VERLOOVEN Roland (ARMATH)

Le compositeur, producteur et directeur artistique belge Roland VERLOOVEN, également connu sous le pseudonyme d’ARMATH, naît le 2 mars 1938 à Gand (Gent). Roland est très tôt sensibilisé à la musique par son grand-père qui l’emmène souvent à l’opéra de Gand. Il est donc jeune lorsqu’il se destine à apprendre la musique et à se diriger vers l’Académie où, à l’époque, les cours se donnent en français malgré le fait que sa ville natale soit en Flandre. Cela lui permet aussi de se familiariser très vite avec la langue de Voltaire. Il se destine alors à jouer du saxophone mais l’instrument est cher et n’est pas dans ses moyens. Alors, lorsque son père lui annonce un jour qu’il a rencontré un musicien jouant dans une harmonie voulant se séparer de son trombone, il n’hésite pas à le racheter. Son instrument sera donc le trombone et il en joue tant et tant qu’il finit par se faire embaucher, à l’âge de seize ans, dans la formation « Glenn Miller Story » qui se produit dans tous les bals populaires de la région bruxelloise. Avec un très grand succès populaire à chaque représentation : « When the Saints go marchin’ in ». Il joue ensuite dans diverses formations et se retrouve aussi à pratiquer son instrument lors de sessions d’enregistrement en studio. Et puis, aussi, il compose. Et, enfin, il est engagé par la filiale belge de la maison de disques française Vogue pour développer le catalogue local de la Flandre. Roland Verlooven va ainsi composer les premières chansons du chanteur à succès flamand Willy Sommers qu’il découvre dans les rangs de l’harmonie de Halle. Dès 1971, il lui propose un « tube » avec le titre « Zeven anjers, zeven rosen » qu’il signe sous le pseudonyme Armath qu’il trouve enL inversant les lettres du prénom de son épouse qui s’appelle Martha.

La mélodie devient très vite en français « Une fleur rien qu’une rose », un premier hit pour le groupe franco-belge Crazy Horse.

A ce moment, un artiste belge bruxellois, qui enregistre des disques festifs d’ambiance chez Olympia depuis trois ans, le Grand Jojo, signe un contrat chez Vogue et permet à Armath de lui proposer un premier titre : « Le tango du Congo », commercialisé en 1972. Le 45-tours se vend bien et est le début d’une longue collaboration avec l’artiste emblématique dont l’apogée sera sans doute atteinte en 1986 avec la chanson « E Viva Mexico », l’hymne officiel des « Diables Rouges », l’équipe nationale belge de football qui se retrouve en demi-finale de la coupe du monde au Mexique.

Parmi les autres titres composés par Armath pour le Grand Jojo, on peut encore citer « Les oranges », « Ookie pookie », « Sergent Flagada », « Sitting Bull », « Les petites boules pour la toux », « Angelina », « Anita », « Gina Stromboli », « Vive les saints » ou encore « Victor le footbaliste ». En 1972 aussi, on lui présente un jeune interprète belge francophone qui a pour nom Christian Vidal. Il lui compose les deux titres d’un premier 45-tours qui obtient un succès d’estime : « Bye bye Birdie » et « Un peu de sympathie ». Mais, en 1973, il lui offre un énorme « tube » qui dépasse de loin les frontières de la Belgique : « Angélique ».

Par la suite, les autres succès de Vidal composés par Armath ont pour nom « Sérénade » (1974), « Chanson nostalgique » (1974), « De je t’aime en je t’aime » (1974) ou « Si tu voulais » (1975). La chanson « Sérénade » connaîtra aussi un petit succès en allemand sous le titre « Diese kleine serenade » (1974). En 1973 toujours, le chanteur néerlandophone Willy Sommers enregistre quelques-unes de ses mélodies en français à destination du public français. Mais, contrairement à un autre artiste flamand nommé Paul Severs qui place une de ses chansons dans le hit-parade de la radio française RTL présenté par André Torrent (« Si tu m’aimes comme je t’aime »), il ne réussit pas à profiter de la vague des chanteurs de charme belges qui déferlent alors sur la France. A la fin des années 1970, Armath compose « Une heure du matin » et « La fête » pour Franck Olivier qui, avec cette chanson,  participe à la sélection belge pour le concours Eurovision de la Chanson 1978.

Dans les années 1980, il compose encore pour divers artistes francophones belges comme Di Quinto Rocco (« Je t’aime bien papa » en 1980 qui connaît un très grand succès populaire grâce, surtout, au développement des radios libres) et Johny Fostier (« Cette mélodie » en 1982).

En 1985, il est le producteur, sous le nom de Roland Verlooven, du disque enregistré par le footballeur italo-belge Enzo Scifo avec la chanson « Gagné d’avance », adaptation par Jacques Duvall d’un titre de Toto Cutugno (« Innamorata ») déjà repris quelques années plutôt par le chanteur français Ringo (« Un homme ne pleure pas »).

