HAILLANT Bernard

Bernard Haillant en 1985 – Photo (c) Christophe Chauvet

Le chanteur français Bernard HAILLANT naît le 24 septembre 1944 à Nancy. Les premiers pas dans la chanson de Bernard Haillant se font en 1959 lorsqu’il crée le groupe « Les Baladins de Nancy » qui se fait un nom dans sa région natale en interprétant ses compositions et en commercialisant un 45-tours autoproduit. Cinq ans plus tard, c’est sous son nom et seul qu’il enregistre un premier disque sous le label Bel-Air où, sur la pochette, on le compare déjà à Brel, Aznavour ou Brassens. L’extended-play (EP) comprend quatre chansons : « Mille boules de neige », « Ma terre », « Si je quitte la ville » et « Les gens viennent ». En 1966, Bernard se décide à s’installer à Paris et y trouve un engagement au cabaret de La Contrescarpe jusqu’à la fermeture de celui-ci en 1970. Parmi ses rencontres de l’époque, il y a notamment Jean Vasca, Christine Sèvres, Rufus ou encore Romain Bouteille. Il se produit également un peu partout en France et à l’étranger. Et il enregistre un deuxième 45-tours avec le titre « Mes enfants » en 1968.
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Lors d’une tournée sur la Côte d’Azur l’année suivante, il rencontre trois musiciens et une chanteuse qui, avec lui, décident de former le groupe Crëche. Ils ont pour nom Jo Akepsimas, Mannick, Jean Humenry et Gaëtan de Courrèges.
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Parallèlement à cette nouvelle aventure musicale, Bernard Haillant enregistre seul un nouveau disque qui bénéficie d’une légère médiatisation en 1970 grâce à la chanson « Le jour où nous serons vieux ». Il enchaîne l’enregistrement de son premier album en 1971 avant de réaliser un voyage bouleversant dans le Pacifique. Puis, l’artiste revient poursuivre ses tournées avec le groupe Crèche qui accueille deux nouveaux membres : Didier Desmas et Charles Gancel. Le deuxième 33-tours de Bernard Haillant est commercialisé en 1974 et a pour titre « Les riches heures du temps qui passe ».
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En 1975, il interprète trois chansons du spectacle de Robert Hossein « La Prodigieuse aventure du Cuirassé Potemkine » qui est proposé au Palais des Sports de Paris. Les titres sont composées par Maxime Le Forestier, Yvan Dautin et Alain Ledouarin et ils se trouvent sur un 45-tours. Le chanteur repart pour d’autres voyages dans les îles du Pacifique et ces derniers vont inspirer son troisième album de 1976 : « Petite soeur des îles ».
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L’aventure du groupe Crëche se termine en 1977 et Bernard développe plus encore sa carrière de soliste. La même année, il assure la première partie du récital de Maxime Le Forestier au Palais des Congrès de Paris. Il enregistre ensuite quatre albums jusqu’en 1987, date à laquelle Bernard Haillant crée une œuvre originale : « Remonter la rivière ». Il sort alors du format de la chanson traditionnelle pour réaliser un oratorio pour soliste, chœurs et orchestre. Il s’agit d’un poème symphonique où il fait un retour sur son enfance et sa jeunesse. Mais aussi sur la mort et, en particulier, celle de sa mère qui vient de se produire.
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Dans la foulée de ce disque hors-format, il fonde avec des amis l’association « Remonter La Rivière » qui est une structure lui permettant d’enregistrer les chansons qu’il souhaite sans subir les contraintes d’un directeur artistique et d’une maison de disques. Il devient son propre producteur et en assume tous les risques. Pour ses enregistrements, Bernard Haillant reçoit deux prix de l’Académie Charles-Cros: en 1982 et en 2001. Et, toujours au niveau des distinctions, il reçoit aussi la Grand-Prix de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. Le dernier opus enregistré par l’artiste sort le 30 mars 2001. Il a pour titre « L’homme en couleur » et évoque une fois de plus le Pacifique et les îles avec la Nouvelle-Calédonie et les Kanaks.
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En juillet 2001, Bernard Haillant est sur la scène du festival « Chansons de parole » à Barjac (Ardèche). Il s’agit de ce qui se révélera être sa dernière apparition publique. Le chanteur décède le 17 avril 2002 à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien d’Ivry. Sur la dizaine d’albums enregistrée au cours de sa carrière, l’artiste crée ses propres chansons mais se promène aussi, d’une manière très personnelle, dans les répertoires de Louis Aragon, Boris Vian et Maxime Le Forestier. Les thèmes abordés par Bernard Haillant sont très divers, sérieux et humains. Sa voix est puissante et, dans ses enregistrements, elle est toujours mise en avant pour faciliter l’audibilité des textes qui, ici, ont une grande importance. Cette façon de travailler, qui ne correspond à aucune tendance et mode, a la particularité de rendre les chansons de Bernard Haillant intemporelles. Mais, du coup, ces chansons ont toujours eu trop peu de chances d’être diffusées sur les radios qui pouvaient les rendre « populaires ». Avec le temps, Haillant est devenu un artiste apprécié par une certaine catégorie d’afficionados de la chanson française qui a finalement constitué son public de prédilection. Pendant toute sa carrière, le chanteur s’est aussi attaché à jouer d’un maximum d’instruments sur ses enregistrements: guitare, percussions, flûte ou violon par exemple. Un coffret reprenant en CD les huit premiers albums que Bernard Haillant a enregistrés entre 1972 et 1987, et intitulé « Je vous enchanterais les mots », est sorti en 2007 chez EPM. Le bel objet est à ce moment présenté lors du festival « Chansons de Paroles » à Barjac (Ardèche) à l’initiative de Jofroi, chanteur et alors organisateur de la manifestation. La mémoire de Bernard Haillant est perpétuée grâce au site web qui lui est consacré et qui  vous permettra de mieux le connaître, de partager vos souvenirs de l’artiste ou encore de commander les oeuvres du chanteur.
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BARJAC (F) du 30 juillet au 4 août 2016: un festival qui change de nom sans Jofroi

