OCTOBRE 2021

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* A V I S I M P O R T A N T
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* LES CONCERTS PRéVUS CI-DESSOUS PEUVENT êTRE ANNULéS
* OU REPORTéS EN RAISON DES MESURES DE PRéVENTION PRISES POUR
* LIMITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS COVID-19.
* IL SE PEUT AUSSI QUE CES CONCERTS NE SOIENT ACCESSIBLES QU’AUX
* DETENTEURS
D’UN PASS SANITAIRE OU « COVID SAFE TICKET ».
* IL VOUS EST DONC RECOMMANDé DE BIEN VOUS RENSEIGNER AUPRèS DES
* ORGANISATEURS OU DES VENDEURS DE BILLET POUR CONNAITRE LA
* POSSIBILITé D’UNE ANNULATION OU D’UN REPORT DE CONCERT AINSI
* QUE LA POSSIBILITé D’êTRE REMBOURSé EN CAS D’ANNULATION.
* Il VOUS EST DE MêME FORTEMENT CONSEILLé DE VOUS RENSEIGNER POUR LES

* CONDITIONS SANITAIRES D’ACCèS A CES CONCERTS.
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JE VAIS T’AIMER (comédie musicale avec les chansons de Michel Sardou)
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 h. 30 le jeudi 21.
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MICHAEL GREGORIO
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le vendredi 22.
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CARAVAN PALACE
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 21 heures le jeudi 21.
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SAULE
SOIGNIES (B – 7060), Centre Culturel, à 20 heures le vendredi 22.
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47TER
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 21 heures le vendredi 22.
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SUAREZ
CHENEE (B – 4032), Centre Culturel, à 20 heures le samedi 23.
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GOLDMAN-MANIA
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le samedi 23.
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JE VAIS T’AIMER (comédie musicale avec les chansons de Michel Sardou)
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 21 heures le samedi 23.
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KENDJI GIRAC
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 17 heures le dimanche 24.
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MOCHELAN (GRAND FEU – Jacques Brel)
MOUSCRON (B – 7700), Centre Culturel, à 20 h. 30 le mardi 26.
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CHRISTOPHE MAE
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mercredi 27.
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HERVE
BRUXELLES (B – 1210), Botanique, à 20 heures le mercredi 27.
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AARON
NAMUR (B – 5000), Le Delta, à 20 heures le mercredi 27.
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HERVE
LIEGE (B – 4000), Reflektor, à 20 heures le jeudi 28.
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SOPHIE LE CAM
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 heures le vendredi 29.
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PATRICK FIORI
LIEGE (B – 4000), Forum, à 20 heures le vendredi 29.
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LES FRANGINES
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 29.
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SALVATORE ADAMO
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 29.
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ROMEO ELVIS
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 21 heures le vendredi 29.
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PATRICK FIORI
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le samedi 30.
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GAROU
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le samedi 30.
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KENDJI GIRAC
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le samedi 30.
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SERGE LAMA
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 h. 30 le samedi 30.
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FRANK MICHAËL
LIEGE (B – 4000), Forum, à 16 heures le dimanche 31.
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PATRICK FIORI
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le dimanche 31.
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Covid 19 (suite) : la tournée d’adieu (2021-2022) de SERGE LAMA est ANNULEE

La grande tournée d’adieu de Serge LAMA prévue entre le 9 octobre 2021 à Lille (F – 59) et le 28 avril 2022 à Voiron (F – 38) est finalement annulée. Prévus pour 2020 et reportés à 2021 et 2022 en raison de la pandémie du coronavirus Covid-19, les concerts n’auront finalement pas lieu. Dans un  communiqué, l’artiste dit avoir pris cette décision difficile avec beaucoup d’émotion et de tristesse. Mais, poursuit-il, il valait mieux annuler plutôt que se produire dans des conditions qui ne seraient pas optimales.
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BODART Jeff

