SOPHIE (Sophie HECQUET)

Sophie Hecquet en 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

La chanteuse, aussi animatrice de radio et télévision, française Sophie HECQUET naît le 9 octobre 1944 à Dax sous le vrai prénom d’Arlette. Elle commence sa carrière artistique sous le pseudonyme de Jenny Hahn et accompagne Johnny Hallyday en tournée au début des années 1960. En 1962, elle tient le rôle de Zizi la twisteuse dans un scopitone tourné par Claude Lelouch. Un an plus tard, elle apparait, sous le nom de Sophie Hecquet cette fois, dans le film « Cherchez l’idole » réalisé par Michel Boisrond. Elle y tourne aux côtés de Mylène Demongeot, Franck Fernandel, Dany Saval, Pierre Bellemare, Harold Kay, Hector et les Médiators, Claude Piéplu, Les Frères Ennemis, Bruno Coquatrix, Johnny Hallyday, Frank Alamo, Charles Aznavour, Eddie et Sylvie Vartan, Nancy Holloway, Jean-Jacques Debout, Eddy Mitchell, les Chaussettes Noires, les Surfs, Pierre Doris et Christian Marin notamment. Comme la plupart des artistes apparaissant au générique, Sophie y joue son propre rôle de chanteuse. Car elle rejoint à ce moment le peloton des jeunes « yé-yés » dont les 45 tours se vendent plutôt bien. Sophie Hecquet interprète ainsi sous le seul prénom de Sophie quelques succès comme « Quand un air vous possède » (1963), « Tout ça pour le locomotion » (accompagnée par Eddie Vartan et son orchestre en 1963) ou « Reviens vite et oublie » (« Be my baby ») (1963).

Le dernier disque de l’époque « sixties » est commercialisé en 1965. C’est aussi en 1965 qu’elle interprète, dans l’émission télévisée française « La la la », la chanson « For me formidable » en duo avec Charles Aznavour. Le 12 avril 1966 à 16 heures, Sophie est présente au Studio Mac Mahon, situé rue des Acacias dans le 17e arrondissement de Paris. Elle fait partie des artistes posant pour la mythique photo de « Salut les Copains » réalisée par Jean-Marie Périer et qui réunit 46 idoles du début des années 1960. La chanteuse s’y trouve entre Monty et Noël Deschamps. Le cliché est publié en juin 1966 comme poster central du numéro spécial du magazine mensuel qui fête ainsi le quatrième anniversaire de sa parution. Puis, la chanteuse revient avec quelques 45 tours dans les années 1970 comme « Souvenirs » (1973) et « Je t’aime bien » (1974).

Mais ce qui reste probablement sa chanson la plus connue est celle avec laquelle elle représente Monaco au concours Eurovision de la Chanson en 1975 et qui lui permet de se classer treizième: « Une chanson c’est une lettre ».

C’est aussi la dernière trace discographique que l’on possède de Sophie Hecquet qui, par la suite, va devenir animatrice de radio et de télévision. Elle officie ainsi durant une quinzaine d’années sur RMC, Radio Monte-Carlo, aux côtés notamment de Jean-Pierre Foucault. Elle s’occupe aussi des programmes destinés aux jeunes. Puis, au début des années 1980, elle rejoint RTL Télévision et travaille pour le groupe essentiellement en Belgique dès la naissance de RTL-TVI en 1987. Entre septembre 1995 et juin 1996, elle y produit ainsi l’émission « Comme chez vous ». A la même époque et jusqu’en 1998, elle revient interpréter ses succès dans les émissions de Pascal Sevran à la télé française. Au début des années 2000, Sophie tente une reconversion difficile dans la restauration en ouvrant un restaurant à Uccle dans la banlieue bruxelloise: « La maison de Sophie ».

