HUSTIN Jacques

Jacques Hustin en 1978 – Photo (c) Guido Marcon

Le chanteur belge Jacques HUSTIN naît le 15 mars 1940 à Liège. Il suit d’abord des études de dessin et de peinture avant d’être illustrateur, décorateur et compositeur. Ses premières apparitions en public datent de ses quinze ans. Mais, cinq ans plus tard, la voie de Jacques Hustin paraît tracée: il sera artiste peintre. Pourtant, malgré cela, en 1965, c’est bien de chanson dont il est question lorsque l’académicien Marcel Achard lui remet le Premier Prix du Festival de la chanson française à Spa (B). Dans la foulée, il en profite pour enregistrer son premier 33 tours en Belgique puis il s’installe à Paris. Il s’y produit dans des cabarets où les convives écoutent peu les artistes. Il connaît un certain succès discographique avec « On m’a donné quinze ans » et, en 1966, il reçoit le prix de la Société des Auteurs Belges: la SABAM.
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Il multiplie alors les récoltes de prix et récompenses en tous genres: on lui remet l’hermine de bronze au festival de Rennes en 1967 et le premier prix au Golden Stag Festival de Brasov (Roumanie) en 1968 où sont proposés les concerts de Rita Pavone, Gilbert Bécaud, Amália Rodrigues, Bobby Solo ou Cliff Richard. Un an plus tard, Jacques Hustin se voit attribuer le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. En 1974, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il s’y classe 9e avec « Fleur de liberté ».
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A la même époque, la RTB, télévision belge francophone, lui propose de présenter « La guimbarde », une émission où il accueille des amis artistes. Il poursuit son travail d’artiste en enregistrant quelques albums dans la seconde moitié des années 1970 comme, en 1978, « Les petites filles de David Hamilton ».
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En 1981, Jacques Hustin renoue avec un certain succès, surtout radiophonique, grâce, notamment, aux radios belges dites « libres » qui programment beaucoup : « Les coups de soleil ».
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Quelques années plus tard, c’est un maxi 45 tours intitulé « Piano blanc » qui lui permet de maintenir sa popularité mais aussi de proposer à nouveau une série de concerts au Théâtre de l’Esprit Frappeur à Bruxelles en 1986. Mais, en 1988, la fatigue et des soucis respiratoires l’obligent à mettre un terme à ses activités de chanteur. Il se retire dans les Ardennes belges où il décide de se consacrer pleinement à la peinture. Jacques ne sort de son refuge que pour parler brièvement de la sortie d’une compilation de 20 de ses titres en 1999: « En version originale ». Jacques Hustin décède dix ans plus tard, dans sa ville natale de Liège, le 6 avril 2009.
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VIAN Boris

Boris Vian en 1956 – Photo (c) Michel Cot

L’artiste français Boris VIAN naît le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray. Pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. Il signe les paroles sous le nom de Vernon Sinclair et l’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador interprète sous le nom d’Henri Cording.
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Pour Salvador encore, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui est toujours aujourd’hui un grand classique de la chanson francophone.
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D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots qui en font une mélodie typée des années « yé-yés » et twist.
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Mais Boris Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie en 1958.
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D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ». En 2009, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort, un double album hommage est enregistré par divers artistes dont Lio, Thomas Fersen, Juliette Gréco, Zebda, Carla Bruni, Jean-Louis Trintignant, Juliette, M, Maurane, François Hadji-Lazaro, Olivia Ruiz ou Michel Delpech.
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GAINSBOURG Serge

L’auteur-compositeur-interprète français Serge GAINSBOURG naît le 2 avril 1928 à Paris sous le nom de Lucien Ginsburg. Fils d’immigrants russes juifs, il a pour ambition dès son plus jeune âge de devenir artiste-peintre. Mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature.
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Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès.
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C’est Michèle Arnaud qui pousse Serge à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et cela est d’abord remarqué par le milieu artistique plus que par le public. Gainsbourg se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire.
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Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent.
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Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague des « yé-yés », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall, titre avec lequel cette dernière chanteuse remporte le concours Eurovision de la Chanson. Ces deux chansons sont des « tubes ».
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Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy ou Anna Karina.
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Il y a aussi Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée. B.B. en gardera des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo.
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En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils vont enregistrer ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui fait connaître le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant.
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Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc.
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Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très contestée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ».
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Les années 1980 seront celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Avec elle, il enregistre « Love on the beat » qui est l’une des chansons qui constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky.
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Les ennuis cardiaques de Serge Gainsbourg se multiplient alors. Mais le whisky et les « Gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe à Paris d’une ultime crise cardiaque. Il a alors 62 ans.
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Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui a fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier.
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Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Alain Bashung, Julien Clerc et même Claude François.
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En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.

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WILLEMETZ Albert

Albert Willemetz en 1937 (c) Fonds Albert Willemetz

Le librettiste, auteur, parolier et scénariste français Albert WILLEMETZ naît le 14 février 1887 à Paris. Il voit le jour dans un milieu plutôt bourgeois avec un père cadre dans une société d’assurances. Dès son enfance, il a la possibilité d’apprendre la musique et, adolescent, il étudie la littérature puis le droit avant de devenir fonctionnaire. En 1911, il épouse une artiste peintre dont il a un premier fils en 1915 mais les fins de mois sont difficiles. Il se décide alors à mettre ses talents d’auteur au profit de la presse et il écrit ainsi des articles pour des journaux. Parallèlement à cette activité, il est attiré par la poésie et il publie un premier recueil de poèmes en 1914 sous le titre « Au pays d’amour ». Le jeune Sacha Guitry remarque Albert Willemetz et lui demande de collaborer à l’écriture de sa première revue : « ‘Il faut l’avoir » présentée à Paris, au théâtre du Palais Royal en 1915. Trois ans plus tard, et après une première expérience un peu ratée quelques années plus tôt, Willemetz écrit le livret de l’opérette « Phi-Phi » sur une musique composée par Henri Christiné. C’est d’emblée un énorme succès qui est toutefois terni par la mort de son épouse victime de la tuberculose. Désormais, Albert Willemetz va se consacrer à l’écriture d’opérettes, de revues et de chansons comme « Mon homme » interprétée par Mistinguett dans « Paris qui jazz » au Casino de Paris.
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Après son remariage en 1921, il connaît à nouveau un grand succès avec l’opérette « Dédé » qui est proposée au Théâtre des Bouffes-Parisiens et où figurent Urban et Maurice Chevalier qui interprète « Dans la vie faut pas s’en faire ».
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Le chanteur au canotier épinglera d’ailleurs quelques succès de Willemetz à son répertoire : « Valentine » (1925), « Quand on revient » (1927), « Ça m’est égal » (1928) ou « L’amour m’a transformé » (1931).
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D’autres interprètes en vue chanteront aussi d’autres titres de l’auteur par la suite : Dranem, Saint-Granier, Urban, Jean Gabin, Alibert, André Baugé, Marie Dubas, Fernandel, Georges Milton, Bach, Henri Garat et Michel Simon. Après la seconde guerre mondiale, Albert Willemetz devient président de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux français, et le reste jusqu’en 1956. Il écrit moins de chansons mais il accroche à son palmarès les interprètes qui ont pour nom Luis Mariano, Marie Bizet, Andrex, Lucienne Delyle, Jean Sablon, Patrice et Mario, Bourvil, Léo Ferré, Mathé Altéry et les Frères Jacques. Willemetz décède le 7 octobre 1964 d’une rupture d’anévrisme à Marne-la-Coquette. Son oeuvre comprend une centaine d’opérettes et près de 2.000 chansons.
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VANDERLOVE Anne