L’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART, dont le vrai prénom est Jean-François, naît le 30 septembre 1962 à Charleroi. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sexe Symbole ».
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Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey baron rouge » et « Coûte que coûte » qui lui permet, notamment d’obtenir de nombreux passages à la télévision française dans les émissions présentées alors par le jeune Christophe Dechavanne.
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En 1992, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ».
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D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des médias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ».
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Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies  de La Rochelle (F), au défunt festival « Mars en chansons » qui a lieu dans sa ville natale de Charleroi (B) et aux Francofolies de Spa où l’on organise un concert autour de lui, « La fête à Jeff Bodart » avec la participation, entre autres, de Marka, Kent, Philippe Lafontaine et Axelle Red.
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En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste.
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En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau.
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Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Les funérailles ont lieu le 24 mai en l’église Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles. Il est ensuite incinéré et ses cendres sont dispersées dans le cimetière de Farciennes, localité proche de Charleroi où il a grandi. Pour se rappeler l’artiste trop tôt disparu, une sculpture à son honneur a été implantée sur la place de la ville. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoit Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) le 17 juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Philippe Résimont, les Gangsters d’amour (reformés sans Jeff) et Manu Champagne.
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Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
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ROSSI Tino

Tino Rossi dans les années 1950 – Photo (c) Rimis

Le chanteur français Tino ROSSI naît le 29 avril 1907 à Ajaccio (Corse). Dès son plus jeune âge, Constantin, dit « Tino », est attiré par la chanson et sa voix particulièrement claire ne laisse pas son entourage indifférent. L’école n’est pas la plus grande passion du jeune Constantin qui, une fois adolescent, profite de ses dons vocaux pour séduire les jeunes filles. C’est ainsi qu’à l’approche de ses 20 ans, il tombe amoureux d’une violoniste qu’il accompagne sur le continent et qu’il épouse. Il devient le papa d’une fille prénommée Pierrette puis divorce. Après un bref retour sur l’île de beauté, Tino arrive cette fois à Marseille avec une deuxième épouse. Il y accomplit divers petits boulots provisoires et alimentaires. Il déménage à Aix-en-Provence où il fait la connaissance d’un tourneur de spectacles: Louis Allione. Ce dernier lui permet de se produire dans des petites salles de la région où on présente Tino Rossi comme « le roi des chanteurs de charme ». En 1932, il enregistre, à Marseille, un disque gadget qui sert de cadeau à sa maman. Mais un producteur parisien est dans la boutique où Tino grave sa voix sur ce disque en fer blanc et il le convie à « monter » à Paris pour y réaliser un « vrai » disque. Deux chansons, non francophones, y sont gravées: « O Ciuciarella » et « Ninni Nanna ».
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On découvre alors que la voix très particulière de Tino trouve son origine dans une anomalie de ses cordes vocales. De retour à Marseille, l’artiste est engagé plusieurs jours à l’Alcazar et au Théâtre des Variétés. Tout cela l’amène assez naturellement à signer un premier contrat avec une maison de disques. Et c’est chez Columbia qu’il enregistre son premier « tube », en français cette fois : « Le tango de Marilou ».
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Parallèlement à cet engouement discographique, sa carrière prend aussi une ampleur étonnante sur scène. Il se produit ainsi un peu partout en France mais aussi en Belgique. A Paris, il chante à l’ABC et au Casino. Son physique fait réellement « craquer » la gent féminine dont il devient l’idole. Et les producteurs de cinéma, bien conscients du profit à en tirer, vont faire appel à Tino Rossi qui, dès 1936, tourne dans « Marinella », un film écrit et réalisé autour de sa personne. C’est un véritable triomphe.
