ARLETTY

ARLETTY – Photo Collection Christophe L

L’actrice et chanteuse française ARLETTY naît le 15 mai 1898 à Courbevoie sous le nom de Léonie Bathiat. Enfant, elle est inscrite dans une institution privée de Clermont-Ferrand qui lui prodigue une bonne éducation. Elle se dirige ensuite vers la sténographie mais la première guerre mondiale chamboule son destin. Son fiancé meurt au combat et, en 1916, son père décède écrasé par un tramway. Léonie, son frère et sa mère quittent Clermont-Ferrand pour la région de Paris. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un banquier qui la séduit et l’amène à fréquenter la haute société parisienne. De rencontres en rencontres, elle devient mannequin puis monte sur les planches pour jouer dans des revues. En 1930, elle obtient un premier rôle au cinéma dans « La douceur d’aimer ». Mais elle va surtout se révéler comme chanteuse et fantaisiste en 1932 dans l’opérette « Un soir de réveillon » de Raoul Moretti. A partir de ce moment, elle joue dans de nombreuses oeuvres du même genre musical: « O mon bel inconnu » et « Au bonheur des dames » entre autres. Après avoir tourné, pour le cinéma, la fameuse réplique de l’Atmosphère dans « Hotel du Nord » de Marcel Carné, elle joue dans « Circonstances atténuantes » de Jean Boyer. Elle interprète la chanson de ce film qui devient un succès: « Comme de bien entendu » en compagnie d’Andrex, Dorville et Michel Simon.
.

.
Et elle enregistre aussi d’autres standards de l’époque comme « La java » ou « Mon homme » qu’elle reprend à la célèbre Mistinguett.
.

.
Après la seconde guerre mondiale, Arletty est arrêtée pour avoir entretenu une liaison avec un officier allemand. Elle est emprisonnée à Drancy puis à Fresnes. Mais, bien vite, elle reprend le chemin des théâtres et des plateaux de cinéma dans les années 1950 et 1960. Elle enregistre aussi et encore quelques chansons comme, en 1951, « Deux sous d’violettes ».
.

.

En 1966, elle perd la vue et doit se résoudre à interrompre sa carrière artistique. Elle prête néanmoins encore sa voix à de nombreux commentaires de reportages. À partir de 1984, elle soutient activement l’Association des Artistes Aveugles. Elle meurt le 23 juillet 1992 à Paris. Les restes de son corps, incinéré, sont inhumés au cimetière de Courbevoie après que le cortège funèbre ait démarré de l’Hôtel du Nord le long du canal Saint-Martin à Paris.
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

ROSSI Tino

Tino Rossi dans les années 1950 – Photo (c) Rimis

Le chanteur français Tino ROSSI naît le 29 avril 1907 à Ajaccio (Corse). Dès son plus jeune âge, Constantin, dit « Tino », est attiré par la chanson et sa voix particulièrement claire ne laisse pas son entourage indifférent. L’école n’est pas la plus grande passion du jeune Constantin qui, une fois adolescent, profite de ses dons vocaux pour séduire les jeunes filles. C’est ainsi qu’à l’approche de ses 20 ans, il tombe amoureux d’une violoniste qu’il accompagne sur le continent et qu’il épouse. Il devient le papa d’une fille prénommée Pierrette puis divorce. Après un bref retour sur l’île de beauté, Tino arrive cette fois à Marseille avec une deuxième épouse. Il y accomplit divers petits boulots provisoires et alimentaires. Il déménage à Aix-en-Provence où il fait la connaissance d’un tourneur de spectacles: Louis Allione. Ce dernier lui permet de se produire dans des petites salles de la région où on présente Tino Rossi comme « le roi des chanteurs de charme ». En 1932, il enregistre, à Marseille, un disque gadget qui sert de cadeau à sa maman. Mais un producteur parisien est dans la boutique où Tino grave sa voix sur ce disque en fer blanc et il le convie à « monter » à Paris pour y réaliser un « vrai » disque. Deux chansons, non francophones, y sont gravées: « O Ciuciarella » et « Ninni Nanna ».
.

.
On découvre alors que la voix très particulière de Tino trouve son origine dans une anomalie de ses cordes vocales. De retour à Marseille, l’artiste est engagé plusieurs jours à l’Alcazar et au Théâtre des Variétés. Tout cela l’amène assez naturellement à signer un premier contrat avec une maison de disques. Et c’est chez Columbia qu’il enregistre son premier « tube », en français cette fois : « Le tango de Marilou ».
.

