GAINSBOURG Serge

L’auteur-compositeur-interprète français Serge GAINSBOURG naît le 2 avril 1928 à Paris sous le nom de Lucien Ginsburg. Fils d’immigrants russes juifs, il a pour ambition dès son plus jeune âge de devenir artiste-peintre. Mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature.
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Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès.
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C’est Michèle Arnaud qui pousse Serge à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et cela est d’abord remarqué par le milieu artistique plus que par le public. Gainsbourg se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire.
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Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent.
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Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague des « yé-yés », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall, titre avec lequel cette dernière chanteuse remporte le concours Eurovision de la Chanson. Ces deux chansons sont des « tubes ».
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Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy ou Anna Karina.
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Il y a aussi Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée. B.B. en gardera des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo.
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En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils vont enregistrer ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui fait connaître le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant.
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Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc.
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Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très contestée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ».
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Les années 1980 seront celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Avec elle, il enregistre « Love on the beat » qui est l’une des chansons qui constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky.
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Les ennuis cardiaques de Serge Gainsbourg se multiplient alors. Mais le whisky et les « Gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe à Paris d’une ultime crise cardiaque. Il a alors 62 ans.
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Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui a fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier.
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Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Alain Bashung, Julien Clerc et même Claude François.
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En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.

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GOLAN Henri

Henri Golan dans les années 1980

L’auteur, compositeur, interprète et fantaisiste belge Henri GOLAN naît le 8 décembre 1926 à Montignies-sur-Sambre sous le nom de Willy Dehaibe. Il effectue ses études primaires et techniques au sein de la célèbre Université du Travail de Charleroi. Puis, il décroche un emploi dans la sidérurgie alors florissante de sa région natale. Mais il est passionné depuis toujours par la musique et, sans connaissance musicale particulière, il écrit, compose et interprète des chansons qui vont bientôt le faire connaître. Sa préférence va pour les textes en dialecte wallon de Charleroi mais il signe aussi un bon nombre de textes en français. Il attendra toutefois près de cinquante ans avant de réaliser ses premiers enregistrements.
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Car, entretemps, il décroche de nombreux contrats pour présenter des spectacles où les vedettes ont pour nom Claude François, Rika Zaraï, Sacha Distel, Dalida, Jacques Dutronc ou encore Annie Cordy. Mais c’est Georgette Plana qui lui conseille de devenir chanteur. Et il commence par créer et intégrer une troupe appelée « Les Comédiens de la Chanson » avant de se lancer de l’aventure totalement seul. En 1979, il obtient ce qui restera probablement son plus grand succès discographique avec le titre « Em’ vî mononke est cyclo » (en français: « Mon vieil oncle est cyclotouriste »).
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Cette popularité va se poursuivre ensuite avec d’autres chansons comme, par exemple, « Lès Flaminds èyèt lès Walons » (« Les Flamands et les Wallons »), « Walonûye si djolîye » (« Wallonie si jolie »), « Handicapé mon ami » (1981) ou « Gn’aveu l’Cazier »(1983) (à propos de la catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle en 1956).
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Artiste au grand coeur, Henri crée en 1989 la Fondation Frédérix qui a pour finalité la lutte contre la mucoviscidose. Pour ses arrangements musicaux et les harmonisations, Henri Golan a souvent fait confiance, notamment, à la star belge du rock des années 1960: Burt Blanca. Le 21 février 2016, l’artiste tire sa révérence sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Après 50 ans de carrière, il décide en effet, à près de 90 ans, d’arrêter la chanson. L’artiste profite d’une courte retraite puisque, le 13 octobre 2020, il s’éteint à l’âge de 93 ans.
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HALLYDAY Johnny

Le chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY naît à Paris le 15 juin 1943 sous le véritable nom de Jean-Philippe Smet. Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. En 1960 il est présenté à la télévision française comme le filleul artistique de Line Renaud qui dit, à tort, qu’il s’appelle Hallyday parce que c’est le nom de son père qui est américain. On est loin de la véritable identité du père qui est Belge et s’appelle Smet !
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Depuis ce programme télévisé, « L’Ecole des Vedettes » du 18 avril 1960, Johnny Hallyday ne quitte plus jamais le devant de la scène. Il résiste, en l’intégrant, à la vague des yé-yés.
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Il survole, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connaît alors un léger passage à vide.
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Il revient au top dans les années 1970 et affronte le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country.
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Enfin, à partir des années 1980, il fait confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Daniel Balavoine (« Je ne suis pas un héros »), Michel Berger (« Quelque chose de Tennessee »), Jean-Jacques Goldman (« Laura »), Pascal Obispo (« Ce que je sais »), Zazie (« Allumer le feu »), Daran (« Deux sortes d’hommes), Miossec (« 20 ans »), etc.
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En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistre des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectue des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il est de tous temps une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semble l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui obligent à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « L’envie », « Mirador », « Sang pour sang », etc.
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Johnny sort en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partage la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ».
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Mieux: en 2015, il commercialise un album totalement imprévu dont la conception est volontairement cachée. Ce cinquantième opus a pour titre « De l’amour » et est de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, reste le genre musical préféré de l’artiste.
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Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entame cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparaît fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 est marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès est communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Johnny Hallyday vient de nous quitter le 5 décembre 2017, dans sa maison de Marne-la-Coquette, des suites d’un cancer des poumons. Le samedi 9 décembre 2017, des funérailles nationales ont lieu à Paris et le gotha artistique et politique français se retrouve en l’église de la Madeleine, étape finale du cortège funèbre qui est parti du Mont-Valérien en passant par l’arc de triomphe, les Champs-Elysées et la place de la Concorde. Parmi les invités au cortège, il y a plus de 700 motards qui sont venus rendre hommage à l’artiste. La foule est énorme sur le parcours du convoi funèbre. Et, sur les marches de l’église, le président de la république française, Emmanuel Macron, prononce un discours émouvant et rassembleur à la mémoire de « l’idole des jeunes ». Le 11 décembre 2017, le corps de Johnny Hallyday est inhumé dans le cimetière de Lorient sur l’île de Saint-Barthélémy dans les Caraïbes.
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MAURANE

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) le 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge Claudine Luypaerts, mieux connue sous le pseudonyme de MAURANE, naît le 12 novembre 1960 à Ixelles. Son père, Guy Luypaerts, est directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » qui est proposé dans la salle du Passage 44 à Bruxelles et où elle se retrouve sur scène aux côtés de Philippe Lafontaine, Jofroi, Dani Klein, Philippe Anciaux et Daria de Martynoff entre autres.

Une photo de l’équipe de « Brel en mille temps ». Maurane est en haut au centre sous le n° 44 (c) users.skynet.be philippelafontaine

C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1983, elle participe au Festival International de la Chanson Française de Spa et y représente la Belgique avec la « Petite chanson sans problème ».

En 1985, Maurane parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser »).

En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. L’année suivante, elle est sollicitée par Michel Berger et Luc Plamondon  pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ».

Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia.

Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ».

Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida).

Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien.

En 1997, Maurane participe à l’enregistrement d’un album consacré à une nouvelle version du conte musical pour jeune public de Philippe Chatel : « Emilie Jolie ». Elle figure sur le disque aux côtés, notamment, de Zazie, Axelle Red, Lara Fabian, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Alain Chamfort, Florent Pagny, Etienne Daho ou Art Mengo. Elle y interprète « La chanson de l’autruche ». Ci-dessous, l’artiste chante ce titre lors d’une émission de télé caritative enregistrée à Forest-National au profit de la division belge francophone de l’association « Make a Wish » pour laquelle Maurane s’est fortement impliquée.

L’année suivante, après quinze ans de carrière, la chanteuse commercialise son premier album « best of » où elle inclut quand même cinq titres inédits: « C’est magique » (en duo avec Eddy Mitchell), « J’ai pas tout dit », « Désillusionniste », « C’est la vie qui décide » et « L’un pour l’autre ».