Anne Vanderlove en 1984 – Photo (c) Marthe Raillon

La chanteuse, auteure et compositrice néerlandaise Anne VANDERLOVE naît le 11 décembre 1943 à La Haye sous le nom d’Anna Van der Leeuw. Son père est artiste peintre et résistant néerlandais durant la seconde guerre mondiale. Il se fait arrêter et est déporté par les nazis à Buchenwald en Allemagne. Il survit à cette épreuve et rentre aux Pays-Bas alors que la mère d’Anna, d’origine bretonne, envoie sa fille chez ses parents qui vivent en France dans le Morbihan. Anna est donc élevée à Arradon, en Bretagne, où elle passe son enfance chez ses grands-parents maternels. Sa scolarité est tout à fait traditionnelle et correcte puis, à 20 ans, elle part pour Paris afin d’y entamer des études de philosophie. Mais c’est un diplôme d’institutrice qu’elle décroche finalement. Au moment où elle pense à se rendre à l’étranger pour se joindre à une mission humanitaire, elle est intriguée par quelques artistes poussant la chansonnette dans le métro et dans les rues. Elle pense qu’elle peut, elle aussi, composer des chansons et les interpréter sous le nom d’Anne Vanderlove. Du coup, en 1965, elle commence à proposer ses prestations Chez Georges, un établissement de Saint-Germain-des-Prés. Remarquée par un professionnel du disque, elle enregistre quelques-unes de ses compositions et, en 1967, elle connaît le succès avec la « Ballade en novembre ». A cette occasion, elle est récompensée par le Grand-Prix du Disque.
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Lors du soulèvement des étudiants et des mouvements sociaux qui ont suivi en France en mai 1968, Anne Vanderlove chante dans les usines en grève et on la surnomme « la Joan Baez française ». Alors qu’elle connaît d’autres succès comme « Les petits cafés », elle ne s’entend plus avec les responsables de sa maison de disques et quitte le label.
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Après avoir participé à l’album « La mort d’Orion » de Gérard Manset en 1970, elle décide de produire elle-même ses disques. Deux ans plus tard, la chanteuse s’installe en Bretagne et produit donc quelques albums comme « La vie s’en va » (1981) qui reçoit l’Oscar de la chanson française.
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Des titres de ce disque-là et d’une dizaine d’autres sont repris sur une compilation en trois CD qui sort en 1987. Puis, Anne Vanderlove fait une pause avant d’enregistrer de nouveaux albums. Il y a « Bleus » (1997), « Silver » (1999), « Escales » (2000), « Femme de légende » (2003), « Rue Columbus » (2010) et « Pour toujours, nous serons Charlie » (2015).
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Très impliquée pour des causes humanitaires, sociales et environnementales, l’artiste a aussi collaboré, en 2000, au disque « Pour que tous les oiseaux vivent heureux » enregistré avec les enfants de l’école de La Rabine de Vannes et vendu au profit de l’association « Bretagne vivante » dont le but est de développer les actions de formation et d’éducation à l’environnement. En 2013, elle est nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture française Aurélie Filippetti. Le 30 juin 2019, Anne Vanderlove décède des suites d’un cancer auprès des siens dans la région du Finistère.
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CHICHIN Fred (RITA MITSOUKO)

Fred Chichin en 1984

Le musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO, naît le 1er mai 1954 à Clichy. Son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc.

Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue la guitare, la basse, la batterie et les claviers sur les disques. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette même année, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.

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MOULOUDJI

MOULOUDJI en 1985

L’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI naît le 16 septembre 1922 à Paris. Son père est d’origine algérienne kabyle et sa mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, a des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951.

Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque à ce moment et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française. La chanson sera couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros.

En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson française.

Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ».

Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji enregistre encore des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des médias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. Cinq ans plus tard, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

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11 DECEMBRE

Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

11 décembre 1913 : Naissance, à Cherbourg, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS sous le vrai nom de Jean Alfred Villain-Marais. Pour en savoir plus sur ses activités de chanteur et parcourir une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

11 décembre 1920 : Naissance, à Douai, du chanteur français Jacques DOUAI sous le nom de Gaston Tanchon qui a choisi comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Pour en savoir plus sur sa vie et parcourir une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

11 décembre 1932 : Naissance, à Cleveland (Etats-Unis), sous le nom de Nancy Brown, de la chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Enrico Macias au début des années 1980

11 décembre 1938 : Naissance, à Constantine, en Algérie française, du compositeur et chanteur français Enrico MACIAS sous le nom de Gaston Ghrenassia. Il est le fils de Sylvain qui était violoniste dans l’orchestre de Raymond Leyris dit Cheikh Raymond qui deviendra par la suite le beau-père d’Enrico Macias. Né dans un milieu musical juif algérien, Gaston est initié à la guitare par son cousin Jean-Pierre et des amis gitans qui le surnomment très vite Enrico. Après des études sans histoires, Gaston se destine à l’enseignement et est instituteur. Il ne preste toutefois pas longtemps puisque, très vite, il préfère pratiquer la musique dans l’orchestre de Cheikh Raymond. Mais, en juin 1961, ce dernier est assassiné et cela pousse la famille Ghrenassia à quitter l’Algérie pour la France et Argenteuil. En Méditerranée, sur le bateau qui l’amène en France, Gaston compose et écrit la chanson « J’ai quitté mon pays ». Une fois à Paris, l’homme ne revient pas à l’enseignement et il effectue divers petits boulots en espérant pouvoir, un jour, vivre de la musique et, de préférence, de sa musique. Il décroche ainsi quelques petits contrats dans des cabarets parisiens et finit par se faire remarquer pour assurer la première partie d’un concert de Gilbert Bécaud. Gaston Ghrenassia s’appelle désormais Enrico Macias: Enrico pour le prénom qui lui a été donné par ses amis gitans et Macias parce qu’une secrétaire de sa maison de disques a mal compris, au téléphone, le nom de Ghrenassia qu’elle a transformé en Macias. En 1962, l’Algérie est déclarée indépendante et des milliers de Français sont rapatriés dans leur pays d’origine. A la télévision française, l’émission d’actualités « Cinq colonnes à la une » fait appel au chanteur pour illustrer un reportage sur ces personnes forcées de revenir dans un pays où elles n’ont pas nécessairement vu le jour et qu’elles ne connaissent pas. Il y chante « Adieu mon pays » simplement accompagné à la guitare et il devient, en quelques instants, le symbole de l’exil des « Pieds-Noirs ». En 1963, il enregistre son premier 33-tours chez Pathé Marconi et les succès sont déjà nombreux comme « Enfants de tous pays ». Au fil du temps, le répertoire d’Enrico Macias va se révéler varié tout en privilégiant les textes où l’amour et la paix sont omniprésents. Il devient ainsi l’interprète de succès qui restent gravés dans l’histoire de la chanson française comme « Les gens du Nord », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Le mendiant de l’amour ».

