MORGAN Marc

Marc MORGAN en 2010 – Photo (c) Pascal Schyns – Sofam

L’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN naît le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu. Il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste au milieu des années 1980. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».
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Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.
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A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui du programme télévisé « Taratata » sur France 2.
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En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».
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L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2 (à visionner en cliquant ICI). Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.
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C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.
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En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.
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Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’éditions musicales. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’artiste nous quitte de manière inopinée à l’âge de 57 ans.
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LAPOINTE Boby

Boby Lapointe en 1966

Le chanteur et acteur français Boby LAPOINTE naît le 16 avril 1922 à Pézenas (Hérault). Artiste et poète aussi étonnant que particulier, Boby Lapointe, dès son adolescence, prend plaisir à critiquer la société et surtout le clergé et les bourgeois. Passionné d’aviation et de sciences, il tente à de nombreuses reprises de construire des engins plus ou moins volants en se cassant la figure à presque tous les coups. Et puis, il entreprend des études en ce sens. Mais, à 20 ans, en pleine guerre, il est enrôlé en Autriche pour le Service du Travail Obligatoire. Qu’à cela ne tienne, il s’évade et, après moultes pérpéties, revient en France où il doit se cacher. Durant ces quelques mois, il se prend à écrire des chansons dans un style très particulier qui s’affirme ensuite comme le sien: il y mélange contrepèteries, calembours et jeux de mots. Il ne considère pas qu’il possède les qualités vocales d’un interprète et, en toute logique, Boby Lapointe propose d’abord ses chansons à d’autres artistes comme les Frères Jacques par exemple. Mais ces derniers, comme d’autres chanteurs, sont un peu étonnés voire effrayés par les textes tordus de Lapointe et ils refusent poliment la proposition. Une de ses mélodies est cependant acceptée par le réalisateur Gilles Grangier qui la fait chanter par Bourvil dans le film « Poisson d’avril » en 1956: « Aragon et Castille ».
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Il n’en faut pas plus pour que Lapointe entame finalement sa carrière de chanteur dans les cabarets parisiens. C’est là que le cinéaste François Truffaut le remarque et pense à lui pour jouer le chanteur de bar dans le film « Tirez sur le pianiste » aux côtés de Charles Aznavour notamment. En 1960 et 1961, Boby Lapointe enregistre deux disques où l’on retrouve des chansons comme « Le Poisson fa », « Marcelle » ou « Aragon et Castille » qui connaissent enfin le succès.
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La popularité de l’artiste s’installe ensuite avec des titres comme « Ta Katie t’a quitté », « Comprend qui peut » ou encore « La Maman des poissons ».
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Dans les années 1960, Boby Lapointe multiplie les tournées avec Georges Brassens. Mais la vague des « yé-yés » ne lui permet plus d’enregistrer ses chansons qui ne concernent pas vraiment les jeunes de l’époque. Il se tourne vers le cinéma et, grâce à Claude Sautet, il joue quelques petits rôles dans divers films. A ce moment, un de ses admirateurs s’appelle Joe Dassin et décide de devenir son producteur. Il pousse Lapointe à signer un nouveau contrat discographique et à entamer une nouvelle tournée de concerts. Atteint d’un cancer du pancréas, Boby effectue sa dernière prestation en public en première partie de son ami et fan Pierre Perret à Bobino. Et son dernier passage à la télévision française a lieu en 1971 dans l’émission « La lucarne magique » de Christophe Izard où, aux côtés de la chanteuse Dani notamment, il interprète « Le tube de toilette ».
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Le 29 juin 1972, Boby Lapointe meurt à Pézenas où il est inhumé.
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SEVERS Paul

