ALGAY Michel

Michel Algay dans les années 2000

Le producteur de spectacles français Michel ALGAY naît le 5 février 1951 à Lyon. A 18 ans, Michel décroche l’opportunité de devenir stagiaire caméraman à l’ORTF (Office de Radiodiffusion et de Télévision Français) de sa ville natale. Il réalise alors aussi des photos pour le journal « Le Progrès » et pour différents autres supports comme « Lyon Poche » ou « Hebdo Lyon ». Il commence alors à côtoyer le milieu artistique et organise ses premiers concerts. Mais il devient vraiment producteur de spectacles lorsqu’il décide de mettre sur pied l’une des premières tournées de Serge Lama en 1972. Le 11 février 1973, c’est lui qui permet à Serge Lama de se produire à l’Olympia de Paris le jour de ses 30 ans, avec Maxime Le Forestier en lever de rideau.
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La même année, il s’occupe des plannings de concerts pour Léo Ferré mais aussi pour Claude Nougaro, Jacques Higelin et Serge Reggiani. Michel Algay diversifie ensuite ses activités en se consacrant à la publicité pour le cinéma, des pièces de théâtre et des spectacles de danse. En 1978, il crée le festival des Nuits de Fourvière à Lyon. Puis, au milieu des années 1980, l’homme produit des grands spectacles conceptuels comme des tournées du Cirque de Pékin, les Choeurs de l’Armée Rouge et les Valses de Vienne. A cette époque, il est de ceux qui participent à un débat télévisé très houleux sur la chanson française au cours de l’émission « Droit de réponse » de Michel Polac sur la chaîne privée française TF1. Vous pouvez visionner cette émission ci-dessous. Michel Algay y intervient après 1h06 de débat et il y est entouré de Juliette Gréco, Daniel Guichard et Hervé Cristiani entre autres.
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Après avoir convaincu le célèbre chorégraphe Maurice Béjart de produire sa troupe dans les Zénith de France, Michel Algay met sur pied des spectacles-exhibitions de patinage avec les Duchesnay et Philippe Candeloro entre autres. A la fin des années 1990, il s’occupe de nombreux artistes: Ivan Rebroff, Annie Cordy, Pascal Sevran, Michèle Torr, Demis Roussos, le Golden Gate Quartet, Pascal Brunner, Patrick Sébastien, Daniel Guichard, Georges Chelon, Lény Escudéro, Claude Barzotti, Richard Anthony ou encore Frank Michaël. En 2006, Michel Algay crée le concept des concerts « Age tendre et tête de bois » qui permettent au public de retrouver, sur scène et dans de grandes salles, les idoles des années 1960 et 1970. Pendant dix ans, des artistes comme Dave, Hervé Vilard, Sheila, Marie Myriam, Julie Pietri, les Surfs, Pierre Charby, Michel Orso et plein d’autres vont se succéder pour y interpréter leurs plus grands succès en l’espace de dix à quinze minutes chacun. La tournée attire près de 500.000 spectateurs par an et est présentée, selon les éditions, par des personnalités diverses comme Denise Fabre, Christian Morin, Didier Gustin, Julien Lepers, Sophie Darel, Pierre Douglas, etc.. Chaque artiste y preste en direct et y est accompagné par d’excellents musiciens dirigés par Guy Mattéoni.
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Au terme de la huitième saison du spectacle, Michel Algay décide d’abandonner le concept pour un autre annoncé plus « porteur »: « Sacrée Soirée » qu’il présente pour la première fois le 2 novembre 2013 à Châlon-sur-Saône. Le célèbre animateur français Jean-Pierre Foucault officie alors à la présentation de ce spectacle basé sur l’émission télévisée phare qu’il a animée durant sept ans, de 1987 à 1994, sur TF1. Les artistes annoncés ont pour nom Hugues Aufray, Guy Marchand, Marcel Amont, Enzo Enzo, Nicole Croisille, Plastic Bertrand, Marie-Paule Belle, La Compagnie Créole ou encore Umberto Tozzi.
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Quelques mois plus tard, suite à l’arrêt de ce nouveau projet, Michel Algay lance le show « Rendez-vous avec les stars » présenté par Patrick Sabatier en 2014. Les vedettes participantes se nomment Hugues Aufray, Petula Clark, Philippe Lavil, Plastic Bertrand, etc. Mais cette tournée-là n’obtient pas le succès espéré et des soucis financiers obligent le producteur à déposer le bilan. Le 1er juin 2015, on apprend que sa société est déclarée en faillite suite à une dette de trois millions d’euros envers la SACEM, la société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique français. A la rentrée 2015, la 10e édition de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois » est finalement remise sur pied par un nouveau producteur qui a pour nom Christophe Dechavanne. Michel Algay disparaît alors de la vie publique et, le 31 mars 2022, son ami chanteur Christian Delagrange annonce sur sa page Facebook que le producteur est décédé. C’est une crise cardiaque qui a emporté Michel Algay à l’âge de 71 ans.
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BOURTAYRE Jean-Pierre

