CLAY Philippe

Philippe Clay en 1976

Le chanteur et acteur français Philippe CLAY naît le 7 mars 1927 à Paris. Il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg.
.

.
De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». Cette dernière chanson, signée par Charles Aznavour et Florence Véran, fait d’ailleurs l’objet d’une séquence du film tourné en 1958 par Richard Quine : « L’adorable voisine » avec James Stewart et Kim Novak notamment.
.

.
En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ».
.

.

.
Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson « La complainte des Apaches » de Claude Bolling, interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre », est aussi un succès au début des années 1970.
.

.
Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Serge Reggiani ou Yves Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
.

.
Le 13 décembre 2007, Philippe Clay décède à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque à l’âge de 80 ans.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

22 AOUT

Pierrette Bruno en 1970 – Photo (c) M. Ristroph

22 août 1928 : Naissance, à Marseille, de l’actrice et chanteuse française Pierrette BRUNO. Elle s’inscrit au Conservatoire de Marseille puis elle part à Paris pour suivre les cours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Avant même de terminer ces études, elle est déjà engagée notamment pour jouer dans des pièces de Marcel Pagnol présentées dans la capitale française. Par la suite, elle se lie d’amitié avec Bourvil et elle devient l’une de ses partenaires privilégiées dans bon nombre d’opérettes (« Pacifico »), de pièces (« La bonne planque ») et de films (« Le Capitan »). C’est d’ailleurs dans « Le Capitan » réalisé par André Hunnebelle qu’elle interprète une de ses premières chansons: « Pour se parler d’amour ».

Avec Bourvil toujours, elle enregistre aussi toute une série de chansons en duo: « On a vécu pour ça », « Bien, si bien », etc. Et puis, sans lui alors qu’il vient de mourir en 1970, elle enregistre une chanson qui lui est dédiée et dont elle a écrit le texte sur une mélodie de Jo Moutet: « A Bourvil ». Le comédien y est d’ailleurs encore présent grâce à un extrait de « Je t’aime bien » repris dans la chanson.
.
**********
.
THIELEMANS Toots22 août 2016 : Décès, à Uccle (Bruxelles), de l’harmoniciste et musicien belge Toots THIELEMANS. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

23 JUILLET

DOUDOUL en 1975

23 juillet 1944 : Naissance, à Casteau près de Mons, de l’auteur, compositeur, interprète, éditeur et producteur belge DOUDOUL dont le vrai nom est Jean-Pierre Deschamps. A 21 ans, Jean-Pierre tâte de la vie artistique en créant un orchestre de bal appelé « Les Haricots Blancs ». Avec ses deux frères, il forme ensuite le groupe Modus Vivendi qui enregistre un 33 tours en 1970. Deux ans plus tard, la formation change de nom et devient Pro Deo. Le succès est au rendez-vous en Belgique avec des titres comme « Wadagugu » en 1972 et « Petit pygmée » en 1973. En 1974, alors qu’il travaille dans un bureau d’études de ponts et chaussées du ministère, Jean-Pierre Deschamps quitte le groupe Pro Deo pour entamer une carrière de soliste sous le nom de « Doudou » qui est aussi l’appellation d’une festivité majeure de sa ville d’adoption belge: Mons. Son premier succès a pour titre « Ce qui se guérit c’est l’amour ». Sa chanson « Bébé-éprouvette » bénéficie ensuite de nombreux passages radiophoniques en Belgique francophone. En 1981, pour une question de contrat phonographique, il change de nom et s’appelle désormais Doudoul. Il enregistre deux 45 tours qui marchent bien: « Le restaurant italien » et « Le temps du twist ».