Mais il sait aussi donner une tournure plus légère à son répertoire avec des mélodies comme « Les millionaires du dimanche » ou « Les filles de mon pays ». Il se montre aussi parfois plus engagé dans ses textes en prônant la paix. C’est le cas dans la chanson « Un berger vient de tomber », écrite après l’assassinat du président égyptien Sadate au début des années 1980. Ou dans « La France de mon enfance » qui évoque l’Algérie française de ses premières années de vie et la condition des « Pieds Noirs » pas toujours reconnue à sa juste valeur. A la fin des années 1990, il se rend compte que ses chansons n’obtiennent plus le succès espéré et il se tourne vers ses origines en réalisant des enregistrements plus authentiques qui le font mieux connaître des spécialistes de la « musique du monde ». Perpétuant la tradition, il travaille aussi avec son fils et collabore avec des compositeurs et auteurs plus jeunes comme Art Mengo (« Oranges amères » en 2004). En 2012, pour satisfaire à la vogue du moment, Enrico réenregistre ses plus grands succès en duo avec ceux qu’il nomme ses amis. On y retrouve Cali, Carla Bruni, Mickaël Miro, Natasha St-Pier, Dany Brillant, Dani et Corneille entre autres. Quatre ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons originales dont le titre générique est « Les Clefs ». En 2019, un nouvel album est en vente : il reprend toute une série de succès réenregistrés dans de nouvelles versions arrangées par le Al Orchestra. En mai de l’année suivante, Enrico déclare avoir été une victime du coronavirus covid-19 et d’en être guéri. Quelques jours plus tard, il subit une chute qui entraîne une fracture du col du fémur et une opération réalisée en juin 2020.
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Anne Vanderlove en 1984 – Photo (c) Marthe Raillon

11 décembre 1943 : Naissance, à La Haye, de la chanteuse, auteure et compositrice néerlandaise Anne VANDERLOVE sous le nom d’Anna Van der Leeuw. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Grégori Baquet en 2002

11 décembre 1970 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur, musicien, réalisateur et metteur en scène français Grégori BAQUET. Fils de l’acteur et violoncelliste Maurice Baquet, il suit les cours du lycée Molière à Paris. La fibre artistique prend ensuite le dessus et, à seize ans, il entame une carrière théâtrale en jouant, entre autres, aux côtés de Jacques Fabbri. En 1994, il est engagé pour jouer le rôle d’un jeune sportif dans la série télévisée « Extrême limite » dont il chante le générique. Cette nouvelle expérience dure un an. En 1995, il fait partie de la troupe de Roger Louret qui met en scène le spectacle musical « Les années twist ». Il poursuit son travail musical avec la troupe jusqu’en 1998 en étant encore à l’affiche des « Z’années zazous » et de « L’Arlésienne ». Simultanément, il est sollicité pour le tournage d’une autre série: « Une femme d’honneur » avec Corinne Touzet, entre 1996 et 1999. En 1997, il tourne aux côtés de Mireille Darc dans le film de Marion Sarraut: « L’ami de mon fils ». En 1998, il fait partie du spectacle « Les Insolistes » qui est présenté un an plus tard au Festival Off d’Avignon et qui, avec beaucoup d’humour et d’originalité, revisite les répertoires d’Offenbach, Scotto, Mireille et Nohain entre autres. En 2000, il est sélectionné pour rejoindre la troupe de la comédie musicale « Roméo et Juliette » de Gérard Presgurvic d’après William Shakespeare. Avec Philippe d’Avilla, Damien Sargue, Nuno Resende et Cécilia Cara, il va sillonner toute la francophonie jusqu’à la fin 2002. Il est alors l’un des trois interprètes, avec Sargue et d’Avilla, du « tube » « Les rois du monde » qui se vend à près de 1.500.000 exemplaires. En 2003, il participe au spectacle « Tous en scène contre la sclérose ». Puis, il consacre la plus grande partie de son temps au théâtre et au cinéma. En 2009, il est à l’affiche de la nouvelle version de « Hair » mise en scène par Ned Grujic au Trianon de Paris. En 2011, il fait encore une apparition dans le milieu de la chanson en interprétant « Memory » en duo avec Renaud Hantson sur l’album de ce chanteur. Depuis, c’est le théâtre, les séries télé et un peu de cinéma qui constituent les activités majeures de Grégori Baquet.
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23 AOUT

Giani Esposito en 1961

23 août 1930 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles) de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français Giani ESPOSITO. Son père est italien. Sa mère est française et accouche en Belgique pour pouvoir choisir une nationalité autre que française pour son enfant, ce qui n’est alors pas possible en France. A l’approche de la seconde guerre mondiale, le petit Giani quitte la France pour l’Italie. C’est en Italie qu’il commence à écrire des poèmes d’adolescent. Il poursuit des études traditionnelles mais s’intéresse beaucoup à la sculpture dont il voudrait faire son métier. A son retour à Paris en 1949, il pense toujours à la sculpture mais il est contraint d’effectuer des petits boulots pour vivre. Dès qu’il reçoit un peu d’argent, il suit des cours de comédie avant de s’orienter vers le cinéma au début des années 1950. En 1953, Giani Esposito commence à apprendre la musique par le solfège et le piano. Emballé, il compose quelques chansons et est engagé pour quatre mois au cabaret parisien de « La rose rouge » avant de se produire à « l’Ecluse ». Alors qu’il se produit de plus en plus sur scène, Giani Esposito n’enregistre ses chansons qu’à partir de 1958. Et son premier 45 tours est commercialisé pour fêter le centenaire des apparitions de Lourdes. Un an plus tard, il sort un super 45 tours de quatre titres où se trouve la fameuse chanson « Le clown » qui reste l’oeuvre la plus connue de l’artiste.

A titre personnel, Giani Esposito se tourne alors de plus en plus vers l’ésotérisme et la spiritualité. En 1963, il épouse la comédienne Pascale Petit qui accouche d’une petite Bougidarka le 26 juin de la même année. Plus tard, à l’adolescence, Bougidarka (ce qui veut dire « don de dieu ») change son prénom et devient Douchka pour interpréter les versions françaises des chansons des films de Walt Disney. Jusqu’en 1967, Giani Esposito tourne presque exclusivement pour le cinéma et la télévision. Puis, en 1967, il signe un contrat discographique avec Pathé Marconi qui concerne trois albums et des 45 tours. Ces albums-là sortent en 1967 (« Jardiniers qui doutez ») et 1968 (« Les clowns » et le double « Un noble rossignol et autres nouvelles chansons »). En 1969, il se sépare de Pascale Petit et chante « Timidité » grimé en clown à la télévision française.

