RIVERS Dick

Dick Rivers en 2012

Le chanteur français Hervé Fornieri, mieux connu sous le nom de Dick RIVERS, naît le 24 avril 1945 à Nice. Fan d’Elvis Presley, il a d’ailleurs emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. Parmi les succès du groupe, on peut citer « C’est pas sérieux », « Twist à Saint-Tropez » ou « Est-ce que tu le sais » (adaptation française de « What I’d say » de Ray Charles).
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En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.
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Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rhythm’n’blues à la fin des années 1960 comme « Mr Pitiful ».
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Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »).
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Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès.
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En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Didier Barbelivien (« Nice Baie des Anges »).
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Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa!
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Parmi les collaborateurs de l’opus « Linda Lu Baker » se trouve aussi un certain Francis Cabrel qui va mettre en scène, avec Dick et un groupe nommé « Les Parses », un spectacle dédié au rock : « Le rock’n’roll show ». Quelques concerts seront proposés en 1990 et Cabrel commercialisera, en 2020 en hommage après le décès de Dick Rivers, un DVD de cette aventure musicale exceptionnelle enregistrée le 15 octobre 1990 à Villeneuve-sur-Lot .
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Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D.
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La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube initialement interprété par Rose Laurens en 1982.
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Dick Rivers décède, à Paris, des suites d’un cancer le jour de ses 74 ans: le 24 avril 2019.
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Les obsèques de Dick Rivers ont lieu à Paris le jeudi 2 mai en l’église Saint-Pierre de Montmartre. L’artiste est ensuite inhumé au cimetière parisien de Montmartre.
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LUTHERS Philippe

Philippe Luthers

L’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS naît à Liège le 28 juillet 1955. Dès le milieu des années 1970, il s’adresse à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg, Jean-Jacques Goldman, Pierre Rapsat et Renaud.
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Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique francophone. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct.
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Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche », avec les frères Taloche, en 1999.
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Chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans. Les funérailles sont célébrées en l’église Saint-François de Sales de Liège le 5 décembre 2007 en présence de toute une série de personnalités parmi lesquels de nombreux artistes comme les Frères Taloche. Les obsèques sont suivies de la crémation et de la dispersion des cendres dans la plus stricte intimité.
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MAURANE

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) le 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge Claudine Luypaerts, mieux connue sous le pseudonyme de MAURANE, naît le 12 novembre 1960 à Ixelles. Son père, Guy Luypaerts, est directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » qui est proposé dans la salle du Passage 44 à Bruxelles et où elle se retrouve sur scène aux côtés de Philippe Lafontaine, Jofroi, Dani Klein, Philippe Anciaux et Daria de Martynoff entre autres.

Une photo de l’équipe de « Brel en mille temps ». Maurane est en haut au centre sous le n° 44 (c) users.skynet.be philippelafontaine

C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1983, elle participe au Festival International de la Chanson Française de Spa et y représente la Belgique avec la « Petite chanson sans problème ».

En 1985, Maurane parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser »).

En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. L’année suivante, elle est sollicitée par Michel Berger et Luc Plamondon  pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ».

Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia.

Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ».

Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida).

Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien.

En 1997, Maurane participe à l’enregistrement d’un album consacré à une nouvelle version du conte musical pour jeune public de Philippe Chatel : « Emilie Jolie ». Elle figure sur le disque aux côtés, notamment, de Zazie, Axelle Red, Lara Fabian, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Alain Chamfort, Florent Pagny, Etienne Daho ou Art Mengo. Elle y interprète « La chanson de l’autruche ». Ci-dessous, l’artiste chante ce titre lors d’une émission de télé caritative enregistrée à Forest-National au profit de la division belge francophone de l’association « Make a Wish » pour laquelle Maurane s’est fortement impliquée.

L’année suivante, après quinze ans de carrière, la chanteuse commercialise son premier album « best of » où elle inclut quand même cinq titres inédits: « C’est magique » (en duo avec Eddy Mitchell), « J’ai pas tout dit », « Désillusionniste », « C’est la vie qui décide » et « L’un pour l’autre ».

