HECTOR

HECTOR en 1963 – Photo (c) Stan Wiezniak

Le chanteur HECTOR, surnommé « le Chopin du twist » au début des années 1960, naît le 20 octobre 1946 à Paris sous le vrai nom de Jean-Pierre Kalfon. A quinze ans, Jean-Pierre fait partie d’un groupe musical avec des copains: Hector et les Mediators qui connaît quelques bons succès en anglais. Mais, en 1964, la formation se sépare et Hector poursuit seul son chemin musical et discographique. D’un naturel plutôt rigolo, il a des copains qui se nomment Jean Yanne ou Gérard Sire et qui ont déjà une petite notoriété dans le milieu artistique. Ces derniers lui confectionnent quelques textes de chansons qui vont rapidement lui construire un univers hors du commun proche de la provocation et de la satire. Ses actes ne sont pas moins excentriques: sur le conseil de Jean Yanne, Hector ira même se faire cuire un oeuf sur la flamme du Soldat inconnu. Au niveau musical, il se balance entre le rhythm’n’blues, le blues et le rock francophone. En 1964, il adapte ainsi en français au moins un titre du chanteur-hurleur américain Screamin’Jay Hawkins: « Hong Kong ».
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L’année suivante, il est sur la scène de l’Olympia en première partie des Animals qui cassent alors la barraque avec « The house of the rising sun ». Et lui aussi est accompagné par des animaux: en l’ocurrence quatre vraies poules et deux vrais canards qui côtoient ses musiciens. Parmi ses succès éphémères, on peut citer « T’es pas du quartier » (avec les Médiators en 1963), « Alligator » (1964) et « Abab l’Arabe » (1966).
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Après cette période florissante, Hector va se faire plus discret dans le domaine de la chanson. Les dernières nouvelles que l’on reçoit de cet artiste sont celles de sa mort qui survient le 19 février 2020 à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer. Les obsèques du chanteur ont lieu le 21 février 2020 au cimetière parisien de Pantin.
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HALLYDAY Johnny

Le chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY naît à Paris le 15 juin 1943 sous le véritable nom de Jean-Philippe Smet. Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. En 1960 il est présenté à la télévision française comme le filleul artistique de Line Renaud qui dit, à tort, qu’il s’appelle Hallyday parce que c’est le nom de son père qui est américain. On est loin de la véritable identité du père qui est Belge et s’appelle Smet !

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Depuis ce programme télévisé, « L’Ecole des Vedettes » du 18 avril 1960, Johnny Hallyday ne quitte plus jamais le devant de la scène. Il résiste, en l’intégrant, à la vague des yé-yés.
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Il survole, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connaît alors un léger passage à vide.
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Il revient au top dans les années 1970 et affronte le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country.
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Enfin, à partir des années 1980, il fait confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Daniel Balavoine (« Je ne suis pas un héros »), Michel Berger (« Quelque chose de Tennessee »), Jean-Jacques Goldman (« Laura »), Pascal Obispo (« Ce que je sais »), Zazie (« Allumer le feu »), Daran (« Deux sortes d’hommes), Miossec (« 20 ans »), etc.
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En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistre des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectue des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il est de tous temps une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semble l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui obligent à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « L’envie », « Mirador », « Sang pour sang », etc.
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Johnny sort en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partage la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ».
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Mieux: en 2015, il commercialise un album totalement imprévu dont la conception est volontairement cachée. Ce cinquantième opus a pour titre « De l’amour » et est de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, reste le genre musical préféré de l’artiste.
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Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entame cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparaît fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 est marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès est communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Johnny Hallyday vient de nous quitter le 5 décembre 2017, dans sa maison de Marne-la-Coquette, des suites d’un cancer des poumons. Le samedi 9 décembre 2017, des funérailles nationales ont lieu à Paris et le gotha artistique et politique français se retrouve en l’église de la Madeleine, étape finale du cortège funèbre qui est parti du Mont-Valérien en passant par l’arc de triomphe, les Champs-Elysées et la place de la Concorde. Parmi les invités au cortège, il y a plus de 700 motards qui sont venus rendre hommage à l’artiste. La foule est énorme sur le parcours du convoi funèbre. Et, sur les marches de l’église, le président de la république française, Emmanuel Macron, prononce un discours émouvant et rassembleur à la mémoire de « l’idole des jeunes ». Le 11 décembre 2017, le corps de Johnny Hallyday est inhumé dans le cimetière de Lorient sur l’île de Saint-Barthélémy dans les Caraïbes.
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SHUMAN Mort