.
Parallèlement à cet engouement discographique, sa carrière prend aussi une ampleur étonnante sur scène. Il se produit ainsi un peu partout en France mais aussi en Belgique. A Paris, il chante à l’ABC et au Casino. Son physique fait réellement « craquer » la gent féminine dont il devient l’idole. Et les producteurs de cinéma, bien conscients du profit à en tirer, vont faire appel à Tino Rossi qui, dès 1936, tourne dans « Marinella », un film écrit et réalisé autour de sa personne. C’est un véritable triomphe.
.

.
A l’époque du « Front Populaire » en France, Tino chante même pour des grévistes. A nouveau divorcé, l’artiste vit un amour passion avec l’actrice Mireille Balin qui, tenaillée par la jalousie, va vite sombrer dans l’alcool et l’usage de drogues. En 1938, Hollywood s’intéresse à Tino Rossi: les radios américaines diffusent ses chansons en boucle et le chanteur donne quelques concerts aux Etats-Unis en devenant le premier « latin lover » de l’histoire. Mais l’artiste corse n’apprécie pas l' »american way of life » et il a le mal du pays. Il rentre en France en refusant les offres financières mirobolantes des producteurs de Los Angeles. Sur le chemin du retour, il effectue une série de concerts mémorables au Canada. Avant la guerre, il se remet à tourner des films français dans lesquels il crée de grands succès de la chanson populaire. Pendant le conflit mondial, il enregistre moins de disques et se produit moins sur scène. Mais il poursuit sa carrière d’acteur en zone française libre. Il tourne ensuite un film dont le scénario encourage la Résistance avant de paraître dans un autre long métrage produit par les productions allemandes « Continental »: « Mon amour est près de toi » de Richard Pottier. Il refuse d’enregistrer la chanson « Maréchal nous voilà », à la gloire du maréchal Pétain favorable à l’occupant nazi, qu’André Dassary interprète finalement. Il cache aussi dans son orchestre le compositeur Nobert Glanzberg, Juif polonais, puis le fait évader lorsqu’il est emprisonné par les Allemands. Comme de nombreuses célébrités soupçonnées d’avoir traité d’une manière ou d’une autre avec l’occupant allemand, Tino Rossi est arrêté en octobre 1944. Mais après trois mois passés à la prison de Fresnes, il est exempté de toute poursuite par un juge qui estime que l’instruction montée contre lui est dénuée de tout fondement. Le chanteur reçoit même des excuses officielles du gouvernement français. En 1946, il tient un double rôle dans le film « Destins ». Tino Rossi y crée une chanson oubliée par ses auteurs Henri Martinet et Raymond Vincy: « Petit Papa Noël » qui devient son plus grand succès.
.

.
Un an plus tard, le chanteur effectue une très longue tournée en Amérique du Sud. A son retour en France, le 14 juillet 1948, il épouse, à Cassis, la danseuse niçoise Lilia Vetti qui lui a été présentée par Mistinguett en 1941. Elle reste sa compagne jusqu’à son décès. Elle est aussi la maman de Laurent Rossi, plus tard producteur et chanteur, qui naît le 22 mai 1948. Pour « Petit Papa Noël », il est le premier artiste français à recevoir un disque d’or en 1949. En 1954, Tino Rossi décide de réduire ses activités cinématographiques et il se tourne vers l’opérette. Il a 48 ans lorsqu’il se retrouve sur la scène du théâtre parisien du Châtelet pour « Méditerranée » le 17 décembre 1955. Il y reste deux ans.
.

.
Désormais, pendant quelques années, le chanteur alterne les concerts et les opérettes. Ses succès discographiques se raréfient alors, même si le chanteur crée la surprise en 1963 en se faufilant entre les chanteurs yé-yés avec « Le temps des guitares ».
.

.
Au début des années 1970, après une dernière apparition parisienne dans l’opérette « Le Marchand de Soleil », Tino Rossi décide de profiter un peu plus de la vie familiale en Corse. Il se produit encore de temps à autre en concert et figure au programme de nombreuses émissions télévisées françaises: il est ainsi l’invité de Jacques Chancel, des Carpentier et, plus fréquemment, de Guy Lux. En 1976, son fils, le chanteur Laurent Rossi, produit un 45-tours où ils interprètent un duo qui a pour titre « Chantons ensemble la même chanson ».
.

.
Le 9 novembre 1982, Tino Rossi fête ses 50 ans de chanson sur la scène du Casino de Paris qui l’a vu débuter. A cette occasion, un nouvel album est commercialisé sous le titre « 50 ans d’amour ».
.