Les expériences vont alors se multiplier pour cet artiste qui privilégie la musique d’ambiance festive. Il passe en première partie de Pierre Perret au Cirque Royal de Bruxelles et se fait engager pour interpréter quelques chansons lors d’une tournée du cirque Jean Richard. En 1983, il sort en France la chanson « Fais-moi guili » qui est, en fait, le nouveau titre de la chanson « Bébé-éprouvette » commercialisée en Belgique en 1975. Entre 1983 et 1987, de nombreuses chansons sont radiodiffusées dont « Le piston d’papa », « Doudoul Dance » et la superbe « Les cerfs-volants ». Il sort alors un album de style compilation dont le titre est « Eclectique ». Au milieu des années 1990, le studio d’enregistrement de Jean-Pierre Deschamps, alias Doudoul, à Mons, accueille le chanteur français C. Jérôme qui y réalise les chansons d’un album. Puis Doudoul enregistre un album original en 1995 (« Je m’appelle Doudoul ») avant de s’installer en Auvergne, région française dont il est tombé amoureux. En juin 1999, il interprète « A la table des Auvergnats » dans l’émission télé française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Durant la décennie suivante, Doudoul enregistre encore quelques albums de chansons festives avant de commercialiser, en 2012, un CD de douze titres intitulé « La danse de l’abeille ». Un an plus tard, il permet aux internautes de télécharger légalement une nouvelle version électro de « Fais-moi guili ». La nouvelle mouture de cette chanson fait même l’objet, à cette époque, d’une petite séquence déjantée dans l’émission télévisée française « Touche pas à mon poste » de Cyril Hanouna. Et, en mars 2015, l’artiste remet le couvert avec « La danse de l’abeille » sur laquelle les chroniqueurs de TPMP se défoulent en direct. Puis, toujours passionné par le football, il enregistre une chanson pour le club Clermont Foot 63.
.
*********
.

ARLETTY – Photo Collection Christophe L

23 juillet 1992 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse française ARLETTY à l’âge de 94 ans. Née le 15 mai 1898 à Courbevoie, celle qui deviendra Arletty s’appelle Léonie Bathiat. Enfant, elle est inscrite dans une institution privée de Clermont-Ferrand qui lui prodigue une bonne éducation. Elle se dirige ensuite vers la sténographie mais la première guerre mondiale va chambouler son destin. Son fiancé meurt au combat et, en 1916, son père décède écrasé par un tramway. Léonie, son frère et sa mère quittent Clermont-Ferrand pour la région parisienne. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un banquier qui la séduit et l’amène à fréquenter la haute société parisienne. De rencontres en rencontres, elle devient mannequin puis monte sur les planches pour jouer dans des revues. En 1930, elle obtient un premier rôle au cinéma dans « La douceur d’aimer ». Mais elle va se révéler comme chanteuse et fantaisiste en 1932 dans l’opérette « Un soir de réveillon » de Raoul Moretti. A partir de ce moment, elle est engagée dans de nombreuses oeuvres du même genre musical: « O mon bel inconnu » et « Au bonheur des dames » entre autres. Après avoir tourné la fameuse réplique de l’Atmosphère dans « Hotel du Nord », film réalisé par Marcel Carné, elle joue dans « Circonstances atténuantes » de Jean Boyer. Elle interprète la chanson de ce film qui devient un succès: « Comme de bien entendu ».

Et elle enregistre aussi d’autres standards de l’époque comme « La java » ou « Mon homme » qu’elle reprend à la célèbre Mistinguett. Après la seconde guerre mondiale, Arletty est arrêtée pour avoir entretenu une liaison avec un officier allemand. Elle est emprisonnée à Drancy puis à Fresnes. Mais, bien vite, elle reprend le chemin des théâtres et des plateaux de cinéma dans les années 1950 et 1960. En 1966, elle perd la vue et doit se résoudre à interrompre sa carrière artistique. Elle prête néanmoins encore sa voix à de nombreux commentaires de reportages. À partir de 1984, elle soutient activement l’Association des Artistes Aveugles. Elle meurt le 23 juillet 1992 à Paris. Elle est inhumée au cimetière de Courbevoie.
.
**********
.

Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

23 juillet 2004 : Décès du chanteur et comédien Serge REGGIANI à Boulogne-Billancourt (F). Né à Reggio d’Emilie (Italie), le 2 mai 1922, il est le fils d’un coiffeur et d’une ouvrière. A l’âge de huit ans, le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et apparaît aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregister un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès. Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent.

Pour l’écriture de son propre répertoire, l’interprète se tourne alors vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie, Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier. Plus tard, dans les années 1970, il choisira des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle qui lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc. Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani s’adresse à des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984). Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel. En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ». Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
.
**********
.

