HARDY Françoise

Françoise Hardy en 1966

La chanteuse française Françoise HARDY naît le 17 janvier 1944 à Paris. Son enfance se déroule dans la capitale française auprès d’une mère célibataire et de sa sœur, Michèle qui voit le jour en 1945. Le père de Françoise et de Michèle est alors marié avec une autre femme et ne les reconnaîtra que bien des années plus tard. Les jours de Françoise se partagent bien vite entre l’institution religieuse qu’elle fréquente et la maison de ses grands-parents paternels qui se trouve à Aulnay-sous-Bois. Quant aux vacances d’été, elle les passe avec sa soeur en Autriche chez une tante qui lui permet d’apprendre l’allemand. Ces périodes estivales sont aussi propices à la lecture qui lui fait connaître diverses oeuvres dont celles de Simone de Beauvoir. L’écoute de la radio et des chanteurs fait aussi partie de ses loisirs des années 1950 et ses vedettes préférées ont pour nom Georges Guétary mais aussi Charles Trenet ou Luis Mariano. Cela change à la fin de la décennie lorsque Françoise découvre la station anglaise de Radio Luxembourg qui diffuse quantité de nouvelles idoles du rock’n’roll américain et britannique : Elvis Presley, Brenda Lee ou Cliff Richard notamment. Dès qu’elle le peut, elle essaie, avec difficulté, de se procurer les disques de ces artistes qui ne sont pas encore très connus en France. En juin 1960, elle réussit son bac et demande une guitare en guise de récompense. Elle se procure aussi une méthode d’apprentissage et s’applique à jouer avant de composer quelques mélodies sans prétention. A cette époque, les maisons de disques sont en quête de nouveaux talents qu’ils pourront promouvoir dans les émissions de radio consacrées à la jeunesse. Françoise répond à l’une des annonces et se présente à quelques auditions. Elle s’inscrit aussi au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille et elle y apprend les rudiments du métier de chanteuse, d’auteure et de compositrice. Elle suit aussi des cours de solfège et, fin 1961, elle signe un contrat avec la firme Vogue pour enregistrer l’adaptation d’une chanson américaine, « Oh oh chéri », sur un 45-tours. Comme les artistes du Petit Conservatoire de Mireille ont droit à un passage à la télévision française, Françoise Hardy y présente ses premières chansons et les réactions sont plutôt bonnes. Le 28 octobre 1962, la chanteuse bénéficie d’un nouveau passage télévisé lors d’une soirée électorale dont elle assure l’un des intermèdes musicaux en interprétant un autre titre de son premier disque : « Tous les garçons et les filles ». Et, dès le lendemain, le 45-tours se vend comme des petits pains : 500.000 exemplaires en quelques jours.
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Un jeune cinéaste nommé Claude Lelouch s’intéresse alors à l’artiste et lui propose de réaliser des scopitones (ancêtres des clips vidéos) pour elle. Le succès de la chanteuse étant en pleine ascension, il est décidé de l’envoyer représenter Monaco au concours Eurovision de la Chanson qui a lieu à Londres le 25 mars 1963. Elle s’y classe cinquième avec la chanson « L’amour s’en va » pour laquelle l’orchestre est dirigé par Raymond Lefèvre.
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Ce court séjour dans la capitale dans la capitale britannique ne passe pas inaperçu. Elle y est remarquée par le milieu musical local mais aussi par les différents producteurs des pays participant au concours Eurovision. Du coup, une carrière internationale s’ouvre pour Françoise Hardy qui enregistre les traductions de ses chansons en anglais et en italien notamment. Mais des portes s’ouvrent aussi en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne au Danemark, au Canada, au Japon et aux Etats-Unis. Elle se retrouve aussi sur la scène de l’Olympia de Paris au même programme que Richard Anthony. La chanteuse enchaîne alors, assez naturellement, les succès pendant quelques années : « Le temps de l’amour », « Le premier bonheur du jour », « Va pas prendre un tambour », « Mon amie la rose », « L’amitié », « La maison où j’ai grandi », « Je ne suis là pour personne », « Ma jeunesse fout l’camp », « Des ronds dans l’eau », etc.
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Entre l’enregistrement de tous ces succès, Françoise Hardy tourne dans quelques films pour le cinéma, se présente en concert un peu partout dans le monde et est la vedette de quelques shows télévisés en Angleterre et aux Etats-Unis notamment. En 1966, elle participe au Festival de San Remo en Italie. L’année suivante, lors d’un séjour dans sa maison de Corse avec des amis, elle se rapproche de Jacques Dutronc et, malgré de nombreux rebondissements sentimentaux, sa relation avec le chanteur aboutit à la naissance de Thomas le 16 juin 1973 et à leur mariage sur l’île de beauté le 30 mai 1981. Dans le répertoire de Françoise Hardy, la chanson « Le temps de l’amour » a été composée par Dutronc et interprétée à des époques différentes par les deux artistes. D’autres titres ont été interprétés en duo par le couple comme, en 2000, la reprise de « Puisque vous partez en voyage » de Mireille et Jean Nohain.
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Après avoir interprété des compositions personnelles pendant une grande partie de sa carrière, Françoise a le bon goût de choisir ses compositeurs: Serge Gainsbourg (« Comment te dire adieu » en 1968), Michel Berger (« Message personnel » en 1973), Julien Clerc (« Fais-moi une place » en 1989), Etienne Daho, etc.
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En 2006, l’album « Parenthèses » lui permet de se faire plaisir en enregistrant des duos aussi variés que prestigieux. Deux ans plus tard, elle publie un très beau livre de souvenirs intitulé « Le désespoir des singes ». En 2012, Françoise Hardy sort un album plébiscité par la critique et dont le titre est « L’amour fou ». Entourée, entre autres, de Calogero, de Julien Doré ou de Thierry Stremler, elle nous livre dix chansons inédites. Deux ans après son album « La pluie sans parapluie », ce retour artistique majestueux est bercé par un thème que Françoise Hardy affectionne particulièrement depuis ses débuts: l’amour impossible aussi passionné qu’autodestructeur et qui fait perdre la raison. Cet album séduit la presse et obtient notamment les faveurs de Télérama qui lui décerne quatre clés. Parallèlement à ce nouvel album, et loin de se cantonner à son travail habituel, la chanteuse s’essaie aussi à l’écriture. Elle publie ainsi son premier roman intitulé, comme son disque, « L’amour fou ».
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Depuis 2005, la chanteuse se bat avec courage contre un lymphome. En mars 2015, elle est victime d’une chute et son état de santé se détériore ensuite rapidement avec de multiples fractures et un placement préventif dans un coma artificiel pendant huit jours. Sortie de ce pas difficile, Françoise Hardy déclare, en juin 2015, suivre sa deuxième chimiothérapie en dix ans. Fin 2016, après avoir déclaré qu’elle ne chanterait probablement plus, l’artiste publie un nouveau livre intitulé « Un cadeau du ciel ». Elle y raconte comment elle a frôlé la mort et comment elle pense être, miraculeusement, en rémission de son cancer grâce aux traitements reçus lors de son hospitalisation de 2015. En avril 2018, elle confirme sa meilleure forme en enregistrant un nouvel album studio, le 28e de sa carrière : « Personne d’autre ».
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En juin de l’année suivante, elle déclare, au cours d’une interview sur RTL-France, qu’un traitement contre une récidive du cancer la rend sourde d’une oreille et qu’il lui est désormais impossible de chanter avec ce handicap.
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JANVIER 2022