Mort Shuman en 1982 – Photo (c) Bettina Rheims

Le compositeur et interprète américain Mort SHUMAN naît à Brooklyn, aux Etats-Unis, le 12 novembre 1936. Fils de Polonais d’origine juive immigré aux USA dans les années 1930, Mortimer connaît une enfance new-yorkaise difficile. Et c’est la musique qui va adoucir sa jeunesse : il s’inscrit au conservatoire de New York où il apprend le classique. Et, en déambulant dans les rues de Harlem, il se familiarise au rhythm’n’blues. Mortimer, dont le diminutif est Mort, commence à composer des chansons au milieu des années 1950. C’est la grande époque du rock and roll aux USA et, en s’associant avec le chanteur Doc Pomus, il écrit un bon nombre de succès pour des groupes et artistes américains en vogue. The Drifters vont ainsi enregistrer en 1962 « Sweets for my sweet » qui, en français, deviendra « Ma biche » interprété par Frank Alamo.
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Le duo va aussi « fournir » quelques titres à Elvis Presley: « His latest flame » ou « Suspicion » par exemple. A la même époque, Mort Shuman compose « Save the last dance for me » que Dalida reprend en français sous le titre « Garde bien la dernière danse pour moi ».
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Par la suite, Mort s’installe en Grande-Bretagne où il continue à composer pour des artistes comme Janis Joplin ou les Small Faces. Peu de temps après son arrivée en Europe, il fait la connaissance de Jacques Brel et décide de lui consacrer un spectacle qui est aussi l’occasion d’adapter en anglais toute une série de ses chansons: « Jacques Brel is alive and well and living in Paris » (« Jacques Brel est vivant et bien et il vit à Paris »). Parmi ses adaptations, il y a « Amsterdam » que David Bowie enregistre de manière magistrale en 1972 uniquement accompagné à la guitare acoustique.
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Puisque bon nombre de ses chansons sont adaptées en français et deviennent des succès francophones à part entière, Mort Shuman décide de s’installer à Paris au début des années 1970. Il y rencontre l’auteur qui est peut-être celui qui écrit les textes français les plus bizarres et les plus hermétiques mais aussi les plus rythmiques du moment: Etienne Roda-Gil. Mort trouve chez cet homme des mots et des paroles qui collent au mieux à ses musiques et il enregistre en 1972 un album qui va devenir mythique sous le titre générique « America ». Plusieurs succès y sont enfermés à commencer par le fameux « Lac Majeur » puis « Shami-Sha », « Brooklyn by the sea » et « L’imperméable anglais ».
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C’est là le début d’une belle carrière d’interprète en français qui va se poursuivre avec des « hits » comme « Ecoute ce que je vais te dire », « Voilà comment tu m’as laissé », « Papa Tango Charly », « Sorrow » (en anglais, du film « A nous les petites Anglaises »), « Garde-moi la dernière danse », « My name is Mortimer », « Un été de porcelaine » (du film « L’hôtel de la plage »), « Comme avant » ou « Ma chanson italienne ».
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Il effectue quelques passages toujours remarqués sur scène comme lors d’une grande tournée d’été en 1980 mais il ne s’agit pas de son activité préférée.
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Parallèlement à cette carrière de chanteur, Mort continue de composer. Il le fait pour des musiques de films (« Voleur de chevaux », « Les guichets du Louvre », « A nous les petites Anglaises », « L’hôtel de la plage ») mais aussi pour des artistes français cette fois: Michel Sardou, Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell.
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Le chanteur-compositeur tente aussi une carrière d’acteur et il s’en tire plutôt bien dans « Rue Haute » aux côtés d’Annie Cordy et dans « La petite fille au bout du chemin » avec Jodie Foster. A partir de 1982, Mort Shuman se fait plus rare en France et il s’installe définitivement à Londres. En 1983, il compose une comédie musicale, « Ma ville », dont les chansons enregistrées, notamment avec Nicoletta, ne connaissent pas le succès. Dans la ville où le genre est roi, il profite des nombreux théâtres pour proposer des spectacles musicaux qu’il compose encore : « Budgie » ou « Save the last dance for me » qui est une sorte de florilège des chansons que Mort a écrit pour les autres. Alors que l’on n’avait plus trop de nouvelles de lui de ce côté-ci de la Manche, malgré un album en anglais sorti discrètement en France en 1990, on apprend le 3 novembre 1991 qu’il est décédé des suites d’un cancer du foie à Londres. Il est inhumé au cimetière des Pins-Francs à Caudéran, petite localité française où il séjournait encore de temps à autre pour y profiter de bons moments de détente.
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25 FEVRIER

Valérie Lagrange en 1985 – Photo (c) Richard Schroeder

25 février 1942 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Valérie LAGRANGE, née sous le nom de Danielle Charaudeau. Adolescente, elle rêve de rock and roll et de cinéma. Et, à 17 ans, elle tourne aux côtés de Bourvil dans le film « La jument verte » de Claude Autant-Lara. Cette première expérience cinématographique est plutôt réussie et en engendre d’autres alors que Valérie se tourne aussi vers le théâtre classique en jouant, notamment, « Le misanthrope » de Molière. Alors qu’elle obtient un rôle dans « Un homme et une femme » de Claude Lelouch en 1966, elle entame une carrière de chanteuse en interprétant notamment du Francis Lai (« Encore un jour de notre amour ») ou du Serge Gainsbourg (« La guerilla »).

Elle enregistre quelques 45 tours puis s’éclipse une première fois du milieu artistique pour effectuer des voyages hippies. En 1972, elle revient à la musique avec « Si ma chanson pouvait », un titre qu’elle réenregistre cinq ans plus tard. En juin 1972, elle est à l’affiche du premier festival de Bièvres, au sud de Paris, avec Maxime Le Forestier qui en est la révélation. Un an plus tard, en compagnie du guitariste anglais Ian Jelfs, elle part en tournée avec Graeme Allwright et visite le répertoire de Cohen, Dylan et Donovan. En 1979, des maquettes de Valérie et Ian sont présentées à Richard Branson, le jeune directeur de la firme de disques Virgin à Londres. Ce dernier leur signe un contrat et, grâce à cela, au début des années 1980, Valérie Lagrange renoue avec le succès. Ses hits ont pour titre « A quoi tu sers » (1980), « Faut plus me la faire » (1980), « Toi » (1981) et « La folie » (1983).

Depuis toujours, la chanteuse oeuvre pour des causes humanitaires et c’est bien logiquement qu’elle met sur pied avec Renaud et Franck Langolff l’opération « SOS Ethiopie » avec le disque collectif français « Chanteurs sans frontières » en 1985. Quatre ans plus tard, après avoir absorbé des médicaments, Ian Jelfs sombre dans le coma et s’en réveille tétraplégique et muet. Valérie passe alors de nombreuses années à ses côtés pour l’aider dans sa rééducation. En 2000, l’artiste rencontre Benjamin Biolay et, ensemble, ils réalisent l’album du quatrième retour à la chanson de Valérie Lagrange: « Fleuve Congo » qui est commercialisé en 2003. L’opus n’obtient pas le succès escompté et Valérie Lagrange se retire à nouveau. En 2009, elle épouse son compagnon de 35 ans, Ian Jelfs.
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En 1979