Il prépare aussi l’opus qui sortira un an plus tard: « Les ombres sont chinoises ». En 1970 également, il participe avec Anne Vanderlove à l’enregistrement de l’opéra de Gérard Manset: « La mort d’Orion ». Giani se met alors à apprendre la guitare. Deux ans plus tard, il sort un nouvel album personnel: « Paris le désert ». Et, en 1973, il se consacre à divers projets cinématographiques, théâtraux et musicaux. Il donne ainsi un concert aux Baux de Provence dans une formule piano-voix et une tournée est en préparation. Mais, le 26 décembre 1973, il est hospitalisé d’urgence à Neuilly pour une hépatite virale et une tumeur cérébrale. Il meurt le 1er janvier 1974 à l’hôpital américain.
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Paul Louka en 2010

23 août 1936 : Naissance, à Marcinelle, de l’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA, de son vrai patronyme Vital-Paul Delporte. Outre ses qualités d’auteur, de compositeur et d’interprète qui le font connaître du grand public, l’artiste se révèle aussi comédien, écrivain et peintre avant de devenir administrateur-délégué de la société des auteurs et compositeurs belges, la SABAM, de 1996 à 2009. A ce titre, il est aussi le fondateur des « Octaves de la Musique » qui sont, en Belgique francophone, l’équivalent des « Victoires de la Musique » françaises. Paul Louka est le frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil qui doit son pseudonyme au nom du village où il réside. Il est aussi le cousin germain d’Yvan Delporte, personnalité importante de la bande dessinée belge. Après des débuts assez difficiles dans son pays d’origine, c’est une rencontre avec Jacques Brel en 1959 qui le décide à s’installer à Paris. Il va y rester trois ans et se produire dans de nombreux cabarets. Il fait ainsi la connaissance de beaucoup d’artistes comme Raymond Devos ou les Frères Jacques par exemple. Mais, dès 1962, une grande amitié le lie à Georges Brassens dont il effectue de nombreux levers de rideau à Bobino. Le grand regret du saltimbanque reste cependant l’échec du « Centre de la Chanson de Charleroi », projet qu’il a pourtant tenu à bout de bras de 1991 à 1997. Quelques jours avant sa mort survenue à son domicile de Montignies-sur-Sambre le 23 juillet 2011, Paul Louka révèle au chanteur Johan Verminnen qu’il a le projet d’enregistrer à nouveau un album. Ce dernier aurait dû être commercialisé quelques semaines plus tard, soit quelque 15 ans après la sortie de son deuxième disque compact qui était une compilation de chansons réenregistrées sous le titre « Temps forts, de Marcinelle à Vas-y-Paulo ». Parmi les chansons qui ont marqué la carrière de Paul Louka, on peut citer, entre autres, « Les Mirlitons » (1963), « Marcinelle » (1964), « Le bidule » (1965), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah » (1972), « Je suis un enfant » (1974), « Ma guitare n’est plus espagnole » (1977), « Je ne suis personne » (1981), « Quelqu’un d’important » (1981), « Vas-y-Paulo » (1984), « Libre sur Sambre » (1990), ou encore « T’en fais pas Néné » (1990).

Il est regrettable que, en raison des différentes firmes qui ont gravé les chansons de l’artiste sur disques, on ne retrouve pas une bonne compilation de versions originales sur un ou plusieurs compacts. Paul Louka a été incinéré le 28 juillet 2011 au crématorium de Gilly près de Charleroi après une cérémonie maçonnique que le chanteur a voulue publique. Ironie du sort: la salle où ont eu lieu les hommages est ornée, depuis sa construction, de vitraux réalisés par Paul Louka lui-même.
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Patrick DUHAMEL en 1980 - Photo (c) Eliane-eternellement33.skyrock.com

Patrick DUHAMEL en 1980 – Photo (c) Eliane Legrand

23 août 1945 : Naissance, en Lozère, de l’animateur de radio et de télévision français Patrick DUHAMEL. Pour en savoir plus sur sa biographie professionnelle, veuillez CLIQUER ICI.
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Vicky Leandros en 1975

23 août 1949 : Naissance, à Corfou, de l’interprète grecque Vassiliki Papathanassiou internationalement connue sous le pseudonyme de Vicky LEANDROS. Vicky est la fille de l’artiste peintre Kyriaka Protapapa et du chanteur, auteur, compositeur et producteur grec Leandros Papathanassiou plus connu sous le nom de Leo Leandros. A l’âge de neuf ans, elle rejoint ses parents à Hambourg où son père est une vedette de la chanson. Très intéressée par le travail de son père, Vicky tente sa chance dans la chanson en 1965 en sortant un 45 tours en allemand qui marche bien outre-Rhin. Un an plus tard, l’idée pour Vicky de se lancer dans une carrière internationale se concrétise en partie par l’enregistrement d’une chanson en français: « N’y pense plus tout est bien », adaptation par Hugues Aufray du titre « Don’t think twice » de Bob Dylan. En 1967, elle transforme un peu plus cet essai en se présentant au Concours Eurovision de la Chanson pour le Luxembourg avec « L’amour est bleu » qui se classe quatrième.

Cette notoriété d’un soir va lui permettre de vendre des disques dans un grand nombre de pays dont le Canada et le Japon. Elle se met alors à chanter dans la langue des pays où ses disques sont commercialisés: Allemagne, France, Royaume-Uni et Japon. En français, elle enregistre beaucoup de reprises: « Non c’est rien », « Les Moulins de mon cœur », « Ne me quitte pas », etc. Le 25 mars 1972, Vicky Leandros est à nouveau désignée pour défendre les couleurs du Grand-Duché de Luxembourg au Grand-Prix Eurovision de la chanson. A Édimbourg, elle remporte cette fois la victoire avec « Après Toi » qui connaît alors un succès dans le monde entier en sept langues. Suite à cette nouvelle popularité, la carrière de la chanteuse s’oriente vers les pays germaniques, la Grèce et l’Afrique du Sud. En 1973, elle enregistre « Lago Maggiore im Schnee », version allemande du « Lac Majeur » de Mort Shuman. Cette chanson figure la même année en français sur son album destiné aux pays francophones. « Chante Bouzouki » et « L’amour brillait dans tes yeux » sont des succès en France. En 1975, alors qu’elle a emménagé à Paris, Vicky poursuit sa carrière en France avec bonheur grâce à la chanson « J’aime la vie ». Ses enregistrements francophones se raréfient toutefois et il faut attendre 1984 pour entendre un nouveau hit en français: « A l’est d’Eden ». Au Québec cependant, sous le simple prénom de Vicky, la chanteuse connaît un succès phénoménal pendant près de 20 ans avec les « tubes » « L’amour est bleu » (1967), « Le temps des fleurs » (1968), « Les moulins de mon cœur » (1969), « Triste monde » (1970), « Ne me quitte pas » (1971), « Après toi » (1972), « Théo, on va au bal » (1974), « C’est la vie papa » (1975), « Notre Tango d’Amour » (1976), « Et je l’aime encore » (1977), « Je t’aime mon amour » en duo avec Demis Roussos (1981), « À l’est d’Éden » (1984) et « Tu as sept ponts à traverser » (1985). En 2000, Vicky Leandros compose la plupart des titres d’un nouvel album dont certains sont en français comme « Tout me parle de toi ». Mais le succès n’est plus au rendez-vous du public francophone et la chanteuse poursuit sa carrière en Grèce et en Allemagne, les deux pays significatifs de la vie de l’artiste. Pour ses 70 ans, la chanteuse entame une grande tournée internationale avec l’artiste grec George Dalaras.
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Philippe Gauthier dans les années 1980