Puis, alors qu’elle pense s’installer durablement en République dominicaine, elle doit être rapatriée à Paris pour y subir l’opération d’un anévrisme aortique. Alors qu’elle est hospitalisée, Sophie Hecquet s’éteint à 04h30 du matin le dimanche 28 octobre 2012.
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19 DECEMBRE

Edith Piaf en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

19 décembre 1915 : Naissance à Paris, dans la misère d’un milieu d’artistes de rue et de cirque, de la chanteuse Edith PIAF sous le vrai nom de Edith Giovanna Gassion. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Michel Lemaire dans les années 1980 – Photo (c) Erika

19 décembre 1939 : Naissance, à Trazegnies, de l’animateur et producteur de radio et télévision belge Michel LEMAIRE. Après des humanités gréco-latines et des études supérieures en communications sociales à l’Institut Saint-Luc de Tournai, qui deviendra ensuite l’Institut des Hautes Etudes en Comunications Sociales (IHECS), Michel Lemaire s’oriente vers une profession radiophonique et entre à la RTB, la Radiodiffusion Télévision Belge. A 22 ans, il débarque au centre de production de Mons qui est en pleine mutation face au nouvel auditorat composé en majeure partie de jeunes. A l’aube de l’époque des yé-yés, alors que l’émission « Salut les Copains » est en plein essor sur Europe 1 en France, la RTB se doit de saisir la balle au bond. Michel Lemaire devient, avec Jean-Loup Viseur, Jean-Claude Ménessier et, un peu plus tard, Claude Delacroix, l’un des animateurs de radio belges francophones préférés des jeunes. Le titre de la première émission de Michel Lemaire est on ne peut plus clair: « Les moins de 20 ans ». Elle s’adresse aux adolescents et connaît un grand succès grâce au club qui permet aux jeunes de se rassembler autour d’événements et de communiquer entre eux: cela ressemble furieusement à l’ancêtre d’un réseau social. Ces émissions permettent à la jeunesse francophone belge de découvrir les artistes à la mode et Michel y accueille régulièrement des artistes comme Claude François, Dick Rivers et le local Salvatore Adamo. Il est à noter à propos de ce dernier chanteur que, à l’époque, Michel Lemaire reçoit une remontrance, par note de service officielle, de son directeur Camille Halsberghe pour avoir programmé deux fois dans la même émission une chanson d’Adamo, ce qui ne peut être toléré sur l’antenne d’une radio de service public ! Par la suite, l’animateur présente « Jeunesse 65 » qui devient ensuite « Formule J » proposé par Claude Delacroix. De tous temps, Michel Lemaire s’est intéressé et s’intéresse encore à la chanson francophone même si, ensuite, ses émissions radiophoniques, à la RTB puis à la RTBF, se tournent un peu plus vers le tourisme, sa seconde passion: « Les rendez-vous du dimanche » en 1969, « Les quatre saisons » en 1973, « La petite sieste elle a bon dos » en 1977 ou « Embarquement immédiat » dans les années 1990. Au début des années 1980, il donne des cours d’initiation à la chanson française à l’IHECS où il a fait ses études une vingtaine d’années plus tôt. Au fil de sa carrière, Michel a aussi l’opportunité de présenter des émissions télévisées qui ont pour titre « Promotion » (1963) puis « La caméra d’argent » (1970) avant de s’adresser aux seniors dans des programmes comme « Seniorama » notamment où il n’a de cesse d’inviter des artistes célèbres comme Lily Vincent, Tino Rossi, Georges Guétary ou Pierre Perret par exemple. Vous pouvez visionner cette dernière émission datant de 1979 avec Pierre Perret ci-dessous en cliquant sur le rectangle bleu : « Regarder sur Vimeo ».

Retraité dans le courant des années 2000, Michel Lemaire reste très actif et continue à se passionner pour la chanson et le tourisme. Il réalise ainsi de magnifiques diaporamas informatiques sur les gloires de la chanson française (Piaf, Brel, Brassens, Ferrat, Bécaud, etc.) qu’il présente un peu partout dans les centres culturels et les maisons de repos.

