sacha Distel. Sur l’album qui reprend les grands succès de Ray Ventura, il est l’héroïne de la chanson « Tout va très bien madame la marquise » aux côtés de Sacha Distel, Claude Brasseur, Jacques Martin et Popeck.

A 83 ans, Sim rend son dernier souffle le dimanche 6 septembre 2009 à Saint-Raphaël dans le Var où il a élu domicile depuis neuf ans. Hospitalisé quelques jours auparavant pour une pneumonie, c’est une embolie pulmonaire qui l’emporte. Son corps est incinéré le 11 septembre 2009.

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MARIN Christian

Christian Marin – Pochette d’un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

Le comédien, et occasionnel chanteur, français Christian MARIN naît le 8 février 1929 à Lyon. Célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 60 « Les Chevaliers du Ciel », il a enregistré, entre 1962 et 1967 ainsi que dans les années 1970, quelques 45 tours qui n’ont pas eu un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » eut quand même droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip video, en 1965.

Le 14 mars 1968, lors du programme télévisé français « Palmarès des Chansons » de Guy Lux et d’un coup de chapeau consacré à Fernandel, l’artiste interprète « Ignace » sur le plateau du studio 102 de l’ORTF à Paris.

Lorsqu’il est décédé le 5 septembre 2012 à Paris, Christian Marin venait de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».
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27 JUIN

Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

27 juin 1931 : Naissance à Izmir, en Turquie, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Pour en savoir plus sur les activités de chanteuse de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Julos en 2011

