JEANMAIRE Zizi

Zizi Jeanmaire en 1968

La danseuse, chanteuse et meneuse de revue française Zizi JEANMAIRE naît le 29 avril 1924 à Paris. Âgée de neuf ans seulement, la jeune Renée Jeanmaire est d’abord petit rat de l’Opéra de Paris où elle apprend la danse classique. Et c’est tout à fait logiquement qu’elle intègre le ballet de l’Opéra en 1940. A la Libération, Zizi Jeanmaire quitte l’Opéra de Paris pour Monaco où elle intègre la compagnie de son ami d’enfance Roland Petit. C’est avec ce dernier qu’elle crée le ballet « Carmen » en 1949. A deux, ils concoctent un nouveau projet pour lequel Zizi suit des cours de chant et, grâce à cela en 1950, elle enregistre, toujours sous le nom de Renée Jeanmaire, la chanson « La croqueuse de diamants » qui reçoit le Grand-Prix du disque.
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La danseuse, et désormais chanteuse, effectue une tournée aux Etats-Unis où elle est remarquée par quelques producteurs d’Hollywood qui lui font tourner quelques longs métrages. De retour en France, elle tente une nouvelle activité artistique en se tournant vers le music-hall et la revue. Et c’est au Théâtre de Paris qu’elle fait sa première apparition dans le cadre de cette nouvelle discipline, juste avant de passer triomphalement à l’Alhambra en 1961 où elle crée la chanson, signée Jean Constantin, qui va définitivement la rendre célèbre: « Mon truc en plumes ».
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Zizi Jeanmaire enregistre alors une série de 45 tours où elle grave des chansons de Guy Béart (« La gambille »), Jean Ferrat (« Eh l’amour »), Serge Gainsbourg (« Bloody Jack ») ou Serge Lama (« D’aventures en aventures ») entre autres.
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Puis, lorsqu’il prend la direction du Casino de Paris, son mari, Roland Petit, lui compose un spectacle spécialement à son intention: « Zizi je t’aime ». Lorsque Roland Petit crée ensuite le Ballet National de Marseille, Zizi le suit dans cette nouvelle aventure mais elle continue à être meneuse de revues et chanteuse de music-hall. En 1984, elle est ainsi à la tête du spectacle « Hollywood Paradise ».
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Elle joue encore la Fée Carabosse dans le ballet « La belle au bois dormant » en 1990 et elle est ensuite la vedette de « Zizi au Zénith », spectacle dont les chansons sont signées par Serge Gainsbourg en 1994.
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En 2000, Zizi Jeanmaire se produit à Paris, à l’Opéra Bastille, pour ce qui sera son dernier concert. Car, quelques années plus tard, elle révèle être atteinte de la maladie de Ménière qui, à cause de vertiges, l’oblige à renoncer à la scène. Avec le décès de Roland Petit en 2011, Zizi Jeanmaire s’est encore un peu plus retirée de la vie publique. La nouvelle de son décès est communiquée aux médias le 17 juillet 2020 par sa fille, Valentine Petit. L’artiste s’est éteinte paisiblement à son domicile de Tolochenaz dans le canton de Vaud en Suisse. Elle avait 96 ans. En raison des mesures sanitaires alors en vigueur pour lutter contre la pandémie du coronavirus covid-19, il est alors précisé qu’une cérémonie publique aura lieu en septembre 2020 pour lui rendre hommage. Mais la deuxième vague de confinements a finalement raison de ce projet.
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DASSARY André

André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

Le chanteur français André DASSARY naît le 10 septembre 1912 à Biarritz sous le véritable nom d’André Deyhérassary. Très tôt son père le destine aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique de Biarritz, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend des études de kinésithérapeute mais participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour satisfaire une autre de ses passions. C’est au cours de l’un de ces crochets radiophoniques qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Et c’est finalement au sein de l’orchestre réputé de ce dernier qu’André va faire ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec la formation de Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939.
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Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ».
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Apparemment peu rancunier envers ceux qui l’ont emprisonné, il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Le titre « Maréchal, nous voilà » lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre et reste un témoignage historique flamboyant d’une époque sombre, trouble et perturbée en France et au-delà.
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Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ».
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La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste hospitalisé de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944 dont une vidéo amusante en noir et blanc, malheureusement incomplète, se trouve ci-dessous.
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CORNEZ Freddy

Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

Le chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ naît le 7 mars 1946 à Frameries. Après avoir suivi des cours de musique et de chant au Conservatoire Royal de Mons, il est, notamment, ténor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Dès les années 1970, il s’éloigne quelque peu du répertoire classique et enregistre de nombreux disques où il interprète des airs d’opérette et des chansons originales: « Ma maison dans la montagne » ou « J’ai toujours cru qu’un baiser » par exemple. Il excelle aussi dans la reprise d’airs traditionnels populaires de sa province du Hainaut comme le célèbre « Doudou » de Mons (1975), « La bière » d’Antoine Clesse (1983) ou « Temps d’inraller » (titre interprété en dialecte wallon picard en 1983).
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Parmi ses titres les plus marquants, il y a celui directement issu du folklore local wallon borain de sa commune natale : « Enn’c’est nie co Fram’ri’s » (1975).
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A la fin des années 1980, il commercialise un album d’airs d’opérettes et de chanson et, en 1989, il sacrifie à la mode de la lambada avec le 45 tours « Lambada del sol ».
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Il n’enregistre plus de disques en tant qu’interprète soliste par la suite. En 2000, il participe à l’album « Balkans » de « Khéops » écrit, composé, conçu et réalisé par le musicien et ingénieur du son Aril Laury qui a réalisé quelques disques de Freddy dans les années 1980 (dont « Femmes »).
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En mai 2015, sous la direction artistique de sa fille, Daphné Cornez qui parcourt le monde en mettant en scène de gros événements culturels, Freddy Cornez se produit encore dans son village natal de Frameries à l’occasion d’un grand spectacle citoyen intitulé « Sorcières, Bobottes et compagnies ». Agé de 74 ans, l’artiste s’éteint le 5 juillet 2020 à Aulnois.
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MISTINGUETT

MISTINGUETT

La chanteuse et actrice française MISTINGUETT naît le 5 avril 1875 à Enghien-les-Bains sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois. Elle passe son enfance dans un milieu familial plutôt modeste à Soisy-sous-Montmorency. Elle est très tôt intéressée par les arts et décide de suivre des cours de chant et de théâtre. C’est ainsi qu’à peine âgée de dix ans, elle est engagée au Casino de Paris en lever de rideau de la revue qui y est alors présentée. Elle a mis le pied à l’étrier et Jeanne ne quittera plus le milieu du music-hall parisien qu’elle va fréquenter désormais sous le pseudonyme de Mistinguett. A partir de 1897, c’est comme chanteuse comique qu’elle va être appréciée du public de l’Eldorado pendant dix ans. Par la suite, elle se retrouve à l’affiche des revues du Moulin Rouge ou encore des Folies Bergère aux côtés de Maurice Chevalier dont elle tombe amoureuse. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. A la libération, en 1918, Mistinguett est engagée comme meneuse de revues au Casino de Paris jusqu’en 1925. Simultanément, Mistinguett exporte son talent: en 1923, elle est l’invitée d’honneur du bal du Copacabana Palace à Rio de Janeiro au Brésil. Délaissant Maurice Chevalier, elle fréquente alors un jeune dessinateur nommé Charles Gesmar qui va réaliser les affiches de la « Miss » qui resteront immortelles. Charles décède en 1928 à l’âge de 28 ans. C’est aussi dans les années 1920 que Mistinguett enregistre ses grands succès de chansons que restent « Ca c’est Paris », « Mon homme » ou encore « Valencia ».
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En 1937, elle fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Rigolboche ».
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L’artiste se fait plus rare après la seconde guerre mondiale et elle décède le 5 janvier 1956 à Bougival. L’immeuble parisien qu’elle a occupé un moment au 24 du boulevard des Capucines porte une plaque le rappelant. Lors du cinquantième anniversaire de son décès en 2006, un hommage appuyé a été rendu à Mistinguett par la ville d’Enghien-les-Bains. Fin 2014, une comédie musicale française ayant pour titre « Mistinguett, reine des années folles » est mise sur pied avec l’époustouflante Carmen Maria Vega dans le rôle de la Miss.
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DIETRICH Marlène