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A l’époque du « Front Populaire » en France, Tino chante même pour des grévistes. A nouveau divorcé, l’artiste vit un amour passion avec l’actrice Mireille Balin qui, tenaillée par la jalousie, va vite sombrer dans l’alcool et l’usage de drogues. En 1938, Hollywood s’intéresse à Tino Rossi: les radios américaines diffusent ses chansons en boucle et le chanteur donne quelques concerts aux Etats-Unis en devenant le premier « latin lover » de l’histoire. Mais l’artiste corse n’apprécie pas l' »american way of life » et il a le mal du pays. Il rentre en France en refusant les offres financières mirobolantes des producteurs de Los Angeles. Sur le chemin du retour, il effectue une série de concerts mémorables au Canada. Avant la guerre, il se remet à tourner des films français dans lesquels il crée de grands succès de la chanson populaire. Pendant le conflit mondial, il enregistre moins de disques et se produit moins sur scène. Mais il poursuit sa carrière d’acteur en zone française libre. Il tourne ensuite un film dont le scénario encourage la Résistance avant de paraître dans un autre long métrage produit par les productions allemandes « Continental »: « Mon amour est près de toi » de Richard Pottier. Il refuse d’enregistrer la chanson « Maréchal nous voilà », à la gloire du maréchal Pétain favorable à l’occupant nazi, qu’André Dassary interprète finalement. Il cache aussi dans son orchestre le compositeur Nobert Glanzberg, Juif polonais, puis le fait évader lorsqu’il est emprisonné par les Allemands. Comme de nombreuses célébrités soupçonnées d’avoir traité d’une manière ou d’une autre avec l’occupant allemand, Tino Rossi est arrêté en octobre 1944. Mais après trois mois passés à la prison de Fresnes, il est exempté de toute poursuite par un juge qui estime que l’instruction montée contre lui est dénuée de tout fondement. Le chanteur reçoit même des excuses officielles du gouvernement français. En 1946, il tient un double rôle dans le film « Destins ». Tino Rossi y crée une chanson oubliée par ses auteurs Henri Martinet et Raymond Vincy: « Petit Papa Noël » qui devient son plus grand succès.
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Un an plus tard, le chanteur effectue une très longue tournée en Amérique du Sud. A son retour en France, le 14 juillet 1948, il épouse, à Cassis, la danseuse niçoise Lilia Vetti qui lui a été présentée par Mistinguett en 1941. Elle reste sa compagne jusqu’à son décès. Elle est aussi la maman de Laurent Rossi, plus tard producteur et chanteur, qui naît le 22 mai 1948. Pour « Petit Papa Noël », il est le premier artiste français à recevoir un disque d’or en 1949. En 1954, Tino Rossi décide de réduire ses activités cinématographiques et il se tourne vers l’opérette. Il a 48 ans lorsqu’il se retrouve sur la scène du théâtre parisien du Châtelet pour « Méditerranée » le 17 décembre 1955. Il y reste deux ans.
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Désormais, pendant quelques années, le chanteur alterne les concerts et les opérettes. Ses succès discographiques se raréfient alors, même si le chanteur crée la surprise en 1963 en se faufilant entre les chanteurs yé-yés avec « Le temps des guitares ».
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Au début des années 1970, après une dernière apparition parisienne dans l’opérette « Le Marchand de Soleil », Tino Rossi décide de profiter un peu plus de la vie familiale en Corse. Il se produit encore de temps à autre en concert et figure au programme de nombreuses émissions télévisées françaises: il est ainsi l’invité de Jacques Chancel, des Carpentier et, plus fréquemment, de Guy Lux. En 1976, son fils, le chanteur Laurent Rossi, produit un 45-tours où ils interprètent un duo qui a pour titre « Chantons ensemble la même chanson ».
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Le 9 novembre 1982, Tino Rossi fête ses 50 ans de chanson sur la scène du Casino de Paris qui l’a vu débuter. A cette occasion, un nouvel album est commercialisé sous le titre « 50 ans d’amour ».
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Le dernier spectacle a lieu le 2 janvier 1983 et constitue l’ultime apparition de Tino Rossi sur scène. Il lutte alors déjà contre la maladie et le cancer du pancréas qui l’oblige à être hospitalisé pour une lourde opération en mars. Très affaibli, le chanteur finit par succomber le 26 septembre 1983. Ses obsèques sont nationales et célébrées trois jours plus tard en l’église parisienne de la Madeleine. Mais c’est à Ajaccio, en sa terre natale de Corse, que Tino Rossi est finalement inhumé après que le corbillard a traversé une grande partie de l’île salué de village en village par des milliers de personnes. Au cours de sa carrière, Tino Rossi aurait vendu près de 700 millions de disques dans le monde dont un très grand nombre de « Petit Papa Noël ».
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Les concerts de Patrick BRUEL reportés en mai et juin 2021 sont finalement annulés