Logo bleuIl y a décidément, à notre époque, une véritable honte du nom établi. Il faut que tout change sous prétexte qu’un nom vieillit et se démode aujourd’hui plus vite qu’hier. Les exemples sont de plus en plus nombreux: le festival parisien de « Vive la Reprise » devient « Et la chanson va », le festival « Chantons Français » de Bruxelles est devenu le « Francofaune » et voilà qu’à Barjac aussi le festival « Chansons de parole » s’appelle désormais « Barjac m’en chante ». Mais au lieu de dénigrer ces appellations qui se veulent toutes plus « modernes » les unes que les autres, il faut se féliciter qu’elles restent francophones dans leur nom, leur ADN et leur programmation. Ce qui n’est pas le cas de certaines « Francofolies » comme celles de Spa ou La Rochelle  dont le titre ne correspond plus vraiment au côté délibérément international et anglo-saxon de la plupart des concerts proposés. Enfin, il faut aussi se réjouir du fait que le changement de libellé est toujours meilleur que l’arrêt, même partiel ou différé, d’un festival. Et mon regard se tourne ici vers Montauban et son regretté festival « Alors Chante! » qui ne semble pas avoir trouvé son nouveau souffle à Castelsarrazin.
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Pour en revenir au festival « Barjac m’en chante », il est donc organisé par l’association « Chant Libre » qui gérait depuis 1995 le festival « Chansons de Parole » qui vient donc d’être rebaptisé. Mais ce changement d’appellation en 2016 est lié au fait que le chanteur belge Jofroi, citoyen de Barjac depuis de nombreuses années, n’en est désormais plus le directeur artistique. Il a été remplacé dans cette tâche par une personne qui n’est pas un inconnu dans le « métier » mais qui n’est pas un artiste: Jean Claude Barens. La séparation ne s’est pas faite sans mal: Jofroi a déposé le nom de « Chansons de parole » comme étant sa propriété et se réserve le droit de l’utiliser peut-être à nouveau dans l’avenir.
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En tous cas, pour ce qui est du festival de Barjac proprement dit, force est de constater que, si des modifications importantes doivent éventuellement intervenir au sein de la programmation, elles ne semblent pas encore affecter l’esprit de l’édition 2016. Les afficionados de la chanson francophone à texte retrouveront ainsi avec plaisir des artistes comme Michèle Bernard, Debout sur le zinc, Agnès Bihl ou Romain Didier entre autres.
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Voici le programme du festival « Barjac m’en chante » 2016 :
* Samedi 30 juillet :
Dans la cour du château à 21h30 : Philippe TORRETON + Michèle BERNARD
* Dimanche 31 juillet :
Dans la cour basse de l’école publique à 15h00 : ICI BABA (pour jeune public)
Sous chapiteau à 17h00 : Valérie MISCHLER + Philippe GUILLARD
Dans la cour du château à 21h30 : Ben MAZUE + Chloé LACAN
* Lundi 1er août :
Dans la cour basse de l’école publique à 15h00 : MARTINTOUSEUL (pour jeune public)
Sous chapiteau à 17h00 : Fabien BOEUF + Marie BARATON
Dans la cour du château à 21h30 : Liz VAN DEUQ + Romain DIDIER
* Mardi 2 août :
Dans la cour basse de l’école publique à 15h00 : SEVANE
Sous chapiteau à 17h00 : Zoé MALOUVET + Eric MIE
Dans la cour du château à 21h30 : DELINQUANTE + WALLY & Vincent ROCCA
* Mercredi 3 août :
Dans la cour basse de l’école publique à 15h00 : JULIETTE Z
Sous chapiteau à 17h00 : Mehdi KRUGER + Danny BUCKTON Trio
Dans la cour du château à 21h30 : Valérian RENAULT + Agnès BIHL
* Jeudi 4 août :
Dans la cour basse de l’école publique à 15h00 : CALEU
Sous chapiteau à 17h00 : BALIMURPHY + Marie COUTANT
Dans la cour du château à 21h30 : ESKELINA + DEBOUT SUR LE ZINC
Dans la cour basse de l’école publique à 23h30 : Les GRANDES BOUCHES
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BARJAC (F) : le festival CHANSONS DE PAROLE fête sa vingtième édition du 25 au 30 juillet 2015