Paul Louka en 2010

23 juillet 2011 : Décès, à Montignies-sur-Sambre, de l’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA. De son vrai patronyme Vital-Paul Delporte, Paul Louka est né à Marcinelle, dans la banlieue de Charleroi, le 23 août 1936. Outre ses qualités d’auteur, de compositeur et d’interprète qui le font connaître du grand public, l’artiste se révèle aussi comédien, écrivain et peintre avant de devenir administrateur-délégué de la société des auteurs et compositeurs belges, la SABAM, de 1996 à 2009. A ce titre, il est aussi le fondateur des « Octaves de la Musique » qui sont, en Belgique francophone, l’équivalent des « Victoires de la Musique » françaises. Frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil qui doit son pseudonyme au nom du village où il réside, Paul Louka était aussi le cousin germain d’Yvan Delporte, personnalité importante de la bande dessinée belge. Après des débuts assez difficiles dans son pays d’origine, c’est une rencontre avec Jacques Brel en 1959 qui va décider Paul Louka à s’installer à Paris. Il va y rester trois ans et se produire dans de nombreux cabarets. Il fait ainsi la connaissance de beaucoup d’artistes comme Raymond Devos ou les Frères Jacques par exemple. Mais, dès 1962, une grande amitié le lie à Georges Brassens dont il effectue de nombreux levers de rideau à Bobino. Le grand regret du saltimbanque reste cependant l’échec du « Centre de la Chanson de Charleroi », projet qu’il a pourtant tenu à bout de bras de 1991 à 1997. Quelques jours avant sa mort survenue à son domicile de Montignies-sur-Sambre, Paul Louka révèle au chanteur belge Johan Verminnen qu’il a le projet d’enregistrer à nouveau un album. Ce dernier aurait dû être commercialisé quelques semaines plus tard, soit quelque quinze ans après la sortie de son deuxième disque compact: une compilation de chansons réenregistrées sous le titre « Temps forts, de Marcinelle à Vas-y-Paulo ». Parmi les chansons qui ont marqué la carrière de Paul Louka, on peut citer, entre autres « Les Mirlitons » (1963), « Marcinelle » (1964), « Le bidule » (1965), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah »(1972), « Je suis un enfant » (1974), « Ma guitare n’est plus espagnole » (1977), « Je ne suis personne » (1981), « Quelqu’un d’important » (1981), « Vas-y-Paulo » (1984), « Libre sur Sambre » (1990), ou encore « T’en fais pas Néné » (1990). Paul Louka est incinéré le 28 juillet 2011 au crématorium de Gilly. Près d’un millier de personnes assistent à une longue cérémonie d’hommage mise sur pied, à la demande du défunt, par les responsables de la loge maçonnique dont l’artiste faisait partie depuis 1981. Ce grand moment d’émotion est émaillé par des témoignages de la famille, de proches et d’amis du poète-chanteur disparu. Ses musiciens jouent les chansons du défunt et de nombreux enregistrements de Paul Louka sont diffusés pendant l’hommage. Dans l’assistance, outre la présence de quelques hommes et femmes politiques belges, on remarque la présence de musiciens et chanteurs: Philippe Anciaux, Guy Cabay, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Johan Verminnen notamment.

.
**********
.
23 juillet 2011 : Les Francofolies de Spa battent leur plein. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, veuillez cliquer ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 MAI

Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

2 mai 1922 : Naissance, à Reggio d’Emilie (Italie), du chanteur et comédien français Serge REGGIANI. Fils d’un coiffeur et d’une ouvrière, c’est à l’âge de huit ans que le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris et après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et joue aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregistrer un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès.

Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent. Pour l’écriture de ces derniers, l’interprète se tourne vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie, Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier. Plus tard, dans les années 1970, il choisit des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle. Ce dernier lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc. Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani se tourne vers des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984). Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel. En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ». Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
.
**********
.