La tournée « Ce soir on sort » de Patrick BRUEL devait battre son plein en février et mars 2020 lorsqu’elle fut frappée de plein fouet par les mesures sanitaires imposées par la lutte contre la propagation du coronavirus covid-19. Un report très optimiste fut envisagé pour les mois de mai et juin 2020 mais ces nouvelles dates furent à leur tour balayées par l’impitoyable bilan de la pandémie galopante. Les concerts furent à nouveau reportés à septembre et octobre 2020 sans imaginer que, cette fois, ce serait la deuxième vague de contaminations qui allait obliger le chanteur à postposer ses rendez-vous avec son public. De manière tout à fait imaginable, il fut alors décidé de redémarrer la tournée interrompue en mai et juin 2021.
Malheureusement, l’optimisme était de nouveau trop fort face à la crainte d’une troisième vague et à la lente mise en place de la vaccination contre la covid-19.
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En conséquence et en désespoir de cause, c’est finalement l’annulation pure et simple des concerts de mai et juin 2021 qui a été décidée.
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Les villes concernées par ces annulations sont celles de CLERMONT-FERRAND, BORDEAUX,BOULAZAC, DIJON, AMNEVILLE, LYON, ALBERTVILLE, GENEVE, NICE, MARSEILLE, ORLEANS, AMIENS, BRUXELLES, LILLE, ROUEN, CAEN, RENNES et NANTES.
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Pour l’heure, en ce mois d’avril, les rendez-vous prévus à partir de juillet 2021, dans les festivals notamment, sont maintenus… mais on peut toutefois légitimement douter du déroulement normal de ces manifestations estivales au vu de l’évolution de la pandémie en Europe et des mesures gouvernementales décidées en fonction de la situation.
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BAKER Josephine

