Auteur de la Danse des Canards, le chanteur Eric GENTY est mort

Eric Genty dans les années 1990

Il a connu une carrière de chanteur au début des années 1960 puis il a eu le bonheur d’écrire le texte de « La danse des canards » interprétée en 1980 par JJ Lionel : Eric Genty est mort ce dimanche 24 avril 2022 à l’âge de 95 ans. Il s’est éteint à Tournai, la ville belge où il s’était installé après la seconde guerre mondiale. Ses funérailles sont prévues pour le 29 avril à 11h00 en l’église Saint-Quentin de Tournai. Elles seront suivies de l’inhumation au cimetière d’Ellezelles. Pour connaître la biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.

Tags: , , , , , , , , , ,

GENTY Eric

Eric Genty au début des années 1960

Le chanteur et auteur Eric GENTY naît le 16 octobre 1926 à Bondaroy, près d’Orléans, en France. Très jeune, il se passionne pour la chanson grâce à son père qui était accordéoniste et qu’il accompagnait lors des bals populaires où il était engagé. Il a quatorze ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate et il n’hésite pas à s’engager dans l’armée française et, plus particulièrement, dans la Division du général Leclerc. A 18 ans, il est ainsi de ceux qui participent à la Libération de Paris. Après la guerre, il décide réellement de devenir chanteur et il apprend à jouer du piano. Admirateur inconditionnel de Charles Trenet, il propose des chansons à différents éditeurs parisiens mais elles sont poliment refusées. Il participe à de nombreuses auditions mais il y est toujours gentiment remercié. Alors, comme d’autres chanteurs français le feront par la suite (Marc Aryan par exemple), il décide de s’installer en Belgique où le marché, plus petit, lui permettra peut-être de se faire une place au soleil. Mais c’est dans l’ombre du célèbre accordéoniste belge Hector Delfosse qu’il va travailler dès son arrivée dans le plat pays dont il va demander la nationalité. Il est ainsi chanteur d’orchestre pendant une quinzaine d’années. Il profite toutefois de son statut pour commercialiser quelques disques qui connaissent un certain succès: « Chérie donne-moi un baiser » (1959), « Les filles de mon village » (1959), « Ah si j’étais resté (célibataire) » (plutôt inspiré par Maurice Chevalier en 1961), « Oh la la Louise » (1961) ou « Choucrouten-tango » (1962).
.

.

.
En 1962 encore, il enregistre une version très personnelle du « Clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin. Il interprète aussi à sa façon d’autres titres déjà connus comme « Pour une amourette » (de Leny Escudero), « Donne-moi ma chance » (de Richard Anthony), « Une petite fille » (de Claude Nougaro), « L’idole des jeunes » (de Johnny Hallyday) ou « Scandale dans la famille » (de Sacha Distel). Il écrit aussi les textes de ses propres chansons et il les signe parfois du pseudonyme Guy de Paris : c’est le cas pour « Le petit chapeau tyrolien » et « Ah si j’étais ».
.

.
Sous ce même nom de Guy de Paris, et grâce au réputé producteur mouscronnois Marcel De Keukeleire, il enregistre aussi quelques chansons en 1984: « Ambiance Farandole », « Boum boum benzine » et « Pas nous pas nous ».
.

.
Avant ça, dans les années 1970, il gère un magasin de disques sur la grand-place de Tournai. Et, à ce moment, il s’implique aussi dans le folklore local de la ville en devenant membre de la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien. En 1979, il est sollicité par son ancien compagnon de route, Hector Delfosse, pour écrire un texte sur une mélodie qu’il joue à l’accordéon depuis des années. Le morceau original suisse de Werner Thomas est instrumental et s’intitule « Tchip Tchip ». Et un groupe belge néerlandophone, De Electronica’s, vient alors de renouveler le titre avec des instruments électroniques et lui donne le nom de « Vogeltjes dans » (« La danse des petits oiseaux »). Hector Delfosse pense alors que le morceau est vraiment fait pour être dansé et que, dans ce contexte, il vaut mieux faire danser des canards plutôt que des oiseaux. Et Eric Genty va donc écrire, sous le nom de Guy de Paris, le texte de « La Danse des Canards » enregistrée par JJ Lionel en 1980. Le 45-tours va se vendre à plus de trois millions d’exemplaires dans les semaines qui suivent sa sortie. Le parolier en parlait en 2001 dans un reportage de la télé France 3.
.

.
L’année 1980 est très positive pour Eric Genty puisque, cette année-là aussi, grâce au producteur belge Michel Mayan, l’artiste va pouvoir rendre hommage à son idole de toujours en enregistrant un 33-tours avec douze chansons issues du répertoire de Charles Trenet. Le chanteur va poursuivre ses activités artistiques bien après sa retraite en se produisant, notamment, pour un public de seniors. En 1996, la nostalgie de la disparition des vinyles permet à Eric Genty de retrouver ses grands succès en version originale sur un disque compact de la série Ariola Express réalisé par Francis Derouf. Il se retire petit à petit de la vie publique dans les années 2010 et il décède à Tournai le dimanche 24 avril 2022. Ses funérailles ont lieu le 29 avril à 11h00 en l’église Saint-Quentin de Tournai. Elles sont suivies de l’inhumation au cimetière d’Ellezelles.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

SYLVESTRE Anne

Anne Sylvestre en 2014

La chanteuse française Anne SYLVESTRE naît le 20 juin 1934 à Lyon. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967.
.

.
En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ».
.

.
En 1973, deux ans avant la loi française portant le nom de Simone Veil, Anne Sylvestre dévoile un peu plus sa fibre féministe en enregistrant la chanson « Non tu n’as pas de nom » qui traite de l’avortement.
.

.
La suite des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. A l’époque, elle est l’invitée de Bernard Pivot dans l’émission « Apostrophes » où, aux côtés de Pierre Perret et accompagnée à la guitare par Maxime Le Forestier ainsi que Guy Béart, elle interprète « Ecrire pour ne pas mourir ».
.

.
Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec.
.

.
Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons.
.

.
Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. La même année, en 2007, elle défend la cause du mariage homosexuel en interprétant « Gay marions-nous ».
.

.
En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel.
.

.
En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
.

.
Infatigable, elle promène encore ses chansons inlassablement sur toutes les scènes de la francophonie. Un nouveau spectacle de la chanteuse, intitulé « Nouveaux manèges », est encore prévu le 12 septembre 2020 à Bruxelles mais il doit être reporté au 24 septembre 2021 en raison de la crise sanitaire limitant la propagation du coronavirus covid-19. Quatre dates sont également prévues dans la salle parisienne de La Cigale en janvier 2021. Malheureusement, le 30 novembre 2020, l’artiste décède, à Paris, des suites d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 86 ans.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

D’ANJOU André

L’auteur, compositeur, interprète, éditeur et producteur belge André D’ANJOU naît le 25 janvier 1947 à Ixelles (Bruxelles) sous le nom d’André Jean De Roeck. C’est à 35 ans qu’il enregistre un premier 45 tours avec la chanson « J’étais un enfant » en 1982. C’est alors la grande époque des radios libres en Belgique et le disque est fortement programmé sur les ondes de toutes ces stations indépendantes. Auparavant, l’artiste a pris le temps de suivre des cours de chant, de diction et d’art dramatique. Et il s’est forgé une attitude sur scène en donnant des concerts en Belgique, France, Roumanie et en Espagne. Il a aussi composé et écrit quelques chansons qui lui permettent de s’inscrire à la Société des Auteurs et Compositeurs Belges, la SABAM, depuis 1969. Le titre « J’étais un enfant » lui permet alors de figurer parmi les finalistes de l’édition 1982 du « Castlebar International Song Contest » en Irlande. Ce festival, majoritairement anglophone, se déroulera jusqu’en 1988 et il est remporté, en 1982, par le Britannique Barry Mason. Par la suite, l’Irlandaise Linda Martin gagnera deux fois à Castlebar (en 1983 et 1988) et elle se classera deuxième au Concours Eurovision de la Chanson en 1984 avant de remporter le même concours en 1992 avec la chanson « Why me ». En 1983, André se présente à nouveau au concours de Castlebar avec une autre chanson reprise sur son deuxième 45-tours : « Si tu revenais ». Quelques semaines plus tard, il présente le disque à la presse belge au cours d’un showcase au Théâtre des Riches Claires à Bruxelles. Cette année-là aussi, le 15 août, il fonde le label Adasong, maison d’éditions et de production qu’il dirige. Ne laissant passer aucune occasion de se faire connaître du public et des professionnels, le chanteur s’inscrit au Festival de la Chanson d’Ittre (B) en 1984 et il y obtient le Prix de la Promotion Artistique Belge (P.A.B.) de la SABAM (Société des Auteurs et Compositeurs Belges). Perfectionnant sa technique vocale et son jeu de scène, André enregistre un troisième disque en 1985 et le titre principal, « La fille du 14 février » lui permet cette fois de participer à la finale du Festival International de la Chanson de l’Ile de Wight. En 1985 toujours, il participe à la comédie musicale « Et si l’on chantait Brel » qui est présentée au théâtre des Capucins à Luxembourg et il y interprète avec brio « Le Moribond ». En tant qu’éditeur, il devient membre du conseil d’administration de la SABAM et fait de la défense des artistes belges un combat qu’il mènera jusqu’à son décès. En 1986, André D’Anjou sort le premier et unique album 33 tours de sa carrière de chanteur. Il comporte douze plages dont un morceau instrumental (« Quatre saisons ») et la chanson qui donne son titre au LP : « Poudre blanche ».