LORIE en 2007

2 mai 1982 : Naissance, au Plessis-Bouchard, de la chanteuse et comédienne française LORIE sous le nom de Laure Pester. Fille d’un programmateur à la radio privée française RTL, Dominique Pester, elle se passionne pour le patinage artistique dès ses six ans. Elle consacre toutes ses heures de liberté à cette activité et manque de peu les championnats de France de 1996 suite à une blessure au genou qui l’oblige d’ailleurs à ranger ses patins. Véritablement séduite par cette première passion artistique qu’elle doit délaisser, elle songe immédiatement à devenir chanteuse. Pour ce faire, elle s’inscrit à des cours de musique et apprend la guitare et le piano. En 1997, elle enregistre une première chanson avec laquelle elle se présente à l’émission de télé française « Hit Machine » diffusée sur la chaîne privée M6. Mais le résultat ne correspond pas à ses espérances et la jeune artiste multiplie les castings et les auditions jusqu’au jour où elle rencontre le producteur Johnny Williams. C’est alors l’époque des premiers grands succès de la chanteuse américaine Britney Spears et Williams aspire à produire la première artiste qui applique ses recettes à la française en chantant et en dansant simultanément. Le producteur croit fermement que Lorie est cette perle rare et il lui fait enregistrer une chanson intitulée « Près de moi ». Ne parvenant pas à convaincre les maisons de disques de sa découverte, il décide de placer le titre gratuitement à la disposition des internautes en 2000. En deux mois, « Près de moi » est téléchargé plus de 15.000 fois et son interprète signe alors un contrat avec Epic pour un single qui est commercialisé le 2 mai 2001, jour anniversaire de Lorie. La presse pour les jeunes s’empare de la personnalité de la jeune fille et oblige finalement les radios à céder à la pression populaire et à programmer la chanson: « Près de moi » se vend à plus de 500.000 exemplaires.

Pour ne pas perdre le bénéfice de cette popularité importante, Lorie enregistre un album, « Près de toi », sur lequel se trouvent les titres « Je serai ta meilleure amie » et « Toute seule ». Les ventes de ce CD dépassent le million d’exemplaires et sont récompensées par un triple disque de platine. Lorie est nommée dans la catégorie « groupe ou artiste révélation de l’année » aux Victoires de la Musique en 2002. Le succès va se poursuivre lors de la sortie de l’album suivant, « Tendrement », à la fin de l’année 2002. L’opus est promotionné par les singles « J’ai besoin d’amour » et « A 20 ans ». Le succès de Lorie est désormais international et atteint un grand nombre de pays européens. Au cours de l’été 2003, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson sur un tempo estival qui est l’un des tubes de cette année-là: « Sur un air latino » est vendu à plus de 600.000 exemplaires. Et c’est très judicieusement que ce titre est ajouté sur une nouvelle version de l’album « Tendrement » qui est commercialisée pour les fêtes de fin d’année. Entretemps, Lorie a entamé une nouvelle carrière sur scène et sa première tournée baptisée « Lorie live tour », où elle danse et chante avec une énergie sans pareil, dure neuf mois. Ensuite, son premier album, « Près de toi » sort au Japon avec quelques versions anglaises de ses chansons. Avec son troisième album qui sort en 2004, Lorie prend un virage plus rock délaissant un peu son image de chanteuse pop pour les ados. Le public la suit toutefois et achète en masse le premier single intitulé « Week-end ». Ce sera encore le cas pour « La positive attitude » quelques mois plus tard mais beaucoup moins par la suite pour le titre « Ensorcelée ». Une deuxième tournée de 120 concerts est alors programmée: le « Week-end Tour » au cours de laquelle elle se produit cinq fois à Bercy. Pendant ces spectacles, Lorie interprète une chanson de Jean-Jacques Goldman, « C’est plus fort que moi », qui sort en single. En 2005, Lorie commercialise la première compilation de tous ses tubes sur laquelle figurent aussi trois titres inédits. Quelques semaines plus tard, le même best of sort en DVD avec tous les clips video de la chanteuse qui récolte un énorme succès. A la fin de l’année 2005, le nouvel album de Lorie est différent des précédents et, malgré des influences nouvelles diverses comme le rap, s’appelle « Rester la même ». Le virage n’est pas évident à négocier pour l’artiste et elle décide d’arrêter sa collaboration avec le producteur de ses débuts Johnny Williams. Désormais, elle désire être sa propre productrice et enregistrer les chansons qu’elle choisit elle-même. C’est ce qu’elle fait en 2007 en sortant l’album « 2lor en moi » qu’elle confectionne avec Frédéric Chateau, alias Asdorve, qui lui donne des sonorités plus électro comme par exemple le titre « Je vais vite ». L’opus se vend à plus de 100.000 exemplaires. Après une nouvelle tournée qui commence en octobre 2008, Lorie décide de faire une pause de trois ans au cours de laquelle elle va s’orienter vers une carrière de comédienne au cinéma et au théâtre. Elle revient à la chanson en novembre 2011 pour commercialiser son sixième album, « Regarde-moi », qui reste marqué par les influences électro de Frédéric Chateau avec qui elle travaille à nouveau. Les ados qui appréciaient l’artiste dans les années 2000 ont grandi et leurs goûts musicaux ne les poussent plus vers le nouveau répertoire de Lorie. L’album est d’emblée un échec commercial et le contrat avec sa maison de disques est rompu. A la fin 2012, c’est donc à nouveau à son compte que Lorie produit un album, « Danse », où elle reprend dans des versions « latinos » des grands succès de la chanson francophone comme « Le coup de soleil » de Cocciante ou « L’amour à la plage » de Niagara. Les ventes se révèlent un flop cuisant et la tournée qui était prévue en 2013 est annulée par manque de réservations. Consciente de cette dégringolade du succès, Lorie décide de reprendre sa carrière de comédienne qui connaît un pic de popularité en 2017 avec sa participation à la série télévisée française « Demain nous appartient ». Dans la foulée, l’artiste revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Les choses de la vie » en novembre 2017. Le 9 mars 2019, alors que la chanteuse a annoncé qu’elle se retirait provisoirement de la distribution de « Demain nous appartient », Lorie entame une tournée intitulée « Des choses à se dire » au Trianon de Paris puis à Lille, Lyon, Annecy, Sète ou encore Genève. Elle y interprète ses plus grands tubes ainsi que les titres de son dernier album. De nouvelles chansons de Lorie sont attendues pour le courant de l’année 2020.
.
**********
.