Josephine Baker dans les années 1960

La chanteuse et meneuse de revue, d’origine afro-américaine, Josephine BAKER naît le 3 juin 1906 à Saint-Louis, dans le Missouri (USA). Ses parents se séparent alors qu’elle est toute petite et sa mère se remarie assez vite. Son enfance se déroule entre l’école et le travail qu’elle effectue chez des gens aisés. Le salaire qu’elle perçoit pour ce travail devient bien vite le seul revenu d’une famille qui s’agrandit rapidement et, à treize ans, Josephine quitte l’école et la maison pour se marier. Mais ce mariage bat promptement de l’aile et l’adolescente, qui voue une passion pour la danse depuis longtemps, rejoint une troupe d’artistes intinérante. Après de nouvelles épousailles et une nouvelle rupture, elle s’installe à New York, bien décidée à conquérir Broadway. De rencontres en rencontres, elle finit par croiser le chemin de Caroline Dudley Regan qui apprécie beaucoup son talent et qui lui propose de l’accompagner à Paris où son mari est attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis. Regan pense qu’elle pourrait devenir la meneuse d’un spectacle qu’elle veut monter à Paris: la Revue Nègre. Et, effectivement, le 2 octobre 1925, elle est à l’affiche de la Revue Nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Là, vêtue d’une simple ceinture de bananes, elle danse le charleston qui est alors un rythme encore inconnu en Europe. C’est le scandale mais c’est aussi très vite un grand succès parisien. Après une tournée en Europe, en 1927, Josephine Baker se lance dans la chanson. Et, quatre ans plus tard, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson « J’ai deux amours » composée par Vincent Scotto.
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Alors que sa popularité est grandissante en France et en Europe, elle veut effectuer une tournée aux Etats-Unis en 1936 mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Les Américains ne comprennent pas pourquoi elle s’exprime tantôt en français, tantôt en anglais avec un terrible « french accent ». Suite à cet échec, Josephine rentre en France et acquiert la nationalité française en 1937 en épousant un Français: Jean Lion. Elle est en France quand éclate la seconde guerre mondiale. Et, dès 1939, l’artiste se mobilise et devient agent de contre-espionnage à Paris. A la Libération, elle s’engage pour la Croix-Rouge. Avec le chef d’orchestre français Jo Bouillon, qu’elle épouse à son tour en 1947, elle achète le domaine des Milandes qui se trouve en Dordogne. N’ayant plus la possibilité physique d’avoir des enfants, elle accueille dans ce château du Périgord des enfants de toutes origines qu’elle adopte. Ce comportement, très coûteux, va engloutir toute sa fortune et elle est obligée de multiplier enregistrements, concerts et galas pour se renflouer continuellement. En 1953, elle enregistre ainsi « Sur deux notes » de Paul Misraki.
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Mais toutes ces activités ne vont pas suffire à gommer ses ennuis financiers et, pratiquement ruinée, Josephine se voit offrir un logement à vie à Roquebrune, sur la Côte d’Azur, par son amie la princesse Grace de Monaco, l’ex-actrice Grace Kelly. Infatigable, Josephine Baker se produit à la télévision française pour y reprendre, à 61 ans, son tube de toujours « J’ai deux amours ».
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Et elle poursuit ses tournées et ses spectacles avec des arrêts à l’Olympia de Paris en 1968 où elle propose un tableau éblouissant de la comédie musicale « Hello Dolly ».
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Puis, après un passage au Carnegie Hall de New York en 1973, elle présente encore ses chansons au public parisien de Bobino à partir de la fin mars 1975. Le 10 avril 1975, au lendemain d’une soirée où le public était très chaleureux, l’artiste ne se réveille pas dans son appartement parisien. Elle a subi une attaque cérébrale et est emmenée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le coma. Elle s’y éteint le 12 avril. Josephine Baker est inhumée au cimetière de Monaco.
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Les grands succès de Josephine Baker restent à tout jamais, « La petite Tonkinoise » (1930), « J’ai deux amours » (1931), « Dis-moi Joséphine », « Dans mon village » (1953), « Sur deux notes » (1953), « Piel canela » (1953), »Donnez-moi la main » (1959), « La vie en rose » (1968) ou « Hello Dolly » (1968).
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En 2006, un spectacle musical français mis en scène par Jérôme Savary relate l’histoire de Josephine Baker : « A la recherche de Josephine ».
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LAFFORGUE René-Louis

René-Louis Lafforgue en 1959

L’acteur, auteur, compositeur et chanteur français d’origine espagnole René-Louis LAFFORGUE naît le 13 mars 1928 à San Sébastian (Espagne). Né dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol, il subit la guerre civile espagnole puis l’exil en France où il participe à la Résistance avec son frère qui y trouve la mort. Il se rend à Paris où il exerce de nombreux métiers avant de s’orienter vers la comédie, la musique et la chanson. Il effectue des rencontres qui lui permettent de faire du théâtre et, en 1948, Charles Dullin l’engage comme comédien. Un an plus tard, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau. Il découvre ensuite la chanson et il se rend célèbre en remportant, en 1954, le Grand Prix de la Chanson française de Deauville. Parmi ses grands succès, il y a alors « Julie la Rousse » (1956) et « Le Poseur de rails » (1957).
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En 1962, il achète le cabaret parisien de « L’École buissonnière » et il permet à des jeunes talents de s’y produire: Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou Béatrice Arnac. Le cabaret devient vite le lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes parisiens. Dans les années 1960, il assure les premières parties des spectacles de Georges Brassens avant de passer en vedette à l’Olympia de Paris. En 1966, dans la lignée de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, il enregistre une chanson bouleversante: « Les enfants d’Auschwitz ».
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Le 3 juin 1967, alors qu’il roule sur la Nationale 118 entre Albi et Castres, René-Louis Lafforgue se tue en voiture.
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MESPLE Mady