.
Tous les textes et les musiques sont écrits et composés par André qui s’est entouré, pour les enregistrer, de Jean-Pierre Dupuis et Alain Locoge, alors musiciens de Salvatore Adamo, ainsi que de Raf Verlinden pour le mixage. Et l’opus reprend les quatre chansons qui figurent sur les deux 45-tours commercialisés jusque là. Par la suite, l’artiste se tourne de plus en plus vers l’édition et la production musicale. En 1990, il édite ainsi un 45-tours de Petula Clark produit par l’Allemand Ralph Siegel : « Cheatin’ heart ».
.

.
A la même époque, son chemin croise celui d’un jeune chanteur de la région de Charleroi : Alain Tomasi. Profitant de l’aubaine offerte par le succès grandissant de l’émission « Dix qu’on aime » sur la chaîne de télé privée belge RTL-TVI, André va éditer les chansons et s’occuper du management du chanteur en 1991 pour « Les violons de la nuit ».
.

Il produit aussi pour la firme CNR Benelux le premier album d’Alain Tomasi, « Le Rockmantique », en 1991 et l’aventure se poursuivra jusqu’en 1995 avec deux autres albums : « Je rêve d’elle » et « Si tu y crois ». Mais le programme télé de mise à l’honneur des artistes belges a alors pris fin et la collaboration avec le chanteur s’arrête là. En 1999, André d’Anjou s’intéresse à un autre artiste originaire, lui, de Tournai (B) : Philippe Vancles. Il produit pour lui trois albums entre 1999 et 2009 : « Les grands sentiments » (1999), « Etat second » (2004) et « Kamikaze » (2009).

Durant la même période, il s’occupe de produire des albums instrumentaux de l’excellent pianiste belge Jean-François Maljean. Il profite de l’ouverture du marché du disque chinois pour introduire sur celui-ci un premier CD qui plaît beaucoup et se vend bien. En décembre 2002, il assiste émerveillé à la tournée triomphale de Maljean à Taïwan. Pendant, une dizaine d’années, cette collaboration avec le musicien va permettre à André D’Anjou de développer d’autres projets avec l’Asie. Comme, en 2006, la production d’un album pour l’animatrice et chanteuse belge Marie (Marie-Christine Maillard) intitulé « Made in Marie (100% French Touch) » et qui comprend des reprises de grands standards de la chanson francophone. Un disque qui connaît alors un beau succès à Taïwan.
.
.
En 2003, la route d’André D’Anjou croise à nouveau celle de Petula Clark et il édite l’une de ses nouvelles chansons : « La première fois ».
.

.
En 2011, s’adaptant toujours à l’époque dans laquelle il vit, il décide de produire l’album d’un DJ : Mister Dumont et « Kitchen Diaries ». Un an plus tard, il produit le nouvel album de Maria Palatine, harpiste, chanteuse et compositrice allemande installée à Bruxelles, qui regroupe des sonorités classiques, contemporaines, jazz et pop et où elle est accompagnée par les talentueux jazzmen Manu Hermia, Sam Gerstman et Michel Seba entre autres. Grâce aux réseaux gérés par André D’Anjou, l’album est commercialisé dans les pays asiatiques. En 2013, Adasong s’intéresse aussi à la musique cubaine en développant le répertoire de Rey Cabrera. Trois ans plus tard, le label est associé à la sortie de l’album de l’opéra-rock « Hopes » écrit, composé et produit par Alec Mansion.
.

.
Les dernières nouvelles reçues d’André D’Anjou datent de quelques jours avant sa disparition : il s’agissait d’un courrier électronique effectuant la promotion de « Vous n’allez pas me croire », un livre de souvenirs signé par un artiste qu’il appréciait : Jean-Jacques Kira. André D’Anjou décède le 27 octobre 2020 à Jette (Bruxelles).
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

ARYAN Marc

Marc Aryan en 1975

Le chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN naît le 14 novembre 1926 à Valence dans la Drôme sous le nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus.

Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa popularité va même devenir internationale comme en témoigne son passage à la télévision espagnole en 1966 à voir ci-dessous.

Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965) et « N° 1 au hit parade » (1967). Ce dernier succès a inspiré un superbe clip vidéo nostalgique à l’humoriste belge Zidani qui a réussi à retranscrire en images toute une période révolue des années 1960 avec, dans le rôle impeccable de Marc Aryan, le chanteur et comédien belge Hughes Maréchal. A voir ci-dessous.

Les ventes se poursuivent ensuite très bien pour d’autres disques de Marc Aryan qui ont encore pour titres « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973).

Alors que sa carrière a connu des succès internationaux l’amenant en Turquie, au Liban, en Amérique latine et au Canada, la fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur. Alors, il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985.

Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985.

A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive ». En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

FERNANDEZ Nilda

L’auteur, compositeur et interprète Nilda FERNANDEZ naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971.

Les Reflets en 1971 avec Daniel Fernandez à droite sur la photo

Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil.
.

.
Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.
.

.
Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ».
.

.
C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros.
.

.
A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993).
.

.
Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.
.

.
Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon.
.

.
En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François ainsi que Mike Brant. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.
.

.
L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. Ces enregistrements donnent naissance à un spectacle « Chez Leprest » qui a lieu au Bataclan à Paris et où Nilda Fernandez chante « Donne-moi de mes nouvelles » accompagné au piano par Romain Didier.
.

.
En Bretagne cette fois, il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ».
.

.
A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010.
.

.
Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.
.

.
En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.
.

 

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

DUHAMEL Patrick

Patrick DUHAMEL en 1980 – Photo (c) Eliane-eternellement33.skyrock.com

L’animateur de radio et de télévision français Patrick DUHAMEL est né en Lozère le 23 août 1945. Mais c’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présentateur de l’émission «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, Joe Dassin, etc.
.
.

Il est aussi le présentateur du jeu télévisé « A qui le gant » de 1981 à 1985 (à visionner ci-dessous en cliquant sur l’image).
.
.
En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège.
.

.
Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, il retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991, où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Quelques années plus tard, Patrick Duhamel collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Le 4 octobre 1999, il meurt des suites d’un malaise cardiaque à l’âge de 52 ans. Il est alors inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

20 JANVIER

 

Vadim Piankov en 1999

20 janvier 1963 : Naissance, à Krasnodar, du chanteur russe Vadim PIANKOV. Il passe son enfance et son adolescence dans une ville provinciale soviétique sous l’ère Brejnev. Pour échapper à une certaine morosité ambiante, Vadim se tourne vers le théâtre dans la ville de Saratov. Toujours plus ambitieux, il décide ensuite de partir à la conquête de Moscou où il rentre dans la meilleure école de cinéma de Russie, le VGIK. Et c’est là qu’il découvre l’oeuvre de Jacques Brel avec son monde poétique, rebelle, sarcastique, plein d’amour, de compassion, de haine et de protestation. Gorbatchev est alors au pouvoir. Vadim découvre la langue française grâce à ces chansons et il commence à s’attaquer au répertoire de Brel en traduisant ses chansons. Il les chante ensuite devant des spectateurs intrigués sur le Vieil Arbat, la rue moscovite devenue pendant « la perestroïka » un lieu d’expression artistique sans censure.
.