23 août 2018 : Décès, au centre hospitalier de Mont-Godinne à Yvoir, de l’animateur et journaliste de télévision et de radio belge Philippe GAUTHIER à l’âge de 70 ans. Né à Charleroi le 15 janvier 1948, il étudie la sociologie à l’UCL, Université Catholique de Louvain-la-Neuve. Philippe est engagé à la RTBF, la radio publique francophone de Belgique, dans les années 1970. Amoureux de la langue française, il s’oriente tout naturellement vers la culture et devient animateur de radio sur la chaîne Radio 2 à Namur. C’est au début des années 1980 qu’il devient le spécialiste de la « nouvelle vague » de la chanson francophone de ces années-là grâce, notamment, à son émission intitulée « Zone verte » diffusée l’après-midi en semaine. En 1982, Philippe Gauthier présente à la télévision belge le programme culinaire « Vieilles casseroles et bonnes recettes ». Au milieu de la décennie 1980, il anime une nouvelle émission de radio : « Energie douce » où il fait connaître au grand public des artistes comme Niagara, Luna Parker, les Révérends du Prince Albert ou Etienne Daho. En mars 1989, il lance le programme intitulé « Perfecto » au cours duquel, en compagnie de son épouse Dany Martin, il propose un magazine de la culture vivante, un espace de liberté pour l’auditeur avec un répondeur téléphonique et une programmation musicale faite de découvertes majoritairement francophones. L’émission, réalisée du lundi au vendredi de 15h00 à 17h00 puis du lundi au jeudi de 19h00 à 21h00, s’arrête avec la mutation de Radio 2 en Fréquence Wallonie en octobre 1994. Il n’est alors plus question de radio pour Philippe Gauthier qui se tourne vers la télévision en proposant des reportages et des séquences pour des émissions de la RTBF comme « Autant savoir », « C’est la vie » ou « Télétourisme ».
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20 MAI

 

SHAKE en 1977

20 mai 1950 : Naissance, à Johor Bahru, en Malaisie, du chanteur SHAKE, sous le nom de Sheikh Abdullah Ahmad. Intéressé dès son plus jeune âge par la musique et la chanson, il est logique qu’une fois adolescent, il s’inscrive à un concours de chant qu’il gagne à Singapour. Son talent remarqué lui permet de se faire engager dans des cabarets de la ville où il chante les tubes de Tom Jones et d’Elvis Presley. La légende dit que ce sont deux strip-teaseuses anglaises, figurant au même programme que lui et appréciant ses qualités vocales, qui lui offrent son billet d’avion pour l’Europe afin qu’il y tente sa chance. Et c’est à Paris qu’il débarque sans parler le français. Ce qui ne l’empêche pas de faire la connaissance du producteur Orlando, frère de Dalida, toujours en quête de nouveaux talents dont l’accent exotique peut constituer une plus-value. Un contrat est signé et un premier disque enregistré. Comme Shake se débrouille plutôt bien en anglais, il n’est pas question de lui imposer un texte totalement francophone. Et, pour aller plus vite, il apprendra phonétiquement la moitié de cette première chanson commercialisée en France en 1976 dont le titre est « You know I love you (Tu sais je t’aime) ». Après un passage en télé chez Michel Drucker un dimanche après-midi, c’est l’engouement pour le 45-tours qui se vend à 40.000 exemplaires dès le lendemain.
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Shake est devenu en quelques semaines un chanteur à succès qui poursuit son chemin de gloire avec des titres comme « Je viens de loin », « La fille que j’attendais » ou « Je chante cette chanson pour toi (I’m singing this song for you) ». Et c’est très logiquement que l’artiste assure la première partie du concert de Dalida à l’Olympia en 1977 puis de la tournée d’été de Claude François quelques mois avant son décès. Dans son pays natal, le roi est mis au courant de la popularité du chanteur en Europe. Il lui demande de revenir et lui décerne, en 1979, le titre de Dato, une reconnaissance honorifique attribuée pour avoir bien représenté la Malaisie à l’étranger. Parallèlement à cela, il est promu Chevalier des Arts et des Lettres en France pour avoir promu la langue et la culture françaises en Asie. Et Shake poursuit son parcours avec d’autres succès dans un français qui s’améliore de jour en jour : « Rien n’est plus beau que l’amour » (1977), Soleil aide-moi (1978) ou « L’étranger au paradis » (1978). En 1981, l’artiste commercialise un 33 tours sur lequel figurent dix titres nouveaux et une chanson qui sort du lot : « Begawan solo (la rivière de l’amour) », la première interprétée en malais, la langue natale de Shake. Jusqu’en 1984, il connaît encore le succès avec « Animal tropical » ou encore « Avec elle ». Puis, c’est la rupture avec Orlando qui est consécutive à la baisse de ses chiffres de ventes mais aussi et surtout à l’envie de l’artiste de changer de genre musical. Il s’essaie ainsi au rock avec le titre « Sorry Sandy » signé dans un autre label discographique mais cela ne marche pas. En 1985, c’est décidé : Shake repart en Malaisie où il commence à connaître un succès plus important qu’en France. C’est alors l’avènement du disque compact et son premier album en malais sera donc un support digital. Cette première galette numérique commercialisée sous le nom de Dato Shake se vend à 700.000 exemplaires. Il devient une star et chante dans les stades de son pays qui bascule cependant politiquement et qui le condamne ensuite à s’exiler aux Etats-Unis et à Los Angeles où il fint par s’installer définitivement avec sa famille. Et c’est en Californie qu’il poursuit l’élaboration d’autres albums, en malais et en anglais, qui récoltent un grand succès international. De temps à autre, Shake revient en France pour y revoir des amis et visiter mais jamais pour y reprendre des activités artistiques. Mais, en 1996, vingt ans après le premier tube du chanteur, Orlando décide de commercialiser une compilation de ses succès des années 1970-1980 qui vont enfin être disponibles en CD. L’artiste accepte de revenir au pays de Voltaire pour participer à la promotion de l’album dans trois émissions de télévision. 200.000 copies du disque s’écoulent en quelques semaines. Shake repart aux Etats-Unis et se fait à nouveau très discret en Europe pendant des années. Les nouvelles qu’on a de lui datent ensuite de 2009 quand il revient dans l’actualité avec un album intitulé « Shake d’hier et d’aujourd’hui ». L’opus comporte quatorze chansons dont sept nouveautés enregistrées aux Etats-Unis (avec Michael Sembello) et en Belgique (avec Philmarie). Les sept autres titres en français sont des succès de la grande époque réorchestrés de manière rock, jazz et contemporaine, ce qui n’est pas du goût des nostalgiques de l’idole de la fin des années 1970. Le disque ne sera pas un véritable succès de vente. Au Québec, une compilation ayant pour titre « Mes grands succès » est sortie en juin 2009. Et, en Malaisie, c’est un double CD de 26 titres en langue locale qui a été édité en septembre de la même année. Depuis ses débuts, si Shake s’est caractérisé comme un bon vendeur de disques, il s’est aussi forgé une attitude sur scène. C’est ainsi qu’il se produit, de manière remarquée, à l’Alhambra de Paris en 2011. Un nouvel album en malais, “Chameleon”, est sorti en 2012. Et, en 2015, le disque intitulé “Voyageur” propose douze chansons dont la moitié sont en français. Shake revient proposer ses chansons-là et ses précédents succès au public français lors d’un concert au Grand Rex de Paris en 2016.
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20 mai 1959 : Naissance, à Paris, du chanteur français Daniel DARC. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours professionnel de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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20 mai 1973 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française ELSA (Lunghini). Elle est la fille de Georges Lunghini, comédien, photographe et compositeur, et de Christiane Jobert, artiste peintre, sculptrice et soeur de la comédienne Marlène Jobert. C’est au cinéma, alors qu’elle a sept ans, qu’Elsa entame sa carrière artistique. On peut rêver pire pour ses débuts puisqu’elle tourne aux côtés de Romy Schneider, Lino Ventura et Michel Serrault dans « Garde à vue » de Claude Miller. Parmi les films qu’elle tourne ensuite, il y a « La Femme de ma vie », de Régis Wargnier en 1986, au cours duquel elle interprète une chanson intitulée « T’en vas pas ». Cette mélodie, signée par Romano Musumara, va très vite transformer la vie de la jeune artiste qui devient une chanteuse et se retrouve en tête du top 50 français.
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La jeune ado trouve le créneau de la chanson douce et romantique pour enregistrer son premier album qui est un franc succès en 1988. Les extraits qui en sont radiodiffusés sont tous des « tubes »: les duos avec Glenn Medeiros et Laurent Voulzy (« Un roman d’amitié » et « Jamais nous ») ainsi que « Jour de neige », « A la même heure dans deux ans » et « Quelque chose dans mon coeur ». En 1990, elle enregistre un deuxième opus intitulé « Rien que pour ça » qui reste dans la lignée du précédent. Arrivée dans le milieu de la chanson à la même époque que Vanessa Paradis ou Sandra Kim, Elsa va être un moment associée à ces « lolitas » chantantes mais elle va s’en démarquer dès son troisième album plus adulte et mature. Sorti en 1992, « Douce violence » est lancé par le titre « Bouscule-moi » qui obtient un succès plus mitigé mais qui se vend quand même à quelque 200.000 exemplaires. Elsa fait alors une pause dans ses activités artistiques et devient la maman d’un petit Luigi. Et, en 1996, elle revient avec une galette numérique dont elle a écrit presque tous les textes. L’album a pour titre « Chaque jour est un long chemin » et il ne rencontre pas l’estime du public qui le boude. La chanteuse veut alors prendre une autre direction musicale mais sa maison de disques ne l’entend pas de cette oreille et bloque son contrat. Elle ne sortira ainsi finalement son cinquième album qu’en 2004. Mais elle aura mis à profit sa longue période de gestation pour s’entourer de quelques pointures de la nouvelle scène française. Et le disque naît ainsi de la collaboration d’Elsa, auteur, avec des artistes comme Keren Ann, Benjamin Biolay ou Hubert Mounier. En 2006, elle commercialise son premier opus en public après 20 ans de carrière: le spectacle enregistré est celui livré dans la salle parisienne de l’Européen en 2005. Travaillant de plus en plus avec des personnalités qu’elle apprécie, Elsa se tourne vers Da Silva qui écrit et compose presque tous les titres de l’album éponyme sorti en 2008. Mais le succès est, à nouveau, assez limité et l’artiste se tourne alors vers le cinéma et les fictions télévisées.
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Silva en 2010

