DAVIGNAC Serge

Serge Davignac dans les années 1960

Le chanteur belge Serge DAVIGNAC, de son vrai nom Antoine De Taffe, naît le 6 juin 1937 à Ixelles (Bruxelles). Il suit des études de comptabilité mais il est surtout passionné de chanson française et admire par dessus tout des artistes comme Jacques Brel, Léo Ferré ou Francis Lemarque. Au début des années 1960, il franchit le pas et se lance lui-même dans l’interprétation des chansons qu’il écrit et compose depuis un moment. Et, pour se faire connaître, il s’inscrit dans divers concours comme « Jour de chance » qu’il remporte avec les félicitations de la célèbre chroniqueuse belge Angèle Guller.
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En 1962, il se voit décerner le Grand Prix de Belgique des Variétés. Un an plus tard, il interprète ses chansons dans divers cabarets parisiens et il doit demander des congés à son patron pour ce faire. Les contrats sont cependant peu nombreux et la vie est difficile. En 1965, il participe au Festival de la Chanson Française de Spa (B) et, au début de l’année suivante, il passe en première partie de France Gall et Hugues Aufray à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Serge Davignac va alors continuer à tenter sa chance dans divers concours internationaux. Il est ainsi l’un des lauréats d’une compétition organisée par la radio télévision française, l’ORTF, en 1967 et il représente la Belgique lors du « Cerf d’Or » en Roumanie. Ces concours et festivals font apprécier du public des chansons comme « La boîte à musique » ou « Comme l’épervier » (1968) par exemple.
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Entre 1963 et 1975, l’artiste commercialise un bon nombre de 45 tours dont les chansons sont parfois signées en collaboration avec l’auteur belge Jean Darlier ou les musiciens Hector Delfosse et Roland Thyssen. En 1973, la chanson « Le secrétaire particulier » est écrite et composée par le poète belge Pierre Coran et le musicien montois Francis Deschamps (qui a pour pseudonyme Francis Mac Field). L’orchestration est signée par le Liégeois Jean-Marie Troisfontaines et la partition de guitare est jouée par le rocker Burt Blanca.
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En 1975, avec « Autant en emporte le vent », Serge Davignac obtient le prix d’interprétation au « Golden Orpeus » qui se tient en Bulgarie. La même année, le chanteur rend hommage à l’une de ses idoles, Jacques Brel, en enregistrant « Le plat pays ».
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Serge Davignac meurt le 8 septembre 2000 à Bruxelles.
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HUSTIN Jacques

Jacques Hustin en 1978 – Photo (c) Guido Marcon

Le chanteur belge Jacques HUSTIN naît le 15 mars 1940 à Liège. Il suit d’abord des études de dessin et de peinture avant d’être illustrateur, décorateur et compositeur. Ses premières apparitions en public datent de ses quinze ans. Mais, cinq ans plus tard, la voie de Jacques Hustin paraît tracée: il sera artiste peintre. Pourtant, malgré cela, en 1965, c’est bien de chanson dont il est question lorsque l’académicien Marcel Achard lui remet le Premier Prix du Festival de la chanson française à Spa (B). Dans la foulée, il en profite pour enregistrer son premier 33 tours en Belgique puis il s’installe à Paris. Il s’y produit dans des cabarets où les convives écoutent peu les artistes. Il connaît un certain succès discographique avec « On m’a donné quinze ans » et, en 1966, il reçoit le prix de la Société des Auteurs Belges: la SABAM.
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Il multiplie alors les récoltes de prix et récompenses en tous genres: on lui remet l’hermine de bronze au festival de Rennes en 1967 et le premier prix au Golden Stag Festival de Brasov (Roumanie) en 1968 où sont proposés les concerts de Rita Pavone, Gilbert Bécaud, Amália Rodrigues, Bobby Solo ou Cliff Richard. Un an plus tard, Jacques Hustin se voit attribuer le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. En 1974, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il s’y classe 9e avec « Fleur de liberté ».
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A la même époque, la RTB, télévision belge francophone, lui propose de présenter « La guimbarde », une émission où il accueille des amis artistes. Il poursuit son travail d’artiste en enregistrant quelques albums dans la seconde moitié des années 1970 comme, en 1978, « Les petites filles de David Hamilton ».
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En 1981, Jacques Hustin renoue avec un certain succès, surtout radiophonique, grâce, notamment, aux radios belges dites « libres » qui programment beaucoup : « Les coups de soleil ».
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Quelques années plus tard, c’est un maxi 45 tours intitulé « Piano blanc » qui lui permet de maintenir sa popularité mais aussi de proposer à nouveau une série de concerts au Théâtre de l’Esprit Frappeur à Bruxelles en 1986. Mais, en 1988, la fatigue et des soucis respiratoires l’obligent à mettre un terme à ses activités de chanteur. Il se retire dans les Ardennes belges où il décide de se consacrer pleinement à la peinture. Jacques ne sort de son refuge que pour parler brièvement de la sortie d’une compilation de 20 de ses titres en 1999: « En version originale ». Jacques Hustin décède dix ans plus tard, dans sa ville natale de Liège, le 6 avril 2009.
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D’ANJOU André

