CAUSSIMON Jean-Roger

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

L’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON naît le 24 juillet 1918 à Montrouge. Son père, médecin, s’installe à Bordeaux et c’est là que Jean-Roger fait ses études pendant lesquelles il se passionne pour les poètes. Vivement intéressé par la poésie qu’il désire réciter publiquement, il suit des cours de diction à l’âge de douze ans. Ayant obtenu son baccalauréat, il décroche un premier prix au Conservatoire d’art dramatique. Mais, alors qu’il a 18 ans, sa mère se suicide et cet événement va le marquer à vie. Un an plus tard, il fait ses débuts de comédien professionnel au Trianon de Bordeaux. On lui conseille alors de gagner Paris où il devient auditeur dans la classe de Louis Jouvet au Conservatoire. Il effectue son service militaire au moment où la seconde guerre mondiale éclate. Il est fait prisonnier en 1940 et est envoyé dans un camp en Silésie. Il profite de sa captivité pour écrire des poèmes. Rapatrié ensuite pour raisons de santé, il est de retour à Paris à la fin de l’année 1942. Sans travail, il profite de ses compétences pour proposer un spectacle de poésie dans divers cabarets parisiens où, finalement, il chante beaucoup. Parallèlement à ces activités-là, il se tourne aussi vers le théâtre, la radio, le cinéma et réalise des essais expérimentaux pour la télévision. C’est à ce moment qu’il rencontre, lors de ses prestations au « Lapin à Gil » en 1947, un artiste débutant nommé Léo Ferré. Ce dernier décide de mettre en musique toute une série de textes de Jean-Roger comme « Monsieur William » en 1950.
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Malgré ses occupations théâtrales et cinématographiques de plus en plus nombreuses, il poursuit sa collaboration avec Léo Ferré au service d’interprètes comme Catherine Sauvage, les Frères Jacques ou Serge Gainsbourg.
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Se consacrant essentiellement à l’écriture, au théâtre, au cinéma et à la télévision, Jean-Roger Caussimon ne chante plus depuis la fin des années 1940. En 1967, le journaliste français José Artur apprend au producteur et éditeur discographique Pierre Barouh que Caussimon a, jadis, chanté. Barouh se propose de le rencontrer pour lui faire enregistrer un disque de ses chansons. Un peu réticent au départ, il finit par accepter et enregistre plusieurs albums à partir de 1970. Quelques-unes de ses chansons sont parfois composées par lui-même mais il faut bien reconnaître qu’elles n’atteignent jamais le niveau des musiques signées Léo Ferré bien sûr mais aussi Eric Robrecht, Jacques Datin, Maurice Jarre, Francis Lai, Philippe Sarde ou Gaby Verlor entre autres.
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Si le premier album de Caussimon récolte un succès d’estime en 1970, le second, qui sort un an plus tard, est plus médiatisé. Un show télévisé lui est consacré en France par le célèbre Jean-Christophe Averty et Jean-Roger Caussimon est à l’affiche, pour la première fois, du Théâtre du Vieux Colombier à Paris pour un récital complet de ses chansons. Après ces représentations parisiennes, il se met à sillonner la France dans une caravane qu’il partage avec son épouse Paulette pour aller proposer ses chansons dans les salles de province. Ils le font pendant quinze ans.
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Parmi les dates importantes de la carrière de chanteur de Caussimon, il y a le spectacle de Bobino à Paris en 1973 où il est à la même affiche que Nicole Croisille et les Frères Ennemis. D’année en année, diverses salles de concert parisiennes vont l’accueillir: l’Olympia (1974), le théâtre de la Renaissance (1977), le théâtre de la Ville (1978) et la Gaîté-Montparnasse (1979). En 1980, il chante pendant douze jours au théâtre du Petit Champlain à Québec. Un an plus tard, des problèmes de santé le contraignent à être hospitalisé à deux reprises. Mais il reprend à chaque fois les tournées qu’il a dû interrompre. En 1983, il repart à Québec chanter au Petit Champlain pendant quinze jours. Deux ans plus tard, Léo Ferré sort l’album « Ferré chante Caussimon » qui contient neuf inédits et sur lequel les deux hommes ont travaillé chez Léo en Italie. Mais, en juin de cette année-là, il doit à nouveau être hospitalisé car son cancer du poumon s’est aggravé. Le 20 octobre 1985, Jean-Roger Caussimon est vaincu par la maladie et il décède à l’Hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris.
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Il est ensuite incinéré au columbarium du cimetière du Père Lachaise et ses cendres sont répandues dans l’océan à la Pointe-des-Poulains, à Belle-Île-en-Mer le 2 novembre 1985.
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PATACHOU

PATACHOU en 1965

La chanteuse et actrice française PATACHOU naît le 10 juin 1918 à Paris sous le nom de Henriette Ragon. Elle passe son enfance dans sa ville natale puis effectue divers boulots avant de reprendre un cabaret de Montmartre auquel elle donne le nom de Patachou. Particularité anecdotique de l’endroit: les hommes qui s’y présentent cravatés voient la patronne leur couper la cravate avec des ciseaux. La jeune femme profite de l’endroit pour y pousser la chansonnette et, très vite, les journalistes la rebaptisent Patachou. Elle accueille aussi des jeunes artistes dans son cabaret comme un certain Georges Brassens dont elle va interpréter des chansons comme « Le bricoleur » ou « La chasse aux papillons ».
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Elle enregistre même un duo avec lui: « Maman, papa ».
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Le succès de ses disques oblige rapidement Patachou à fouler d’autres planches que celles de son cabaret. Elle tourne en France, dans les pays francophones et puis dans le monde entier: à Londres, Stockholm, New York, Montréal, Tokyo et Hong Kong. Parallèlement à ses activités de chanteuse, Patachou oriente aussi sa carrière avec succès vers le cinéma et la télévision. Parmi les grands succès chantés par Patachou, on retiendra « La Complainte de la butte » (créée par Cora Vaucaire), « Bal chez Temporel » (de Guy Béart), « Jolie môme » (de Léo Ferré), « La bague à Jules », « Rue Saint Vincent », « Tire l’aiguille » et « À Saint-Lazare ».
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Patachou était la mère de l’auteur, compositeur et interprète Pierre Billon qui a connu le succès dans les années 1970 (« La Creuse ») et qui a, notamment, écrit de nombreuses chansons pour Johnny Hallyday et Michel Sardou. Elle meurt le 30 avril 2015 à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 96 ans. Elle est inhumée le 7 mai 2015 au cimetière parisien du Père-Lachaise. Auparavant, une cérémonie est organisée à la mémoire de la chanteuse à Levallois-Perret. Vous pouvez en visionner les images ci-dessous en cliquant sur la mention « Regardez-la maintenant« .
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DAVIS-BOYER Daidy