Affiche 2015A l’écart des produits médiatisés et des grandes foires de la musique, cet humble festival est devenu, à travers toute la francophonie, emblématique à la fois d’un patrimoine rare et d’une chanson engagée et responsable, libre et intemporelle. S’il s’appelle « Chansons de parole », son fondateur Jofroi rappelle néeanmoins qu’il ne s’agit pas ici nécessairement de la belle phrase ou de l’image poétique mais de la vérité de la parole donnée, la simplicité de la parole vécue, la générosité de la parole partagée. Et tout ça en chansons.
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Dès le premier soir, le samedi 25 juillet 2015, les spectateurs seront invités à la grande soirée d’anniversaire avec, autour de Jofroi, des amis du festival venus le retrouver dès 21h30 : Agnès Bihl, Michel Bühler, Romain Didier, Imbert Imbert, Yvette Théraulaz et Katrin’Waldteufel. D’autres artistes familiers du festival se produiront tout au long de cette 20e édition. Et puis, comme chaque année, le festival proposera son lot de conférences, de projections, de débats, d’animations et de concerts-découvertes.

En voici le programme :
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* Samedi 25 juillet après-minuit sous chapiteau : Catherine Huard, jeune artiste québecoise interprétant les grands poètes de son territoire natal.
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* Dimanche 26 juillet
11h. en la Salle Regain : conférence de Michel Trihoreau : « La chanson de circonstance ».
17h. sous chapiteau : Mèche, groupe avec Clémence Chevreau au chant, Damien Nison aux claviers, Benjamin Riez à la basse et Dimitri Delporte à la batterie.
18h30 sous chapiteau : Gilles Roucaute
21h30 dans la cour du château : Claire Elzière chante Allain Leprest + Bernard Joyet
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* Lundi 27 juillet
11h. en la Salle Regain : « Sillons sillages » avec Gérard Pierron, mélodiste.
12h. Esplanade : remise du prix Jacques Douai
17h. sous chapiteau : Guillaume Ledent (B)
18h30 sous chapiteau : Benoît Paradis Trio (QC)
21h30 dans la cour du château : From & Ziel + Flow
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* Mardi 28 juillet
11h. en la Salle Regain : projection de « Qui c’est celui-là ? Pierre Vassiliu », documentaire de Laurence Kirsch et Valérie Cibot.
12h. Esplanade : Antoine Fetet présente son CD « L’oiseau qui d’un coup fend la nuit ».
17h. sous chapiteau : Olivier Foucher
18h30 sous chapiteau : Sale Petit Bonhomme
21h30 dans la cour du château : Yves Teicher chante Charles Trénet + Bratsch
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* Mercredi 29 juillet
11h. en la Salle Regain : projection de « Le prix de la révolte, Tachan, 40 ans de chanson », documentaire de Christophe Régnier.
12h30 Esplanade : le Centre de la Chanson présente le lauréat du prix « Vive la reprise », Jules Nectar, et Christiane Courvoisier présente son CD « Entre la mer et le spectacle ».
17h. sous chapiteau : Jules Nectar
18h30 sous chapiteau : Emilie Marsh
21h30 dans la cour du château : Alain Sourigues + Bruno Ruiz
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* Jeudi 30 juillet
11h. en la Salle Regain : projection de « Le prix de la révolte, Tachan, 40 ans de chanson », documentaire de Christophe Régnier.
15h. en la Salle Regain : rencontre avec Henri Tachan.
12h30 Esplanade : l’Association Bernard Dimey de Nogent présente le CD « Dimey Pluriel – de Nogent à Montmartre ».
17h. sous chapiteau : Claud Michaud (QC).
18h30 sous chapiteau : Léonid.
21h. dans la cour du château : Gryf »’ (François Gaillard) + Yves Jamait chante « Au revoir Tachan » en présence d’Henri Tachan.
A minuit dans la Cour de l’Ecole publique : clôture festive avec la fanfare Taraf Goulamas.
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Programme complet sur le site: www.chansonsdeparole.com
Billetterie : 07 60 38 66 41 (bon de réservation à télécharger sur le site).
Prix des places : totale (160€), forfait 6 soirées (110€), soirée château (25 €/18€), chapiteau (10€).
Jofroi a été l’invité de TV5 Monde et vous pouvez découvrir ou revoir l’entrevue en CLIQUANT ICI