L’auteur, compositeur, interprète, éditeur et producteur belge André D’ANJOU naît le 25 janvier 1947 à Ixelles (Bruxelles) sous le nom d’André Jean De Roeck. C’est à 35 ans qu’il enregistre un premier 45 tours avec la chanson « J’étais un enfant » en 1982. C’est alors la grande époque des radios libres en Belgique et le disque est fortement programmé sur les ondes de toutes ces stations indépendantes. Auparavant, l’artiste a pris le temps de suivre des cours de chant, de diction et d’art dramatique. Et il s’est forgé une attitude sur scène en donnant des concerts en Belgique, France, Roumanie et en Espagne. Il a aussi composé et écrit quelques chansons qui lui permettent de s’inscrire à la Société des Auteurs et Compositeurs Belges, la SABAM, depuis 1969. Le titre « J’étais un enfant » lui permet alors de figurer parmi les finalistes de l’édition 1982 du « Castlebar International Song Contest » en Irlande. Ce festival, majoritairement anglophone, se déroulera jusqu’en 1988 et il est remporté, en 1982, par le Britannique Barry Mason. Par la suite, l’Irlandaise Linda Martin gagnera deux fois à Castlebar (en 1983 et 1988) et elle se classera deuxième au Concours Eurovision de la Chanson en 1984 avant de remporter le même concours en 1992 avec la chanson « Why me ». En 1983, André se présente à nouveau au concours de Castlebar avec une autre chanson reprise sur son deuxième 45-tours : « Si tu revenais ». Quelques semaines plus tard, il présente le disque à la presse belge au cours d’un showcase au Théâtre des Riches Claires à Bruxelles. Cette année-là aussi, le 15 août, il fonde le label Adasong, maison d’éditions et de production qu’il dirige. Ne laissant passer aucune occasion de se faire connaître du public et des professionnels, le chanteur s’inscrit au Festival de la Chanson d’Ittre (B) en 1984 et il y obtient le Prix de la Promotion Artistique Belge (P.A.B.) de la SABAM (Société des Auteurs et Compositeurs Belges). Perfectionnant sa technique vocale et son jeu de scène, André enregistre un troisième disque en 1985 et le titre principal, « La fille du 14 février » lui permet cette fois de participer à la finale du Festival International de la Chanson de l’Ile de Wight. En 1985 toujours, il participe à la comédie musicale « Et si l’on chantait Brel » qui est présentée au théâtre des Capucins à Luxembourg et il y interprète avec brio « Le Moribond ». En tant qu’éditeur, il devient membre du conseil d’administration de la SABAM et fait de la défense des artistes belges un combat qu’il mènera jusqu’à son décès. En 1986, André D’Anjou sort le premier et unique album 33 tours de sa carrière de chanteur. Il comporte douze plages dont un morceau instrumental (« Quatre saisons ») et la chanson qui donne son titre au LP : « Poudre blanche ».

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Tous les textes et les musiques sont écrits et composés par André qui s’est entouré, pour les enregistrer, de Jean-Pierre Dupuis et Alain Locoge, alors musiciens de Salvatore Adamo, ainsi que de Raf Verlinden pour le mixage. Et l’opus reprend les quatre chansons qui figurent sur les deux 45-tours commercialisés jusque là. Par la suite, l’artiste se tourne de plus en plus vers l’édition et la production musicale. En 1990, il édite ainsi un 45-tours de Petula Clark produit par l’Allemand Ralph Siegel : « Cheatin’ heart ».
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A la même époque, son chemin croise celui d’un jeune chanteur de la région de Charleroi : Alain Tomasi. Profitant de l’aubaine offerte par le succès grandissant de l’émission « Dix qu’on aime » sur la chaîne de télé privée belge RTL-TVI, André va éditer les chansons et s’occuper du management du chanteur en 1991 pour « Les violons de la nuit ».
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Il produit aussi pour la firme CNR Benelux le premier album d’Alain Tomasi, « Le Rockmantique », en 1991 et l’aventure se poursuivra jusqu’en 1995 avec deux autres albums : « Je rêve d’elle » et « Si tu y crois ». Mais le programme télé de mise à l’honneur des artistes belges a alors pris fin et la collaboration avec le chanteur s’arrête là. En 1999, André d’Anjou s’intéresse à un autre artiste originaire, lui, de Tournai (B) : Philippe Vancles. Il produit pour lui trois albums entre 1999 et 2009 : « Les grands sentiments » (1999), « Etat second » (2004) et « Kamikaze » (2009).