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

L’actrice et chanteuse allemande, naturalisée américaine, Marlène DIETRICH naît le 27 décembre 1901 à Schöneberg (Berlin) sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de Josef von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célébrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.
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Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.
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En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
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DAMIA

La chanteuse et actrice française DAMIA naît à Paris le 5 décembre 1889 sous le nom de Marie-Louise Damien. La petite fille vit ses premières années dans les Vosges avant que ses parents ne s’installent à Paris où son père devient agent de police. Elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalistes, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».
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Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on a appelée « la tragédienne de la chanson » fléchit. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Il s’agit là de l’une des dernières apparitions de la chanteuse sur scène puisqu’elle décide alors de quitter le monde de la chanson. Damia, qui a aussi été actrice dans le film « Napoléon » d’Abel Gance en 1927, réitère cette expérience cinématographique en tournant dans « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956. En 1963, l’album compilation de ses grands succès intitulé « Les Belles années du music-hall » reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros.
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Damia décède le 30 janvier 1978 à La Celle-Saint-Cloud à la suite d’une chute sur les voies du métro. Sa dépouille repose au cimetière de Pantin.

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CALLAS Maria

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

La cantatrice grecque Maria CALLAS naît le 2 décembre 1923 à New York, aux Etats-Unis, sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra National de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne « Médée », un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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D’ANJOU André

L’auteur, compositeur, interprète, éditeur et producteur belge André D’ANJOU naît le 25 janvier 1947 à Ixelles (Bruxelles) sous le nom d’André Jean De Roeck. C’est à 35 ans qu’il enregistre un premier 45 tours avec la chanson « J’étais un enfant » en 1982. C’est alors la grande époque des radios libres en Belgique et le disque est fortement programmé sur les ondes de toutes ces stations indépendantes. Auparavant, l’artiste a pris le temps de suivre des cours de chant, de diction et d’art dramatique. Et il s’est forgé une attitude sur scène en donnant des concerts en Belgique, France, Roumanie et en Espagne. Il a aussi composé et écrit quelques chansons qui lui permettent de s’inscrire à la Société des Auteurs et Compositeurs Belges, la SABAM, depuis 1969. Le titre « J’étais un enfant » lui permet alors de figurer parmi les finalistes de l’édition 1982 du « Castlebar International Song Contest » en Irlande. Ce festival, majoritairement anglophone, se déroulera jusqu’en 1988 et il est remporté, en 1982, par le Britannique Barry Mason. Par la suite, l’Irlandaise Linda Martin gagnera deux fois à Castlebar (en 1983 et 1988) et elle se classera deuxième au Concours Eurovision de la Chanson en 1984 avant de remporter le même concours en 1992 avec la chanson « Why me ». En 1983, André se présente à nouveau au concours de Castlebar avec une autre chanson reprise sur son deuxième 45-tours : « Si tu revenais ». Quelques semaines plus tard, il présente le disque à la presse belge au cours d’un showcase au Théâtre des Riches Claires à Bruxelles. Cette année-là aussi, le 15 août, il fonde le label Adasong, maison d’éditions et de production qu’il dirige. Ne laissant passer aucune occasion de se faire connaître du public et des professionnels, le chanteur s’inscrit au Festival de la Chanson d’Ittre (B) en 1984 et il y obtient le Prix de la Promotion Artistique Belge (P.A.B.) de la SABAM (Société des Auteurs et Compositeurs Belges). Perfectionnant sa technique vocale et son jeu de scène, André enregistre un troisième disque en 1985 et le titre principal, « La fille du 14 février » lui permet cette fois de participer à la finale du Festival International de la Chanson de l’Ile de Wight. En 1985 toujours, il participe à la comédie musicale « Et si l’on chantait Brel » qui est présentée au théâtre des Capucins à Luxembourg et il y interprète avec brio « Le Moribond ». En tant qu’éditeur, il devient membre du conseil d’administration de la SABAM et fait de la défense des artistes belges un combat qu’il mènera jusqu’à son décès. En 1986, André D’Anjou sort le premier et unique album 33 tours de sa carrière de chanteur. Il comporte douze plages dont un morceau instrumental (« Quatre saisons ») et la chanson qui donne son titre au LP : « Poudre blanche ».