Et, avec Théo Linder, il produit Jo Lemaire en 1990 pour les titres « C’est mon bateau » et « Un mot ne suffit pas ».

L’une des dernières traces artistiques de Roland Verlooven (Armath) date de 1998 lorsqu’il retrouve Christian Vidal qui écrit les textes sur six de ses compositions reprises sur l’album « Chante-nous la vie » de Nathalie Paque. Côté néerlandophone, il a travaillé, notamment, avec Rocco Granata, Louis Neefs, Luc Steeno, Johnny White, Jimmy Frey, Will Tura, Bart Kaëll, Helmut Lotti, Get Ready, Clouseau et Ingeborg. Au début des années 2000, il quitte l’Espagne où il vit depuis de nombreuses années pour revenir vivre en Belgique à Keerbergen. C’est là qu’il développe la maladie d’Alzheimer qui l’oblige à rejoindre la maison de repos Damiaan à Tremelo où il décède le 1er novembre 2017.
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16 DECEMBRE

Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

16 décembre 1918 : Naissance, à Paris, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.

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Christian Vidal en 1976 – Photo (c) B. Baudet

16 décembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Christian VIDAL sous le nom de Christian Balencourt. Adolescent, il ne pense qu’à une chose: devenir chanteur. Et, pour ce faire, il tente une première expérience musicale au sein d’un groupe de bal bruxellois: les Snakes. Après une audition, il est remarqué par un producteur qui lui fait enregistrer un premier 45 tours en 1972: « Un peu de sympathie ». Cet essai est très encourageant mais connait un succès limité. Il faut donc persévérer et accrocher à son répertoire léger une mélodie agréable qui reste dans l’oreille. C’est fait en 1973 grâce à Armath, alias Roland Verloven, et Jean-Claude Albin qui lui écrivent le tube de la rentrée: « Angélique ». Le vinyle se vend à plus de 1.500.000 exemplaires.

Par la suite et pendant trois ans, les chansonnettes de Christian Vidal sont encore largement diffusées par les radios françaises: « Sérénade » (1974), « La chanson nostalgique » (1974), « Le premier matin » (1974), « De je t’aime en je t’aime » (1974), « Les yeux de Marie » (1975), « Si tu voulais » (1975) et « Julia » (1976). Son contrat discographique avec la firme Vogue arrivant à son terme, Christian Vidal va alors éprouver des difficultés à se maintenir dans le circuit malgré de bonnes chansons enregistrées pour l’unique marché francophone belge: « Toi Gabrielle » (1981), « Un clown dans la vie »(1982), « Mais chanter populaire » (1983), « On est bien dans sa peau » (1983), « You girl » (1983), « Amazony » (1984) ou encore, à destination du jeune public, « Le canard Roland », adaptation française de « Mamma Maria » des Ricchi E Poveri en 1985. Au fil du temps, Christian Vidal s’attache aussi à écrire et à composer lui-même quelques-unes de ses chansons comme « Mais qu’est-ce que j’ai » ou « Rien dire du tout ». Par la suite, l’artiste va s’essayer au théâtre à Bruxelles avant de vivre quelques années loin de sa Belgique natale. En 1994, 20 ans après ses premiers succès, surfant sur la vague nostalgique des années 1970, il commercialise un premier disque compact où il réenregistre ses grandes chansons populaires comme « Angélique » et « Sérénade » entre autres. Et il est alors régulièrement invité par le regretté Pascal Sevran dans ses émissions télévisées françaises: « La chance aux chansons » ou « Chanter la vie ». A la fin des années 2000, Christian Vidal fait partie des artistes à l’affiche de « La tournée des idoles » qui est une espèce de version belge du spectacle français « Age tendre et tête de bois ». Il y figure aux côtés de chanteurs vedettes des années 1960 et 1970 comme Franck Olivier, Robert Cogoi, Alain Delorme, Christian Adam ou Baldo. Dans les années 2010, Christian Vidal tente d’obtenir des prestations dans la tournée « Age tendre et tête de bois », produite par Michel Algay, mais cette dernière s’interrompt en 2015 avant que le projet ne se réalise éventuellement. En 2019, il annonce la sortie d’un album comportant quelques-uns de ses grands succès mais aussi des chansons nouvelles qu’il teste sur scène comme à Soignies (B) lors de la fête du Parc Pater le 14 septembre.