Eddy De Pretto (2e en partant de la droite) lors de sa participation à « Du haut des airs » aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

2 mai 1993 : Naissance, à Créteil, de l’auteur-compositeur-interprète français Eddy DE PRETTO. Son père est chauffeur de poids-lourd et sa mère est technicienne de laboratoire. Il passe son enfance dans sa cité natale et, pour sortir du carcan de la banlieue, il prend des cours de chant, de piano et de théâtre dès l’âge de douze ans. Puis, quelques années plus tard, il fréquente l’Institut Supérieur des Arts de la Scène à Paris. Eddy a 17 ans quand il joue le rôle de Jules César dans une publicité télévisée française. Et, parallèlement à ses débuts dans le théâtre et le cinéma, il compose et écrit ses premières chansons. Il commence aussi à se produire sur scène tout près de chez lui à la Maison des Jeunes et de la Culture de son quartier. Il multiplie alors ses expériences musicales qui lui font rencontrer des journalistes et des professionnels qui s’intéressent à sa personne. Serge Beyer, le rédacteur en chef du magazine gratuit « Longueur d’Ondes » est de ceux-là et il sélectionne Eddy De Pretto pour représenter la France et participer à l’opération « Du haut des airs » en 2014. Aux côtés de la Belge Dyna B., de la Canadienne Amélie Laroque et du Suisse Jérôme Acherman, le jeune artiste interprète des chansons francophones selon le principe du concours-concept créé par le Québécois François Guy proposé sur scène au Québec, en France, en Suisse et en Belgique (aux Francofolies de Spa) au cours de l’été. Et son succès s’amplifie avec une participation au Printemps de Bourges, dont il remporte le prix des Inouïs. Il se fait aussi remarquer en octobre 2017 au Festival Off des Nuits de Champagne à Troyes. Il vient alors de commercialiser un premier disque intitulé « Kid » et il se produit sur scène en s’accompagnant d’un batteur et de son smartphone dans lequel il a stocké ses accompagnements sonores. En janvier 2018, il est l’invité de Nagui dans l’émission Taratata sur la chaîne télévisée France 2 et il y interprète « Comme un boomerang » de Serge Gainsbourg en duo avec Julien Doré. Au cours du même mois, il chante « Random », le premier titre de son premier album qui sort quelques semaines plus tard. Le mois suivant, Eddy De Pretto est candidat à la Victoire de la Musique dans la catégorie « Révélation scène de l’année ». A peine commercialisé depuis une semaine, son album s’est déjà vendu à près de 15.000 exemplaires. L’artiste se lance dans une tournée qui réunit les petites salles (Eden à Charleroi en Belgique le 16 novembre 2018), les salles moyennes (Ancienne Belgique de Bruxelles le 31 janvier 2019) et les énormes halles de concert (Palais 12 à Bruxelles le 9 mars 2019).
.