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

L’impresario, productrice et réalisatrice française Mamy Scopitone naît le 28 avril 1918 sous le nom d’Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. A l’origine, elle se fait connaître dans le milieu musical français en étant imprésario. Dans les années 1950, elle met ainsi sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones qu’elle s’est faite une réputation. Au début des années 1960, Daidy découvre en effet cette machine créée aux Etats-Unis et qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films enregistrés sur les chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).
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Ces ancêtres du clip vidéo sont des petits films tournés en décors naturels (ou pas) généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Georgette Plana, les Charlots, Antoine, C. Jérôme, Stone et Charden, Michel Delpech, etc.
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La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977.
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A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire.
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La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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WILLEMETZ Albert

Albert Willemetz en 1937 (c) Fonds Albert Willemetz

Le librettiste, auteur, parolier et scénariste français Albert WILLEMETZ naît le 14 février 1887 à Paris. Il voit le jour dans un milieu plutôt bourgeois avec un père cadre dans une société d’assurances. Dès son enfance, il a la possibilité d’apprendre la musique et, adolescent, il étudie la littérature puis le droit avant de devenir fonctionnaire. En 1911, il épouse une artiste peintre dont il a un premier fils en 1915 mais les fins de mois sont difficiles. Il se décide alors à mettre ses talents d’auteur au profit de la presse et il écrit ainsi des articles pour des journaux. Parallèlement à cette activité, il est attiré par la poésie et il publie un premier recueil de poèmes en 1914 sous le titre « Au pays d’amour ». Le jeune Sacha Guitry remarque Albert Willemetz et lui demande de collaborer à l’écriture de sa première revue : « ‘Il faut l’avoir » présentée à Paris, au théâtre du Palais Royal en 1915. Trois ans plus tard, et après une première expérience un peu ratée quelques années plus tôt, Willemetz écrit le livret de l’opérette « Phi-Phi » sur une musique composée par Henri Christiné. C’est d’emblée un énorme succès qui est toutefois terni par la mort de son épouse victime de la tuberculose. Désormais, Albert Willemetz va se consacrer à l’écriture d’opérettes, de revues et de chansons comme « Mon homme » interprétée par Mistinguett dans « Paris qui jazz » au Casino de Paris.
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Après son remariage en 1921, il connaît à nouveau un grand succès avec l’opérette « Dédé » qui est proposée au Théâtre des Bouffes-Parisiens et où figurent Urban et Maurice Chevalier qui interprète « Dans la vie faut pas s’en faire ».
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Le chanteur au canotier épinglera d’ailleurs quelques succès de Willemetz à son répertoire : « Valentine » (1925), « Quand on revient » (1927), « Ça m’est égal » (1928) ou « L’amour m’a transformé » (1931).
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D’autres interprètes en vue chanteront aussi d’autres titres de l’auteur par la suite : Dranem, Saint-Granier, Urban, Jean Gabin, Alibert, André Baugé, Marie Dubas, Fernandel, Georges Milton, Bach, Henri Garat et Michel Simon. Après la seconde guerre mondiale, Albert Willemetz devient président de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux français, et le reste jusqu’en 1956. Il écrit moins de chansons mais il accroche à son palmarès les interprètes qui ont pour nom Luis Mariano, Marie Bizet, Andrex, Lucienne Delyle, Jean Sablon, Patrice et Mario, Bourvil, Léo Ferré, Mathé Altéry et les Frères Jacques. Willemetz décède le 7 octobre 1964 d’une rupture d’anévrisme à Marne-la-Coquette. Son oeuvre comprend une centaine d’opérettes et près de 2.000 chansons.
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MISTINGUETT

MISTINGUETT

La chanteuse et actrice française MISTINGUETT naît le 5 avril 1875 à Enghien-les-Bains sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois. Elle passe son enfance dans un milieu familial plutôt modeste à Soisy-sous-Montmorency. Elle est très tôt intéressée par les arts et décide de suivre des cours de chant et de théâtre. C’est ainsi qu’à peine âgée de dix ans, elle est engagée au Casino de Paris en lever de rideau de la revue qui y est alors présentée. Elle a mis le pied à l’étrier et Jeanne ne quittera plus le milieu du music-hall parisien qu’elle va fréquenter désormais sous le pseudonyme de Mistinguett. A partir de 1897, c’est comme chanteuse comique qu’elle va être appréciée du public de l’Eldorado pendant dix ans. Par la suite, elle se retrouve à l’affiche des revues du Moulin Rouge ou encore des Folies Bergère aux côtés de Maurice Chevalier dont elle tombe amoureuse. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. A la libération, en 1918, Mistinguett est engagée comme meneuse de revues au Casino de Paris jusqu’en 1925. Simultanément, Mistinguett exporte son talent: en 1923, elle est l’invitée d’honneur du bal du Copacabana Palace à Rio de Janeiro au Brésil. Délaissant Maurice Chevalier, elle fréquente alors un jeune dessinateur nommé Charles Gesmar qui va réaliser les affiches de la « Miss » qui resteront immortelles. Charles décède en 1928 à l’âge de 28 ans. C’est aussi dans les années 1920 que Mistinguett enregistre ses grands succès de chansons que restent « Ca c’est Paris », « Mon homme » ou encore « Valencia ».
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En 1937, elle fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Rigolboche ».
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L’artiste se fait plus rare après la seconde guerre mondiale et elle décède le 5 janvier 1956 à Bougival. L’immeuble parisien qu’elle a occupé un moment au 24 du boulevard des Capucines porte une plaque le rappelant. Lors du cinquantième anniversaire de son décès en 2006, un hommage appuyé a été rendu à Mistinguett par la ville d’Enghien-les-Bains. Fin 2014, une comédie musicale française ayant pour titre « Mistinguett, reine des années folles » est mise sur pied avec l’époustouflante Carmen Maria Vega dans le rôle de la Miss.
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DELANOË Pierre