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Liane Foly en 2002 – Photo (c) Christophe Gstalder

16 décembre 1962 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse et imitatrice française Liane FOLY sous le vrai nom d’Éliane Falliex. Ses parents, revenus d’Algérie lors de l’indépendance de ce pays en 1962, ouvrent une droguerie à Lyon où Eliane naît quelques mois plus tard. Le père et la mère d’Eliane favorisent son apprentissage artistique en lui donnant la possibilité d’apprendre le piano, le solfège et la danse dès ses cinq ans. Adolescente, la jeune fille est embauchée dans l’orchestre familial « Black and white » où elle est la chanteuse. Son père est le producteur du groupe, sa mère réalise les costumes, son frère est à la batterie et sa soeur au piano. Plus tard, alors que le groupe se dilue naturellement, Eliane continue à chanter en se produisant partout où on l’accepte. A treize ans, elle gagne un concours de chant et, par la suite, elle se spécialise de plus en plus dans le jazz et le blues. Elle décide toutefois à ce moment de poursuivre ses études et de passer son bac avant de s’intéresser plus avant à la musique. En 1984, le jeune auteur Philippe Viennet la remarque et lui présente le compositeur André Manoukian. Ensemble, ils vont longuement préparer quelques chansons. En 1985, Eliane Falliex devient Liane Foly et sort un premier 45 tours chez Epic avec la chanson « Besoin de toi » qui ne marche pas. Elle signe alors un contrat avec Virgin France qui commercialise ses véritables premiers succès: « Ca va ça vient » et « Love me love moi » extraits de l’album « The man I love » en 1988.

Mais la véritable gloire de Liane Foly va venir avec la sortie de l’opus « Rêve orange » en 1990. Ce dernier contient quelques tubes qui vont installer la chanteuse: « Au fur et à mesure » et « Va savoir » par exemple. En 1992, lors de la sortie du dessin animé de Disney, Liane Foly partage avec Charles Aznavour la version française du thème musical de « La belle et la bête ». Un an plus tard, elle sort son troisième album, « Les petites notes », avec la chanson « Doucement » qui est un hit. En 1994, elle connaît le succès avec le titre « Heures hindoues » signé Etienne Daho. L’album suivant sort en 1997: « Caméléon » connaît une popularité moindre. Quelques mois plus tard, sous le titre « Acoustique », Liane Foly enregistre un album où elle revisite ses plus grands succès mais aussi des reprises comme « La vie ne m’apprend rien » de Daniel Balavoine. C’est l’époque où l’artiste décide de s’installer et de vivre à Londres. En 2001, la chanteuse renoue véritablement avec le succès populaire grâce à l’album « Entre nous » qui renferme les tubes « On a tous le droit », « Ces petits riens » et « Etre vrai ». Elle y reprend aussi « La chanson d’Hélène » initialement interprétée par Romy Schneider dans le film « Les choses de la vie ». En 2002, pour ses 40 ans, Liane Foly sort une compilation de tous ses succès avec deux inédits: « Vivre » et « A l’intérieur ». Puis, en 2004, elle commercialise un album de chansons, « La chanteuse de bal » qui l’éloigne du jazz sans vraiment l’adouber comme chanteuse de variétés. Cette difficulté à se situer ne la favorise pas auprès du public qui aime poser des étiquettes sur le dos des artistes. En pleine crise de confiance, Liane Foly suit les conseils de quelques amis qui estiment qu’elle possède un talent certain d’imitatrice. Elle décide ainsi de réaliser « La parenthèse enchantée », un spectacle d’imitations qui va connaître un grand succès et qui va l’éloigner pendant quelques années des studios d’enregistrement. En 2015, Liane Foly revient à la chanson et annonce un nouvel album pour mars 2016. Mais cet opus ne sera pas un retour aux oeuvres originales: « Crooneuse » reprend en effet toute une série de standards de la chanson française comme « C’est extra » de Léo Ferré ou « La Boîte de Jazz » de Michel Jonasz.

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1er NOVEMBRE

Colette Renard en 2010

1er novembre 1924 : Naissance à Ermont de la chanteuse et comédienne française Colette RENARD, de son vrai nom Colette Raget. Pour en savoir plus sur sa vie et parcourir une brève biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Salvatore Adamo aux Francofolies de Spa 2009 (c) Passion Chanson