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Jean-Patrick Capdevielle en 1986 – Photo (c) Steve Hiett

19 décembre 1945 : Naissance, à Levallois-Perret, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Patrick CAPDEVIELLE. La formation du jeune homme est celle de journaliste. C’est le boulot qu’il effectue au milieu des années 1960 pour des magazines musicaux à destination des jeunes comme « Salut les Copains » ou « Mademoiselle Age Tendre ». Par la suite, restant dans le milieu musical, il devient directeur artistique et s’installe à Londres où il côtoie Jimi Hendrix, les Beatles, les Rolling Stones et Eric Clapton. Au début des années 1970, c’est aux Iles Baléares qu’il va vivre pour peindre et composer des musiques qu’il va proposer à des maisons de disques quelques années plus tard. C’est William Sheller qui est le premier à s’intéresser à son travail et qui va lui permettre de sortir un premier 45 tours aux relents de reggae en français, « Solitude », en 1978. Quelques mois plus tard, Jean-Patrick enregistre un premier album dont une chanson va le propulser dans tous les hit parade: « Quand t’es dans le désert ».

Ce gros succès est suivi, avec moins d’ampleur, par une autre chanson intitulée « Salomé » qui place Capdevielle parmi les élites de la « nouvelle chanson française » aux côtés d’Alain Souchon et de Laurent Voulzy notamment. Il est vrai que l’artiste étonne et force le respect par la démarche absolument rock qu’il apporte à la chanson traditionnelle. Il confirme son orientation musicale en 1980 avec l’album « Deux » et les chansons « C’est dur d’être un héros » ou « Oh Chiquita ». L’homme se produit alors sur les scènes parisiennes de l’Olympia et du Palais des Sports avant d’entamer une grande tournée française. En 1982, Jean-Patrick Capdevielle commercialise l’album intitulé « L’ennemi public » et il connaît un nouveau succès avec le titre « Qu’est-ce qui va rester (quand le rock’n’roll aura cessé d’exister) ? ». L’opus suivant est celui du virage dans la carrière de l’artiste: en 1983, « Dernier rappel » offre un travail très différent des albums précédents. Il en est de même pour « Mauvaises fréquentations » (1984 avec la chanson « Halloween ») et « Planète X » (1985 avec « 40 à l’ombre »). Le chanteur fait alors une pause de deux ans pendant laquelle il présente une émission de télé (« Les Totems du Bataclan » en 85 et 86) et tourne dans un téléfilm avec Marie-Christine Barrault (« L’énigme des sables » en 1986). Il travaille ensuite sur son disque suivant, « Nouvel âge », qui arrive chez les disquaires en 1988. Ce dernier n’obtient pas le succès des précédents albums et est plutôt boudé par les médias. Travaillant sans cesse sur de nouvelles chansons, Jean-Patrick Capdevielle enregistre « Vue sur cour » en 1990 puis « Vertigo » réalisé à Nashville en 1992. Il prend alors goût à la vie américaine et il décide de vivre aux Etats-Unis durant deux ans pour y suivre des études cinématographiques à Los Angeles. A son retour en France en 1995, il se lance dans la réalisation de clips musicaux. Ses horizons artistiques se diversifient alors et il permet à la soprano Emma Shaplin d’enregistrer un opéra qu’il écrit en italen du 14e siècle: « Carmina Meo ». L’album en question se vend à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde. En 2001, il compose, écrit et fait enregistrer par des artistes lyriques « Atylantos », un opéra néo-romantique qui n’a encore jamais été mis en scène. Quatre ans plus tard, il soutient la production d’un album du groupe Montparnasse: « Pop tasty ». En 2006, Capdevielle revient hanter les studios d’enregistrement pour l’album « Hérétique » qui sort en mars de l’année suivante avec un succès très mitigé. Dans le même temps, il écrit six des onze nouvelles chansons de David Hallyday. Depuis, il poursuit son travail d’écriture pour d’autres interprètes et il compose les titres d’un nouvel album qu’il propose de découvrir sur les réseaux sociaux. Cette découverte est assortie d’un appel à financement participatif des internautes qui répondent en masse avec l’apport total de 41.000 euros. Enregistré entre Londres et Paris, l’album « Bienvenue au paradis » est disponible sur le site web officiel de Capdevielle (à visiter en CLIQUANT ICI) fin novembre 2015. Depuis cette date, l’artiste a repris ses pinceaux pour s’adonner à la peinture dans ses ateliers de Rueil-Malmaison.
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Line Renaud et Loulou Gasté en 1950