25 février 1945 : Naissance, à Strasbourg, du chanteur français Herbert LEONARD sous le nom d’Hubert Lœnhard. Le jeune Alsacien commence sa carrière dans des groupes de sa région natale (les « Jets ») avant de rejoindre Paris et de devenir membre du groupe « les Lionceaux ». C’est alors le début des années 1960 et l’époque des yé-yés où les groupes sont aussi nombreux qu’éphémères. Comme c’est le cas pour les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell ou les Chats Sauvages avec Dick Rivers, Herbert Léonard finit par quitter les Lionceaux pour entamer une carrière de chanteur soliste. On est alors au milieu des sixties et le chanteur oriente son répertoire vers des reprises de rhythm’n’blues anglo-saxonnes. Il connaît le succès avec « Quelque chose en moi tient mon coeur » ou « Pour être sincère ».
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Les spectacles, galas et tournées se multiplient pour lui mais, en mars 1970, il est victime d’un grave accident de la route à Basècles en Belgique. Sa carrière est interrompue par cet événement inattendu et l’artiste va éprouver beaucoup de difficultés à revenir au premier plan ensuite. Il décide alors de se consacrer à sa passion pour l’aéronautique en écrivant des articles sur le sujet dans un magazine spécialisé. Contre toute attente, au début des années 1980, l’animateur de radio français Julien Lepers (qui ne présente pas encore le célèbre « Questions pour un champion » à la télé) lui propose quelques chansons qu’il a composées sur des textes de Vlyne Buggy. Parmi celles-ci, il y a « Pour le plaisir » qui devient immédiatement l’un des « tubes » de l’année 1981.
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L’album qui reprend la chanson se vend très bien et plusieurs de ses autres titres deviennent des succès dans la foulée: « Petite Nathalie » ou « Ca donne envie d’aimer » par exemple. Il n’en faut pas plus pour relancer la carrière d’Herbert Léonard qui va aller de succès en succès: « Ca pleure pas un homme », « Amoureux fous’ (en duo avec Julie Pietri), « Puissance et gloire » (de la série tv française « Chateauvallon »), « Quand tu m’aimes » ou « Je suis un grand sentimental ». L’artiste exploite alors un genre peu couru dans la chanson francophone: celui de la chanson érotique. Le succès est évident mais, après deux albums, la recette s’émousse et, suite à la disparition de l’excellent ingénieur du son Bernard Estardy, Herbert Léonard sort encore de nombreux albums boudés par le grand public. Ce dernier est toutefois très heureux de retrouver le chanteur dans ses succès éternels lors de la tournée « Age tendre et tête de bois » à laquelle Herbert participe à la fin des années 2000. En 2014, avec la sortie du superbe album « Demi-tour », le chanteur revient aux sources de son répertoire: le rhythm and blues à la française. Trois ans plus tard, en juin 2017, le chanteur inquiète son épouse Cléo, sa famille et ses admirateurs lorsqu’il est victime d’une embolie pulmonaire qui nécessite un placement dans le coma. Il passe de nombreux mois à l’hôpital avant que l’on annonce une amélioration et un retour à son domicile à la mi-septembre. Deux mois plus tard, il participe, avec une trentaine d’autres artistes français, à la croisière Age Tendre où il interprète à nouveau ses plus grands succès. En janvier 2020, Herbet Léonard rejoint la tournée « Age tendre » et parcourt toute la France en compagnie notamment de Michèle Torr, Pascal Danel, Jeane Manson, Christian Delagrange, Michel Orso, les Forbans et Claude Barzotti. Mais cette aventure est interrompue en avril 2020 en raison de la pandémie du coronavirus covid-19.
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Eddie Constantine en 1974 – Photo (c) C. Wallis

25 février 1993 : Décès à la suite d’un infarctus, à Wiesbaden en Allemagne, de l’acteur et chanteur français d’origine américaine Eddie CONSTANTINE à l’âge de 75 ans. Pour connaître une brève biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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20 OCTOBRE

Roger Hanin – pochette d’un 45 tours des années 1970

20 octobre 1925 : Naissance, à Alger (Algérie française), de l’acteur, réalisateur, écrivain et occasionnel chanteur Roger HANIN. Pour en savoir plus sur sa vie et, plus particulièrement, sur les épisodes de sa vie de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.

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Daniel Prévost en 1985

20 octobre 1939 : Naissance, à Garches, sous le vrai nom de Denis Forestier, du comédien, humoriste et aussi chanteur français Daniel PREVOST. Il n’apprend que très tard, dans les années 1990, que son père est un Algérien de Kabylie et il demande alors la double nationalité. A 23 ans, il sort de l’école d’art dramatique de la rue Blanche à Paris avec un premier prix de comédie. Puis, cherchant sa voie, il se présente au petit conservatoire de Mireille comme jeune apprenti-chanteur en déclarant qu’il veut se diriger vers la musique et la chanson.
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Pourtant, en 1964, il obtient un premier engagement au théâtre dans « Un certain M. Blot » aux côtés de Michel Serrault. Il rencontre alors Boby Lapointe et Jean Yanne avec qui il partage un goût immodéré pour l’humour absurde. Il songe alors sérieusement à la chanson et se retrouve finaliste des Relais de la Chanson avec Serge Lama notamment. Il y interprète « Les Jobs » et « Le Schtrock ». Entretemps, Daniel Prévost s’est déjà fait remarquer dans des émissions de télévision réalisées notamment par Jean-Christophe Averty. Il décroche aussi un rôle dans le feuilleton « Les Saintes Chéries » aux côtés de Daniel Gélin et Micheline Presles. Il effectue aussi ses débuts au cinéma et enregistre, en 1966, un premier 45-tours produit par Pierre Vassiliu. Il comporte quatre chansons: « La gitana », « Brève rencontre », Les jobs » et « Horrible amour ». L’artiste persévère ensuite la même année avec un deuxième 45 tours et les chansons « Hélène », « Madame Irma », « Mon bateau » et « Tu m’as plu ». Dans la deuxième moitié des années 1970, Daniel Prévost va réellement devenir célèbre grâce aux chroniques qu’il propose dans l’émission télévisée française dominicale de Jacques Martin: « Le petit rapporteur ». C’est au sein de cette équipe composée de Pierre Bonte, Piem, Pierre Desproges et Stéphane Collaro qu’il va enregistrer, avec ses compères, les chansons cultes: « A la pêche aux moules » (1975) et « Mademoiselle Angèle » (1976). Il va alors devenir un second rôle incontournable pour bon nombre de cinéastes français. Il obtient ainsi le César du meilleur second rôle en jouant Cheval, le contrôleur des impôts, dans le film « Dîner de cons » de Francis Veber (1998). En 1985, il revient à la chanson sans succès avec un disque reprenant deux titres: « La ronde des métiers » et « Mégalo song ». Enfin, il enregistre un duo totalement improbable avec Jacques Balutin en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la révolution française: « Loulou Nénette » (Louis et Antoinette).
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HECTOR en 1963 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 octobre 1946 : Naissance, à Paris, sous le vrai nom de Jean-Pierre Kalfon, du chanteur HECTOR surnommé « le Chopin du twist » au début des années 1960. Pour en savoir plus sur la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.