1er novembre 1943 : Naissance, à Comiso en Sicile, de l’auteur-compositeur-interprète italo-belge Salvatore ADAMO. Alors qu’il a quatre ans, le petit Salvatore et sa mère accompagnent le père qui va travailler dans les mines de charbon en Belgique. La famille se pose dans le Borinage, à Jemappes près de Mons, où elle vit d’abord dans un barraquement prévu pour les ouvriers émigrés et leurs proches. Très tôt, Salvatore se passionne pour le sport et tout particulièrement pour le football. Il s’inscrit d’ailleurs au club local de l’Union jemappienne. Mais il s’intéresse aussi à la musique et à la littérature. Pour la musique, il prend des cours de guitare chez le disquaire du village Aimable Donfut, également accordéoniste. Pour la littérature, un prof de français, M. Vermeulen, le guide dans ses choix d’étudiant à l’Institut Saint-Ferdinand. Bien conseillé par ces personnes, l’adolescent écrit ses premiers poèmes qu’il fixe sur des mélodies influencées, notamment, par Brassens ou Bécaud. En 1960, il s’inscrit, à Mons, aux éliminatoires d’un crochet radiophonique. Ce concours, organisé par Radio Luxembourg, l’emmène à Saint-Ouen, aux abords de Paris, où il remporte la finale avec la chanson « Si j’osais ». Il décroche alors un premier contrat avec la firme de disques Polydor qui lui permet d’enregistrer trois 45 tours: un en français (avec « Si j’osais » et « Laurence »), un en anglais (avec « Poor fool » et « Why do you come so late ») et un en italien (avec « Cara Bambina » et « Rosina »). La carrière internationale qu’Adamo va entamer quelques années plus tard semble déjà amorcée. Pourtant, ses disques ne se vendent pas à cause, entre autres, de sa voix étrange et Polydor lui rend son contrat. Avec l’aide de son père qui est prêt à tout pour que son fils réussisse dans la chanson, il va alors travailler sur des mélodies qui sont à contre-courant du mouvement « yé-yé » qui envahit les ondes en 1963.

Il signe un nouveau contrat chez Pathé Marconi et enregistre plusieurs 45 tours qui, d’emblée, sont des succès en Belgique puis, très vite, en France: « Sans toi ma mie », « Tombe la neige », « Vous permettez Monsieur », « La Nuit », « Les Filles du bord de mer », « Mes mains sur tes hanches », « Une mèche de cheveux » et « Une larme aux nuages ». L’année 1967 marque un tournant dans le répertoire de Salvatore Adamo: il interprète la première chanson engagée qu’il vient d’écrire et de composer. Ecrite avant la Guerre des Six Jours qui oppose Israël aux pays arabes, « Inch’Allah » est, pour l’artiste, une chanson de paix mais elle n’est pas considérée comme telle par tout le monde et Adamo est ainsi interdit de scène et de diffusion notamment au Liban. En 2001, le chanteur modifie le texte pour enregistrer une nouvelle version plus « équilibrée » de « Inch’Allah ». Au rayon des chansons plus « sérieuses », Adamo publie encore, par la suite, des titres comme « Que voulez-vous que je vous chante? », « Manuel », « Tout le long du Mékong » ou « Les collines de Rabiah ». Mais toutes ces mélodies ne captent jamais l’attention du public comme c’est le cas pour ses grands succès qui continuent à être fredonnés par plusieurs générations: « A demain sur la lune » (1969), « Petit bonheur » (1969), « J’avais oublié que les roses sont roses » (1971), « C’est ma vie » (1975) ou « J’te lâche plus » (2003). Comme il l’avait fait le 1er novembre 1993 pour son 50e anniversaire, Salvatore Adamo fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles le 31 octobre 2013. Une carrière qui l’a amené à enregistrer en de nombreuses langues étrangères pour récolter un succès planétaire: en Europe (de l’Est notament), en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Il effectue régulièrement de nombreuses et longues tournées et il se produit en France, Belgique, Suisse, Canada, Allemagne, Russie, Pologne, Bulgarie, Roumanie, Espagne, Portugal, Italie, Turquie, Argentine, Chili et Japon entre autres. Ses chansons connaissent désormais de nombreuses reprises et adaptations par des artistes de tous pays: Amalia Rodrigues a enregistré « Inch’Allah » en portugais et le Belge Arno a mis à son répertoire une adaptation très personnelle des « Filles du bord de mer ». En 2007, un album de duos (« Le bal des gens bien ») est commercialisé avec succès: il contient les grandes chansons de Salvatore réenregistrées par lui-même en duo avec des artistes francophones de la nouvelle génération comme Olivia Ruiz, Bénabar, Adrienne Pauly et Isabelle Boulay entre autres. Depuis quelques années, après s’être essayé avec peu de chance au cinéma au début des années 1970, Adamo multiplie les expériences artistiques en publiant des romans et en s’adonnant à la peinture. En 2010, la Société des poètes et artistes de France décerne à Salvatore le Grand prix international de poésie francophone pour l’ensemble de son œuvre. La même année, son 22e album intitulé « De toi à moi » est dans les bacs. Il renferme notamment un duo avec Christophe (« Jours de lumière ») et un autre avec sa fille Amélie dont l’existence est restée longtemps cachée. Fin 2012, le chanteur sort l’album « La grande roue » où il interprète des titres en français mais aussi en anglais et en italien sur un disque Polydor comme lors de ses débuts. Le 14 février 2014, l’artiste reçoit à Paris une Victoire d’honneur pour ses 50 ans de carrière. Pour ses 71 ans en novembre 2014, Salvatore commercialise un album où il rend hommage à Gilbert Bécaud en reprenant quelques unes des plus belles chansons de l’homme à la cravate à pois. Début 2016, un album de chansons nouvelles et originales est commercialisé: « L’amour n’a jamais tort ». D’excellente facture et réalisé avec l’aide de musiciens belges néerlandophones, l’opus ne parvient toutefois pas à accrocher l’oreille étrange des programmateurs musicaux de la radio ainsi que celle d’un large public. Il comprend notamment un duo avec Joyce Jonathan: « De père à fille ». Début 2018, Adamo surprend encore avec un nouvel opus à la pochette malicieuse toute en rouge et noir: « Si vous saviez ». Au cours de l’été 2019, Salvatore connaît des problèmes de cordes vocales et doit s’astreindre au silence en annulant tous ses concerts pendant quelques mois. La reprise de ses activités sur scène sera toutefois de courte durée puisque, dès le mois de mars 2020, il devient pratiquement impossible de tenir des concerts en raison de la pandémie du coronavirus covid-19 et des mesures de confinement prises pour enrayer sa propagation.
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Fabrice Lucchini en 2013 – Photo (c) Georges Biard