Julos en 2011

27 juin 1936 : Naissance, à Ecaussinnes, de l’auteur-compositeur-interprète belge Julos BEAUCARNE. Il est également poète, écrivain, conteur et sculpteur. Fils d’un inventeur, fabricant et marchand de machines agricoles, il est aussi petit-fils de fermier et il se montre très vite attaché au terroir sous toutes ses formes. Après des humanités suivies sans problèmes au Collège Saint-Vincent de Soignies (B), il tente des études supérieures en divers domaines mais il ne les achève pas. Il tâte ainsi des lettres, de la philologie romane et de l’assistance sociale. Pour vivre, il exerce alors divers petits boulots plus ou moins lucratifs: assureur, professeur d’éducation physique, inventeur d’une méthode d’apprentissage de la guitare et, enfin, placeur d’antennes de télévision à l’époque où celles-ci sont très en vogue. Intéressé également par les arts du spectacle et la musique, il suit des cours de mime. En voyage en Provence en 1961, sa voiture tombe en panne et il décide de chanter sur les places publiques pour payer les réparations. De retour en Belgique, il joue la comédie dans différents théâtres bruxellois pour lesquels il compose aussi des musiques. Alors qu’il a pris l’habitude de retourner chanter chaque été sur les places des villages provençaux, il finit par présenter ses chansons à Paris en 1966 chez la chanteuse Monique Morelli qui tient alors un cabaret. Il parvient à enregistrer un premier disque grâce à des souscriptions financières: « Le sort d’ici bas ». En 1967, l’artiste reçoit le prix des Rencontres poétiques du Mont-Saint-Michel (F) pour l’album « Julos Beaucarne chante Max Elskamp ». Très productif, le chanteur enregistre encore deux 33 tours dans les mois qui suivent: l’un avec des chansons personnelles et l’autre avec des chansons de sa région natale d’Ecaussinnes et du Centre. En 1968, Julos chante à Londres. Jusqu’en 1975, il multiplie les enregistrements de disques mais aussi les distinctions et les spectacles. A la chandeleur 1975, un drame marque l’homme à jamais: sa compagne est assassinée par une personne travaillant pour le couple. Loulou laisse deux orphelins de leur maman: Christophe et Boris. Julos multiplie alors ses activités et se réfugie dans la poésie et la musique pour essayer de tourner la page. Entre 1975 et 1978, les récompenses continuent à affluer avec, notamment, le Prix Charles-Cros décerné pour l’ensemble de son oeuvre.
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De 1978 à 1980, il tente une nouvelle expérience, télévisuelle cette fois, avec l’émission « De bric et de broc » diffusée en Belgique par la RTBF (Radio Télévision publique Belge Francophone). La suite de sa carrière est alors une alternance de sorties de disques et de spectacles dans des lieux les plus divers et parfois lointains: Québec, Vancouver, Mexique, Japon, Maroc, Algérie, Inde, Arabie Saoudite, etc. Julos se distingue aussi par ses idées parfois qualifiées de farfelues par les personnes les plus « terre-à-terre ». A Liège (B) par exemple, en 1986, il inaugure la première centrale électrique musculaire: 105 spectateurs pédalent sur des vélos fixes pour éclairer le chanteur sur scène. Il passe aussi une grande partie de son temps libre à détourner des objets de leur utilisation première. Il en fait des objets d’art qu’il expose à l’image de ces fameuses bobines vidées de leur câbles électriques et qui, superposées, deviennent des pagodes baptisées « post-industrielles ». En 1993, lors des funérailles du roi des Belges Baudouin, Julos est invité à chanter en compagnie de Barbara d’Alcantara. Au début des années 2000, Beaucarne est également demandé par le cinéma où il tourne « Le Mystère de la Chambre Jaune » et « Le Parfum de la Dame en Noir ». En 2006, l’artiste est foudroyé par une attaque cardiaque et l’opération qu’il subit l’oblige à réduire ses activités. Mais, un an plus tard, il est de retour avec un nouvel album, « Le jaseur boréal », et le spectacle qui y est consacré. En 2008, l’auteur-compositeur belge est au centre d’un album hommage interprété par 22 chanteurs belges, français et québécois qui enregistrent les titres à leur manière: du rock au rap en passant par le jazz. Et, en 2012, Julos est de retour avec un album de chansons et poésies originales: « Le Balbuzard fluviatile ». Depuis plus de cinquante ans, Julos Beaucarne occupe une place tout à fait particulière dans le domaine de la chanson francophone. Il n’a jamais fait de concessions au show-business: il n’en a pas eu besoin. Il n’a jamais trahi la langue française sauf lorsqu’il a, à de nombreuses reprises, interprété des chansons traditionnelles du répertoire wallon ou traduit des oeuvres de Brassens, Vigneault et consorts dans ce dialecte dont il est un ambassadeur remarquable dans le monde entier. De plus en plus discret, il n’était pas joignable lors de ses 80 ans en 2016. La rumeur d’un problème de santé important, répandue à l’époque, n’a toujours pas été démentie. En 2018 cependant, on pouvait lire ce bref texte écrit par Julos sur son blog : « Je suis descendu du ventre de ma mère un 27 de juin en 1936, je suis d’un autre siècle et en secret j’espère vivre encore longtemps tant que l’Univers persiste. Je marche à petits pas dans la blanche lumière qui me transperce encore et le corps et l’esprit, j’espère rebondir chaque jour davantage, garder ma mémoire fraîche comme le cœur d’un fruit. »
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Jérôme Savary

Jérôme Savary

27 juin 1942 : Naissance, à Buenos Aires en Argentine, du metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY. Pour en savoir plus sur la carrière artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Isabelle Adjani en 1982 – Photo (c) R. Melloul

