REGGIANI Serge

Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

Le chanteur et comédien français Serge REGGIANI naît le 2 mai 1922 à Reggio d’Emilie (Italie). Fils d’un coiffeur et d’une ouvrière, c’est à l’âge de huit ans que le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris et après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et joue aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregistrer un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès.
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Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Boris Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent. Pour l’écriture de ces derniers, l’interprète se tourne vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki (« Sarah ») mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie (« Le petit garçon »), Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier.
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Plus tard, dans les années 1970, il choisit des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle. Ce dernier lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc.
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Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani se tourne vers des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984).
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Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel.
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En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ».
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Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
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BOURTAYRE Jean-Pierre

Jean-Pierre Bourtayre dans les années 1980

Le compositeur et interprète français Jean-Pierre BOURTAYRE naît le 31 janvier 1942 à Paris. Il est le fils d’Henri Bourtayre qui est alors un compositeur à succès et qui, à la libération, est celui qui compose la célèbre chanson « Fleur de Paris » pour Maurice Chevalier. En 1947, Henri quitte le foyer familial et on tente de distraire le petit Jean-Pierre en lui apprenant le piano par l’intermédiaire de la professeure de Michel Legrand. Les années passent et Jean-Pierre s’intéresse de plus en plus à la musique d’autant que le rez-de-chaussée de l’immeuble où il vit est occupé par un magasin de disques. Et, adolescent, il y trouve et achète les enregistrements des chanteurs qu’il écoute à la radio : les francophones comme Patachou, Jacques Brel ou Georges Brassens mais aussi les anglo-saxons qui amènent le rock’n’roll comme Bill Haley. Fréquentant la famille Legrand, il va souvent flâner dans les bureaux de Marcelle Legrand, la maman de Michel, qui gère les éditions musicales de son fils. Au fil du temps, il rencontre des auteurs de chansons comme Pierre Saka qui l’introduit dans le monde des nouveaux groupes français que sont les Chats Sauvages ou les Vautours. Et, ensemble, ils commencent à confectionner des chansons pour les « yé-yés » qui, jusque-là, n’interprétaient que des adaptations françaises de succès anglo-saxons. Lorsqu’il quitte les Chats Sauvages, le chanteur Dick Rivers lui demande de composer des titres pour constituer son propre répertoire et Jean-Pierre Bourtayre lui offre « Baby John ».
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Sur un texte de Pierre Delanoë dont il vient de faire connaissance et qui veut écrire pour les nouvelles idoles, il compose la mélodie d' »Une fille si belle » pour Eddy Mitchell qui va ensuite proposer ses propres textes au compositeur (« Et s’il n’en reste qu’un » en 1966).
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Par la suite, Jean-Pierre se rapproche d’Eddie Barclay qui lui confie un poste de directeur artistique dans sa maison de disques. Il compose alors quelques musiques de films comme celle de « La curée » pour le réalisateur Roger Vadim (1966) ou celle du « Grand Meaulnes » de Jean-Gabriel Albicoco (1967). En 1968, avec Vlyne Buggy et Hugues Aufray, il écrit la chanson « Adieu Monsieur le professeur » qui est immédiatement un succès populaire.
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Il poursuit immédiatement sa collaboration avec la parolière Vlyne Buggy et celle-ci débouche sur une chanson qu’ils présentent à Claude François qui l’accepte : « Avec la tête avec le coeur ».
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Et Claude François apprécie ce nouveau compositeur à qui il demande ensuite de devenir son directeur artistique. Se souciant peu d’un éventuel surmenage, Bourtayre décide alors de se lancer lui-même dans la chanson en sortant un album 33-tours en 1969 : « Et puis je suis venu ».