L’enregistrement des albums originaux se poursuit alors à un rythme régulier pour la chanteuse : « Toi du monde » (2000), « Quand l’humain danse » (2003) et « Si aujourd’hui » (2007).

Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.

En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale.

De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005.

La chanteuse est, enfin, une grande pratiquante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité.

Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment.

Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Le 6 mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans le cadre de la Fête de l’Iris à Bruxelles avec un bonheur inégalable : elle y partage « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, avec la jeune et talentueuse chanteuse belge Typh Barrow.

Le bonheur est d’une très courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel, qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge, et qui sera finalement commercialisé à la date prévue grâce à la ténacité de sa fille Lou et de son chef d’orchestre Philippe Decock.

Les funérailles de la chanteuse ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Lou Deprijck, Le Grand Jojo, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de sa jeunesse.

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VASSILIU Pierre

Pierre Vassiliu en 1974 – Photo (c) Marie Vassiliu

Le chanteur français Pierre VASSILIU naît le 23 octobre 1937 à Villecresnes. Il se passionne dès son plus jeune âge pour les chevaux et les concours hippiques. Il se destine donc à être jockey. Il apprend le métier à Chantilly et parvient à gagner six courses. Sur le site d’un hippodrome, le jockey rencontre deux cavaliers qui ont pour nom Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, humoristes de leur état. Pierre leur déclare écrire des chansons dans ses moments de temps libre. Ecoutant celles-ci, les deux compères encouragent notre homme à présenter son répertoire dans les cabarets parisiens. Après 29 mois de service militaire passés comme photographe durant la guerre d’Algérie, il revient à Paris et présente ses chansons, parfois un peu grivoises pour l’époque, au petit conservatoire de la chanson de Mireille le 5 décembre 1961.

Il parvient à signer un contrat phonographique et à enregistrer une première chanson en 1962: « Armand ». Le disque se vend à 150.000 exemplaires et c’est un très gros succès.

Cette popularité soudaine lui permet de se retrouver rapidement sur la scène parisienne de l’Olympia en janvier 1964 où il chante en première partie de la soirée consacrée aussi à Sylvie Vartan, Trini Lopez et les Beatles. Dans la foulée, Pierre Vassiliu entame une tournée d’été avec Françoise Hardy, Jacques Dutronc et Johnny Hallyday. Pendant quelques années, il enchaîne les succès peu conformistes et drôles comme « Ivanhoé » ou « La femme du sergent » avant de connaître un léger passage à vide.

Il change de maison de disques en 1970 et signe un contrat chez Barclay où il enregistre l’album « Amour Amitié » qui marque un tournant dans la carrière de Pierre Vassiliu qui se montre plein d’une tendresse toute particulière.

Et, dans la même lignée, un 45-tours de 1971 révèle « Dans ma maison d’amour ». Une version particulière de cette chanson est livrée sur un plateau de télé français où Vassiliu est accompagné au piano par Gilbert Montagné qui connaît alors son premier grand succès international avec sa chanson « The fool ».

En 1973, le nouvel album du chanteur dévoile sa passion récente pour la musique brésilienne. Il connaît ainsi à nouveau le succès avec « J’ai trouvé un journal dans le hall de l’aéroport » puis, surtout, avec « Qui c’est celui-là ». L’opus se vend à plus de 300.000 exemplaires

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Pierre Vassiliu continue à enregistrer des albums par la suite mais ces derniers obtiennent une popularité moindre. Certains ne contiennent d’ailleurs souvent que des réenregistrements de ses grands succès. L’artiste s’installe au Sénégal entre 1985 et 1989 et il y ouvre un club de jazz. Il revient en France dans les années 1990. Et il faut attendre 2003 pour découvrir un nouvel album réalisé avec des griots Sénégalais: l’orchestre Kalone. En 2006, Pierre Vassiliu apprend qu’il est atteint de la maladie de Parkinson. Cela ne l’empêche pas de se produire avec les autres vedettes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2008 (à voir ci-dessous). Ces spectacles constitueront cependant les dernières apparitions publiques de l’artiste qui se retire à Mèze, dans l’Hérault. Car, le 17 août 2014, il décède dans un établissement hospitalier de Sète à l’âge de 76 ans.

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17 JANVIER

 

17 janvier 1933 : Naissance, au Caire en Egypte, de Yolanda Gigliotti qui deviendra la chanteuse DALIDA. Pour en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Pochette de l’album de Françoise Hardy « L’amour fou » sorti en 2012

17 janvier 1944 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Françoise HARDY. Révélée en 1962 par une ballade romantique (« Tous les garçons et les filles »), Françoise Hardy garde toujours une place importante et particulière dans le paysage de la chanson francophone.
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Sa relation avec Jacques Dutronc aboutit à la naissance de Thomas le 16 juin 1973 et à leur mariage en Corse le 30 mai 1981. Françoise et Jacques interprètent quelques chansons en commun comme, en 2000, la reprise de « Puisque vous partez en voyage » de Mireille et Jean Nohain. Après avoir interprété des compositions personnelles, Françoise a toujours eu le bon goût de choisir ses compositeurs: Serge Gainsbourg (« Comment te dire adieu » en 1968), Michel Berger (« Message personnel » en 1973), Julien Clerc (« Fais-moi une place » en 1989), Etienne Daho, etc. Grâce à ces chansons parfois adaptées en anglais, elle récolte un certain succès au pays de Shakespeare. En 2006, l’album « Parenthèses » lui permet de se faire plaisir en enregistrant des duos aussi variés que prestigieux. Deux ans plus tard, elle publie un très beau livre de souvenirs intitulé « Le désespoir des singes ». En 2012, Françoise Hardy sort un album plébiscité par la critique et dont le titre est « L’amour fou ». Entourée, entre autres, de Calogero, de Julien Doré ou de Thierry Stremler, elle nous livre dix chansons inédites. Deux ans après son album « La pluie sans parapluie », ce retour artistique majestueux est bercé par un thème que Françoise Hardy affectionne particulièrement depuis ses débuts: l’amour impossible aussi passionné qu’autodestructeur et qui fait perdre la raison. Cet album séduit la presse et obtient notamment les faveurs de Télérama qui lui décerne quatre clés. Parallèlement à ce nouvel album, et loin de se cantonner à son travail habituel, la chanteuse s’essaie aussi à l’écriture. Elle publie ainsi son premier roman intitulé, comme son disque, « L’amour fou ». Depuis 2005, la chanteuse se bat avec courage contre un lymphome. En mars 2015, elle est victime d’une chute et son état de santé se détériore ensuite rapidement avec de multiples fractures et un placement préventif dans un coma artificiel pendant huit jours. Sortie de ce pas difficile, Françoise Hardy déclare, en juin 2015, suivre sa deuxième chimiothérapie en dix ans. Fin 2016, après avoir déclaré qu’elle ne chanterait probablement plus, l’artiste publie un nouveau livre intitulé « Un cadeau du ciel ». Elle y raconte comment elle a frôlé la mort et comment elle pense être, miraculeusement, en rémission de son cancer grâce aux traitements reçus lors de son hospitalisation de 2015. En avril 2018, elle confirme sa meilleure forme en enregistrant un nouvel album studio, le 28e de sa carrière : « Personne d’autre ». En juin de l’année suivante, elle déclare, au cours d’une interview sur RTL-France, qu’un traitement contre une récidive du cancer la rend sourde d’une oreille et qu’il lui est désormais impossible de chanter avec ce handicap.
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17 janvier 2008 : Décès, à Clichy, du chanteur français CARLOS des suites d’un cancer à 64 ans. Pour en savoir plus sur le parcours professionnel de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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17 janvier 1991 : Faisant une pause dans sa carrière de chanteur, Serge LAMA est sur les planches du théâtre des Bouffes Parisiens, aux côtés d’Agnès Soral notamment, pour jouer la comédie dans la pièce « La facture » de Françoise Dorin. La première soirée sera suivie de nombreuses autres pendant près de trois mois.
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17 janvier 2011 : Sortie de l’album live d’INDOCHINE : « Putain de stade » enregistré, comme son nom l’indique, au Stade de France à Paris.