1er novembre 1951 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Fabrice LUCCHINI. Issu d’une famille d’Italiens, marchands de fruits et légumes, il grandit dans le 18e arrondissement de Paris. Peu enclin à apprécier la scolarité, il se retrouve apprenti coiffeur à l’âge de treize ans. Il se passionne pour la littérature et la musique soul. A 17 ans, il est en train de s’éclater sur les rythmes de James Brown dans une boîte d’Angoulème lorsque le réalisateur Philippe Labro le repère et l’engage pour le film « Tout peut arriver ». Fabrice Lucchini décide alors de prendre des cours d’art dramatique pour poursuivre dans la voie du cinéma pour laquelle il semble fait. De ce fait, il décroche par la suite de nombreux rôles dans des longs métrages tournés par des réalisateurs célèbres mais c’est en 1990 que le grand public le reconnaît comme une vedette de cinéma dans « La discrète ». Parallèlement à ses activités cinématographiques florissantes, Fabrice se tourne vers le théâtre où il devient, dans ce domaine-là aussi, un des comédiens les plus en vue des années 1990 et 2000. Il présente aussi des spectacles où il prend l’habitude de déclamer des textes de grands auteurs aussi divers que La Fontaine, Nietzche, Céline ou Paul Valéry entre autres. En 2006, il est la co-vedette d’un film surréaliste d’excellente facture où il joue son propre rôle face à Jean-Philippe, le sosie de Johnny Hallyday, qui est interprété par Johnny Hallyday lui-même. Dans ce film de Laurent Tuel, « Jean-Philippe », Fabrice Lucchini révèle à nouveau sa passion pour la musique en général et, en particulier, pour le personnage du « taulier » de la chanson française.

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Tina Arena en 2005

1er novembre 1967 : Naissance, à Melbourne, de la chanteuse australienne d’origine italienne Tina ARENA sous son vrai nom de Filippina Lydia Arena. Ses parents, d’origine sicilienne, ont émigré en Australie au début des années 1960. Comme dans toutes les familles issues d’Italie, on chante beaucoup chez les Arena et, à l’âge de sept ans, la petite Pina (diminutif de Filippina) s’inscrit à l’émission « Young Talent Time » où elle devient l’une des jeunes chanteuses préférées des téléspectateurs. En 1985, elle termine ses études et se lance véritablement dans la chanson. Ses premières chansons sont bien évidemment enregistrées en anglais sur des disques qui ne se vendent pas et qui la contraignent à chanter dans des cabarets et à réaliser des jingles radiophoniques pour gagner sa vie. Il lui faudra ainsi être patiente et attendre 1990 pour qu’elle connaisse le succès dans son pays avec la chanson « I need your body ». Son succès, de plus en plus grand au pays des kangourous, va devenir mondial en 1998 quand elle interprète, en duo avec Marc Anthony, « I want to spend my lifetime loving you » qui est le thème principal du film « Le masque de Zorro » avec Antonio Banderas. En tournée de promotion pour cette chanson, elle passe par la France et décide d’y entamer une carrière en français en apprenant la langue. Et, dès 1999, elle sort le single « Aller plus haut » qui pulvérise les records de ventes.