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Il y interprète aussi, notamment, « Un prince en Avignon », une chanson écrite en hommage à l’acteur Gérard Philipe et qui sera reprise par Mary Hopkin, Esther Ofarim, Claude Dubois et Fabienne Thibeault. En 1970, Claude François lui propose de composer une musique sur un de ses textes en vue de réaliser un 45-tours farfelu avec l’animateur de radio déjanté Patrick Topaloff : c’est « J’ai bien mangé j’ai bien bu » et le succès est total.
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Puis, Jean-Pierre est contacté pour composer la musique d’un nouveau feuilleton télévisé français consacré aux aventures du héros de Maurice Leblanc, Arsène Lupin. C’est Jacques Dutronc qui est choisi pour interpréter la chanson « L’Arsène » mais aussi pour enregistrer le générique de la deuxième saison de la série en 1973 : « Gentleman cambrioleur ».
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En 1971 Jean-Pierre Bourtayre chante et enregistre « Le fils de Matthieu » en duo avec Cécile Valéry. La même année, il compose « Un banc, un arbre, une rue » qui permet à la chanteuse Séverine de remporter le Concours Eurovision de la chanson pour Monaco.
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Il connaît une période faste avec les compositions qu’il dédie à Claude François : « Y’a le printemps qui chante » (1972), « Chanson populaire » (1973), « J’ai perdu ma chance » (1973), « La Musique Américaine » (1974), « Le Chanteur malheureux » (1975), « Toi et moi contre le monde entier » (1975), « Une chanson Française » (1975), « Quelquefois » (1976), « C’est comme ça que l’on s’est aimé » (1977), « Magnolias for ever » (1977) et « Alexandrie Alexandra » (1977).
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Mais, à la mort de Claude le 11 mars 1978, Jean-Pierre se sent terriblement seul et oublié. Avec Etienne Roda-Gil toutefois, il se remet au travail et, ensemble, ils créent une comédie musicale, « 36 Front populaire », qui évoque une époque de l’entre-deux guerres où la France joyeuse découvrait les congés payés. Parmi les interprètes, il y a Julien Clerc et la jeune Corinne Miller qui remportera le concours Eurovision de la Chanson en 1983 sous le nom de Corinne Hermès en chantant « Si la vie est cadeau ». Un double album est produit mais la comédie musicale ne sera pas présentée sur scène dans l’immédiat.
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La même année, en 1979, il signe l’un des grands succès de l’année pour Gérard Lenorman : « Boulevard de l’océan ».
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Dans les mois qui suivent, se cherchant toujours après le décès de Claude François, Jean-Pierre Bourtayre accepte un poste de directeur de production au sein de la filiale française des disques WEA (Warner Elektra Atlantic). Pour Fabienne Thibeault, artiste québécoise révélée en 1978 par « Starmania » et fraîchement signée par le label WEA, Jean-Pierre compose « J’irai jamais sur ton island ».
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A ce moment, il retrouve l’un des ses vieux copains de l’époque Barclay, Jacques Revaux qui, entretemps, a développé la carrière de Michel Sardou. Et il ne lui cache pas son admiration pour l’artiste et son envie d’éventuellement lui composer l’une ou l’autre chanson. L’idée fait son chemin et, finalement, Michel Sardou va interpréter quelques-unes de ses compositions qui vont marquer son répertoire : « Vladimir Ilitch » en 1983, « Chanteur de jazz » en 1985 ou encore « Io Domenico » en 1987.
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L’auteur Jacques Demarny contacte alors Jean-Pierre Bourtayre et le sollicite pour devenir administrateur de la SACEM, Société des Auteurs, des Compositeurs et des Editeurs de Musique français. Un poste qu’il mérite largement au vu de ses multiples compositions, depuis le début des années 1960, pour Johnny Hallyday (« Oui je veux » en 1962), Sylvie Vartan (« Parle-moi de ta vie » en 1971), Marcel Amont (« Bleu, blanc, rouge et des frites » en 1972), Romuald (« Dis un petit mot » en 1972, « Celui qui reste et celui qui s’en va » en 1974), Patricia Lavila (« Pour toi c’est rien, pour moi c’est tout » en 1974), Gilles Marchal (« On ne refait pas le monde avec une chanson » en 1976), Tino Rossi (« Chantons la même chanson » en duo avec son fils Laurent en 1976 et « La vie commence à 60 ans » en 1978) ou encore Enrico Macias (« Générosité » en 1984). France Gall, Françoise Hardy, Marie Laforêt, Georgette Lemaire, Jean-Claude Pascal, et Annie Philippe ont aussi chanté du Bourtayre. En 2003, le compositeur travaille sur le spectacle musical « Belles belles belles » consacré à Claude François et, en 2017, il compose encore quelques chansons, avec des textes de Claude Lemesle, pour Isabelle Aubret.
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NOËL Magali