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Les talents de la première Star Academy française

20 octobre 2001 : Un château de Dammarie-les-Lys (près de Melun, en Seine-et-Marne, F) accueille à partir de ce jour les candidats à l’émission de télé-réalité musicale « Star Academy ». Huit filles et huit garçons vont passer douze semaines dans ce château transformé en vaste studio de télévision et d’enregistrement sous l’œil de 41 caméras. Au programme : des cours de danse, de chant, d’expression scénique et de mise en forme. Dans le cadre d’une discipline stricte et rigoureuse, les candidat.e.s auront droit à des sorties très encadrées et, chaque mardi, un classement des jeunes talents sera réalisé par les professeurs. A la clé pour le ou la finaliste : un contrat d’un million d’euros avec une maison de disques pour enregistrer un album qui sera distribué par Universal Music et une tournée de quinze dates avec trois passages à l’Olympia de Paris. Présentée par Nikos Aliagas, la première de l’émission a lieu à 20h50. Des échos du château seront montrés chaque jour de la semaine à 18h30 et un « best of » sera proposé le dimanche. NRJ France est le partenaire radio de l’opération. Un premier album de reprises sera enregistré par les seize participants du télécrochet pour être commercialisé en janvier 2002.
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26 SEPTEMBRE

Philippe Lavil en 1989 – Photo (c) Agence Stills

26 septembre 1947 : Naissance, à Fort-de-France en Martinique, du chanteur français Philippe LAVIL. Né sous le nom de Philippe Durand de La Villejégu du Fresnay, il est un descendant des « békés », ces colons français qui ont fui le régime du roi Louis XV en 1750. Ses parents sont alors les exploitants d’une bananeraie. A l’âge de treize ans, Philippe est envoyé en France dans un pensionnat de la Drôme. Et, par la suite, son prof d’anglais, qui n’est autre que le chanteur néo-zélandais Graeme Allwright, l’initie également à la chanson. Vivement intéressé par cette découverte, Philippe Lavil s’achète une guitare et décide de devenir chanteur. Mais ses parents ont d’autres projets d’avenir pour lui et il suit les cours d’une école de commerce durant trois ans. Le virus musical est cependant le plus fort et il parvient à enregistrer un premier 45 tours en 1969: « A la califourchon ». Le disque n’est pas un succès. Mais Eddie Barclay chez qui il vient de sortir ce premier disque croit en l’artiste et lui permet de commercialiser un second vinyle avec la chanson « Avec les filles je ne sais pas » qui est l’un des grands « tubes » français de 1970.
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Désormais, Philippe Lavil n’est plus un inconnu et sa popularité ravit les journaux à sensation de l’époque que l’on ne qualifie pas encore de « people ». C’est ainsi qu’il apparaît à la une de cette presse comme le fiancé de la princesse Caroline de Monaco notamment. Après ce premier grand succès, Lavil compose beaucoup pour d’autres artistes, comme Gérard Lenorman, avant de reprendre le chemin des studios. Il le fait en 1977 pour enregistrer un album dont deux titres obtiennent les faveurs des radios: « Hey Mister Lee » et « Février de l’année dernière ». Puis, à nouveau, Philippe Lavil s’absente des médias pour revenir, tel un boulet de canon, avec un énorme « tube » signé Didier Barbelivien et Michel Héron en 1982: « Il tape sur des bambous » qui se vend à près de deux millions d’exemplaires. Sa carrière est cette fois bien lancée et il ne compte pas la lâcher. Il va ainsi enregistrer succès sur succès: « Elle préfère l’amour en mer », « La chica de Cuba », « Jamaicaine », « Elle tricote des pulls pour personne », « Savana Kumba » ou encore « Kolé Séré » en duo avec Jocelyne Béroard en 1987. Depuis cette période faste, Lavil n’a de cesse de mélanger musicalement ses racines et ses influences dans ses chansons qui, toutes, ont un parfum d’exotisme. Ses albums « Retour à la case créole » (2002), « Calypso » (2007) et « La part des anges » (2011) en sont des exemples parfaits. En 2012, il rejoint la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » comme parrain de la saison 7. Et, cinq ans plus tard, il remet le couvert pour participer à la nouvelle formule du spectacle « Age tendre ».
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Johny Fostier en 1976

26 septembre 1951 : Naissance du musicien et chanteur belge Johny Georges Callens mieux connu sous le nom d’artiste de Johny FOSTIER. Musicien de bal originaire de la région de Tournai en Belgique, il fait partie, avec trois autres compères dont le Français Alain Delorme, du groupe Crazy Horse qui enregistre de grands succès populaires durant la première partie des années 1970. Après la dissolution du groupe, il entreprend, comme Alain Delorme, une carrière de chanteur soliste dont la popularité n’égale toutefois jamais celle des Crazy Horse. Entre 1977 et 1984, Johny enregistre toute une série de 45 tours dont certains titres marchent bien: « Viens dans mes bras » (1981), « L’autoroute de l’amour » (1981), « La petite Aurélie » (1983) ou « Viens le temps d’une danse » (1984).
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Lorsque, au début des années 1990, des compilations compactes du groupe « Crazy Horse » sortent à la faveur de la nostalgie des seventies, Johny Fostier s’insurge contre la promotion qu’en fait le seul Alain Delorme en tant que chanteur du groupe. A la même époque, c’est lui qui est l’auteur de la parodie « A tous les mecs » qui est interprétée par le groupe « Les Rondelettes » sur le thème de « A toutes les filles » de Félix Gray et Didier Barbelivien. Par la suite, redevenu Johny Callens, le musicien s’occupe désormais de gérer un réseau de boulangeries-patisseries dans les régions de Tournai et Mouscron. De temps à autre, il se produit encore lors de l’une ou l’autre fête locale comme, par exemple, le 21 juin 2015, à Wattrelos dans le nord de la France. Ou encore le 21 juillet 2019, à l’occasion de la fête nationale belge, sur un podium à Mouscron en compagnie de Jean-Pierre Mader et Philippe Lafontaine.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