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JULIEN CLERC
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mercredi 26.     !!!     REPORTé au VENDREDI  25  NOVEMBRE   !!!
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AGNES BIHL
PARIS (F – 75 018), Les Trois Baudets, à 20 h. 30 le mercredi 26.
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ORELSAN
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 27.    !!!   REPORTé à UNE DATE NON PRECISéE   !!!
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DANIEL GUICHARD
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 28.     !!!   REPORTé au  JEUDI  9  MARS  2023    !!!
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ELSA ESNOULT
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le vendredi 28.         !!!   CONCERT  ANNULé   !!!
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MICHEL JONASZ
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 h. 30 le samedi 29.
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JULIEN CLERC
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 17 heures le dimanche 30.    !!!   REPORTé au JEUDI  17  NOVEMBRE   !!!
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DAVIS-BOYER Daidy

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

L’impresario, productrice et réalisatrice française Mamy Scopitone naît le 28 avril 1918 sous le nom d’Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. A l’origine, elle se fait connaître dans le milieu musical français en étant imprésario. Dans les années 1950, elle met ainsi sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones qu’elle s’est faite une réputation. Au début des années 1960, Daidy découvre en effet cette machine créée aux Etats-Unis et qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films enregistrés sur les chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).
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Ces ancêtres du clip vidéo sont des petits films tournés en décors naturels (ou pas) généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Georgette Plana, les Charlots, Antoine, C. Jérôme, Stone et Charden, Michel Delpech, etc.
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La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977.
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A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire.
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La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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GAINSBOURG Serge