Jean-Pierre Bourtayre dans les années 1980

Le compositeur et interprète français Jean-Pierre BOURTAYRE naît le 31 janvier 1942 à Paris. Il est le fils d’Henri Bourtayre qui est alors un compositeur à succès et qui, à la libération, est celui qui compose la célèbre chanson « Fleur de Paris » pour Maurice Chevalier. En 1947, Henri quitte le foyer familial et on tente de distraire le petit Jean-Pierre en lui apprenant le piano par l’intermédiaire de la professeure de Michel Legrand. Les années passent et Jean-Pierre s’intéresse de plus en plus à la musique d’autant que le rez-de-chaussée de l’immeuble où il vit est occupé par un magasin de disques. Et, adolescent, il y trouve et achète les enregistrements des chanteurs qu’il écoute à la radio : les francophones comme Patachou, Jacques Brel ou Georges Brassens mais aussi les anglo-saxons qui amènent le rock’n’roll comme Bill Haley. Fréquentant la famille Legrand, il va souvent flâner dans les bureaux de Marcelle Legrand, la maman de Michel, qui gère les éditions musicales de son fils. Au fil du temps, il rencontre des auteurs de chansons comme Pierre Saka qui l’introduit dans le monde des nouveaux groupes français que sont les Chats Sauvages ou les Vautours. Et, ensemble, ils commencent à confectionner des chansons pour les « yé-yés » qui, jusque-là, n’interprétaient que des adaptations françaises de succès anglo-saxons. Lorsqu’il quitte les Chats Sauvages, le chanteur Dick Rivers lui demande de composer des titres pour constituer son propre répertoire et Jean-Pierre Bourtayre lui offre « Baby John ».
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Sur un texte de Pierre Delanoë dont il vient de faire connaissance et qui veut écrire pour les nouvelles idoles, il compose la mélodie d' »Une fille si belle » pour Eddy Mitchell qui va ensuite proposer ses propres textes au compositeur (« Et s’il n’en reste qu’un » en 1966).
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Par la suite, Jean-Pierre se rapproche d’Eddie Barclay qui lui confie un poste de directeur artistique dans sa maison de disques. Il compose alors quelques musiques de films comme celle de « La curée » pour le réalisateur Roger Vadim (1966) ou celle du « Grand Meaulnes » de Jean-Gabriel Albicoco (1967). En 1968, avec Vlyne Buggy et Hugues Aufray, il écrit la chanson « Adieu Monsieur le professeur » qui est immédiatement un succès populaire.
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Il poursuit immédiatement sa collaboration avec la parolière Vlyne Buggy et celle-ci débouche sur une chanson qu’ils présentent à Claude François qui l’accepte : « Avec la tête avec le coeur ».
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Et Claude François apprécie ce nouveau compositeur à qui il demande ensuite de devenir son directeur artistique. Se souciant peu d’un éventuel surmenage, Bourtayre décide alors de se lancer lui-même dans la chanson en sortant un album 33-tours en 1969 : « Et puis je suis venu ».
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Il y interprète aussi, notamment, « Un prince en Avignon », une chanson écrite en hommage à l’acteur Gérard Philipe et qui sera reprise par Mary Hopkin, Esther Ofarim, Claude Dubois et Fabienne Thibeault. En 1970, Claude François lui propose de composer une musique sur un de ses textes en vue de réaliser un 45-tours farfelu avec l’animateur de radio déjanté Patrick Topaloff : c’est « J’ai bien mangé j’ai bien bu » et le succès est total.
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Puis, Jean-Pierre est contacté pour composer la musique d’un nouveau feuilleton télévisé français consacré aux aventures du héros de Maurice Leblanc, Arsène Lupin. C’est Jacques Dutronc qui est choisi pour interpréter la chanson « L’Arsène » mais aussi pour enregistrer le générique de la deuxième saison de la série en 1973 : « Gentleman cambrioleur ».