Pierre Delanoë dans les années 1990

Le parolier français Pierre Leroyer, mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË, naît le 16 décembre 1918 à Paris. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère, Gérard Biesel dit Franck Gérald, qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon » ou l’inénarrable « Rondo pour un électron ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ».
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Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953.
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Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette.
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C’est aussi l’époque où Pierre Delanoë s’essaie lui-même à la chanson en soliste, aidé en cela par le célèbre producteur et découvreur de talents Jacques Canetti.
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En 1957, il écrit pour Gilbert Bécaud « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ».
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En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision.
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Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ».
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Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc.
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Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux français, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste.
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La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.
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DIETRICH Marlène

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

L’actrice et chanteuse allemande, naturalisée américaine, Marlène DIETRICH naît le 27 décembre 1901 à Schöneberg (Berlin) sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de Josef von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célébrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.
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Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.
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En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
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BOURVIL

Photo (c) Mainbourg

L’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL naît le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare sous le nom d’André Raimbourg. Le jeune garçon ne connaîtra jamais son père tué en 1918 durant la Grande Guerre. Il passe son enfance dans le village normand de Bourville avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci: un agriculteur nommé Ménard. Ayant appris le métier de boulanger, il pense toutefois que c’est dans la musique que son avenir se trouve. Pour ce faire, il s’installe dans la région parisienne et s’inscrit à de nombreux crochets radiophoniques. Marié à Jeanne Lefrique en 1943, c’est avec elle qu’il emménage à Vincennes jusqu’en 1947. En 1945, il se fait remarquer en interprétant la chanson « Les crayons » qui va lui permettre de tourner dans son premier film: « La ferme du pendu » de Jean Dréville.

Sa carrière de chanteur commence donc en même temps que celle d’acteur. Et on peut dire que, jusqu’en 1963, il mène les deux de front.

Parmi ses grands succès de chanson, on retient « Pour sûr » (1946), « La rumba du pinceau » (1947), « A bicyclette » (1948), « La tactique du gendarme » (1949), « Ballade irlandaise » (1958), « Salade de fruits » (1959), « Ma p’tite chanson » (1960), « Le p’tit bal perdu » (1961), « Un clair de lune à Maubeuge » (1962) ou « La tendresse » (1963).

Bourvil est aussi à l’affiche de quelques opérettes dans les années 1950. Il y apparaît aux côtés de Georges Guétary et Annie Cordy dans « La route fleurie » de Francis Lopez où il chante le fameux air des « Haricots ».

Francis Lopez est aussi le compositeur du « Chanteur de Mexico » dont la version filmée permet à Bourvil de jouer aux côtés de Luis Mariano et d’Annie Cordy encore.

Toujours avec Annie Cordy, il est à l’affiche de « Ouah ouah ouah » où il interprète avec elle « Le p’tit coup de chance ».

Avec Pierrette Bruno et Georges Guétary encore, il est aussi à l’affiche de « Pacifico ».

En 1967, Bourvil enregistre aussi « Les Girafes », une chanson signée par un jeune auteur-compositeur ayant pour nom Michel Berger.

La même année, alors qu’il tourne le film « Les Cracks », Bourvil apprend qu’il est victime d’un myélome et que ses jours sont désormais comptés. Mais cela ne va rien changer à son rythme de travail qu’il maintient au plus haut. Il tourne des films encore et encore comme, en 1967 justement, « Les Arnaud » avec Salvatore Adamo pour qui c’est la première expérience cinématographique. En 1970, Bourvil enregistre avec Jacqueline Maillan une parodie de « Je t’aime moi non plus »: « Ca », version senior désopilante de la chanson de Serge Gainsbourg et Jane Birkin sortie quelques mois plus tôt.

Ensuite, il tourne « Le Cercle Rouge », un autre film dramatique avec Alain Delon et Yves Montand et « Le Mur de l’Atlantique » alors qu’il est littéralement au bout du rouleau. Ces deux films sortent après sa mort qui survient le 23 septembre 1970 à Paris. Bourvil a alors 53 ans. Il est inhumé à Montainville, village des Yvelines où il possédait une maison de campagne. Les chansons de Bourvil traversent le temps et les époques un peu comme leur interprète : sans trop de soucis ! En avril 2020, alors que toute l’Europe est confinée à cause de la propagation du coronavirus covid-19, un collectif d’artistes français a repris, via les réseaux sociaux, la mélodie indémodable de « La tendresse ».

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VAUCAIRE Cora

Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

La chanteuse française Cora VAUCAIRE naît sous le nom de Geneviève Collin le 22 juillet 1918 à Marseille. Elle est la fille d’un officier de marine breton et fait ses débuts au théâtre à l’âge de seize ans. Elle préfère ensuite s’orienter vers la chanson et commence à se produire, dès 1945, dans divers cabarets parisiens comme l’Echelle de Jacob, l’Ecluse ou l’Arlequin. Elle est alors surnommée « la Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés ». En 1948, elle est la première artiste à enregistrer et à créer la chanson « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.
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En 1955, elle obtient un succès très important en interprétant « La complainte de la butte » dans le film « French cancan » de Jean Renoir.
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Cinq ans plus tard, elle connaît un autre grand succès avec la chanson « Trois petites notes de musique » qui est également le thème d’un film réalisé cette fois par Henri Colpi: « Une aussi longue absence ». Sur scène, avec sa voix claire et une diction parfaite, Cora Vaucaire fait de chaque chanson une vraie tranche de vie. Ses récitals sont le plus souvent intimistes et présentés dans de petites salles cossues à Paris et ailleurs. Elle devient une célébrité au Japon et, dans les années 1980, elle est la première chanteuse française à se produire en Albanie.
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Cora Vaucaire a été une grande interprète de mélodies diverses allant des chansons du Moyen-Age à celles des années 1900 en passant par les oeuvres de poètes comme Louis Aragon, Jacques Prévert ou Guillaume Appollinaire. Elle est aussi la personne qui fit découvrir aux Français Barbara, Léo Ferré ou Raymond Lévesque. En septembre 1999, elle se produit encore en récital au théâtre parisien des Bouffes du Nord et en profite pour faire un peu de promo dans la toute nouvelle émission « Des mots de minuit » de Philippe Lefait sur France 2.
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Cora Vaucaire décède à Paris le 17 septembre 2011 à l’âge de 93 ans. Son corps est incinéré le 22 septembre 2011 au crematorium du cimetière parisien du Père Lachaise.
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16 DECEMBRE

Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

16 décembre 1918 : Naissance, à Paris, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.