L’enregistrement des albums originaux se poursuit alors à un rythme régulier pour la chanteuse : « Toi du monde » (2000), « Quand l’humain danse » (2003) et « Si aujourd’hui » (2007).

Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.

En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale.

De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005.

La chanteuse est, enfin, une grande pratiquante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité.

Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment.

Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Le 6 mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans le cadre de la Fête de l’Iris à Bruxelles avec un bonheur inégalable : elle y partage « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, avec la jeune et talentueuse chanteuse belge Typh Barrow.

Le bonheur est d’une très courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel, qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge, et qui sera finalement commercialisé à la date prévue grâce à la ténacité de sa fille Lou et de son chef d’orchestre Philippe Decock.

Les funérailles de la chanteuse ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Lou Deprijck, Le Grand Jojo, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de sa jeunesse.

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HAUTIER Jean-Pierre

Le producteur et animateur de radio et télévision belge Jean-Pierre HAUTIER naît le 18 octobre 1955 à Bruxelles. Il passe une enfance et une adolescence plutôt paisibles avant de se destiner à la communication en suivant les cours de l’IAD, Institut des Arts de Diffusion, à Louvain-la-Neuve. Patrick Duhamel, l’animateur de l’émission très populaire « Ne cherchez plus entre midi et deux heures » sur le deuxième programme radio de la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, repère très vite son talent et lui confie des séquences musicales aux cours desquelles il a l’occasion de rencontrer les membres du groupe Abba et les Jackson’s Five. Puis, c’est le musicien et animateur Marc Moulin qui l’appelle à ses côtés pour devenir l’une des voix de Radio Cité toujours à la RTB.

C’est là qu’il côtoie l’animatrice de l’émission télé « Génération 80 », Fabienne Vande Meerssche, qui deviendra son épouse et la mère de ses deux enfants. La télévision intéresse aussi Jean-Pierre Hautier et c’est avec plaisir qu’il accepte, au début des années 1980, l’invitation de Philippe Luthers lui proposant de partager la présentation du programme intitulé « Videogam » au cours duquel ils auront l’occasion d’interviewer Serge Gainsbourg ou Boy George notamment.

De g à dr JP Hautier, S Gansbourg, P Luthers (c) capture d’écran rtbf.be

Passionné de musique, il est, en 1985, l’un des fondateurs du projet musical Zinno qu’il crée avec Frédéric Jannin. Ils signent ainsi le « tube » « What’s your name », un hommage au grand James Bond. Le nom Zinno est un clin d’œil à Zino Davidoff et ses cigares dont Jean-Pierre est un amateur. Avec « What’s your name », le duo est reçu sur les chaînes de télé françaises par Christophe Dechavanne et Jacques Martin. En radio, Jean-Pierre Hautier participe à la mythique émission nommée « La Semaine Infernale » en 1987. Et, deux ans plus tard, il fait partie de l’équipe du non moins mythique « Jeu des dictionnaires » avec Jacques Mercier, Philippe Geluck, Marc Moulin, Soda, Monsieur Météo (Jules Metz) et Jean-Jacques Jespers. Au début des années 1990, le « Jeu des dictionnaires » est décliné à la télévision et Jean-Pierre est bien sûr de la partie.

Entretemps, Jean-Pierre a commencé à réveiller les auditeurs de la radio Bruxelles-Capitale (RTBF) et il va le faire pendant plus de 10 ans. C’est également sur cette chaîne qu’il fait partager au public une autre de ses passions en compagnie de Nicolas Blanmont : la musique classique. À partir de 1994, il devient le commentateur du Concours Eurovision de la chanson pour la RTBF, une tâche qu’il effectue aux côtés, entre autres, de Marc Danval et Jean-Louis Lahaye jusqu’en 2012.