27 juin 1955 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Isabelle ADJANI d’un père algérien et d’une mère allemande. Elle vit d’abord à Gennevilliers et, après des études primaires à Courbevoie, elle va au lycée à Reims. A quatorze ans, un peu par hasard, elle obtient un premier rôle dans le film « Le Petit Bougnat » de Bernard Toublanc-Michel. Remarquée, elle va être engagée par la réalisatrice Nina Companeez pour jouer, deux ans plus tard, dans « Faustine et le bel été ». En 1972, elle entre à la Comédie Française et joue dans de plus en plus de films mais aussi dans des pièces de théâtre. Dès 1974, alors qu’elle est la vedette de « La Gifle » de Claude Pinoteau, Isabelle Adjani s’essaie à la chanson. Et c’est Serge Gainsbourg qui lui fait enregistrer le titre « Rocking chair » pour un show de télé consacré à Sacha Distel et réalisé par Maritie et Gilbert Carpentier. Elle remet le couvert en 1982 lors d’une émission des Carpentier où elle interprète un duo avec Jacques Higelin: « Je ne peux plus dire je t’aime ». Un plus tard, en 1983, Serge Gainsbourg revient vers elle pour lui faire enregistrer un album entier. Le premier titre à être promu par les radios est « Pull marine » dont le clip video est réalisé par Luc Besson.
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Dans la foulée de ce gros succès, les médias diffusent ensuite les hits « Ohio » et « Beau oui comme Bowie ». En 1986, elle enregistre encore un 45 tours dont les chansons ne sont plus écrites par Gainsbourg: le succès de « La princesse au petit pois » est très mitigé. En 1996, Adjani quitte Paris pour s’établir en Suisse à Genève. Sept ans plus tard, elle chante « Bon voyage » pour la bande originale du film du même titre réalisé par Jean-Paul Rappeneau. Puis, en 2004, elle enregistre un duo avec Pascal Obispo, « On ne sert à rien » sur l’album « Ensemble contre le Sida ». Pascal Obispo aurait d’ailleurs écrit et composé un album qu’Isabelle devait enregistrer en 2007 avec des duos mais celui-ci ne s’est jamais finalisé. En 2008, elle participe à l’album « Aimer ce que nous sommes » de Christophe et chante avec lui « Wo wo wo wo ». Trois ans après, c’est la chanson du film « De force » de Frank Henry, « Tomber », qu’elle interprète. En 2018, elle retrouve Pascal Obispo pour enregistrer à ses côtés une chanson de son nouvel album avec Youssou N’Dour : « D’accord ».

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20 MAI

 