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En 1971 Jean-Pierre Bourtayre chante et enregistre « Le fils de Matthieu » en duo avec Cécile Valéry. La même année, il compose « Un banc, un arbre, une rue » qui permet à la chanteuse Séverine de remporter le Concours Eurovision de la chanson pour Monaco.
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Il connaît une période faste avec les compositions qu’il dédie à Claude François : « Y’a le printemps qui chante » (1972), « Chanson populaire » (1973), « J’ai perdu ma chance » (1973), « La Musique Américaine » (1974), « Le Chanteur malheureux » (1975), « Toi et moi contre le monde entier » (1975), « Une chanson Française » (1975), « Quelquefois » (1976), « C’est comme ça que l’on s’est aimé » (1977), « Magnolias for ever » (1977) et « Alexandrie Alexandra » (1977).
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Mais, à la mort de Claude le 11 mars 1978, Jean-Pierre se sent terriblement seul et oublié. Avec Etienne Roda-Gil toutefois, il se remet au travail et, ensemble, ils créent une comédie musicale, « 36 Front populaire », qui évoque une époque de l’entre-deux guerres où la France joyeuse découvrait les congés payés. Parmi les interprètes, il y a Julien Clerc et la jeune Corinne Miller qui remportera le concours Eurovision de la Chanson en 1983 sous le nom de Corinne Hermès en chantant « Si la vie est cadeau ». Un double album est produit mais la comédie musicale ne sera pas présentée sur scène dans l’immédiat.
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La même année, en 1979, il signe l’un des grands succès de l’année pour Gérard Lenorman : « Boulevard de l’océan ».
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Dans les mois qui suivent, se cherchant toujours après le décès de Claude François, Jean-Pierre Bourtayre accepte un poste de directeur de production au sein de la filiale française des disques WEA (Warner Elektra Atlantic). Pour Fabienne Thibeault, artiste québécoise révélée en 1978 par « Starmania » et fraîchement signée par le label WEA, Jean-Pierre compose « J’irai jamais sur ton island ».
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A ce moment, il retrouve l’un des ses vieux copains de l’époque Barclay, Jacques Revaux qui, entretemps, a développé la carrière de Michel Sardou. Et il ne lui cache pas son admiration pour l’artiste et son envie d’éventuellement lui composer l’une ou l’autre chanson. L’idée fait son chemin et, finalement, Michel Sardou va interpréter quelques-unes de ses compositions qui vont marquer son répertoire : « Vladimir Ilitch » en 1983, « Chanteur de jazz » en 1985 ou encore « Io Domenico » en 1987.
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L’auteur Jacques Demarny contacte alors Jean-Pierre Bourtayre et le sollicite pour devenir administrateur de la SACEM, Société des Auteurs, des Compositeurs et des Editeurs de Musique français. Un poste qu’il mérite largement au vu de ses multiples compositions, depuis le début des années 1960, pour Johnny Hallyday (« Oui je veux » en 1962), Sylvie Vartan (« Parle-moi de ta vie » en 1971), Marcel Amont (« Bleu, blanc, rouge et des frites » en 1972), Romuald (« Dis un petit mot » en 1972, « Celui qui reste et celui qui s’en va » en 1974), Patricia Lavila (« Pour toi c’est rien, pour moi c’est tout » en 1974), Gilles Marchal (« On ne refait pas le monde avec une chanson » en 1976), Tino Rossi (« Chantons la même chanson » en duo avec son fils Laurent en 1976 et « La vie commence à 60 ans » en 1978) ou encore Enrico Macias (« Générosité » en 1984). France Gall, Françoise Hardy, Marie Laforêt, Georgette Lemaire, Jean-Claude Pascal, et Annie Philippe ont aussi chanté du Bourtayre. En 2003, le compositeur travaille sur le spectacle musical « Belles belles belles » consacré à Claude François et, en 2017, il compose encore quelques chansons, avec des textes de Claude Lemesle, pour Isabelle Aubret.
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BEART Guy