.
Le dernier spectacle a lieu le 2 janvier 1983 et constitue l’ultime apparition de Tino Rossi sur scène. Il lutte alors déjà contre la maladie et le cancer du pancréas qui l’oblige à être hospitalisé pour une lourde opération en mars. Très affaibli, le chanteur finit par succomber le 26 septembre 1983. Ses obsèques sont nationales et célébrées trois jours plus tard en l’église parisienne de la Madeleine. Mais c’est à Ajaccio, en sa terre natale de Corse, que Tino Rossi est finalement inhumé après que le corbillard a traversé une grande partie de l’île salué de village en village par des milliers de personnes. Au cours de sa carrière, Tino Rossi aurait vendu près de 700 millions de disques dans le monde dont un très grand nombre de « Petit Papa Noël ».
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

SAVARY Jérôme

Jérôme Savary

Le metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY naît le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, Juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères avec de jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs et colorés. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers.
.

.
Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006 et « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
.

.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

SABLON Jean

Jean Sablon en 1961

Le chanteur crooner français Jean SABLON naît le 25 mars 1906 à Nogent-sur-Marne. Fils du compositeur Charles Sablon, il décide de devenir chanteur et commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». Une chanson qu’ils reprennent ensemble près de 50 ans plus tard lors d’une émission télévisée française de Guy Lux à voir ci-dessous.
.

.
En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki.
.

.
Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon est l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistre des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli.
.

.
Les grands succès de sa carrière ont pour titres « Puisque vous partez en voyage » (avec Mireille), « Rendez-vous sous la pluie » ou encore « Un seul couvert please James » sans oublier son interprétation de « Syracuse » d’Henri Salvador.
.

.
En 1979, pour la télévision française, il interprète un extrait de son succès « Vous qui passez sans me voir » en duo avec l’un de ses plus fervents admirateurs : Georges Brassens.
.

.

Dans la même émission télévisée de 1979, Jean Sablon interprétait un autre de ses grands succès, « Je tire ma révérence », en duo avec le comédien français Jean Piat.
.

.
Tout au long de sa carrière, Jean Sablon connaît aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il fait ses adieux à Paris. A 87 ans, l’artiste décède à Cannes (F) le 24 février 1994. Il est ensuite inhumé au cimetière parisien de Montparnasse.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

WILLEMETZ Albert

Albert Willemetz en 1937 (c) Fonds Albert Willemetz

Le librettiste, auteur, parolier et scénariste français Albert WILLEMETZ naît le 14 février 1887 à Paris. Il voit le jour dans un milieu plutôt bourgeois avec un père cadre dans une société d’assurances. Dès son enfance, il a la possibilité d’apprendre la musique et, adolescent, il étudie la littérature puis le droit avant de devenir fonctionnaire. En 1911, il épouse une artiste peintre dont il a un premier fils en 1915 mais les fins de mois sont difficiles. Il se décide alors à mettre ses talents d’auteur au profit de la presse et il écrit ainsi des articles pour des journaux. Parallèlement à cette activité, il est attiré par la poésie et il publie un premier recueil de poèmes en 1914 sous le titre « Au pays d’amour ». Le jeune Sacha Guitry remarque Albert Willemetz et lui demande de collaborer à l’écriture de sa première revue : « ‘Il faut l’avoir » présentée à Paris, au théâtre du Palais Royal en 1915. Trois ans plus tard, et après une première expérience un peu ratée quelques années plus tôt, Willemetz écrit le livret de l’opérette « Phi-Phi » sur une musique composée par Henri Christiné. C’est d’emblée un énorme succès qui est toutefois terni par la mort de son épouse victime de la tuberculose. Désormais, Albert Willemetz va se consacrer à l’écriture d’opérettes, de revues et de chansons comme « Mon homme » interprétée par Mistinguett dans « Paris qui jazz » au Casino de Paris.
.

.
Après son remariage en 1921, il connaît à nouveau un grand succès avec l’opérette « Dédé » qui est proposée au Théâtre des Bouffes-Parisiens et où figurent Urban et Maurice Chevalier qui interprète « Dans la vie faut pas s’en faire ».
.

.
Le chanteur au canotier épinglera d’ailleurs quelques succès de Willemetz à son répertoire : « Valentine » (1925), « Quand on revient » (1927), « Ça m’est égal » (1928) ou « L’amour m’a transformé » (1931).
.

.
D’autres interprètes en vue chanteront aussi d’autres titres de l’auteur par la suite : Dranem, Saint-Granier, Urban, Jean Gabin, Alibert, André Baugé, Marie Dubas, Fernandel, Georges Milton, Bach, Henri Garat et Michel Simon. Après la seconde guerre mondiale, Albert Willemetz devient président de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux français, et le reste jusqu’en 1956. Il écrit moins de chansons mais il accroche à son palmarès les interprètes qui ont pour nom Luis Mariano, Marie Bizet, Andrex, Lucienne Delyle, Jean Sablon, Patrice et Mario, Bourvil, Léo Ferré, Mathé Altéry et les Frères Jacques. Willemetz décède le 7 octobre 1964 d’une rupture d’anévrisme à Marne-la-Coquette. Son oeuvre comprend une centaine d’opérettes et près de 2.000 chansons.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