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Christian Vidal en 1976 – Photo (c) B. Baudet

16 décembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Christian VIDAL sous le nom de Christian Balencourt. Adolescent, il ne pense qu’à une chose: devenir chanteur. Et, pour ce faire, il tente une première expérience musicale au sein d’un groupe de bal bruxellois: les Snakes. Après une audition, il est remarqué par un producteur qui lui fait enregistrer un premier 45 tours en 1972: « Un peu de sympathie ». Cet essai est très encourageant mais connait un succès limité. Il faut donc persévérer et accrocher à son répertoire léger une mélodie agréable qui reste dans l’oreille. C’est fait en 1973 grâce à Armath, alias Roland Verloven, et Jean-Claude Albin qui lui écrivent le tube de la rentrée: « Angélique ». Le vinyle se vend à plus de 1.500.000 exemplaires.

Par la suite et pendant trois ans, les chansonnettes de Christian Vidal sont encore largement diffusées par les radios françaises: « Sérénade » (1974), « La chanson nostalgique » (1974), « Le premier matin » (1974), « De je t’aime en je t’aime » (1974), « Les yeux de Marie » (1975), « Si tu voulais » (1975) et « Julia » (1976). Son contrat discographique avec la firme Vogue arrivant à son terme, Christian Vidal va alors éprouver des difficultés à se maintenir dans le circuit malgré de bonnes chansons enregistrées pour l’unique marché francophone belge: « Toi Gabrielle » (1981), « Un clown dans la vie »(1982), « Mais chanter populaire » (1983), « On est bien dans sa peau » (1983), « You girl » (1983), « Amazony » (1984) ou encore, à destination du jeune public, « Le canard Roland », adaptation française de « Mamma Maria » des Ricchi E Poveri en 1985. Au fil du temps, Christian Vidal s’attache aussi à écrire et à composer lui-même quelques-unes de ses chansons comme « Mais qu’est-ce que j’ai » ou « Rien dire du tout ». Par la suite, l’artiste va s’essayer au théâtre à Bruxelles avant de vivre quelques années loin de sa Belgique natale. En 1994, 20 ans après ses premiers succès, surfant sur la vague nostalgique des années 1970, il commercialise un premier disque compact où il réenregistre ses grandes chansons populaires comme « Angélique » et « Sérénade » entre autres. Et il est alors régulièrement invité par le regretté Pascal Sevran dans ses émissions télévisées françaises: « La chance aux chansons » ou « Chanter la vie ». A la fin des années 2000, Christian Vidal fait partie des artistes à l’affiche de « La tournée des idoles » qui est une espèce de version belge du spectacle français « Age tendre et tête de bois ». Il y figure aux côtés de chanteurs vedettes des années 1960 et 1970 comme Franck Olivier, Robert Cogoi, Alain Delorme, Christian Adam ou Baldo. Dans les années 2010, Christian Vidal tente d’obtenir des prestations dans la tournée « Age tendre et tête de bois », produite par Michel Algay, mais cette dernière s’interrompt en 2015 avant que le projet ne se réalise éventuellement. En 2019, il annonce la sortie d’un album comportant quelques-uns de ses grands succès mais aussi des chansons nouvelles qu’il teste sur scène comme à Soignies (B) lors de la fête du Parc Pater le 14 septembre.

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Liane Foly en 2002 – Photo (c) Christophe Gstalder

16 décembre 1962 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse et imitatrice française Liane FOLY sous le vrai nom d’Éliane Falliex. Ses parents, revenus d’Algérie lors de l’indépendance de ce pays en 1962, ouvrent une droguerie à Lyon où Eliane naît quelques mois plus tard. Le père et la mère d’Eliane favorisent son apprentissage artistique en lui donnant la possibilité d’apprendre le piano, le solfège et la danse dès ses cinq ans. Adolescente, la jeune fille est embauchée dans l’orchestre familial « Black and white » où elle est la chanteuse. Son père est le producteur du groupe, sa mère réalise les costumes, son frère est à la batterie et sa soeur au piano. Plus tard, alors que le groupe se dilue naturellement, Eliane continue à chanter en se produisant partout où on l’accepte. A treize ans, elle gagne un concours de chant et, par la suite, elle se spécialise de plus en plus dans le jazz et le blues. Elle décide toutefois à ce moment de poursuivre ses études et de passer son bac avant de s’intéresser plus avant à la musique. En 1984, le jeune auteur Philippe Viennet la remarque et lui présente le compositeur André Manoukian. Ensemble, ils vont longuement préparer quelques chansons. En 1985, Eliane Falliex devient Liane Foly et sort un premier 45 tours chez Epic avec la chanson « Besoin de toi » qui ne marche pas. Elle signe alors un contrat avec Virgin France qui commercialise ses véritables premiers succès: « Ca va ça vient » et « Love me love moi » extraits de l’album « The man I love » en 1988.

Mais la véritable gloire de Liane Foly va venir avec la sortie de l’opus « Rêve orange » en 1990. Ce dernier contient quelques tubes qui vont installer la chanteuse: « Au fur et à mesure » et « Va savoir » par exemple. En 1992, lors de la sortie du dessin animé de Disney, Liane Foly partage avec Charles Aznavour la version française du thème musical de « La belle et la bête ». Un an plus tard, elle sort son troisième album, « Les petites notes », avec la chanson « Doucement » qui est un hit. En 1994, elle connaît le succès avec le titre « Heures hindoues » signé Etienne Daho. L’album suivant sort en 1997: « Caméléon » connaît une popularité moindre. Quelques mois plus tard, sous le titre « Acoustique », Liane Foly enregistre un album où elle revisite ses plus grands succès mais aussi des reprises comme « La vie ne m’apprend rien » de Daniel Balavoine. C’est l’époque où l’artiste décide de s’installer et de vivre à Londres. En 2001, la chanteuse renoue véritablement avec le succès populaire grâce à l’album « Entre nous » qui renferme les tubes « On a tous le droit », « Ces petits riens » et « Etre vrai ». Elle y reprend aussi « La chanson d’Hélène » initialement interprétée par Romy Schneider dans le film « Les choses de la vie ». En 2002, pour ses 40 ans, Liane Foly sort une compilation de tous ses succès avec deux inédits: « Vivre » et « A l’intérieur ». Puis, en 2004, elle commercialise un album de chansons, « La chanteuse de bal » qui l’éloigne du jazz sans vraiment l’adouber comme chanteuse de variétés. Cette difficulté à se situer ne la favorise pas auprès du public qui aime poser des étiquettes sur le dos des artistes. En pleine crise de confiance, Liane Foly suit les conseils de quelques amis qui estiment qu’elle possède un talent certain d’imitatrice. Elle décide ainsi de réaliser « La parenthèse enchantée », un spectacle d’imitations qui va connaître un grand succès et qui va l’éloigner pendant quelques années des studios d’enregistrement. En 2015, Liane Foly revient à la chanson et annonce un nouvel album pour mars 2016. Mais cet opus ne sera pas un retour aux oeuvres originales: « Crooneuse » reprend en effet toute une série de standards de la chanson française comme « C’est extra » de Léo Ferré ou « La Boîte de Jazz » de Michel Jonasz.