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

L’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART naît le 16 juillet 1930 au Caire, en Egypte, sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante.
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C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », « Poste restante » « La vérité », etc.
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Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française, « Bienvenue », où il accueille des collègues artistes et des personnalités issues de tous les domaines qu’ils soient sports, littérature, cinéma, musique, théâtre, etc.
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Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « Les couleurs du temps »,  « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972 et Isabelle Aubret en 1973) ou « A Amsterdam » en 1976.
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Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ».
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Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire.
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En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ».
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Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès.
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Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, il est assis sur scène et est seulement entouré de trois musiciens dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Le chanteur annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée.
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Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque.
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Parmi les artistes qui le regrettent, il y a Pierre Barouh interviewé sur la chaîne de télévision française C News.
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L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Hugues Aufray, Laurent Gerra et Daniel Auteuil. Un reportage a été réalisé ce jour-là par l’Agence France Presse (AFP) et vous pouvez le visionner en cliquant sur l’icône ci-dessous.
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DAVIGNAC Serge

Serge Davignac dans les années 1960

Le chanteur belge Serge DAVIGNAC, de son vrai nom Antoine De Taffe, naît le 6 juin 1937 à Ixelles (Bruxelles). Il suit des études de comptabilité mais il est surtout passionné de chanson française et admire par dessus tout des artistes comme Jacques Brel, Léo Ferré ou Francis Lemarque. Au début des années 1960, il franchit le pas et se lance lui-même dans l’interprétation des chansons qu’il écrit et compose depuis un moment. Et, pour se faire connaître, il s’inscrit dans divers concours comme « Jour de chance » qu’il remporte avec les félicitations de la célèbre chroniqueuse belge Angèle Guller.
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En 1962, il se voit décerner le Grand Prix de Belgique des Variétés. Un an plus tard, il interprète ses chansons dans divers cabarets parisiens et il doit demander des congés à son patron pour ce faire. Les contrats sont cependant peu nombreux et la vie est difficile. En 1965, il participe au Festival de la Chanson Française de Spa (B) et, au début de l’année suivante, il passe en première partie de France Gall et Hugues Aufray à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Serge Davignac va alors continuer à tenter sa chance dans divers concours internationaux. Il est ainsi l’un des lauréats d’une compétition organisée par la radio télévision française, l’ORTF, en 1967 et il représente la Belgique lors du « Cerf d’Or » en Roumanie. Ces concours et festivals font apprécier du public des chansons comme « La boîte à musique » ou « Comme l’épervier » (1968) par exemple.
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Entre 1963 et 1975, l’artiste commercialise un bon nombre de 45 tours dont les chansons sont parfois signées en collaboration avec l’auteur belge Jean Darlier ou les musiciens Hector Delfosse et Roland Thyssen. En 1973, la chanson « Le secrétaire particulier » est écrite et composée par le poète belge Pierre Coran et le musicien montois Francis Deschamps (qui a pour pseudonyme Francis Mac Field). L’orchestration est signée par le Liégeois Jean-Marie Troisfontaines et la partition de guitare est jouée par le rocker Burt Blanca. En 1975, avec « Autant en emporte le vent », Serge Davignac obtient le prix d’interprétation au « Golden Orpeus » qui se tient en Bulgarie. La même année, le chanteur rend hommage à l’une de ses idoles, Jacques Brel, en enregistrant « Le plat pays ».
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Serge Davignac meurt le 8 septembre 2000 à Bruxelles.
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GAINSBOURG Serge

L’auteur-compositeur-interprète français Serge GAINSBOURG naît le 2 avril 1928 à Paris sous le nom de Lucien Ginsburg. Fils d’immigrants russes juifs, il a pour ambition dès son plus jeune âge de devenir artiste-peintre. Mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature.
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Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès.
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C’est Michèle Arnaud qui pousse Serge à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et cela est d’abord remarqué par le milieu artistique plus que par le public. Gainsbourg se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire.
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Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent.
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Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague des « yé-yés », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall, titre avec lequel cette dernière chanteuse remporte le concours Eurovision de la Chanson. Ces deux chansons sont des « tubes ».
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Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy ou Anna Karina.
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Il y a aussi Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée. B.B. en gardera des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo.
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En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils vont enregistrer ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui fait connaître le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant.
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Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc.
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Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très contestée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ».
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Les années 1980 seront celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Avec elle, il enregistre « Love on the beat » qui est l’une des chansons qui constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky.
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Les ennuis cardiaques de Serge Gainsbourg se multiplient alors. Mais le whisky et les « Gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe à Paris d’une ultime crise cardiaque. Il a alors 62 ans.
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Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui a fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier.
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Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Alain Bashung, Julien Clerc et même Claude François.
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En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.