.
La chanson lui permet de poursuivre ses études, d’approfondir son talent d’interprète et de rencontrer de nouveaux publics. Entretemps, Boris Eltsine a pris les rênes de la Russie et c’est l’époque de l’ouverture pour ceux qui osent. C’est donc tout à fait logiquement que Vadim s’installe en Belgique. En 1994, il se retrouve à assurer la première partie du concert de Juliette Gréco au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Dans les cabarets et boîtes à chansons de la capitale belge, il chante du Brel et du Barbara. L’année suivante, l’artiste commercialise son premier album intitulé « Brel… autrement » où 17 titres sont chantés en français et en russe. En 1996, l’opus « Vadim Piankov en concert » est consacré à la poésie française et russe mise en musique par le chanteur : les textes sont de Cocteau, Verlaine, Rimbaud, Aragon, Apollinaire ou Vladimir Vissotski. Si l’année 1998 est marquée par une nouvelle galette numérique intitulée « Vadim Piankov chante Jacques Brel », l’artiste se lance aussi dans des compositions originales. Et l’une de celles-ci est retenue pour être présentée au concours « Pour la gloire » de la RTBF, télévision francophone publique belge: « Nocturne » en 1998. Dans le même ordre d’idées, l’album « Ange » est probablement le plus personnel enregistré par le chanteur en 1999. L’année suivante, il effectue plusieurs passages dans l’émission télévisée « La chance aux chansons » de Pascal Sevran sur la chaîne publique France 2. Artiste dans l’âme, Vadim Piankov est aussi comédien. Un second métier qu’il exerce également en France où il décide de vivre à la fin des années 2000. En 2014, un nouvel album est disponible et a pour nom « Moscou-Bxl-Paris ». L’artiste y interprète de nouveaux titres mais y reprend aussi quelques chansons phare de sa carrière. Depuis, il alterne les disciplines et se retrouve ainsi, du 12 au 14 septembre 2019, sur la scène du café-théâtre « Le Jardin de ma Soeur » à Bruxelles pour y fêter ses 30 ans en chanson. La même année, une compilation de ses 17 chansons les plus emblématiques (« 30 ans en chanson ») est mise en ligne sur le site d’écoute en streaming Spotify à découvrir en cliquant ICI.
.
**********
.

Benjamin Biolay en 2017

20 janvier 1973 : Naissance, à Villefranche-sur-Saône, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Benjamin BIOLAY. Sa mère est la petite-fille de Joseph Opinel, le fondateur de la célèbre fabrique de couteaux, et son père est clarinettiste amateur. Ses études se déroulent correctement au collège Notre-Dame de Mongré dans sa ville natale. Il s’intéresse assez tôt à la musique en pratiquant le violon et, ce qui est plus rare, le tuba grâce à sa présence au sein d’une fanfare locale. Mais le garçon est plutôt avide d’expériences musicales supplémentaires et il récolte deux premiers prix de trombone au conservatoire tout en jouant de la guitare de manière autodidacte. Après un petit détour par le lycée Saint-Exupéry de Lyon, Benjamin s’installe à Paris où il essaie de vivre de sa passion pour la musique. Il crée alors le groupe Matéo Gallion qui enregistre un disque live en 1994.
.

.
Parallèlement à ses activités au sein de cette formation, Benjamin fait la connaissance d’un maximum d’artistes pour lesquels il se propose de travailler. Ami du regretté Hubert Mounier, le chanteur de l’Affaire Louis’Trio, il écrit des arrangements pour un album du groupe en 1995. Il se fait alors remarquer par la maison de disques EMI qui lui signe un contrat pour des premiers singles qui ne se vendent pas énormément en 1997 et 1998. En 1999, il est à la base de l’album qui va révéler la chanteuse Keren Ann: « La biographie de Luka Philipsen » sur lequel se trouve la chanson « Jardin d’hiver ». Pour elle, il écrit et compose des morceaux mais il réalise aussi l’opus. Henri Salvador est touché par le travail du duo et leur confie la mise en oeuvre de son nouvel album « Chambre avec vue » qui signe un retour triomphal de l’artiste en 2000 avec, notamment, son interprétation toute personnelle de « Jardin d’hiver ». Il commence alors à préparer un nouvel album pour lui-même mais il s’occupe aussi des albums de Raphaël, de sa soeur Coralie Clément, d’Hubert Mounier ainsi que de celui de Lulu avec Bambou Gainsbourg. Sans oublier l’opus « Mieux qu’ici bas » qu’il réalise pour Isabelle Boulay qui en vend 1.500.000. Enfin, en mai 2001, Benjamin Biolay sort son premier album qui a pour titre « Rose Kennedy ». D’emblée remarqué et apprécié par les professionnels, le disque est sacré album révélation de l’année aux Victoires de la Musique en 2002.
.

.

En 2003, son deuxième album a pour titre « Négatif » et est fortement influencé par l’univers musical de Serge Gainsbourg. Les albums vont alors se succéder tous les deux ans et l’artiste va prendre un soin tout particulier à les rendre à chaque fois différents musicalement d’abord et ensuite au niveau des thématiques abordées. Ils ont pour titres « A l’origine »(2005), « Trash Yéyé » (2007) et « La superbe » (2009). Quelques mois après la sortie ce dernier disque, il reçoit la Victoire de l’artiste interprète masculin de l’année et la Victoire de l’album de chansons. Benjamin se lance alors dans une grande tournée à travers la France, l’Espagne et l´Amérique du Sud. En 2012, le sixième opus de Benjamin Biolay s’appelle « Vengeance » et il y interprète des chansons en duo notamment avec Vanessa Paradis, Oxmo Puccino ou Orelsan. En 2013, il réalise et produit le sixième album de Vanessa Paradis, « Love Songs », dont il écrit et compose huit titres. Il y interprète aussi un duo avec la chanteuse : « Les roses roses ». Il accompagne ensuite Vanessa en tournée sur le « Love Songs Tour » en tant que musicien. Ces activités expliquent la pause un peu plus longue que le chanteur s’accorde avant de commercialiser l’album « Palermo Hollywood » qui sort en 2016. La galette numérique reçoit la Victoire de l’album de chansons lors des Victoires de la musique 2017. En mai 2017, il réitère l’expérience qui lui a permis de travailler en Argentine en 2016 et il y enregistre le disque intitulé « Volver ». Puis, c’est en Belgique et en France qu’il « met en boîte » les titres de l’opus suivant qui s’intitule « Grand Prix » et qui est annoncé aux radios par la chanson « Comment est ta peine » en avril 2020. En pleine pandémie du coronavirus covid-19 et ses confinements obligatoires, le téléchargement numérique et les visions en streaming vont être énormes. Les émissions de télévision sont, elles, plus rares pour Benjamin Biolay (à l’exception du programme de « La chanson de l’année » en mode confinement sur TF1) et sa tournée de concerts doit êre interrompue à deux reprises : en octobre 2020 et en janvier 2021.
.
**********
.

20 janvier 1977 : Naissance, à Renaix, de l’interprète belge MELODY sous le nom de Nathalie Lefèbvre. La fillette grandit à Saint-Sauveur, entre Tournai et Ath, où son entourage lui trouve une voix étonnante. Elle se présente donc très jeune à des concours de chant et, lors d’une fête locale, Jean-Pierre Millers, le compositeur de Corinne Hermès, craque pour le talent de la gamine. Il la présente à un ami: le producteur Orlando, le frère de Dalida, qui fait signer un contrat à l’adolescente. A douze ans, la jeune fille pulvérise les hit parade de l’été 1989 avec « Y’a pas que les grands qui rêvent », une chanson dont le texte est écrit par le journaliste et chroniqueur Guy Carlier et la musique composée par Jean-Pierre Millers. Elle devient rapidement une vedette et son succès ne s’arrête pas là puisque quelques singles et deux albums permettent de mieux la faire connaître ensuite avec les titres « Chariot d’étoiles », « Le prince du roller » ou le très émouvant « Mamie ». Trop jeune peut-être pour supporter le poids d’une telle popularité sur ses frêles épaules, Mélody quitte l’univers de la chanson, en 1994, aussi vite qu’elle y est arrivée. C’est Orlando, le frère de Dalida, qui avait « lancé » Mélody. Toujours à l’affût de nouveaux talents depuis la disparition de sa soeur, il devait ensuite découvrir Hélène Ségara dont il finit par s’occuper exclusivement pendant des années. Depuis cette époque de grands succès, Nathalie (ex-Mélody) semble s’être mariée, être maman, et vivre dans sa ville natale de Renaix. Ci-dessous, une vidéo de « Y’a pas que les grands qui rêvent » en 1989.
.

.
**********
.