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Tous les textes et les musiques sont écrits et composés par André qui s’est entouré, pour les enregistrer, de Jean-Pierre Dupuis et Alain Locoge, alors musiciens de Salvatore Adamo, ainsi que de Raf Verlinden pour le mixage. Et l’opus reprend les quatre chansons qui figurent sur les deux 45-tours commercialisés jusque là. Par la suite, l’artiste se tourne de plus en plus vers l’édition et la production musicale. En 1990, il édite ainsi un 45-tours de Petula Clark produit par l’Allemand Ralph Siegel : « Cheatin’ heart ».
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A la même époque, son chemin croise celui d’un jeune chanteur de la région de Charleroi : Alain Tomasi. Profitant de l’aubaine offerte par le succès grandissant de l’émission « Dix qu’on aime » sur la chaîne de télé privée belge RTL-TVI, André va éditer les chansons et s’occuper du management du chanteur en 1991 pour « Les violons de la nuit ».
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Il produit aussi pour la firme CNR Benelux le premier album d’Alain Tomasi, « Le Rockmantique », en 1991 et l’aventure se poursuivra jusqu’en 1995 avec deux autres albums : « Je rêve d’elle » et « Si tu y crois ». Mais le programme télé de mise à l’honneur des artistes belges a alors pris fin et la collaboration avec le chanteur s’arrête là. En 1999, André d’Anjou s’intéresse à un autre artiste originaire, lui, de Tournai (B) : Philippe Vancles. Il produit pour lui trois albums entre 1999 et 2009 : « Les grands sentiments » (1999), « Etat second » (2004) et « Kamikaze » (2009).

Durant la même période, il s’occupe de produire des albums instrumentaux de l’excellent pianiste belge Jean-François Maljean. Il profite de l’ouverture du marché du disque chinois pour introduire sur celui-ci un premier CD qui plaît beaucoup et se vend bien. En décembre 2002, il assiste émerveillé à la tournée triomphale de Maljean à Taïwan. Pendant, une dizaine d’années, cette collaboration avec le musicien va permettre à André D’Anjou de développer d’autres projets avec l’Asie. Comme, en 2006, la production d’un album pour l’animatrice et chanteuse belge Marie (Marie-Christine Maillard) intitulé « Made in Marie (100% French Touch) » et qui comprend des reprises de grands standards de la chanson francophone. Un disque qui connaît alors un beau succès à Taïwan.
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En 2003, la route d’André D’Anjou croise à nouveau celle de Petula Clark et il édite l’une de ses nouvelles chansons : « La première fois ».
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En 2011, s’adaptant toujours à l’époque dans laquelle il vit, il décide de produire l’album d’un DJ : Mister Dumont et « Kitchen Diaries ». Un an plus tard, il produit le nouvel album de Maria Palatine, harpiste, chanteuse et compositrice allemande installée à Bruxelles, qui regroupe des sonorités classiques, contemporaines, jazz et pop et où elle est accompagnée par les talentueux jazzmen Manu Hermia, Sam Gerstman et Michel Seba entre autres. Grâce aux réseaux gérés par André D’Anjou, l’album est commercialisé dans les pays asiatiques. En 2013, Adasong s’intéresse aussi à la musique cubaine en développant le répertoire de Rey Cabrera. Trois ans plus tard, le label est associé à la sortie de l’album de l’opéra-rock « Hopes » écrit, composé et produit par Alec Mansion.
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Les dernières nouvelles reçues d’André D’Anjou datent de quelques jours avant sa disparition : il s’agissait d’un courrier électronique effectuant la promotion de « Vous n’allez pas me croire », un livre de souvenirs signé par un artiste qu’il appréciait : Jean-Jacques Kira. André D’Anjou décède le 27 octobre 2020 à Jette (Bruxelles).
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BARBARA