Mady Mesplé en 1977

La cantatrice et soprano française Mady MESPLE naît le 7 mars 1931 à Toulouse. Elle est élevée dans un milieu où la musique est appréciée puisque ses parents se sont rencontrés dans une chorale. Sa mère, secrétaire d’une maison de confection, fait venir un professeur à domicile pour lui apprendre la musique. À sept ans, elle entre au conservatoire de Toulouse avec une dispense et elle y suit des cours de piano et de solfège. Encore adolescente, avec un prix de piano dans ses bagages, elle devient la pianiste d’un certain nombre d’artistes de variétés et d’un orchestre de danse. Puis, elle revient au conservatoire pour y apprendre le chant lyrique et obtient également un premier prix. En 1953, c’est en Belgique, à Liège, qu’elle entame sa carrière de cantatrice après une audition réussie à l’Opéra. Elle y obtient un rôle dans « Lakmé » de Léo Delibes avant de figurer à l’affiche du « Barbier de Séville » de Gioachino Rossini et de « Rigoletto » de Giuseppe Verdi. Elle se produit ensuite au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles et revient dans son pays natal pour chanter à Lyon et à Aix-en-Provence. De plus en plus (re)connue pour son talent, Mady Mesplé finit par arriver à Paris où, en 1956, elle commence à se produire à l’Opéra. Puis, dans le courant des années 1960, sa carrière se développe de manière internationale et elle chante en Europe mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Asie et en URSS. Et si la soprano est appréciée dans les répertoires italien et allemand, elle excelle dans les oeuvres françaises. Rompant avec une certaine tradition des cantatrices reconnues, elle ose une incursion remarquée dans la musique contemporaine de Betsy Jolas, Charles Chaynes et de Pierre Boulez entre autres. Au milieu des années 1980, sans abandonner la scène, l’artiste privilégie les récitals et les concerts qui l’amènent, à nouveau, à parcourir le monde avec, cette fois, une visite en Chine. Elle consacre alors aussi une grande partie de son temps à l’enseignement de son art dans divers conservatoires français ainsi qu’à l’Ecole Normale de Musique de Paris. Au cours des années 1960, 1970 et 1980, elle est régulièrement l’invitée d’émissions de variétés à la télévision française. Au cours des programmes présentés par Guy Lux, Jacques Martin, Michel Drucker ou Pascal Sevran, elle propose aux téléspectateurs de découvrir les airs lyriques les plus populaires des opérettes et des opéras français. Et elle interprète même un duo avec Luis Mariano quelque temps avant le décès de ce dernier en 1970.
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En 1996, elle apprend qu’elle est frappée par la maladie de Parkinson mais, tout en ralentissant ses activités, elle poursuit celles-ci en participant à de nombreux jurys de concours bel canto comme, en 2016 à Marseille, pour le concours Vincenzo Bellini. A 89 ans, Mady Mesplé décède le 30 mai 2020 à Toulouse et elle y est inhumée au cimetière de Terre-Cabade.
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FRANCOIS Jacqueline