SHAKE en 1977

20 mai 1950 : Naissance, à Johor Bahru, en Malaisie, du chanteur SHAKE, sous le nom de Sheikh Abdullah Ahmad. Intéressé dès son plus jeune âge par la musique et la chanson, il est logique qu’une fois adolescent, il s’inscrive à un concours de chant qu’il gagne à Singapour. Son talent remarqué lui permet de se faire engager dans des cabarets de la ville où il chante les tubes de Tom Jones et d’Elvis Presley. La légende dit que ce sont deux strip-teaseuses anglaises, figurant au même programme que lui et appréciant ses qualités vocales, qui lui offrent son billet d’avion pour l’Europe afin qu’il y tente sa chance. Et c’est à Paris qu’il débarque sans parler le français. Ce qui ne l’empêche pas de faire la connaissance du producteur Orlando, frère de Dalida, toujours en quête de nouveaux talents dont l’accent exotique peut constituer une plus-value. Un contrat est signé et un premier disque enregistré. Comme Shake se débrouille plutôt bien en anglais, il n’est pas question de lui imposer un texte totalement francophone. Et, pour aller plus vite, il apprendra phonétiquement la moitié de cette première chanson commercialisée en France en 1976 dont le titre est « You know I love you (Tu sais je t’aime) ». Après un passage en télé chez Michel Drucker un dimanche après-midi, c’est l’engouement pour le 45-tours qui se vend à 40.000 exemplaires dès le lendemain.
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Shake est devenu en quelques semaines un chanteur à succès qui poursuit son chemin de gloire avec des titres comme « Je viens de loin », « La fille que j’attendais » ou « Je chante cette chanson pour toi (I’m singing this song for you) ». Et c’est très logiquement que l’artiste assure la première partie du concert de Dalida à l’Olympia en 1977 puis de la tournée d’été de Claude François quelques mois avant son décès. Dans son pays natal, le roi est mis au courant de la popularité du chanteur en Europe. Il lui demande de revenir et lui décerne, en 1979, le titre de Dato, une reconnaissance honorifique attribuée pour avoir bien représenté la Malaisie à l’étranger. Parallèlement à cela, il est promu Chevalier des Arts et des Lettres en France pour avoir promu la langue et la culture françaises en Asie. Et Shake poursuit son parcours avec d’autres succès dans un français qui s’améliore de jour en jour : « Rien n’est plus beau que l’amour » (1977), Soleil aide-moi (1978) ou « L’étranger au paradis » (1978). En 1981, l’artiste commercialise un 33 tours sur lequel figurent dix titres nouveaux et une chanson qui sort du lot : « Begawan solo (la rivière de l’amour) », la première interprétée en malais, la langue natale de Shake. Jusqu’en 1984, il connaît encore le succès avec « Animal tropical » ou encore « Avec elle ». Puis, c’est la rupture avec Orlando qui est consécutive à la baisse de ses chiffres de ventes mais aussi et surtout à l’envie de l’artiste de changer de genre musical. Il s’essaie ainsi au rock avec le titre « Sorry Sandy » signé dans un autre label discographique mais cela ne marche pas. En 1985, c’est décidé : Shake repart en Malaisie où il commence à connaître un succès plus important qu’en France. C’est alors l’avènement du disque compact et son premier album en malais sera donc un support digital. Cette première galette numérique commercialisée sous le nom de Dato Shake se vend à 700.000 exemplaires. Il devient une star et chante dans les stades de son pays qui bascule cependant politiquement et qui le condamne ensuite à s’exiler aux Etats-Unis et à Los Angeles où il fint par s’installer définitivement avec sa famille. Et c’est en Californie qu’il poursuit l’élaboration d’autres albums, en malais et en anglais, qui récoltent un grand succès international. De temps à autre, Shake revient en France pour y revoir des amis et visiter mais jamais pour y reprendre des activités artistiques. Mais, en 1996, vingt ans après le premier tube du chanteur, Orlando décide de commercialiser une compilation de ses succès des années 1970-1980 qui vont enfin être disponibles en CD. L’artiste accepte de revenir au pays de Voltaire pour participer à la promotion de l’album dans trois émissions de télévision. 200.000 copies du disque s’écoulent en quelques semaines. Shake repart aux Etats-Unis et se fait à nouveau très discret en Europe pendant des années. Les nouvelles qu’on a de lui datent ensuite de 2009 quand il revient dans l’actualité avec un album intitulé « Shake d’hier et d’aujourd’hui ». L’opus comporte quatorze chansons dont sept nouveautés enregistrées aux Etats-Unis (avec Michael Sembello) et en Belgique (avec Philmarie). Les sept autres titres en français sont des succès de la grande époque réorchestrés de manière rock, jazz et contemporaine, ce qui n’est pas du goût des nostalgiques de l’idole de la fin des années 1970. Le disque ne sera pas un véritable succès de vente. Au Québec, une compilation ayant pour titre « Mes grands succès » est sortie en juin 2009. Et, en Malaisie, c’est un double CD de 26 titres en langue locale qui a été édité en septembre de la même année. Depuis ses débuts, si Shake s’est caractérisé comme un bon vendeur de disques, il s’est aussi forgé une attitude sur scène. C’est ainsi qu’il se produit, de manière remarquée, à l’Alhambra de Paris en 2011. Un nouvel album en malais, “Chameleon”, est sorti en 2012. Et, en 2015, le disque intitulé “Voyageur” propose douze chansons dont la moitié sont en français. Shake revient proposer ses chansons-là et ses précédents succès au public français lors d’un concert au Grand Rex de Paris en 2016.
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20 mai 1959 : Naissance, à Paris, du chanteur français Daniel DARC. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours professionnel de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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20 mai 1973 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française ELSA (Lunghini). Elle est la fille de Georges Lunghini, comédien, photographe et compositeur, et de Christiane Jobert, artiste peintre, sculptrice et soeur de la comédienne Marlène Jobert. C’est au cinéma, alors qu’elle a sept ans, qu’Elsa entame sa carrière artistique. On peut rêver pire pour ses débuts puisqu’elle tourne aux côtés de Romy Schneider, Lino Ventura et Michel Serrault dans « Garde à vue » de Claude Miller. Parmi les films qu’elle tourne ensuite, il y a « La Femme de ma vie », de Régis Wargnier en 1986, au cours duquel elle interprète une chanson intitulée « T’en vas pas ». Cette mélodie, signée par Romano Musumara, va très vite transformer la vie de la jeune artiste qui devient une chanteuse et se retrouve en tête du top 50 français.
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La jeune ado trouve le créneau de la chanson douce et romantique pour enregistrer son premier album qui est un franc succès en 1988. Les extraits qui en sont radiodiffusés sont tous des « tubes »: les duos avec Glenn Medeiros et Laurent Voulzy (« Un roman d’amitié » et « Jamais nous ») ainsi que « Jour de neige », « A la même heure dans deux ans » et « Quelque chose dans mon coeur ». En 1990, elle enregistre un deuxième opus intitulé « Rien que pour ça » qui reste dans la lignée du précédent. Arrivée dans le milieu de la chanson à la même époque que Vanessa Paradis ou Sandra Kim, Elsa va être un moment associée à ces « lolitas » chantantes mais elle va s’en démarquer dès son troisième album plus adulte et mature. Sorti en 1992, « Douce violence » est lancé par le titre « Bouscule-moi » qui obtient un succès plus mitigé mais qui se vend quand même à quelque 200.000 exemplaires. Elsa fait alors une pause dans ses activités artistiques et devient la maman d’un petit Luigi. Et, en 1996, elle revient avec une galette numérique dont elle a écrit presque tous les textes. L’album a pour titre « Chaque jour est un long chemin » et il ne rencontre pas l’estime du public qui le boude. La chanteuse veut alors prendre une autre direction musicale mais sa maison de disques ne l’entend pas de cette oreille et bloque son contrat. Elle ne sortira ainsi finalement son cinquième album qu’en 2004. Mais elle aura mis à profit sa longue période de gestation pour s’entourer de quelques pointures de la nouvelle scène française. Et le disque naît ainsi de la collaboration d’Elsa, auteur, avec des artistes comme Keren Ann, Benjamin Biolay ou Hubert Mounier. En 2006, elle commercialise son premier opus en public après 20 ans de carrière: le spectacle enregistré est celui livré dans la salle parisienne de l’Européen en 2005. Travaillant de plus en plus avec des personnalités qu’elle apprécie, Elsa se tourne vers Da Silva qui écrit et compose presque tous les titres de l’album éponyme sorti en 2008. Mais le succès est, à nouveau, assez limité et l’artiste se tourne alors vers le cinéma et les fictions télévisées.
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Silva en 2010

