AZNAVOUR Charles

Charles Aznavour en 2004

L’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR naît le 22 mai 1924 à Paris sous le vrai patronyme de Shahnourh Varinag Aznavourian. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène.
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En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France.
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Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.
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Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais »(1968).
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En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco.
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Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan.
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Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977).
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Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi »(1987).
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En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal.
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En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100.000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
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Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique.
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Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste décède, d’une insuffisance respiratoire, chez lui à Mouriès, dans les Alpilles (sud de la France), durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018 à l’âge de 94 ans.
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Le vendredi 5 octobre 2018, un hommage national lui est rendu à Paris aux Invalides. Son cercueil a quitté la cour au son d’une de ses propres chansons, « Emmenez-moi ».
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Le samedi 6 octobre 2018, les obsèques de Charles Aznavour ont lieu à la cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste de Paris. Puis, l’inhumation se déroule dans le caveau familial de Montfort l’Amaury dans les Yvelines.
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BREL Jacques

Jacques Brel en 1957 – Photo (c) Jacques Aubert

L’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL naît le 8 avril 1929 à Schaerbeek (Bruxelles). Enfant, Jacques est élevé dans la cartonnerie familiale et n’est pas un grand fan de l’école. Mais il a quand même une préférence pour la langue française et, à quinze ans à peine, il écrit déjà des poèmes et il crée une troupe de théâtre au sein d’un mouvement de jeunesse catholique. Dès que Jacques est en âge de travailler, son père l’engage au service commercial de la fabrique de carton. Mais le garçon n’est pas fait pour ça et rêve d’autres horizons: il sera chanteur. C’est donc en autodidacte qu’il compose ses premières mélodies sur sa guitare ou sur le piano de la maison. Alors qu’il vient d’épouser « Miche » (Thérèse Michielsen), il commence à chanter en 1950. Pendant trois ans, il n’a de cesse de convaincre son entourage du bien fondé de ses chansons. En vain. Mais il ne se décourage pas et, en 1953, Jacques Brel envoie une maquette, réalisée à ses frais sur un 78 tours, au découvreur de talents français Jacques Canetti. Ce dernier est aussi le propriétaire du théâtre des Trois Baudets à Paris et, ayant écouté les chansons de Brel, il l’invite à venir s’y produire. Jacques quitte alors foyer et famille pour vivre seul dans la capitale française. De petit contrat en petit contrat, il se retrouve en lever de rideau des spectacles de l’Olympia de Paris dont le directeur, Bruno Coquatrix, finit par remarquer la détermination du chanteur. A Bruxelles, Brel se produit à l’Ancienne Belgique en première partie du chanteur flamand Bobbejaan Schoepen. Et, ailleurs, il précède sur scène des artistes comme Dario Moreno ou Philippe Clay. Parallèlement à ce début de carrière sur scène, Jacques Brel publie ses premiers disques avec, notamment, la chanson « Grand Jacques » en 1954.
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En 1956, il fait la rencontre de François Rauber, un pianiste qui deviendra l’orchestrateur de ses chansons. Avec lui, il enregistre son premier grand succès: « Quand on n’a que l’amour ».
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Un an plus tard, Jacques Brel se lie d’amitié avec un autre musicien qui, lui, sera son accompagnateur sur scène: Gérard Jouannest. Ce dernier composera également un bon nombre de musiques pour et avec Jacques. Le deuxième 33 tours de Brel reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1957 et, un an plus tard, l’artiste est à l’Olympia. Les galas et les enregistrements de disques vont alors se multiplier: en 1959, il est tête d’affiche à Bobino et il y crée « Ne me quitte pas ».
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Les succès vont alors se suivre pendant quinze ans: « Le plat pays », « La Fanette », « Les Vieux », « Jef », « La valse à mille temps », « Mathilde », « Les bourgeois », « Madeleine », « Ces gens-là » ou encore « Amsterdam » dont il n’existera jamais qu’un enregistrement public réalisé en 1964.
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Alors qu’il a 37 ans, Jacques Brel décide de faire ses adieux à la scène à l’Olympia de Paris en 1966. A sa sortie de scène, ils sont nombreux à l’entourer et les plus reconnaissables ont pour nom Bruno Coquatrix, Eddie Barclay, Hugues Aufray ou Edouard Caillau.
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Après ce concert mémorable du chanteur, il décide toutefois d’honorer tous les contrats prévus pendant encore environ un an. Puis, cela en sera fini des spectacles de l’artiste mais l’homme a encore beaucoup de projets artistiques en tête: enregistrer des disques mais aussi jouer au cinéma puis réaliser des films. Il obtient ainsi le rôle principal d’un film d’André Cayatte en 1967: « Les risques du métier ». De retour d’un voyage aux Etats-Unis où il est tombé en admiration devant ce spectacle musical, Jacques Brel décide d’adapter en français et de monter sur scène « Don Quichotte de la Mancha ». Les représentations ont lieu en octobre 1968 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Jacques y apparaît en héros aux côtés de Sancho Pança dont le rôle est interprété par Dario Moreno. Mais, alors que le spectacle est prévu à Paris, Dario Moreno décède subitement le 1er décembre. Et c’est Robert Manuel qui reprend son rôle au pied levé.
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En 1969, l’acteur Brel tourne dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro. En même temps, il suit des cours d’aviation et pilote de petits avions de tourisme. Puis, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser les films « Frantz » avec Barbara en 1971 et « Far West » en 1973. Ces deux longs métrages tournés en Belgique ne sont pas des succès. Avant de partir vivre aux îles Marquises, Jacques Brel tourne encore dans « L’aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch et joue le rôle de François Pignon dans « L’emmerdeur » d’Edouard Molinaro sur un scénario de Francis Veber. En 1974, il s’installe aux Marquises avec l’ex-danseuse Madly Bamy, qu’il a rencontrée sur le tournage du film de Lelouch, mais il faut l’opérer d’un cancer du poumon. La maladie ne le quitte plus et, en 1977, il enregistre un tout dernier album après cinq ans d’absence. Ce disque, dont la commercialisation est menée de main de maître par Eddie Barclay, est un succès énorme dont il ne profite que quelques mois car, en juillet 1978, son cancer s’aggrave et il est rapatrié à Paris où il s’éteint le 9 octobre 1978. L’artiste repose au cimetière d’Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises. A quelques pas du peintre Paul Gauguin.
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En 2003, pour le 25e anniversaire de sa disparition, Universal Music commercialise une compilation de ses plus grandes chansons qui voisinent cinq titres inédits qui avaient été enregistrés en 1978. Il s’agit là de chansons pour lesquelles Jacques Brel aurait émis le souhait, auprès d’Eddie Barclay toujours vivant en 2003, qu’elles ne soient jamais révélées au grand public.
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CHATEL Philippe