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ANTHONY Richard

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

Le chanteur français Richard ANTHONY naît au Caire, en Egypte, le 13 janvier 1938 sous le nom de Richard Btesh. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. Il se présente chez le producteur Jacques Poisson en 1958 avec, sous le bras, une bande magnétique où il a enregistré une version française de « You are my destiny » de Paul Anka qui devient ainsi « Tu m’étais destinée ».
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Le professionnel du métier pense que cet artiste a sans doute de l’avenir et lui propose d’enregistrer un premier 45-tours. Ce disque permet à Richard Anthony de passer pour la première fois à la télévision française lors de l’émission « Discorama » du 26 juin 1959 présentée par Georges Descrières. Et, de fait, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, Richard Anthony se révèle être l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train » (que Hugues Aufray interprète en même temps que lui), « Ecoute dans le vent », « Tchin tchin », « Donne-moi ma chance », « C’est ma fête », « A présent tu peux t’en aller », « La terre promise », « Les ballons » ou encore « Le sirop typhon ».
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Dans un autre registre, Richard Anthony entreprend  de « détourner » une oeuvre classique espagnole du compositeur Joaquim Rodrigo, « Le concerto d’Aranjuez » pour en faire une chanson évoquant la guerre civile espagnole qui sera le plus grand succès international de sa carrière sous le titre « Aranjuez mon amour ».

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Toutes ses chansons sont des reprises. Il en sera de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne.
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La carrière de Richard Anthony va se poursuivre avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980 (comme « Juliette », le « Juliet » de Robin Gibb en 1983).
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Sa voix restera à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ».
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En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri et qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons qui se trouvent sur un CD-single en vente sur sa boutique internet désormais inaccessible. Il s’agit de « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’éteint à Pegomas (F – Alpes Maritimes) le 20 avril 2015. Sa dépouille est inhumée à quelques kilomètres de là dans le cimetière de Cabris le 24 avril 2015. Au même moment, au Québec, la chanson « J’entends siffler le train » connaît un nouveau succès grâce à son interprétation country réalisée en duo par Isabelle Boulay avec le vainqueur du télé-crochet « La voix »: Yoan (Garneau). Vous pouvez la visionner et l’écouter ci-dessous.
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DELANOË Pierre

Pierre Delanoë dans les années 1990

Le parolier français Pierre Leroyer, mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË, naît le 16 décembre 1918 à Paris. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère, Gérard Biesel dit Franck Gérald, qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon » ou l’inénarrable « Rondo pour un électron ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ».
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Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953.
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Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette.
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C’est aussi l’époque où Pierre Delanoë s’essaie lui-même à la chanson en soliste, aidé en cela par le célèbre producteur et découvreur de talents Jacques Canetti.
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En 1957, il écrit pour Gilbert Bécaud « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ».
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En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision.
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Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ».
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Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc.
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Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux français, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste.
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La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.
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BLANC Gérard

Gérard Blanc en 1989 – Photo (c) D. Palombo

Le chanteur et guitariste français Gérard BLANC naît le 8 décembre 1947 à Paris. A l’âge de seize ans, en pleine époque des « yé-yés », il crée le groupe « Windings » avec quelques potes. La formation existe pendant quatre ans puis change son nom en « Les Balthazar » en 1969. L’année suivante, apprenant que le groupe Martin Circus était à la recherche d’un chanteur et guitariste, il le rejoint et enregistre des chansons qui deviennent des succès radiophoniques: « Je m’éclate au Sénégal », « Les Indiens du petit matin », etc.
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En 1972, le groupe fait partie de la distribution de l’opéra-rock « La Révolution Française », de Claude-Michel Schönberg, où il interprète notamment « Français Français » et « A bas tous les privilèges ».
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Puis, trois ans plus tard, Martin Circus connaît un énorme succès en reprenant quelques titres des Beach Boys remis au goût du jour en français comme « Marylène » (« Barbra Ann »).
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La formation reste pendant deux ou trois ans au sommet des hit-parade avec d’autres titres comme « Si tu me loupes » (1976) et aborde même le virage du disco avec diverses mélodies en anglais (« Shine baby shine ») au début des années 1980.
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Après cette période, les différents membres du groupe se lancent dans des expériences musicales variées et Gérard Blanc entreprend une carrière de chanteur à son nom. En 1987, il connaît ainsi les sommets du Top 50 français avec « Une autre histoire » dont le disque se vend à plus de 800.000 exemplaires.
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Ce premier succès est suivi de quelques autres qui n’auront plus la même ampleur comme « Du soleil dans la nuit ».
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En 1988, il sort un premier album: « Ailleurs pour un ailleurs ». Puis, au fil des ans, la popularité diminue pour faire de Gérard Blanc une des stars des années 1980 au détriment de sa carrière chez les Martin Circus dont il réalise une anthologie sur CD en 2004. Il participe ensuite à l’aventure de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » puis se produit sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 2008. En octobre de la même année, il subit un malaise cardiaque dont il se remet lentement lorsque, la nuit du 24 au 25 janvier 2009, il succombe d’une hémorragie cérébrale à son domicile. Un double CD et DVD « Gérard Blanc, Made In Paris » a été commercialisé par son épouse et manager Brigitte Skiavi-Blanc quelques mois après sa mort.