Magali Noël en 1965

La comédienne et chanteuse française Magali NOËL naît le 27 juin 1931 à Izmir en Turquie. Ses parents français travaillent dans le service diplomatique et Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique.
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C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses.
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Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ».
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Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ».
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En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). En 2011, l’artiste évoque sa carrière de chanteuse et d’actrice au cours du programme télévisé de Patrick Simonin « L’invité » sur la chaîne TV5 Monde. Elle y interprète aussi a capella la dernière chanson, toujours inédite, que Boris Vian écrivit pour elle avant de s’éteindre en 1959.
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La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian, 56 ans après lui.
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AGLAË

AGLAE en 1957

La chanteuse et comédienne canadienne AGLAË naît le 13 mai 1933 à L’Epiphanie au Québec sous le nom de Jocelyne Deslongchamps. La jeune chanteuse débute à l’âge de seize ans dans des cabarets montréalais sous le nom de Josette France. Et c’est là, en 1949, que le chanteur et pianiste français Pierre Roche, qui travaille alors avec le jeune Charles Aznavour, la découvre. C’est le coup de foudre et ils se marient en 1950. En 1952, elle suit le musicien et s’installe avec lui à Paris. A partir de cette année, elle va enregistrer des chansons qui vont la rendre très populaire. Avec Michel Legrand, elle enregistre une chanson de Lionel Daunais qui a pour titre « Aglaé ». Le morceau atteint un tel succès que la vedette québécoise Félix Leclerc conseille à la jeune femme de prendre ce nom comme pseudonyme d’artiste. Sa popularité l’amène à chanter dans les music-halls parisiens de Bobino et de l’Olympia. Très vite, sa carrière prend des proportions internationales et elle se produit en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
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Ses caractéristiques vocales et ses goûts l’orientent ensuite vers l’opérette et elle apparaît en 1955 aux côtés de Tino Rossi dans « Méditerranée » de Francis Lopez.
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En 1960, elle joue aussi au théâtre de l’ABC à Paris dans « Coquin de printemps » de Guy Magenta. Trois ans plus tard, elle quitte Paris pour retourner vivre au Québec. Au Canada, elle enregistre plusieurs succès: « Marie-toi », « À présent tu peux t’en aller », « Dans mes bras oublie ta peine » en 1964 et « On se quitte » ou « La bague au doigt » en 1965.
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Si Aglaé décide de mettre un terme à sa carrière de chanteuse en 1966, elle apparaît encore ensuite sur des compilations discographiques comme ici, en 1975, à l’occasion de la « Soirée Québécoise du Temps des Fêtes ».
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Aglaë poursuit ensuite son travail de comédienne au Canada et ce jusqu’à sa mort à l’âge de 50 ans le 19 avril 1984 à Montréal.
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VENTURA Ray

Le musicien, compositeur et chef d’orchestre français Ray VENTURA naît le 16 avril 1908 à Paris. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».
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Jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale, le parfum d’insouciance dans lequel baigne la France ainsi que les premiers congés payés attribués à la population vont permettre aux chansons rigolotes de l’orchestre de devenir très populaires. Il y a ainsi « Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine », « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », « J’aime les bananes », « Tiens tiens tiens » ou « Les chemises de l’archiduchesse ».
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En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « A la mi-août » en 1949.
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Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. Deux ans avant son décès, le genre musical de Ray Ventura se perpétue encore grâce, notamment, au Grand Orchestre du Splendid qui lui rend hommage dans ses prestations.
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En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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FRANCOIS Jacqueline