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L’auteure, compositrice et interprète française BARBARA naît le 9 juin 1930 à Paris sous le nom de Monique Serf. Elle passe une partie de son enfance dans le quartier parisien des Batignolles puis à Marseille et à Tarbes avant la guerre durant laquelle elle se cache pour échapper, en tant que juive, aux nazis. Après le conflit mondial, elle revient avec ses parents à Paris. Voulant devenir chanteuse, elle s’inscrit à des cours de chant puis au Conservatoire de Paris. Mais le chant classique lui est rébarbatif par rapport à la chanson populaire. Elle stoppe les cours et passe une audition au théâtre Mogador: elle se retrouve choriste dans l’opérette « Violettes impériales ». Suite à l’abandon de la famille par son père, Monique quitte Paris pour essayer de vivre de sa passion pour la chanson. Avec un peu d’argent de poche prêté par une amie, elle aboutit à Bruxelles où la vie n’est pas simple. Elle rencontre alors des artistes de Charleroi (B) qui lui proposent de chanter chez eux à « la Mansarde ». Elle se constitue alors un répertoire avec, notamment, des titres d’Edith Piaf et des chansons réalistes des années 1930. Elle se produit à ce moment sous le nom de Barbara Brodi, un nom inspiré par celui de sa grand-mère. Lassée de ces prestations que le public n’apprécie pas, elle retourne à Paris en 1951 et y passe des auditions. Sans succès. Finalement, à l’invitation d’un de ses amis de Charleroi, elle retourne à Bruxelles et, en 1952, elle chante sous le nom de Barbara au théâtre du Cheval Blanc. Cette fois, le public est charmé et le fait savoir. Au point que la chanteuse enregistre deux disques en 1955: « Mon pote le gitan » et « L’oeillet blanc ».