 

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Barjac (F) : festival « Chansons de parole » fin juillet 2014

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24 JUILLET

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

24 juillet 1918 : Naissance, à Montrouge, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON. Pour en savoir plus sur la biographie et la carrière professionnelle de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Anne-Marie Peysson dans les années 1970

24 juillet 1935 : Naissance, à Saint-Didier en Dévoluy, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Passionnée de radio et de télévision, c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fait une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois: « On est bien quand on est deux ». En 1967, elle interprète « Du bois sec pour tout l’hiver ». Elle décède le 14 avril 2015 à l’âge de 79 ans.
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Hervé Vilard dans les années 1970

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur Hervé VILARD sous le nom de René Villard. Il voit le jour dans le taxi qui emmène sa maman à l’hôpital pour l’accouchement. De son père, il ne saura jamais rien si ce n’est qu’il serait Corse. Elevé par sa mère, il en est séparé à l’âge de six ans sur plainte d’un voisin. Envoyé à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul à Paris, il essaie de s’en échapper à plusieurs reprises. Il vit alors dans un certain nombre de familles d’accueil et rencontre, en 1957, l’abbé Angrand qui devient son père spirituel. Dès l’âge de quatorze ans, René sait déjà que son avenir sera musical. Il se rend à Paris pour y trouver un emploi. Il travaille dans un bar puis chez un disquaire. C’est là qu’il découvre les nouvelles idoles des années 1960 et qu’il se dit qu’il a peut-être un rôle à jouer. Au fil des rencontres, il parvient à faire entendre à un producteur une des chansons qu’il vient d’écrire et de composer en 1965: « Capri c’est fini ». Il l’enregistre sous le pseudonyme d’Hervé Vilard et cela devient le premier « tube » d’une longue série.
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Son succès lui permet de rapidement monter sur une scène pour y interpréter ses chansons. Il intègre ainsi une grande tournée d’été, aux côtés de Michèle Torr et Christophe, qui passe à la Kermesse de la Bière de Maubeuge comme dans d’autres villes françaises. Sa marraine artistique n’est autre que Dalida. Hervé Vilard installe alors durablement sa carrière grâce à des succès comme « Fais-la rire », « Mourir ou vivre », « Sayonara », « Les Anges du matin », « Amore caro amore bello », « Champagne », « Rêveries », « Nous », « Reviens », « Je l’aime tant », « Méditerranéenne », « Venise pour l’éternité », « Mamma Mia » ou encore « La vie est belle, le monde est beau ». Le succès se faisant plus rare à la fin des années 1990, Hervé Vilard se fait plaisir en enregistrant un album de poèmes mis en musique et, excusez du peu, il choisit des textes de Louis Aragon, Eugène Ionesco, Marguerite Duras, Jacques Prévert ou Jean Genet entre autres. En 2010, Hervé Vilard embarque dans l’aventure d' »Age tendre et tête de bois » où il se retrouve aux côtés d’autres idoles des années 1960 pour ce spectacle nostalgique. En 2013, il fait encore partie de la tournée d’adieu de ce même spectacle. Le 17 juillet 2016, invité de l’émission « Village du Tour » de France diffusé en direct par France Télévisions depuis Bourg-en-Bresse, Hervé Vilard déclare qu’une semaine avant de fêter ses 70 ans, il pense sérieusement à arrêter les longues tournées de spectacles fatigantes pour se consacrer à des prestations plus sporadiques. Et il semble se tenir à ses déclarations en proposant des rendez-vous poétiques plus intimistes comme ceux qu’il réalise au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine les 22 et 23 juin 2019.
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Pierre Billon en 1974