Elle rencontre un compositeur et arrangeur français, Vincent Mancini, avec qui elle donne naissance, en 2005, à un garçon. Dans la foulée du succès de son premier titre en français, elle désire rendre hommage à la plus grande chanteuse française à ses yeux: Edith Piaf. Elle enregistre donc une version très particulière, personnelle et gospel des « Trois cloches » qui obtient, elle aussi, un succès considérable. Désormais, Tina Arena fait partie du paysage des chanteuses francophones et poursuit sa carrière avec des succès comme « Aimer jusqu’à l’impossible » et « Je m’appelle Bagdad ». Elle se produit aussi au cours de longues tournées dans les pays francophones européens où elle est accompagnée par une bande de musiciens belges talentueux. En 2000, Tina Arena est invitée à chanter pour l’ouverture des jeux Olympiques qui ont lieu à Sydney. Et, la même année, elle incarne Esmeralda dans la comédie musicale de Victor Hugo, Richard Cocciante et Luc Plamondon, « Notre-Dame de Paris », à Londres. Enfin, toujours en 2000, elle est nommée dans la catégorie révélation de l’année aux Victoires de la Musique. Avec sa famille, Tina Arena vit régulièrement en France, en Australie et en Angleterre. Le 25 juin 2011, la chanteuse livre un concert en plein air à Charleroi, en Belgique, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle esplanade de la gare du sud. A partir du 1er octobre 2013, Tina Arena est de retour en Australie pour participer à l’édition locale de « Danse avec les stars » (« Dancing with the stars »). Cinq ans plus tard, elle enregistre un nouvel album français intitulé « Quand tout recommence » et lancé par la chanson « L’ombre de ma voix ». Mais il faut bien reconnaître que cet opus passe plutôt inaperçu tant au niveau des radios que des ventes.
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ASSIA en 2005

1er novembre 1973 : Naissance, à Alger, de la chanteuse française d’origine algérienne ASSIA sous le nom complet d’Assia Maouene. Elle passe son enfance et son adolescence dans la région parisienne où elle suit des cours de musique classique au conservatoire de Créteil. Après une jeunesse plutôt studieuse, elle décroche une licence en droit. Par la suite, à la fin des années 1990, elle se rapproche des milieux musicaux branchés et, plus particulièrement, du mouvement hip hop et rap. Elle participe ainsi, en 1998, à l’enregistrement du titre « Une affaire de famille » avec Stomy Bugsy, Passi et Doc Gynéco. Deux ans plus tard, avec la complicité de son frère Khalil qui compose les morceaux, elle sort un premier album de chansons qui a pour titre « Chercheuse d’or » et qui contient les « tubes » « Elle est à toi » et « Là-bas ».

En 2002, Assia se retrouve à l’affiche de la comédie musicale « Cindy » de Luc Plamondon et Romano Musumara aux côtés de Laam et Murrey Head entre autres. S’installant de plus en plus dans une vague du rhythm’n’blues français des années 2000, Assia enregistre un second album qui sort en 2005: « Encore et encore ». Le single qui annonce l’album a pour titre « Politiquement correct » et est cosigné avec Diam’s. Mais ni le titre phare ni l’album ne vont bénéficier des passages radios nécessaires à sa reconnaissance par le public. Et Assia disparaît totalement du paysage de la chanson francophone face à des chanteuses plus jeunes et, sans doute, aussi superficielles que pétillantes.
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Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

1er novembre 1981 : Décès à Marseille (F) de la chanteuse et comédienne française Christine SEVRES d’un cancer à l’âge de 50 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Roland Verlooven (Armath)

1er novembre 2017 : Décès, à Tremelo, du compositeur, producteur et directeur artistique belge Roland VERLOOVEN également connu sous le pseudonyme d’ARMATH. Pour en savoir plus sur son parcours professionnel, veuillez CLIQUER ICI.
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6 JUILLET