Jacqueline François en 1964

La chanteuse française Jacqueline FRANCOIS naît le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Son enfance est plutôt bourgeoise car ses parents font le commerce de la brillantine Roja. Et la gamine  est bercée par la TSF que sa mère, pianiste, écoute beaucoup. Elle étudie le piano et, fervente admiratrice du répertoire et de la voix de Léo Marjane, elle se destine à, elle aussi, interpréter des chansons. Elle présente d’abord timidement des oeuvres de Pierre Roche et Charles Aznavour dans quelques cabarets de la capitale française, comme « Le Petit Chambord », durant la seconde guerre mondiale. Elle commence ainsi à se créer un public et à se faire remarquer par quelques professionnels du métier qui, à la libération, lui proposent de chanter à la radio et au music-hall des oeuvres de Loulou Gasté comme « Ce n’était pas original » en 1945.
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L’ambiance de l’époque se prête au développement de la carrière de l’artiste : les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Elle effectue alors quelques rencontres déterminantes comme celles du chef d’orchestre Paul Durand, qui l’invite dans son émission de radio « La kermesse aux chansons », et du producteur Jacques Canetti. Ce dernier lui propose d’enregistrer « C’est le printemps », version française, livrée par Jean Sablon, d’un titre américain qui lui fait remporter le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 1948. Elle commercialise quelques 78-tours qui constituent, petit à petit, son répertoire personnel : « Boléro » et « La Seine » par exemple. Puis il y a « Mademoiselle de Paris », un succès de Paul Durand et Henri Contet qui restera pour toujours sa signature musicale. La chanson va lui permettre de parcourir, pendant 40 ans, le monde entier de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon. Grande musicienne, Jacqueline François a enregistré plusieurs fois ce titre avec, selon les modes et les tendances, des arrangements différents.
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En tant que chanteuse, Jacqueline François va beaucoup innover dans le domaine de la chanson francophone. Elle est la première à enregistrer des disques avec 40 musiciens dont 17 violons. et la première chanteuse à commercialiser ses chansons sur un microsillon. Elle est aussi la première à vendre plus d’un million d’exemplaires du même disque en 1953. Puis, l’année suivante, elle innove encore en se présentant en robe courte sur la scène de l’Olympia de Paris où elle est accompagnée par l’orchestre de Michel Legrand. Ses autres grands succès ont pour titres « Est-ce ma faute à moi » ou « Les lavandières du Portugal » pour lequel elle reçoit le Prix de l’Académie du Disque en 1956.
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En 1959, l’artiste enregistre la chanson du film de Jacques Tati « Mon oncle ». Par la suite, contre vents et marées, courants musicaux nouveaux et idoles yéyés de toutes sortes, Jacqueline François poursuit son parcours artistique en livrant au public ses interprétations de plein d’autres classiques de la chanson française : « Un jour tu verras » de Mouloudji, « L’âme des poètes » et « La mer » de Charles Trenet, « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joszef Kosma, « Sa jeunesse » de Charles Aznavour, « A Paris » de Francis Lemarque, etc. Vivant et travaillant beaucoup et surtout à l’étranger, la chanteuse profite de chaque retour à Paris pour retrouver son public sur scène comme à « La Belle Epoque » (1974-1975-1976) ou au théâtre Daunou (1977). Mais aussi au cours d’émissions de variétés à la télévision française comme ci-dessous en 1969 aux côtés de Guy Lux et des Frères Ennemis.
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Elle garde ce comportement jusqu’au début des années 1990 lorsque sa santé l’oblige quelque peu à délaisser la chanson. Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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CLAVEAU André

André Claveau dans les années 1960 – Photo (c) Sam Lévin

Le chanteur français André CLAVEAU naît à Paris le 17 décembre 1911. Il est le fils d’un tapissier et désire, dès son plus jeune âge, devenir ébéniste. Il suit quelques formations dans ce sens avant d’être engagé comme graphiste, dessinateur de bijoux et créateur de décors de théâtre. A l’occasion, il réalise aussi des affiches de spectacles pour Damia et Jean Lumière entre autres. En 1936, un peu par hasard, il s’inscrit à un concours pour chanteurs amateurs organisé par la station de radio du Poste Parisien: « Premières chances ». Il gagne la compétition grâce à la chanson « Venez donc chez moi ».
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Ce premier succès va le faire connaître auprès des auditeurs et André Claveau va ainsi multiplier les apparitions sur les scènes parisiennes de Mogador, du Concert Pacra ou de l’Européen. Durant la guerre, il est de plus en plus difficile de se produire en spectacle et le chanteur va animer une émission de variétés sur Radio Paris. Ces activités-là lui valent d’être banni pendant deux ans des antennes à la Libération. Il délaisse alors de plus en plus la radio pour un autre micro: celui des studios d’enregistrement. Il devient ainsi l’une des vedettes françaises les plus populaires des années 1950. Avec sa voix de crooner et ses mélodies douces, il est rapidement surnommé le « prince de la chanson de charme ». Il rend éternelles des chansons comme « La petite diligence », « Marjolaine », « Deux petits chaussons de satin blanc », « Domino », « Cerisier rose et pommier blanc » et « Bon anniversaire ».