En 1992

20 janvier 2003 : Décès, à son domicile de Dreux, de la chanteuse française de zouk Edith LEFEL, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Pierrette Bruno en 1970 – Photo (c) M. Ristroph

20 janvier 2015 : Décès, à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), de l’actrice et chanteuse française Pierrette BRUNO. Pour prendre connaissance brièvement des aspects de la carrière artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

4 JANVIER

 

Robert Lamoureux dans les années 1960

4 janvier 1920 : Naissance, à Saint-Mandé, de Robert LAMOUREUX, comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître une très succincte biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Ginette Garcin

4 janvier 1928 : Naissance, à Marseille, de l’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN. Pour en savoir plus sur sa carrière artistique et, plus particulièrement, ses activités musicales, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Georges Chelon en 1971 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

4 janvier 1943 : Naissance, à Marseille, de l’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON. Pour connaître la biographie et le parcours musical de ce chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Album de Thomas Fersen « les ronds de carotte » en 1995. Photo (c) Jean-Baptiste Mondino.

4 janvier 1963 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Thomas FERSEN dont le véritable nom est toujours une énigme. Selon ses dires, le petit Thomas découvre la musique à l’école communale grâce aux chansons paillardes. Pour ses quatorze ans, sa mère lui offre une guitare avec laquelle il prend des cours dans le sous-sol du magasin de musique de son quartier. On est à la fin des années 1970 et, au fil des voyages scolaires en Angleterre, Thomas fait connaissance avec la musique anglo-saxonne et le mouvement punk qui l’impressionne. Il écrit alors ses premières chansons paroles et musique et met sur pied des groupes musicaux avec des copains. Il poursuit parallèlement des études en électronique avant d’effectuer ses obligations militaires en 1984. A son retour à la vie civile, il décroche un poste de câbleur dans des chaînes d’hôtels françaises. Après un périple qui l’emmène notamment au Mexique, au Guatemala et à Cuba, le musicien-chanteur décide de franchir un cap supplémentaire en changeant d’identité pour prendre le nom d’artiste de Thomas Fersen. Et c’est sous ce patronyme qu’il enregistre un premier disque vinyle en 1988: « Ton héros Jane ». Ce 45-tours ne connaît pas plus de succès qu’un deuxième commercialisé deux ans plus tard: « Le peuple de la nuit ». Engagé par un restaurateur thaïlandais pour animer les soirées de son établissement parisien, Thomas s’y fait remarquer par un producteur qui lui propose un nouveau contrat et, surtout, une bonne équipe de collaborateurs. Il enregistre alors, en direct dans un cinéma du Val-André, dans les Côtes d’Armor, un vrai premier album en 1992: « Le bal des oiseaux ».
.

.
La chanson portant le titre de l’opus connaît alors un grand succès immédiat l’année suivante et voit Thomas Fersen récompensé par un disque d’or et une Victoire de la Musique de la révélation masculine en 1994. En mai de la même année, il enregistre son deuxième opus, « Des ronds de carotte », au Danemark. Depuis ce moment, se créant un univers personnel et atypique, cet artiste de grand talent enregistre de nombreux albums. En 2019, il commercialise ainsi son onzième opus intitulé « C’est tout ce qu’il me reste ». Ses prestations sur scène restent le meilleur moment pour faire connaissance avec ce chanteur hors du commun qui a apporté un renouveau à la chanson francophone. Au point de faire école et d’influencer toute une série de jeunes artistes comme le Belge Antoine Hénaut qui a déjà assuré de nombreuses premières parties de Thomas Fersen justement.
.
**********
.

En 1998

En 1998

4 janvier 1982 : Naissance, à Tournai, de la chanteuse belge Mélanie COHL sous le nom de Mélanie Picron. La petite Mélanie apprend à jouer du violon à l’âge de cinq ans. Elle s’inscrit ensuite au Conservatoire de Tournai pour y suivre des cours de solfège, de violon, de diction et de déclamation. Très jeune, elle commence à chanter sous le pseudonyme de Kelly Logan et participe à de nombreux concours dans sa région natale proche de la frontière française. A dix ans, la chanteuse participe à l’émission de la télé publique belge francophone RTBF: « Jeunes Solistes ». Et, trois ans plus tard, elle remporte le jeu « Chacun sa chance » dans le club Dorothée sur la chaîne privée française TF1. En 1997, sous son vrai nom de Mélanie Picron, elle se présente au crochet télévisé de la RTBF « Pour la gloire » dans la catégorie « Juniors ». Elle y remporte la finale présentée par Carlos Vaquera. Le chanteur belge Philippe Swan, interprète du « tube » « Dans ma rue » en 1989, la remarque et lui propose d’enregistrer un premier single sous le pseudonyme de Mélanie Cohl. La chanson « Dis oui » qui lui est proposée est alors sélectionnée pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson 1998 qui a lieu à Birmingham en Grande-Bretagne. Mélanie termine à la sixième place. En Belgique, le disque « Dis oui » est certifié double disque de platine et connaît le succès aussi bien en Flandre qu’en Wallonie.
.

.
Son producteur estime alors qu’il est temps pour la jeune artiste d’enregistrer un premier album. Celui-ci sort sous le titre générique « Mes îles » et quelques singles retiennent l’attention des programmateurs de radio belges: « Je rêve de vous », « Je saurai t’aimer » ou « Pardonnez-moi ». Mélanie Cohl connaît alors la grande joie de pouvoir interpréter la bande originale francophone du long métrage d’animation de Walt Disney « Mulan » qui est projeté dans les salles obscures en novembre 1998. La chanson « Qui je suis vraiment » est adaptée en français par Philippe Swan du titre « Reflection » de Christina Aguilera. Avec ce titre, Mélanie Cohl obtient une petite popularité en France. Mais, après cet épisode, cela ne décolle pas vraiment pour la pourtant talentueuse Mélanie qui prend le temps de la réflexion et finit par rejoindre, en septembre 2002, la troupe de la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » où elle tient l’un des rôles principaux: celui de Solange. La première du spectacle a lieu le 16 septembre 2003 à quelques kilomètres seulement de la ville natale de Mélanie: au Zénith de Lille. Puis, c’est la scène du Palais des Congrès de Paris qui accueille la troupe où la chanteuse interprète en duo avec Frédérica Sorel la célèbre « Chanson des jumelles ». Gravée sur disque, la chanson atteint la 24e place du classement français des ventes. Profitant de ce regain de succès, la firme de disques AMC commercialise alors une compilation qui reprend « La chanson des jumelles », « Dis oui », « Qui je suis vraiment », un remix de « Je rêve de vous » et, aussi, cinq titres inédits. En 2005, alors qu’elle attend la naissance de son premier enfant, Mélanie Cohl participe à une tournée de podiums en Belgique mais elle décide déjà de prendre ses distances avec le métier de la chanson malgré une proposition pour un rôle dans la deuxième saison du spectacle musical « Roméo et Juliette ». Mariée et maman de deux garçons, on la retrouve à la direction d’une sandwicherie à Péruwelz (B) avant qu’elle ne se présente, sur les conseils insistants de son entourage, au casting de la troisième saison du concours télévisé « The Voice France » en 2013 où elle n’est pas retenue. Aux dernières nouvelles, en 2019, l’artiste s’est orientée vers une carrière juridique puisqu’elle occupe le poste de greffier auprès du Tribunal du Travail de sa ville natale.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

19 DECEMBRE

Edith Piaf en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

19 décembre 1915 : Naissance à Paris, dans la misère d’un milieu d’artistes de rue et de cirque, de la chanteuse Edith PIAF sous le vrai nom de Edith Giovanna Gassion. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