.
Au début de l’année 2021, malgré la situation difficile imposée par la pandémie de la covid-19 et les mesures prises pour limiter la propagation du coronavirus, Eddy De Pretto commercialise l’album « A tous les bâtards » dont la première chanson envoyée aux médias a pour titre « Bateaux-mouches ».
.
**********
.
La Samaritaine Bruxelles2 mai 2007 : Jusqu’au 6 mai, toute une série d’artistes fête les 22 ans du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Pour mettre à l’honneur la grande chanson française du répertoire, il y a notamment ANOUK, Stéphanie BLANCHOUD, Fabienne COPPENS, Vincent DELBUSHAYE (ci-dessous dans une prestation de la même année 2007, en février, au cours des Entre Vues proposées au Botanique à Bruxelles), Hughes MARECHAL, Claude SEMAL et Philippe TASQUIN.

.
**********
.

Idir

2 mai 2020 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète et musicien kabyle IDIR des suites d’une longue maladie à l’âge de 70 ans. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

13 AVRIL

13 avril 1968 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Jeanne BALIBAR. Fille d’un philosophe et d’une physicienne, elle oriente ses études vers la danse. Bardée de diplômes en arts, lettres et histoire, elle entre au cours Florent puis au conservatoire national supérieur d’art dramatique. Outre sa participation au tournage de nombreux films, Jeanne Balibar s’est aussi lancée dans la chanson. Cela s’est fait au cours d’un concert parisien de soutien au Groupe d’information et de soutien des immigrés. Ensuite, elle a fait partie des artistes participant à l’album d’hommage « Autour de Serge Reggiani ». Charmée par ces premières expériences plutôt concluantes, elle enregistre en 2003 un album grâce à Rodolphe Burger. Les chansons y sont interprétées en français et en anglais dans une ambiance plutôt rock. L’essai est salué par la critique mais n’est pas un véritable succès commercial malgré de bonnes chansons comme « Pas dupe » à visionner ci-dessous.
.

.
L’aventure a toutefois séduit Jeanne et elle remet le couvert en 2006 avec un opus (« Slalom dame ») où elle est entourée, cette fois, de Dominique A et de Fred Poulet entre autres. Parallèlement à l’enregistrement de ces albums, Jeanne Balibar a aussi chanté dans certains des films qu’elle a tournés: « Le bal des actrices » ou « Le plaisir de chanter » notamment. En janvier 2010, elle franchit une étape supplémentaire en se produisant en concert au Café de la danse à Paris. Et, la même année, elle enregistre un duo avec Philippe Katerine sur l’album de ce dernier : « J’aime tes fesses ». Les activités cinématographiques de Jeanne rejoignent, en 2017, son autre univers de la chanson lorsqu’elle est obtient le rôle principal dans le film « Barbara » de Mathieu Amalric. Le 2 mars 2018, elle est récompensée par un César de la meilleure actrice pour son rôle dans ce long métrage consacré à Barbara et qui, heureusement, ne se présente pas comme un biopic car, en fin de compte, on n’y apprend que très peu de choses, ou rien du tout, sur le personnage et la vie de la longue dame brune.
.

 

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

7 MARS

Philippe Clay en 1976

7 mars 1927 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Philippe CLAY sous le nom de Philippe Mathevet. Pour en savoir plus sur sa vie et sa carrière artistique de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Mady Mesplé en 1977

7 mars 1931 : Naissance, à Toulouse, de la cantatrice et soprano française Mady MESPLE. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.
.

7 mars 1939 : Naissance, à Paris, du chanteur français d’origine arménienne Danyel GERARD, de son vrai nom Gérard Daniel Kherlakian. Si l’on excepte Henri Salvador qui pratique la parodie du rock’n’roll américain au milieu des années 1950 sous le pseudo d’Henri Cording, Danyel Gérard est véritablement l’un des premiers chanteurs de rock français. Son premier disque est « D’où reviens-tu Billie Boy » en 1958.
.