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du parolier, compositeur, chanteur et directeur artistique français Pierre BILLON. Il est le fils d’Henriette Ragon et de Jean Billon qui se sont rencontrés au début de la seconde guerre mondiale. Mariés peu de temps après, ils s’installent dans le Loiret et Jean s’engage dans la résistance locale. Fin 1945, ils reviennent à Paris et plus particulièrement à Montmartre où ils louent une petite boutique en haut de la Butte. Ils la transforment en pâtisserie et, vu son succès, ils achètent le local voisin pour en faire un restaurant. C’est là que, poussée par des clients joyeux, Henriette commence à chanter des refrains connus du moment. De plus en plus appréciée, elle récidive et devient l’attraction du resto qui évolue ensuite pour devenir le cabaret chez Patachou, pseudonyme d’Henriette Ragon évoquant la pâtisserie et plus précisément la pâte à choux. Le jeune Pierre est donc très vite immergé dans le milieu artistique de la chanson puisque sa maman va être à la base de la carrière de Georges Brassens notamment. Pendant son enfance, il se lie d’amitié avec un autre « enfant de la balle » dont les parents tiennent un autre cabaret de la butte Montmartre: Michel Sardou. Comme Michel, Pierre voue une véritable passion pour la musique et il apprend à jouer de la guitare avant de trouver un job dans une firme de disques. Plus tard, lorsque Michel Sardou entame sa carrière de chanteur, Pierre Billon lui écrit des chansons comme « America America », « Dix ans plus tôt », « Je vole », etc. Pierre Billon se lance également dans l’interprétation de ses propres chansons avec une certaine habileté dans les années 1970. Ses chansons connaissent une certaine popularité et se classent dans les hit-parade de l’époque: « La Creuse », « L’Indien blond » ou « Mes chaussures aux mains ».
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Un peu avant le début des années 1980, il travaille pour Johnny Hallyday et lui compose des chansons comme « J’ai oublié de vivre » qui sera reprise en espagnol par Julio Iglesias sous le titre « Me olvide de vivir ». Ensuite, Pierre Billon devient le directeur artistique de Johnny jusqu’en 1984 et lui compose toujours des morceaux bien après cette date. Eternel complice de Michel Sardou, il est aux côtés du chanteur sur scène lors de sa tournée d’adieu, « La dernière danse », en 2017. En 2019, il est l’auteur d’un superbe livre relatant ses voyages aux Etats-Unis en compagnie de Johnny Hallyday : « Road Trip : Johnny Hallyday on the road ».
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Yves Duteil en 1990 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