20 mai 1977 : Naissance, à Bruxelles, de l’auteur, compositeur et interprète belge d’origine italienne SILVA, Silvano Macaluso de son vrai nom. Passionné de musique, il apprend le piano classique dès l’âge de douze ans et, par la suite, il élargit sa palette en jouant aussi de la guitare, de la batterie, des percussions, de la basse et de l’accordéon. A 17 ans, il rejoint, en tant que musicien, quelques groupes de sa région. Puis, en 1996, il s’inscrit au concours « Pour la gloire » de la télé francophone publique belge (RTBF) qui est un peu l’ancêtre de « The Voice ». Il y interprète une version piano-voix de la chanson « Puisque tu pars » de Jean-Jacques Goldman et il remporte le concours haut la main. En 1999, sous le nom de Silvano, il enregistre le titre « Emmène-moi » qui connaît un succès d’estime en Belgique et en France. Un an plus tard, il participe au concours de la Rose d’Or d’Antibes dont le jury est présidé par Eddie Barclay. En 2002, Silvano enregistre deux singles qui connaissent un bon succès en Belgique: « Encore » et « C’est la vie ». Ils seront suivis, en 2003, par la chanson « Je sais que tu m’aimes ». Quelques mois plus tard, l’artiste reçoit le prix du public de la radio privée belge Bel-RTL au cours des « Octaves de la Musique » pour son premier album « Laisse aller » sorti en 2004. Il participe alors à de nombreux festivals en Belgique. Ses multiples talents artistiques l’orientent alors vers d’autres projets musicaux avant qu’il ne revienne à la production de son propre album suivant en 2009. L’opus « Antidote » sort sous son nouveau pseudonyme de SILVA (qui n’a rien à voir avec Da Silva) chez Universal en juin 2010. Il participe aux Francofolies de Spa (au Salon Bleu) et aux Fêtes de Wallonie à Namur. En 2012, son clip video « On se pardonne », tourné notamment à Tournai (B), se distingue par l’application de la technique du lipdub qui donne l’occasion à des fans internautes de mimer les paroles de la chanson à la place de l’artiste. Un troisième album intitulé « 22h22 » est sorti à la fin de l’année 2015. Et Silva est à nouveau programmé aux Francofolies de Spa (B) le 21 juillet 2016. En décembre 2017, le chanteur remporte le Côte d’Or Festival Song de Dijon (F). En mars 2018, Silva poste le clip vidéo de son nouveau titre, « Emporte-moi », sur YouTube. Et, en avril 2019, il remet le couvert en proposant cette fois un titre tout empreint de ses talents de mélodiste : « Le jardin des justes ».
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Le printemps 2020 et la crise sanitaire du coronavirus covid-19 inspirent à Silva l’idée d’une chanson réunissant plusieurs artistes belges afin de donner un peu de courage, de force et d’espoir au personnel médical de première ligne. Et son initiative s’arrête sur la célèbre chanson américaine de Lionel Richie : « We are the world ». La vidéo est réalisée au départ d’un play-back instrumental réalisé par l’artiste. Les autres chanteurs et chanteuses viennent ensuite y ajouter leur voix en faisant parvenir une vidéo personnelle. Le résultat est le clip à voir ci-dessous.
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Jeff Bodart en 1994