Michel Lemaire dans les années 1980 – Photo (c) Erika

19 décembre 1939 : Naissance, à Trazegnies, de l’animateur et producteur de radio et télévision belge Michel LEMAIRE. Après des humanités gréco-latines et des études supérieures en communications sociales à l’Institut Saint-Luc de Tournai, qui deviendra ensuite l’Institut des Hautes Etudes en Comunications Sociales (IHECS), Michel Lemaire s’oriente vers une profession radiophonique et entre à la RTB, la Radiodiffusion Télévision Belge. A 22 ans, il débarque au centre de production de Mons qui est en pleine mutation face au nouvel auditorat composé en majeure partie de jeunes. A l’aube de l’époque des yé-yés, alors que l’émission « Salut les Copains » est en plein essor sur Europe 1 en France, la RTB se doit de saisir la balle au bond. Michel Lemaire devient, avec Jean-Loup Viseur, Jean-Claude Ménessier et, un peu plus tard, Claude Delacroix, l’un des animateurs de radio belges francophones préférés des jeunes. Le titre de la première émission de Michel Lemaire est on ne peut plus clair: « Les moins de 20 ans ». Elle s’adresse aux adolescents et connaît un grand succès grâce au club qui permet aux jeunes de se rassembler autour d’événements et de communiquer entre eux: cela ressemble furieusement à l’ancêtre d’un réseau social. Ces émissions permettent à la jeunesse francophone belge de découvrir les artistes à la mode et Michel y accueille régulièrement des artistes comme Claude François, Dick Rivers et le local Salvatore Adamo. Il est à noter à propos de ce dernier chanteur que, à l’époque, Michel Lemaire reçoit une remontrance, par note de service officielle, de son directeur Camille Halsberghe pour avoir programmé deux fois dans la même émission une chanson d’Adamo, ce qui ne peut être toléré sur l’antenne d’une radio de service public ! Par la suite, l’animateur présente « Jeunesse 65 » qui devient ensuite « Formule J » proposé par Claude Delacroix. A la fin des années 1960, sa popularité est telle en Belgique francophone qu’il est très souvent sollicité pour présenter des soirées en tous genres comme, par exemple, les soirées « Oberbayern » mises sur pied lors des fameuses « fancy-fair » de l’Institut Saint-Luc à Mons. De tous temps, Michel Lemaire s’est intéressé et s’intéresse encore à la chanson francophone même si, ensuite, ses émissions radiophoniques, à la RTB puis à la RTBF, se tournent un peu plus vers le tourisme, sa seconde passion: « Les rendez-vous du dimanche » en 1969, « Les quatre saisons » en 1973, « La petite sieste elle a bon dos » en 1977 ou « Embarquement immédiat » dans les années 1990. Au début des années 1980, il donne des cours d’initiation à la chanson française à l’IHECS où il a fait ses études une vingtaine d’années plus tôt. Au fil de sa carrière, Michel a aussi l’opportunité de présenter des émissions télévisées qui ont pour titre « Promotion » (1963) puis « La caméra d’argent » (1970) avant de s’adresser aux seniors dans des programmes comme « Seniorama » notamment où il n’a de cesse d’inviter des artistes célèbres comme Lily Vincent, Tino Rossi, Georges Guétary ou Pierre Perret par exemple. Vous pouvez visionner cette dernière émission, datant de 1979 avec Pierre Perret, en cliquant sur l’image ci-dessous (et en vous connectant ou vous inscrivant sur Vimeo).
.

.
Retraité dans le courant des années 2000, Michel Lemaire reste très actif et continue à se passionner pour la chanson et le tourisme. Il réalise ainsi de magnifiques diaporamas informatiques sur les gloires de la chanson française (Piaf, Brel, Brassens, Ferrat, Bécaud, etc.) qu’il présente un peu partout dans les centres culturels et les maisons de repos.

.
**********
.

Jean-Patrick Capdevielle en 1986 – Photo (c) Steve Hiett

19 décembre 1945 : Naissance, à Levallois-Perret, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Patrick CAPDEVIELLE. La formation du jeune homme est celle de journaliste. C’est le boulot qu’il effectue au milieu des années 1960 pour des magazines musicaux à destination des jeunes comme « Salut les Copains » ou « Mademoiselle Age Tendre ». Par la suite, restant dans le milieu musical, il devient directeur artistique et s’installe à Londres où il côtoie Jimi Hendrix, les Beatles, les Rolling Stones et Eric Clapton. Au début des années 1970, c’est aux Iles Baléares qu’il va vivre pour peindre et composer des musiques qu’il va proposer à des maisons de disques quelques années plus tard. C’est William Sheller qui est le premier à s’intéresser à son travail et qui va lui permettre de sortir un premier 45 tours aux relents de reggae en français, « Solitude », en 1978. Quelques mois plus tard, Jean-Patrick enregistre un premier album dont une chanson va le propulser dans tous les hit parade: « Quand t’es dans le désert ».
.

.
Ce gros succès est suivi, avec moins d’ampleur, par une autre chanson intitulée « Salomé » qui place Capdevielle parmi les élites de la « nouvelle chanson française » aux côtés d’Alain Souchon et de Laurent Voulzy notamment. Il est vrai que l’artiste étonne et force le respect par la démarche absolument rock qu’il apporte à la chanson traditionnelle. Il confirme son orientation musicale en 1980 avec l’album « Deux » et les chansons « C’est dur d’être un héros » ou « Oh Chiquita ». L’homme se produit alors sur les scènes parisiennes de l’Olympia et du Palais des Sports avant d’entamer une grande tournée française. En 1982, Jean-Patrick Capdevielle commercialise l’album intitulé « L’ennemi public » et il connaît un nouveau succès avec le titre « Qu’est-ce qui va rester (quand le rock’n’roll aura cessé d’exister) ? ». L’opus suivant est celui du virage dans la carrière de l’artiste: en 1983, « Dernier rappel » offre un travail très différent des albums précédents. Il en est de même pour « Mauvaises fréquentations » (1984 avec la chanson « Halloween ») et « Planète X » (1985 avec « 40 à l’ombre »). Le chanteur fait alors une pause de deux ans pendant laquelle il présente une émission de télé (« Les Totems du Bataclan » en 85 et 86) et tourne dans un téléfilm avec Marie-Christine Barrault (« L’énigme des sables » en 1986). Il travaille ensuite sur son disque suivant, « Nouvel âge », qui arrive chez les disquaires en 1988. Ce dernier n’obtient pas le succès des précédents albums et est plutôt boudé par les médias. Travaillant sans cesse sur de nouvelles chansons, Jean-Patrick Capdevielle enregistre « Vue sur cour » en 1990 puis « Vertigo » réalisé à Nashville en 1992. Il prend alors goût à la vie américaine et il décide de vivre aux Etats-Unis durant deux ans pour y suivre des études cinématographiques à Los Angeles. A son retour en France en 1995, il se lance dans la réalisation de clips musicaux. Ses horizons artistiques se diversifient alors et il permet à la soprano Emma Shaplin d’enregistrer un opéra qu’il écrit en italen du 14e siècle: « Carmina Meo ». L’album en question se vend à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde. En 2001, il compose, écrit et fait enregistrer par des artistes lyriques « Atylantos », un opéra néo-romantique qui n’a encore jamais été mis en scène. Quatre ans plus tard, il soutient la production d’un album du groupe Montparnasse: « Pop tasty ». En 2006, Capdevielle revient hanter les studios d’enregistrement pour l’album « Hérétique » qui sort en mars de l’année suivante avec un succès très mitigé. Dans le même temps, il écrit six des onze nouvelles chansons de David Hallyday. Depuis, il poursuit son travail d’écriture pour d’autres interprètes et il compose les titres d’un nouvel album qu’il propose de découvrir sur les réseaux sociaux. Cette découverte est assortie d’un appel à financement participatif des internautes qui répondent en masse avec l’apport total de 41.000 euros. Enregistré entre Londres et Paris, l’album « Bienvenue au paradis » est disponible sur le site web officiel de Capdevielle (à visiter en CLIQUANT ICI) fin novembre 2015. Depuis cette date, l’artiste a repris ses pinceaux pour s’adonner à la peinture dans ses ateliers de Rueil-Malmaison.
.
**********
.

Line Renaud et Loulou Gasté en 1950

19 décembre 1950 : la chanteuse française Line RENAUD et le compositeur français Loulou GASTE se marient à la mairie du 17ème arrondissement de Paris. Nanou Taddéi, l’épouse de Johnny Stark, qui est l’imprésario de Line, est témoin.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Christopher Laird en 1976 – Photo (c) Christine Filippi

19 décembre 1952 : Naissance, à Genève en Suisse, du chanteur, auteur et compositeur Christopher LAIRD. Son père est un journaliste américain et sa mère une écrivaine anglaise. Sa première langue, maternelle, est l’anglais mais, vivant en Suisse, le jeune Christopher apprend vite le français qu’il manie très bien et il parle aussi l’allemand dès son plus jeune âge. C’est très jeune également qu’il se passionne pour la musique et qu’il pratique la guitare, les percussions, la basse, le piano et l’harmonica. A 17 ans, il gagne Paris bien décidé à vivre de ses compositions. Il parvient à se faire engager pour sortir un premier disque en 1969 chez Vogue. Le succès de « Tes chaussettes sont à l’envers » n’est pas flagrant mais il y a quelque chose chez ce bonhomme souriant à la voix particulière. Il enregistre encore une demi-douzaine de 45 tours avant de connaître le succès en 1971 avec la chanson « Alleluia en pyjama ». Cette mélodie traverse d’ailleurs l’Atlantique pour aller se placer en tête des palmares de ventes au Canada. La suite de sa carrière va lui permettre de commercialiser quelque 50 vinyles et quatre albums.