.
Il s’agit alors de l’adaptation d’un titre américain écrite par Boris Vian. Mais les jeunes Français ne sont pas encore prêts pour ce genre musical nouveau qu’ils découvriront vraiment grâce à Johnny Hallyday en 1960. A ce moment, Danyel effectue son service militaire en Algérie et il rate la vogue française du rock. Qu’à cela ne tienne, il prend sa revanche en 1962 quand il est consacré roi du twist avec des chansons comme « Petit Gonzales », « La leçon de twist » ou « Le Marsupilami ». En 1963, l’artiste s’entoure de l’orchestre « les Champions » pour enregistrer un 45 tours qui va connaître un grand succès: « Je ». Les « tubes » s’enchaînent alors: « Memphis Tennessee », « D’accord d’accord » ou « Il pleut dans ma maison ». En 1964, Danyel Gérard écrit « Les vendanges de l’amour », un succès pour Marie Laforêt. Après un autre « tube » écrit pour Hervé Vilard en 1966 (« Fais-la rire »), il se consacre à l’édition de chansons et quitte un peu le devant de la scène. Il y revient en 1970, barbu et arborant un chapeau qui ne le quittera plus. Il devient un des premiers chanteurs français à travailler son look et il interprète alors « Butterfly » qui reste son plus grand tube à ce jour. En France comme à l’étranger puisque plusieurs versions sont enregistrées dans différentes langues. Près de quinze millions de 45 tours sont vendus de ce titre. Avec « Butterfly », la carrière de Danyel Gérard reprend vigueur et il vogue de succès en succès dans la décennie 1970: « L’Arménien », « Un grand amour », « Passionnément », « Les temps changent », « Mélodie Mélodie » ou « Marylou ». Passionné de musique country, Danyel Gérard profite de la mode des radios privées pour créer sa propre station, « Music Box », en 1981. Il délaisse un peu la chanson malgré l’enregistrement de deux albums qui connaissent un succès mitigé. En 2007, Danyel Gérard rejoint l’équipe de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » au cours de laquelle il balance un condensé de ses 40 ans de chanson. Il y participe à nouveau de nombreuses fois par la suite jusqu’en 2015. Il semble qu’il ait décidé depuis, à plus de 80 ans, de se retirer de la vie musicale.
.
**********
.

7 mars 1942 : Naissance, à Mannheim en Allemagne, de la chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO sous le nom d’Adrienna Médini. Pour en savoir plus et prendre connaissance d’une brève biographie de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

7 mars 1946 : Naissance, à Frameries, du chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ. Pour en savoir plus sur la carrière artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

L’album de Corine (Marienneau) en 2002

7 mars 1952 : Naissance, à Paris, de la bassiste et chanteuse française Corine MARIENNEAU au milieu d’une famille comportant cinq filles dont sa soeur jumelle. Très jeune, à l’âge de quatre ans, elle suit des cours de piano et de danse. Elle essaie de devenir petit rat à l’Opéra de Paris mais elle ne réussit pas le concours. Adolescente, elle apprécie beaucoup la musique et plus particulièrement le gospel. C’est peut-être pour ça qu’à 20 ans, elle part pour les Etats-Unis où elle est fille au pair pendant un an dans une maison de Princeton (New Jersey). A son retour au pays natal, elle se tourne vers la danse contemporaine et les claquettes. Elle se paie ces cours en effectuant divers petits emplois. En 1974, elle loue une maison à Saint-Cloud et se retrouve entourée d’une série d’artistes et musiciens comme Valérie Lagrange et Jacques Higelin. Mais il y a aussi de jeunes musiciens de son âge dont le travail l’intéresse : Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Puis il y en a un autre qui se nomme Louis Bertignac et dont elle tombe amoureuse. Après un essai de liaison musicale au sein de la formation Shakin’ Street, les deux tourtereaux forment finalement le groupe Téléphone avec Aubert et Kolinka. Dans un milieu artistique totalement masculin, Corine va devenir la bassiste du groupe mais également souffrir de cette infériorité numérique féminine. Et lorsque, au niveau sentimental, Bertignac la délaisse quelque peu, c’est Aubert qui l’aide à surmonter une crise passant par une tentative de suicide. C’est d’ailleurs avec Jean-Louis Aubert qu’elle écrit la chanson « Le chat » pour Téléphone sur l’album « Dure limite » en 1982. En 1984, Corine commence à travailler pour d’autres artistes et projets comme les thèmes repris dans la musique du film « Subway » de Luc Besson ou celle de « Moi vouloir toi » réalisé par Patrick Dewolf qui lui offre aussi un premier rôle au cinéma. Le 23 novembre 1985 au Moulin Rouge de Paris, Daniel Balavoine remet à Téléphone la première Victoire de la musique de l’histoire dans la catégorie album rock de l’année pour « Un autre monde ». Et, encouragés par cette récompense nouvelle, les membres du groupe se rejoignent au château-studio de Miraval pour entamer l’enregistrement de l’album suivant prévu pour fin 1986. Pour faire patienter les fans et les médias, le groupe commercialise la chanson « Le jour s’est levé » qui se classe quatrième du top 50 en février 1986. L’ambiance au sein de Téléphone dégénère de jour en jour et, en mars 1986, Corine Marienneau propose un arrêt des activités pendant un an. Cette proposition ne fait pas l’unanimité et la fin du groupe est déclarée en avril de la même année. Alors que Jean-Louis Aubert se lance avec difficulté dans une carrière solo, Corine reste avec Louis Bertignac pour former le groupe « Les Visiteurs » avec d’autres musiciens tels que Serge Ubrette, Loy Ehrlich et Afid Saidi. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Les bêtes », que Corine a initialement composé pour Téléphone. Mais c’est le single « Ces idées-là » (écrit par Louis Bertignac) qui connait le succès, fin 1987, avec 400.000 exemplaires vendus.
.