20 mai 2008 : Décès, à Charleroi, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART des suites d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 45 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Ricet Barrier

20 mai 2011 : Décès, à Clermont-Ferrand, du chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER à l’âge de 78 ans des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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9 MAI

Dick Annegarn – pochette de l’album de 2008

9 mai 1952 : Naissance, à La Haye, de l’auteur, compositeur et interprète néerlandais Dick ANNEGARN. Même s’il naît aux Pays-Bas, l’artiste passe presque toute sa jeunesse en Belgique, à Bruxelles. Passionné par le folk et le blues américains, le jeune Dick apprend la guitare tout seul et décide de s’installer à Paris en 1972 avec des chansons plein la tête. Et c’est dans la capitale française qu’il va enregistrer son premier album à la fin de l’année 1973. Ce disque est rapidement un succès et une chanson envahit toutes les radios francophones: « Bruxelles ».
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Alors que ce « tube » est encore dans toutes les oreilles, Dick Annegarn enchaîne avec d’autres morceaux de choix: « Sacré Géranium » et « Mireille » notamment. Mais le chanteur finit par se sentir prisonnier de son rôle de vedette un peu malgré lui. Et il préfère choisir une démarche d’artisanat qui va le rendre moins populaire tout en atteignant un public plus restreint mais aussi plus exigeant. Dick Annegarn consacre également une grande partie de son temps à d’autres activités. Et, de temps à autre, il livre l’un ou l’autre spectacle, comme au Théâtre 140 de Bruxelles en 1984, qui ne laisse jamais indifférent. En 2006, il reçoit la reconnaisance de ses pairs qui lui rendent hommage sur le disque « Le Grand Dîner » où se retrouvent Arno, Chédid père et fils, Bashung, Bénabar, Souchon ou encore Mathieu Boogaerts. Deux ans plus tard, Dick Annegarn publie « Soleil du Soir », un album aux accents blues enregistré à New York. Et, en 2011, il sacrifie enfin à sa passion de toujours en enregistrant des standards du folk et du blues américain sur « Folk-Talk ». En juin 2014, son album suivant fait aussi référence à l’une de ses passions de bon Hollandais: « Vélo Va ». Ensuite, Dick fête ses quarante ans de chansons à l’Olympia de Paris en compagnie de Yael Naïm, Emily Loizeau et Raphaël. Après une tournée en France et en Belgique, il revient dans le Sud-Ouest de la France où il s’est retiré il y a quelque temps et où il organise chaque année le « Festival du Verbe ». Fin mars 2016, son « tube » « Bruxelles » connaît une nouvelle popularité en étant associé aux hommages rendus à la capitale belge et européenne après les attentats du 22 mars qui ont tué plus de 30 personnes à l’aéroport et dans le métro. La même année, il commercialise l’album « Twist » promotionné par la chanson « Au marché des mendiants ». En 2018, Dick Annegarn réenregistre douze de ses titres passés accompagné par un grand orchestre pour l’opus intitulé « 12 villes 12 chansons ».
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En 2020, alors que la pandémie du coronavirus covid-19 confine le monde entier, c’est chez lui que Dick Annegarn enregistre un nouvel album qui s’intitule « Söl » et dont la première chanson porte un titre autobiographique : « Né à La Haye ».
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Philippe Vancles en 2009

