AZNAVOUR Charles

Charles Aznavour en 2004

L’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR naît le 22 mai 1924 à Paris sous le vrai patronyme de Shahnourh Varinag Aznavourian. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène.
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En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France.
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Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.
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Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais »(1968).
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En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco.
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Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan.
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Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977).
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Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi »(1987).
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En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal.
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En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100.000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
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Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique.
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Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste décède, d’une insuffisance respiratoire, chez lui à Mouriès, dans les Alpilles (sud de la France), durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018 à l’âge de 94 ans.
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Le vendredi 5 octobre 2018, un hommage national lui est rendu à Paris aux Invalides. Son cercueil a quitté la cour au son d’une de ses propres chansons, « Emmenez-moi ».
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Le samedi 6 octobre 2018, les obsèques de Charles Aznavour ont lieu à la cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste de Paris. Puis, l’inhumation se déroule dans le caveau familial de Montfort l’Amaury dans les Yvelines.
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VENTURA Ray

Le musicien, compositeur et chef d’orchestre français Ray VENTURA naît le 16 avril 1908 à Paris. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».
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Jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale, le parfum d’insouciance dans lequel baigne la France ainsi que les premiers congés payés attribués à la population vont permettre aux chansons rigolotes de l’orchestre de devenir très populaires. Il y a ainsi « Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine », « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », « J’aime les bananes », « Tiens tiens tiens » ou « Les chemises de l’archiduchesse ».
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En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « A la mi-août » en 1949.
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Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. Deux ans avant son décès, le genre musical de Ray Ventura se perpétue encore grâce, notamment, au Grand Orchestre du Splendid qui lui rend hommage dans ses prestations.
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En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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DAVIS-BOYER Daidy

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

L’impresario, productrice et réalisatrice française Mamy Scopitone naît le 28 avril 1918 sous le nom d’Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. A l’origine, elle se fait connaître dans le milieu musical français en étant imprésario. Dans les années 1950, elle met ainsi sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones qu’elle s’est faite une réputation. Au début des années 1960, Daidy découvre en effet cette machine créée aux Etats-Unis et qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films enregistrés sur les chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).
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Ces ancêtres du clip vidéo sont des petits films tournés en décors naturels (ou pas) généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Georgette Plana, les Charlots, Antoine, C. Jérôme, Stone et Charden, Michel Delpech, etc.
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La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977.
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A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire.
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La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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VIAN Boris

Boris Vian en 1956 – Photo (c) Michel Cot

L’artiste français Boris VIAN naît le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray. Pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. Il signe les paroles sous le nom de Vernon Sinclair et l’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador interprète sous le nom d’Henri Cording.
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Pour Salvador encore, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui est toujours aujourd’hui un grand classique de la chanson francophone.
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D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots qui en font une mélodie typée des années « yé-yés » et twist.
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Mais Boris Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie en 1958.
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D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ». En 2009, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort, un double album hommage est enregistré par divers artistes dont Lio, Thomas Fersen, Juliette Gréco, Zebda, Carla Bruni, Jean-Louis Trintignant, Juliette, M, Maurane, François Hadji-Lazaro, Olivia Ruiz ou Michel Delpech.
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SAVARY Jérôme

Jérôme Savary

Le metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY naît le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, Juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères avec de jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs et colorés. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers.
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Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006 et « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
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GAINSBOURG Serge

L’auteur-compositeur-interprète français Serge GAINSBOURG naît le 2 avril 1928 à Paris sous le nom de Lucien Ginsburg. Fils d’immigrants russes juifs, il a pour ambition dès son plus jeune âge de devenir artiste-peintre. Mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature.
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Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès.
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C’est Michèle Arnaud qui pousse Serge à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et cela est d’abord remarqué par le milieu artistique plus que par le public. Gainsbourg se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire.
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Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent.
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Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague des « yé-yés », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall, titre avec lequel cette dernière chanteuse remporte le concours Eurovision de la Chanson. Ces deux chansons sont des « tubes ».
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Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy ou Anna Karina.
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Il y a aussi Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée. B.B. en gardera des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo.
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En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils vont enregistrer ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui fait connaître le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant.
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Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc.
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Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très contestée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ».
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Les années 1980 seront celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Avec elle, il enregistre « Love on the beat » qui est l’une des chansons qui constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky.
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Les ennuis cardiaques de Serge Gainsbourg se multiplient alors. Mais le whisky et les « Gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe à Paris d’une ultime crise cardiaque. Il a alors 62 ans.
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Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui a fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier.
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Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Alain Bashung, Julien Clerc et même Claude François.
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En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.