20 mai 1977 : Naissance, à Bruxelles, de l’auteur, compositeur et interprète belge d’origine italienne SILVA, Silvano Macaluso de son vrai nom. Passionné de musique, il apprend le piano classique dès l’âge de douze ans et, par la suite, il élargit sa palette en jouant aussi de la guitare, de la batterie, des percussions, de la basse et de l’accordéon. A 17 ans, il rejoint, en tant que musicien, quelques groupes de sa région. Puis, en 1996, il s’inscrit au concours « Pour la gloire » de la télé francophone publique belge (RTBF) qui est un peu l’ancêtre de « The Voice ». Il y interprète une version piano-voix de la chanson « Puisque tu pars » de Jean-Jacques Goldman et il remporte le concours haut la main. En 1999, sous le nom de Silvano, il enregistre le titre « Emmène-moi » qui connaît un succès d’estime en Belgique et en France. Un an plus tard, il participe au concours de la Rose d’Or d’Antibes dont le jury est présidé par Eddie Barclay. En 2002, Silvano enregistre deux singles qui connaissent un bon succès en Belgique: « Encore » et « C’est la vie ». Ils seront suivis, en 2003, par la chanson « Je sais que tu m’aimes ». Quelques mois plus tard, l’artiste reçoit le prix du public de la radio privée belge Bel-RTL au cours des « Octaves de la Musique » pour son premier album « Laisse aller » sorti en 2004. Il participe alors à de nombreux festivals en Belgique. Ses multiples talents artistiques l’orientent alors vers d’autres projets musicaux avant qu’il ne revienne à la production de son propre album suivant en 2009. L’opus « Antidote » sort sous son nouveau pseudonyme de SILVA (qui n’a rien à voir avec Da Silva) chez Universal en juin 2010. Il participe aux Francofolies de Spa (au Salon Bleu) et aux Fêtes de Wallonie à Namur. En 2012, son clip video « On se pardonne », tourné notamment à Tournai (B), se distingue par l’application de la technique du lipdub qui donne l’occasion à des fans internautes de mimer les paroles de la chanson à la place de l’artiste. Un troisième album intitulé « 22h22 » est sorti à la fin de l’année 2015. Et Silva est à nouveau programmé aux Francofolies de Spa (B) le 21 juillet 2016. En décembre 2017, le chanteur remporte le Côte d’Or Festival Song de Dijon (F). En mars 2018, Silva poste le clip vidéo de son nouveau titre, « Emporte-moi », sur YouTube. Et, en avril 2019, il remet le couvert en proposant cette fois un titre tout empreint de ses talents de mélodiste : « Le jardin des justes ».
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Le printemps 2020 et la crise sanitaire du coronavirus covid-19 inspirent à Silva l’idée d’une chanson réunissant plusieurs artistes belges afin de donner un peu de courage, de force et d’espoir au personnel médical de première ligne. Et son initiative s’arrête sur la célèbre chanson américaine de Lionel Richie : « We are the world ». La vidéo est réalisée au départ d’un play-back instrumental réalisé par l’artiste. Les autres chanteurs et chanteuses viennent ensuite y ajouter leur voix en faisant parvenir une vidéo personnelle. Le résultat est le clip à voir ci-dessous.
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Jeff Bodart en 1994

20 mai 2008 : Décès, à Charleroi, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART des suites d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 45 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Ricet Barrier

20 mai 2011 : Décès, à Clermont-Ferrand, du chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER à l’âge de 78 ans des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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6 MAI

Gérard Mélet en 1963

6 mai 1938 : Naissance de l’auteur, compositeur et interprète français Gérard MELET. Il enregistre avec un succès moyen une dizaine de 45 tours entre 1961 et 1966. Ses chansons sont alors signées par lui-même, Billy Nencioli ou, le plus souvent, Jacques Revaux. Sa chanson la plus connue est probablement « Oui je m’en vais » sortie en 1963.
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Trois ans plus tard, il reprend également en français le titre « Turn turn turn » de Pete Seeger qui devient « Tourne le temps ». Grâce à son amitié avec Jacques Revaux, il devient ensuite directeur artistique de la maison de disques Trema et s’occupe notamment, pendant des années, de Michel Sardou. Il semblerait, mais sans certitude, que Gérard Melet se soit tourné vers la peinture abstraite dans les années 1990. Mais le peintre de Montreuil étant muet sur son passé et sa biographie, malgré son importante présence sur internet, il est difficile de vérifier ce fait.
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Yvan Dautin en 1977 – Photo (c) Luc Bridelance