26 septembre 1981 : Naissance, à Uccle (B), de la chanteuse et comédienne belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD. Son père étant de nationalité suisse, elle vit son enfance en région romande à Bionay dans le canton de Vaud. Puis c’est en Belgique qu’elle passe sa jeunesse près de Nivelles et, la passion du théâtre la dévorant, elle entre au Conservatoire de Bruxelles. En juin 2002, elle est diplômée et obtient le prix de déclamation. Alors qu’elle décroche assez vite un bon nombre de rôles au théâtre, elle se laisse aller à la chanson et s’inscrit au concours « Musique à la Française » qu’elle remporte en 2004. La même année, elle se classe deuxième à la Biennale de la chanson française de Bruxelles. Ces deux distinctions lui permettent de participer à quelques festivals de renom en 2005: « Alors, Chante ! » à Montauban (F), Francofolies de Spa (B), le Coup de Coeur Francophone de Montréal (Qc) et, aussi, les Jeux de la Francophonie à Niamey au Niger. Dans la foulée, Stéphanie sort son premier album qui a pour titre « A coeur ouvert ». Même si elle consacre beaucoup de son temps à la chanson, la jeune femme désire aussi écrire pour le théâtre. Et on ne peut vraiment lui donner tort puisque, en 2006, sa pièce « Dans tes bras » reçoit le prix Georges Vaxelaire de l’Académie Royale de langue et littérature françaises de Belgique. Le 5 septembre de la même année, Stéphanie la chanteuse se produit pendant quatre jours sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine ». Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Quelques mois plus tard, au cours de l’été 2007, elle décide de faire une pause pour explorer d’autres horizons musicaux en vue de l’enregistrement d’un deuxième album. Cet opus intitulé « Insomnies » sort en 2009 et s’avère plus poétique ainsi que musicalement différent avec des ambiances sonores très travaillées. Il permet à l’artiste de repartir sur les scènes de Belgique et d’ailleurs: aux Francofolies de Spa et au Brussels Summer Festival entre autres.
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A la rentrée 2009, elle assure la première partie de quelques concerts où Maurane rend hommage à Claude Nougaro. Puis Stéphanie a aussi l’opportunité de se produire au Maroc, en Pologne et en Hongrie. En 2011, elle part aux Etats-Unis, à Los Angeles, où elle enregistre quelques titres qui se retrouvent sur un disque sorti sous le nom de “Blanche” et produit par Robert Carranza. Elle s’isole à nouveau par la suite et séjourne un moment au Cap-Vert. Elle y compose la plupart des chansons de l’opus « “Les Beaux Jours“ qu’elle présente le 31 mars 2015 lors d’un concert presté au Botanique à Bruxelles. Le chanteur belge Daan a écrit avec Stéphanie le morceau « Décor » et ils l’interprètent ensemble sur l’album. L’année 2015 est aussi marquée par le tournage d’une série télévisée belge, « Ennemi public », dont Stéphanie est le personnage principal. Et elle revient au théâtre en 2017 avec une pièce qu’elle a écrite et qui est mise en scène par Daphné Dheur, une autre comédienne-chanteuse belge: « Je suis un poids plume ». En 2018, Stéphanie tourne dans la saison 2 de la série télé belge « Ennemi public ». Le 3 septembre 2021, l’artiste revient à la chanson et commercialise un nouvel album qui a pour titre « Ritournelle ». Ce troisième opus, résolument plus pop, possède des sonorités originales aux influences anglo-saxonnes portées par des claviers, des cuivres, des rythmiques organiques et électro.
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Tino Rossi dans les années 1950 – Photo (c) Rimis

26 septembre 1983 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, du chanteur français Tino ROSSI à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer du pancréas. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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26 septembre 1985 : Lors de l’émission « Y’en aura pour tout le monde » sur la radio Europe 1 à Paris, l’humoriste Coluche lance le concept des « Restos du Coeur ». Cette initiative sera approuvée par des chanteurs comme Jean-Jacques Goldman qui lancera l’idée d’un disque puis d’un concert caritatif.
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M Pokora en 2020