Philippe Chatel en 1982

L’auteur-compositeur-interprète français Philippe CHATEL naît sous le véritable nom de Philippe de Chateleux le 23 février 1948 à Paris. Fils du réalisateur de télévision François Chatel, il fréquente très vite les plateaux de tournage et se familiarise à l’univers des artistes en étant le garçon de courses d’Henri Salvador. Véritable admirateur de Georges Brassens, il se décide à apprendre la guitare et, adolescent, il commence à composer quelques mélodies. Il réalise ses premiers enregistrement en 1970 et les chansons ont pour titres « Maria« , « Laisse ta main dans ma main« , « Je serai là« , « Je connais un pays« , « L’âme en peine » ou « Le paradis« .
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Philippe Chatel change ensuite de maison de disques et la nouvelle équipe qui l’entoure va le révéler au grand public en 1977 avec « J’t’aime bien Lily ».
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Ce 45 tours se vend bien et est suivi par d’autres succès durant une dizaine d’années: « Myster Hyde », « Ma lycéenne » ou « Tout quitter mais tout emporter ».
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L’oeuvre principale de sa carrière reste néanmoins le conte musical Emilie Jolie qu’il a écrit en 1979 pour sa fille Emilie alors âgée de quatre ans. Plusieurs versions de cette histoire ont été présentées sur scène dans divers pays de la francophonie. Mais c’est le casting des deux versions existantes sur disque qui demeure impressionnant: Georges Brassens, Henri Salvador, Julien Clerc ou Sylvie Vartan, entre autres, dans la première; Johnny Hallyday, Lara Fabian ou Maurane notamment dans la seconde parue en 1997. En 1980, pour la soirée de Noël, le réalisateur français Jean-Christophe Averty s’empare du conte musical pour en faire une grande émission de télévision où figurent tous les artistes présents sur la première version du disque. Julien Clerc y interprète en duo avec Emilie « La chanson d’Emilie Jolie et du grand oiseau« .
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En 1982, l’artiste se lance dans l’écriture et la composition d’un second conte musical qui n’obtiendra pas le même succès : « Tom Tom Tommy ». Puis il compose quelques musiques de films dans les années 1990. En 2006, Philippe Chatel se blesse très gravement dans un accident de quad dont il garde finalement de très légères séquelles. Au point de pouvoir reprendre, en 2015, le chemin des studios pour proposer un nouvel album en janvier 2016. Sur cet opus intitulé judicieusement « Renaissance », on trouve de nouvelles chansons comme « Quelque chose pour toi » et les versions originales de ses grands succès comme J’t’aime bien Lily, Ma lycéenne ou Mister Hyde.
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A cette époque, Philippe Chatel est aussi de retour sur les plateaux de télévision comme sur TV5 Monde dans « L’Invité » de Patrick Simonin.
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Fait Officier des Arts et des Lettres par le président de la république française Emmanuel Macron en 2018, il se porte candidat à l’Académie française au début de l’année 2021. Mais la mort le rattrape avant de réaliser ce souhait. Philippe Chatel décède d’une crise cardiaque à son domicile parisien le 19 février 2021.
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BARBARA