SALVADOR Henri

Le chanteur compositeur et guitariste français Henri SALVADOR. naît à Cayenne en Guyane le 18 juillet 1917. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: Syracuse », « Maladie d’amour », « Zorro est arrivé », « Count Basie », « Faut rigoler », « Le lion est mort ce soir », « Blouse du dentiste », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « J’étais une bonne chanson », « C’est pas la joie » ou encore « Le Loup, la biche et le chevalier » (« Une chanson douce »). Ce dernier titre est visible dans la vidéo ci-dessous qui en propose une version particulière : Henri Salvador y est effectivement accompagné par les Soeurs Kessler au cours d’une émission de la télévision italienne en 1961. Mais ce qui est troublant, c’est que le titre du programme est « Giardino d’inverno », ce qui, en italien, veut dire « Jardin d’hiver ».
.

.

.
En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian.
.

.
Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana » en 1965.
.

.
Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or » en 1968 et 1969.
.

.
Les années 1970 sont encore jalonnées de succès pour Henri Salvador. Il y a « Ah c’qu’on est bien quand on est dans son bain » ou encore quelques reprises comme « Mais non mais non », « J’aime tes genoux » (« Shame shame shame » de Shirley & Co en 1975) ou « Tiens te voilà » (« A melody you never will forget » de Hurricane Smith en 1977).
.

.
En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Il n’y aura pas de version sur disque de ce conte musical pour jeune public mais une émission spéciale sera réalisée pour la télévision française par Jean-Christophe Averty.
.

.
Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, à part la chanson d’origine mauricienne « Ami-oh » (en 1982), le succès de l’artiste s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas.
.

.
Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.
.

.
Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme.
.

.
Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008.
.

.
En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

GUETARY Georges

Georges Guétary en 1969

Le chanteur Georges GUETARY. naît à Alexandrie, en Egypte, le 8 février 1915. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.
.

.
Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », toujours signé Francis Lopez, est sur toutes les lèvres.
.

.
Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès.
.

.
L’artiste tente à ce moment le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy.
.

 

.
Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé par Vincente Minnelli sur la musique de George Gershwin.
.

.
Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965.
.

.
On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa » en 1962.
.

 

.
En septembre 1986, Georges Guétary monte une dernière fois sur scène dans le cadre d’une opérette intitulée « Le Roi du Pacifique ». Celle-ci est présentée au théâtre de l’Elysée-Montmartre, elle met en scène l’artiste en capitaine de yacht aux côtés de Chris Keller, Nadine Capri et Alain Boulmé.
.

.
Le chanteur décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MISTINGUETT

MISTINGUETT

La chanteuse et actrice française MISTINGUETT naît le 5 avril 1875 à Enghien-les-Bains sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois. Elle passe son enfance dans un milieu familial plutôt modeste à Soisy-sous-Montmorency. Elle est très tôt intéressée par les arts et décide de suivre des cours de chant et de théâtre. C’est ainsi qu’à peine âgée de dix ans, elle est engagée au Casino de Paris en lever de rideau de la revue qui y est alors présentée. Elle a mis le pied à l’étrier et Jeanne ne quittera plus le milieu du music-hall parisien qu’elle va fréquenter désormais sous le pseudonyme de Mistinguett. A partir de 1897, c’est comme chanteuse comique qu’elle va être appréciée du public de l’Eldorado pendant dix ans. Par la suite, elle se retrouve à l’affiche des revues du Moulin Rouge ou encore des Folies Bergère aux côtés de Maurice Chevalier dont elle tombe amoureuse. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. A la libération, en 1918, Mistinguett est engagée comme meneuse de revues au Casino de Paris jusqu’en 1925. Simultanément, Mistinguett exporte son talent: en 1923, elle est l’invitée d’honneur du bal du Copacabana Palace à Rio de Janeiro au Brésil. Délaissant Maurice Chevalier, elle fréquente alors un jeune dessinateur nommé Charles Gesmar qui va réaliser les affiches de la « Miss » qui resteront immortelles. Charles décède en 1928 à l’âge de 28 ans. C’est aussi dans les années 1920 que Mistinguett enregistre ses grands succès de chansons que restent « Ca c’est Paris », « Mon homme » ou encore « Valencia ».
.

.
En 1937, elle fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Rigolboche ».
.