26 septembre 1985 : Naissance, à Strasbourg, du chanteur français M POKORA ou Matt POKORA sous le nom de Matthieu Tota. Son père est alors le footballeur d’origine polonaise André Tota et sa mère est fonctionnaire. Sa scolarité se déroule sans problème majeur à et autour de sa ville natale. Très jeune, il est forcément intéressé par le football et s’inscrit dans les clubs de Schiltigheim et Sedan avant de renoncer en raison, paraît-il, de sa petite taille. Mais il est aussi initié à la musique par son frère et, adolescent, il devient l’un des membres du groupe « Mic Unity » dont la spécialité est le nouveau rhythm’n’blues. A 18 ans, il s’inscrit au programme de télé « Popstars » de la chaîne privée française M6 dont le but est de trouver des artistes pouvant constituer ensemble un groupe musical parfait. Au fil des sélections hebdomadaires renouvelées, Matthieu commence à se faire connaître du public et se destine à former un ensemble, nommé « Linkup », avec deux autres finalistes qui ont pour nom Lionel et Otis. Grâce à une première chanson intitulée « Mon étoile », le succès est immédiatement au rendez-vous. Mais l’album que les compères enregistrent ensuite n’obtient pas la gloire escomptée et le groupe tombe très vite dans l’oubli avant de se dissoudre. Plus libre, Matthieu, qui a goûté à la vie d’artiste, décide de préparer un album solo. Pour lui, il n’est alors pas question de changer de style musical et il restera fidèle au R’n’B français moderne qui est celui des années 2000. Par contre, il ne désire pas garder son vrai nom et se trouve un pseudonyme stylé : Matt Pokora (pour Matthieu et Pokora signifiant humilité dans la langue de ses origines polonaises). Mais rien n’est simple dans le show-business et son nouveau prénom froisse un autre chanteur de musique urbaine appelé Matt Houston. Un tribunal juge alors qu’il risque bien d’y avoir confusion entre les deux artistes dans le chef du public. Obtempérant devant le verdict, Matthieu devient alors M. Pokora. Son premier album est ainsi commercialisé à la fin de l’année 2004 et contient d’emblée de nombreux succès: « Showbiz », « Elle me contrôle » et « Pas sans toi ».
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Dans la foulée de ce premier disque d’or, Matthieu ne tarde pas à enregistrer un deuxième opus, « Player » qui sort en janvier 2006. Et, de nouveau, les « tubes » sont multiples : « De retour », « Oh la la la », « Mal de guerre » et « It’s alright » en duo avec Ricky Martin. Les excellentes ventes de disques entraînent de formidables fréquentations lors des concerts du « Player Tour » avec, notamment, plus de 15.000 personnes un soir à Bercy en 2007. L’années suivante, un nouveau contrat, destiné à le rendre populaire au niveau international, oblige l’artiste à réaliser ensuite un album en anglais. Il s’exécute et c’est un succès international alors que, malgré le fait qu’il y ait deux titres en français sur l’opus qui lui est destiné, le public francophone le boude. Et lui tourne même le dos lors de ses succès anglo-saxons suivants. Ce qui le contraint même à annuler des concerts de la tournée « Catch me tour » prévue en 2008. Vient alors le temps de la réflexion après le tourbillon : M. Pokora décide de revenir à ses fondamentaux et projette un album en français pour 2010. Celui-ci, judicieusement intitulé « Mise à jour », est toutefois différent des précédents car il révèle une dimension plus intime et plus acoustique. Les titres « Juste une photo de toi » et « Mirage » font timidement renouer le chanteur avec le succès d’antan. Intelligemment, l’artiste accepte ensuite de participer au programme télévisé de la chaîne privée française TF1 « Danse avec les stars » qu’il remporte en compagnie de Katrina Patchett en 2011. Il donne alors une seconde vie à son album « Mise à jour » en y ajoutant la reprise d’un titre de Frédéricks-Goldman-Jones, « A nos actes manqués », qui se place dans les meilleures ventes. Et il enchaîne la préparation d’un nouveau disque intitulé « A la poursuite du bonheur » qui est commercialisé en mars 2012 et qui est promotionné sur les radios par les chansons « On est là », « Merci d’être » et « Si tu pars ». Début 2013, M. Pokora enregistre à nouveau une reprise de Jean-Jacques Goldman mais il le fait cette fois en compagnie de la jeune chanteuse Tal pour une compilation appelée « Génération Goldman » et où figurent divers artistes francophones. Cette dernière chanson est alors incluse, avec quatre autres titres inédits, dans une réédition de l’album « A la poursuite du bonheur » dans le courant de l’année 2013. Au même moment, l’artiste figure parmi ceux qui s’apprêtent à jouer la comédie musicale « Robin des Bois » dont les premières représentations parisiennes ont lieu en septembre 2013. Il y tient le rôle principal et interprète avec succès « Le jour qui se rêve ». La tournée du spectacle se termine à peine que Matthieu est déjà occupé par le projet suivant : l’album « RED, Rythmes Extrêmement Dangereux », qui est prévu pour début 2015 et qui s’écoule à plus de 200.000 exemplaires. Contre toute attente et à la surprise générale, M. Pokora décide de rendre hommage à l’un de ces artistes préférés en 2016 : Claude François. L’artiste parvient à faire des « tubes » de Clo-Clo des versions très personnelles qui plaisent beaucoup puisque 600.000 albums sont achetés. Et, même s’il prétend prendre du recul au début 2018, le chanteur revient avec le disque « Pyramide », dont est extrait le titre « Les Planètes », l’année suivante. La pandémie du coronavirus covid-19 et les différentes restrictions sanitaires qu’elle va entraîner vont entraîner de grosses perturbations dans la tournée de concerts qui est prévue après la sortie de l’album en 2020 et 2021.
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7 JUIN

Georges Van Parys

7 juin 1902 : Naissance, à Paris, du compositeur français Georges VAN PARYS. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Hélian en 1958

7 juin 1912 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre français d’origine arménienne Jacques HELIAN, de son vrai nom Jacques Mikaël Der Mikaëlian. A seize ans, il songe très sérieusement à devenir dentiste mais sa rencontre avec Raymond Legrand, qui apprend le saxophone et qui vient d’épouser sa soeur, modifie son destin. Il abandonne ses études pour la musique et joue du saxophone ainsi que de la clarinette dans la formation de Roland Dorsay. Sa carrière se poursuit au sein d’autres orchestres de renom comme ceux de Jo Bouillon et de Ray Ventura avant qu’il ne forme son propre groupe musical. A ce titre, il enregistre plusieurs disques avant le conflit mondial de 1940. Prisonnier de guerre, il est libéré pour raison de santé en 1943 et il reconstitue très vite un petit band à son nom. A la Libération de Paris, son orchestre va connaître une très grande popularité grâce à la musique de la chanson « Fleur de Paris » qui devient une sorte d’hymne à la Libération.
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A la suite de ce succès, sa formation enregistre des dizaines de morceaux entre 1945 et 1949. Les compositions sont alors principalement signées par Loulou Gasté et Henri Bourtayre. Et les chanteurs et chanteuses de la formation ont pour nom Zappy Max, Jean Marco ou Ginette Garcin. Ils sont alors accompagnés d’un groupe de choristes féminines: les Hélianes. En 1951, l’orchestre reçoit le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros pour la chanson « Tout est tranquille ». Jusqu’en 1956, les meilleurs jazzmen français et américains passent de temps en temps soutenir la formation de leurs talents. Comme c’est le cas pour l’orchestre de Ray Ventura, le groupe de Jacques Hélian joue aussi dans plusieurs films. Le dernier concert est donné le 15 mars 1957. Toutefois, jusqu’en 1979, l’orchestre poursuit sa route avec des musiciens de passage. Jacques Hélian meurt à Paris le 29 juin 1986.