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L’auteure, compositrice et interprète française BARBARA naît le 9 juin 1930 à Paris sous le nom de Monique Serf. Elle passe une partie de son enfance dans le quartier parisien des Batignolles puis à Marseille et à Tarbes avant la guerre durant laquelle elle se cache pour échapper, en tant que juive, aux nazis. Après le conflit mondial, elle revient avec ses parents à Paris. Voulant devenir chanteuse, elle s’inscrit à des cours de chant puis au Conservatoire de Paris. Mais le chant classique lui est rébarbatif par rapport à la chanson populaire. Elle stoppe les cours et passe une audition au théâtre Mogador: elle se retrouve choriste dans l’opérette « Violettes impériales ». Suite à l’abandon de la famille par son père, Monique quitte Paris pour essayer de vivre de sa passion pour la chanson. Avec un peu d’argent de poche prêté par une amie, elle aboutit à Bruxelles où la vie n’est pas simple. Elle rencontre alors des artistes de Charleroi (B) qui lui proposent de chanter chez eux à « la Mansarde ». Elle se constitue alors un répertoire avec, notamment, des titres d’Edith Piaf et des chansons réalistes des années 1930. Elle se produit à ce moment sous le nom de Barbara Brodi, un nom inspiré par celui de sa grand-mère. Lassée de ces prestations que le public n’apprécie pas, elle retourne à Paris en 1951 et y passe des auditions. Sans succès. Finalement, à l’invitation d’un de ses amis de Charleroi, elle retourne à Bruxelles et, en 1952, elle chante sous le nom de Barbara au théâtre du Cheval Blanc. Cette fois, le public est charmé et le fait savoir. Au point que la chanteuse enregistre deux disques en 1955: « Mon pote le gitan » et « L’oeillet blanc ».

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Se disant que sa popularité belge peut s’exporter, Barbara retourne à Paris et écume les boîtes à chanson: « La rose rouge » en 1956, « Chez Moineau » en 1957 et « L’Ecluse » plus durablement à partir de 1958. Son succès s’élargit et les étudiants du Quartier Latin la surnomment bientôt « La chanteuse de minuit ». Forte de cette notoriété naissante, Barbara effectue son premier passage à la télévision, dans l’émission « Cabaret du soir » en juillet 1958. C’est à ce moment qu’elle commence à écrire ses propres chansons. Elle se fait remarquer par un producteur et elle enregistre deux chansons personnelles sur un 45 tours avant de sortir un premier 33 tours en 1959: « Barbara à l’Ecluse ».
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Mais c’est en tant qu’interprète qu’elle sort ensuite deux albums dans une autre maison de disques: « Barbara chante Brassens », pour lequel elle obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros, et « Barbara chante Jacques Brel ». En février 1961, elle assure la première partie de Félix Marten à Bobino puis elle reprend ses prestations, qui s’y prêtent mieux, à l’Ecluse. En 1963, sur la scène du théâtre parisien des Capucines, elle triomphe en interprétant, notamment, « Dis quand reviendras-tu » et « Nantes ».
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Elle impressionne les responsables de la maison de disques Philips ainsi que Georges Brassens dont elle fera la première partie à Bobino en 1964. Elle quitte alors Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne où elle résidera jusqu’à son décès. Son premier album chez Philips sort en 1965. C’est un gros succès de vente pour ce 33 tours qui obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Le 15 septembre de la même année, elle entame une série de concerts dont elle est la vedette à Bobino. C’est à ce moment qu’elle crée son hymne au public: « Ma plus belle histoire d’amour ».
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Les succès vont s’enchaîner pour Barbara. Les récitals aussi. En février 1969 pourtant, sur la scène de l’Olympia, elle annonce qu’elle arrête le tour de chant. Elle poursuit cependant l’enregistrement de ses disques et, en 1970, elle connaît à nouveau le succès avec « L’aigle noir ».
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Parallèlement à la chanson, Barbara se tourne alors vers le cinéma. Elle joue en 1972 dans le film réalisé par son ami Jacques Brel: « Franz ». Et, en 1974, c’est Jean-Claude Brialy qui réalise « L’oiseau rare » où elle tient le rôle principal. Entretemps, Barbara est revenue à la scène pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. En 1973, elle est, par exemple, à l’affiche du Festival d’Obourg, en Belgique, avec Daniel Guichard et Yves Simon. En 1981, alors qu’elle vient de sortir un album intitulé « Seule », elle se produit sous un chapiteau planté à l’hippodrome parisien de Pantin.
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C’est un véritable triomphe et la série de concerts se termine toujours aux petites heures de la nuit. Excès ou cause naturelle: la voix de Barbara se casse au cours de ces représentations. Son interprétation ne sera plus jamais pareille mais elle dégage une nouvelle émotion dont l’artiste profite habilement. En 1985, elle écrit avec le Québécois Luc Plamondon la pièce musicale « Lily Passion » où elle joue et chante aux côtés de Gérard Depardieu avec qui elle s’est liée d’amitié. La première représentation a lieu au Zénith de Paris en janvier 1986 à l’endroit même où se trouvait, cinq ans plus tôt, l’hippodrome de Pantin. Le spectacle part en tournée et passe notamment par Forest-National en Belgique.
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Peu après, la chanteuse se mobilise pour lutter, à sa façon, contre le sida. Elle visite les hôpitaux et les prisons à la rencontre de malades. Elle enregistre une chanson sublime sur le thème: « Sid’amour à mort ».
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A la fin de l’année 1993, des problèmes de santé l’obligent à interrompre une série de concerts entamés au théâtre du Châtelet. Elle trouve encore la force d’enregistrer ce qui sera son dernier album en public puis elle s’oblige à se reposer. En 1994, elle reprend quand même une ultime fois le chemin de la scène pour une tournée française qui se termine à Tours. En 1996, seize ans après son dernier opus réalisé en studio, elle se décide à enregistrer des nouvelles chansons, sur un album intitulé « Il me revient ». Le travail est réalisé avec la complicité, entre autres, de Jean-Louis Aubert (qui lui écrit « Le jour se lève encore », une sorte de gospel-rock) et Guillaume Depardieu.
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Le 24 novembre 1997, Barbara s’éteint à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine où elle a été admise suite à un choc toxique infectieux à l’âge de 67 ans. Elle est inhumée dans la quatrième division du Cimetière parisien de Bagneux.
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L’artiste laisse derrière elle quantité de succès qui lui permettent de garder une place toute particulière dans le domaine de la chanson francophone: « Göttingen », « Une petite cantate », « La Dame brune » (avec Georges Moustaki), « Drouot », « Marienbad », etc.
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Depuis son décès, nombre d’artistes ont rendu hommage à Barbara en enregistrant ses chansons sur des albums ciblés mais aussi en y consacrant des récitals exclusifs : Marie-Paule Belle, Patrick Bruel ou Gérard Depardieu par exemple.
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En 2017, Mathieu Amalric réalise un film simplement intitulé « Barbara » où le rôle de la chanteuse est tenu par Jeanne BALIBAR. Le 2 mars 2018, l’actrice est récompensée par un César de la meilleure actrice pour ce long métrage qui, heureusement, ne se présente pas comme un biopic. Car, en fin de compte, on n’y apprend que très peu de choses, voire rien du tout, sur la personnalité et la vie de la longue dame brune.
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BARRIERE Alain