Paul Severs en 2012

Le chanteur, musicien, auteur et compositeur belge Paul SEVERS naît le 26 juin 1948 à Huizingen au sein d’une famille nombreuse. Il est scolarisé à Halle où, adolescent et passionné de musique, il suit des cours de piano et achète une guitare. Un copain lui fait savoir qu’un groupe local connu recherche un chanteur et Paul répond à l’appel. Il devient ainsi, à 17 ans, le leader des « Criminals » qui propose un répertoire anglo-saxon. Le responsable de la formation envoie une maquette au producteur belge Jean Kluger qui est l’un des plus courus de l’époque. Ce dernier n’est pas insensible à la musique des Criminals mais il est surtout intéressé par la voix de Paul. Il propose donc un enregistrement au groupe mais il demande au chanteur d’interpréter le titre en néerlandais qui est sa langue maternelle. En 1966, un 45-tours est commercialisé : c’est « Geen wonder dat ik ween » par Paul Severs & the Criminals.
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Le disque n’obtient pas le succès espéré et les deux essais suivants ne réussiront pas mieux. Après d’autres tentatives infructueuses, Paul écrit lui-même la chanson « Ik ben verliefd op jou » en 1970. Et là, c’est le « tube » avec 120.000 exemplaires vendus.
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La chanson est traduite en anglais (« I’m so in love with you ») et connaît une grande popularité interprétée par le groupe belge Octopus. Et puis, surtout, la version française du groupe Crazy Horse (« J’ai tant besoin de toi ») s’écoule à plus d’un million d’exemplaires en quelques semaines.
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Alors que les succès de Paul Severs s’accumulent en Belgique néerlandophone et encouragé par les résultats de « J’ai tant besoin de toi » des Crazy Horse, le chanteur songe à une carrière qui pourrait se dérouler en Belgique francophone et en France. Il se met donc en quête d’un titre français fort et, en 1973, il enregistre « Si tu m’aimes comme je t’aime ». Le 45-tours est distribué en France par Carrère et se retrouve rapidement dans les vingt premiers du classement au hit-parade de la radio RTL présenté par André Torrent.
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Paul Severs bénéficie à ce moment de la vague des « chanteurs belges » qui déferle sur la France : Christian Vidal, Christian Adam, Art Sullivan, Pierre Rapsat ou encore Frédéric François dont le parolier du moment, Marino Atria, signe aussi les textes francophones de Paul Severs. Un second disque sorti en 1974, « Près de toi », connaîtra un succès moindre et l’artiste se reconcentre alors sur sa carrière néerlandophone.
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Sept ans plus tard, comptant sur la popularité des nouvelles radios dites libres, il refera une timide apparition dans l’univers de la chanson française avec « Viens donc à la discothèque ».
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Mais c’est au début des années 1990 qu’il va connaître la véritable consécration du côté francophone de la Belgique lorsqu’il va figurer parmi les idoles de l’émission télévisée de la chaîne privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».
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En 1991, il est au sommet avec « Toutes les filles » et il enchaîne quelques mois plus tard avec « Oh petite fille ».
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Depuis cette époque, Paul Severs n’a jamais cessé d’enregistrer régulièrement des CD-2 titres avec, généralement, la même chanson en français et en néerlandais. Ces dernières années, c’est souvent le chanteur et musicien Philippe Vancles qui lui écrit les textes français. En 2015, Paul Severs fête ses 50 ans d’une carrière au cours de laquelle il a vendu un million de disques, écrit 300 chansons et presté quelque 15.000 concerts. Le 12 mars 2019, au cours d’une balade à vélo avec un ami près de chez lui, dans les environs de Tubize, il s’écroule victime d’une crise cardiaque. Il est transporté à l’hôpital Erasme d’Anderlecht (Bruxelles) dans un coma dont il ne sortira pas. Le 9 avril 2019, son fils Christophe annonce le décès de Paul Severs, à l’âge de 70 ans, sur les réseaux sociaux. Ses funérailles ont lieu à Halle quelques jours plus tard.
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GULLER Angèle