.

.
En 1973, il atteint à nouveau les cîmes des hit parade français avec « Petit homme » et les succès suivants ont pour titre « Un clown ne pleure pas » (1974), « Je la revois je l’imagine » (1974) ou encore « Des tartines de baisers » (1975). Sa popularité lui permet alors de se produire pendant quinze jours sur la scène parisienne de l’Olympia. En 1976, il se propose pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson mais son titre « Vivre une page d’amour » n’est finalement pas retenu. Jusqu’en 1991, il va régulièrement sortir des 45 tours tantôt en français tantôt en anglais. Simultanément à ses activités de chanteur, il écrit aussi des chansons pour C. Jérôme, Martin Circus, Amélie Morin, Bibie, Vivien Savage ou Sabine Paturel par exemple. Il compose aussi quelques musiques publicitaires pour le cinéma, la télé et la radio. En 1981, il publie un album en anglais qui a pour titre « Back in a minute ». Et, dix ans plus tard, un ultime disque est enregistré en français: « Esther, Jennifer ». 2018 est l’année de sortie d’une compilation reprenant les grands succès de Christopher Laird entre 1970 et 1977 (chez Marianne Mélodie). Et, après la sortie, en 2019, d’une chanson inédite intitulée « Dinosaure Business Man », l’artiste préparerait un nouvel album pour ses 50 ans de carrière en 2020. Pour en savoir vraiment plus sur cet artiste méconnu et injustement oublié, vous pouvez lire sa biographie très bien rédigée en 2015 par Marc Dubouchet: il vous suffit pour cela de CLIQUER ICI.
.
**********
.

Bourvil et Georges Guétary à l’affiche de la Route Fleurie en 1952

19 décembre 1952 : Création, à l’ABC de Paris, de l’opérette de Francis LOPEZ « La Route Fleurie » avec Georges GUETARY, BOURVIL et Annie CORDY. Vous pouvez découvrir l’affiche de ces premières représentations exceptionnelles sur le site internet de l’Association de la Régie Théâtrale, l’ART, en CLIQUANT ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

14 DECEMBRE

Henri Dès en 2011

14 décembre 1940 : Naissance, à Renens, de l’auteur-compositeur-interprète suisse Henri DES sous son vrai nom de Henri Destraz. Henri suit une scolarité sans histoire et effectue ensuite son service militaire comme tout bon citoyen helvète. Il part alors à Paris pour y assouvir la passion qu’il nourrit pour la musique et la chanson. Il n’hésite pas ainsi à chanter dans les rues et dans les cafés en s’accompagnant à la guitare. De rencontres en rencontres, il finit par se faire remarquer et il est sélectionné pour représenter la Suisse au concours Eurovision en 1970. Il s’y classe quatrième. Ses chansons personnelles intéressent un producteur et Henri, qui choisit le pseudonyme et diminutif Dès pour nom, va ainsi enregistrer une douzaine de disques qui vont lui permettre, notamment, de se présenter au Festival de la Chanson Française de Spa. Lorsque son fils Pierrick atteint l’âge d’apprécier la musique et la chanson, Henri lui écrit quelques chansons et comptines. L’artiste se rend alors compte que le créneau de la chanson pour jeune public existe mais qu’il n’est pas très bien achalandé. A l’époque, seul Steve Waring s’y est essayé mais on ne peut pas parler de grande popularité pour l’auteur de « La grenouille ». Henri Dès essaie donc de convaincre sa maison de disques de sortir un album de ses chansons pour les enfants. Les producteurs se tâtent et refusent le projet tel que présenté en demandant des concessions que le chanteur ne peut accepter. Il décide donc de créer sa propre maison de disques qu’il baptise du prénom de son épouse: « Marie-Josée Productions ». Son premier album, intitulé « Cache-Cache », est commercialisé en 1977 au moment où une chanteuse française s’accapare de plus en plus le jeune public: Chantal Goya. Mais, très vite, il va apparaître que les deux artistes n’évoluent pas sur le même terrain et Henri Dès va rapidement se créer un univers qui enchante autant les parents que leurs enfants. Ses albums se vendent par milliers même si certaines chansons sont préférées: « La petite Charlotte » (1979), « La glace au citron » (1988) et « Le petit zinzin » par exemple.
.

.
Il se met à remplir les théâtres de France, de Suisse et de Belgique et se retrouve à de nombreuses reprises sur la scène de l’Olympia de Paris. En 35 ans de chanson pour le jeune public, Henri Dès sort quelque 25 albums, une dizaine de DVD et quelques livres. En 2013 sort encore le disque « Casse-pieds » bien dans la lignée de sa longue carrière. En 2014, Henri Dès crée sa propre radio sur le web avec plus de 250 de ses chansons à déguster sans jingle ni publicité 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Vous pouvez l’écouter en CLIQUANT ICI. Le 27 novembre 2019, Henri Des subit un infarctus à son domicile. Grâce au massage cardiaque pratiqué par sa compagne, le chanteur est ranimé et hospitalisé. Le 16 janvier 2020, l’artiste annonce qu’il va mieux et qu’il devrait remonter sur scène pour un concert unique « en solo » le 19 avril à l’Espace Vélodrome de Plan-les-Ouates près de Genève. Mais la pandémie du coronavirus covid-19 et les mesures sanitaires prises pour éviter sa propagation entraînent le report du spectacle au 15 décembre 2020 puis au 13 juin 2021.
.
**********
.

Jane Birkin en 1987 – Photo (c) Pierre Jean Rey

14 décembre 1946 : Naissance, à Londres, de l’actrice et chanteuse anglaise Jane BIRKIN. Elle est la fille d’un commandant de la marine militaire britannique, la Royal Navy, et d’une actrice ayant pour nom Judy Campbell. Elle passe une grande partie de sa jeunesse dans un internat de l’île de Wight puis, à 18 ans, elle se retrouve, aux côtés de Jacqueline Bisset et Charlotte Rampling, à l’affiche du film « Le Knack… et comment l’avoir » de Richard Lester. Cette première expérience est couronnée de succès et la jeune femme est engagée pour le film « Blow up » d’Antonioni qui décroche la Palme d’or au festival de Cannes. Désirant pousser plus loin son aventure d’actrice, elle décide de partir en France encore toute auréolée de son succès à Cannes. Après de nombreux essais infructueux, elle finit par être embauchée pour un rôle dans le film « Le slogan » de Pierre Grimblat. Au cours du tournage, elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète français Serge Gainsbourg. En 1968, ils finissent par tomber amoureux et Jane devient la compagne de Serge pendant une dizaine d’années. En 1969, Serge a l’idée de leur faire enregistrer ensemble un duo sulfureux qui va être un énorme succès: « Je t’aime moi non plus ». D’autres suivront comme « La décadanse » et « 69 année érotique ». Ses activités dans la chanson francophone, grâce à Gainsbourg, ne vont jamais empêcher Jane de poursuivre sa carrière cinématographique et, plus tard, d’entamer des prestations au théâtre. Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio et les émissions télévisées comme celles des célèbres Maritie et Gilbert Carpentier. A la fin des années 1970, elle quitte Serge Gainsbourg et le couple hyper-médiatique explose. Parmi les grands succès de Jane, on peut citer « Di dou di doo dah », « Ex-fan des sixties » (1978) ou « Baby alone in Babylone » (1983).
.