Pia Colombo dans les années 1960

6 juillet 1934 : Naissance, à Homblières (Aisne), de la chanteuse française Éliane Marie Amélie Colombo mieux connue sous le pseudonyme de Pia COLOMBO. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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6 juillet 1936 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), du chanteur belge Jean Vanobbergen mieux connu sous le pseudonyme de GRAND JOJO. Il a à peine quatre ans lorsque la guerre éclate et son père se réfugie en zone libre française, à Bordeaux. Le petit Jean est alors confié à son grand-père maternel, Jules Van Eeckhout, à Koekelberg. Son enfance et son adolescence se déroulent à Molenbeek entre les amis, le sport et le cinéma. À seize ans, il quitte l’école pour entrer à l’académie car il veut devenir peintre. Il effectue ensuite son service militaire à la base aérienne de Florennes puis à Zellik. Après cela, il travaille dans un magasin d’électroménager comme étalagiste. Ses connaissances en matière de jazz américain l’amènent bien vite à se retrouver responsable du rayon des disques en plein développement au milieu des années 1950. Il se fait ensuite engager dans la société qui gère, en Belgique, la marque de juke-boxes Würlitzer où on lui demande de s’occuper de la programmation des machines. Il est aussi, un moment, dessinateur publicitaire avant de réaliser des bandes dessinées. A la fin des années 1960, il constate que les chansons d’ambiance sont relativement rares sur le marché phonographique. Or, lors des mariages, baptêmes, communions et autres fêtes, les gens aiment, à cette époque, se lancer dans une joyeuse farandole sur des musiques appropriées. Jean décide donc de créer un personnage: celui du Grand Jojo, surnom qui lui vient de ses années d’écolier à Koekelberg. Et il se met à enregistrer des chansons faites pour s’amuser, sans prétention. Le premier 45 tours du Grand Jojo sort en 1969 chez Olympia. Puis les mélodies sont composées par Armath, alias Roland Verlooven, qui se spécialise assez vite dans le genre. Et, dès 1972, le Grand Jojo se taille un fameux succès en Belgique où son accent bruxellois devient vite un must. Il y a ainsi « Le tango du Congo » suivi de « Valencia » puis, en 1973, de « Angelina » sur un air de tarentelle.
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Au fil des mois et des années, tous les genres musicaux passent à la moulinette du Grand Jojo. Après le tango et le pasodoble, il y a le « yodelage » du « bal tyrolien » ou le grand écart du « French cancan » par exemple. Et, ainsi, jusqu’au début des années 2000, les ventes des disques du Grand Jojo restent soutenues grâce à des titres comme « Victor le footballiste » (1974), « On a soif » (1979), « Ookie pookie » (1980), « Les petites boules pour la toux » (1981), « Sergent Flagada » (1983), « Vive les Saints » (1984) ou « Sitting Bull » (1989). Mais ses plus grands succès restent sans conteste « Jules César » en 1982 et, surtout, « E Viva Mexico » qui est gravé à jamais dans la mémoire des Belges pour avoir été la chanson des supporters de l’équipe nationale de football demi-finaliste de la Coupe du Monde de 1986. Faisant partie d’un paysage musical belge totalement surréaliste, le Grand Jojo est devenu le symbole d’une certaine belgitude. Au cours de l’année 2012, contre toute attente, à l’occasion de la sortie d’un CD « best of » par Universal, le Grand Jojo reprend le chemin de la scène et foule même, pour la première fois de sa longue carrière, les planches du Cirque Royal à Bruxelles accompagné d’une dizaine de musiciens. Il est d’ailleurs à l’affiche d’un bon nombre de festivals belges durant l’été 2013 comme, par exemple, les Francofolies de Spa le jour de la fête nationale belge le 21 juillet. A l’approche de la Coupe du Monde de football pour laquelle l’équipe belge est enfin qualifiée pour le Brésil douze ans après sa dernière participation, il enregistre un nouvel hymne pour les supporters en mars 2014. Mais, de bonne grâce, il accepte de laisser la place sur ce terrain à son jeune et dynamique compatriote Stromae qui, lui, compose l’hymne officiel agréé par l’Union Belge de Football. En 2015, le Grand Jojo commercialise un nouvel album qui porte le titre générique « Tout va très bien » et il en présente les chansons sur la scène du Cirque Royal de Bruxelles le 12 mars 2016. En 2015, un livre biographique est écrit sur l’artiste par Brice Depasse (« Grand Jojo:Tout va très bien ») et édité à la Renaissance du Livre. L’équipe nationale belge de football étant à nouveau qualifiée pour la Coupe du Monde 2018 en Russie, le Grand Jojo reprend le chemin des studios pour enregistrer un nouvel hymne consacré aux Diables Rouges: « Goal goal gooaal ». En 2019, l’artiste inaugure un musée qui lui est consacré à Boussu-lez-Walcourt, localité belge située entre Charleroi et Chimay. La crise du coronavirus covid-19 atteignent fortement le moral du chanteur en 2020 et, en juin 2021, à l’aube de ses 85 ans, il déclare arrêter définitivement la musique, les enregistrements et les concerts. Il est vrai que, alors que le championnat d’Europe de football bat son plein, le Grand Jojo n’a sorti aucun disque à la gloire des « Diables Rouges » belges pourtant favoris de la compétition.
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Claude-Michel Schönberg en 1982 – Photo (c) Gilles Cappé