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Se disant que sa popularité belge peut s’exporter, Barbara retourne à Paris et écume les boîtes à chanson: « La rose rouge » en 1956, « Chez Moineau » en 1957 et « L’Ecluse » plus durablement à partir de 1958. Son succès s’élargit et les étudiants du Quartier Latin la surnomment bientôt « La chanteuse de minuit ». Forte de cette notoriété naissante, Barbara effectue son premier passage à la télévision, dans l’émission « Cabaret du soir » en juillet 1958. C’est à ce moment qu’elle commence à écrire ses propres chansons. Elle se fait remarquer par un producteur et elle enregistre deux chansons personnelles sur un 45 tours avant de sortir un premier 33 tours en 1959: « Barbara à l’Ecluse ».
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Mais c’est en tant qu’interprète qu’elle sort ensuite deux albums dans une autre maison de disques: « Barbara chante Brassens », pour lequel elle obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros, et « Barbara chante Jacques Brel ». En février 1961, elle assure la première partie de Félix Marten à Bobino puis elle reprend ses prestations, qui s’y prêtent mieux, à l’Ecluse. En 1963, sur la scène du théâtre parisien des Capucines, elle triomphe en interprétant, notamment, « Dis quand reviendras-tu » et « Nantes ».
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Elle impressionne les responsables de la maison de disques Philips ainsi que Georges Brassens dont elle fera la première partie à Bobino en 1964. Elle quitte alors Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne où elle résidera jusqu’à son décès. Son premier album chez Philips sort en 1965. C’est un gros succès de vente pour ce 33 tours qui obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Le 15 septembre de la même année, elle entame une série de concerts dont elle est la vedette à Bobino. C’est à ce moment qu’elle crée son hymne au public: « Ma plus belle histoire d’amour ».
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Les succès vont s’enchaîner pour Barbara. Les récitals aussi. En février 1969 pourtant, sur la scène de l’Olympia, elle annonce qu’elle arrête le tour de chant. Elle poursuit cependant l’enregistrement de ses disques et, en 1970, elle connaît à nouveau le succès avec « L’aigle noir ».
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Parallèlement à la chanson, Barbara se tourne alors vers le cinéma. Elle joue en 1972 dans le film réalisé par son ami Jacques Brel: « Franz ». Et, en 1974, c’est Jean-Claude Brialy qui réalise « L’oiseau rare » où elle tient le rôle principal. Entretemps, Barbara est revenue à la scène pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. En 1973, elle est, par exemple, à l’affiche du Festival d’Obourg, en Belgique, avec Daniel Guichard et Yves Simon. En 1981, alors qu’elle vient de sortir un album intitulé « Seule », elle se produit sous un chapiteau planté à l’hippodrome parisien de Pantin.
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C’est un véritable triomphe et la série de concerts se termine toujours aux petites heures de la nuit. Excès ou cause naturelle: la voix de Barbara se casse au cours de ces représentations. Son interprétation ne sera plus jamais pareille mais elle dégage une nouvelle émotion dont l’artiste profite habilement. En 1985, elle écrit avec le Québécois Luc Plamondon la pièce musicale « Lily Passion » où elle joue et chante aux côtés de Gérard Depardieu avec qui elle s’est liée d’amitié. La première représentation a lieu au Zénith de Paris en janvier 1986 à l’endroit même où se trouvait, cinq ans plus tôt, l’hippodrome de Pantin. Le spectacle part en tournée et passe notamment par Forest-National en Belgique.
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Peu après, la chanteuse se mobilise pour lutter, à sa façon, contre le sida. Elle visite les hôpitaux et les prisons à la rencontre de malades. Elle enregistre une chanson sublime sur le thème: « Sid’amour à mort ».
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A la fin de l’année 1993, des problèmes de santé l’obligent à interrompre une série de concerts entamés au théâtre du Châtelet. Elle trouve encore la force d’enregistrer ce qui sera son dernier album en public puis elle s’oblige à se reposer. En 1994, elle reprend quand même une ultime fois le chemin de la scène pour une tournée française qui se termine à Tours. En 1996, seize ans après son dernier opus réalisé en studio, elle se décide à enregistrer des nouvelles chansons, sur un album intitulé « Il me revient ». Le travail est réalisé avec la complicité, entre autres, de Jean-Louis Aubert (qui lui écrit « Le jour se lève encore », une sorte de gospel-rock) et Guillaume Depardieu.
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Le 24 novembre 1997, Barbara s’éteint à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine où elle a été admise suite à un choc toxique infectieux à l’âge de 67 ans. Elle est inhumée dans la quatrième division du Cimetière parisien de Bagneux.
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L’artiste laisse derrière elle quantité de succès qui lui permettent de garder une place toute particulière dans le domaine de la chanson francophone: « Göttingen », « Une petite cantate », « La Dame brune » (avec Georges Moustaki), « Drouot », « Marienbad », etc.
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Depuis son décès, nombre d’artistes ont rendu hommage à Barbara en enregistrant ses chansons sur des albums ciblés mais aussi en y consacrant des récitals exclusifs : Marie-Paule Belle, Patrick Bruel ou Gérard Depardieu par exemple.
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En 2017, Mathieu Amalric réalise un film simplement intitulé « Barbara » où le rôle de la chanteuse est tenu par Jeanne BALIBAR. Le 2 mars 2018, l’actrice est récompensée par un César de la meilleure actrice pour ce long métrage qui, heureusement, ne se présente pas comme un biopic. Car, en fin de compte, on n’y apprend que très peu de choses, voire rien du tout, sur la personnalité et la vie de la longue dame brune.
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MESSIA Danielle

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

La chanteuse française Danielle MESSIA naît le 27 octobre 1956 à Jaffa, en Israël, sous le vrai nom de Danièle Mashiah. Alors qu’elle a deux ans, ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans, où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seuls deux journalistes répondent à l’appel. Parmi eux, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et qui lui permet ainsi d’enregistrer un premier album, « Il fait soleil », qui sort en 1981 de manière plutôt discrète.
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Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».
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En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset.
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En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ».
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Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard.
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En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea pour son troisième album intitulé « Carnaval » daté de 1985.
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Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Son corps est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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BARDIN Catherine

Catherine Bardin en 1979

La chanteuse française Catherine BARDIN naît le 25 octobre 1954. Fille du journaliste et animateur-producteur de radio et télévision Jean Bardin, elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson.