.
N’ayant jamais franchi le pas de rencontrer son public, elle le fait en 1987, pour ses 40 ans, sur la scène parisienne du Bataclan. En mars 1991, Jane Birkin perd Serge Gainsbourg, qui disparaît le 2 mars, et son père David Birkin qui décède le 7 mars. Après la mort de Gainsbourg, Jane Birkin reprend ses chansons et enregistre plusieurs albums dont « Versions Jane » et « Arabesque ». Avec ces nouvelles versions, elle part en concert partout dans le monde: en Europe mais aussi en Asie à Tokyo, aux Etats-Unis à New York et même en Palestine. Pour renouveler et diversifier son répertoire, Jane s’adresse alors à de nombreux compositeurs en vogue pour lui réaliser quelques albums qui marchent bien: Mickaël Furnon (de Mickey-3-D), MC Solaar, Marc Lavoine, etc. Les auteurs choisis ont pour nom, entre autres, Etienne Daho, Zazie, Cali, Arthur H ou Alain Souchon. L’artiste franchit un nouveau cap en novembre 2008 lorsqu’elle enregistre un album dont, pour la première fois, tous les textes sont de sa plume: « Enfants d’hiver ». C’est, en fait, la mise au jour de toute une série d’écrits collectionnés depuis ses années d’internat et, du coup, le côté autobiographique du travail est forcément très prononcé. En 2012, Jane Birkin connaît de graves problèmes de santé qui l’obligent à annuler sa tournée européenne. Elle est contrainte, alors, à se reposer et à éviter la fatigue de concerts trop nombreux. Mais, au fil du temps, sa passion pour la chanson la rappelle en studio et sur scène pour créer, à Troyes, le 26 octobre 2016, le spectacle « Gainsbourg symphonique » où l’artiste interprète les plus grands titres de son ancien compagnon avec des orchestrations symphoniques. Un album de ces chansons est enregistré avec l’orchestre de la radio de Varsovie et est commercialisé en février 2017. Douze ans après son dernier disque proposant des titres originaux, Jane Birkin commercialise, en 2020, un opus dont elle a écrit les textes sur des musiques signées par Etienne Daho et Jean-Louis Piérot : « On pardon, tu dormais ». En septembre 2021, l’artiste est victime d’un léger accident cérébral qui l’empêche de participer, comme prévu, au Festival du Film Américain de Deauville (F). Et elle se voit ensuite également contrainte d’annuler tous ses engagements jusqu’à la fin de l’année 2021.
.
**********
.

Chantal Eden en 1998

14 décembre 1958 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française Chantal EDEN sous le nom de Chantal Bertin. Ce n’est qu’à l’approche des 40 ans que Chantal se destine à faire de son métier ce qui était jusque là une passion: la musique et la chanson. Elle enregistre ainsi un premier album en 1998: « Le chemin du bonheur ». Cet album, pourtant produit et enregistré en France, va trouver son véritable public en Belgique francophone. Chantal Eden y effectue quelques émissions sur la radio publique nationale, la RTBF, et son album se retrouve parmi les meilleures ventes du pays. Dans la foulée de ce premier succès, une autre chanson reçoit alors les faveurs du public belge: « La vigne de mon père » en 1999. Quelques mois plus tard, un deuxième album, intitulé « Plus loin », permet à l’artiste de se présenter sur scène, toujours en Belgique, au Trocadéro de Liège, au Théâtre Royal de Mons ou, en 2002, aux Francofolies de Spa. Ce sont souvent des rencontres et des faits divers qui permettent ensuite à la chanteuse de trouver l’inspiration de ses chansons: il y a ainsi « Deux enfants de Guinée » inspirée par l’histoire de Yaguine et Fodé retrouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion ayant quitté l’Afrique pour l’Europe. Et il y a aussi « Rencontre » inspirée par Jacques Salomé. Alors qu’elle s’évertue à écrire des textes qui dénoncent et tentent de lutter contre l’injustice de manière globale, Chantal Eden va aussi commettre des chansons sur commande qui soutiennent tantôt les voyageurs en camping-car, tantôt les boulangers. Après la sortie de sept albums et d’un DVD live, elle écrit un livre (« Le monde a besoin de vous ») et une série de contes pour enfants: « Le voyage de Giorgio ». Le 17 novembre 2014, elle annonce la sortie, en Belgique où elle réside alors, d’un double album de 27 titres intitulé « Le ciel et la terre ». Et, entourée d’une nouvelle équipe, elle propose à nouveau des spectacles depuis octobre 2016. Ensuite, ce sont des concerts-conférences qu’elle propose suite à l’écriture d’une nouvelle série de contes intitulée « Le monde de Hopi » et basée sur une civilisation nommée « peuple de la paix ». En janvier 2020, elle fait la promotion, à Châlon-sur-Saône, du pain « arc-en-ciel » issu d’une collaboration entre artisans boulangers de la région Saône et Loire et l’artiste qui associe son petit lutin Hopi à ce pilier de l’alimentation quotidienne française.
.

.
**********
.

Albin de la Simone en 2017

14 décembre 1970 : Naissance, à Amiens, de l’auteur-compositeur-interprète et arrangeur français Albin DE LA SIMONE sous le nom complet d’Albin l’Eleu de la Simone. Il passe son enfance et son adolescence dans le département de la Somme avant de se destiner à un métier artistique et de suivre les cours d’arts plastiques au célèbre Institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique, où a aussi étudié un certain Dany Boon. Sa passion pour la musique lui vient très tôt de son père qui fut clarinettiste de jazz dans l’orchestre New Orleans « les Barbecues » dans les années 1960. Du coup, après ses études belges, Albin suit des cours d’arrangement et d’orchestration au CIM de Paris. C’est d’ailleurs comme compositeur et pianiste de jazz qu’il entame véritablement sa carrière artistique. Il fait ainsi partie d’un quintet qui est finaliste du Concours national de jazz de la Défense en 1995. Entre 1995 et 2000, il accompagne sur scène Salif Keïta et Angélique Kidjo dans leurs tournées internationales et travaille sur les enregistrements et disques de Miossec, Keren Ann, Alain Souchon, Vanessa Paradis, Raphaël ou Jean-Louis Aubert entre autres. Ces expériences musicales avec des chanteurs lui font prendre conscience qu’il peut aussi écrire des chansons et il commence à le faire à la fin des années 1990. Et c’est en 2003 qu’il franchit le pas de se produire sur scène en y interprétant quelques chansons en première partie de la tournée de Mathieu Boogaerts au Japon. En septembre de la même année, il sort ainsi son premier album où il interprète notamment la chanson « Patricia » en duo avec Alain Souchon.
.

.
Et Albin de la Simone, le chanteur, est programmé aux Francofolies de la Rochelle de 2004. Quelques mois plus tard, en mai 2005, l’artiste confirme tout le bien que l’on dit de lui dans un deuxième album qui a pour titre « Je vais changer ». Il y interprète ses propres compositions et deux reprises qui ne passent pas inaperçu: « Elle fréquentait la rue Pigalle » du répertoire d’Edith Piaf et « Ces mots stupides », chanson réinterprétée en duo avec Jeanne Cherhal d’une adaptation de Sacha Distel et Joanna Shimkus du titre « Somethin’ Stupid » initialement créée par Frank et Nancy Sinatra. A la fin de l’année 2006, il participe à l’aventure du conte musical pour enfants « Le Soldat Rose » en jouant le rôle de Cousin Puzzle. Après avoir suivi Vanessa Paradis en tournée aux claviers en 2007, Albin de la Simone sort son troisième opus en avril 2008: « Bungalow ». 2009 et 2010 sont des années marquées par des concerts, des réalisations d’albums pour d’autres, de nouvelles expériences musicales et scéniques diverses. En 2011, il présente ses futures nouvelles chansons aux trois Francofolies: Spa, La Rochelle et Montréal. Son quatrième album, « Un homme », est chez les disquaires en février 2013 et, dans la foulée, l’artiste propose des concerts non sonorisés avec la violoniste Anne Millioud-Gouverneur et la violoncelliste Maëva Le Berre. Ces spectacles tourneront jusqu’à la fin 2014 en France et en Belgique. En 2013 encore, il est de ceux qui rendent hommage à Alain Bashung au Centquatre à Paris avec Kent, Brigitte Fontaine, Miossec et Chloé Mons notamment. En février 2014, Albin de la Simone est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scène ». Et, en novembre de la même année, il effectue une tournée au Québec. 2017 est l’année de la sortie de son cinquième album studio: « L’un de nous ». Les 12, 13 et 14 mai de cette année-là, il est mis à l’honneur par la Maison de la Culture de Tournai (B), où il a effectué ses études artistiques, et il se produit tout un weekend en compagnie de Nicolas Michaux, Françoiz Breut et Bastien Lallemant.
.
**********
.