Alain Barrière en 2006 (c) Jean-Charles Guillo

L’auteur-compositeur-interprète français Alain BARRIERE naît le 18 novembre 1935 à La Trinité-sur-Mer sous le nom d’Alain Bellec. Il est élevé en Bretagne dans le milieu de la pêche et cette dernière activité l’intéresse plus que l’école. Mais la rencontre d’un instituteur va éveiller sa curiosité lui donner le goût des études. Son baccalauréat en poche, il part pour Angers où il entre à l’Ecole nationale des ingénieurs des arts et métiers en 1955. Passionné par la musique de Django Reinhardt, il achète sa première guitare et commence à composer. Immobilisé par la tuberculose qui nécessite du repos, il tue le temps en écrivant et composant des chansons. Persuadé qu’il a des chances de se faire remarquer grâce aux mélodies qu’il crée, il s’inscrit, en 1961, au concours du Coq d’or de la chanson française. Il franchit les différentes éliminatoires pour se retrouver en finale sur la scène de l’Olympia de Paris où il interprète « Cathy ».

 

Même s’il ne termine pas dans les premiers, il a la chance de se faire remarquer par un producteur qui lui fait signer un contrat avec la firme de disques RCA. Un an plus tard, il est à nouveau sur la scène de l’Olympia où, cette fois, il propose cinq de ses chansons en première partie de Colette Renard. Son nom commence à être connu dans le milieu artistique mais le public n’est pas encore au rendez-vous. En 1963, il parvient à se faire sélectionner pour représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Elle était si jolie » et se classe cinquième. Sa chanson devient un « tube » populaire en France et ailleurs. C’est le véritable début d’une belle et longue carrière.

 

Alors qu’il est, une fois de plus, à l’affiche de l’Olympia en première partie de Paul Anka en septembre 1963, il est en train de composer et d’écrire ce qui est le plus grand succès de sa carrière: « Ma vie » qui est commercialisé en 1964. La même année, il passe, enfin, en vedette à l’Olympia. « Ma vie » est aussi un « tube » dans divers pays d’Amérique du Sud et en Italie avec la version italienne (« Vivro ») qu’Alain Barrière enregistre pour ce marché.

Par la suite, l’artiste va enchaîner les succès pendant deux décennies: « Les guinguettes » (1966), « Emporte-moi » (1968), « À regarder la mer » (1970), « Rien qu’un homme (1971), « Pour la dernière fois » (1973), « Le Bel amour » (1973), « Séduction 13 » (1974), « Tu t’en vas » en duo avec Noëlle Cordier (1974), « Mon improbable amour » (1975), « Si tu te souviens » (1976), et « Amoco » (1978). Cette dernière chanson relate, sur un rythme disco typiquement contemporain, le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz qui pollue les côtes de la Bretagne.

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En 1975, Alain Barrière se lance dans la construction, à Carnac en Bretagne, d’un complexe reprenant un théâtre, une discothèque et un restaurant: le « Stirwen ». Mais, deux ans plus tard, les difficultés financières du complexe s’accentuent et le chanteur part s’installer aux Etats-Unis pour échapper, un temps, au fisc français. En 1981, il revient dans son pays natal mais les deux albums qu’il enregistre n’ont pas le succès escompté. Il quitte à nouveau la France pour le Canada cette fois. Le 11 janvier 1989, Alain Barrière est l’invité de Jean-Pierre Foucault pour son émission télévisée « Sacrée Soirée » sur TF1 à Paris. Il s’y plaint de ses problèmes financiers et fiscaux et a la « surprise » d’être mis en contact directement avec le ministre français des finances de l’époque Michel Charasse. Peu satisfait des réponses de l’homme politique, l’artiste reste toutefois en France et se résigne à apurer ses dettes.