Durant la même période, il s’occupe de produire des albums instrumentaux de l’excellent pianiste belge Jean-François Maljean. Il profite de l’ouverture du marché du disque chinois pour introduire sur celui-ci un premier CD qui plaît beaucoup et se vend bien. En décembre 2002, il assiste émerveillé à la tournée triomphale de Maljean à Taïwan. Pendant, une dizaine d’années, cette collaboration avec le musicien va permettre à André D’Anjou de développer d’autres projets avec l’Asie. Comme, en 2006, la production d’un album pour l’animatrice et chanteuse belge Marie (Marie-Christine Maillard) intitulé « Made in Marie (100% French Touch) » et qui comprend des reprises de grands standards de la chanson francophone. Un disque qui connaît alors un beau succès à Taïwan.
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En 2003, la route d’André D’Anjou croise à nouveau celle de Petula Clark et il édite l’une de ses nouvelles chansons : « La première fois ».
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En 2011, s’adaptant toujours à l’époque dans laquelle il vit, il décide de produire l’album d’un DJ : Mister Dumont et « Kitchen Diaries ». Un an plus tard, il produit le nouvel album de Maria Palatine, harpiste, chanteuse et compositrice allemande installée à Bruxelles, qui regroupe des sonorités classiques, contemporaines, jazz et pop et où elle est accompagnée par les talentueux jazzmen Manu Hermia, Sam Gerstman et Michel Seba entre autres. Grâce aux réseaux gérés par André D’Anjou, l’album est commercialisé dans les pays asiatiques. En 2013, Adasong s’intéresse aussi à la musique cubaine en développant le répertoire de Rey Cabrera. Trois ans plus tard, le label est associé à la sortie de l’album de l’opéra-rock « Hopes » écrit, composé et produit par Alec Mansion.
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Les dernières nouvelles reçues d’André D’Anjou datent de quelques jours avant sa disparition : il s’agissait d’un courrier électronique effectuant la promotion de « Vous n’allez pas me croire », un livre de souvenirs signé par un artiste qu’il appréciait : Jean-Jacques Kira. André D’Anjou décède le 27 octobre 2020 à Jette (Bruxelles).
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MESSIA Danielle

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

La chanteuse française Danielle MESSIA naît le 27 octobre 1956 à Jaffa, en Israël, sous le vrai nom de Danièle Mashiah. Alors qu’elle a deux ans, ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans, où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seuls deux journalistes répondent à l’appel. Parmi eux, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et qui lui permet ainsi d’enregistrer un premier album, « Il fait soleil », qui sort en 1981 de manière plutôt discrète.
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Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».
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En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset.
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En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ».
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Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard.
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En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea pour son troisième album intitulé « Carnaval » daté de 1985.
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Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Son corps est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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HOLLOWAY Nancy

Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

La chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY naît le 11 décembre 1932 à Cleveland, dans l’Ohio aux Etats-Unis sous le nom de Nancy Brown. Son père est cuisinier et sa mère est une institutrice qui chante aussi du gospel dans les églises. Ils sont les parents de dix enfants dont Nancy. Cette dernière épouse un jeune homme répondant au nom d’Holloway alors qu’elle a seize ans. Le mariage tourne court après trois mois mais Nancy gardera toujours le nom de son époux. Sans véritable but, la jeune femme quitte alors Cleveland pour New York où elle effectue quantité de petits métiers pour vivre. Alors qu’elle est standardiste dans un hôtel, elle rencontre le responsable d’une troupe de danse, Larry Steele, qui est subjugué par la beauté de ses jambes. Alors qu’elle ne sait pas danser, Nancy prend des cours et finit par être engagée chez les « Beige Beauties » pendant plus d’un an. Puis, avec l’argent qu’elle a pu amasser, elle décide de se rendre en Europe et tombe amoureuse de Paris. En 1954, alors qu’elle est attablée avec des copains au bar du « Mars Club » et que ses finances s’amenuisent, on lui propose de chanter pour ne pas payer l’addition. Elle monte sur la scène et son interprétation d’un vieux blues américain séduit le patron qui l’engage pour d’autres soirées. Les rencontres et des réseaux artistiques lui permettent alors de se produire comme chanteuse dans d’autres pays comme l’Angleterre, l’Allemagne et le Liban. En 1957, Nancy Holloway revient chanter à Paris au « Mars Club » qui lui a porté chance. Et elle décide, trois ans plus tard, de s’installer définitivement dans la capitale française. Entre-temps, la chanteuse a rencontré André Pousse qui est alors l’un des responsables du « Moulin Rouge » et elle y est engagée pour chanter. En pleine ascension vers un succès de plus en plus évident, Nancy en franchit les étapes en se produisant à l’ABC de Paris en 1961 avant d’être l’une des invitées d’Albert Raisner dans son programme télévisé « Age tendre et tête de bois ». En 1961 encore, toujours très ambitieuse, elle décide aussi d’ouvrir son propre club à la Rue Saint-Florentin : « Chez Nancy Holloway ». A partir de cette année-là enfin, elle enregistre une demi-douzaine de disques 45-tours où elle interprète des adaptations françaises de « tubes » anglo-saxons : « Hey Pony », « Elle a des yeux d’ange », « Le boogie du bébé », « Venez les copains », « The twist », « Be bop a lula », « Les barbouses » ou « Viens danser le twist ».
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Son accent américain n’est pas étranger à sa popularité qui, à cette époque, peut s’apparenter, pour des raisons similaires, à celle de Petula Clark. En 1962, avec un bassiste qui a pour nom Nino Agostino Arturo Maria Ferrari et qui ne s’appelle pas encore Nino Ferrer, elle chante aux Folies Pigalle. Et elle débute au cinéma dans le film « Ballade pour un voyou » de Jean-Claude Bonnardot. Durant les mois qui suivent, Nancy continue à enregistrer des chansons à un rythme soutenu et elle finit par décrocher le grand succès attendu en 1963 avec « T’en vas pas comme ça », adaptation française de « Don’t make me over » interprété initialement par Dionne Warwick.
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Dans la foulée de ce « tube » elle est sur la scène de l’Olympia de Paris le 2 avril 1963 pour une émission de radio « Musicorama » présentée par Jacques Martin sur la station périphérique française Europe 1. Elle y interprète trois chansons dont « Derniers baisers » et, bien sûr, « T’en vas pas comme ça ».
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Elle est en vedette américaine aux côtés d’Eddy Mitchell. Et, six mois plus tard, elle chante de nouveau à l’Olympia aux côtés de Gilbert Bécaud. En 1964, la chanteuse poursuit l’aventure du cinéma en jouant son propre rôle dans « Cherchez l’idole », réalisé par Michel Boisrond, aux côtés de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Charles Aznavour et Eddy Mitchell. Elle y chante « Prends garde à toi ».
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Elle prend goût au cinéma et, aidée par le comédien André Pousse, elle tourne, plus tard, dans les films « Le Bluffeur » de Sergio Gobbi (1964), « Le Gentleman de Cocody » de Christian-Jaque (1965) ainsi que « Jeu de massacre » d’Alain Jessua (1967). En 1968 Nancy est en Roumanie et tourne dans une comédie musicale policière intitulée « Coups de feu sur les portes » où elle interprète deux chansons : « Bonjour Bucarest » et « Hop Sasi La La ».
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L’année suivante, la vie privée de Nancy Holloway est marquée à tout jamais par la mort de sa fille de vingt mois qui se noie accidentellement dans son bain. Elle vient alors tout juste de finir le tournage du film « Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques », de Michel Audiard. Elle interrompt sa carrière et quitte Paris pour retourner auprès des siens aux États-Unis. En 1974, elle essaie de revenir, malgré tout, au premier plan avec un disque dont le titre principal est « Laisse-moi vivre ». Après un nouveau 45-tours en anglais, « Give girl a chance », qui est commercialisé en 1981, elle reprend les concerts et, fin 1982, Nancy repart pour une tournée qui la conduit en Côte-d’Ivoire, au Niger, au Tchad, au Gabon et au Congo. En 1988, elle enregistre « You are my yesterday », un titre produit par le Belge Eddy Luyckx. Et, dans les années 1990, elle participe à quelques émissions de télévision « La chance aux chansons » de Pascal Sevran comme, le 16 mars 1993, pour y interpréter « Paris mes amours ».
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Ensuite, il faut alors attendre 2006 pour revoir la chanteuse sur scène lors de la tournée des idoles vintage « Age tendre et tête de bois » qu’elle partage avec d’autres artistes comme Richard Anthony, Frank Alamo ou Michel Orso. Elle quitte la scène en 2008 en raison de problèmes de santé. Agée de 86 ans, Nancy Holloway décède le 28 août 2019 à Paris.
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Céline DION sera de retour sur les scènes d’Europe en 2021

Annulée en Europe pour cette année 2020 en raison de la pandémie du coronavirus Covid-19, la tournée mondiale « Courage » de la chanteuse québécoise Céline Dion s’arrêtera finalement à Paris du 19 au 27 mars 2021 pour six concerts à La Défense Arena. Puis, la tournée se poursuivra ensuite dans 32 villes jusqu’en juillet 2021. Il y aura Anvers (B) les 30 et 31 mars 2021, Amsterdam (NL) du 5 au 8 avril 2021 et Dublin (IRL) les 11 et 12 avril 2021. Puis les rendez-vous s’enchaîneront en Grande-Bretagne, Ecosse, Hongrie, Pologne, Allemagne, Autriche, Croatie, République Tchèque, Suisse, Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Israël, Chypre, Italie, Malte, Grèce et Roumanie. 
Parmi les prestations prévues en France, il y aura bien celle qui était prévue en 2020 à Carhaix pour le Festival des Vieilles Charrues et qui aura lieu le 15 juillet 2021. Tous les organisateurs des différents concerts français et européens précisent que les billets achetés pour 2020 restent valables pour les spectacles reprogrammés en 2021.
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12 SEPTEMBRE

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

12 septembre 1888 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Mathé Altéry dans les années 1960 - Photo (c) Sam Levin