.
L’artiste se fait plus rare après la seconde guerre mondiale et elle décède le 5 janvier 1956 à Bougival. L’immeuble parisien qu’elle a occupé un moment au 24 du boulevard des Capucines porte une plaque le rappelant. Lors du cinquantième anniversaire de son décès en 2006, un hommage appuyé a été rendu à Mistinguett par la ville d’Enghien-les-Bains. Fin 2014, une comédie musicale française ayant pour titre « Mistinguett, reine des années folles » est mise sur pied avec l’époustouflante Carmen Maria Vega dans le rôle de la Miss.
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CHEVALIER Maurice

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

Le chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER naît à Paris le 12 septembre 1888. Il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Et, digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes: « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire » par exemple.
.

.
Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais, au fil du temps, son étoile américaine pâlit et cela l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui.
.

.

.
En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi.
.

.
Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance.
.

.
Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération.
.

.
Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans.
.

.
Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.
.

.
Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti.
.

.
En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu.
.

.
En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968.
.

.
Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français : « Les Aristocats ».
.

.
Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Les funérailles de Maurice Chevalier ont lieu le 5 janvier 1972 à Marne-la-Coquette où il est inhumé auprès de sa mère. Parmi les célébrités présentes à la cérémonie, comme on le voit dans la vidéo américaine ci-dessous, il y a la princesse Grâce de Monaco.
.

 

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

GABIN Jean

Jean Gabin en 1974

L’acteur et chanteur français Jean GABIN naît à Paris le 17 mai 1904 sous le nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé. Il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et de devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Montcorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa maman en 1918. A Paris où il vit désormais ensuite, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur était de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différents spectacles. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « Quand on s’promène au bord de l’eau » et « La môme caoutchouc » (ci-dessous dans une version fimée avec Fréhel en 1932).

.

Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie.

Le 15 novembre 1976, il meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon les dernières volontés de Jean Gabin, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest. En 2012, Annie Cordy, qui a tourné avec Gabin dans « Le Chat », film de Pierre-Granier-Deferre en 1971, enregistre, à son tour, une très belle version de « Maintenant je sais » sur l’album « Ca me plaît…  pourvu que ça vous plaise ». A voir ci après.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

5 JANVIER

 

Dany Saval en 1971

5 janvier 1942 : Naissance, à Paris, de Dany SAVAL. Surtout connue ces dernières années comme l’épouse de Michel Drucker depuis 1973, Dany Saval fut d’abord danseuse et comédienne avant de pousser la chansonnette en enregistrant quelques titres entre 1959 et 1971: « L’amour tourne en rond » ou « Hôtel particulier » entre autres. Ce ne furent pas de grands succès. Née sous le nom complet de Danielle Nadine Savalle, elle fut aussi l’épouse de Maurice Jarre en 1965 avec qui elle eut une fille prénommée Stéphanie et née en 1966. Elle s’est retirée de la vie publique et artistique en 1987.

.
**********
.

Photo de 1982 (c) Benjamin Auger

5 janvier 1949 : Naissance, à Belcourt près d’Alger, du chanteur Rachid BAHRI. Dans son pays d’origine et dès son enfance, Rachid rêve de devenir musicien. C’est comme ça qu’il apprend, en autodidacte, à jouer de la guitare et du piano. Il observe et intègre aussi au plus profond de lui-même un important métissage de cultures musicales. A la maison, il chante ainsi aussi bien en français qu’en arabe et en anglais. Sa voix se prête à merveille à l’interprétation du blues et il n’est pas rare que Rachid interprète aussi ce genre de mélodie. Au la fin des années 1960, Rachid Bahri s’installe en France pour pratiquer la musique et il a la chance de pouvoir y accompagner des artistes internationaux majeurs sur scène : Donna Hightower, Stevie Wonder, Steve Winwood and David Gilmore (Pink Floyd), Manu Dibango, etc. En 1969, il forme le groupe « Freedom » et, en 1971, le trio de jazz « Life ». Il est aussi engagé pour assurer la direction musicale de quelques disques pour Jacques Yvart notamment en 1976. Grâce à son talent et à ses capacités vocales, il est remarqué par un producteur qui lui propose d’enregistrer des chansons. Après avoir commercialisé quelques 45 tours sans succès dont un sous le nom de Rashied en 1975, cet artiste connaît des « tubes » comme « J’ai le coeur au bord des larmes » et « Terre sanguine » au début des années 1980. Il compose également la musique originale des films «  »On s’en fout, nous on s’aime » de Michel Gérard (1982) et « Bab El-Oued City » de Merzak Allouache (1994). Il retombe ensuite dans l’anonymat malgré la sortie de quelques albums plutôt bien produits (comme « Il y a des braves gens partout » en 1997) et une voix rauque peu commune.
.

.
**********
.

Dans les années 1980

5 janvier 1956 : Naissance, à Gembloux, de la chanteuse belge Jo LEMAIRE. Cette interprète talentueuse commence sa carrière dans les années 1970 comme chanteuse du groupe FLOUZE avec lequel, après plusieurs succès en anglais, elle atteint les sommets des hit-parade en reprenant « Je suis venue te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg en 1981.