24 juillet 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète Yves DUTEIL. Issu d’une famille où la musique a son importance, il commence très jeune à apprendre le piano. Puis, à l’adolescence, c’est la guitare qui le démange réellement. Alors qu’il se destine à des études de droit, sa passion pour la musique et la chanson prend le dessus. Il quitte la fac pour s’inscrire au Petit Conservatoire de la Chanson tenu par Mireille. Il s’y fait remarquer et obtient la possibilité d’enregistrer deux titres sur un 45 tours en 1972: « Remets ta montre à l’heure » et « Virages ». Avec quelques chansons, dont « Les mots », il assure alors les premières parties de Régine et de Juliette Gréco dans des music-halls parisiens. En 1974, il est sélectionné pour représenter la France au Festival International de la Chanson Française de Spa en Belgique. Il y remporte le prix du public et celui de la meilleure chanson. On commence de plus en plus à parler de cet artiste talentueux qui sort alors son premier album, « L’écritoire », qui renferme entre autres la chanson « Marie Merveille, Marie Bonheur ». Ses mélodies passent de plus en plus sur les radios francophones. L’opus suivant, « J’attends », sort en 1976 et est d’emblée récompensé par de nombreux prix dont celui de l’Académie Charles-Cros. Mais c’est à la fin de l’année 1977 que Duteil va littéralement exploser avec l’album « Tarentelle » qui, enregistré avec un quatuor à cordes, révolutionne le paysage de la chanson francophone de l’époque. Presque toutes les chansons de ce 33 tours deviennent en effet des succès: « Tarentelle », « Les p’tites casquettes », « Le petit pont de bois », « Le mur de la prison d’en face » et, bien sûr, « Prendre un enfant ». En 1978, fort du succès de son troisième album, Yves Duteil se produit en vedette au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. En 1981, il devient son propre producteur et éditeur, ce qui lui donne une plus grande liberté artistique. Entre 1981 et 1985, il commercialise trois albums réalisés dans la lignée des précédents: « Ca n’est pas c’qu’on fait qui compte » (81), « La statue d’ivoire » (83) et « La langue de chez nous » (85).
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Le 33 tours enregistré en 1987 s’appelle « Ton absence » et est réalisé avec des instruments électroniques bien contemporains. Cet album va marquer une rupture dans la carrière d’Yves Duteil qui ne connaîtra plus jamais un succès aussi fort que précédemment. De 1990 à 2012, le rythme des sorties de disques va ralentir avec six albums originaux commercialisés. Par contre, dans le même temps, une quantité impressionnante de compilations va être placée sur le marché en fonction des firmes distributrices des disques. Le 5 novembre 2012, Yves Duteil offre au public un « Flagrant délice » qui se décline en douze titres originaux. Avec, en premier titre d’accroche, une chanson intitulée « Naître », cet opus 2012 est évidemment très « Duteil » mais aussi assez nouveau pour celui qui fête ses 40 ans de chansons. La cuvée 2012 traite de sujets sensibles et différents, comme un journal intime de notre époque pétrie d’incertitudes et jalonnée d’espérances. C’est le quatorzième album original de l’artiste qui, conjointement à cet album de chansons, sort un premier livre biographique: « Profondeur de chant » aux éditions L’Archipel. Entre 1989 et 2014, politiquement à droite, Yves Duteil est le maire de la commune de Précy-sur-Marne où l’une de ses citoyennes fut la grande Barbara. Il faut attendre six ans pour qu’un nouvel album de l’artiste soit disponible : il a pour titre « Respect » et est commercialisé en 2018. Cette sortie est suivie de quelques concerts parisiens et d’une tournée française, belge et canadienne. Yves Duteil reçoit à ce moment aussi le Grand-Prix 2018 de la Société des Poètes Français. L’artiste profite ensuite des différentes périodes de confinement imposées par les mesures destinées à éviter la propagation du coronavirus covid-19 pour écrire le livre de sa vie. Ce dernier sort en 2021 sous le titre « Chemins de liberté ». Il est assorti à un coffret de quatre disques compact où 75 chansons se relient aux divers moments de l’existence du chanteur. Avec seize titres inédits où se mêlent des nouvelles versions de chansons connues (« Prendre un enfant » par exemple) et des mélodies enregistrées en public.
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Reynaert en 1988

24 juillet 1955 : Naissance, à Seraing, du chanteur belge REYNAERT ou Joseph REYNAERT(S). Pour en savoir plus sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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24 juillet 2004 : le festival « Chansons de Parole » se tient jusqu’au 29 juillet à Barjac dans le Gard (F). Pour la dixième année de son existence, il y a comme un air de fête avec la présence de nombreux amis et amies qui ont été importants dans l’histoire du festival : JOFROI, Michèle BERNARD, Romain DIDIER, Bruno RUIZ, Véronique PESTEL, JEHAN, Gilbert LAFFAILLE, Allain LEPREST, Anne VANDERLOVE, Pierre TISSERAND, Claudine LEBEGUE, Gérard MOREL, Céline CAUSSIMON, Michel-Marie PERRAUDIN, Céline BREMOND, Christophe GRACIEN, Gérard PITIOT, Marie-Jo THERIO, BEL HUBERT, Pascal RINALDI, Vincent DELBUSHAYE ou encore la BOITE à MALICE. Le thème de cette édition est « Tous ces mots terribles » chers à François Béranger : mots graves, mots rebelles souvent, mots espiègles aussi, mots d’amours, mots vrais et profonds, mots essentiels. Déclinés sous toutes les latitudes poétiques, projetés vers l’avenir comme un inébranlable besoin de partager l’humanité.
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24 juillet 2011 : journée de clôture des Francofolies de Spa. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, CLIQUEZ ICI.
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