Entre 1978 et 1983, elle enregistre une série de 45 tours dont certains vont connaître le succès avec des chansons comme « Si tu savais » (1978), « Le pont des soupirs » (1979) et « 18eme étage » (1980).

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Les mélodies comme la voix sont douces et plaisantes mais elles ne suffisent pas à imposer Catherine Bardin comme une chanteuse à succès des années 1980, un domaine où la concurrence est rude.

Après cette courte carrière éphémère, Catherine donne des cours de chant puis s’oriente vers le cinéma où elle tourne, en 1986, dans le film de Serge Korber « Le maestro ». La jeune femme nourrit ensuite quelques projets culturels servant à la médiation entre différents publics. Elle crée ainsi une web radio animée par des jeunes en difficulté à Paris. Catherine Bardin décède le 8 février 2010 à Dun-sur-Auron, dans les environs de Bourges, en France.
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28 FEVRIER

 

Olivier Despax au début des années 1960

28 février 1939 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Pour prendre connaissance d’une brève biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Jeanne Mas en 1984 – Photo (c) Paul Bella

28 février 1958 : Naissance, à Alicante en Espagne, de la chanteuse française Jeanne MAS. A 18 ans, elle s’inscrit à l’Université de Paris-Nanterre pour apprendre l’espagnol et l’italien. Parallèlement à ces études, elle suit des cours de danse, de chant et de piano. Ayant tout plaqué l’année suivante pour partir en Italie, elle y monte un groupe punk et tourne dans des pubs pour la télé. Quelques disques sont enregistrés sans succès dans ce pays. De retour en France, c’est en 1984 que Jeanne Mas connaît la gloire grâce à sa chanson « Toute première fois ».

La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980: « Johnny Johnny », « Cœur en stéréo » réalisé par Daniel Balavoine et Andy Scott, « En rouge et noir » et « Sauvez-moi ». Jeune maman, Jeanne Mas revient, début 1989, avec un album plus engagé: « Les crises de l’âme ». L’opus se classe n°1 en France et permet à son interprète de devenir la première artiste féminine française à se produire à Bercy. Le disque suivant, « L’art des femmes », est un échec commercial en 1990. Un an plus tard, la première compilation des succès de la chanteuse est certifiée disque d’or. Puis en 1994 sort un single dance: « C’est pas normal ». Deux ans après, elle arbore un look nouveau avec des cheveux longs rouges et un album résolument rock peu apprécié du grand public. En 2000, un label indépendant lui permet de sortir l’album « Désir d’insolence ». Dans la foulée, elle remonte sur scène à l’Olympia de Paris le 22 mai 2001. Deux ans plus tard, sort « Les amants de Castille », un concept sur le thème du Cid de Corneille. 2004 et 2005 voient sortir des compilations de succès et des remixes de « Toute première fois » et « Johnny Johnny ». De 2006 à aujourd’hui, ce ne sont pas les enregistrements, pourtant nombreux, qui ont fait l’actualité de Jeanne Mas. Mais plutôt, pour elle aussi, sa participation à différents spectacles évoquant les années 1980 avec nostalgie. En mars 2017, l’artiste commercialise son seizième album intitulé « PH » dont le premier extrait a pour titre « Slash & moi ». Et huit mois plus tard, c’est un CD de cinq titres qu’elle propose à la vente sur internet. L’opus s’intitule « Autrement » et reprend la chanson de Gérard Blanc « Une autre histoire » ainsi que « Poupée Psychédélique » initialement interprétée par Thierry Hazard au début des années 1990. Un nouvel album intitulé « Love » est prévu pour mars 2020 et une tournée de concerts est ensuite prévue en France et en Belgique. Mais la crise sanitaire du coronavirus covid-19 et le fait que la chanteuse soit bloquée aux Etats-Unis contraignent la production à reporter les spectacles à la fin du mois de mai 2021 avec deux rendez-vous aux Folies Bergère de Paris suivis de nombreux autres dans toute la France.
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René Simard en 1974