Entamant alors une carrière solo, elle tente un premier 33-tours où une face est chantée en français et l’autre en anglais. Il a pour titre « Concorde », sort en 1983 et est récompensé par un disque d’or grâce aux succès de « Parfum de rêve » et « La mémoire en exil ». Un an plus tard, l’opus suivant intitulé tout simplement « Jo Lemaire » fait la part belle, totalement en français, aux rythmes rock, pop et funky. Le titre phare est « Tentations ». Après un disque en anglais (« Stand up » en 1987), l’artiste revient sur disque compact cette fois, en 1990, avec un album de chanson française sobre : « Duelle ». Plusieurs titres deviennent des succès : « C’est mon bateau », « La nuit te ressemble » et « Un mot ne suffit pas ». Ce disque lui permet de franchir les frontières de la Belgique et de se faire connaître en France mais aussi en Suisse, au Québec et aux Pays-Bas. Elle est ainsi amenée à se produire dans des festivals à Montréal, à Québec ainsi qu’aux Transmusicales de Rennes et au Printemps de Bourges. Les albums se suivent et récoltent tous un beau succès international : « Aujourd’hui » (1992 avec « Babylone » et « Anonyme incognito ») et « Liverpool » (1994). Depuis 1991, Jo Lemaire s’est aussi appliquée à chanter en néerlandais avec un premier essai enregistré en hommage au célèbre chanteur belge néerlandophone Will Tura : « Heimwee naar huis ». Et cela plaît au public qui en redemande : c’est le début d’une belle carrière pour l’artiste en Flandre. En 1997, alors que sort l’album « Jour et nuit », elle est élue “personnalité wallonne la plus populaire” par les jeunes lecteurs du journal flamand “De Morgen”. Elle se déplace alors dans les écoles du nord de la Belgique pour y inciter, par des chansons francophones, les jeunes élèves à s’intéresser à la langue française. Cette année-là aussi, elle est l’invitée surprise de « Night of the Proms » à Anvers : elle y chante aux côtés d’artistes comme Simple Minds, Deborah Harry (Blondie) ou Alan Parsons Projects. L’année suivante, elle est engagée dans la comédie musicale “Brel Blues” qui est consacrée, vingt ans après la mort de l’artiste, aux chansons de Jacques Brel traduites en néerlandais. Dans la foulée, Jo Lemaire enregistre un CD, « Enkelvoud » où l’on retrouve ses grands succès personnels en version néerlandaise. En 1999, elle rend hommage à Edith Piaf dans un spectacle personnel (« Piaf : une vie ») qui tourne beaucoup et qu’elle a l’occasion de présenter au festival d’été de Québec en juillet 2000. Les concerts mobilisent la chanteuse jusqu’en 2002 et, l’année suivante, elle prépare un nouvel album de 23 chansons originales et succès qui sort en octobre : « Jo prend la mer ». En 2007, elle entame la présentation d’un nouveau tour de chant basé sur les chansons françaises de ses vacances enfantines : « Jo chante la douce France ». La tournée des concerts se poursuit en 2008 et 2009 avant que Jo Lemaire ne propose deux rétrospectives de ses plus grands succès sur scène : « Une vie, une voix » et « D’icône rock à chansonnière ». Se consacrant presque définitivement vers l’art de la scène, la chanteuse embraye, en 2011, sur un spectacle intitulé « My sentimental journey » où elle évoque la musique européenne au travers du fado portugais, de la folk irlandaise, de la chanson française ou du cabaret allemand.
.
**********
.

Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

5 janvier 1956 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète Gérard BERLINER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

MISTINGUETT

5 janvier 1956 : Décès, à Bougival, de la chanteuse et actrice française MISTINGUETT à l’âge de 80 ans. Pour en savoir un peu plus sur la carrière musicale de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Francis Lopez

5 janvier 1995 : Décès, à Paris, du compositeur français Francis LOPEZ à l’âge de 78 ans. Pour connaître une brève biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