.
Désormais maman d’une petite fille, Corine participe avec Louis, en 1989, à une série initiée par la chaîne de télé Canal + : « Les jupons de la révolution » pour le bicentenaire de la Révolution française. Le second album de la bassiste avec Les Visiteurs est enregistré à Memphis et est un échec commercial à sa sortie en 1990. Début 1991, Corine Marienneau annonce la fin des « Visiteurs » pour s’éloigner provisoirement de la musique et se consacrer à sa vie de famille. Elle essaie ensuite de décrocher un rôle au cinéma mais cette activité-là n’est pas convaincante pour elle. En 1993, alors qu’elle commence à envisager l’enregistrement d’un album solo, elle rejoint Bertignac sur scène comme choriste dans la salle parisienne de Bobino. Et, un an plus tard, le 26 mai 1994, elle assiste à un autre concert de Bertignac qui l’invite à monter sur scène avec deux autres spectateurs qui ont pour nom Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Reformé l’espace de quelques minutes, le groupe Téléphone livre quatre titres au public ce soir-là. Pour réaliser son premier et unique album personnel à ce jour, Corine Marienneau demande alors l’aide de Louis Bertignac mais celui-ci, fort occupé, ne peut y travailler tout de suite. Finalement, c’est en janvier 2002 que l’opus est commercialisé sous le simple titre « Corine ». Il est constitué de douze chansons musicalement légères interprétées avec une voix acidulée qui fait parfois penser à celle de Lio. Le disque n’est pas un succès de vente et reste très confidentiel dans les sphères professionnelles de la musique et de la chanson. En 2006, Corine Marienneau évoque ses souvenirs musicaux dans un livre intitulé « Le Fil du temps ». Alors que Bertignac, Aubert et Kolinka se retrouvent, sans lui en parler, sur scène pour former « Les Insus » fin 2015, Corine supervise cependant la remasterisation de toute la discographie de Téléphone qui regroupe cinq albums studios et deux lives accompagnés de trois disques de chansons hors albums et de raretés.
.
**********
.

La couverture du livre référence d’Angèle Guller en 1979

7 mars 2000 : Décès de la chroniqueuse, femme de radio, journaliste et écrivaine belge Angèle GULLER à l’âge de 80 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours professionnel de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Jacqueline François en 1964

7 mars 2009 : Décès, à Courbevoie, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS à l’âge de 87 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Patrick Topaloff en 1971 – Photo (c) Gilbert Moreau

7 mars 2010 : Décès, à Paris, de Patrick TOPALOFF à l’âge de 65 ans des suites d’un arrêt cardiaque. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

7 mars 2011 : Sortie de l’album de Thomas FERSEN « Je suis au paradis ».
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,