19 décembre 1950 : la chanteuse française Line RENAUD et le compositeur français Loulou GASTE se marient à la mairie du 17ème arrondissement de Paris. Nanou Taddéi, l’épouse de Johnny Stark, qui est l’imprésario de Line, est témoin.
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Christopher Laird en 1976 – Photo (c) Christine Filippi

19 décembre 1952 : Naissance, à Genève en Suisse, du chanteur, auteur et compositeur Christopher LAIRD. Son père est un journaliste américain et sa mère une écrivaine anglaise. Sa première langue, maternelle, est l’anglais mais, vivant en Suisse, le jeune Christopher apprend vite le français qu’il manie très bien et il parle aussi l’allemand dès son plus jeune âge. C’est très jeune également qu’il se passionne pour la musique et qu’il pratique la guitare, les percussions, la basse, le piano et l’harmonica. A 17 ans, il gagne Paris bien décidé à vivre de ses compositions. Il parvient à se faire engager pour sortir un premier disque en 1969 chez Vogue. Le succès de « Tes chaussettes sont à l’envers » n’est pas flagrant mais il y a quelque chose chez ce bonhomme souriant à la voix particulière. Il enregistre encore une demi-douzaine de 45 tours avant de connaître le succès en 1971 avec la chanson « Alleluia en pyjama ». Cette mélodie traverse d’ailleurs l’Atlantique pour aller se placer en tête des palmares de ventes au Canada. La suite de sa carrière va lui permettre de commercialiser quelque 50 vinyles et quatre albums.
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En 1973, il atteint à nouveau les cîmes des hit parade français avec « Petit homme » et les succès suivants ont pour titre « Un clown ne pleure pas » (1974), « Je la revois je l’imagine » (1974) ou encore « Des tartines de baisers » (1975). Sa popularité lui permet alors de se produire pendant quinze jours sur la scène parisienne de l’Olympia. En 1976, il se propose pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson mais son titre « Vivre une page d’amour » n’est finalement pas retenu. Jusqu’en 1991, il va régulièrement sortir des 45 tours tantôt en français tantôt en anglais. Simultanément à ses activités de chanteur, il écrit aussi des chansons pour C. Jérôme, Martin Circus, Amélie Morin, Bibie, Vivien Savage ou Sabine Paturel par exemple. Il compose aussi quelques musiques publicitaires pour le cinéma, la télé et la radio. En 1981, il publie un album en anglais qui a pour titre « Back in a minute ». Et, dix ans plus tard, un ultime disque est enregistré en français: « Esther, Jennifer ». 2018 est l’année de sortie d’une compilation reprenant les grands succès de Christopher Laird entre 1970 et 1977 (chez Marianne Mélodie). Et, après la sortie, en 2019, d’une chanson inédite intitulée « Dinosaure Business Man », l’artiste préparerait un nouvel album pour ses 50 ans de carrière en 2020. Pour en savoir vraiment plus sur cet artiste méconnu et injustement oublié, vous pouvez lire sa biographie très bien rédigée en 2015 par Marc Dubouchet: il vous suffit pour cela de CLIQUER ICI.
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Bourvil et Georges Guétary à l’affiche de la Route Fleurie en 1952

19 décembre 1952 : Création, à l’ABC de Paris, de l’opérette de Francis LOPEZ « La Route Fleurie » avec Georges GUETARY, BOURVIL et Annie CORDY. Vous pouvez découvrir l’affiche de ces premières représentations exceptionnelles sur le site internet de l’Association de la Régie Théâtrale, l’ART, en CLIQUANT ICI.

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