Jacqueline François en 1964

La chanteuse française Jacqueline FRANCOIS naît le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Son enfance est plutôt bourgeoise car ses parents font le commerce de la brillantine Roja. Et la gamine  est bercée par la TSF que sa mère, pianiste, écoute beaucoup. Elle étudie le piano et, fervente admiratrice du répertoire et de la voix de Léo Marjane, elle se destine à, elle aussi, interpréter des chansons. Elle présente d’abord timidement des oeuvres de Pierre Roche et Charles Aznavour dans quelques cabarets de la capitale française, comme « Le Petit Chambord », durant la seconde guerre mondiale. Elle commence ainsi à se créer un public et à se faire remarquer par quelques professionnels du métier qui, à la libération, lui proposent de chanter à la radio et au music-hall des oeuvres de Loulou Gasté comme « Ce n’était pas original » en 1945.
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L’ambiance de l’époque se prête au développement de la carrière de l’artiste : les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Elle effectue alors quelques rencontres déterminantes comme celles du chef d’orchestre Paul Durand, qui l’invite dans son émission de radio « La kermesse aux chansons », et du producteur Jacques Canetti. Ce dernier lui propose d’enregistrer « C’est le printemps », version française, livrée par Jean Sablon, d’un titre américain qui lui fait remporter le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 1948. Elle commercialise quelques 78-tours qui constituent, petit à petit, son répertoire personnel : « Boléro » et « La Seine » par exemple. Puis il y a « Mademoiselle de Paris », un succès de Paul Durand et Henri Contet qui restera pour toujours sa signature musicale. La chanson va lui permettre de parcourir, pendant 40 ans, le monde entier de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon. Grande musicienne, Jacqueline François a enregistré plusieurs fois ce titre avec, selon les modes et les tendances, des arrangements différents.
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En tant que chanteuse, Jacqueline François va beaucoup innover dans le domaine de la chanson francophone. Elle est la première à enregistrer des disques avec 40 musiciens dont 17 violons. et la première chanteuse à commercialiser ses chansons sur un microsillon. Elle est aussi la première à vendre plus d’un million d’exemplaires du même disque en 1953. Puis, l’année suivante, elle innove encore en se présentant en robe courte sur la scène de l’Olympia de Paris où elle est accompagnée par l’orchestre de Michel Legrand. Ses autres grands succès ont pour titres « Est-ce ma faute à moi » ou « Les lavandières du Portugal » pour lequel elle reçoit le Prix de l’Académie du Disque en 1956.
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En 1959, l’artiste enregistre la chanson du film de Jacques Tati « Mon oncle ». Par la suite, contre vents et marées, courants musicaux nouveaux et idoles yéyés de toutes sortes, Jacqueline François poursuit son parcours artistique en livrant au public ses interprétations de plein d’autres classiques de la chanson française : « Un jour tu verras » de Mouloudji, « L’âme des poètes » et « La mer » de Charles Trenet, « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joszef Kosma, « Sa jeunesse » de Charles Aznavour, « A Paris » de Francis Lemarque, etc. Vivant et travaillant beaucoup et surtout à l’étranger, la chanteuse profite de chaque retour à Paris pour retrouver son public sur scène comme à « La Belle Epoque » (1974-1975-1976) ou au théâtre Daunou (1977). Mais aussi au cours d’émissions de variétés à la télévision française comme ci-dessous en 1969 aux côtés de Guy Lux et des Frères Ennemis.
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Elle garde ce comportement jusqu’au début des années 1990 lorsque sa santé l’oblige quelque peu à délaisser la chanson. Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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LEGRAND Michel

Michel Legrand en 2015

Le compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères. C’est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).
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Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri.
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Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.
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Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte.
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Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris.
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A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Michel Legrand décède à Paris le 26 janvier 2019 à l’âge de 86 ans.