Il fait aussi de nombreuses apparitions dans des films où il prend l’habitude d’interpréter ses grands succès. En 1958, André Claveau est le vainqueur de la soirée de sélection permettant à l’artiste de représenter la France au concours Eurovision de la Chanson. Le 12 mars 1958, il est donc présent à Hilversum aux Pays-Bas pour interpréter la chanson « Dors mon amour ». Et c’est lui qui gagne la compétition grâce à la musique d’Hubert Giraud et le texte de Pierre Delanoë.
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Comme pour d’autres chanteurs de sa génération, la popularité d’André Claveau va décroître avec l’arrivée de la nouvelle vague des artistes des années 1960. Il continue malgré tout à enregistrer des disques mais, à la fin de la décennie, il décide de prendre définitivement sa retraite. Et il se tient rigoureusement à cette décision puisque, malgré les nombreuses sollicitations, il ne réapparaît plus jamais en public ni sur les plateaux de télévision après 1970. Le 4 juillet 2003, André Claveau succombe à une embolie cérébrale à Agen. Il est ensuite mis en terre à Brassac dans le Tarn-et-Garonne.
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GOLAN Henri

Henri Golan dans les années 1980

L’auteur, compositeur, interprète et fantaisiste belge Henri GOLAN naît le 8 décembre 1926 à Montignies-sur-Sambre sous le nom de Willy Dehaibe. Il effectue ses études primaires et techniques au sein de la célèbre Université du Travail de Charleroi. Puis, il décroche un emploi dans la sidérurgie alors florissante de sa région natale. Mais il est passionné depuis toujours par la musique et, sans connaissance musicale particulière, il écrit, compose et interprète des chansons qui vont bientôt le faire connaître. Sa préférence va pour les textes en dialecte wallon de Charleroi mais il signe aussi un bon nombre de textes en français. Il attendra toutefois près de cinquante ans avant de réaliser ses premiers enregistrements.
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Car, entretemps, il décroche de nombreux contrats pour présenter des spectacles où les vedettes ont pour nom Claude François, Rika Zaraï, Sacha Distel, Dalida, Jacques Dutronc ou encore Annie Cordy. Mais c’est Georgette Plana qui lui conseille de devenir chanteur. Et il commence par créer et intégrer une troupe appelée « Les Comédiens de la Chanson » avant de se lancer de l’aventure totalement seul. En 1979, il obtient ce qui restera probablement son plus grand succès discographique avec le titre « Em’ vî mononke est cyclo » (en français: « Mon vieil oncle est cyclotouriste »).
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Cette popularité va se poursuivre ensuite avec d’autres chansons comme, par exemple, « Lès Flaminds èyèt lès Walons » (« Les Flamands et les Wallons »), « Walonûye si djolîye » (« Wallonie si jolie »), « Handicapé mon ami » (1981) ou « Gn’aveu l’Cazier »(1983) (à propos de la catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle en 1956).
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Artiste au grand coeur, Henri crée en 1989 la Fondation Frédérix qui a pour finalité la lutte contre la mucoviscidose. Pour ses arrangements musicaux et les harmonisations, Henri Golan a souvent fait confiance, notamment, à la star belge du rock des années 1960: Burt Blanca. Le 21 février 2016, l’artiste tire sa révérence sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Après 50 ans de carrière, il décide en effet, à près de 90 ans, d’arrêter la chanson. L’artiste profite d’une courte retraite puisque, le 13 octobre 2020, il s’éteint à l’âge de 93 ans.
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DAMIA

La chanteuse et actrice française DAMIA naît à Paris le 5 décembre 1889 sous le nom de Marie-Louise Damien. La petite fille vit ses premières années dans les Vosges avant que ses parents ne s’installent à Paris où son père devient agent de police. Elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalistes, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».
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Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on a appelée « la tragédienne de la chanson » fléchit. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Il s’agit là de l’une des dernières apparitions de la chanteuse sur scène puisqu’elle décide alors de quitter le monde de la chanson. Damia, qui a aussi été actrice dans le film « Napoléon » d’Abel Gance en 1927, réitère cette expérience cinématographique en tournant dans « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956. En 1963, l’album compilation de ses grands succès intitulé « Les Belles années du music-hall » reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros.
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Damia décède le 30 janvier 1978 à La Celle-Saint-Cloud à la suite d’une chute sur les voies du métro. Sa dépouille repose au cimetière de Pantin.

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