Mathé Altéry dans les années 1960 – Photo (c) Sam Levin

12 septembre 1927 : Naissance, à Paris, de la chanteuse soprano française Mathé ALTERY sous le vrai nom de Marie-Thérèse Altare. Elle est élevée dans le milieu artistique puisqu’elle est la fille du ténor Mario Altéry et la petite-nièce de Juliette Wermetz qui fut, notamment, la partenaire de Caruso à la Scala de Milan. C’est très jeune que Marie-Thérèse commence à chanter à Cherbourg où son père travaille alors. Elle devient rapidement une vedette locale et se lance dans des études musicales classiques. En 1950, elle est engagée comme choriste au Théâtre du Châtelet à Paris où elle est à l’affiche de l’opérette « Annie du Far-West ». Poursuivant son chemin artistique vers la reconnaissance, elle se distingue lors d’un concours de chanson organisé à Deauville en 1953. Le chef d’orchestre Raymond Legrand est de ceux qui la remarquent et il lui fait enregistrer la chanson « Les belles de nuit » du film réalisé par René Clair. De rencontres en rencontres, Mathé Altéry finit par décrocher sa participation au premier Concours Eurovision de la chanson organisé à Lugano en 1956. Elle y représente la France aux côtés de la chanteuse Dany Dauberson. Elle y interprète « Le Temps perdu ».
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Peu de temps après, elle se lance dans l’enregistrement de plusieurs disques de la série des treize: treize vieilles valses, treize airs d’opérette, treize valses de Vienne, etc. Parmi ces albums, celui des treize mélodies de la Belle Epoque remporte le prix de l’Académie Charles-Cros en 1957. Dans les années 1960, Mathé Altéry est la voix française de plusieurs comédies musicales américaines. Elle double ainsi Julie Andrews dans « La Mélodie du bonheur » en 1966 et Audrey Hepburn dans « My Fair Lady ». Elle est alors sollicitée pour chanter à Las Vegas mais elle refuse et préfère rester en France pour raisons sentimentales et un mariage célébré en 1966. La chanteuse effectue cependant de nombreuses tournées à l’étranger: au Canada, en Afrique du Sud ou en Scandinavie entre autres. De retour à Paris en 1970, elle est à l’affiche de l’opérette « Bon week-end Conchita » de Roland Arday. En 1975, elle enregistre des duos célèbres sur un album avec avec Lucien Lupi. Par la suite, Mathé Altéry se fait plus discrète sur scène: elle annonce, en 1988, qu’elle fait ses adieux en jouant dans « Rêves de Vienne » de Francis Lopez au théâtre parisien de l’Eldorado. Mais, le mercredi 7 décembre 1993, elle est à l’affiche des « Refrains oubliés du bonheur », un spectacle destiné aux seniors au Théâtre Royal de Mons en Belgique. C’est l’époque où les téléspectateurs français peuvent la revoir régulièrement dans les émissions de Pascal Sevran: « La chance aux chansons » et « Chanter la vie ». Fin de l’année 2006, elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur française pour 57 ans d’activités professionnelles et artistiques. Avec l’apparition du disque compact à la fin des années 1980, de nombreuses compilations nous permettent de retrouver ses grands succès en version originale digitale restaurée.
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CARAVELLI en 1975 – Photo (c) H. Tullio

12 septembre 1930 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre et compositeur français CARAVELLI sous le nom de Claude Vasori. D’un père italien et d’une mère française, il apprend tôt la musique et se destine à en faire son métier. Et c’est à 26 ans qu’il songe sérieusement, sur les conseils du chef d’orchestre Ray Ventura, à fonder sa propre formation musicale. S’inspirant de l’avion « Caravelle » popularisé par la compagnie Air France, il décide de prendre pour pseudonyme le nom de Caravelli, question de sonner plus « italien ». Dès 1959, il commence à enregistrer des disques qui reprennent, de manière instrumentale, les grands succès du moment. Dans les années 1970, Caravelli enregistre un 33 tours tous les trois mois. Tous ses albums contiennent aussi, à chaque fois, un titre personnel composé par le chef d’orchestre. Parcourir la discographie de Caravelli permet ainsi d’établir un rapide panorama de la chanson française d’une certaine époque. Mais elle procure aussi l’occasion de se rendre compte de la richesse musicale de certaines mélodies qui tiennent très bien la route sans texte. En 1970, il est l’arrangeur des musiques du film « L’homme qui vient de la nuit » dont les chansons sont interprétées par Ivan Rebroff. Sur disque, il accompagne aussi les vedettes de la chanson française et de l’opérette comme Maurice Chevalier, Charles Trenet ou José Todaro. En 1973, Caravelli compose la chanson « Laisse-moi le temps » avec laquelle Romuald représente la France au festival chilien de Vina del Mar. Dans sa version anglaise, cette chanson sera ensuite enregistrée par Frank Sinatra sous le titre « Let me try again ». Dans les années 1970, Caravelli est parfois appelé à remplacer le chef d’orchestre Raymond Lefèvre au cours de quelques émissions télévisées françaises de Guy Lux. Et la formation musicale parcourt aussi les routes de France et de Belgique pour se produire en concert à la fin des années 1970. En Belgique, où Claude Vasori recrute souvent ses musiciens, il est alors l’orchestre officiel d’une émission baptisée « Nos plus belles années » présentée par Jean-Claude Menessier à la RTBF, la télévision publique francophone. S’adaptant sans cesse aux nouvelles technologies et aux sonorités contemporaines, Caravelli fait évoluer son orchestre et y introduit des instruments électroniques dans les années 1980. A la fin de l’année 2002, il enregistre à Bruxelles ce qui sera son dernier album dont le titre est celui d’une chanson de Céline Dion: « A new day has come ». Le chef d’orchestre meurt le 1er avril 2019 au Cannet.
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Michel Drucker – Photo (c) France 2 Pascalito

