BOURGEOIS Gérard

Gérard Bourgeois en 1964 – Photo (c) Jean Distinghin

Le compositeur français Gérard BOURGEOIS, dont le vrai prénom est Robert, naît le 17 juin 1936 à Paris. Il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La collaboration des deux hommes va leur permettre de signer, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson.
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Pour Juliette Gréco, Bourgeois est le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966.
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Et pour Brigitte Bardot, il signe les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ».
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Enfin, la chanteuse Barbara interprète, en 1974, « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois.
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La liste de ses interprètes est extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres.
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Dans les années 1960 et 1970, on peut entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ».
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Au début des années 1990, Gérard Bourgeois devient le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Le 8 juillet 2016, il décède à Bordeaux (F) à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, le compositeur était malade depuis un certain temps.
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DAVIS-BOYER Daidy

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

L’impresario, productrice et réalisatrice française Mamy Scopitone naît le 28 avril 1918 sous le nom d’Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. A l’origine, elle se fait connaître dans le milieu musical français en étant imprésario. Dans les années 1950, elle met ainsi sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones qu’elle s’est faite une réputation. Au début des années 1960, Daidy découvre en effet cette machine créée aux Etats-Unis et qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films enregistrés sur les chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).
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Ces ancêtres du clip vidéo sont des petits films tournés en décors naturels (ou pas) généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Georgette Plana, les Charlots, Antoine, C. Jérôme, Stone et Charden, Michel Delpech, etc.
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La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977.
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A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire.
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La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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VIAN Boris

Boris Vian en 1956 – Photo (c) Michel Cot

L’artiste français Boris VIAN naît le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray. Pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. Il signe les paroles sous le nom de Vernon Sinclair et l’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador interprète sous le nom d’Henri Cording.
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Pour Salvador encore, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui est toujours aujourd’hui un grand classique de la chanson francophone.
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D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots qui en font une mélodie typée des années « yé-yés » et twist.
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Mais Boris Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie en 1958.
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D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ». En 2009, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort, un double album hommage est enregistré par divers artistes dont Lio, Thomas Fersen, Juliette Gréco, Zebda, Carla Bruni, Jean-Louis Trintignant, Juliette, M, Maurane, François Hadji-Lazaro, Olivia Ruiz ou Michel Delpech.
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DELPECH Michel

Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

Le chanteur français Michel DELPECH naît, sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech, le 26 janvier 1946 à Courbevoie. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964.
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Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente.
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La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris.
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Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand-Prix du disque de chanson française.
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Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972.
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La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ».
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En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur.
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La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ».
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Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » avec, en bonus, un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ».
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Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan auprès du public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques.
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La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones.
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Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Alain Souchon, Francis Cabrel, Julien Clerc, Bénabar, Cali, Michel Jonasz, Roberto Alagna ou Laurent Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste.
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Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ».
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Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux: il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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LEMARQUE Francis

Francis Lemarque en 1963

L’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE naît à Paris le 25 novembre 1917 sous le nom de Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ».

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Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).
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Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Charles Trenet ou Henri Salvador, Francis Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. En 1975 , il compose et écrit ainsi, avec Georges Coulonges, une sorte de comédie musicale intitulée « Paris Populi ». Elle évoque la vie de Paris et des Parisiens depuis la révolution de 1789 jusqu’à la libération de Paris en aout 1944. Une première version de l’oeuvre donne naissance à un triple album interprété par divers artistes comme Marcel Amont, Michel Delpech, Juliette Gréco, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Nicoletta, Serge Lama, Michel Legrand, Catherine Sauvage, Mouloudji, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Jacques Yvart et Mireille Mathieu entre autres.
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Puis, Francis Lemarque présente Paris Populi à Paris au Théâtre de la Ville puis au Cirque d’Hiver et à la fête de L’Humanité. Il décide ensuite de donner une autre version de cette œuvre pour la faire voyager car réunir les artistes est toujours très aléatoire. Francis Lemarque a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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PUENTES Ernesto « Tito »

Tito Puentes en 2012

Le chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES. naît le 7 novembre 1928 à La Havane. « Tito » débute avec ses deux oncles trompettistes en soufflant dans un cornet bricolé. Musicien surdoué, il se fait connaître dans le Cuba des années 1940. Dans la décennie suivante, il quitte son pays natal pour une tournée d’un an en Europe, au Moyen Orient et au Liban. Mais désargenté à la fin de la tournée, il est contraint de s’installer en France où il se fait rapidement connaître. Dans les années 1970, il accompagne sur scène des stars françaises comme Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Nino Ferrer, Eddy Mitchell ou Joe Dassin.
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Il est également, un moment, le chef d’orchestre et arrangeur d’un big band pour Manu Dibango. En 1995, il crée enfin sa propre formation composée de 20 musiciens originaires de Cuba mais aussi du Venezuela ou de la Colombie.
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A 88 ans, Ernesto « Tito » PUENTES décède le 8 juin 2017 à Montpellier (F).
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LEVEL Charles

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

L’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL naît à Cherbourg le 17 juin 1934. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur.

Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires en 1975.

Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ».

Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ».

Membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level meurt le 24 octobre 2015  à Rueil Malmaison.
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PASCAL Jean-Claude

Jean-Claude Pascal dans les années 1970 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

L’acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude PASCAL naît le 24 octobre 1927 à Paris sous le nom de Jean-Claude Villeminot. Son père étant décédé quelques mois après sa naissance, Jean-Claude est élevé par sa mère dans le milieu aisé de riches industriels du textile. Après une enfance paisible et une scolarité normale, il termine la guerre en s’engageant dans la division blindée de l’armée française menée par le général Leclerc. Il est de ceux qui libèrent la ville de Strasbourg et il en est récompensé par la Croix de guerre en 1945. Après la guerre, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour l’entreprise textile de son oncle. Créateur et créatif, il se fait embaucher comme modéliste-dessinateur chez les couturiers Hermès puis Dior et Piguet. Il se permet aussi, de temps en temps, de poser comme modèle grâce à son physique de jeune premier. Se faisant des amis dans le monde du théâtre, il s’intéresse à la création de costumes puis au jeu d’acteur tout simplement. En 1948, il s’inscrit au célèbre Cours Simon et prend pour pseudonyme Jean-Claude Pascal, question d’éviter à sa famille de voir le nom des Villeminot associé au milieu des saltimbanques. Un an plus tard, Jean-Claude est sur scène pour sa première expérience théâtrale aux côtés d’Edwige Feuillère dans « La Dame aux camélias » d’Alexandre Dumas. Il multiplie alors les prestations sur les planches mais il est aussi très vite demandé par le cinéma. Les décennies 1950 et 1960 le voient ainsi tourner une multitude de films à succès. En 1955, il s’oriente vers une nouvelle occupation artistique: celle de chanteur. La première mélodie qu’il enregistre a pour titre « Je voudrais » et elle est écrite par Charles Aznavour sur une musique de Pierre Roche.

Il va alors prendre le temps de se constituer un répertoire avant de se présenter face à un public: celui du théâtre parisien de Bobino en 1961. Il y présente notamment une chanson écrite par Pierre Delanoë sur une musique de Guy Magenta : « Soirées de prince ».

Interprète, il choisit lui-même les auteurs de ses chansons parmi des talentueux jeunes: Jean Ferrat et Serge Gainsbourg notamment. En 1961, il est sollicité pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au concours Eurovision de la chanson à Cannes. Le 18 mars, il remporte l’épreuve en interprétant « Nous les amoureux », un texte de Maurice Vidalin sur une musique de Jacques Datin.

Durant la fin des années 1950 et la décennie 1960, Jean-Claude Pascal va enregistrer de nombreux 33 tours sur lesquels il grave un bon nombre de reprises de grandes chansons françaises comme « Les feuilles mortes » et « C’est si bon » (Yves Montand), « L’absent »(Gilbert Bécaud), « Les amants » (Edith Piaf et Charles Dumont), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Elle était si jolie » (Alain Barrière) ou encore « Chez Laurette » (Michel Delpech).

Au début des années 1970, il va réduire ses enregistrements de disques pour revenir au théâtre mais aussi, et c’est nouveau, à la télévision. Il va ainsi apparaître dans des séries françaises dont la plus célèbre sera sans doute « Le chirurgien de Saint-Chad » dont il interprète la chanson du générique en 1976 : « On n’aura pas toujours le temps ».

Vingt ans après sa victoire au concours Eurovision de la chanson en 1961, la télévision luxembourgeoise RTL lui demande de représenter à nouveau le pays au cours de cette compétition. Il y présente la chanson « C’est peut-être pas l’Amérique » qui se classe 11e.

Deux ans plus tard, en 1983, il enregistre cette fois une série de chansons originales qu’il grave sur un dernier album. Après la sortie de ce disque, il se lance dans l’écriture en rédigeant une autobiographie et des romans. Au début des années 1990, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac. Et, le 5 mai 1992, il décède à 64 ans dans une chambre de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne.
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ESTARDY Bernard

Bernard Estardy dans son célèbre studio, le CBE à Paris

Le musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY naît le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Après un cursus scolaire normal, le jeune homme se présente à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer.
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Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. De jeunes interprètes vont bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique. Parmi eux, certains, pourtant talentueux, ne resteront pas dans les mémoires : Michel Corringe et Christian Géant par exemple. Mais d’autres enregistreront, au studio CBE, les chansons qui seront le départ d’une belle carrière. Ce sera le cas pour Laurent Rossi ou Gilles Marchal par exemple.