6 mai 1945 : Naissance, à Saint-Jean-de-Monts, du chanteur français Yvan DAUTIN sous le nom de Yvan Autain. C’est à Nantes que le jeune Yvan suit ses classes secondaires avant d’entamer des études supérieures en lettres modernes. Mais il abandonne bien vite celles-ci pour tenter l’aventure du spectacle et des cabarets où il présente ses premières chansons. Celles-ci retiennent l’attention d’un producteur qui propose à notre jeune artiste d’enregistrer un premier disque super 45 tours de quatre titres chez Pathé Marconi en 1968. L’année suivante, il sort un deuxième disque, accomplit ses obligations militaires et participe au concours des Relais de la Chanson où il remporte un prix en interprétant « La méduse ». En octobre 1971, Yvan Dautin commercialise son premier disque live enregistré à la Galerie 55 de Paris au cours du mois de juillet précédent. Quelques mois plus tard, le chanteur commence à se faire connaître des professionnels du métier en participant à la soirée de clôture du célèbre cabaret parisien de « L’Ecluse » et à une tournée en première partie de Julien Clerc. Le producteur Jacques Bedos propose alors à Yvan Dautin de lui permettre d’enregistrer deux albums en 1975 et 1976. Ceux-ci contiennent de bons succès radiophoniques comme « La malmariée » et « La Portugaise ».
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En 1980, l’artiste est repéré par Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil pour tenir le rôle de Thénardier dans le spectacle musical « Les Misérables », adapté de l’oeuvre de Victor Hugo et mis en scène par Robert Hossein. Yvan Dautin y tient le rôle du mari de Marie-France Roussel (Mme Thénardier) et y joue aux côtés de Maurice Barrier, Jean Vallée, Rose Laurens, Marie ou encore Fabienne Guyon entre autres. Le spectacle musical tient l’affiche seize semaines au Palais des Sports de Paris. Il se remet à l’enregistrement de chansons dès cette riche expérience terminée et il connaît un franc succès avec « Boulevard des Batignolles » dont le texte est écrit par Etienne Roda-Gil. Malgré la sortie de bon disques encore par la suite, Yvan Dautin ne connaîtra plus des ventes et des diffusions extraordinaires. Il multiplie les activités artistiques en écrivant des scénarios, en composant des musiques de films et documentaires, en participant à des émissions de radio et en jouant des rôles au théâtre. En 2006, il reçoit le prix René Jeanne par lequel la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux français) le récompense pour toute sa carrière. Deux ans plus tard, il enregistre un nouveau disque en public au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine. En novembre 2012, l’album « Un monde à part » est commercialisé avec de nouvelles chansons. Il faut ensuite attendre 2019 pour retrouver un nouvel opus d’Yvan Dautin : « Le coeur à l’encan ». En juillet de cette année-là, l’artiste reçoit, au cours du festival « Barjac m’en chante » le prix Jacques Douai. Cette distinction est décernée chaque année, depuis 2007, à un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son œuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux que Jacques Douai a portés toute sa vie. A savoir la célébration de l’art de la chanson, le respect et le souci d’élévation du public ainsi que l’émancipation par la culture et l’éducation populaire.
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En 2015

En 2015

6 mai 1986 : Naissance, à Kinshasa (alors le Zaïre, actuelle RDC), du rappeur, chanteur et compositeur français (MAITRE) GIMS sous le nom de Gandhi Djuna. Il naît dans un milieu musical où son père est chanteur du groupe de Papa Wemba, artiste congolais célèbre. Alors qu’il a deux ans, ses parents débarquent en France sans papiers et comme ils vivent de manière clandestine, l’enfant est placé dans différentes familles d’accueil lorsqu’il ne vit pas dans des squats. Comme ses quatorze frères et soeurs, il grandit dans divers arrondissements parisiens avant d’entreprendre des études de graphisme et de communications. Mais il finit par se consacrer à la musique avec des copains et il crée le collectif de rap « Sexion d’Assaut » en 2003. Deux ans plus tard, le groupe enregistre son premier album dont le titre est « La Terre du milieu » et Maître Gims, c’est alors son pseudonyme, en dessine la pochette. Quelques mois après, c’est son premier disque en solo qu’il commercialise: « Pour ceux qui dorment les yeux ouverts ». Mais il n’abandonne pas immédiatement le projet de Sexion d’Assaut. En 2009, l’album « L’Écrasement de tête » précède sa première tournée en France. Quatre ans plus tard, les premiers succès d’interprète arrivent avec l’album « Subliminal » et les titres « Meurtre par strangulation », « J’me tire » qui reste classé numéro 1 des charts français pendant quatre semaines consécutives et, aussi, « Bella ».
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Fort de cette popularité, Maître Gims se produit alors pour la première fois à l’Olympia de Paris le 31 mai 2013. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à tourner avec Sexion d’Assaut. En février 2014, lors des Victoires de la Musique, Maître Gims est nommé dans la catégorie Musiques urbaines. Un an plus tard, le single « Est-ce que tu m’aimes ? » annonce son prochain album solo qui a pour titre « Mon Cœur Avait Raison » qui sort en septembre 2015. Les « tubes » suivants ont pour titres « Brisé », « Je te pardonne » (avec SIA), « Laissez passer » et « Sapés comme jamais » en 2015. Mais, dès les premières semaines de 2016, c’est la chanson « Tu vas me manquer » qui envahit les ondes radiophoniques francophones. La popularité de Maître Gims s’amplifie encore dans les mois qui suivent et, en mars 2018, son troisième album studio intitulé « Ceinture Noire » est un gros succès de vente avec, notamment, un duo avec Vianney : « La même ». Cet opus comprend deux disques et recèle pas moins de quarante titres. Au cours de la même année, l’artiste déclare ne plus vouloir s’appeler Maître Gims mais Gims tout court. Le 28 septembre 2019 établit un record en devenant le premier rappeur français à se produire dans le Stade de France devant près de 75.000 personnes. En août 2020, en pleine pandémie du coronavirus covid-19 et alors que tout le monde est confiné chez soi pour éviter la propagation de la maladie, Gims commercialise un duo avec Kendji Girac : « Dernier métro ». Et, alors que la tournée de l’artiste est interrompue par la crise sanitaire et maintes fois reportée, il sort un nouvel album, postposé lui aussi, en décembre 2020 : « Le fléau ». Entretemps, il annonce la reformation du groupe Sexion d’Assaut pour une tournée de concerts dont les dates sont également différées en raison de la pandémie.
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Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