12 AVRIL

En 1960

12 avril 1893 : Inauguration, à Paris, du music-hall de l’Olympia. C’est au 28 du boulevard des Capucines qu’est érigée, à l’emplacement de montagnes russes en bois, une salle de spectacles pouvant accueillir 2.000 personnes. Et pour la soirée d’ouverture, la scène accueille La Goulue, danseuse de cancan, Loïe Fuller, danseuse américaine, et Fregoli le transformiste. Pendant une quinzaine d’années, ce sont des attractions circassiennes qui y divertissent le public et il faut attendre 1911 pour y appaludir des revues de music-hall avec, notamment Yvonne Printemps et Mistinguett. En 1914, la salle ferme jusqu’en 1918 en raison de la première guerre mondiale. Après 1918, la programmation reprend avec de plus en plus de chanteurs et chanteuses : Fréhel, Damia, Marie Dubois, Lucienne Boyer ou Fragson entre autres. Mais, avec le temps, le public se fait de moins en moins nombreux et, au moment de la grande crise économique de 1929, l’Olympia devient un cinéma et change de nom pour devenir le théâtre Jacques-Haïck. On y projette des films jusqu’en 1954. Alors que l’intérieur a été complètement restauré et même reconstruit, la salle rouvre ses portes et la musique est à nouveau son seul centre d’intérêt sous l’appellation « Olympia ». Elle est dirigée par Bruno Coquatrix, un auteur de chansons qui connaît beaucoup de monde dans le show-business. Les artistes, français puis internationaux, vont alors se succéder sur cette scène qui va devenir mythique : Lucienne Delyle, Gilbert Bécaud (qui y fait ses débuts et qui est celui qui s’y est produit le plus souvent), Josephine Baker, Georges Brassens, les Beatles, Jacques Brel, Sylvie Vartan, Léo Ferré, Édith Piaf, Johnny Hallyday, Barbara, Trini Lopez, Dalida, Jimi Hendrix, Michelle Torr, Danyel Gérard, Annie Cordy, Salvatore Adamo, Black Sabbath, Serge Lama, Alan Stivell, Joe Dassin, Michel Sardou, Julio Iglesias, Gérard Lenorman, Sammy Davis Jr, Sheila, etc. Bruno Coquatrix décède en 1979 et laisse la gestion du lieu culturel à son épouse et à sa fille qui confient la direction du théâtre au neveu de Coquatrix : Jean-Michel Boris qui reste à la barre jusqu’en 2001. Entretemps, en 1997, il a fallu « déménager » la salle à quelques mètres de là car, vouée à la démolition par un projet immobilier mais classée monument historique, c’est la solution de la reconstruction à l’identique qui est finalement choisie. En avril 1997, l’ancien bâtiment est démoli et, six mois plus tard, le nouvel Olympia est inauguré avec le tour de chant de Gilbert Bécaud. En 2001, le groupe de médias Vivendi Universal, rachète la salle de spectacle dont Arnaud Delbarre, fils du chanteur Raoul de Godewarsvelde, devient le directeur général jusqu’au 30 juin 2015. L’Olympia est ensuite confié au Britannique Simon Gillham, président de Vivendi Village.
.

.
**********
.

Jean-Louis Aubert en 1987

12 avril 1955 : Naissance, à Nantua, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Jean-Louis AUBERT. Alors qu’il a dix ans, ses parents déménagent à Paris après un crochet par Senlis. Il est alors scolarisé au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine où l’un de ses copains s’appelle Louis Bertignac. Avec lui, déjà, il forme un premier groupe en 1970: « Masturbation ». Quatre ans plus tard, il part aux États-Unis pendant cinq mois en auto-stop avec guitare et chansons. De retour à Paris, il chante partout où c’est possible. Il rencontre ainsi un batteur répondant au nom de Richard Kolinka avec qui il fonde le groupe Sémolina en 1975. Ce groupe sort un 45 tours en 1976 et le titre « Et j’y vais déjà » est chanté par Daniel Roux tandis que la face B, « Plastic Rocker » est interprétée par Jean-Louis Aubert. Devant l’insuccès de ce 45 tours, Jean-Louis s’inscrit à l’université de musicologie de Vincennes. Mais, fin 1976, Richard Kolinka demande à ses amis de jouer avec lui pour un concert prévu de longue date au Centre Américain de Paris. Trois d’entre eux vont répondre présents: la bassiste Corinne Marienneau, le guitariste Louis Bertignac et Jean-Louis. Devant le succès inattendu, ils décident de donner un nom à leur groupe et de poursuivre l’aventure: « Téléphone » est né! C’est Jean-Louis Aubert qui compose la majeure partie des chansons du groupe, qui joue de la guitare et qui chante. Téléphone sort son premier album en 1979. Il a pour titre « Crache ton venin » et la chanson « La bombe humaine » devient un « tube ». Après avoir tourné avec Iggy Pop, les quatre amis jouent en première partie des Rolling Stones à l’hippodrome d’Auteuil en 1982. Les succès de « Téléphone » se poursuivent jusqu’en 1985: « Argent trop cher », « Le jour s’est levé », etc. En avril 1986, le groupe se sépare sur des problèmes d’ego. Désormais, il y aura Aubert’n’Ko avec Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Et puis Bertignac et les Visiteurs avec Louis Bertignac et Corine Marienneau. En 1987, Aubert’n’Ko sort un premier 45 tours: « Juste une illusion ».
.