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WEILL Kurt

Kurt Weill en 1933

Le compositeur allemand Kurt WEILL naît le 2 mars 1900 à Dessau. Bercé très tôt par la musique, il entreprend des études dans ce sens. Il compose déjà à l’âge de treize ans mais il faut attendre quelques années pour qu’il se fasse connaître. Il rencontre l’auteur allemand Bertold Brecht dans la seconde moitié des années 1920. De leur travail commun naît, le 31 août 1928, « L’Opéra de quat’ sous » qui est créé en allemand à Berlin. L’œuvre fait scandale et devient très populaire dans le monde entier. Et le succès s’amplifie avec la reprise en jazz et en anglais de « La complainte de Mackie » (« Mack the knife ») par Louis Armstrong. En février 1931 sort le film « L’Opéra de quat’ sous », de Georg Wilhelm Pabst, que Weill et Brecht n’apprécient pas. Deux versions sont produites de ce film: en allemand et en français. Pour la version française, les rôles sont tenus par Margo Lion, Albert Préjean, Florelle, Lucy de Matha, Gaston Modot, etc. C’est Florelle qui enregistre à Berlin en 1931 la « Complainte de Mackie ».
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Dans les années 1930, l’ensemble de l’œuvre de Kurt Weill est interdite par les nazis. Se sentant menacé, Kurt Weil s’installe à Paris en mars 1933. Pour la radio, il compose la musique de « La Complainte de Fantomas », oeuvre de Robert Desnos présentée au public le 3 novembre 1933.
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En 1934, il compose deux chansons pour Lys Gauty: « Je ne t’aime pas » et « La complainte de la Seine ».
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Le 10 septembre 1935, Kurt Weill arrive à New York pour assurer la création en décembre de « Der Weg der Verheissung », adapté pour New York sous le titre de « The Eternal Road ». En 1943, il obtient la nationalité américaine. Il meurt à New York le 3 avril 1950. Parmi les artistes féminines qui ont interprété les chansons de Brecht et de « L’Opéra de quat’ sous », il y a eu Colette Renard, Catherine Sauvage et Marianne Oswald entre autres.
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TRENET Charles