28 février 1961 : Naissance, à Chicoutimi au Québec, du chanteur canadien René SIMARD. A l’âge de neuf ans déjà, il gagne un concours de chant à la télévision de Québec. Dans la foulée de cette récompense, il enregistre un premier album qui connaît un grand succès avec des chansons comme « L’oiseau » ou « Santa Lucia ». En 1972, le jeune artiste remporte deux trophées au Gala des artistes québécois. Au Festival international de la chanson à Tokyo en 1974, René Simard remporte le premier prix d’interprétation. Il s’agit du trophée Frank Sinatra que lui remet le chanteur américain en mains propres. En décembre de la même année, il est à l’affiche de l’Olympia à Paris en première partie de Daniel Guichard. Il connaît alors un certain succès en Europe francophone en surfant sur la vague des très jeunes chanteurs que sont Noam ou Roméo. L’un de ses « tubes » a pour titre « Maman laisse-moi sortir ce soir ».

En 1976, il est choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux olympiques d’été. Sa carrière va ensuite être exclusivement tournée vers le Canada et les Etats-Unis. Ses spectacles seront d’ailleurs conçus « à l’américaine ». René Simard va aussi présenter des émissions télévisées et tâter du cinéma. En 2015, René Simard fait un retour à la chanson avec le premier album qu’il enregistre depuis douze ans. L’opus a pour titre « Nouveau rêve » et permet à l’artiste de remonter sur scène pour une tournée à travers le Québec qui débute en avril 2016 pour se terminer fin 2018.
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Marianne Oswald

28 février 1985 : Décès, à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Pour en savoir plus sur sa vie et sa carrière artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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28 février 2007 : Le festival « Mars en chansons » de Charleroi (B) démarre avec le spectacle du Belge Christian GODART interprétant avec talent les oeuvres de Boby Lapointe. Jusqu’au 31 mars, une quantité impressionnante de concerts vont avoir lieu dans divers endroits de la ville la plus peuplée de Wallonie. Des artistes de toute la Francophonie vont y présenter leurs chansons: Joachim JANNIN (B), CLARIKA (F), VIS A VIES (F), Michèle BERNARD (F), Mary M. (B), KHABAN (F), DIMITRI (B), NERY (F), EVASION (F), Léonie LOB (F), Daphné D. (B), Pascale DELAGNES (B), ENTRE DEUX CAISSES (F), ERNO (B), JOFROI (B), Alexandre DESILETS (QC), MIMOSA (QC), ALCAZ (F), François VE (CH), K (CH), Nathalie RENAULT (AC), VISHTEN (AC), Gérald GENTY (F), Benoît DOREMUS (F), Renan LUCE (F), Alix LEONE (B), Marie CHERRIER (F), Catherine MAJOR (QC), Samir BARRIS (B), Yann PERREAU (QC), SAULE (B), Hughes MARECHAL (B), Véronique PESTEL (F), Ivan TIRTIAUX (B), Coline MALICE (B), Hervé LAPALUD (F), LE MONDE DE MANILLE (B), LUNDI 7 HEURES (B), Vincent DELBUSHAYE (B), ZOE (B), Joël FAVREAU (F) et Paule-Andrée CASSIDY (QC).
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Bashung : Pochette CD Bleu Pétrole 2008

28 février 2009 : Lors de la cérémonie de remise des Victoires de la Musique, Alain BASHUNG en décroche trois pour son album « Bleu Pétrole » sorti en 2008. Ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public: il est en effet en phase terminale d’un cancer du poumon qui le terrassera le 14 mars 2009.
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28 février 2013 : Décès du chanteur français Daniel DARC retrouvé mort à son domicile parisien à l’âge de 53 ans. Pour en savoir plus sur cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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