L’auteur-compositeur-interprète français Serge GAINSBOURG naît le 2 avril 1928 à Paris sous le nom de Lucien Ginsburg. Fils d’immigrants russes juifs, il a pour ambition dès son plus jeune âge de devenir artiste-peintre. Mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature.
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Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès.
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C’est Michèle Arnaud qui pousse Serge à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et cela est d’abord remarqué par le milieu artistique plus que par le public. Gainsbourg se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire.
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Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent.
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Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague des « yé-yés », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall, titre avec lequel cette dernière chanteuse remporte le concours Eurovision de la Chanson. Ces deux chansons sont des « tubes ».
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Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy ou Anna Karina.
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Il y a aussi Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée. B.B. en gardera des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo.
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En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils vont enregistrer ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui fait connaître le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant.
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Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc.
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Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très contestée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ».
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Les années 1980 seront celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Avec elle, il enregistre « Love on the beat » qui est l’une des chansons qui constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky.
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Les ennuis cardiaques de Serge Gainsbourg se multiplient alors. Mais le whisky et les « Gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe à Paris d’une ultime crise cardiaque. Il a alors 62 ans.
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Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui a fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier.
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Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Alain Bashung, Julien Clerc et même Claude François.
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En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.

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CHATEL Philippe

Philippe Chatel en 1982

L’auteur-compositeur-interprète français Philippe CHATEL naît sous le véritable nom de Philippe de Chateleux le 23 février 1948 à Paris. Fils du réalisateur de télévision François Chatel, il fréquente très vite les plateaux de tournage et se familiarise à l’univers des artistes en étant le garçon de courses d’Henri Salvador. Véritable admirateur de Georges Brassens, il se décide à apprendre la guitare et, adolescent, il commence à composer quelques mélodies. Il réalise ses premiers enregistrement en 1970 et les chansons ont pour titres « Maria« , « Laisse ta main dans ma main« , « Je serai là« , « Je connais un pays« , « L’âme en peine » ou « Le paradis« .
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Philippe Chatel change ensuite de maison de disques et la nouvelle équipe qui l’entoure va le révéler au grand public en 1977 avec « J’t’aime bien Lily ».
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Ce 45 tours se vend bien et est suivi par d’autres succès durant une dizaine d’années: « Myster Hyde », « Ma lycéenne » ou « Tout quitter mais tout emporter ».
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L’oeuvre principale de sa carrière reste néanmoins le conte musical Emilie Jolie qu’il a écrit en 1979 pour sa fille Emilie alors âgée de quatre ans. Plusieurs versions de cette histoire ont été présentées sur scène dans divers pays de la francophonie. Mais c’est le casting des deux versions existantes sur disque qui demeure impressionnant: Georges Brassens, Henri Salvador, Julien Clerc ou Sylvie Vartan, entre autres, dans la première; Johnny Hallyday, Lara Fabian ou Maurane notamment dans la seconde parue en 1997. En 1980, pour la soirée de Noël, le réalisateur français Jean-Christophe Averty s’empare du conte musical pour en faire une grande émission de télévision où figurent tous les artistes présents sur la première version du disque. Julien Clerc y interprète en duo avec Emilie « La chanson d’Emilie Jolie et du grand oiseau« .
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En 1982, l’artiste se lance dans l’écriture et la composition d’un second conte musical qui n’obtiendra pas le même succès : « Tom Tom Tommy ». Puis il compose quelques musiques de films dans les années 1990. En 2006, Philippe Chatel se blesse très gravement dans un accident de quad dont il garde finalement de très légères séquelles. Au point de pouvoir reprendre, en 2015, le chemin des studios pour proposer un nouvel album en janvier 2016. Sur cet opus intitulé judicieusement « Renaissance », on trouve de nouvelles chansons comme « Quelque chose pour toi » et les versions originales de ses grands succès comme J’t’aime bien Lily, Ma lycéenne ou Mister Hyde.
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A cette époque, Philippe Chatel est aussi de retour sur les plateaux de télévision comme sur TV5 Monde dans « L’Invité » de Patrick Simonin.
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Fait Officier des Arts et des Lettres par le président de la république française Emmanuel Macron en 2018, il se porte candidat à l’Académie française au début de l’année 2021. Mais la mort le rattrape avant de réaliser ce souhait. Philippe Chatel décède d’une crise cardiaque à son domicile parisien le 19 février 2021.
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DISTEL Sacha

Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

Le guitariste de jazz, compositeur et chanteur français Sacha DISTEL naît à Paris le 29 janvier 1933. Par son père, chimiste émigré en France, il est d’origine russe. Sa mère, Andrée Ventura, est la soeur du célèbre chef d’orchestre et musicien Ray Ventura. C’est son oncle qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui sont déterminants pour son avenir : Henri Salvador par exemple. Sacha commence donc par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. L’année suivante, il signe son premier succès qui est énorme: « Scoubidou ».
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C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967.  A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ».
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Pour se constituer un répertoire solide, Sacha Distel adapte et reprend alors bon nombre de succès anglo-saxons. Il gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises car le fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc.
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On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel a enregistré un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Des créations originales ont aussi parsemé le chemin du succès de l’interprète : « La vieille dame » (1974) ou encore « Le voyage à Venise » (1974) entre autres.
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Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Accroche un ruban », « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », « Ma femme », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.
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Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004.
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La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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DELPECH Michel

Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

Le chanteur français Michel DELPECH naît, sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech, le 26 janvier 1946 à Courbevoie. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964.
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Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente.
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La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris.
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Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand-Prix du disque de chanson française.
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Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972.
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La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ».
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En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur.
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La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ».
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Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » avec, en bonus, un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ».
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Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan auprès du public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques.
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La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones.
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Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Alain Souchon, Francis Cabrel, Julien Clerc, Bénabar, Cali, Michel Jonasz, Roberto Alagna ou Laurent Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste.
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Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ».
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Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux: il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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MAROUANI Charley

Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

L’imprésario français Charley MAROUANI naît le 7 décembre 1926 à Sousse, en Tunisie, au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’imprésario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos, Michel Boujenah et Enrico Macias. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani devient aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il accumule ainsi tout au long de sa carrière sont écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani publie chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment, l’homme accorde une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.
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Charley Marouani est décédé le 29 juillet 2017 à Calvi, en Corse, à l’âge de 90 ans. Soit plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.
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LUTHERS Philippe

Philippe Luthers

L’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS naît à Liège le 28 juillet 1955. Dès le milieu des années 1970, il s’adresse à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg, Jean-Jacques Goldman, Pierre Rapsat et Renaud.
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Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique francophone. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct.
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Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche », avec les frères Taloche, en 1999.
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Chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans. Les funérailles sont célébrées en l’église Saint-François de Sales de Liège le 5 décembre 2007 en présence de toute une série de personnalités parmi lesquels de nombreux artistes comme les Frères Taloche. Les obsèques sont suivies de la crémation et de la dispersion des cendres dans la plus stricte intimité.
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BECAUD Gilbert

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

Le chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD naît le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf.
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La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».
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Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils.
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Lorsque la vague des chanteurs « yé-yés » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François.
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Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc.
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Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »).
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Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris le 22 octobre 1962 avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique.
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Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier.
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Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978).
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Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982.
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Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français, interprété en duo avec Ireen Sheer).
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Une version québécoise de cette chanson a été enregistrée aussi par Martine St-Clair en duo avec Gilbert Bécaud.
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En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. Le spectacle existe aussi en français mais ne sera jamais présenté en public. Annie Cordy prend alors l’habitude d’interpréter l’une ou l’autre chanson, comme Madame Roza, lors de ses concerts.
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En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « Il est à moi (L’Olympia) » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit.
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Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer du poumon dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ».
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Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal sur sa péniche de Boulogne-Billancourt. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine, le 21 décembre 2001, passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise (division 45, transversale 1). Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud. Même s’il croit avoir une légitimité absolue qui dérange un peu, Pascal Danel est aussi de ceux, parmi les artistes francophones, qui s’efforcent de perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud.
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GALL France

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

La chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne naît le 9 octobre 1947 à Paris. Elle grandit dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment composé « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts d’Edith Piaf ou de Gilbert Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg.

Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires.

Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais.

A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ».

La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat.

Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de 1968 qui l’effraient.

En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall.

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La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas.

En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde.

Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse.

Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes.

Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978).

L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ».

Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988).

Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle.

France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015.

A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.

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MIREILLE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

La chanteuse, compositrice et actrice française MIREILLE naît le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom de Mireille Hartuch. Née dans une famille de musiciens, c’est tout naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et veut devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-Unis où elle reste deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » enregistrée par le duo Pills et Tabet qu’elle accompagne au piano, sous le titre « Couchés dans le foin », est sortie durant son séjour aux Etats-Unis et est devenue l’un des grands succès de l’année 1932.

 

Mireille rentre alors en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste pour se produire, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle continue à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistre encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962.

Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun révèle toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Pierre Vassiliu, Françoise Hardy, Yves Duteil, Frida Boccara, Hervé Cristiani, Sapho, Julien Clerc, Pascal Sevran, Daniel Prévost, Dick Annegarn et Alain Souchon.

A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ».

Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien  de la Potinière.

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