La couverture du livre référence d’Angèle Guller en 1979

La chroniqueuse, femme de radio, journaliste et écrivaine belge Angèle GULLER naît à Bruxelles le 26 novembre 1920. Et c’est dans sa ville natale qu’elle effectue ses études primaires avant des humanités gréco-latines. Puis elle passe deux ans au conservatoire où elle suit des cours de piano et de harpe. Elle épouse ensuite Clémént Dailly qui crée la « Revue des disques » et Angèle y consacre une rubrique à la chanson française qui est en plein développement avec des artistes comme Georges Brassens, Jacques Brel, Gilbert Bécaud et Guy Béart. En 1953, elle réussit à se faire engager à la radio belge où elle produit l’émission « La Vitrine aux chansons » qui accueille et parle des artistes francophones qui ont « quelque chose à dire »: Léo Ferré, Serge Gainsbourg, etc. A cette époque, son mari travaille pour les disques Philips et donne un coup de pouce à Jacques Brel qui enregistre ses deux premières chansons sur un 78 tours qui n’obtient aucun succès. D’autres émissions vont ensuite jalonner le parcours médiatique d’Angèle Guller: « Jour de chance », « Pleins feux sur la chanson belge », « Chansons au long cours », etc. Elle signe aussi de nombreuses chroniques dans divers magazines et hebdomadaires de Belgique francophone comme « Pourquoi pas? », « Le Ligueur » ou « Femmes d’aujourd’hui ». Puis, dans les années 1960, elle commence à écrire des livres sur la chanson. Il y a ainsi « Vingt ans de chanson » (1963), « Dix siècles de chanson française » (1965) et surtout « la » référence : « Le neuvième art: la chanson française contemporaine » (1979). Durant toute sa vie, Angèle Guller n’a de cesse de promouvoir les jeunes artistes d’expression en leur permettant de se faire connaître dans des concours ou des émissions. Mais elle parcourt aussi toute l’Europe francophone et le Québec en participant à des jurys de concours et festivals, des colloques, des stages de formation, des conférences et des débats. En 1983, elle crée et dirige l’Ecole de la chanson française pendant quatre ans. Un prix Angèle Guller est alors décerné chaque année à un jeune artiste belge francophone et il est ainsi notamment remis à Pierre Rapsat, Albert Delchambre, Claude Semal et Maurane. Angèle Guller, qui décède le 7 mars 2000, était la maman, depuis 1946, d’une chanteuse belge qui a connu le succès à la fin des années 1970 : Claudine Dailly.
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SAVARY Jérôme

Jérôme Savary

Le metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY naît le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, Juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères avec de jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs et colorés. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers.
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Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006 et « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
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BACHELET Pierre

Pierre Bachelet en 1992 – Photo (c) Henry Leutwyler

Le compositeur et chanteur français Pierre BACHELET naît à Paris le 25 mai 1944. Enfant, il déménage à Calais, la ville natale de son père. Puis il revient à Paris à l’adolescence. Il y entreprend des études dans le milieu du cinéma. Et il se fait d’abord connaître comme le compositeur de la musique des films érotiques « Emmanuelle » ou « Histoires d’O » au milieu des années 1970.
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Il fait aussi partie du groupe instrumental Résonance qui connaît le succès avec « OK Chicago » en 1974. Il se tourne alors progressivement vers la chanson et est l’interprète d’un « tube » estival en 1975 : « L’Atlantique ».
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Mais il lui faut attendre la décennie suivante pour s’imposer en tant que chanteur avec « Elle est d’ailleurs » (1981) et, surtout, « Les corons » (1982).
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Il compose alors quelques titres à succès pour l’acteur George Chakiris et pour la comédienne Véronique Jannot.
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Jusqu’à la date de sa mort, il enregistre régulièrement des disques et de nombreux succès: « Quitte-moi », « Embrasse-là », « Marionnettiste », « En l’an 2001 », « Vingt ans », « Pleure pas Boulou », « Flo » (avec Florence Arthaud), etc.
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Son dernier album, en 2003, est un hommage à Jacques Brel dont il reprend, d’une manière très personnelle, les chansons de son choix et une mélodie originale : « Tu ne nous quittes pas ».
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Pierre Bachelet décède d’un cancer du poumon le 15 février 2005 à Suresnes (F). Il repose au cimetière marin de Saint-Tropez.
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Un album posthume, « Essaye », est édité et réalisé par son épouse en 2008. Il contient une version inédite des « Corons » interprétée avec la chorale des supporters du club de football du RC Lens. Dix ans après son décès, un album hommage est commercialisé. Réalisé par son fils Quentin Bachelet, il a pour titre « Nous l’avons tant aimé » et comprend des versions 2015 de « Elle est d’ailleurs » par Didier Barbelivien, « 20 ans » par Dave, « Marionnettiste » par Gérard Lenorman, « Embrasse-là » par Enrico Macias ou encore « En l’an 2001 » par Philippe Lavil entre autres.
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LEFEVRE Edmond

Edmond Lefèvre en 1982

Le producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. naît le 2 avril 1928 à Chimay. Le garçon suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés et d’autres personnalités artistiques en vue dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il tend ainsi notamment son micro à Johnny Hallyday et Jacques Brel et Charles Aznavour (en 1964). En cliquant ICI, vous pouvez revoir Edmond Lefèvre dans une émission du 24 février 1965 sur le tournage d’un film à l’aéroport de Bruxelles-National (à partir de 28’45). Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme de la RTBF (avec un « F » comme francophone) sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Maurane, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz, Philippe Lafontaine ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va aussi présenter des émissions en soirée aux titres divers comme « Chanson vole » (1982), « Café-concert et music-hall » (1985) ou « Escapades » (1988) par exemple. Il est épaulé pour ce faire par des animatrices et assistantes qui ont notamment pour nom Marie-Noëlle Cloës, Christine Urbain, Anne Chevalier ou Marie-Pierre Mouligneau. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité : Jean-Paul Cara, Gérard Delahaye, Robert Cogoi, Albert Delchambre, Philippe Anciaux, Joseph Reynaert, etc. Edmond Lefèvre décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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En 1984, Edmond Lefèvre évoquait ses souvenirs de la libération de sa ville natale en septembre 1944. Vous pouvez l’écouter ci-dessous.
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GUETARY Georges