A la fin des années 1990, le directeur des radios de la RTBF, Claude Delacroix, lui confie la direction de la chaîne appelée La Première. En janvier 2001, il prend les commandes, sur cette antenne, de « Bonjour Quand Même ». Il les tiendra pendant presque dix ans au cours desquels il va interviewer des personnalités aussi diverses qu’Amélie Nothomb, Jean D’Ormesson, Umberto Eco, Cecilia Bartoli, Juliette Greco ou Henri Salvador. A la fin des années 1990, Jean-Pierre Hautier est membre du jury du télé-crochet « Pour la Gloire », sur la RTBF, qui a révélé bon nombre de jeunes talents. En 2007, il revient à la télévision pour y apparaître, de manière régulière, dans l’émission « Ma télé bien-aimée » présentée par Jean-Louis Lahaye. Au début des années 2010, des problèmes de santé l’éloignent des médias : on lui décèle un cancer dont il décède le 12 octobre 2012 à l’hôpital Jules Bordet de Bruxelles.
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30 NOVEMBRE

Ray Briffeuil en 2001

30 novembre 1931 : Naissance, à La Bouverie, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond BRIFFEUIL mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL. Pour parcourir une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Marc Aryan en 1975

30 novembre 1985 : Décès, à Ohain en Belgique, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN. à l’âge de 59 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Philippe Luthers

30 novembre 2007 : Décès, à Liège, de l’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS des suites d’un cancer à l’âge de 52 ans. Pour en savoir plus sur son parcours professionnel, veuillez CLIQUER ICI.
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Bruno Coquatrix

30 novembre 2010 : la capitale française possède désormais sa rue Bruno Coquatrix. C’est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui l’a inaugurée en présence de Popeck, Charles Aznavour et Salvatore Adamo. Ces 2 derniers artistes ont très souvent fréquenté les planches de l’Olympia, le célèbre music-hall dirigé par Bruno Coquatrix entre 1954 et 1979. Cette rue est bien évidemment située à proximité de la salle de spectacles du Boulevard des Capucines. Décédé en avril 1979, Bruno Coquatrix a d’abord été révélé comme auteur-compositeur à succès. Il a ensuite été producteur et directeur d’un label, les disques Versailles, avant de prendre la direction de Bobino, puis de l’Olympia qui porte toujours le nom de son ancien propriétaire.

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28 JUILLET

Christian Delagrange en 1989

28 juillet 1947 : Naissance, à Rabat au Maroc, de Gérard Lepoivre, auteur et interprète français mieux connu sous le pseudonyme de Christian DELAGRANGE. C’est au milieu des années 1960 que ce chanteur à la voix puissante enregistre ses premiers 45 tours sous le pseudonyme de Chris Gallbert. A Lyon, il assure alors la première partie d’un concert des Beatles et d’un récital de Jacques Brel. Au début des années 1970, il se fait remarquer par le producteur Léo Missir qui lui propose de changer de pseudo pour Christian Delagrange. Le succès est immédiatement au rendez-vous de cet interprète classé très vite dans la catégorie des chanteurs de charme. Dès 1972, ses « tubes » ont pour titre « Rosetta », « Sans toi je suis seul », « Petite fille » et « Ne t’en vas pas ».
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Sa popularité va connaître un pic durant environ cinq ans: le temps de vendre près de douze millions de disques. Après 1977, il se tourne vers le cinéma, le documentaire et la publicité. Il s’investit également dans le domaine de l’aide humanitaire. En 1992, surfant sur la vague nostalgique des succès d’il y a vingt ans, Francis Derouf, alors directeur artistique de BMG Belgique, lui propose de sortir un album best of à petit prix dans la série « Ariola Express ». Cette occasion de retrouver les chansons de Christian Delagrange sur CD va propulser l’album comme meilleure vente en Belgique durant des mois. Dans la foulée, il est appelé à enregistrer un medley de promotion de l’album avec ses principaux succès. Et il est aussi régulièrement invité de l’émission populaire de variétés de la télé privée belge RTL-TVI: « Dix qu’on aime ». Ce succès faramineux dépasse les frontières de la Belgique où un « best of volume 2 » est commercialisé. En France, un album compilation reprend le meilleur des deux compacts belges. En 1993, Christian enregistre en Belgique un nouvel album fait de chansons originales et d’adaptations françaises de standards anglo-saxons. Le succès est correct et va lui permettre de régulièrement commercialiser de nouveaux opus depuis. Il multiplie aussi les prestations scéniques comme les trois soirées au Casino de Paris en 1999. Dans les années 2000, il participe à quelques éditions de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2013, l’album « D’origines italiennes » est commercialisé et, deux ans plus tard, il enregistre l’opus « Ballades en France » qui reprend une série de standards de la chanson française. En 2016, sort un coffret de quatre disques, « Entre vous et moi », dans lequel figurent 50 chansons qui sont des reprises de grands succès français (« C’est extra » ou « L’été indien » par exemple), mais aussi des mélodies italiennes très connues adaptées en français (« Ti amo » ou « Come prima » notamment) ou encore des titres originaux mais aucun des « tubes » des années 1970. En 2020, il est candidat aux élections municipales de Mèze, ville où il réside dans l’Hérault, sur la « Agir pour Mèze autour de Thierry Baëza ». La liste termine deuxième du scrutin et Christian Delagrange n’est pas élu.