6 mai 1992 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine Marlène DIETRICH à l’âge de 91 ans. Elle aurait succombé suite à l’absorption d’une grande quantité de somnifères. Pour en savoir plus sur les activités de chanteuse de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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6 mai 2008 : Jusqu’au 11 mai, le festival « Alors, chante ! » se tient à Montauban dans le sud-ouest de la France. Les artistes présents au cours de cette édition ont pour nom les Déménageurs, les Wriggles, La Varda, Tiken Jah Fakoly, les Grandes Bouches, les P’tits Hommes, Alexis HK, Tom Poisson, Nicolas Jules, Chloé Clerc, Moran, Claire Denamur, Zut, Piuma, Manu Galure, Daphné D., Thierry Romanens, Vincent Baguian, Ridan, Luke, La Ruda, Idir, Berry, Marie Cherrier, Monsieur Lune, Presque Oui, Lili, La Casa, Sophie Forte, Tom Nardone, Céline Ollivier, Valhère, Thomas Hellman, Monsieur Roux, Imbert Imbert, Mademoiselle K, Beautés Vulgaires, Amélie-les-Crayons, Ours, Raul Paz, Barcella, les Têtes Raides, Renan Luce, Camille, Daniel Lavoie, Véronique Sanson et Jean-Louis Aubert.
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1er MAI

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

1er mai 1917 : Naissance, à Bordeaux, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX. Pour en savoir plus sur la biographie et les activités artistiques musicales de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Lily Vincent dans les années 1960

1er mai 1926 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt. C’est en 1953 que Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre alors son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et les concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960. La chanteuse reçoit, en 2003, la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle a auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. Elle décède le 10 juillet 2009 à l’âge de 83 ans.

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Fred Chichin en 1984

1er mai 1954 : Naissance, à Clichy, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO. Son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc. Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue, sur les disques, de la guitare, de la basse, de la batterie et des claviers. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette année-là, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.

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Julie Pietri en 1989 – Photo (c) P. Rouchon

1er mai 1957 : Naissance, à Douera (Algérie), de la chanteuse française Julie PIETRI. A l’âge de cinq ans, suite à la déclaration d’indépendance de l’Algérie, elle est contrainte de s’exiler en France avec toute sa famille. Son premier domicile français se situe dans la banlieue de Rouen où son père trouve du boulot. Mais, peu de temps après, ce dernier est muté à Casablanca au Maroc où la tribu Pietri le suit pendant quatre ans. Enfin, c’est à Saint-Germain-en-Laye que Nicole (le vrai prénom de l’artiste) s’installe définitivement en France. C’est à cette époque que son grand frère lui fait découvrir la musique et le jazz en l’emmenant assister à des concerts. Passionnée, elle décide de se lancer dans la chanson à l’âge de quinze ans en interprétant des mélodies de Véronique Sanson au sein du groupe « Julie + Transit ». La formation enregistre un 45-tours en 1975: « On s’est laissé faire ». Mais il lui faut penser sérieusement à un métier et elle entreprend alors des études d’orthophoniste et en sort diplômée. Après, elle songe à revenir à la chanson et, en 1977, elle est sélectionnée pour faire partie de « La bande à Basile » où elle incarne la gitane. Au sein du groupe, elle connaît le succès avec des tubes comme « La chenille » et « Les chansons françaises ». Son charisme et sa personnalité lui font enregistrer un disque en solo en 1979 sous son seul prénom de Julie: « Magdalena », une chanson d’été qui est d’emblée un très grand succès.

Quelques mois plus tard, elle enregistre un premier album qui n’obtient pas la popularité espérée et attendue par sa maison de disques. Elle change alors d’écurie et signe un nouveau contrat avec le producteur français Claude Carrère. Ce dernier la remet en selle et la place au sommet des hit parade avec le titre « Je veux croire » en 1982. Dans la foulée, elle adapte en français « I go to sleep » des Pretenders dont elle fait « Et c’est comme si », un autre succès. En 1983, elle interprète en duo avec Herbert Léonard « Amoureux fous » qui cartonne dans tous les charts des pays francophones. Deux ans plus tard, elle sort un album où les nouvelles chansons (« A force de toi ») côtoient les succès des derniers mois (« Tora tora tora »). Voulant se tourner à nouveau vers un autre univers, Julie quitte Carrère pour revenir chez CBS sous le nom complet de Julie Pietri. Et, en 1986, elle enregistre « Eve lève-toi » qui reste un incontournable titre culte des années 1980. Dans la foulée, les succès se suivent pendant des mois comme « Nouvelle vie » et « Immortelle ». Après un troisième album qui reçoit un accueil plutôt mitigé en 1989, les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse. En 1992, maman depuis peu, Julie Pietri décide de faire une pause dans cette carrière jusque là plutôt très active. Trois ans plus tard, l’album « Féminin singulière » est novateur mais ne rencontre pas vraiment son public. Puis, doucement, l’artiste poursuit ses activités sur scène en délaissant de plus en plus les studios d’enregistrement. Elle est ainsi régulièrement la vedette de galas et d’émissions de télé évoquant avec nostalgie la mode des années 1980. En mai 2003, elle est l’une des candidates d’un jeu télévisé français présenté sur la chaîne privée TF1: « Retour gagnant ». Elle remporte le concours où elle est opposée à d’autres chanteurs ayant connu leur heure de gloire dans le passé. Cela lui donne l’opportunité d’enregistrer un album composé de nouvelles chansons, de reprises et de succès d’hier. Surfant toujours sur la vague de la nostalgie des années 1980, Julie Pietri sort, en 2006, un DVD collector du spectacle enregistré à l’Olympia vingt ans auparavant. Un an plus tard, elle enregistre un nouveau CD dans le style jazzy qui est celui qui la passionne à ce moment: « Autour de minuit ». Elle y adapte de cette façon toute une série de succès de la chanson francophone signés Christophe, Michel Berger ou Michel Jonasz. Le 28 mai 2009, sur la scène parisienne de l’Alhambra, Julie fête ses 30 ans de carrière entourée d’un groupe de gospel. En janvier 2011, elle participe, à l’Olympia de Paris, au spectacle « Otis & James: les Rois de la Soul » aux côtés de Manu Dibango, Joniece Jamison, Michel Jonasz, Gilbert Montagné, Quentin Mosimann et Ahmed Mouici. En mars de la même année, l’artiste rejoint la troupe des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » pour les tournées des saisons 6 (2011) et 8 (2013). En décembre 2013, elle participe aussi à quelques concerts de l’autre tournée nostalgique « Stars 80 ». En janvier 2014, elle fait partie des artistes figurant aux côtés de Pascal Danel qui propose un hommage à Gilbert Bécaud sur la scène du Casino de Paris. Dix mois plus tard, la chanteuse commercialise un double-album: « L’Amour est en vie ». C’est une anthologie reprenant 35 chansons avec quelques inédits dont le nouveau single, « L’Amour est en vie ». Au même moment, Julie Pietri se produit régulièrement avec la tournée « Stars 80, l’origine ».
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L'album "3" de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

L’album « 3 » de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

1er mai 2004 : Parmi les albums qui font leur entrée dans le classement dans les meilleures ventes en Belgique francophone, on trouve MARKA à la 44e place avec « C’est tout moi », Louis CHEDID 40e avec « Un ange passe » et Dany BRILLANT avec « Jazz à la Nouvelle Orléans » (24e). La tête du classement est occupée par trois albums francophones: Jane BIRKIN (« Rendez-vous », 3e), Pascal OBISPO (« Live + studio Fan », 2e) et CALOGERO (« 3 », 1er).
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