Gilles Marchal et Bernard Estardy au studio CBE en 1968

Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. La vedette qui débarque ensuite au studio est Sheila pour y enregistrer « Ma vie à t’aimer » en 1970.

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Michel Sardou est la jeune vedette montante qui vient, également en 1970, pour y réaliser le premier album de sa carrière prometteuse avec des titres comme « J’habite en France », « Les bals populaires », « Et mourir de plaisir », « Les Ricains » et « Petit ».
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Michel Sardou restera longtemps fidèle à l’ingénieur du son qui travaillera sur ses plus grands tubes comme, par exemple, « Les lacs du Connemara ».
En 1971, ce sont, notamment, Hervé Vilard, Alain Barrière, Guy Mardel, Marcel Amont, Françoise Hardy et Ringo qui franchissent la porte du 95 de la Rue Championnet pour y enregistrer leurs succès du moment.
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Ensuite, tous les artistes les plus en vue de la chanson francophone se donnent rendez-vous au studio de Bernard Estardy : Michel Delpech (1972), Gérard Lenorman (1972), le groupe Petit Matin (« T’as tout dit dis madame » en 1973), Alain Chamfort (1973), Roméo (1973), Art Sullivan (1973), Pierre Charby (1973) ou encore Pierre Groscolas (et son fameux « Lady Lay » en 1974). En 1972, Claude François enregistre « Le lundi au soleil » chez Bernard Estardy avec qui il se lie d’amitié. Toutes les chansons suivantes de Clo-Clo sortiront du studio CBE jusqu’à l’ultime succès posthume de 1978 : « Alexandrie Alexandra ».
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L’année 1975 est sans aucun doute une année faste pour le studio dont les sessions accueillent Dave (pour son premier album avec « Du côté de chez Swann », « Mon coeur est malade », « Dansez maintenant », etc.), Mireille Darc (pour « La femme d’un ange »), Santiana, Sacha Distel, Julie Bataille, les Compagnons de la Chanson et, surtout, Joe Dassin qui y interprète son plus grand tube : « L’été indien ».
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Après cet énorme succès, Joe Dassin, qui jusque là avait beaucoup travaillé aux Etats-Unis et en Angleterre, va prendre l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE jusqu’à son décès en 1980. Joe Dassin est d’ailleurs le compositeur du « Bougalou du loup-garou » que Carlos enregistre là en 1976. Et, en 1977, Bernard Estardy compose avec Joe le fameux « Big Bisou » pour le même Carlos !
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Alors que Joe Dassin cartonne avec « L’été indien » durant tout l’été 1975, un autre artiste partage avec lui les sommets du hit parade. Il s’agit de Nino Ferrer qui, pour sa chanson « Le Sud » retrouve, le temps d’un disque, le collaborateur de ses débuts qui coproduit le disque.
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Entre-temps et toujours en 1975, Dalida commence aussi à fréquenter le studio pour y enregistrer, notamment, « J’attendrai » puis, plus tard, « Monday tuesday laissez-moi danser » et plein d’autres titres très connus de son répertoire jusqu’à son décès en 1987.
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La fin des années 1970 voit encore défiler des artistes comme Richard Anthony , Charlotte Julian, Romina Power et Al Bano, Gérard Palaprat, Allain (Turban), Timothy, Shake (« You know I love you »), etc.
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C’est aussi l’époque où Bernard Estardy aménage un chalet à Saint-André-des-Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Sur la pochette de son disque « Nostracarlus » sorti en 1981 (avec la chanson « SOS tendresse » composée par Estardy), Carlos écrit :  » Enregistré à 1200 m d’altitude, là où le son est plus pur, le studio est branché sur des batteries alimentées par des panneaux solaires. Quand le soleil disparaît, on met en marche un groupe électrogène alimenté par des bouteilles de gaz. On peut donc dire « sans rire » que ce disque est le premier au monde à avoir été fait entièrement au soleil et au gaz… »
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Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ».
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Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner.
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En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français.
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En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme et, la même année, un jeune interprète du nom de Marc Lavoine enregistre chez lui « Elle a les yeux revolver ».
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En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ».
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1989 est l’année de l’enregistrement de « Y’a pas que les grands qui rêvent » pour la jeune chanteuse belge Mélody. Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ».
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En 1992, il mixe aussi la chanson « Nous on veut des violons » pour l’artiste Morgane qui défend les couleurs de la Belgique au concours Eurovision de la chanson. Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media). Bernard Estardy a aussi laissé sa patte sur les oeuvres des artistes que nous n’avons pas encore cités : Demis Roussos, Gigliola Cinquetti, Gilbert Montagné, Nicoletta, Renaud Siry, Nathalie Lhermitte, René Joly, Mireille Mathieu, Lou Désesprit, Régine, André Peyron, Sapho, Bernard Menez, Jean-Jacques Lafon, Linda De Suza, Franck Olivier, Jaïro, Laurent Morain, Bernard Tapie, Caroline Grimm, Peter et Sloane, David et Jonathan, Céline Dion, Frank Alamo, Carol Arnauld, Patrick Topaloff, Ginette Reno, Jean Falissard, Jean-Pierre François, C. Jérôme, Enrico Macias, Christian Delagrange et François Valéry. Enfin, la biographie ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas aussi les compositions de Bernard Estardy pour, entre autres, Nicoletta, Séverine ou Patricia Lavila. Ainsi que ses nombreux enregistrements de morceaux instrumentaux sous le titre « La formule du Baron » et quelques chansons comme « Pourquoi pas monsieur, pourquoi pas » en 1975.
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STARK Johnny