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24 JUILLET

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

24 juillet 1918 : Naissance, à Montrouge, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON. Pour en savoir plus sur la biographie et la carrière professionnelle de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Anne-Marie Peysson dans les années 1970

24 juillet 1935 : Naissance, à Saint-Didier en Dévoluy, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Passionnée de radio et de télévision, c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fait une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois: « On est bien quand on est deux ». En 1967, elle interprète « Du bois sec pour tout l’hiver ». Elle décède le 14 avril 2015 à l’âge de 79 ans.
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Hervé Vilard dans les années 1970

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur Hervé VILARD sous le nom de René Villard. Il voit le jour dans le taxi qui emmène sa maman à l’hôpital pour l’accouchement. De son père, il ne saura jamais rien si ce n’est qu’il serait Corse. Elevé par sa mère, il en est séparé à l’âge de six ans sur plainte d’un voisin. Envoyé à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul à Paris, il essaie de s’en échapper à plusieurs reprises. Il vit alors dans un certain nombre de familles d’accueil et rencontre, en 1957, l’abbé Angrand qui devient son père spirituel. Dès l’âge de quatorze ans, René sait déjà que son avenir sera musical. Il se rend à Paris pour y trouver un emploi. Il travaille dans un bar puis chez un disquaire. C’est là qu’il découvre les nouvelles idoles des années 1960 et qu’il se dit qu’il a peut-être un rôle à jouer. Au fil des rencontres, il parvient à faire entendre à un producteur une des chansons qu’il vient d’écrire et de composer en 1965: « Capri c’est fini ». Il l’enregistre sous le pseudonyme d’Hervé Vilard et cela devient le premier « tube » d’une longue série.
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Son succès lui permet de rapidement monter sur une scène pour y interpréter ses chansons. Il intègre ainsi une grande tournée d’été, aux côtés de Michèle Torr et Christophe, qui passe à la Kermesse de la Bière de Maubeuge comme dans d’autres villes françaises. Sa marraine artistique n’est autre que Dalida. Hervé Vilard installe alors durablement sa carrière grâce à des succès comme « Fais-la rire », « Mourir ou vivre », « Sayonara », « Les Anges du matin », « Amore caro amore bello », « Champagne », « Rêveries », « Nous », « Reviens », « Je l’aime tant », « Méditerranéenne », « Venise pour l’éternité », « Mamma Mia » ou encore « La vie est belle, le monde est beau ». Le succès se faisant plus rare à la fin des années 1990, Hervé Vilard se fait plaisir en enregistrant un album de poèmes mis en musique et, excusez du peu, il choisit des textes de Louis Aragon, Eugène Ionesco, Marguerite Duras, Jacques Prévert ou Jean Genet entre autres. En 2010, Hervé Vilard embarque dans l’aventure d' »Age tendre et tête de bois » où il se retrouve aux côtés d’autres idoles des années 1960 pour ce spectacle nostalgique. En 2013, il fait encore partie de la tournée d’adieu de ce même spectacle. Le 17 juillet 2016, invité de l’émission « Village du Tour » de France diffusé en direct par France Télévisions depuis Bourg-en-Bresse, Hervé Vilard déclare qu’une semaine avant de fêter ses 70 ans, il pense sérieusement à arrêter les longues tournées de spectacles fatigantes pour se consacrer à des prestations plus sporadiques. Et il semble se tenir à ses déclarations en proposant des rendez-vous poétiques plus intimistes comme ceux qu’il réalise au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine les 22 et 23 juin 2019.
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Pierre Billon en 1974

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du parolier, compositeur, chanteur et directeur artistique français Pierre BILLON. Il est le fils d’Henriette Ragon et de Jean Billon qui se sont rencontrés au début de la seconde guerre mondiale. Mariés peu de temps après, ils s’installent dans le Loiret et Jean s’engage dans la résistance locale. Fin 1945, ils reviennent à Paris et plus particulièrement à Montmartre où ils louent une petite boutique en haut de la Butte. Ils la transforment en pâtisserie et, vu son succès, ils achètent le local voisin pour en faire un restaurant. C’est là que, poussée par des clients joyeux, Henriette commence à chanter des refrains connus du moment. De plus en plus appréciée, elle récidive et devient l’attraction du resto qui évolue ensuite pour devenir le cabaret chez Patachou, pseudonyme d’Henriette Ragon évoquant la pâtisserie et plus précisément la pâte à choux. Le jeune Pierre est donc très vite immergé dans le milieu artistique de la chanson puisque sa maman va être à la base de la carrière de Georges Brassens notamment. Pendant son enfance, il se lie d’amitié avec un autre « enfant de la balle » dont les parents tiennent un autre cabaret de la butte Montmartre: Michel Sardou. Comme Michel, Pierre voue une véritable passion pour la musique et il apprend à jouer de la guitare avant de trouver un job dans une firme de disques. Plus tard, lorsque Michel Sardou entame sa carrière de chanteur, Pierre Billon lui écrit des chansons comme « America America », « Dix ans plus tôt », « Je vole », etc. Pierre Billon se lance également dans l’interprétation de ses propres chansons avec une certaine habileté dans les années 1970. Ses chansons connaissent une certaine popularité et se classent dans les hit-parade de l’époque: « La Creuse », « L’Indien blond » ou « Mes chaussures aux mains ».
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Un peu avant le début des années 1980, il travaille pour Johnny Hallyday et lui compose des chansons comme « J’ai oublié de vivre » qui sera reprise en espagnol par Julio Iglesias sous le titre « Me olvide de vivir ». Ensuite, Pierre Billon devient le directeur artistique de Johnny jusqu’en 1984 et lui compose toujours des morceaux bien après cette date. Eternel complice de Michel Sardou, il est aux côtés du chanteur sur scène lors de sa tournée d’adieu, « La dernière danse », en 2017. En 2019, il est l’auteur d’un superbe livre relatant ses voyages aux Etats-Unis en compagnie de Johnny Hallyday : « Road Trip : Johnny Hallyday on the road ».
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Yves Duteil en 1990 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