Georges Guétary en 1969

Le chanteur Georges GUETARY. naît à Alexandrie, en Egypte, le 8 février 1915. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.
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Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », toujours signé Francis Lopez, est sur toutes les lèvres.
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Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès.
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L’artiste tente à ce moment le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy.
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Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé par Vincente Minnelli sur la musique de George Gershwin.
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Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965.
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On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa » en 1962.
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En septembre 1986, Georges Guétary monte une dernière fois sur scène dans le cadre d’une opérette intitulée « Le Roi du Pacifique ». Celle-ci est présentée au théâtre de l’Elysée-Montmartre, elle met en scène l’artiste en capitaine de yacht aux côtés de Chris Keller, Nadine Capri et Alain Boulmé.
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Le chanteur décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
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NOËL Gérard

Gérard Noël

Le producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL naît sous le nom de Gérard Wauters le 18 janvier 1920 à Ecaussinnes. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir » qui va être diffusée sur l’antenne de « Radio-Hainaut » en direct des studios du Jardin du Maïeur à Mons. Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur d’anciennes chansons, des morceaux de musique classique, des airs lyriques et de la poésie. Elles sont toutes introduites, pendant des dizaines d’années, par la version instrumentale de « Trois petites notes de musique » interprétée par l’accordéoniste montois Willy Staquet.
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« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard livre ainsi quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, le 15 janvier 1985, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre : Julos Beaucarne dont le texte d’hommage à Gérard Noël, récité par lui-même, peut être écouté ci-dessous.
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Mais cette soirée d’hommage est aussi marquée par la présence des chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo notamment. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au Théâtre Royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël est aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
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FILIPPI Alana

Alana Filippi

La parolière et chanteuse française Alana FILIPPI naît à Paris le 3 septembre 1960 sous le nom de Pascale Filippi. Elle passe son adolescence à Nantes où ses parents s’installent en 1967. Tout en poursuivant ses études secondaires, la jeune fille se passionne pour le théâtre et s’inscrit aux cours d’art dramatique donnés par Jacques Couturier qui est alors l’un des responsables de la maison de la culture de la Loire-Atlantique. A 20 ans, elle reçoit un premier prix d’interprétation qui la motive à partir pour Paris afin de rejoindre le cours d’art dramatique Jean Périmony. Elle fréquente alors le milieu artistique parisien et côtoie des musiciens qui l’encouragent à persévérer dans l’écriture des textes de chansons qu’elle leur fait écouter. En 1989, elle est sollicitée pour écrire les paroles du thème musical du dessin animé « Le Piaf » composé par Patrick Viau. Elle rencontre alors le musicien et chanteur Jean-Jacques Daran pour qui elle écrit les textes des deux chansons de son nouveau 45-tours : « Tête à l’envers » et « Sans ton désir ». Leur relation professionnelle se double alors d’une aventure sentimentale de laquelle naîtra une fille quelque temps plus tard. Le couple se met alors au travail pour réaliser, d’abord, le premier album de Daran et les Chaises (« J’évite le soleil ») en 1992 avec un titre où Alana intervient vocalement : « Y’a des chaises pour s’asseoir ».
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Puis, motivée par cette première expérience de chanteuse, elle va travailler avec Daran sur un album personnel qui sort en 1993 et qui est plein de promesses : « Laissez-les moi ». Mais, si le disque est très intéressant, il retient l’attention des professionnels sans toutefois atteindre le grand public. Et l’expérience de chanteuse s’arrêtera là pour Alana qui, par contre, va poursuivre avec brio son travail de parolière.
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Pour Daran encore et les chansons de son second album avec le groupe « Les Chaises », « Huit barré » (1994), pour lequel le duo écrit et compose le « tube » « Dormir dehors ».
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Lorsque Daran se débarrasse ensuite de ses « Chaises », Alana poursuit son job d’auteure pour lui sur les albums « Déménagé » (1997) et « Augustin et Anita » (2000). Daran prend ensuite ses distances avec Alana, professionnellement et sentimentalement. Alors, elle propose sa plume pour d’autres artistes qui ont pour nom Jenifer (« J’attends l’amour » en 2002), Natasha St-Pier (« Juste un besoin de chaleur » en 2003), Grégory Lemarchal (« Je suis en vie » en 2005), Calogero (« En apesanteur » en 2007) et Stanislas (« Nos ecchymoses » en 2010).
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En 2005, la parolière reçoit, avec Calogero et Passi, le prix Vincent Scotto de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française) pour la chanson « Face à la mer ».
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En 2007, elle retrouve Daran pour l’écriture de deux chansons enregistrées par Maurane : « Dernier voyage » et « Les anémones ».
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La même année, elle co-signe avec Lionel Florence un texte pour Pascal Obispo qui enregistre sa composition intitulée « Y’a un ange ». Parmi les autres artistes à chanter la poésie d’Alana Filippi, il y a encore Florent Pagny (« La folie d’un ange », 2003), Faudel (« Si on m’avait dit », 2006), Louisy Joseph (« On croit rêver », 2008) ou, encore, Louis Delort (« Je suis là », 2013). Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2020, âgée de 59 ans, elle décède, au Coudray, dans des circonstances qui ne sont pas précisées.
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LOPEZ Francis