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28 juillet 1955 : Naissance, à Liège, de l’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS. Pour en savoir plus sur la carrière professionnelle de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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LOUPHI en 2007

28 juillet 1969 : Naissance, à Cornwall au Canada, de l’auteur-compositeur-interprète québécois LOUPHI, Louis-Philippe Hébert de son vrai nom. Dès ses premiers mois, ses parents s’installent au Québec à Ville St-Laurent puis à Pierrefonds en banlieue de Montréal. Après ses études collégiale et universitaire en théâtre et communications, il bifurque vers la musique et la chanson. En 1997, il remporte le prix Jacques-Cossette, remis par les membres de la presse, et le prix Chicoutai pour la meilleure présence sur scène, au Festival international de la chanson de Granby. Il remporte aussi des prix d’interprétation au Festival en Chanson de Petite-Vallée et à Chansons en Fête de Saint-Ambroise. En 2001, il participe, en France, aux Rencontres d’Astaffort organisées par Francis Cabrel. Ensuite, il participe à plusieurs autres festivals de chansons en se baladant entre le Québec, la France, la Belgique, le Brésil et l’Inde. À travers ses chansons, il fait vivre son art chaudement métissé entre la poésie des mots et des gestes. Il enregistre ainsi deux albums très originaux à ce jour. Le premier sort en 2002 et est une sorte de compilation de chansons écrites depuis 1998 avec, notamment, « Conquistador » et « Le monde est un caillou ». Louphi se produit alors durant quatre soirées au Studio-Théâtre de la Place des Arts à Montréal les 22, 25, 26 et 27 octobre 2002. Le second opus, qui est présenté au Cabaret Music-Hall de Montréal le 4 mai 2005, propose de nouvelles versions de « Conquistador », « Mayday », « A quatre pieds à ma droite » mais aussi de très belles nouvelles chansons comme « Chacun sur son trapèze ». En avril 2008, l’artiste présente un nouveau spectacle intitulé « Chaman » au Sentier des Halles à Paris ainsi qu’à Charleroi en Belgique.
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Louphi vit actuellement près de Sherbrooke dans la région des Cantons de l’Est au Québec. Il est également le chanteur d’un projet né en 2011: le quartet de jazz « The Colporters ». Il s’est aussi occupé, un temps, du Centre d’art de Richmond où il a eu la chance d’accueillir de nombreux spectacles musicaux dont, notamment, le tour de chant de la Belge Maurane le 18 avril 2012.
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