24 juillet 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète Yves DUTEIL. Issu d’une famille où la musique a son importance, il commence très jeune à apprendre le piano. Puis, à l’adolescence, c’est la guitare qui le démange réellement. Alors qu’il se destine à des études de droit, sa passion pour la musique et la chanson prend le dessus. Il quitte la fac pour s’inscrire au Petit Conservatoire de la Chanson tenu par Mireille. Il s’y fait remarquer et obtient la possibilité d’enregistrer deux titres sur un 45 tours en 1972: « Remets ta montre à l’heure » et « Virages ». Avec quelques chansons, dont « Les mots », il assure alors les premières parties de Régine et de Juliette Gréco dans des music-halls parisiens. En 1974, il est sélectionné pour représenter la France au Festival International de la Chanson Française de Spa en Belgique. Il y remporte le prix du public et celui de la meilleure chanson. On commence de plus en plus à parler de cet artiste talentueux qui sort alors son premier album, « L’écritoire », qui renferme entre autres la chanson « Marie Merveille, Marie Bonheur ». Ses mélodies passent de plus en plus sur les radios francophones. L’opus suivant, « J’attends », sort en 1976 et est d’emblée récompensé par de nombreux prix dont celui de l’Académie Charles-Cros. Mais c’est à la fin de l’année 1977 que Duteil va littéralement exploser avec l’album « Tarentelle » qui, enregistré avec un quatuor à cordes, révolutionne le paysage de la chanson francophone de l’époque. Presque toutes les chansons de ce 33 tours deviennent en effet des succès: « Tarentelle », « Les p’tites casquettes », « Le petit pont de bois », « Le mur de la prison d’en face » et, bien sûr, « Prendre un enfant ». En 1978, fort du succès de son troisième album, Yves Duteil se produit en vedette au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. En 1981, il devient son propre producteur et éditeur, ce qui lui donne une plus grande liberté artistique. Entre 1981 et 1985, il commercialise trois albums réalisés dans la lignée des précédents: « Ca n’est pas c’qu’on fait qui compte » (81), « La statue d’ivoire » (83) et « La langue de chez nous » (85).
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Le 33 tours enregistré en 1987 s’appelle « Ton absence » et est réalisé avec des instruments électroniques bien contemporains. Cet album va marquer une rupture dans la carrière d’Yves Duteil qui ne connaîtra plus jamais un succès aussi fort que précédemment. De 1990 à 2012, le rythme des sorties de disques va ralentir avec six albums originaux commercialisés. Par contre, dans le même temps, une quantité impressionnante de compilations va être placée sur le marché en fonction des firmes distributrices des disques. Le 5 novembre 2012, Yves Duteil offre au public un « Flagrant délice » qui se décline en douze titres originaux. Avec, en premier titre d’accroche, une chanson intitulée « Naître », cet opus 2012 est évidemment très « Duteil » mais aussi assez nouveau pour celui qui fête ses 40 ans de chansons. La cuvée 2012 traite de sujets sensibles et différents, comme un journal intime de notre époque pétrie d’incertitudes et jalonnée d’espérances. C’est le quatorzième album original de l’artiste qui, conjointement à cet album de chansons, sort un premier livre biographique: « Profondeur de chant » aux éditions L’Archipel. Entre 1989 et 2014, politiquement à droite, Yves Duteil est le maire de la commune de Précy-sur-Marne où l’une de ses citoyennes fut la grande Barbara. Il faut attendre six ans pour qu’un nouvel album de l’artiste soit disponible : il a pour titre « Respect » et est commercialisé en 2018. Cette sortie est suivie de quelques concerts parisiens et d’une tournée française, belge et canadienne. Yves Duteil reçoit à ce moment aussi le Grand-Prix 2018 de la Société des Poètes Français. L’artiste profite ensuite des différentes périodes de confinement imposées par les mesures destinées à éviter la propagation du coronavirus covid-19 pour écrire le livre de sa vie. Ce dernier sort en 2021 sous le titre « Chemins de liberté ». Il est assorti à un coffret de quatre disques compact où 75 chansons se relient aux divers moments de l’existence du chanteur. Avec seize titres inédits où se mêlent des nouvelles versions de chansons connues (« Prendre un enfant » par exemple) et des mélodies enregistrées en public.
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Reynaert en 1988

24 juillet 1955 : Naissance, à Seraing, du chanteur belge REYNAERT ou Joseph REYNAERT(S). Pour en savoir plus sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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24 juillet 2004 : le festival « Chansons de Parole » se tient jusqu’au 29 juillet à Barjac dans le Gard (F). Pour la dixième année de son existence, il y a comme un air de fête avec la présence de nombreux amis et amies qui ont été importants dans l’histoire du festival : JOFROI, Michèle BERNARD, Romain DIDIER, Bruno RUIZ, Véronique PESTEL, JEHAN, Gilbert LAFFAILLE, Allain LEPREST, Anne VANDERLOVE, Pierre TISSERAND, Claudine LEBEGUE, Gérard MOREL, Céline CAUSSIMON, Michel-Marie PERRAUDIN, Céline BREMOND, Christophe GRACIEN, Gérard PITIOT, Marie-Jo THERIO, BEL HUBERT, Pascal RINALDI, Vincent DELBUSHAYE ou encore la BOITE à MALICE. Le thème de cette édition est « Tous ces mots terribles » chers à François Béranger : mots graves, mots rebelles souvent, mots espiègles aussi, mots d’amours, mots vrais et profonds, mots essentiels. Déclinés sous toutes les latitudes poétiques, projetés vers l’avenir comme un inébranlable besoin de partager l’humanité.
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24 juillet 2011 : journée de clôture des Francofolies de Spa. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, CLIQUEZ ICI.
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22 JUILLET