12 septembre 1942 : Naissance, à Vire, en Normandie, de l’animateur et producteur français Michel DRUCKER. Il est le fils d’un médecin de campagne juif d’origine roumaine installé dans le Calvados et d’une Autrichienne native de Vienne. Plutôt cancre appréciant la proximité du poêle à l’école, il ne fait pas des études remarquables mais il nourrit une passion pour le sport qui va l’amener à se rendre à Paris après son service militaire accompli à Compiègne et dans la capitale française. Il se fait engager à l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Français en 1964. Il y est d’abord reporter sportif dirigé par Léon Zitrone, Pierre Desgraupes, Georges De Caunes et Roger Couderc. Et, malgré une courte apparition comme présentateur de l’émission musicale de variétés « Tilt » en 1964, il reste, jusqu’en 1975, cantonné dans le secteur des émissions sportives. Puis, il décide de consacrer ses émissions au show-business et à ceux qui font l’actualité de la chanson et du cinéma. Ses programmes ont d’abord pour titre « Les rendez-vous du dimanche ». Et c’est aux commandes de cette émission qu’il a la triste tâche d’annoncer le décès de Claude François le samedi 11 mars 1978 alors qu’il attend le chanteur pour des ultimes répétitions. Ensuite, il y a « Stars » sur TF1 puis, à partir de 1982, la mythique émission « Champs-Élysées » sur Antenne 2. Avec ces émissions, Drucker obtient une popularité et une notoriété qui lui permettent de recevoir des stars internationales mais aussi de partager l’amitié d’artistes comme Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean Ferrat, Salvatore Adamo ou Serge Gainsbourg. Epoux de l’ex-chanteuse et danseuse Dany Saval, il crée en 1984 la société de productions DMD (Dany et Michel Drucker). En même temps que cette carrière télévisuelle, Michel Drucker entame des activités radiophoniques à Paris sur RTL d’abord (« La Grande Parade » de 1976 à 1982) puis sur Europe 1 de 1983 à 1987. En 1990, le nouveau président d’Antenne 2 n’est guère inspiré en déclarant Drucker « has been ». Le producteur se tourne alors vers la chaîne privée TF1 où il obtient un succès considérable avec « Stars 90 ». En 1994, la chaîne publique Antenne 2 est devenue France 2 et Michel Drucker y revient pour un talk show quotidien de début de soirée où il révèle au grand public des artistes comme Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Cette émission intitulée « Studio Gabriel », du nom du Pavillon Gabriel que DMD Productions a acheté à deux pas de la Place de la Concorde, s’arrête en 1997. Un an plus tard, alors que l’état de santé de Jacques Martin ne lui permet plus d’assurer les programmes du dimanche après-midi sur France 2, c’est Drucker qui est sollicité et, le 20 septembre 1998, il présente le premier « Vivement dimanche ». Dans le même temps, l’animateur présente aussi des émissions ponctuelles et des soirées prestigieuses comme les remises de Molières, de Césars ou de Victoires de la Musique. De 2006 à 2007, il tente une nouvelle aventure un samedi soir par mois avec « Tenue de soirée » réalisée à chaque fois dans une ville différente sous un chapiteau transparent. Mais l’expérience s’arrête par manque de moyens. Le 20 mai 2006, il se trouve à Athènes pour commenter le concours Eurovision de la chanson pour la première fois. En 2008 et 2009, il revient à la radio dans les studios d’Europe 1. Puis, à la surprise générale, vingt ans après son interruption, il reprend, de manière très éphémère, l’émission « Champs-Elysées » le 13 novembre 2010. En 2012, il devient le présentateur d’une émission mensuelle sur France 2: « Le grand show ». Il y accueille à chaque fois une vedette de la chanson qui est la star de l’émission: Johnny Hallyday, Céline Dion, Florent Pagny ou Patrick Bruel, entre autres, en sont les invités. Durant le mois d’août 2014, il co-anime avec la présentatrice canadienne Julie Snyder un talk-show franco-québécois qui a pour titre « L’été indien ». Le couple y accueille des artistes comme Stromae, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Céline Dion, Patrick Bruel, Ginette Reno, Garou, Coeur de Pirate, Roch Voisine, Lynda Lemay, Robert Charlebois, etc. Très proche des artistes et des chanteurs, Michel Drucker n’a jamais caché son envie d’interpréter une chanson de temps à autre dans ses émissions. Il a ainsi participé de manière très brève à l’enregistrement de quelques chansons caritatives comme « La chanson des Enfoirés » en 1986, « Pour toi Arménie » en 1989, « Roumanie le soleil se lève à l’Est » en 1990 et « Un geste pour Haïti » en 2010. En 2015, l’animateur va plus loin en osant interpréter seul une chanson de Jean Ferrat qui lui tient particulièrement à coeur : « Nul ne guérit de son enfance ».
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Puis, il annonce vouloir franchir un pas artistique de plus en préparant un « one-man show » qu’il compte présenter dans toute la France. Et, en juin 2016, il présente la dernière émission « Vivement dimanche » de l’après-midi. A partir de mois de septembre suivant en effet, Michel Drucker est toujours bien là le dimanche sur France 2 mais en avant-soirée pour un talk-show allongé. L’histoire n’est cependant qu’un éternel recommencement et, en septembre 2018, après avoir essayé d’autres formules sans succès, les dirigeants de France 2 demandent à Michel Drucker de reprendre les « Vivement Dimanche » de l’après-midi. Parallèlement à ces aventures télévisuelles, le fringant septuagénaire semble avoir pris goût au « stand up » dont il a décliné, depuis 2015, de nouvelles versions. Alors que le confinement dû à la limitation de la propagation du coronavirus covid-19 bat son plein en 2020, Michel Drucker apprend qu’il va devoir subir une opération à coeur ouvert assez lourde. Il est ainsi contraint d’abandonner provisoirement son émission dominicale pour une longue convalescence qui lui permettra enfin de retrouver son canapé rouge du Studio Gabriel à la rentrée 2021.
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Mylène Farmer en 1987 – Photo (c) Elsa Trillat