Johnny Stark

L’imprésario français Johnny STARK naît le 29 août 1922 à Huningue, en Alsace, sous le nom de Roger Stark. Sa mère, Julie Chappuit, étant de l’endroit, il vit en Corse jusqu’à l’âge de onze ans. Son père, lui d’origine alsacienne, décide alors d’installer la famille sur la Côte d’Azur près de Cagnes-sur-Mer où il exerce des activités d’horticulteur. Roger fréquente l’école à Cannes. Mais sa mère meurt à l’âge de 33 ans et, en 1941, il se porte volontaire pour combattre en Afrique du Nord. La seconde guerre mondiale l’oblige à fréquenter des soldats américains et il s’intéresse aux spectacles dédiés à la détente de ces combattants. Il y découvre le métier d’imprésario. Après un séjour d’un an à Hong-Kong à la fin de la guerre, il revient en France en 1946 et y organise « La nuit des vedettes » à Cannes le 15 août. Le stade des Hespérides accueille des artistes comme Edith Piaf, Yves Montand, Marie Bizet, Réda Caire, Lily Fayol, Johnny Hess ainsi que l’orchestre d’Aimé Barelli. Il s’agit là d’une belle et solide première expérience qui va aussi se solder par un échec financier costaud. Sous le nom de Johnny Stark qu’il a choisi de porter, il décide de se relever financièrement en créant, à Juan-les-Pins, le Théâtre de Verdure qu’il inaugure en 1947 en présentant Jil et Jan au même programme qu’Edith Piaf. Pygmalion de la jeune Line Renaud, le compositeur Loulou Gasté demande à Johnny Stark de devenir l’imprésario de son artiste en 1949. Au cours du mariage de Loulou avec Line Renaud, l’épouse de Johnny, Nanou Taddéi est leur témoin en décembre 1950. Au cours des années 1950, il met sur pied des tournées de concerts pour Tino Rossi, Gloria Lasso, Luis Mariano et Dalida. En 1957 un cabaret de Colmar qui organise les soirées de la Foire aux vins en confie la programmation à Johnny Stark qui frappe un grand coup en proposant Luis Mariano, Dalida et Jean Yanne en 1958. La manifestation va se développer ensuite et devenir, comme les très populaires Kermesse de la Bière de Maubeuge, Kermesse de la Bêtise de Cambrai ou Kermesse de l’Ami Bidasse d’Arras, un rendez-vous incontournable pour les vedettes de la chanson française qui attire, sur plusieurs journées, plus de 150.000 spectateurs chaque année. L’homme s’occupera de la liste des artistes présents à Colmar jusqu’en 1973. En 1961, la jeune idole des jeunes Johnny Hallyday quitte la maison de disques Vogue et Johnny Stark, qui l’a rencontré quelques mois plus tôt, lui propose de signer un nouveau contrat assez exceptionnel chez Philips. Johnny Stark devient aussi son imprésario. Au fil du développement naissant des carrières de Sylvie Vartan et d’Hugues Aufray, l’homme s’occupe aussi des affaires de ces deux artistes. En 1966, un désaccord entre les deux Johnny, Hallyday et Stark, met un terme au contrat entre les deux hommes. A ce moment, Johnny Stark se met à la recherche d’une chanteuse dont la tessiture vocale pourrait rappeler celle d’Edith Piaf dont la disparition a laissé un trou béant dans le paysage de la chanson française. Plusieurs chanteuses sont alors suggérées à ses oreilles attentives : Georgette Lemaire et Michèle Torr notamment. Mais l’homme n’est pas convaincu par le profil professionnel et personnel de ces deux jeunes dames. Et, malgré une première appréciation faussée lors d’un gala d’Enrico Macias à Avignon, c’est finalement le passage de Mireille Mathieu, un dimanche après-midi, au concours télévisé du « Jeu de la Chance » de Raymond Marcillac qui va le faire craquer pour cette artiste. Et il va faire de cette jeune fille naïve et docile une grande vedette internationale en quelques années au prix d’un travail souvent très acharné.
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De 1967 à 1970, Johnny Stark épaule également la carrière de Michel Delpech qui vient de changer de label discographique. En 1976, l’imprésario demande à François Valéry de partir en tournée avec Mireille Mathieu pour effectuer une soixantaine de galas dans toute la France. Il s’occupe des affaires de Mireille Mathieu jusqu’au 24 avril 1989 lorsqu’il meurt d’un infarctus à Paris.
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Divorcé de ses deux épouses, Nanou Taddei et Nicole Bertho, Johnny Stark est inhumé, au cimetière Saint-Véran à Avignon, dans la sépulture de la famille de Mireille Mathieu.
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Décès de Michel DELPECH: la fin d’une lutte acharnée