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16 JUIN

Annie Cordy en 2009 (c) Passion Chanson

16 juin 1928 : Naissance, à Laeken (Bruxelles), de la chanteuse et actrice belge Léonie Cooreman mieux connue sous son pseudonyme d’Annie CORDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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16 juin 1969 : Naissance, à Thiais (Val-de-Marne), du chanteur français BENABAR, né Bruno Nicolini. Avec une maman libraire et un papa régisseur de cinéma, il est presque écrit que le petit Bruno s’orientera vers une carrière artistique. Et c’est ce qu’il fait après avoir passé son enfance en banlieue parisienne. Il commence par apprendre la trompette avant de devenir technicien et photographe pour le cinéma. Il suit d’ailleurs des études d’art cinématographique à Bruxelles (B) comme Louis Chédid l’a fait avant lui. Il obtient quelques engagements dans le domaine du cinéma mais aussi de la télévision. Puis, il se décide à composer, écrire et interpréter des chansons. Avec un ami, il monte alors un duo de chanteurs qui a pour nom « Patchol et Barnabé ». Patchol a pour habitude de parler verlan et d’appeler Bruno « Bénabar ». C’est comme ça que, lorsque le duo s’arrête, Bénabar garde ce nom pour entreprendre une carrière en solo même si le premier album est enregistré en 1997 sous le nom « Bénabar et ses Associés ». Malgré de très bonnes chansons, comme « La p’tite monnaie », auxquelles le public n’est peut-être pas encore réceptif, le succès est très limité.

Les choses vont changer en 2001 lors de la sortie de son deuxième album où le chanteur s’affirme en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Il fait alors partie des découvertes du festival « Alors Chante » à Montauban. Il se produit dans une minuscule salle des ventes où l’on se bouscule pour venir le voir. Bénabar est désormais reconnu par les professionnels et le public commence aussi à apprécier sa personnalité et son talent hors du commun. Après avoir effectué les premières parties du concert d’Henri Salvador, il se révèle de plus en plus comme une bête de scène, n’hésitant pas à s’engager physiquement dans une course de fond pour arpenter les podiums où il chante. Les deux albums enregistrés ensuite le révèlent enfin complètement comme le chanteur avec lequel il faut désormais compter. Il connaît plusieurs succès d’affilée dont « Y’a une fille qu’habite chez moi » (2001), « Monospace » (2003), « Je suis de celles » (2003), « Maritie et Gilbert Carpentier » (2005), « Le dîner » (2006), « Quatre murs et un toit » (2007). L’animatrice et présentatrice de télévision française Daniela Lumbroso lui remet un disque de diamant en janvier 2007 lors de « La Fête de la chanson française ». L’album suivant s’appelle « Infréquentable » et sort en octobre 2008. Le premier extrait a pour titre « L’effet papillon » et c’est un succès immédiat. Les chansons « A la campagne » et « Infréquentable » sont diffusées par les radios dans les mois qui suivent. Fin 2011 sort l’opus intitulé « Les Bénéfices du doute » où Bénabar interprète « Politiquement correct », « Les rateaux » et « L’agneau ». Le succès est à nouveau au rendez-vous comme il l’est encore au début de 2014 lorsque Bénabar commercialise un nouveau disque appelé « Paris by night ». Au début de l’année 2016, le chanteur récolte un grand succès au Théâtre Tristan Bernard à Paris dans la pièce « Je vous écoute » qu’il a écrite et dans laquelle il joue aux côtés de Zoé Félix. En juin 2016, alors que Jean-Jacques Goldman décide de renoncer à l’organisation des futures soirées des Enfoirés, Bénabar est l’un des trois artistes à prendre sa succession aux côtés de Lorie et de Michaël Youn. Début 2018, Bénabar revient à la chanson avec la sortie d’un nouvel album, « Le début de la suite », annoncée par le titre « Feu de joie ».
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Thomas Dutronc – Pochette du 1er album en 2007

16 juin 1973 : Naissance, à Paris, du musicien et chanteur français Thomas DUTRONC, fils de la chanteuse Françoise Hardy et du chanteur Jacques Dutronc. Alors qu’il baigne plutôt dans une ambiance musicale depuis sa plus tendre enfance, c’est pour la photographie qu’il se passionne d’abord. Mais, à 18 ans, il découvre le swing de Django Reinhardt et il se décide à apprendre la guitare tendance manouche. En 1995, il collabore, en tant que musicien, à l’album de son père intitulé « Brèves rencontres ». Il apparaît ensuite dans deux films français qui constituent ses uniques activités cinématographiques à ce jour. Puis, il compose des chansons pour d’autres artistes et participe à différents projets musicaux comme des musiques de film ou des formations de jazz. Il faut attendre 2007 pour voir Thomas Dutronc se décider à « faire le chanteur » lorsqu’il sort l’album « Comme un manouche sans guitare ».

A une époque où les ventes de disques s’effondrent déjà, il parvient à en vendre 400.000. En novembre 2008, il passe en vedette à l’Olympia de Paris. Et, trois mois plus tard, à Paris, il reçoit une Victoire de la Musique pour sa chanson « Comme un manouche sans guitare ». En 2011, il sort son deuxième album qui a pour titre « Silence on tourne, on tourne en rond ». L’opus est moins orienté vers le jazz manouche et se veut toucher un public plus large avec des thèmes et des mélodies plus variées. Mais il n’atteint pas les chiffres de vente de l’album précédent. Le 25 mai 2015, un troisième album est commercialisé par l’artiste : « Eternels jusqu’à demain ». En 2018, le disque suivant de Thomas Dutronc, « Live is love », prend une tournure musicale légèrement différente qui lui vaut la reconnaissance du label discographique « Blue Note » pour lequel il est enregistré.
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Emmanuel Moire en 2013

16 juin 1979 : Naissance, au Mans, du chanteur et compositeur français Emmanuel MOIRE. Le petit Emmanuel se passionne très vite pour la musique en suivant des cours de chant classique au conservatoire de sa ville natale. Mais il suit aussi des études plus traditionnelles pour obtenir finalement un bac socio-économique. A 21 ans, il participe aux 16e rencontres d’Astaffort supervisées par Francis Cabrel et qui s’adressent aux auteurs-compositeurs-interprètes. Entre 2000 et 2004, Emmanuel diversifie ses activités. Il est pianiste, prof de chant et effectue des prestations dans divers cabarets et spectacles musicaux de la région du Mans. Parallèlement à ces occupations, l’artiste tente sa chance en s’inscrivant à divers castings comme ceux des comédies musicales « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba » et « Autant en emporte le vent ». Mais il est refusé à chaque fois. En 2004, la chance lui sourit enfin et il est sélectionné pour jouer le rôle de Louis XIV dans la comédie musicale « Le Roi Soleil » aux côtés, notamment, de Christophe Maé. Dans ce cadre, trois chansons qu’il interprète sortent en singles et sont largement radiodiffusées: « Etre à la hauteur », « Mon essentiel » et « Tant qu’on rêve encore ». Alors que la troupe du « Roi Soleil » parcourt l’Europe francophone en volant de succès en succès, Emmanuel décide de profiter de sa notoriété soudaine pour enregistrer un premier album personnel, « Là où je pars », qui est commercialisé à la fin de l’année 2006. Mais la tournée du « Roi Soleil » prend un second souffle jusqu’en juillet 2007 et le chanteur n’a pas la possibilité de se consacrer totalement à la promotion médiatique de son album avant cette date. Parmi les titres qui vont faire connaître ce premier album, il y a « Le sourire ». En septembre 2007, Emmanuel Moire est à Sopot en Pologne. Il y participe au Festival de la chanson et termine premier de la catégorie Chanteurs internationaux en interprétant « Ca me fait du bien ». Après une tournée de 50 concerts en France, il songe à entamer l’écriture et l’enregistrement d’un second album. Celui-ci est disponible à la vente en avril 2009, a pour titre « L’équilibre » et ne contient que des chansons composées par Emmanuel. Parmi les mélodies qui retiennent l’attention du public, il y a « Adulte et sexy » et « Sans dire un mot ». De facture électro-pop, l’opus est dédié à son frère jumeau Nicolas, décédé inopinément en janvier. Le chanteur peaufine son expérience scénique à travers une nouvelle tournée de concerts en 2010. Puis, il est contraint de changer de maison de disques alors qu’il prépare son troisième album. Fin 2011, il est engagé pour jouer dans la comédie musicale « Cabaret » au Théâtre Marigny à Paris. Le 1er décembre 2012, il remporte, avec la danseuse Fauve Hautot, la saison 3 de l’émission télévisée « Danse avec les stars » sur la chaîne privée française TF1. Début 2013, Emmanuel Moire est l’un des artistes à rendre hommage à Jean-Jacques Goldman sur l’album « Génération Goldman » (vol. 1). Il y interprète « Au bout de mes rêves » en duo avec Amandine Bourgeois. Au même moment, une nouvelle chanson de l’artiste se répand avec succès sur les ondes francophones: « Beau malheur ». Le titre annonce l’album « Le chemin » qui sort en avril 2013 et qui connaît un beau succès populaire. Sans attendre, l’artiste repart à la conquête du public sur les scènes de France, de Suisse et de Belgique jusqu’en juin 2014. En mai 2015, la chanson « Bienvenue » est extraite du quatrième album de l’artiste intitulé « La Rencontre » qui est commercialisé trois mois plus tard. Début 2016, pour le trentième anniversaire de la disparition de Daniel Balavoine, Emmanuel Moire enregistre le tube mythique « Le chanteur » pour l’album Balavoine(s).