 

Il met alors des années à reprendre le chemin des scènes et des studios. Il le fait en 1998 en sortant un disque de chansons nouvelles: « Barrière 97 ». La même année, il se produit dans la salle Pleyel à Paris. Puis, il faut à nouveau attendre quelques années et 2006 pour voir arriver dans les bacs « La compilation authentique ». Un an plus tard, il entame une grande tournée française et enregistre un CD de grandes chansons telles que « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, « La Mer » de Charles Trenet ou « Les copains d’abord » de Georges Brassens.

En 2011, Alain Barrière annonce qu’il va faire ses adieux à la scène le 10 septembre à la-Trinité-sur-Mer, là où il est né. Malheureusement, cinq jours avant le rendez-vous, il est contraint d’annuler le concert pour raisons de santé. Les deux accidents vasculaires cérébraux dont il a été victime auparavant l’empêchent désormais de rester sur scène pendant près de deux heures. Début décembre 2019, son épouse Anièce, avec qui il vit depuis près de 40 ans, décède à la suite d’un cancer du pancréas. Pour ne pas l’affecter plus alors qu’il est souffrant, sa fille Guenaëlle n’annonce pas le décès de sa mère à son père. Mais ce dernier meurt d’une crise cardiaque le mercredi 18 décembre 2019 à Carnac où était alité depuis plusieurs mois après avoir subi quatre accidents vasculaires cérébraux qui l’avaient beaucoup affaibli ces dernières années. Il avait 84 ans depuis un mois.
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MORENA Eric

Le chanteur français Eric MORENA naît à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, sous le nom de Jacques Devinck le 27 octobre 1951. Le jeune homme suit des études théologiques au Séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux avant de tenter une expérience de missionnaire en Afrique. Mais, à l’âge de 30 ans, remarqué par certains grâce à sa voix de ténor léger, il est poussé par d’autres à risquer quelques pas dans le monde de la musique chantée. Il choisit alors un pseudonyme issu de son admiration pour Luis Mariano et Dario Moreno : il s’appellera désormais Eric Morena. Il passe le début des années 1980 dans les classes du Conservatoire d’art lyrique de Paris où il suit les cours de professeurs célèbres comme Gabriel Bacquier, Michel Dens ou Lucien Lupi par exemple. Son talent lui permet alors de jouer dans quelques opérettes à l’affiche des théâtres parisiens. Un producteur de disques estime alors qu’il y a un filon à exploiter et demande à Morena d’enregistrer un titre qui ressemble à une parodie des personnages d’opérette. La chanson « Oh mon bateau » est commercialisée en 1987 et réaliser des scores de vente incroyables. Au point d’être nommé comme « Révélation masculine 1987 » aux Victoires de la Musique.

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Dans la foulée, l’artiste obtient encore quelques bons succès comme « Ramon et Pedro » mais son aura faiblit de plus en plus avec le temps qui passe.
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Les galas se raréfient alors et se transforment en prestations rapides sur des podiums ou dans des clubs et des boîtes de nuit.

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En 1992, le chanteur fait à nouveau parler de lui dans la rubrique people des journaux qui en raffolent : il révèle son homosexualité et épouse un homme qu’il présente comme son compagnon. Mais il s’agit en fait d’une piteuse mise en scène qu’Eric Morena regrettera par la suite alors que son vrai compagnon meurt du sida. Après une période de dépression, un nouvel album est commercialisé en 1996 : avec le titre « Si tu vas à Dario », il s’agit d’un hommage à Dario Moreno.

Puis, il faut attendre 2005 pour l’opus suivant qui est constitué de reprise : « Éric Morena l’enchanteur ». Très discret depuis cette époque, il devient un pratiquant des réseaux sociaux où, malade, il donne de ses nouvelles sur Facebook en signant ses messages « votre ami le Capitaine du bateau ». Éric Morena meurt le 16 novembre 2019 à Arcachon des suites d’un cancer.

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MIREILLE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

La chanteuse, compositrice et actrice française MIREILLE naît le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom de Mireille Hartuch. Née dans une famille de musiciens, c’est tout naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et veut devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-Unis où elle reste deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » enregistrée par le duo Pills et Tabet qu’elle accompagne au piano, sous le titre « Couchés dans le foin », est sortie durant son séjour aux Etats-Unis et est devenue l’un des grands succès de l’année 1932.

 

Mireille rentre alors en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste pour se produire, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle continue à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistre encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962.

Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun révèle toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Pierre Vassiliu, Françoise Hardy, Yves Duteil, Frida Boccara, Hervé Cristiani, Sapho, Julien Clerc, Pascal Sevran, Daniel Prévost, Dick Annegarn et Alain Souchon.

A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ».

Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien  de la Potinière.