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ALLWRIGHT Graeme

Graeme Allwright en 2007 – Photo (c) Lauren Pasche

Etrange destin que celui de ce jeune comédien nommé Graeme ALLWRIGHT, né le 7 novembre 1926 à Wellington en Nouvelle-Zélande, et venu du bout du monde pour finalement s’installer comme chanteur en France. Après une scolarité classique dans son pays natal, Graeme se destine au théâtre et, pour ce faire, parvient à décrocher une bourse pour se rendre à Londres. Il y rencontre une Française qui lui donne furieusement envie de s’installer au pays de Molière et de Victor Hugo. Ce qu’il fait en 1948. Trois ans plus tard, il épouse la jeune femme et devient ainsi le beau-fils du directeur de la Comédie de Saint-Etienne. C’est avec cette troupe de théâtre qu’il apprend le français mais aussi les Français en pratiquant de multiples et divers boulots: prof d’anglais et de théâtre, apiculteur ou encore animateur pour enfants. Parallèlement à ces activités, dès qu’il le peut, Graeme charme ses amis en leur interprétant des ballades anglaises pour lesquelles il s’accompagne à la guitare ou au banjo. Ses copains estiment que ces mélodies pourraient plaire au public français et, éventuellement, être adaptées en français. Fortement encouragé, Graeme Allwright décide donc d’essayer de se faire engager dans les cabarets parisiens qui pourraient être intéressés par ce genre musical original. Ce n’est pas gagné et les portes ne s’ouvrent pas vraiment devant lui. Mais, au fil des rencontres, il finit par faire la connaissance de deux musiciens américains qui pratiquent le folk traditionnel et qui décident de l’accompagner. Le chanteur et acteur Marcel Mouloudji a alors l’occasion de le voir dans un cabaret et pousse Graeme à enregistrer d’emblée un premier album avec une première chanson qui a pour titre « Le trimardeur » (traduction d’un titre original de Pete Seeger) en 1965.

Ce n’est pas un franc succès mais, l’année suivante, son second album, lui, est celui de la révélation. Ses mélodies sont basées sur le folk, le country et le blues traditionnels mais ses textes, en français, ne laissent jamais indifférents. Ils dénoncent, avec un certain humour, l’injustice et le conformisme aveugle de la société. L’une de ses meilleures idées est ensuite d’adapter dans la langue de Voltaire plusieurs chansons du folksinger canadien Leonard Cohen: « Suzanne », « Demain sera bien », etc.

Et il fait de même avec des titres de Bob Dylan (« Qui a tué Davy Moore »), ou Tom Paxton (« Sacrée bouteille »).

Il devient ainsi, avec Hugues Aufray, le chanteur « français » qui fait découvrir ces artistes anglo-saxons au public francophone. Parmi ses grands succès, une chanson, « Petit garçon » (adaptation de « Old toy trains » de Roger Miller), est devenue une sorte de classique de Noël (enregistrée par d’autres chanteurs notamment sur l’album « Noël ensemble » au début des années 2000).

Au début des années 1970, craignant une déstabilisation due à la pression des médias, il décide de voyager de par le monde et passe un mois seul dans l’Himalaya ou un an et demi à La Réunion par exemple. Chanteur engagé, il est l’un de ceux qui milite en faveur des agriculteurs du plateau du Larzac dans les années 1970 et, trente ans plus tard, pour l’adoption d’un texte moins belliqueux pour l’hymne national français « La Marseillaise ». En 1980, il chante, au cours d’un concert caritatif, avec Maxime Le Forestier pour l’association « Partage pour les enfants du tiers-monde ». Après avoir fait découvrir des chansons anglo-saxonnes au public francophone, il fait le chemin inverse en 1985 en, adaptant en anglais des chansons de Georges Brassens comme ici « Les passantes » (sur un poème d’Antoine Pol) qui devient « The passers-by ».