Au début de l’année 2018, la chanson « Et si on parlait d’amour » préfigure la sortie du cinquième album studio de l’artiste prévu pour la rentrée mais qui est finalement disponible en février 2019 sous le titre « Odyssée ».
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16 juin 2003 : L’opus « Taxi Europa » du Suisse Stephan EICHER fait son entrée en 22e position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par le live « Un tour ensemble » de Jean-Jacques Goldman.


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André Hancre

16 juin 2008 : Décès, à Ottignies, de l’auteur et interprète belge André HANCRE. Né à Ottignies en 1919, André Hancre a surtout écrit et adapté des pièces en wallon de sa région natale. Certaines de celles-ci ont d’ailleurs elles aussi été adaptées en wallon d’autres régions comme le Borinage, la Wallonie Picarde ou le Namurois. L’une de ses pièces, adaptée de la comédie française « De doux dingues », a été présentée lors de l’inauguration officielle du centre culturel d’Ottignies en 1978. Ce que l’on retiendra plus particulièrement ici, c’est aussi le fait qu’André Hancre a écrit une soixantaine de chansons, également en wallon. Certaines d’entre elles ont été gravées sur sept disques. Parmi celles-ci, on retiendra notamment cet hommage à la balle pelote, sport typiquement belge, enregistré sous le titre « Ah ! L’djeu d’bale ». Il faut dire qu’André Hancre a aussi été le président de la société de jeu de balle de sa ville d’origine pendant 17 ans. En tant qu’interprète, l’artiste a enfin été plusieurs fois finaliste du Grand-Prix de la Chanson Wallonne et il a remporté le Coq d’Or de la chanson wallonne en 1973.
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Pochette de la compilation parue chez Marianne Mélodie en 2017

16 juin 2019 : Décès, à Paris, du chanteur, fantaisiste et animateur français Zappy MAX. Né le 23 juin 1921 à Paris sous l’identité réelle de Max Doucet, le jeune homme suit des études de chimie lorsqu’il est contraint, durant la seconde guerre mondiale, de rejoindre le Service du Travail Obligatoire (STO) comme tourneur-fraiseur à l’usine Zapp de Cologne en Allemagne. C’est le nom de cette firme qui l’inspirera plus tard quand il devra choisir un pseudonyme artistique. A la libération, il change de cap professionnel et se dirige plutôt vers une carrière artistique qu’il entame en devenant chanteur dans l’orchestre de Jacques Hélian pendant trois ans. Une recontre avec Louis Merlin l’amène à se présenter à Radio Luxembourg où il lui est proposé d’animer un nouveau jeu qui a pour titre « Quitte ou double ». Ce divertissement obtient rapidement un succès populaire sans pareil car tout auditeur peut y participer en se mettant à la place du candidat. Ce dernier doit répondre à des questions de culture générale pour lesquelles une bonne réponse peut lui permettre de double la mise ou tout perdre lors de la prochaine question. Cette première expérience lui permet de devenir le spécialiste du crochet radiophonique dans les années 1950 : il participe ainsi aux émissions « Radio Circus », « Vas-y Zappy », « Ca va bouillir » ou « C’est parti mon Zappy ». Son personnage va inciter quelques réalisateurs à lui demander de tourner dans leurs films : « Quitte ou double » (1952), « Faites-moi confiance » (1954), « Les chiffonniers d’Emmaüs » (1955), « Printemps à Paris » (1957) et « Amour, autocar et boîtes de nuit » (1958). Il devient aussi une vedette de la chanson et des disques Festival dans les années 1950 et, après avoir marqué l’histoire du music-hall français avec l’orchestre de Jacques Hélian, c’est avec l’accordéoniste André Verchuren qu’il enregistrera d’autres succès. Parmi ses chansons les plus populaires, il y a « Maître Corbeau », « Les cornichons » ou encore « Jo le cow boy ». Des mélodies que l’on retrouve de manière exceptionnelle sur un CD compilation édité par Marianne Mélodie en 2017. En 1966, il est remercié par Radio Luxembourg qui devient RTL et c’est terriblement contrarié qu’il « rebondit » à Radio Monte-Carlo (RMC) où il reprend son célèbre « Quitte ou double » jusqu’en 1983. Par la suite, Zappy Max écrit plusieurs ouvrages dont « Ca va bouillir » (en 2004), « L’âge d’or de la radio » (en 2004), « Jacques Hélian et son orchestre » (en 2007) et « Rock’n’rôle » (en 2008). En 2005, il est nommé chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Dans un autre livre paru en 2010, il étale toute sa passion pour le music-hall transmise par son père : « Mes Géants du music-hall » reprend plus de 80 portraits de grands artistes de la chanson française. Et, comme pour faire un pied de nez au destin, c’est sur la radio RTL qu’il est l’invité de Philippe Labro en août 2012 pour « Mon RTL à moi ».
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30 MAI

Albert Delchambre en 1985

30 mai 1947 : Naissance à Chimay de l’auteur, compositeur et interprète belge Albert DELCHAMBRE. Sa maman, d’origine ukrainienne, décède alors qu’il a quatre ans. Son enfance est profondément marquée par cette disparition et une scolarité accomplie en pensionnat. A quatorze ans, il s’enfuit de l’internat et aboutit à Paris où il devient garçon de courses. Il ne songe alors qu’à une chose: réaliser son rêve de poète en herbe et devenir chanteur. Au milieu des années 1960, sous le nom d’Ely Tchenko, il enregistre une chanson anglo-saxonne qui connait un certain succès adaptée en français sous le titre « Frédérica ». La mélodie est belle et arrive aux oreilles de producteurs français qui la font interpréter par une chanteuse prête à faire une grande carrière : Nicoletta. Le titre est modifié et devient « La musique ». Pour de sombres raisons commerciales et financières dont le show business regorge, Ely Tchenko ne sera jamais mentionné sur les crédits de l’œuvre enregistrée.