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ALPHA Jenny

La chanteuse et comédienne française Jenny ALPHA naît le 22 avril 1910 à Fort-de-France (Martinique). Elle y vit dans un milieu aisé jusqu’à ses 19 ans. Puis, elle part à Paris où elle suit des études pour devenir institutrice. Mais elle délaisse bien vite l’école car elle se passionne pour le théâtre. La France est alors en pleine période coloniale et cette situation l’empêche de réaliser son rêve de comédienne. Elle se tourne donc vers le music-hall, domaine où Josephine Baker occupe déjà une place importante. Elle épouse le poète Noël Villard et, domicilié à Nice lors de la seconde guerre mondiale, le couple cache une famille juive. A la libération, Jenny milite pour la reconnaissance de la culture créole. Puis, elle s’adonne enfin à sa véritable passion pour la musique en enregistrant quelques disques en langue créole dont la fameuse « Sérénade du muguet » en 1953.
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Mais elle délaisse finalement assez vite cette nouvelle activité pour devenir actrice. En 2008, un documentaire télévisé de 52 minutes lui est consacré par Laurent Champonnois et Federico Nicotra. Diffusé en France sur France Ô et en Martinique sur Réseau France Outre-mer, le reportage connaît un succès étonnant. A l’occasion de cette diffusion, à 98 ans, Jenny Alpha retrouve les studios d’enregistrement pour réaliser un album où elle reprend ses grands succès en compagnie d’invités comme le Français Thomas Dutronc ou le Mauricien Alain Ramanisum. Le CD contient aussi les versions originales de la « Sérénade du muguet » et de « Douvan Pote Doudou ».
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Le 8 septembre 2010, la centenaire Jenny Alpha s’éteint à Paris. Le 15 juin 2013, une petite place du 15e arrondissement de Paris est baptisée du nom de l’artiste martiniquaise. Une plaque commémorative est aussi visible sur la façade parisienne du 39 rue de l’Abbé Groult où l’artiste a vécu plus de 37 ans.
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800.000 exemplaires de l’album posthume de Johnny Hallyday en vente dès ce vendredi 19 octobre 2018

Le 51e album studio de la rockstar française, « Mon pays c’est l’amour », qui sort donc dix mois après son décès, sera promu par des interviews et des émissions accordées à la veuve de l’artiste Laeticia Hallyday.
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C’est Maxim Nucci qui a composé et réalisé le disque et Bertrand Lamblot en est le directeur artistique.
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Dix titres composent l’album: « J’en parlerai au diable », « Mon pays, c’est l’amour », « Made in rock’n’ roll », « Pardonne-moi », « 4m2 », « Back in LA », « L’Amérique de William », « Un enfant du siècle », « Tomber encore » et « Je ne suis qu’un homme ».
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Nouvel album « Le mot dit » de Guillaume Ledent : musique, qualité, musicalité

En onze chansons, Guillaume Ledent, accompagné du groupe « Dérange ta chambre », nous emmène dans la vie d’un enfant qui nous raconte son quotidien mais aussi tout son univers de rêves. Et chaque texte porte sa particularité avec des mots propres, simples et musicaux. Ce qui est formidable, c’est que Guillaume semble avoir gardé cette fraîcheur et cette candeur qui permet à certains adultes de bien cerner les préoccupations des enfants qui les entourent pour mieux en rendre compte dans des textes qui s’adressent aussi bien aux grandes personnes qu’aux plus jeunes.
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Et ici, clairement, de par la musique et le vocabulaire utilisés, il est question de toucher plutôt les enfants que les tout-petits ou les ados.
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Au rayon des chansons que l’on peut qualifier de « sérieuses », on relèvera « Emilie Parfaite », la première chanson du disque, qui, avec un texte d’emblée basé sur la sonorité des mots, nous parle d’une copine comme nous en avons tous (eue) : perfectionniste voire maniaque. Et puis il y a les questions que notre monde contemporain impose aux enfants et qui se retrouvent dans quelques titres de l’album. De manière légère avec « Maman s’affole » qui évoque la peur de vieillir et la crainte de la nouvelle ride face au miroir des années qui passent. Ou de façon plus grave dans la chanson « Si c’était nous? » et qui tire un bilan de tout ce qui pourrait nous arriver et qui tracasse les mômes d’aujourd’hui (« Je veux un JT de bonnes nouvelles »). Sans oublier la plus concernante et actuelle des chansons: celle qui évoque Malaïka, une petite fille réfugiée malienne sans papiers qui a été renvoyée chez elle et qui suscite l’incompréhension dans la classe d’école.
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Enfin, il y a les mélodies douces, intimistes, aux textes oniriques spécifiques à l’enfance. « Obago » et « Dimanche flanche » sont de celles-là et nous rappellent le doux cocoonisme de nos jeunes années d’insouciance où de simples objets de notre quotidien étaient bien souvent sources d’évasion.
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Côté musique, Guillaume Ledent est proche de la pop de Calogero et des mélodies douces de Souchon. Et, pour parler jeune public, on n’est pas dans le rock d’André Borbé ou dans la comptine d’Henri Dès. Et cela nous conforte dans l’idée d’un répertoire qui touche plutôt les grands enfants voire les pré-adolescents.
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Une chose est en tous cas certaine: l’écriture, la composition mais aussi la réalisation de cet album sont de grande classe et donnent vraiment envie d’en découvrir la déclinaison sur scène. Bientôt sans doute puisque, déjà, un concert a été proposé à Bruxelles récemment.
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A PROPOS DE GUILLAUME LEDENT
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Guillaume Ledent à Maurage le 22 avril 2017 (c) Passion Chanson