Dans les années 2000, son répertoire va aussi évoluer vers le jazz et, en 2005, il effectue, pour la première fois, une tournée dans son pays natal de Nouvelle-Zélande où il est inconnu. Début 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne, à la fois, un grand prix pour l’ensemble de sa carrière et un coup de cœur pour l’album « Des inédits… Pour le plaisir ». En 2015, à 89 ans, sur scène au cours d’une tournée de spectacles, il annonce avoir décidé d’arrêter les concerts.

Le chanteur, et auteur-compositeur, néo-zélandais décède, à l’âge de 93 ans, le dimanche 16 février 2020 à Couilly-Pont-aux-Dames (Seine-et-Marne) dans la maison de retraite où il résidait depuis un an.

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GALL France

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

La chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne naît le 9 octobre 1947 à Paris. Elle grandit dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment composé « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts d’Edith Piaf ou de Gilbert Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg.

Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires.

Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais.

A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ».

La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat.

Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de 1968 qui l’effraient.

En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall.

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La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas.

En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde.

Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse.

Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes.

Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978).

L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ».

Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988).

Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle.

France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015.

A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.

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MARCHAL Gilles

Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

L’auteur-compositeur-interprète et écrivain Gilles MARCHAL naît le 2 septembre 1944 à Paris. C’est au milieu des années 1960 qu’il se fait remarquer comme chanteur par Lucien Morisse alors directeur des programmes de la radio périphérique française Europe 1. Comme ce dernier est également le directeur de la firme de disques AZ, Gilles signe un contrat discographique avec cette firme qui l’assure d’une promotion certaine de ses chansons sur Europe 1. Et c’est en 1967 que sort son premier 45 tours avec la chanson « Le père Noël est mort ».
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Le succès n’est pas au rendez-vous mais il enregistre toutefois un deuxième disque en 1968: « Le chanteur d’amour ». La popularité vient quelques mois plus tard avec « Ne pleure pas ma mie ».
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Et elle se confirme la même année par un duo qu’il interprète avec la chanteuse Martine Habib: « Summer Wine ». Cette chanson est alors également interprétée en français par Marie Laforêt et Gérard Klein et a pour titre « Le vin de l’été ». 1969 est l’année du film « Macadam Cowboy » dont Gilles reprend le thème en français: « Comme un étranger dans la ville » (qu’Eddy Mitchell enregistrera près de 40 ans plus tard).
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En 1970, Gilles Marchal poursuit avec succès sa récente carrière de soliste avec la chanson « L’étoile filante », reprise francophone du titre de Lee Marvin « Wanderin’ star ». Cette mélodie met totalement en valeur la belle tessiture grave de l’interprète qui est très originale.
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En 1971, il sort un 33 tours qui regroupe une grande partie de ses premiers enregistrements. Et, l’année suivante, il est programmé sur de nombreuses radios avec le titre « Liberté ».
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En 1973, il chante le thème du film « Un homme libre » dont la musique est signée par Francis Lai. Pour son deuxième album qui sort en 1974, Gilles compose toutes les musiques et fait appel à Claude Lemesle et Eddy Mitchell pour les textes. Deux ans plus tard, avec un nouveau contrat discographique, il enregistre un disque pour Pathé Marconi: « On n’refait pas le monde avec une chanson ».
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Par la suite, la carrière de Gilles Marchal va perdre de sa vitalité malgré de très bonnes chansons comme « Drôle de vie » en 1978.
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Sept ans plus tard, il décide de mettre fin à ses activités de chanteur par l’enregistrement d’un dernier 45 tours qui recèle deux chansons: « Les maisons sans visage » et la reprise de « Céline », titre immortalisé par Hugues Aufray.
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Il se retire alors complètement de la musique pour assouvir une autre passion: l’histoire. Et il se met à écrire des livres sur le sujet. Gilles Marchal décède le 11 avril 2013 au Chesnay (F) à l’âge de 68 ans. Son premier 33 tours a bénéficié, en 1999, d’une réédition en CD sous le label Magic Records. Mais il semble bien que cet exemplaire numérique soit devenu rare si l’on tient compte de son prix sur certains sites de vente en ligne où il avoisine les 90 euros.
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STARK Johnny