12 septembre 1961 : Naissance, à Pierrefonds au Québec, de la chanteuse française Mylène FARMER dont le vrai nom est Gautier. Son père est un ingénieur en ponts et chaussées français alors envoyé au Canada pour participer à la réalisation d’un barrage. Le travail est important et long et, du coup, toute la famille va s’installer au Québec où Mylène passe les huit premières années de sa vie. Ensuite, c’est le retour en France où tout le monde emménage à Ville d’Avray près de Paris. L’adolescence de Mylène se déroule entre Paris et la Bretagne où elle passe régulièrement ses vacances. Elle veut alors s’orienter vers l’équitation et devenir monitrice. Mais, finalement, c’est au cours Florent à Paris qu’elle aboutit avec l’ambition de devenir comédienne. Elle effectue alors divers petits boulots pour vivre. Après une brève carrière de mannequin, elle est engagée, au cours d’un casting en 1984, par Laurent Boutonnat pour devenir l’interprète d’un titre qu’il a composé et qu’il produit: « Maman a tort ». Elle décide alors de prendre un pseudonyme et elle choisit le nom d’une actrice américaine des années 1930: Frances Farmer. Le disque est apprécié des radios et devient un grand succès populaire.
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Un deuxième 45 tours est enregistré chez RCA en 1985 mais le titre « On est tous des imbéciles » marche moins bien que le premier et la firme de disques rend son contrat à Mylène Farmer. Du coup, son troisième vinyle sort chez Polydor à la fin de l’année 1985: « Plus grandir » n’est à nouveau pas un grand succès. Tout va changer en 1986 avec la commercialisation du premier album de Mylène Farmer qui va être porté par la chanson « Libertine ». La sortie du 45 tours est appuyée par un clip video tourné avec beaucoup de moyens et où la chanteuse rousse apparaît nue. Le morceau est un véritable « tube » et lance réellement la carrière de l’artiste. Dans la foulée, Mylène Farmer va voguer de succès en succès avec des titres comme « Tristana » (1987), « Sans contrefaçon » (1987), « Pourvu qu’elles soient douces » (1988), « Ainsi soit-je » (1988), « Désenchantée » (1991), « Je t’aime mélancolie » (1991), etc. La chanteuse amasse aussi les récompenses diverses comme les Victoires de la Musique par exemple. En 1989, Mylène Farmer fait ses premiers pas sur scène et elle innove totalement en présentant un spectacle chorégraphié et scénarisé. La tournée qui suit cette première expérience est un véritable triomphe public. Depuis, la carrière de la chanteuse s’est poursuivie d’une manière plutôt linéaire avec des albums au succès constant et des tournées de mega-concerts à guichets fermés. Entre 1986 et 2012, l’artiste a enregistré neuf albums en studio dont le dernier a pour titre « Monkey me ». Un nouvel opus, « Interstellaires », est commercialisé fin 2015 et il est annoncé par un single interprété en duo avec Sting: « Stolen car ». Il marque un nouveau tournant dans la carrière de Mylène: l’abandon de Laurent Boutonnat en tant que compositeur. En mars 2017, après plus de 30 ans de collaboration, l’artiste quitte la firme phonographique Polydor et Universal Music pour enregistrer son prochain album chez Sony Music. Ce nouvel opus se fait cependant attendre mais il est toutefois annoncé par deux titres sortis début 2018: « Rolling Stone » et « N’oublie pas », un duo avec la chanteuse LP. L’album est finalement commercialisé sous le titre « Désobéissance » à la fin du mois de septembre 2018. Le succès est fulgurant et entraîne une série de neuf concerts qui ont lieu uniquement, en juin 2019, à la Défense Arena de Paris parce que l’énorme infrastructure n’est pas transportable.
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Jonatan CERRADA en 2003