Originaire de Tournai en Belgique, Guillaume Ledent n’est pas un nouveau venu dans le domaine de la chanson. Ses débuts remontent au début des années 2000 et prennent l’allure d’une aventure musicale collective au sein d’un groupe nommé « Dîne à quatre ». Il s’adresse alors aux adultes et propose des chansons au concours « Musique à la Française » de Bruxelles où il se fait remarquer en 2003. Un premier album est commercialisé en 2005 qui connaît un beau succès d’estime. Trois ans plus tard, l’album « Ton océan » reçoit un accueil plus marqué et des chansons en sont radiodiffusées. Parmi elles, il y a un duo avec un autre artiste belge talentueux : Saule (« L’amour au four »). En 2010, un troisième opus (« La récréation ») permet à Guillaume Ledent d’élargir son public à la France, la Suisse et, aussi, le Maroc, où il chante dans des festivals. La vie de famille de l’artiste lui inspire alors des chansons qu’il ne va pas destiner au jeune public mais plutôt et plus largement à un public familial. L’album « Dérange ta chambre » qui sort en 2012 est congratulé par la presse belge et permet à l’artiste de proposer près de 100 concerts en Belgique et en France. Après une nouvelle expérience d’un album partagé avec le chanteur belge Guillaume Duthoit en 2014 (« Histoires d’écailles et de plumes »), il se produit en première partie de Nicolas Peyrac en acoustique le 22 avril 2017 à Maurage (B) et travaille à l’élaboration d’un nouvel album « familial » dont on vous parle ci-dessus: « Le mot dit ».
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Du neuf « Sous la lune » avec les chansons d’Antoine ARMEDAN

Il y a presque cinq ans sortait le premier album du chanteur belge Antoine Armedan. Nous avions alors eu l’occasion d’en faire l’écho dans les colonnes de « Passion Chanson » (cliquer ICI). Nous parlions alors « d’un disque totalement à contre-courant de ce qui se fait de plus tendance où tel un Brassens, un Béart ou un Duteil du 21e siècle, cet artiste se présente à nous muni d’une seule guitare pour nous emmener dans son « jardin des nouveaux jours » en douze chansons. Et ce qui étonne dans cet univers très personnel, c’est forcément le dépouillement des orchestrations. »
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Fin 2017, le chanteur a sorti un second opus totalement différent, dans la forme, du premier. En évolution constante, le garçon propose cette fois des chansons au format plus restreint, plus condensé, plus direct, plus rythmé et, aussi, un rien plus « festif ». Et il s’agit véritablement de bonne chanson francophone d’aujourd’hui, moderne, qui se place désormais plus dans la lignée des Cabrel et autres Le Forestier. Car, cette fois, il n’est plus question de mélodies où la voix est uniquement soutenue par une guitare mais bien par des orchestrations élaborées qui vont de la ballade au rock et à la country en passant par le reggae.
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En treize titres, Antoine nous rappelle que, chez lui, aucun texte est insignifiant. Et que chaque écrit mérite d’être bien mis en valeur par des musiques qui accrocheront l’oreille pour y rester un bout de temps. Alors, bien sûr, l’amour occupe une belle place dans cet album avec des chansons comme « Sous la lune », « Tant que je passe » ou « La fille qui dort là-haut ». Mais d’autres thèmes sont abordés de manière originale, intéressante et, parfois, onirique. « Dimanche après-midi » est une belle histoire intergénérationnelle et, sur un rythme ensoleillé, « A la sauvette » aborde finement la thématique des vendeurs clandestins.
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Au final, voilà un album qui ne galvaude pas le titre de « varié ». Car il est à la fois multiple musicalement mais aussi très diversifié au niveau des textes. Et le tout est enveloppé d’une qualité qui ne peut que permettre à Antoine Armedan de poursuivre un chemin ascendant dans le domaine de la chanson francophone contemporaine.
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Les chansons sont en écoute ainsi que « téléchargeables » sur le site web de l’artiste (cliquer ICI). Tous les renseignements sur l’artiste ainsi que sur ses concerts s’y trouvent aussi. Et la chanson qui a annoncé l’album, « Si je te disais », est audible ci-dessous.
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26 FEVRIER

 

26 février 1956 : Naissance, à Nancy, de l’artiste français Charlélie COUTURE. Son plus grand succès reste définitivement « Comme un avion sans ailes » en 1981.

Charlélie Couture en 1991 – Photo (c) Bernard Julien

Artiste jusqu’au bout des ongles, l’homme est chanteur mais aussi compositeur, peintre, écrivain et photographe. C’est sa grand-mère, professeur de piano, qui l’initie dès l’âge de six ans à cet instrument. Elle lui fait aussi découvrir la musique classique. Quelques années plus tard, Charlélie sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts. En 1978, sa thèse de fin d’études est consacrée à « la polymorphie de l’esprit ». Elle est constituée de photos, de textes et de peintures. Simultanément, Charlélie auto-produit deux premiers disques qui obtiennent un succès d’estime. Quatre ans plus tard cependant, la popularité est au rendez-vous des chansons de l’album « Poèmes rock » enregistré à New York. Il s’agit là des débuts d’une carrière qui lui permet d’enregistrer près de 25 albums de chansons à ce jour. Car, s’il est chanteur, ses qualités de musicien lui ont permis de signer de nombreuses bandes originales de films comme celle de « Tchao Pantin » avec Coluche. En 2004, Charlélie s’installe à New York où il ouvre sa galerie d’art en 2009 et il obtient même la nationalité américaine deux ans plus tard. En 2011, Charlélie Couture sort un nouvel album nommé « Fort Rêveur ». Cet opus lui permet d’effectuer une tournée en 2011 et 2012 sur les scènes de France, de Belgique, de Suisse, du Canada et des États-Unis. En 2014, il commercialise, en septembre, l’album « Immortel » qu’il vient d’enregistrer avec la complicité de Benjamin Biolay. Au début de l’année 2016, c’est en Louisiane que Charlélie se rend pour enregistrer un nouvel album dans les studios Dockside avec des musiciens locaux. Mais, deux ans plus tard, exaspéré par la nouvelle politique américaine, l’artiste revient s’installer en France où il commercialise un nouvel album au début de l’année 2019 : « Même pas sommeil ». L’opus est dédié à deux personnes appréciées par Charlélie : Jacques Higelin et Véronique Colucci tous deux décédés le même jour : le 6 avril 2018. Adepte des réseaux sociaux, l’artiste s’y exprime sans fards en mars 2020 lorsqu’il est fortement atteint par le coronavirus covid-19. Et il le fait également pour porter un regard peu empathique envers les mesures sanitaires exigées pour lutter contre cette pandémie lors de son hospitalisation pour une intervention chirurgicale en juillet 2020. Trois mois plus tard, le chanteur revient à ce qu’il fait de mieux : une activité artistique. Et c’est un album de chansons qui ravit cette fois ses admirateurs. L’opus, intitulé « Trésors cachés et perles rares », est une sorte de compilation d’anciens titres remixés et réorchestrés qui côtoient quelques morceaux inédits.