9 mai 1968 : Naissance, à Tournai, du chanteur belge Philippe VANCLES. Il se passionne pour la musique dès son plus jeune âge. Il étudie le piano classique pendant trois années avant de composer ses premières chansons à l’âge de douze ans. Il est alors un fan inconditionnel de Daniel Balavoine qu’il va avoir la chance de rencontrer en 1981 alors qu’il répète pour un concert ayant lieu à la Maison de la Culture de Tournai. Au milieu des années 1980, il est le fondateur, auteur, compositeur et chanteur d’un groupe de sa région natale: Exode. Un seul 45-tours est alors enregistré avec la chanson « Allume-moi ». Mais cette expérience ne va pas durer et c’est seul que Philippe peut désormais évoluer en enregistrant un premier disque sous son nom : « Pas la haine » en 1988. Cette chanson lui permet de remporter le Grand Prix d’un concours de chanson française au Casino de Chaudfontaine (B). En 1993, il signe un premier contrat phonographique chez EMI Belgique et quelques singles lui procurent un certain succès auprès des radios et du public belges : « Coeur à cœur, corps à corps », « Arrête », « Plus rien à dire » et « J’fais bouger ma vie ». La télévision belge puis française lui ouvre leurs portes : il est remarqué à la RTBF (« Conviviale Poursuite »), à RTL-TVI (« Dix qu’on aime ») et à France 2 (« La chance aux chansons »).
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En 1999, il rencontre l’éditeur-producteur belge André D’Anjou qui lui propose de commercialiser un album sous son label Adasong. L’opus intitulé « Les grands sentiments » sort en 2000 et le succès permet aux deux hommes de poursuivre leur aventure artistique avec l’album « Etat second » en 2004. Ces deux disques permettent à Philippe Vancles de participer, en Belgique, aux Francofolies de Spa mais aussi à la Fête de la Musique et aux Fêtes de Wallonie. A cette époque, Philippe adapte en français ou écrit de nombreux textes de chansons pour le chanteur belge néerlandophone Paul Severs. En 2006, il est l’un des rares artistes belges à se produire dans les prisons de son pays. A la fin de l’année 2008, il enregistre un duo avec l’actrice Annie Girardot: «  »A côté de sa Vie ». Le disque est vendu au profit de l’association: « Agir pour Alzheimer ». Son troisième album s’appelle « Kamikaze » et sort en 2009. Bien calé dans son époque, l’opus est plus pop-rock que les précédents mais il ne connaît pas pour autant un succès plus retentissant. Dommage car l’artiste mériterait assurément plus d’attention de la part des médias et du public. En 2011, pour le 25e anniversaire de la disparition de son idole, Daniel Balavoine, il lui est proposé de créer un spectacle en hommage à l’artiste au franc-parler légendaire. Philippe Vancles décide alors de créer le groupe Lipstick qui n’interprète que le répertoire du chanteur disparu. En janvier 2015, tout en perpétuant le souvenir des chansons de Balavoine sur les scènes de la francophonie, l’artiste sort, à titre personnel, un nouveau single intitulé « La lumière ».
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Pascal Sevran

9 mai 2008 : Décès du producteur, animateur, auteur et chanteur français Pascal SEVRAN, à l’âge de 62 ans, des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière professionnelle de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.

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