Vu le bon résultat du premier 45 tours, la maison de disques d’Ely l’encourage à en sortir un deuxième qui marche bien lui aussi. Alors que tout semble aller pour le mieux, Albert Delchambre enregistre avec un autre artiste belge talentueux, André Bialek, une chanson très engagée à la demande de la cellule marxiste de l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles. Le contrat qui le lie à sa maison de disques est rompu car celui-ci empêchait l’artiste d’enregistrer pour un tiers quel qu’il soit. Sans contrat, le chanteur connaît beaucoup de difficultés à se maintenir dans le milieu artistique. Le creux est long et parsemé d’embûches avec un détour par l’alcool notamment. Près de dix ans plus tard, Delchambre décide de s’en sortir et parvient à enregistrer un nouveau 45 tours sous ce nom. Le titre est autobiographique: « L’ivrogne ». Sa démarche se poursuit, en 1977, avec le lancement d’une souscription en vue de sortir un premier album. Les fonds réunis, le disque sort sous le titre générique « On n’est pas du même bord ». Le travail d’Albert Delchambre est apprécié des professionnels mais le public est encore relativement frileux. En 1980, le chanteur enregistre un deuxième 33 tours qui reste une autoproduction sous appellation Dicksong. Cet opus-là est appelé « Portraits » et, cette fois, les radios libres et nationale belges programment les titres « On peut s’imaginer » ou « Elle était de celles » qui évoque sa maman. Un an plus tard, Albert Delchambre participe au Festival de la Chanson Française de Spa et il y décroche le Prix de la Presse. Après ces bons résultats, le nom de Delchambre n’est plus vraiment inconnu et, pour son troisième album, une nouvelle société du nom de Sowarex produit le disque qui paraît sous le label Caracole distribué par Inelco. L’opus a pour titre « Entre l’enfer et le paradis » et il contient des chansons qui vont être radiodiffusées en 1982: « Mais que vienne l’automne », « Je t’aime bizarre étrange » et « Où est mon vélo ? ».

1984 voit la sortie d’un album qui retient l’attention des médias belges et dont le clip est diffusé dans l’émission télé de la RTBF « Palmarès »: « Traîner en ville ». En 1985, un nouveau 33 tours sort cette fois chez Vogue: « Rumeurs ». Les chansons sont belles et le travail est superbement réalisé avec l’appui d’excellents musiciens. Il y a « Extra-balle » et « Rumeurs de Fleetwood Mac » qui sont de très beaux morceaux. Une tournée est prévue à l’occasion de la sortie de cet album et la presse est invitée au premier de ces concerts dans la salle du Passage 44 à Bruxelles. Malheureusement, la branche belge de la firme de disques multinationale tombe en faillite et l’album d’Albert Delchambre a beau être programmé sur les radios, il n’est pas disponible dans les commerces. Après un 45 tours sorti en 1986 (« La mer »), l’artiste laisse à nouveau passer un peu de temps avant de revenir en 1991 avec, progrès technologique oblige, un CD intitulé « S’en dessus dessous ». Cette galette numérique propose des nouvelles chansons inédites (« Comme une envie de chanter »), des titres plus anciens (« Elle était de celles ») et de nouvelles versions comme celle de « Mais que vienne l’automne » qui s’appelle désormais « La feuille ». Avec cet album, le chanteur reçoit le prix des variétés de la SABAM, la Société Belge des Auteurs, en 1991. Bien qu’ayant retrouvé le label Sowarex distribué par Franc’Amour, Delchambre prend conscience de la nécessité d’éditer lui-même ses propres chansons et il fonde les éditions Dicksong avec lesquelles il va essayer d’aider de jeunes artistes comme Alfred (William Dunker) et le Québécois Jeff Smallwood qui est alors le guitariste de Roch Voisine. Désormais, Albert Delchambre prend le temps de concocter et de peaufiner ses chansons avec l’aide de Roberto Di Ferdinando, Jacky Goethals et William Dunker. En 2002, il en réunit onze qu’il grave sur un nouveau compact qu’il appelle « Acte III » et qui est à nouveau auto-produit. Le 22 juillet 2004, l’artiste livre une superbe prestation au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Et puis, dix ans plus tard, une dizaine de nouvelles chansons sont gravées sur un disque compact qui est commercialisé dans un emballage prestigieux. L’album a pour titre « Hors format » (CLIQUER ICI pour en savoir plus)  et aucune autre expression ne peut mieux caractériser la personnalité d’Albert Delchambre. Le 28 mai 2017, l’artiste fête ses 70 ans en présentant son nouveau spectacle appelé « L’inventaire » en la salle Sudhaina de sa ville natale de Chimay. Depuis cette date, le chanteur a en projet de mettre sur pied une comédie musicale retraçant la vie d’un des maîtres de la chanson francophone de Belgique : Salvatore Adamo.
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Le 45 tours de 1962

Le 45 tours de 1962

30 mai 1975 : Décès, à Bry-sur-Marne (F), de l’acteur et, occasionnellement, chanteur Michel SIMON. Né le 9 avril 1895 à Genève en Suisse, il délaisse vite les études et la famille pour se rendre à Paris où il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers le spectacle. Il devient ainsi clown-acrobate et assistant d’un magicien. Mais la première guerre mondiale arrive et il est enrolé dans l’armée. Après le conflit, il revient à Paris et se destine cette fois clairement au théatre. Il joue alors aussi dans des comédies musicales avant de trouver sa voie au cinéma qui lui procure le véritable succès. Son timbre de voix rocailleux ne devait pas le destiner à la chanson. Pourtant, Michel Simon s’y est consacré à quelques reprises. Deux « chansons » restent dans les mémoires: « Elle est épatante » enregistrée en 1934 et « Mémère », un texte de Bernard Dimey récité sur une musique en 1962. Michel Simon est mort le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne (F). Il repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève auprès de ses parents.

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30 mai 1981 : Alors qu’ils se connaissent depuis 1967 et qu’ils ont eu un fils, Thomas, né en 1973, Jacques DUTRONC et Françoise HARDY se marient en Corse. Un mariage surréaliste qui a eu lieu en raison d’une intervention chirurgicale subie par la chanteuse… C’est en tous cas ce qu’elle racontait en 2016 au micro de Nikos Aligas sur la radio française Europe 1.

 

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Jean-Claude Brialy – Pochette du 45 tours de 1964

30 mai 2007 : Décès, à Monthyon (Seine-et-Marne, France), du comédien français Jean-Claude BRIALY. Né le 30 mars 1933 à Aumale en Algérie, l’artiste possède beaucoup plus qu’une corde à son arc. Il participe ainsi souvent aux émissions télévisées françaises consacrées à la chanson comme celles de Maritie et Gilbert Carpentier dans les années 1970. Il a ainsi eu l’occasion de se mesurer à d’autres artistes comme Carlos dans quelques duos improbables. En 1964, il enregistre, avec l’aide de Jean Ferrat, quatre titres dans la foulée de son succès au cinéma nouvelle vague. Quatorze ans plus tard, ce sont des chansons de Jacques Revaux, Françoise Dorin et Pierre Billon qu’il enregistre: « Si t’es beau t’es con » et « Le coeur tatoué ».

En 1988 enfin, Jean-Claude Brialy commercialise un 45 tours où il parle plus qu’il ne chante. Les deux faces du disque sont des hommages: l’un à Jacques Prévert (« Si l’on chantait Prévert ») et l’autre à Arletty (« Paris Garance »).
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22 MAI

Charles Aznavour en 1980 – Photo (c) Alain Marouani

22 mai 1924 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR sous le vrai patronyme de Shahnourh Varinag Aznavourian. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.

Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais » (1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi » (1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100.000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui à Mouriès, dans les Alpilles (sud de la France) durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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Guy Marchand en 1986 – Photo (c) Tony Frank

22 mai 1937 : Naissance, à Paris, du chanteur et comédien français Guy MARCHAND. Fils d’un ferrailleur, il passe une enfance et une adolescence parisiennes sans problèmes à Belleville. Il apprend à jouer de la clarinette et c’est de cet instrument qu’il joue dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés alors qu’il est encore adolescent. Lors de son service militaire, il quitte Paris et s’oriente vers une carrière sous les drapeaux. Il intègre ainsi la Légion étrangère dans la section des parachutistes. A ce titre, il participe à la guerre d’Algérie. De retour en France, il exerce divers métiers dont celui de conseiller parachutiste pour le tournage du film « Le jour le plus long » en 1962. Cette approche du monde du cinéma lui fait rencontrer des personnes qui vont l’aider à s’orienter vers la chanson tant il est vrai qu’il possède une voix de crooner. En 1965, il enregistre ainsi ce qui reste l’un de ses plus grands tubes: « La passionnata ».

Presque au même moment, il fait ses premiers pas au cinéma. Il s’y fait remarquer dans de nombreux seconds rôles (« Boulevard du rhum » avec Ventura et Bardot) avant d’incarner, pour la télévision, le personnage du détective Nestor Burma. Après le succès de « La passionnata » et malgré ses activités cinématographiques, Guy Marchand continue d’enregistrer des chansons dont certaines sont encore dans toutes les mémoires: « Plein les bottes, les bottines et les boots » (1973), « Moi je suis tango » (1975), « Hey Crooner » (1977), « Relax » (1978), et puis, surtout, la mythique chanson reprise dans le film « Le Père Noël est une ordure »: « Destinée » en 1982. Par la suite, Guy Marchand se laisse entraîner par sa passion pour le jazz et enregistre, à partir de la fin des années 1990, des albums avec cette connotation musicale. Et c’est dans cette même veine qu’il sort, en 2012, un opus intitulé « Chansons de ma jeunesse » où il adapte, façon Marchand, quelques grandes chansons françaises.
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Dominique Walter en 1968

22 mai 1942 : Naissance, à Paris, du chanteur français Dominique WALTER, né Dominique Gruère. Il est le fils de la chanteuse et productrice de télévision Michèle Arnaud et, de ce fait, il fréquente très tôt le milieu des artistes et des chanteurs. Sa maman est l’une des premières à découvrir Serge Gainsbourg, qui l’accompagne au piano, à la fin des années 1950. Et, du coup, quand il se lance dans la chanson en 1965, Dominique Walter est un des premiers interprètes masculins de Gainsbourg. Son plus gros tube reste d’ailleurs un titre de Gainsbourg en 1967: « Les petits boudins » qui sera repris avec succès par Robert Farel à la fin des années 1980.

A la même époque, il enregistre aussi une adaptation française de « Penny Lane » des Beatles. Quelques mois avant cette popularité, Dominique Walter représente la France au Concours Eurovision de la Chanson 1966 avec « Chez nous ». Ensuite, pendant un moment, il est aidé par Claude François qui l’engage dans son écurie « Flèche ». A partir des années 1970, il quitte la chanson pour ouvrir un restaurant à Paris. Ensuite, c’est à Palma de Majorque qu’il part vivre avec son épouse et leurs trois enfants. Sa fille, Clémence Arnaud, a été chroniqueuse dans l’une des émissions télévisées de Michel Drucker qui a travaillé, au début de sa carrière, avec sa grand-mère, la productrice Michèle Arnaud.
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Laurent Rossi en 1974

22 mai 1948 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI, fils du célèbre chanteur corse Tino Rossi. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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22 mai 2003 : L’album de Jacques DUTRONC « Madame l’existence » fait son entrée en 20e position dans le classement des  meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par l’opus de Florent PAGNY « Ailleurs land ».
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Pochette de l’album « Les beaux dégâts » de Francis Cabrel

22 mai 2004 : Alors que Michel SARDOU occupe la première position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec « Du plaisir », d’autres artistes d’expression française entrent dans ce classement : il y a Carla BRUNI (avec « Quelqu’un m’a dit » 47e), GAROU (avec « Reviens » 28e) et Francis CABREL d’emblée 4e avec « Les Beaux Dégâts ».
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28 AVRIL

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

28 avril 1918 : Naissance de Mamy Scopitone, de son vrai nom Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER qui était, à l’origine, une imprésario française. Pour en savoir plus sur la vie et les activités artistiques de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Dutronc en 1984 – Photo (c) A. Florent

28 avril 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Jacques DUTRONC. A la fin de ses études, en pleine période « yé-yé », il est le guitariste du groupe « El Toro et les Cyclones ». Comme compositeur, il signe « Le temps de l’amour » et « Va pas prendre un tambour » pour Françoise Hardy. Puis, en 1966, il se lance comme chanteur soliste et obtient du succès dès ses premiers disques. Bras droit de Jacques Wolfsohn alors directeur artistique chez Vogue, il reçoit un texte de Jacques Lanzmann à mettre en musique pour un artiste à la mode. Le morceau ne convient pas à l’interprète en question mais la maquette réalisée par Jacques récolte tous les suffrages. De manière inattendue, c’est donc lui qui va enregistrer « Et moi et moi et moi » et en faire un succès immédiat.
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Sa carrière se poursuit alors avec des « tubes » comme « Les cactus », « J’aime les filles », « Les playboys », « Il est cinq heures », « L’hôtesse de l’air », « L’Arsène », « Le petit jardin », « Gentleman cambrioleur », « La ballade du bon et des méchants », etc. Parallèlement à la chanson, à partir de 1973, Dutronc va réaliser un beau parcours au cinéma qu’il commence avec « Antoine et Sébastien ». A partir des années 1980, ses disques vont se raréfier autant que ses shows en public. Il y a toutefois le disque « Merde in France » en 1984 et l’album « C’est pas du bronze » écrit avec la collaboration de Serge Gainsbourg quelques mois plus tard. Puis, en 1995, il y a « Brèves rencontres » et, en 2003, « Madame l’existence ». Très éloigné du show-business, Jacques Dutronc effectue toutefois un premier retour sur scène en 1992 puis un autre en 2010. A chaque retour, le public est au rendez-vous d’une tournée de spectacles où les nouvelles chansons sont rares. En novembre 2014, Jacques est même sur la scène de Bercy (Paris) pour s’y produire de manière exceptionnelle avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday dans le spectacle des « Vieilles canailles ». Contre toute attente, une tournée de ces « Vieilles Canailles » est aussi mise sur pied pour l’été 2017 dans les grandes villes des pays francophones européens. Le 30 mars 1981, Jacques Dutronc a épousé la chanteuse Françoise Hardy avec qui il vivait depuis 1967 et qui lui a donné un fils, Thomas, le 16 juin 1973. Cela fait maintenant des années que l’homme a quitté Paris pour la Corse où il coule des jours plutôt paisibles.
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Ginette Reno en 1988 – Photo (c) Caroline Hayer

28 avril 1946 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Ginette RENO. Adolescente, la jeune Ginette rêve de faire carrière dans la chanson et elle participe ainsi au concours de découvertes organisé au Café de l’Est à Montréal. Cette participation lui permet d’enregistrer un premier album dès 1962. Deux ans plus tard, après avoir remporté le titre de découverte féminine de l’année au Gala des artistes québecois, elle obtient l’opportunité de se produire en Angleterre, aux États-Unis et en France. A partir de 1962, Ginette Reno enregistre presque un album par an. En France et en Europe francophone pourtant, les disques de Ginette ne se vendent qu’à partir de la fin des années 1970 où elle connaît de grands succès comme « J’ai besoin d’un ami », « Je ne suis qu’une chanson », « J’ai besoin de parler », « Paris-Québec », « La deuxième voix », « L’essentiel » ou « Remixer ma vie ».
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Au début des années 1990, elle se lance dans une carrière cinématographique au Canada. Puis, Ginette Reno se fait un peu moins présente pour revenir en 2009 avec un album intitulé « Fais-moi la tendresse ». Et, en 2011, son opus a pour titre « La musique en moi » avec des chansons signées entre autres par Didier Barbelivien. Au cours de l’été 2014, Ginette Reno effectue un passage remarqué dans l’émission télévisée « L’été indien », coprésentée par Michel Drucker et Julie Snyder sur les rives du Saint-Laurent à Montréal. Elle semble avoir complètement récupéré de la crise cardiaque dont elle a été victime en janvier 2014 alors qu’elle se trouvait en Floride. En octobre 2018, la chanteuse revient, au Québec, avec un nouvel opus intitulé « A jamais » et comprenant treize titres originaux écrits notamment par Jacques Veneruso, Rick Allison, Didier Golemanas, Luc Plamondon, Romano Musumara et Lynda Lemay. Elle présente cet album au public européen francophone au cours de l’année 2019.
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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