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FERNANDEL en 1963

26 février 1971 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français FERNANDEL à l’âge de 67 ans des suites d’un cancer. Pour connaître une brève évocation de sa carrière de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Hélène Ségara en 2011

26 février 1971 : Naissance, à Six-Fours-les-Plages, de la chanteuse française Hélène SEGARA sous le nom de Hélène Aurore Alice Rizzo. Paradoxalement, c’est avec une chanson d’adieu qu’Hélène Ségara se fait connaître en 1996: « Je vous aime adieu ».
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Et ce après un premier essai plutôt infructueux trois ans plus tôt. Produite par le frère de Dalida, Orlando, Hélène trouve les bonnes chansons qui vont rapidement faire d’elle une vedette. Elle enregistre ainsi « Vivo per lei » avec Andrea Bocelli (1997) et le thème principal du dessin animé « Anastasia »: « Loin du froid de décembre ». Mais, en 1998, c’est véritablement la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » qui est son tremplin. Dans le spectacle signé par Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo, elle reprend, au pied levé, le rôle d’Esmeralda qui était d’abord dévolu à Noa. Aux côtés de Patrick Fiori, Daniel Lavoie et Garou, elle reste plusieurs semaines sur la scène du Palais des Congrès de Paris au point de connaître des soucis importants au niveau des cordes vocales. Mais de bons médecins et la volonté de chanter à tout prix la voient bientôt revenir au premier plan des chanteuses françaises avec qui il faut compter. Ses succès ont alors pour titre: « Il y a trop de gens qui t’aiment », « Elle tu l’aimes », « Donner tout », « On n’oublie jamais rien on vit avec ». Sur scène, où elle réalise sa première expérience à Mons en Belgique, l’artiste aime alterner les genres et les tenues vestimentaires en proposant des séquences où la chorégraphie a une certaine importance. Le succès d’Hélène Ségara va toutefois s’amoindrir dans la seconde partie des années 2000. La sortie d’un album de reprises de standards mondiaux, « Mon pays c’est la terre » en 2008, ne va pas obtenir le résultat escompté. Et le choix des nouvelles chansons qui suivent ne semble plus être totalement en phase avec les goûts du grand public. Il faut attendre 2013 pour voir Hélène Ségara revenir au premier plan grace à un album où elle interprète des duos virtuels avec le défunt Joe Dassin de ses grands succès à l’initiative de l’un de ses descendants. Hélène Ségara subit au même moment des commentaires honteux d’utilisateurs des réseaux sociaux pour son embonpoint soudain. Elle doit y répondre en invoquant une maladie des yeux qu’elle soigne, entre autres, par de la cortisone. Un bien injuste sort que celui fait par les internautes à cette chanteuse qui, au-delà d’être une véritable artiste, possède une personnalité particulière et attachante ainsi que de grandes qualités de gentillesse et d’humanité. En 2014, la chanteuse enregistre un nouvel album dont le titre semble très autobiographique et rassurant: « Tout commence aujourd’hui ». Mais le succès de cet opus est, à nouveau, plutôt mitigé. Assumant plus que jamais ses origines, c’est un album de reprises et de versions françaises de grandes chansons italiennes qu’elle enregistre en 2016 sous le titre « Amaretti ». Elle y mélange la langue de Voltaire et celle de Dante pour interpréter « L’envol » (Il volo), « Le retour » (Tornero), « Un chant d’adieu » (Caruso), « Il mio refugio » ou « Ti amo ». Cinq ans plus tard, elle annonce la sortie de l’album suivant qui a pour titre « Karma » et qui devrait être suivie d’une grande tournée de concerts si les restrictions de sorties dues au coronavirus covid-19 le permettent enfin.
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26 février 2002 : Sortie de l’album « ARNO Charles Ernest ». Premier extrait: « Je Veux Nager ». Arno part en tournée avec les chansons de ce nouvel album à partir du 27 Février 2002.

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L’album de Pascal Brunner en 1997

26 février 2015 : Décès, à Nice, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa vie et sa carrière artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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