12 septembre 1985 : Naissance, à Liège, du chanteur et acteur belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA. Tout petit, Jonatan est passionné de musique et, à l’âge de dix ans, il apprend les bases du classique à l’Opéra Royal de Wallonie basé dans ville natale. Quelques mois plus tard, il s’inscrit et se fait remarquer au concours télévisé belge « Pour la Gloire » diffusé sur la chaîne publique francophone RTBF. Il se produit alors de plus en plus pour des concerts et il suit des cours d’art dramatique pendant trois ans. A la fin de l’année 2002, Jonatan est sélectionné pour une audition bruxelloise du télé-crochet de la châine privée française M6 : « A la recherche de la nouvelle star ». Il y interprète la chanson « Suerte » de Shakira, la version espagnole « de Whenever, Wherever ». Le jury, composé d’André Manoukian, Dove Attia, Varda Kakon et Lionel Florence, est séduit et lui permet de participer pleinement au programme. Il fait donc ainsi partie des onze chanteurs concourant lors des neuf émissions se déroulant au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne et diffusés en direct. Il remporte la première saison du télé-crochet le 10 juillet 2003 en battant Thierry Amiel en finale. Après la sortie d’un disque où il figure aux côtés des autres candidats pour chanter « Laissons entrer le soleil », Jonatan sort son premier véritable single en solo sous son simple prénom et interprète « Je voulais te dire que je t’attends » de Michel Jonasz. dans la foulée, le jeune artiste enregistre son premier album qui a pour titre « Siempre 23 » et dont 65.000 copies sont rapidement vendues. Il assure alors la première partie de la tournée d’Eros Ramazzotti dans les pays francophones avant de se présenter seul devant le public parisien de l’Olympia à deux reprises. Il chante aussi un peu partout en France, en Belgique et en Suisse. En 2004, Jonatan est choisi pour représenter la france au 49e Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule en mai à Istanbul en Turquie. Soutenu par une chorégraphie signée Kamel Ouali, il interprète « A chaque pas » et se classe 15e sur 24. Un an plus tard, le chanteur enregistre un titre de la bande originale du film « Robots » : « Mon paradis ». Le deuxième opus de Jonatan Cerrada est commercialisé en juin 2005. Il a pour titre « La preuve du contraire » et quelques chansons sont composées, notamment, par Henri Salvador. Il se vend à près de 30.000 exemplaires. A la fin de 2006, il met en ligne sur le web, pour être téléchargée légalement, la chanson « Ruban Noir » qui est un hommage à sa cousine victime des attentats de Madrid de mars 2004. L’année suivante, il joue le personnage d’Arthur Rimbaud dans une comédie musicale et, en 2008, il fait partie de l’aventure du spectacle musical consacré aux chansons de Charles Aznavour sur une idée de Laurent Ruquier : « Je m’voyais déjà ». Diane Tell, Véronique Rivière, Arno Diem et Pablo Villafranca participent aussi à ce spectacle présenté à Paris du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 puis du 12 février au 12 avril 2009, avant la France, la Belgique et la Suisse. En 2010, il commence à préparer un troisième album qui tarde à se concrétiser. Et, quatre ans plus tard, le chanteur déclare abandonner le projet ainsi que la musique, trop bouleversé par le décès inopiné de son frère Julien dans un accident de travail. Il décide alors de quitter l’Europe pour s’installer en Indonésie où la passion de la musique va le reprendre en 2017 avec l’enregistrement d’un album en français, anglais et indonésien. Il s’appelle désormais Jonatan Lelaki Lain Di Hati et interprète, en 2018, le thème principal du film indonésien « Liam Dan Laila » dont il est l’acteur vedette.
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Claude Semal en 2006

12 septembre 2006 : l’auteur-compositeur-interprète belge Claude SEMAL est sur la scène du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Jusqu’au samedi 16, il y présente « Enfant de solo », un seul-en-scène plein d’histoires et de chansons, avec une guitare électrique pour Rossinante et un poisson rouge pour rossignol. Le spectacle est mis en scène par Laurence Warin.

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12 septembre 2015 : Le festival « Alors, Chante » qui avait lieu depuis 30 ans à Montauban (F) n’y a pas été organisé en mai. L’événement étant déplacé à Castelsarrazin, il n’a pas été possible d’organiser l’édition 2015 dan un délai aussi court. L’équipe du festival a donc choisi, dans un premier temps, de proposer une soirée du 30e anniversaire d’Alors Chante le 12 septembre 2015 à Castelsarrasin. Une multitude d’artistes s’y retrouveront dans des duos, des trios, voire plus, pour y présenter des versions inédites du répertoire de la chanson francophone: Pierre Perret, Bénabar, Francis Cabrel, Amélie-les-Crayons, Benoît Dorémus, Zaza Fournier, Jean Guidoni, Alexis HK, Juliette, Renan Luce, Carmen Maria Vega, Cyril Mokaïech, les Ogres de Barback, Sanseverino, Anne Sylvestre, etc.
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Rachid Taha en 1998

12 septembre 2018 : Décès, à Paris, du chanteur algérien Rachid TAHA d’une crise cardiaque la nuit pendant qu’il dormait à son domicile à l’âge de 59 ans. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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