14 décembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 consacre une soirée spéciale à Florent PAGNY. Intitulé « Double je », le programme est présenté par Flavie Flament accompagnée de Kad et Olivier. Autour de Florent Pagny, il y a les artistes qui interprètent des duos avec lui sur l’album « 2 » qui est commercialisé le lendemain: David Hallyday, Patrick Bruel, Pascal Obispo, Eddy Mitchell, Lara Fabian, Marc Lavoine, Isabelle Boulay, Cécilia Cara et Natasha St-Pier.
.
**********
.
14 décembre 2019 : Décès, des suites d’une complication post-opératoire dans un hôpital parisien, de l’actrice et chanteuse française d’origine danoise Anna KARINA. Pour en savoir plus et connaître la brève biographie de chanteuse de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

17 OCTOBRE

SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

17 octobre 1933 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Jeanine Deckers mieux connue sous le nom de SOEUR SOURIRE. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Jacques Mercier en 2017

17 octobre 1943 : Naissance, à Mouscron, de l’écrivain, auteur, journaliste, romancier, conférencier, animateur et producteur de radio et télévision belge Jacques MERCIER. Son enfance et son adolescence se passent dans sa ville natale où il fréquente le collège Saint-Joseph avant de suivre des études secondaires à Tournai dans un collège jésuite. Attiré, dès l’âge de quatorze ans par l’écriture, il rédige de petites rubriques pour le magazine pour jeunes « Plein Jeu ». Puis, il s’adresse à la rédaction du journal local « Nord-Eclair » pour y écrire quelques articles sur les concerts et spectacles de la région. Il parvient à interviewer des artistes de passage comme Jacques Brel ou Raymond Devos (lui aussi originaire de Mouscron). C’est à Tournai qu’il obtient ensuite un diplôme de l’Institut des Hautes Etudes en Communications Sociales (IHECS) en section journalisme. L’été 1963 est marqué pour Jacques Mercier par un stage à Radio Luxembourg. Et, dès la rentrée, il est engagé à la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, pour y travailler à la radio dans les studios de Bruxelles. Il y est d’abord assistant avant de pouvoir remplacer de temps en temps, devant le micro, Gérard Valet lors de l’émission « Musique au petit-déjeuner » diffusée sur le premier programme national francophone. Au début des années 1970, il anime aussi des émissions pour les jeunes en compagnie du producteur et animateur Jean-Loup Viseur en direct de Mons les samedis et dimanches.

Jacques Mercier et Jean-Loup Viseur dans les studios de la RTBF Mons – Photo (c) Collection Passion Chanson

Il le fera jusqu’au début des années 1980 et aura ainsi l’occasion de présenter quelques rendez-vous ludiques en public les dimanches en fin de matinée (« Dédicase » par exemple) en compagnie de grandes vedettes de la télévision, de la radio et de la chanson comme Chantal Goya. Au début des années 1970, il crée, sans le savoir, un programme mythique de la radio belge le dimanche soir, de 20h00 à 00h00, en compagnie de l’humoriste et fantaisiste Stéphane Steeman : « Dimanche musique ». Cette émission, largement consacrée à la musique et à l’humour, permet alors de recevoir des artistes en direct mais aussi d’organiser des voyages pour les auditeurs comme celui consacré au tour de chant de Salvatore Adamo à l’Olympia de Paris en 1972.

Lors du voyage à Paris des auditeurs de Dimanche Musique pour un concert d’Adamo à l’Olympia en 1972. Dans le cercle rouge : Stéphane Steeman, Jacques Mercier et Salvatore Adamo – Photo (c) R. Jacquet (Collection Passion Chanson) – CLIQUER SUR LA PHOTO POUR AGRANDIR

Enfin, nombreux sont les adolescents qui, parfois en cachette, écoutaient le programme jusqu’à minuit pour y suivre la dernière heure consacrée à des sujets à l’humour coquin. A la même époque, pour satisfaire ses talents d’écriture, Jacques Mercier signe quelques textes de chansons sous le pseudonyme de Michel Detry. Il le fait ainsi, notamment, pour Claude Barzotti, Frank Michaël, Maria Miel, Paul Severs, Christian Vidal, Eddy Pascal, Annie Duparc, Liliane St-Pierre, Timothy, Alain Tomasi ou encore Peter Koelewijn (Angéline ma blonde sex-machine).
.

.
C’est avec le même souci de l’écriture qu’il signe alors bon nombre de rubriques discographiques dans les hebdomadaires belges « Télé-Moustique », « Bonne Soirée », « Marie-Claire » ou « Pourquoi pas ». Dans les années 1980, Jacques Mercier poursuit son travail à la radio avec l’animation, pendant dix ans, du « Grand Dictionnaire », un programme des radios publiques francophones du Canada, de la Suisse, de la France et de la Belgique. Puis, il anime « La Semaine infernale » (1987) et, pendant de nombreuses années, « Le jeu des dictionnaires » (1989) avec Jean-Pierre Hautier, Philippe Geluck, Marc Moulin, Soda, Monsieur Météo (Jules Metz) et Jean-Jacques Jespers. Au début des années 1980, Jacques Mercier effectue une première incursion à la télévision en devenant, notamment, le producteur de l’émission « Palmarès » où le présentateur Pierre Collard-Bovy accueille de nombreux artistes belges le dimanche après-midi. C’est aussi l’époque où il est le commentateur du concours Eurovision de la Chanson pour la RTBF mais ce n’est pas lui qui assure les commentaires de la victoire belge en 1986 car Patrick Duhamel lui a déjà succédé à ce poste. Au début des années 1990, Jacques Mercier présente la version télévisée du « Jeu des dictionnaires ».
.

.
Ensuite, on le voit, dans la même décennie, aux commandes d’un bon nombre de programmes comme « L’Empire des Médias », « Forts en tête » et « La télé infernale ». Le journal « La Libre Belgique », lui permet d’écrire un billet quotidien sur la langue française entre 1998 et 2009. Puis, c’est dans PlusMagazine qu’on peut lire sa prose avant qu’elle ne paraisse en 2016 dans les pages du Figaro à Paris. Début 2007, il présente, tous les mois avec Armelle, l’émission télévisée « Bonnie and Clyde », toujours sur la RTBF, où ils évoquent tous deux l’actualité culturelle et divertissante en Belgique francophone. En mars 2009, il est aux côtés de son grand ami Philippe Geluck pour réaliser de petites séquences consacrées aux expressions de la langue française : « Monsieur Dictionnaire ».
.

.
Retraité et libéré de ses contraintes professionnelles, Jacques Mercier se lance alors dans le théâtre en 2009. Il joue dans « Mercier: go home ! » au théâtre de la Toison d’or à Bruxelles. C’est une pièce qu’il a écrite et où il s’imagine racontant ses souvenirs en tant que résident d’un home pour seniors. Chaque semaine, de nouveaux intervenants l’accompagnent : Philippe Geluck, Laurence Bibot, Pierre Kroll, Jean-Luc Fonck, etc. En janvier 2010, il joue avec Nara Noïan, à la Comédie Claude Volter à Bruxelles, « Mon jardin secret ». En 2011, il revient à la radio et à la RTBF pour participer, régulièrement, à l’émission d’Olivier Monssens « On n’est pas rentré » sur La Première. Et, l’année suivante, il propose un coup de coeur littéraire dans « Mémo » sur Radio Judaïca à Bruxelles. Diversifiant au maximum ses activités, il présente un spectacle itinérant appelé « La boîte de jazz » consacré à ce genre musical : il traverse ainsi la Belgique francophone, entre 2013 et 2014, en racontant 100 ans de jazz avec l’aide de musiciens comme son fils, Stéphane Mercier, mais aussi Vincent Bruynincks et Ivan Paduart. En 2014, il réalise, à Bruxelles, une lecture-spectacle de la pièce dont il est l’auteur : « Excès » avec Jean-Claude Frison et Charlotte Mattiussi. Le même concept est présenté à Paris, dans le cadre du Festival des universités populaires du théâtre, le 12 mai 2015. En 2017, il est le narrateur du conte musical « Pierre et le Loup » de Serge Prokofiev, avec l’orchestre philharmonique royal de Liège, dans une mise en scène de Bruno Coppens. En 2018, il revient, une fois de plus, à la radio en participant à l’émission « Les Bonnes Ondes » de Sandrine Dans sur Bel-RTL. Parallèllement à toutes ces occupations, Jacques Mercier poursuit toujours l’écriture de livres et de romans. Dans le contexte de la chanson francophone, dont il est un fervent amateur, il est ainsi l’auteur d’un essai, « Charles Dumont, un chant d’amour », paru aux Editions Labor en 1984, et d’un livre d’anecdotes intitulé « De Brel à Lio, totalement confidentiel » édité par Les Archers et la RTBF en 1988. En 1995, il collabore à la rédaction du « Dictionnaire de la Chanson en Wallonie et à Bruxelles » paru aux Editions Mardaga.
.
**********
.

François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

17 octobre 1944 : Naissance, à Paris, sous l’identité véritable d’Alain Roux, du chanteur, auteur-compositeur, poète,  musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Gérard Noël

17 octobre 2004 : Décès, à Mons, du producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

17 octobre 2012 : Décès à Amsterdam, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa très brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

17 octobre 2017 : Décès à Bois Le Roy, dans l’Eure (F), suite à une légère chute qui l’avait affaiblie, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX  à l’âge de 100 ans. Pour en savoir plus sur sa vie de chanteuse et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 Page 1 of 2  1  2 »