Francis Lopez

Le compositeur français Francis LOPEZ. naît le 15 juin 1916 à Montbéliard. Basque d’origine, Francis est orphelin de son père à l’âge de cinq ans. Et c’est finalement à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur.
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De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano est la star. Il y a « La Belle de Cadix » et « Le Chanteur de Mexico ».
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Puis il y a aussi « La Route Fleurie » avec Georges Guétary, Bourvil et Annie Cordy.
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Et, plus tard, en 1971, il y aura aussi « Gipsy » avec José Todaro en vedette, Luis Mariano étant alors décédé.
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Francis Lopez nous a quittés le 5 janvier 1995. Il est inhumé au cimetière parisien de Montmartre.
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TOPALOFF Patrick

Patrick Topaloff en 1971 – Photo (c) Gilbert Moreau

L’animateur, acteur et chanteur français Patrick TOPALOFF naît le 30 décembre 1944 à Paris. Il décroche, à l’université, une licence d’histoire. En 1966, il se présente à Radio Monte Carlo qui recherche des animateurs. Et il est sélectionné avec un autre jeune passionné de radio: Jean-Pierre Foucault. En janvier 1967, Patrick est engagé à Europe 1 où ses émissions s’appellent « Service de nuit » ou « Topaloff en liberté ». En 1970, Claude François lui propose de produire un 45 tours avec une chanson intitulée « Qui m’énerv' ». Cette dernière obtient un bon succès.
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L’année suivante, Clo-Clo remet le couvert et lui propose cette fois une chanson qu’il a composée lui-même. Topaloff pense qu’il va lui permettre d’interpréter un titre du genre « Comme d’habitude » mais Claude François lui fait écouter « J’ai bien mangé j’ai bien bu »! Il enregistre le titre et c’est un énorme succès.

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A ce moment, il assure les premières parties des spectacles de Claude François et il chauffe très bien la salle. D’autres chansons obtiennent encore leur petit succès comme « Quand un gendarme rit », reprise d’un succès du début du 20e siècle.
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Après une parenthèse cinématographique plutôt alimentaire, il parodie un vieux tube de Chuck Berry et fait de « Johnny be good » « Ali be good » en 1977. 800.000 45 tours en sont vendus.
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Un an plus tard, le sommet de la parodie est atteint lorsque il interprète en duo avec Sim une adaptation de la chanson du film « Grease », « You’re the one that I want », qui devient « Où est ma chemise grise ». Là aussi, c’est un énorme tube.
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Si le début des années 1980 est plutôt prolifique avec des galas et des émissions de télé, la fin de la décennie va être pénible pour l’artiste qui vit mal son divorce et les problèmes qui en découlent. Ruiné, il devient sans domicile fixe. En 1995, il écope même d’un an de prison pour non-paiement de pension alimentaire. Mais, après cette épreuve, il écrit une pièce, « Chérie noire », qui est un succès. En 2007 et en 2010, il participe à la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». C’est au cours de cette dernière tournée qu’il meurt, le 7 mars 2010 à Paris, des suites d’un arrêt cardiaque. Patrick Topaloff est inhumé au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
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