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7 juin 1949 : Naissance, à Scheepdaal, du chanteur comique et acteur belge URBANUS, Urbain Servranckx de son vrai nom. Cet artiste est une véritable star chez les Belges néerlandophones. Un de ses gags a consisté à interpréter, en français (très) approximatif et avec un bel accent flamand, la chanson « Quand les zosiaux chantent dans le bois ». Ce fut un « tube » également dans la partie francophone du pays en 1980.
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Thierry Hazard en 1990

7 juin 1962 : Naissance, à Compiègne, du chanteur français Thierry HAZARD sous son vrai nom de Thierry Desforges. C’est à Sèvres que le petit Thierry passe son enfance. Au début des années 1980, il est le chanteur du groupe GPS (Garage Psychiatrique Suburbain). Mais, après la dissolution du groupe, c’est seul qu’il enregistre son premier 45 tours en 1989: « Poupée psychédélique ». Cette chanson passe un peu inaperçu. Thierry insiste cependant et propose un deuxième titre juste avant l’été 1990: « Le Jerk » est alors un « tube » absolu.
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Etrange phénomène: dans la foulée du succès du « Jerk », Thierry Hazard va ressortir ensuite la chanson « Poupée psychédélique » et celle-ci se retrouve numéro 2 des ventes au Top 50 français en 1991. Sur l’album sorti à la fin de l’année 1990 et qui a pour titre « Pop Music », on retrouve ces deux chansons-là mais aussi d’autres succès du moment comme « Les brouillards de Londres », « Un jour c’est oui un jour c’est non » et « Les temps sont durs ». Des refrains qui rappellent tous l’insouciance de la fin des années 1960, le rhythm’n’blues et Nino Ferrer. Comme on ne modifie pas une recette qui plaît, Thierry Hazard propose un second album possédant une ambiance assez similaire au premier en 1993. L’opus a pour titre « Où sont passés les beatniks » et il connaît un succès beaucoup moindre que le précédent album. Thierry Hazard se laisse lentement oublier par la suite, refusant même de céder à la tentation des sirènes d’un show-business cultivant la nostalgie des années 1980 dans les années 2000.
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En 2005

7 juin 1963 : Naissance, à Clichy-sous-Bois (F), du ténor franco-italien Roberto ALAGNA. Elevé dans la tradition par des parents siciliens installés en France, c’est tout à fait naturellement que le petit Roberto chante de tout dans les réunions familiales: variétés, bel canto, chansons napolitaines et siciliennes. Sa rencontre avec un contrebassiste d’origine cubaine, Raphaël Ruiz, va tout changer. Cet homme, qui est aussi professeur de chant, va lui enseigner les bases du chant classique et lui faire connaître l’art lyrique. Jusqu’en 1985, date de la sortie d’un premier 45 tours (« Embrasse-moi »), Roberto interprète ses chansons dans les cabarets parisiens. Mais, en 1988, il s’inscrit au concours Pavarotti qu’il gagne. Et, dès lors, il est reconnu en tant que ténor. Comme tel, il va jouer dans « La Traviata » de Verdi puis se produire sur les plus grandes scènes lyriques mondiales: Scala de Milan, Metropolitan Opera de New York et Opéra Bastille de Paris entre autres. Depuis cette époque, Roberto Alagna a enregistré quantité de disques lyriques en français et en italien. En 2005, il sort un disque d’hommage à Luis Mariano qui se vend à 400.000 exemplaires. En juillet 2006, il crée, au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, un opéra composé par son frère David: « Le dernier jour d’un condamné », adapté de l’oeuvre de Victor Hugo. Un an plus tard, à Marseille, avec sa deuxième épouse Angela Gheorghiu, il participe aussi à la création mondiale d’un opéra composé par Vladimir Cosma d’après Marcel Pagnol: « Marius et Fanny ». Depuis, Roberto Alagna apparaît régulièrement dans de nombreuses émissions de la télévision française et poursuit son chemin artistique sur toutes les scènes de la planète. Il enregistre aussi régulièrement des albums qui le font sortir du parcours traditionnel de l’artiste lyrique pour y interpréter des standards de la chanson française.
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Jean-Pierre François en 1990

7 juin 1965 : Naissance, à Pont-à-Mousson, du chanteur et footballeur français Jean-Pierre FRANCOIS. D’un milieu modeste avec un père ouvrier chaudronnier, entouré de trois soeurs et trois frères, sa première passion est le football dès son plus jeune âge. Il rejoint ainsi le club local du CS Blénod et réussit, par ailleurs, une formation de mécanicien d’entretien. Mais son talent de footballeur l’amène finalement à quitter sa Meurthe-et-Moselle natale pour taquiner le ballon rond dans les clubs de Dijon et de Bâle en Suisse avant de rejoindre l’AS Saint-Etienne où cela se passe mal entre lui et l’entraîneur Robert Herbin. A 23 ans, Jean-Pierre François claque la porte de l’équipe des « Verts » et même, définitivement, celle du football ! En pleine dérive professionnelle, mais aussi sentimentale, l’homme se rend sur la côte d’Azur où une grande partie de ses économies est dépensée en sorties de toutes sortes. Et c’est au cours de l’une des ces longues soirées que Jean-Pierre rencontre Didier Barbelivien qui, passionné de football, connaît le parcours sportif de son interlocuteur. L’auteur-compositeur-interprète lui propose alors de tenter la chanson et lui propose de faire un test de voix sur une chanson qu’il vient d’écrire et de composer : « Je te survivrai ». L’essai est convaincant et l’enregistrement devient, sur disque, l’un des plus gros « tubes » francophones de l’année 1989 avec plus de 500.000 exemplaires vendus. Profitant de l’engouement suscité par ce « hit », Jean-Pierre François se lance dans l’enregistrement d’un album qui sort en 1990: « Des Nuits ». L’artiste y grave un titre qui sera son second et dernier succès de chanteur: « Il a neigé sur les lacs ». Il quitte alors le monde du show-business où il se trouve trop exposé médiatiquement parlant. Il devient, pendant quelque temps, le gérant d’une discothèque à Saint-Cyprien et d’un restaurant à Cavalaire. Puis, en 2002, il renoue avec le foot pour devenir le président d’honneur du club de Ramatuelle. Et on a l’occasion de le revoir exceptionnellement, comme chanteur sur un plateau télé, lorsqu’il vient soutenir sa fille Sandy qui concourt en 2004 lors de la Star Academy 4 aux côtés du regretté Grégory Lemarchal. En 2008, Jean-Pierre François crée, pour le club de Ramatuelle, un centre de formation au football féminin. Et il n’est toujours plus question de chanson pour lui.
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En 2000