28 avril 1985 : Sacha DISTEL est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et ne s’en sort qu’au prix de longues rééducations. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Vous pouvez lire la biographie de Sacha Distel en CLIQUANT ICI.
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Olivia RUIZ à Bruxelles toute auréolée du succès de son album de 2005

28 avril 2006 : Le festival des Nuits Botanique commence à Bruxelles. Jusqu’au 7 mai, il va accueillir des dizaines d’artistes d’expression francophone parmi lesquels ANAÏS, Daniel HELIN, MICKEY-3D, ETE 67, Samir BARRIS, Claire DITERZI, Joseph D’ANVERS, SAULE, DEBOUT SUR LE ZINC, Les TETES RAIDES, ARTHUR H, DA SILVA, Ariane MOFFAT, KATERINE, Dominique A, CAMILLE, LIO, Olivia RUIZ ou encore Marie WARNANT.
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Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn en 1975

28 avril 2015 : Décès, à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F), du musicien et chanteur français Serge KOOLENN des suites d’un cancer à l’âge de 68 ans. Pour en savoir plus sur la vie de cet artiste, qui est l’un des fondateurs du groupe IL ETAIT UNE FOIS célèbre dans les années 1970, veuillez CLIQUER ICI.
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2 MARS

 

Kurt Weill en 1933

2 mars 1900 : Naissance, à Dessau, du compositeur allemand Kurt WEILL. Pour prendre connaissance des activités de cette personnalité dans le domaine de la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
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2 mars 1942 : Naissance, à Saint-Raymond au Canada, de l’auteur de chansons québécois Luc PLAMONDON. L’un de ses premiers succès est le texte de « J’ai rencontré l’homme de ma vie », chanson qui révèle l’extravagante artiste canadienne Diane Dufresne en 1973. De chanson à succès en chanson à succès, Luc Plamondon rencontre bien vite l’auteur, compositeur et interprète français Michel Berger. De sa complicité artistique avec ce dernier naît la fameuse comédie musicale « Starmania » en 1978. Ce spectacle est le premier du genre à être monté et présenté à Paris ainsi que dans toute la francophonie. Une adaptation anglaise en est réalisée bien des années plus tard sous le titre de « Tycoon » avec des interprètes comme Cyndi Lauper ou Peter Kingsberry. Grâce à cette expérience hors du commun, l’auteur Plamondon se voit de plus en plus sollicité par des artistes français et québécois. Il écrit ainsi « Coeur de rocker » pour Julien Clerc en 1983 ou « Je danse dans ma tête » pour Céline Dion en 1991. En 1990, encore avec Michel Berger, il rend hommage à James Dean dans un nouveau spectacle intitulé « La légende de Jimmy » auquel participe la chanteuse Diane Tell. De sa rencontre avec le compositeur et interprète italien Richard Cocciante naît sa deuxième comédie musicale majeure présentée en 1998 au Palais des Congrès de Paris: « Notre-Dame de Paris ». Quatre ans plus tard, alors que son entente avec Richard Cocciante bat de l’aile, Plamondon écrit une nouvelle comédie musicale qui connaît un flop retentissant malgré la présence notamment de Laam et de Murrey Head: « Cindy » inspirée de « Cendrillon ». Fin 2012, Luc Plamondon écrit l’une des chansons de l’album de Céline Dion, « Sans attendre ». Elle a pour titre « Que toi au monde ».
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Christian Morin en 2013 – Photo (c) Bénédicte Henry

2 mars 1945 : Naissance, à Bordeaux, du clarinettiste, animateur de radio, présentateur de télévision et acteur français Christian MORIN. Il passe son enfance et son adolescence dans la région bordelaise avant d’y décrocher un diplôme des Beaux-Arts. Il se fait engager comme dessinateur humoriste par le quotidien Sud-Ouest et devient ensuite graphiste de 1964 à 1970 pour la station régionale de l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion Télévision Française. En 1970, il effectue son service militaire puis part pour Paris où il décide de s’installer. Il propose des croquis et dessins d’humour à plusieurs magazines et travaille comme graphiste pour quelques agences de pub. Ses rencontres parisiennes lui permettent de faire la connaissance du parolier Pierre Delanoë, alors directeur des programmes de la radio Europe 1. Ce dernier lui propose d’animer quelques émissions de la station dès janvier 1972 : « La boussole », « Dimanche retour », « Le hit-parade d’Europe 1 », « C’est dimanche » ou encore « Séquence Jazz » où il trahit son amour pour ce genre musical et sa passion pour la clarinette dont il joue depuis longtemps. Il présentera des programmes sur cette radio jusqu’en 1987, date à laquelle il partira pour RMC, Radio Monte-Carlo, pour animer les matinales pendant cinq ans. Parallèlement à ses activités radiophoniques, Christian Morin entame une carrière à la télévision. Timidement d’abord avec quelques apparitions en tant qu’animateur-radio du hit parade d’Europe 1 dans le « Top Club » de Guy Lux sur Antenne 2. Puis, la fenêtre s’élargit avec une participation à l’émission « Altitude 10.000 » d’Alain Jérôme en 1975. Durant la saison 1978-1979, il présente « Rires et sourires » à la télé française. Ensuite, il y aura « Les Descendants » de Philippe Alfonsi sur Antenne 2 (1980), des soirées de variétés à la télévision suisse romande TSR (« La Grande Roue », « Studio 4 » et « Trèfle d’or » de 1980 à 1985), « Les Paris de TF1 » de Pierre Bellemare (1981), « Histoire d’en rire » de Georges Folgoas (TF1 en 1982), « Cherchez la femme » avec Amanda Lear (La Cinq en 1986), « La roue de la fortune » (TF1 en 1987), « Succès fous » (TF1 en 1990), « Rires sur la ville » (TF1 en 1992), « Un pour tous » (France 2 en 1993) et « Les Victoires de la musique » (France 2 en 1994).
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Pendant toutes ces années, Christian Morin n’a jamais délaissé la clarinette qui lui permet d’enregistrer quelques disques instrumentaux et, aussi, d’accompagner quelques chanteurs lors de sessions d’enregistrement comme Michel Sardou par exemple. Par ailleurs, artiste complet, il tente une première expérience théâtrale en 1982 aux côtés d’Annie Cordy dans la comédie musicale « Envoyez la musique » à Paris. Ensuite, il est à l’affiche de différentes pièces : « Ciel, ma mère » (2001), « Lettre d’une inconnue » (2002), « SOS Homme seul » (2003), « Le Vison voyageur » (2003), « La Berlue » (2004) et il retrouve Annie Cordy dans « Lili et Lily » en 2006. Puis, il joue dans la série télé française « Tiroir secret » avec Michèle Morgan en 1985 avant d’apparaître dans des épisodes de Maigret (1998), Navarro (2000), Une femme d’honneur (2002), Femmes de loi (2004), Quai N° 1 (2004), Léa Parker (2004), Avocats et associés (2005), Alice Nevers (2005) et Plus belle la vie (2007). Au cinéma aussi, Christian Morin est présent dans plusieurs films de Pascal Thomas : « La Dilettante » avec Catherine Frot en 1998, « Mercredi, folle journée ! » avec Vincent Lindon en 2000 et « Valentin Valentin » en 2015. Le 30 août 2010, il revient à la radio pour présenter la tranche de 09h30 à 13h00 sur Radio Classique. En 2011, Christian Morin est sollicité pour présenter la saison 6 de la tournée de concerts nostalgiques « Âge tendre et Têtes de bois ».
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Alain Chamfort – pochette de l’album « Elles et lui »