Johnny Stark

L’imprésario français Johnny STARK naît le 29 août 1922 à Huningue, en Alsace, sous le nom de Roger Stark. Sa mère, Julie Chappuit, étant de l’endroit, il vit en Corse jusqu’à l’âge de onze ans. Son père, lui d’origine alsacienne, décide alors d’installer la famille sur la Côte d’Azur près de Cagnes-sur-Mer où il exerce des activités d’horticulteur. Roger fréquente l’école à Cannes. Mais sa mère meurt à l’âge de 33 ans et, en 1941, il se porte volontaire pour combattre en Afrique du Nord. La seconde guerre mondiale l’oblige à fréquenter des soldats américains et il s’intéresse aux spectacles dédiés à la détente de ces combattants. Il y découvre le métier d’imprésario. Après un séjour d’un an à Hong-Kong à la fin de la guerre, il revient en France en 1946 et y organise « La nuit des vedettes » à Cannes le 15 août. Le stade des Hespérides accueille des artistes comme Edith Piaf, Yves Montand, Marie Bizet, Réda Caire, Lily Fayol, Johnny Hess ainsi que l’orchestre d’Aimé Barelli. Il s’agit là d’une belle et solide première expérience qui va aussi se solder par un échec financier costaud. Sous le nom de Johnny Stark qu’il a choisi de porter, il décide de se relever financièrement en créant, à Juan-les-Pins, le Théâtre de Verdure qu’il inaugure en 1947 en présentant Jil et Jan au même programme qu’Edith Piaf. Pygmalion de la jeune Line Renaud, le compositeur Loulou Gasté demande à Johnny Stark de devenir l’imprésario de son artiste en 1949. Au cours du mariage de Loulou avec Line Renaud, l’épouse de Johnny, Nanou Taddéi est leur témoin en décembre 1950. Au cours des années 1950, il met sur pied des tournées de concerts pour Tino Rossi, Gloria Lasso, Luis Mariano et Dalida. En 1957 un cabaret de Colmar qui organise les soirées de la Foire aux vins en confie la programmation à Johnny Stark qui frappe un grand coup en proposant Luis Mariano, Dalida et Jean Yanne en 1958. La manifestation va se développer ensuite et devenir, comme les très populaires Kermesse de la Bière de Maubeuge, Kermesse de la Bêtise de Cambrai ou Kermesse de l’Ami Bidasse d’Arras, un rendez-vous incontournable pour les vedettes de la chanson française qui attire, sur plusieurs journées, plus de 150.000 spectateurs chaque année. L’homme s’occupera de la liste des artistes présents à Colmar jusqu’en 1973. En 1961, la jeune idole des jeunes Johnny Hallyday quitte la maison de disques Vogue et Johnny Stark, qui l’a rencontré quelques mois plus tôt, lui propose de signer un nouveau contrat assez exceptionnel chez Philips. Johnny Stark devient aussi son imprésario. Au fil du développement naissant des carrières de Sylvie Vartan et d’Hugues Aufray, l’homme s’occupe aussi des affaires de ces deux artistes. En 1966, un désaccord entre les deux Johnny, Hallyday et Stark, met un terme au contrat entre les deux hommes. A ce moment, Johnny Stark se met à la recherche d’une chanteuse dont la tessiture vocale pourrait rappeler celle d’Edith Piaf dont la disparition a laissé un trou béant dans le paysage de la chanson française. Plusieurs chanteuses sont alors suggérées à ses oreilles attentives : Georgette Lemaire et Michèle Torr notamment. Mais l’homme n’est pas convaincu par le profil professionnel et personnel de ces deux jeunes dames. Et, malgré une première appréciation faussée lors d’un gala d’Enrico Macias à Avignon, c’est finalement le passage de Mireille Mathieu, un dimanche après-midi, au concours télévisé du « Jeu de la Chance » de Raymond Marcillac qui va le faire craquer pour cette artiste. Et il va faire de cette jeune fille naïve et docile une grande vedette internationale en quelques années au prix d’un travail souvent très acharné.
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De 1967 à 1970, Johnny Stark épaule également la carrière de Michel Delpech qui vient de changer de label discographique. En 1976, l’imprésario demande à François Valéry de partir en tournée avec Mireille Mathieu pour effectuer une soixantaine de galas dans toute la France. Il s’occupe des affaires de Mireille Mathieu jusqu’au 24 avril 1989 lorsqu’il meurt d’un infarctus à Paris.
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Divorcé de ses deux épouses, Nanou Taddei et Nicole Bertho, Johnny Stark est inhumé, au cimetière Saint-Véran à Avignon, dans la sépulture de la famille de Mireille Mathieu.
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