.
Suivront quelques bons succès du groupe comme « Voilà c’est fini ». Puis, au fil du temps, Jean-Louis Aubert va s’affirmer comme soliste et, en 1993, l’album « H » marque les débuts de Jean-Louis comme interprète à part entière. Son premier succès est « Temps à nouveau ». Quatre ans plus tard, l’album « Stockholm » ne révèle pas de « tube » mais, en 2002, c’est reparti avec des extraits de l’opus « Comme un accord »: « Alter ego » et « Sur la route » en duo avec Raphaël. Ce disque est suivi en 2005 par « Ideal Standard » qui est alors la plus belle vente d’Aubert depuis 1987. Et, en 2010, « Demain sera parfait » et « Marcelle » sont largement diffusés par les radios. Ce sont des chansons extraites de l’album « Roc Eclair » qui donne lieu à une tournée et un disque: « Live = vivant » en 2012. Le 3 mars 2012, Jean-Louis Aubert reçoit sa première Victoire de la musique dans la catégorie « Spectacle/Tournée de l’année ». Fin 2012, il sort un nouveau single « Vingt ans », extrait de la bande originale du film « Amitié sincère ». En 2012 aussi, son nom est donné à une école de sa ville natale de Nantua. Un an plus tard, Jean-Louis Aubert est subjugué par quelques textes de l’écrivain français Michel Houellebecq qu’il désire mettre en musique. Il rencontre l’auteur et il découvre que leur admiration est réciproque. Un disque est alors immédiatement mis en chantier et, le 14 avril 2014, l’album est commercialisé sous le titre « Les parages du vide ». La même année, Jean-Louis participe à l’album « La bande à Renaud » où il rend hommage au chanteur en interprétant « Manu ». Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka reforment un groupe qui prend pour nom « Les Insus » pour interpréter le répertoire de Téléphone lors de quelques concerts fin 2015. Le concept plaît et le public, comme les médias, en redemande. Du coup, une grande tournée est mise sur pied en 2016 et se prolonge par des festivals en 2017 avant la sortie d’un album « live » en septembre 2017. En 2019, alors qu’il enchaîne les concerts, il commence à travailler sur un nouvel opus qui sera finalement double avec 22 chansons reprises sous le titre « Refuge ». La tournée qui succède à la sortie commerciale de l’album est originale : sur scène, Jean-Louis Aubert est accompagné par des hologrammes de lui-même jouant les autres instruments en direct. Mais, en mars 2020, la tournée est interrompue par la pandémie du Covid-19 et il donne alors rendez-vous à ses admirateurs confinés sur sa page Facebook pour des petits concerts intimistes réalisés en live chez lui.
.
**********
.

Josephine Baker dans les années 1960

12 avril 1975 : Décès, à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, de la chanteuse et meneuse de revue d’origine afro-américaine Josephine BAKER à l’âge de 68 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.

**********
.
.
.
.

Colette Deréal dans les années 1960 – Photo (c) P. Fournier

12 avril 1988 : Décès, dans sa maison du Cap d’Ail, de la chanteuse et comédienne française Colette DEREAL des suites d’une crise cardiaque à l’âge de 60 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
**********
.
.
.

Elsa Gelly (c) www.elsagelly.com

12 avril 2002 : C’est au Centre Wallonie Bruxelles de Paris, à deux pas du centre Pompidou de Beaubourg, qu’a lieu la soirée « Vive la Reprise » 2002 consacrée à l’humour. Mis sur pied par le Centre de la Chanson, le concours qui en est à sa 8e édition a pour but de faire découvrir des nouveaux interprètes de la chanson. Pour ce faire, les candidats doivent interpréter deux reprises du répertoire de la chanson francophone et une chanson de création inédite. Pour cette édition 2002, c’est Elsa GELLY qui reçoit le prix juste avant le concert de l’artiste belge Daniel HELIN qui clôt la soirée.
.
**********
.
BIRKIN Jane - Album Rendez-vous 200412 avril 2004 : L’album « Rendez-vous » de Jane BIRKIN fait son entrée à la 37e place du classement des albums les plus vendus en Belgique francophone. Il s’agit d’un opus où la chanteuse a enregistré toute une série de chansons, connues ou pas, en duo avec d’autres artistes. Ces derniers ont pour nom Etienne Daho, Alain Souchon, Bryan Ferry, Alain Chamfort, Christophe Miossec, Françoise Hardy, Paolo Conte, Manu Chao, etc. Le single qui promotionne l’album a pour titre « Je m’appelle Jane » et est interprété par Birkin et Mickey-3-D (Mickaël Furnon).

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 Page 1 of 2  1  2 »