Cora Vaucaire en 1963 - Photo (c) Nisak

Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

22 juillet 1918 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Cora VAUCAIRE sous le nom de Geneviève Collin. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Mireille Mathieu en 1984

Mireille Mathieu en 1984

22 juillet 1946 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Mireille MATHIEU. Aînée d’une famille de quatorze enfants, elle vient en aide à ses parents en travaillant dès son adolescence dans une usine d’enveloppes. Son père, un tailleur de pierres admirateur d’opéra, l’éveille très tôt à la musique et à la chanson. Edith Piaf est alors l’artiste de référence pour la jeune Mireille qui décide de devenir chanteuse. A l’âge de seize ans, elle postule ainsi pour un concours organisé par la municipalité d’Avignon: « On chante dans mon quartier ». Et, pour cette édition de 1962, elle se distingue en terminant deuxième derrière une jeune débutante du nom de Michèle Torr. Avec opiniâtreté, elle s’inscrit une seconde fois à ce concours en 1964 et elle le remporte en interprétant « La vie en rose » d’Edith Piaf. Cette victoire permet à la jeune Mireille de multiplier ses expériences sur les scènes régionales et elle participe au télé-crochet de l’émission « Télé-Dimanche » sur la première chaîne française en 1965.
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Elle y est remarquée par l’impresario Johnny Stark qui a déjà travaillé avec Tino Rossi ou Johnny Hallyday. Il lui propose un contrat qui va la contraindre à travailler beaucoup pour, déjà, se présenter à l’Olympia de Paris en décembre 1965. Elle y chante en première partie de Dionne Warwick et Sacha Distel. L’année suivante, elle revient au music-hall parisien du Boulevard des Capucines mais, cette fois, en vedette grâce à ses premiers succès qui ont pour titre « Mon crédo », « Qu’elle est belle » ou « Viens dans ma rue ». La popularité de Mireille Mathieu dépasse alors très vite les frontières de la France et de l’Europe et elle se retrouve, en 1966, invitée du show télévisé de la star américaine Ed Sullivan où elle est présentée comme la digne héritière de Piaf. La même année, elle interprète « Paris en colère », chanson du film « Paris brûle-t-il ? » qui évoque la Libération sur une musique de Maurice Jarre. Sa carrière internationale s’élargit encore lorsqu’elle est invitée à participer à la « Royal Performance » à Londres devant la reine Elizabeth II en 1967. Tout en gardant son répertoire de succès francophones (« La dernière valse », « Les bicyclettes de Belsize », « J’ai gardé l’accent », etc.), Mireille Mathieu se produit alors sur les scènes du monde entier: Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Allemagne et, plus tard, URSS, Japon et Mexique. Ses tubes s’enchaînent alors: « Acropolis Adieu » (1971), « La Paloma Adieu » (1973), « Tous les enfants chantent avec moi » (1975), « Mille Colombes » (1977), « Santa Maria de la Mer » (1978), « A Blue Bayou » (1978), « Une femme amoureuse » (1980), « Bravo tu as gagné » (1981), « Together we’re strong » (en duo avec Patrick Duffy, le Bobby Ewing de Dallas, en 1983), etc. La chanteuse d’Avignon enregistre aussi des thèmes de films comme celui de « Love Story » (« Une histoire d’amour ») en 1971 et se voit offrir deux chansons originales par le maestro italien Ennio Morricone en 1974. A la fin des années 1980, Mireille Mathieu effectue une tournée en Chine et sa carrière française commence à péricliter malgré quelques albums matures très bien produits. En 1993, pour le 30e anniversaire de la disparition d’Edith Piaf, elle consacre tout un album à celle qui fut l’un de ses modèles avoués: elle en vend 100.000 exemplaires. Trois ans plus tard, elle se produit avec succès à Los Angeles à l’Universal Amphitheatre. En 2002, à l’occasion de la sortie d’un nouvel album aux chansons très personnelles, « De tes mains », la chanteuse entreprend sa première tournée en France, Suisse et Belgique depuis 20 ans. Le 9 mai 2005, elle chante sur la Place Rouge de Moscou pour le soixantième anniversaire de la victoire des alliés sur l’Allemagne. En novembre de la même année, elle chante dix soirs de suite à l’Olympia de Paris pour ses 40 ans de carrière. Elle y reçoit une récompense exceptionnelle: un disque de rubis pour ses 112 millions d’albums vendus dans le monde. Le 6 mai 2007, Mireille Mathieu interprète, dans des conditions épouvantables, « La Marseillaise » sur la place de la Concorde à Paris pour la victoire aux élections présidentielles de son ami Nicolas Sarkozy. La fin des années 2000 voit la carrière de la chanteuse se dérouler presque exclusivement en Russie, Autriche, Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Ukraine et en Allemagne. Fin 2012, à l’approche du 50e anniversaire de la mort d’Edith Piaf, Mireille Mathieu sort un nouvel album d’hommage à Edith Piaf qui ne contient, en fait, que deux nouveaux enregistrements, les autres étant ceux du disque de 1993 simplement recopiés sur le « nouveau » CD. Depuis, la chanteuse commercialise régulièrement des compilations qui regroupent des thématiques comme l’album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone » sorti en 2015 par exemple. En 2018, l’artiste enregistre son quarantième album studio en français. L’opus s’intitule « Mes classiques » et comprend 18 titres de facture classique signés Tchaikovsky, Brahms, Fauré, Schubert, Tarrega, Offenbach, Mozart, Haendel, Franck ou encore Verdi. Le 20 avril 2019, Mireille Mathieu est invitée à chanter l’Ave Maria au cours d’un concert diffusé sur la chaîne de télévision publique France 2 à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris.
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Martine St-Clair