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GARCIN Ginette

Ginette Garcin

L’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN naît le 4 janvier 1928 à Marseille. Elle passe son enfance au sein d’une vieille famille gérant l’établissement des bains populaires du Petit Pavillon. Elle y chante régulièrement alors qu’elle est encore enfant et, à l’âge de 14 ans, elle franchit un pas important en se faisant engager dans une opérette qui est présentée au Variété Casino de Marseille avec Reda Caire. Deux ans après la Libération, Ginette est à Paris où elle se fait remarquer par Jacques Hélian qui la fait débuter comme chanteuse dans son orchestre de variétés. Elle y forme un duo avec Jean Marco entre 1947 et 1951, date à laquelle elle quitte la formation musicale.
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Elle travaille alors avec le compositeur Loulou Gasté et entame une carrière de comédienne à Rouen. Elle ne délaisse cependant pas la musique qui reste son activité principale puisqu’elle est l’une des premières interprètes à chanter Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs titres sur disque dans les années 1960.
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Ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que Ginette Garcin va se tourner vers le théâtre, le cinéma et la télévision pour y jouer des pièces, y tourner des films et participer à des séries et des téléfilms. En 1990, elle écrit une pièce de théâtre intitulée « Le clan des veuves » qui va connaître un énorme succès et où elle est en scène aux côtés de Jackie Sardou pendant quatre ans. En 1995 toutefois, grâce au musicien belge Jean-Pierre Sarot, elle enregistre un dernier album où elle est la chanteuse de l’International Big Band et où elle reprend les titres qui ont fait son succès avec Jacques Hélian à la fin des années 1940.
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Deux ans plus tard, l’artiste est à l’affiche d’une comédie musicale écrite par Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert sur la base d’une oeuvre de Marcel Aymé : « Le Passe-muraille ». Jusqu’à sa mort en 2010, Ginette Garcin va presque totalement se consacrer au théâtre et reprendre, sans Jackie Sardou entretemps disparue, « Le clan des veuves » en 2006 aux théâtre des Bouffes-Parisiens. Elle meurt à 82 ans des suites d’un cancer du sein le 10 juin 2010 dans un hôpital de Nanterre. Son corps est incinéré le 14 juin 2010 au crematorium du Mont Valérien à Paris.
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CHEVALIER Maurice

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

Le chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER naît à Paris le 12 septembre 1888. Il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Et, digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes: « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire » par exemple.
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Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais, au fil du temps, son étoile américaine pâlit et cela l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui.
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En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi.
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Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance.
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Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération.
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Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans.
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Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.
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Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti.
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En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu.
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En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968.
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Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français : « Les Aristocats ».
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Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Les funérailles de Maurice Chevalier ont lieu le 5 janvier 1972 à Marne-la-Coquette où il est inhumé auprès de sa mère. Parmi les célébrités présentes à la cérémonie, comme on le voit dans la vidéo américaine ci-dessous, il y a la princesse Grâce de Monaco.
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LEMARQUE Francis

Francis Lemarque en 1963

L’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE naît à Paris le 25 novembre 1917 sous le nom de Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ».

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Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).
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Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Charles Trenet ou Henri Salvador, Francis Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. En 1975 , il compose et écrit ainsi, avec Georges Coulonges, une sorte de comédie musicale intitulée « Paris Populi ». Elle évoque la vie de Paris et des Parisiens depuis la révolution de 1789 jusqu’à la libération de Paris en aout 1944. Une première version de l’oeuvre donne naissance à un triple album interprété par divers artistes comme Marcel Amont, Michel Delpech, Juliette Gréco, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Nicoletta, Serge Lama, Michel Legrand, Catherine Sauvage, Mouloudji, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Jacques Yvart et Mireille Mathieu entre autres. Puis, Francis Lemarque présente Paris Populi à Paris au Théâtre de la Ville ainsi qu’au Cirque d’Hiver et à la fête de L’Humanité. En 1977, il décide ensuite de donner une autre version de cette œuvre pour la faire voyager car réunir les artistes est toujours très aléatoire. Il la propose alors au Théâtre de l’Est Parisien où un enregistrement discographique est réalisé.
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Francis Lemarque a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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DEMY Jacques