Charles Trenet en 1961

L’auteur, compositeur et interprète français Charles TRENET naît le 18 mai 1913 à Narbonne sous le véritable nom complet de Louis-Charles-Augustin-Georges Trenet. Fils de notaire, il est élevé dans une atmosphère plutôt bourgeoise. Ses parents divorcent en 1920 et il se sensibilise à la musique en écoutant les disques de sa mère qui joue aussi des morceaux de jazz sur son piano. Il subit ainsi une véritable tragédie lorsqu’il est envoyé en pension, avec son frère aîné Antoine, dans un collège religieux de Béziers. Encouragé par un ami de son père grand amateur de théâtre, de poésie et de calembours, Charles va publier des poèmes dès l’âge de treize ans. Il les signe Charles ou Jacques Blondeau. Renvoyé de l’école en 1928 pour avoir offensé le surveillant général, il rejoint sa maman qui vit à Berlin avec son second mari. Il y fréquente des artistes et s’intéresse à diverses disciplines. Lorsqu’il revient en France en 1929, il écrit un roman et se lance dans la peinture. L’année suivante, il part pour Paris afin d’y devenir journaliste. Et, pour pouvoir vivre dans la capitale française, il cherche du boulot et se retrouve accessoiriste dans les studios de Pathé Cinéma. Au fil de ses rencontres, il se laisse convaincre et se met à écrire des chansons. Avec le pianiste suisse Johnny Hess, il forme le duo Charles et Johnny et ils composent ensemble la chanson « Vous qui passez sans me voir » qu’ils confient à Jean Sablon qui en fait un succès planétaire.
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En octobre 1936, Charles Trenet est appelé à effectuer ses obligations militaires et cela met fin au duo avec Johnny Hess car il commence à chanter seul sur scène. Il compose des chansons que d’autres interprètes, célèbres, ajoutent à leur répertoire : « Y’a d’la joie » pour Maurice Chevalier, « Quel beau dimanche » par Lys Gauty et « La valse à tout le monde » par Fréhel.
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Une fois libéré de son service militaire au début 1938, sa chanson « Je chante » récolte un succès phénoménal et lance sa carrière avant que la guerre n’éclate.
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Celui qui se révèle bien vite comme « le fou chantant » va se consacrer essentiellement au cinéma durant la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, il est soupçonné par l’occupant nazi d’avoir des origines juives et il est obligé de prouver le contraire. Il se produit aux Folies Bergère mais il rompt son contrat lorsqu’il se rend compte de la présence de soldats allemands dans la salle. Puis il chante en Allemagne, en 1943, pour les prisonniers français. Il prétend alors avoir rencontré Adolf Hitler pendant deux minutes. Ce comportement lui est, brièvement, reproché à la Libération, moment où il décide de partir au Canada, aux Etats-Unis ainsi qu’au Brésil. Il parcourt ainsi le monde jusqu’en 1954 et livre des concerts partout où il passe. De retour à Paris, il fait connaître au public français, les versions de ses grandes chansons interprétées sur scène. Et, de ce fait, la décennie 1950 voit Trenet s’imposer comme un artiste majeur de la chanson française aux côtés d’Edith Piaf, Georges Brassens et Gilbert Bécaud. Mais, à contrario, les années 1960, avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yés », vont s’avérer difficiles pour Charles Trenet qui va, en plus, connaître des problèmes avec la justice. En 1963, il est condamné à un an de prison pour relations sexuelles avec des mineurs mais il bénéficie finalement d’un non-lieu en appel. Malgré ces soucis, l’artiste continue à enregistrer des disques en étant probablement le seul chanteur français graver ses oeuvres successivement sur 78 tours, 33 tours, 45 tours et disque compact jusqu’en 1999. Il continue aussi à se produire un peu partout sur la planète là où ses chansons sont connues: Europe, Etats-Unis, Canada et Amérique du Sud. Charles Trenet est probablement l’artiste français qui a le plus influencé ses pairs. Beaucoup d’entre eux, toutes générations confondues, se revendiquent comme les héritiers du « fou chantant »: Georges Brassens, Jacques Brel, Jean-Jacques Debout, Jacques Higelin, Thomas Fersen ou M (Matthieu Chédid). Le chanteur fait désormais partie de la culture française: on apprend ses oeuvres dans les écoles de l’hexagone. Trenet, ce sont des chansons poétiques, des mélodies faciles à retenir et à siffler dans la rue ainsi que des textes qui reflètent une certaine insouciance et joie de vivre. Son répertoire renferme près de 1.000 chansons dont 60 succès internationaux parmi lesquels « La mer » qui se trouve en pôle position et qui est devenu un « tube » mondial sous le titre anglais de « Beyond the sea ».
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Ce « tube » est suivi de près par « Que reste-t-il de nos amours » (« I wish you love » en anglais), « Je chante », « Y’a d’la joie », « Le jardin extraordinaire », « L’Âme des poètes », « Revoir Paris », « Boum », « Moi j’aime le music-hall », « Douce France », « Route Nationale 7 » et plein d’autres titres qui sont autant de mélodies populaires et éternelles.
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Il donne son dernier concert à Paris où il chante assis trois soirs de suite en novembre 1999 à la salle Pleyel. La fatigue le contraint alors à se retirer chez lui et deux accidents cardiaques le diminuent encore davantage. Il doit être hospitalisé à Créteil où il meurt le 19 février 2001 à l’âge de 87 ans. Charles Trenet a été incinéré et ses cendres reposent dans le caveau familial du cimetière de Narbonne Ouest.
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Le dernier album réalisé de son vivant date de 1999. Mais quelques titres inédits sont encore publiés après sa disparition.
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SALVADOR Henri