2 mars 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Alain CHAMFORT. Après des études de piano, il forme quelques groupes musicaux dont « les Mods » qui accompagnent Jacques Dutronc sur scène à la fin des années 1960. Mais, petit à petit, il se dirige vers une carrière de chanteur qu’il entame par quelques 45 tours enregistrés sous son vrai nom: Alain Légovic. Ce ne sont pas des succès. Au fil de ses rencontres musicales, Alain finit par rencontrer Claude François qui est à la recherche d’un chanteur de charme « pour minettes ». Ses mélodies accrocheuses vont toutes devenir des « tubes » sous le label « Flèche » de « Clo-Clo » à partir de 1972: « Dans les ruisseaux », « Signe de vie signe d’amour », « L’amour en France », « Je pense à elle elle pense à moi », « Adieu mon bébé chanteur » ou « Madona Madona ». Pourtant bien installé, Chamfort va changer de style et de maison de disques en 1976. Il enregistre un nouvel album qui contient la chanson « Mariage à l’essai » et qui préfigure des textes désormais plus « forts ». En 1977, il obtient la complicité de Serge Gainsbourg pour l’écriture de l’album « Rock’n’rose » avec le fameux « Joujou à la casse ». Tous les albums que Chamfort va enregistrer par la suite sont de bons succès et ce jusqu’à la moitié des années 1990. Les choses deviennent en effet plus difficiles après le succès de la chanson « Clara veut la lune ». La maison de disques lui rend son contrat et la suite est aléatoire. Alain Chamfort se consacre alors de plus en plus à la scène où il crée des spectacles dans lesquels il n’hésite désormais plus à reprendre ses succès de la période « Flèche ». Il faudra attendre 2003 pour voir Alain revenir au devant de l’actualité avec la chanson « Le grand retour ». En 2005, il finit par enregistrer un album public très original réalisé sur le kiosque du Jardin du Luxembourg à Paris en 2005. Un DVD est également capté à partir de ce concert. Puis, il y a aussi un DVD de ses meilleurs clips et des compilations CD qui sortent avant une intégrale de tous ses albums repris dans deux coffrets. En 2010, il enregistre un album concept consacré à la vie du couturier Yves Saint-Laurent. Un spectacle devrait sans doute être monté un jour à partir de cette histoire musicale. En 2012, Alain Chamfort s’est, comme beaucoup d’autres artistes, sacrifié à la mode des duos. Mais il l’a fait avec la finesse et l’élégance qui le caractérisent: il n’a réenregistré ses chansons qu’avec des artistes féminines jeunes et, pour la plupart, encore méconnues bien que très talentueuses. L’album a pour titre « Elles et lui ». En 2015, Alain Chamfort annonce pour le 13 avril un nouvel album dont le titre « Joy » est déjà très présent sur les radios quelques semaines auparavant. Et puis, l’artiste fête ses 50 ans de carrière en commercialisant, le 20 avril 2018, son 15e album studio qui a pour titre « Le désordre des choses » et qui s’ouvre par la superbe chanson « Les microsillons ». L’opus est nommé dans la catégorie « Album de chansons variétés » aux Victoires de la Musique 2019 face à « Chris » de Christine and the Queens et « En amont », l’album posthume d’Alain Bashung qui remporte la récompense. Au cours de la cérémonie, Alain Chamfort interprète, très ému, « Les microsillons » en duo avec sa fille Tess Legovic.
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Nina Morato en 1993

2 mars 1966 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Nina MORATO sous le vrai prénom de Stéphanie. Son papa est alors peintre en bâtiment et sa maman vendeuse de bonbons puis infirmière. Adolescente, elle préfère les sorties parisiennes au lycée. En 1985, un jeune chorégraphe l’invite sur le tournage d’un clip du chanteur David Christie. Nina devient la compagne du chanteur et devient la mère de son premier enfant: Julia. En 1988, elle sort deux 45 tours sous le nom de Christie: « Funky School » et « Envie d’amour ». Puis, sous le nom de Stéphanie, elle enregistre « L’autre partie de moi-même ». Sans résultat. Ensuite, c’est un medley des tubes de Nino Ferrer qui lui permet de faire quelques émissions de télé. Elle change encore de nom et devient, cette fois, Stéphanie de Malakoff. Deux 45 tours font à nouveau le bide et Nina comprend qu’elle doit laisser tomber. Pourtant, en 1993, elle revient à la chanson sous le nom de Nina Morato. Elle sort alors son tout premier album: « Je suis la mieux ». Elle est aussi la maman d’une seconde fille prénommée Paloma dont le père, Jérôme Pigeon, lui compose quelques chansons. Le single « Maman » se vend comme des petits pains et le nom de Nina Morato devient connu. L’artiste est élue révélation féminine de l’année 1994 aux Victoires de la Musique.
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Dans la foulée de ce gros succès, Nina est sélectionnée pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson avec « Je suis un vrai garçon » signée par Bruno Maman, son nouveau compagnon. Elle obtient la 7ème place. Nouvelle expérience en 1994: le cinéma et un rôle dans « La Séparation » aux côtés de Daniel Auteuil. En 1996, son deuxième album a pour titre « L’Allumeuse ». Aucun single ne fait l’unanimité. L’album « Moderato », qui sort à l’automne 1999, est très différent. La chanteuse vient alors de perdre accidentellement Julia, la fille qu’elle a eue avec le chanteur David Christie, lui-même décédé le 14 mai 1997. Tout l’album est empreint de ce deuil avec, surtout, le titre « Mon ange ». Au cours de l’été 2000, on retrouve Nina Morato aux Francofolies de La Rochelle où un concert est organisé autour d’elle avec ses amis musiciens. Et puis, à nouveau, malgré un talent certain, Nina Morato est oubliée. Elle refait surface huit ans plus tard au cinéma dans deux films: « Ordo » et « Ma vie en l’air ». Elle remonte aussi sur scène avec d’autre chanteurs comme Arthur H. ou Albin de la Simone. En 2007, elle joue au théâtre dans « Les Monologues du Vagin » à partir du 14 février au Théâtre Michel, à Paris. En 2015, elle sort un single dont le titre est « Fanfaron », une chanson qui se retrouve sur un nouvel album intitulé simplement « Nina Morato » et qui sort à l’automne 2016.
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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

2 mars 1970 : Décès, dans un incendie, de la chanteuse Ria BARTOK à l’âge de 27 ans. Pour en savoir plus sur cette artiste qui a connu quelques succès dans les années 1960, veuillez CLIQUER ICI.
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2 mars 1984 : la RTBF, radio télévision belge francophone, organise sa finale télévisée nationale pour le Concours Eurovision de la Chanson. Les artistes candidats sont au nombre de dix et ont pour nom Jacques ZEGERS, Franck OLIVIER, Léonil MC CORMICK, NIGHTFORCE, FORMULE II, Marianne CROIX, Albert DELCHAMBRE, Martine LAURENT, Anne-Marie DU BRU et Jo LEMAIRE. Le vote du jury et le sondage des téléspectateurs donneront la victoire à Jacques Zegers et à sa chanson « Avanti la vie » qui représenteront la Belgique au Grand-Duché de Luxembourg.
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2 mars 1991 : Décès, à Paris, de l’auteur compositeur interprète Serge GAINSBOURG, né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 dans la capitale française. Pour en savoir plus sur sa vie et sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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Jean-Claude dans les années 1960

2 mars 1999 : Décès, à Bruxelles, de l’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER à l’âge de 64 ans. Pour en savoir plus sur la carrière professionnelle de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Gérard Rinaldi en 2011 (c) Passion Chanson

2 mars 2012, Décès, à Briis-sous-Forges, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI à l’âge de 69 ans. Pour en savoir plus sur le parcours artistique de celui qui fut, notamment, le chanteur des CHARLOTS, veuillez CLIQUER ICI.
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