Jacques Demy

Le réalisateur français Jacques DEMY naît le 5 juin 1931 à Pontchâteau. Il figure parmi les personnalités marquantes de la chanson française reprises sur ce site web pour sa réalisation de nombreux films musicaux mythiques comme « Les Parapluies de Cherbourg », « Les Demoiselles de Rochefort » et « Une chambre en ville ». Il doit certainement cette passion pour la musique et la chanson à ses parents qui, dès son plus jeune âge, l’emmènent au cinéma mais aussi à des soirées d’opérettes ou d’opéras. A l’âge de huit ans, il apprend ainsi le violon. Il se fait remarquer, comme réalisateur de cinéma, à la fin des années 1950 en s’accrochant au train de la « nouvelle vague ». Cependant, un peu comme ceux de Claude Lelouch, les films de Jacques Demy accordent une grande place à la musique. Il a ainsi souvent fait appel à Michel Legrand pour en composer la trame. Seule exception: la bande originale de « Une chambre en Ville » qui a été composée par Michel Colombier.
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C’est Jacques Demy qui écrit lui-même les textes. Et, dans deux cas, il est allé jusqu’à réaliser des films entièrement chantés: « Les Parapluies de Cherbourg » (avec Catherine Deneuve) et « Une chambre en ville ». Il est d’ailleurs le seul réalisateur français à avoir obtenu un succès international dans le domaine du film musical. Avec, d’une part, « Les Parapluies de Cherbourg », qui reçut la Palme d’Or au festival de Cannes et le prix Louis Delluc en 1964.
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Et avec, d’autre part, la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » (avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Danielle Darrieux, Michel Piccoli, Jacques Perrin, Gene Kelly et George Chakiris en 1967). En 1970, il fait tourner Jean Marais aux côtés de Catherine Deneuve, Jacques Perrin, Delphine Seyrig, Micheline Presle et Coluche notamment dans « Peau d’âne » dont la musique est à nouveau composée par Michel Legrand. Et c’est Anne Germain qui interprète réellement la chanson du « Cake d’amour » que Catherine Deneuve « fais semblant » de chanter dans le film.
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Jacques Demy meurt le 27 octobre 1990 du sida à Paris, mais son décès est d’abord annoncé, suivant sa volonté, comme consécutif à un cancer.
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CASSEL Jean-Pierre

Jean-Pierre Cassel dans les années 1970

Le danseur, acteur et chanteur Jean-Pierre CASSEL naît le 27 octobre 1932 à Paris, du sous le vrai nom de Jean-Pierre Crochon. Il est le fils d’un médecin et d’une chanteuse d’opéra. Après une scolarité peu brillante, il décide de se tourner vers le théâtre et s’inscrit au cours Simon. Il obtient aussi déjà quelques rôles de figurant. Il peaufine également sa passion pour la danse au point de se faire engager pour le film « La route joyeuse » en 1954 aux côtés du célèbre Gene Kelly. Il devient alors une véritable vedette du cinéma qui est sollicitée par de grands réalisateurs français et internationaux. Par la suite, il se produit au théâtre dans des pièces signées Molière mais aussi Marcel Achard entre autres. Il fait souvent des apparitions à la télévision française pour y chanter et danser en compagnie d’amis comme Sacha Distel dans « Sacha Show » ou « Top à Cassel » en 1964 par exemple ainsi que dans d’autres émissions musicales de Maritie et Gilbert Carpentier.

En 1972, c’est aussi à la télévision française qu’il interprète, en duo avec Michel Legrand qui en a composé la musique, la « Chanson de Maxence » extraite de la bande originale du film « Les demoiselles de Rochefort » réalisé par Jacques Demy.

En 1986, il fait partie des artistes qui enregistrent sur disque, avec Linda De Suza, les chansons du spectacle musical « La valise en carton ». Cassel est également prévu dans le casting du spectacle qui doit se jouer sur scène et qui est un échec.

Passionné de music-hall depuis toujours, il conçoit en 2005 un spectacle auquel il rend hommage à Serge Gainsbourg qu’il a bien connu au temps des vaches maigres des années 1950. Il y interprète, façon jazz, des chansons du Gainsbourg de 1963 avec trois inédites composées spécialement pour lui à l’occasion d’un show télévisé: « Cliquediclac », « Viva la pizza » et « La la la la ». Atteint d’un cancer, il meurt dans la soirée du 18 avril 2007 à Paris.

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