7 juin 2001 : Décès, à Dakar au Sénégal, de la chanteuse américaine Carole FREDERICKS qui vient d’avoir 49 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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24 MARS

 

24 mars 1977 : Naissance,  à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne, du chanteur canadien d’origine rwandaise CORNEILLE . De son vrai nom Cornelius Nyungura, il passe toute son enfance au Rwanda. Passionné de musique, il découvre le rythm’n’blues à l’âge de seize ans. Il fonde alors, avec des copains, un groupe musical qui remporte le concours « Découverte 1993 » à la télé rwandaise. Ce bonheur est de courte durée car, quelques semaines plus tard, alors que le génocide rwandais vient d’éclater, toute sa famille, parents, frères et soeurs, est massacrée par un groupe armé. Il ne doit son salut qu’au fait de s’être caché derrière un fauteuil. Réfugié chez des amis allemands au Zaïre où il s’est enfui à pied, il les accompagne en Allemagne à leur retour. A 20 ans, Cornelius quitte l’Allemagne pour le Québec où il s’inscrit à l’Université de Montréal. Là, la passion de la musique le reprend et il forme un groupe avec des amis étudiants: le R’n’B O.N.E. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Zoukin' », qui obtient un beau succès au Canada. En 2001, il abandonne la formation pour entreprendre l’écriture d’un premier album solo où il raconte son vécu relativement chargé pour un garçon de son âge. En juillet 2002, alors qu’il est toujours un parfait inconnu, Corneille se fait remarquer dans un set acoustique sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle en première partie de Burning Spear. Son premier album « Parce qu’on vient de loin » sort d’abord le 10 septembre 2002 au Canada.

Début novembre, il est l’une des découvertes du festival « Coup de Coeur Francophone » à Montréal. Mais ce n’est qu’un an plus tard, en octobre 2003, que les Européens découvrent à leur tour cet album. Ce premier opus est un coup de maître et va se vendre intensément. Il faut dire qu’avec ses capacités vocales, Corneille y parvient à interpréter des textes graves sur des musiques enlevées et plaisantes. Marqué par les tragédies qu’il a vécues, Corneille attache beaucoup d’importance aux causes humanitaires et, en 2005, à la demande de l’AMADE, l’Association Mondiale des Amis De l’Enfance, il écrit et compose « Chanter qu’on les aime » qu’il interprète en compagnie de Diane Tell, Calogero, Natasha St Pier, Tété, Nolwenn Leroy, Bénabar, Chimène Badi, Diam’s, Willy Denzey, Jenifer, Lokua Kanza, Nadiya, Yannick Noah, Florent Pagny et M. Pokora entre autres. La même année, en novembre, sort son deuxiéme album qui a pour titre « Marchands de rêves ». En 2006, il est sollicité pour écrire et composer la chanson qui va représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Après quelques tergiversations et un changement de titre, la candidate, Virginie Pouchain, se classe 22e sur 24 à Athènes en interprétant « Il était temps ». Comble du bonheur pour un passionné de r’n’b comme Corneille, il enregistre un album en anglais pour la légendaire firme de disques américaine Motown en 2007: « The birth of Cornelius ». Il faut alors attendre octobre 2009 pour voir un nouvel opus en français de Corneille qui ne connaît pas le succès espéré. Deux ans plus tard, alors qu’il s’est marié au Canada et qu’il est devenu le papa d’un garçon, l’album suivant, « Les inséparables » connaît un meilleur sort et renoue avec des diffusions radiophoniques importantes pour des titres comme « Le jour après la fin du monde ». En 2012, il enregistre une chanson intitulée « Co-Pilot » en duo avec la chanteuse canadienne Kristina Maria. L’année suivante, alors que son album personnel « Entre Nord et Sud » commence à bien se vendre, il fait partie des artistes qui enregistrent l’album « Génération Goldman ». Il y interprète « Quand tu danses » et, quelques mois plus tard, il reprend cette fois « Bonne Idée » sur « Génération Goldman 2 ». Fin 2013 et fin 2014, il rejoint les deux projets « Forever Gentlemen » où il partage avec d’autres interprètes de grands standards de la chanson anglo-saxonne. Entre ces deux albums, en 2014, il rejoint Garou pour être son assistant lors de la préparation aux duels des candidats de l’édition française du crochet télévisé « The Voice » sur TF1. Fin 2015, il est aux côtés de Roch Voisine et Garou pour la déclinaison sur scène de l’aventure « Forever Gentlemen ». La tournée des spectacles est conçue au Canada et commence en Belgique quelques jours après les attentats parisiens du 13 novembre au Bataclan. Ils y interprètent une version particulière de « I love Paris » pour saluer la mémoire des victimes. La tournée « Forever Gentlemen » se poursuit en 2016 en France et au Québec. En 2018, Corneille commercialise l’album « Love & Soul » qui rend hommage, grâce à des succès classiques anglo-saxons, aux femmes et à la condition féminine. Et, un an plus tard, un nouvel opus francophone, « Parce qu’on aime », est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.
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Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

24 mars 1990 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH des suites d’un cancer à l’âge de 73 ans. Pour connaître un bref aperçu des activités de chanteuse de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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24 mars 2008 : Sortie de l’ultime album d’Alain BASHUNG: « Bleu pétrole » avec des collaborations, notamment, de Gaëtan Roussel et Gérard Manset dont il reprend le « tube » de 1975: « Il voyage en solitaire ».

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Ray Briffeuil en 2001

24 mars 2014 : Décès, à Mons, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond Briffeuil mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL à l’âge de 82 ans. Pour en savoir plus sur la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Lys Assia dans les années 1950

24 mars 2018 : Décès, à l’hôpital Zollikerberg près de Zurich, de la chanteuse suisse Lys ASSIA à l’âge de 94 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette interprète, veuillez CLIQUER ICI.
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