Michel Delpech en 1988

Michel Delpech en 1988

L’année 2016 commence très mal pour la chanson francophone : Michel Delpech est décédé ce samedi 2 janvier. Cela fait trois ans que l’artiste luttait de toutes ses forces contre un cancer de la langue et de la gorge. Mais, une fois de plus, le combat a été inégal contre la bête chantée avec tant de lucidité et de véracité par Stromae.
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Michel Delpech laisse des dizaines de chansons qui resteront, pour beaucoup d’entre nous, comme des balises dans une vie souvent rythmées par ses mélodies. Pour la génération du « baby boom », celle de la fin des années 1950, il sera toujours celui qui a dépeint avec sensibilité l’adolescence des petits bistrots estudiantins avec « Chez Laurette ». Ensuite, il fait découvrir les hippies en 1969 avec « Wight is wight ». Puis, en 1971, à l’heure des premiers émois amoureux, il chante « Pour un flirt ». Deux ans plus tard, il traduit en chanson la situation de bon nombre de couples avec « Les divorcés ». Enfin, personne n’a oublié son fameux « Que Marianne était jolie » que François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage de ce début janvier.
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Michel Delpech était né le 26 janvier 1946 à Courbevoie. A presque 20 ans, il est propulsé chanteur à succès avec « Chez Laurette » mais il lui faut attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après l’immense « tube » « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler en ayant pour titres : « Que Marianne était jolie », « Les divorcés », « Le chasseur », « Tu me fais planer », « Le Loir et Cher ». Puis, après une période personnelle et professionnelle difficile passant notamment par la dépression, Michel Delpech revient au premier plan en évoluant artistiquement selon ses désirs. Ce retour est couronné de succès avec la sortie, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétés en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Cet opus donne même lieu à un spectacle enregistré au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène. En 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer et ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que Delpech n’en a plus que pour quelques mois.
Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini…
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Michel Drucker annonce le décès proche de Michel Delpech

Michel Delpech à Charleroi (B) le 13 janvier 2012 pour Age Tendre et Tête de Bois

Michel Delpech à Charleroi (B) le 13 janvier 2012 pour Age Tendre et Tête de Bois (c) Passion Chanson

Depuis le début de l’année 2013, Michel Delpech se bat contre un cancer de la langue et de la gorge. Soigné rapidement et efficacement, son état s’était amélioré à la fin 2014 et le chanteur se croyait plutôt guéri. C’était sans compter sur la rechute survenue en avril 2015. Son ami Michel Drucker qui prend de ses nouvelles très régulièrement a, ce samedi 13 juin, délivré un message très pessimiste de la part de l’artiste. Ce dernier aurait en effet appris de ses médecins que son état s’était aggravé et que la maladie aurait probablement raison de Michel Delpech avant le mois de septembre.

Le chanteur, qui s’était juré de refaire un disque et de remonter sur scène dès qu’il irait mieux, aurait demandé à son ami présentateur de faire en sorte que, quoi qu’il arrive, le public ne l’oublie pas et pense à lui dans les moments très éprouvants qu’il est en train de vivre.

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