Le chanteur compositeur et guitariste français Henri SALVADOR. naît à Cayenne en Guyane le 18 juillet 1917. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: Syracuse », « Maladie d’amour », « Zorro est arrivé », « Count Basie », « Faut rigoler », « Le lion est mort ce soir », « Blouse du dentiste », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « J’étais une bonne chanson », « C’est pas la joie » ou encore « Le Loup, la biche et le chevalier » (« Une chanson douce »). Ce dernier titre est visible dans la vidéo ci-dessous qui en propose une version particulière : Henri Salvador y est effectivement accompagné par les Soeurs Kessler au cours d’une émission de la télévision italienne en 1961. Mais ce qui est troublant, c’est que le titre du programme est « Giardino d’inverno », ce qui, en italien, veut dire « Jardin d’hiver ».
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En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian.
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Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana » en 1965.
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Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or » en 1968 et 1969.
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Les années 1970 sont encore jalonnées de succès pour Henri Salvador. Il y a « Ah c’qu’on est bien quand on est dans son bain » ou encore quelques reprises comme « Mais non mais non », « J’aime tes genoux » (« Shame shame shame » de Shirley & Co en 1975) ou « Tiens te voilà » (« A melody you never will forget » de Hurricane Smith en 1977).
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En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Il n’y aura pas de version sur disque de ce conte musical pour jeune public mais une émission spéciale sera réalisée pour la télévision française par Jean-Christophe Averty.
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Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, à part la chanson d’origine mauricienne « Ami-oh » (en 1982), le succès de l’artiste s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas.
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Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.
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Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme.
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Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008.
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En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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DISTEL Sacha

Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

Le guitariste de jazz, compositeur et chanteur français Sacha DISTEL naît à Paris le 29 janvier 1933. Par son père, chimiste émigré en France, il est d’origine russe. Sa mère, Andrée Ventura, est la soeur du célèbre chef d’orchestre et musicien Ray Ventura. C’est son oncle qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui sont déterminants pour son avenir : Henri Salvador par exemple. Sacha commence donc par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. L’année suivante, il signe son premier succès qui est énorme: « Scoubidou ».
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C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967.  A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ».
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Pour se constituer un répertoire solide, Sacha Distel adapte et reprend alors bon nombre de succès anglo-saxons. Il gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises car le fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc.
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On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel a enregistré un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Des créations originales ont aussi parsemé le chemin du succès de l’interprète : « La vieille dame » (1974) ou encore « Le voyage à Venise » (1974) entre autres.
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Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Accroche un ruban », « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », « Ma femme », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.
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Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004.
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La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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LEGRAND Michel

Michel Legrand en 2015

Le compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères. C’est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).
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Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri.
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Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.
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Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte.
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Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris.
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A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Michel Legrand décède à Paris le 26 janvier 2019 à l’âge de 86 ans.

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REINHARDT Django

Django Reinhardt dans les années 1950

Le guitariste de jazz Django REINHARDT naît le 23 janvier 1910. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour à Liberchies près de Charleroi en Belgique. Ce village accueille d’ailleurs chaque année, autour de la date commémorative de sa mort, le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Le musicien a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone comme, dès 2007, le répertoire de Thomas Dutronc par exemple. Et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. Ecoutez et visionnez ainsi, ci-dessous, la chanson qui lui rend hommage et enregistrée par Sacha Distel en 1972 : « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.
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Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django et un festival qui a fêté son 50e anniversaire en 2018. En mai 2017, le film français « Django » est réalisé par Etienne Comar et relate la carrière de Django Reinhardt. Il est particulièrement axé sur l’époque de la seconde guerre mondiale et sur les problèmes rencontrés alors par les gens du voyage face au nazisme. Le rôle du musicien est tenu par Reda Kateb qui joue aux côtés de l’actrice belge Cécile de France.
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