6 juillet 1944 : Naissance, à Vannes, du compositeur et chanteur français Claude-Michel SCHÖNBERG. Il est d’abord un enfant et un adolescent qui suit correctement ses études dans sa ville natale puis à Nantes où il est diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce. Puis, il se tourne vers la musique qu’il pratique depuis longtemps pour son plaisir et il désire en faire son activité principale. Il devient ainsi le pianiste-chanteur d’un groupe local des années 1960 : « Les Vénètes ». Une rencontre avec Pierre Bourgoin, alors directeur de la firme discographique Pathé Marconi, lui permet de devenir directeur artistique et il travaille notamment pour Régine, Dani, Véronique Sanson ou Gilbert Bécaud. En 1969, il permet à Jean-François Michaël de réaliser le tube « Adieu jolie Candy » avec l’aide de Michel Berger qui compose le morceau. Il fait aussi partie des copains de Michel Delpech et du chef d’orchestre Franck Pourcel. Avec un autre de ses amis, Raymond Jeannot, il compose, en 1972, le premier opéra-rock français : « La Révolution Française », avec des textes d’Alain Boublil et Jean-Max Rivière. L’oeuvre est l’objet d’un double album 33 tours et est présentée sur scène au Palais des Sports de Paris du 2 octobre au 11 novembre 1973. Claude-Michel Schönberg y joue le rôle de Louis XVI aux côtés d’Antoine, des Martin Circus, de Jean-François Michaël, d’Alain Bashung, des Charlots et de Noëlle Cordier notamment. Parmi les autres artistes figurant à l’affiche, il y a aussi Jean-Pierre Savelli (le Peter de Peter et Sloane en 1985), Jean Schultheis (auteur du succès « Confidence pour confidence » en 1981) et les frères Balavoine (dont Daniel connaîtra son premier succès, « Le chanteur », en 1978). En 1974, il tente lui-même l’expérience de la chanson en réussissant un coup de maître : sa chanson « Le premier pas » est un des tubes de l’été dont il vend plus d’un million d’exemplaires.
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C’est le début d’une belle carrière au cours de laquelle il enregistre six albums tous produits par Franck Pourcel. Parmi ses succès, on peut relever « Le roi de Platonie » (1974), « Entre elle et moi » (1975) « Slow-moi » (1976) ou encore « Les enfants de mes enfants » (1977). En 1976, Claude-Michel est à la base du lancement de La Bande à Basile et de ses succès dansants « La chenille » ou « Chantez français dansez français ». Deux ans plus tard, avec Alain Boublil, il décide de réaliser un spectacle musical sur base des « Misérables » de Victor Hugo. La première a lieu au Palais des Sports à la fin de l’année 1980. Mise en scène par Robert Hossein, la tragédie musicale réunit des artistes de toutes générations comme Maurice Barrier, Jean Vallée, Fabienne Guyon, Marie-France Roussel ou Yvan Dautin. Et il révèle aussi la jeune Rose Laurens dans le rôle de Fantine. Traduite ensuite en anglais et jouée aux Etats-Unis et en Angleterre, « Les Misérables » est devenue la comédie musicale qui a enregistré le plus grand nombre d’entrées dans le monde. En 1983, il écrit et compose, pour la chanteuse québécoise Martine Saint-Clair, la chanson « Il y a de l’amour dans l’air » qui connaît un grand succès en France dans l’interprétation de Bruna Giraldi. Le succès mondial et anglo-saxon des « Misérables » pousse Schönberg et Boublil a écrire ensuite le spectacle « The Pirate Queen » qui est présenté au Cadillac Palace Théatre de Chicago en octobre 2006 avant d’être joué à Broadway l’année suivante. En 2008, les deux compères remettent le couvert, à Londres cette fois, avec « Marguerite », un projet musical qui inclut des compositions de Michel Legrand et qui est inspiré par le roman « La dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils.
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MADEMOISELLE NINETEEN aux Francos de Spa 2012 (c) Passion Chanson

6 juillet 1991 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge MADEMOISELLE NINETEEN dont le véritable patronyme est Juliette Wathieu. Elle est la fille du chanteur et musicien Marc Wathieu qui, lui-même, fut mieux connu sous le pseudonyme de Marc Morgan. On peut donc considérer qu’elle a été bercée par la musique dès son plus jeune âge. A 18 ans, elle saisit l’opportunité de devenir choriste pour le projet de Benjamin Schoos: Phantaom featuring Lio. Il s’agit pour elle d’une expérience extraordinaire car de nombreux concerts sont programmés en Belgique et en France. Et cela lui permet de concrétiser un projet personnel: celui de Mademoiselle Nineteen qui tourne autour d’une chanson francophone à tendance pop-sixties. Elle s’entoure, pour ce faire, de Benjamin Schoos mais aussi de Gilles Martin et de Jacques Duvall qui lui concoctent un premier album acidulé à souhait qui est commercialisé en 2012. Elle a présenté les chansons de cet opus aux Francofolies de Spa en juillet 2012. Deux ans plus tard, elle se retrouve au même endroit pour un duo prévu dans le spectacle de Benjamin Schoos le 21 juillet. Après quelques années consacrées à d’autres expériences de vie, Mademoiselle Nineteen revient à la chanson avec un nouvel album en mars 2018. L’opus a pour titre « Liverpool » parce qu’il a été enregistré là-bas et se démarque du précédent par les textes de nombreux auteurs différents et par un style musical plus rock et moins pop.
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Pour en savoir plus sur l’artiste et écouter son album, cliquez ICI.
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Fred Chichin en 1984

6 juillet 2001 : les RITA MITSOUKO annulent leur tournée d’été. A la suite de problèmes de santé rencontrés par Fred Chichin, le guitariste des Rita Mitsouko, le groupe ne pourra donner la dizaine de concerts programmés cet été après une tournée de 80 dates. Cette défection ne remet cependant pas en cause les concerts prévus en Extrême-Orient pour octobre 2001 ni leur prestation montée par les concerts Lamoureux au Théâtre des Champs-Élysées de Paris en janvier 2002.
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