22 juillet 1962 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Martine ST-CLAIR sous l’identité de Martine Nault. Ses vieux rêves de devenir chanteuse se concrétisent à l’aube de ses 18 ans lorsqu’elle s’inscrit à un concours d’interprète réservé aux jeunes Canadiens qui suivent les cours du Cegep : dans son cas des études d’infirmière. Elle réussit à atteindre la finale et la remporte en interprétant « Le monde est stone » de la comédie musicale « Starmania » écrite par Luc Plamondon. Ce dernier est parmi le public et décide de donner un coup de pouce à cette jeune femme talentueuse en lui proposant un rôle dans la première version québécoise de cet opéra-rock composé par Michel Berger. En 1980, Martine St-Clair joue le personnage de Cristal et chante « Monopolis », le premier véritable succès de l’artiste. Alors qu’elle n’est connue que dans le cadre de ce spectacle, la chanteuse est récompensée, l’année suivante, par un Félix de la découverte de l’année. Elle fait alors la rencontre du chanteur français Gilbert Bécaud qui lui propose d’enregistrer avec lui le duo « L’amour est mort » qui se retrouve en tête des palmarès québécois. Un premier album est envisagé pour Martine et Luc Plamondon lui en écrit tous les textes. L’opus a pour titre « Coeur ordinateur » et sort en 1982 avec, notamment, cinq titres qui vont être des succès au Canada : « Pleure ma p’tite sœur », « Le fils de Superman », « Un homme sentimental », « Laisse tomber » et « Oublie-moi ». Dans la foulée de cette popularité grandissante, l’artiste enregistre un deuxième album en 1984 et il est aussi plébiscité que le premier grâce à des titres comme « Il y a de l’amour dans l’air », « On va s’aimer », « Je l’aime » (en duo avec Nicole Martin), « Je vis pour la vie », « Simplement », « Place au soleil » et « Une grande histoire d’amour ». Après une participation au projet collectif « Les yeux de la faim » pour l’Afrique, Martine St-Clair commercialise un troisième album en 1986 : « Ce soir l’amour est dans tes yeux ». Il se vend à plus de 200.000 exemplaires et contient les « tubes » « Heureuse sans être amoureuse », « Quand je tombe en amour », « Plus près des étoiles » et « Dis-moi de revenir ». L’ouvrage est récompensé par quatre Félix au gala de l’ADISQ.
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La carrière de la chanteuse se poursuit avec un quatrième album éponyme en 1988 où figure, notamment, la chanson « Comme avant » signée par Claude-Michel Schönberg, le compositeur de la tragédie musicale « Les Misérables » inspirée de l’oeuvre de Victor Hugo, qui a écrit un bon nombre de chansons pour elle. A ce moment, une nouvelle version européenne de « Starmania » est mise en chantier par Plamondon et il demande à Martine de reprendre son rôle de Cristal afin de la faire connaître au public francophone du vieux continent. En France, où elle reste pendant plus d’un an et demi, elle rencontre le chanteur Marc Lavoine qui entreprend de réaliser son album suivant prévu pour le printemps 1990, « Caribou », dont le premier extrait envoyé aux médias est « Désir égale danger ». Six chansons de cet opus deviennent à nouveau des succès au Québec mais toujours pas en Europe. Après une pause de deux ans, la carrière de St-Clair reprend au rythme habituel avec les disques « Un long chemin » (1996) et « Un bonheur fou » (2001). En 2002, l’artiste est recrutée pour faire partie de la troupe québécoise de la comédie musicale de Pascal Obispo « Les dix commandements ». Et il faut attendre la fin 2004 pour voir un nouvel album orner les étals des disquaires : « Tout ce que j’ai ». La chanteuse propose alors des concerts intimes dans les églises et se diversifie en créant des émissions de télévision consacrées aux cosmétiques et parfums. En 2011, elle consacre tout un album aux chansons du cinéma et elle y interprète, notamment, « Smile » (de Charlie Chaplin), « Un homme et une femme » (de Pierre Barouh et Francis Lai), « Evergreen » (de Barbra Streisand), « Calling you » (de Bob Telson), « Parle plus bas » (de Nino Rota) ou encore « Il était une fois dans l’Ouest » (d’Ennio Morricone). A partir de 2012, Martine St-Clair délaisse un peu la chanson pour se tourner vers la peinture qui lui permet de réaliser des expositions un peu partout. Elle poursuit cependant ses enregistrements qu’elle distille de manière digitale sur son site web comme « Tot’aime » dont la musique est signée Gilbert Montagné en 2021. Cette chanson annonce d’ailleurs un retour sur scène de l’artiste pour septembre 2021 à la Place des Arts de Montréal.
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Jérôme Cotta: pochette de l'album sorti en 1998

Jérôme Cotta: pochette de l’album sorti en 1998

22 juillet 1999 : A 33 ans, le chanteur français Jérome COTTA (qui deviendra plus tard JEHRO) participe pour la première fois aux Francofolies de Spa en Belgique. Il y présente, dans le cadre du Salon Bleu du casino, les chansons de son premier album intitulé « L’arbre et le fruit ». Ce soir-là, les Francofolies de Spa accueillent aussi, à guichet fermé, les spectacles de Philippe LAFONTAINE et Angelo BRANDUARDI.
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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

22 juillet 2004 : Décès, au Rayol-Canadel-sur-Mer (F), du chanteur français Sacha DISTEL des suites d’un cancer de la peau à l’âge de 71 ans. Pour en savoir plus sur la carrière et la biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.

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22 juillet 2011 : Dans le cadre des Francofolies de Spa (B), le salon bleu du casino accueille la soirée des « Trois Francos » où les spectateurs peuvent apprécier gratuitement les concerts d’artistes envoyés par les Francofolies de La Rochelle (F), celles de Montréal (Qc) et, bien sûr, celles de Spa. Pour La Rochelle, Albin DE LA SIMONE débarque dans les Ardennes belges avec les chansons d’un nouvel album intitulé « Bungalow ». Le Québec envoie la chanteuse Marie-Pierre ARTHUR pour qui c’est la première visite à Spa. La chanteuse est aussi bassiste et son répertoire se déploie dans un country-rock francophone novateur. Enfin, c’est Sacha TOOROP qui est proposé par les Francofolies belges. Après avoir pas mal bourlingué du côté de la pop anglo-saxonne, Sacha a sorti un premier album en français il y a quelques mois et accompagne Axelle Red sur scène en 2011. Au cours de cette soirée exceptionnelle, Albin DE LA SIMONE reprend le célèbre « Vertige de l’amour » de Bashung à voir ci-dessous.
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Et pour savoir ce qui s’est passé aux Francofolies de Spa ce 22 juillet 2011, veuillez cliquer ICI.
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