NOËL Gérard

Gérard Noël

Le producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL naît sous le nom de Gérard Wauters le 18 janvier 1920 à Ecaussinnes. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir » qui va être diffusée sur l’antenne de « Radio-Hainaut » en direct des studios du Jardin du Maïeur à Mons. Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur d’anciennes chansons, des morceaux de musique classique, des airs lyriques et de la poésie. Elles sont toutes introduites, pendant des dizaines d’années, par la version instrumentale de « Trois petites notes de musique » interprétée par l’accordéoniste montois Willy Staquet.
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« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard livre ainsi quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, le 15 janvier 1985, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre : Julos Beaucarne dont le texte d’hommage à Gérard Noël, récité par lui-même, peut être écouté ci-dessous.
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Mais cette soirée d’hommage est aussi marquée par la présence des chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo notamment. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au Théâtre Royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël est aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
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5 AVRIL

 

MISTINGUETT

5 avril 1875 : Naissance, à Enghien-les-Bains, de la chanteuse et actrice française MISTINGUETT sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Vanessa Demouy en 2003

5 avril 1973 : Naissance, à Moulins, de l’actrice et mannequin française Vanessa DEMOUY. La mère de Vanessa, ex-mannequin, est alors directrice d’une agence. Vanessa fait de la danse classique jusqu’à ses quatorze ans avant de devenir mannequin professionnel. À 17 ans, elle commence à tourner dans quelques courts métrages et publicités. Mais c’est au début des années 1990 qu’elle acquiert une certaine notoriété grâce à de nombreux rôles dans des séries télévisées destinées aux adolescents : « Classe mannequin » (1993) mais aussi « Cœurs Caraïbes » (1995) et « Aventures Caraïbes » (1996). Vanessa Demouy a aussi fait une incursion assez discrète dans le domaine de la chanson francophone. En 1995, elle a enregistré neuf titres repris sur un album intitulé « Rêve de fille ». Et, en 2003, plus timidement, c’est un single qui est sorti: « De l’air ».

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5 avril 1985 : Le centre culturel du Botanique, à Bruxelles (B), accueille la finale du concours « Festival 85 » mis sur pied par la RTBF avec la collaboration de la société des auteurs belges, la SABAM. Sur 254 candidats, cinq finalistes s’affrontent au cours d’une soirée radiodiffusée sur la première chaîne de la RTBF et présentée par Guy Géron. Les jeunes artistes sont accompagnés par un orchestre dirigé placé sous la direction de Frank Fiévez. Pour encadrer les candidats et pour occuper le public durant les délibérations, les Gangsters d’Amour (avec Jeff Bodart), Jacques Nuovo, Elizabeth Granec, les Révérends du Prince Albert (avec Marc Morgan) et Claude Barzotti interprètent quelques-uns de leurs grands succès. Le classement du concours Festival 85 est annoncé par Jean Darlier, administrateur-délégué de la SABAM, en fin de soirée. C’est la chanteuse NANOU (Anne Cretens) qui gagne le crochet devant Jean-Paul Résimont (qui s’orientera vers la comédie ensuite), Denis Evrard, Giovanni, Philippe Tasquin et Yves Balhant. Le jury de cette soirée est composé de Philippe Longtain (RTBF Namur), Philippe Picard (disquaire), Eddy Przybylski (journaliste au quotidien La Dernière Heure), Pino Marchese (compositeur), Jacques Robin (SABAM), Myriam Forêt (RTBF Liège), Jean Darlier (SABAM) et Paul Bosch (Promotion Artistique Belge). La victoire d’Anne Cretens (Nanou) lui permet d’enregistrer un 45-tours quelques mois plus tard (« Un jour ou l’autre… pas » en 1987) et de participer le 13 juillet au Brosella Folk-Jazz Festival à Bruxelles. En 1989, elle enregistre à Paris un second disque sous le pseudonyme d’Anne Coster : « Soirée kitsch ».

Pochette disque de 1989 (c) Pierre Terrasson

Et c’est sous ce même nom qu’elle participe à la finale belge de sélection pour le concours Eurovision de la chanson où elle interprète « Elie » le 8 mars 1992. Quelques mois plus tard, l’artiste décède malheureusement d’un cancer.

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