ARYAN Marc

Marc Aryan en 1975

Le chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN naît le 14 novembre 1926 à Valence dans la Drôme sous le nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus.

Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa popularité va même devenir internationale comme en témoigne son passage à la télévision espagnole en 1966 à voir ci-dessous.

Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965) et « N° 1 au hit parade » (1967). Ce dernier succès a inspiré un superbe clip vidéo nostalgique à l’humoriste belge Zidani qui a réussi à retranscrire en images toute une période révolue des années 1960 avec, dans le rôle impeccable de Marc Aryan, le chanteur et comédien belge Hughes Maréchal. A voir ci-dessous.

Les ventes se poursuivent ensuite très bien pour d’autres disques de Marc Aryan qui ont encore pour titres « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973).

Alors que sa carrière a connu des succès internationaux l’amenant en Turquie, au Liban, en Amérique latine et au Canada, la fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur. Alors, il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985.

Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985.

A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive ». En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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17 AVRIL

Claude Delacroix en 2003

17 avril 1939 : Naissance, à Bruxelles, de l’animateur, producteur et directeur de radio belge Claude DELACROIX. Fils et petit-fils d’avocats et cinquième d’une famille de huit enfants, ses parents l’imaginent bien, lui aussi, juriste et l’orientent tout naturellement vers des études de droit qu’il effectue à l’Université de Leuven où il obtient sont diplôme de docteur. Mais il faut bien dire que, dès qu’il le peut, le jeune Claude se consacre à sa passion pour la musique. Ayant reçu une guitare de ses parents à quinze ans, il se fait engager dans un orchestre de la région de Charleroi qui s’appelle « Les Fifrelins ». L’expérience dure trois ans et permet à la formation d’animer un grand nombre de soirées dansantes à Leuven. Ensuite, le musicien en herbe devient le chanteur d’une formation appelée « The Rowdies » (« Les Chahuteurs » en français). Le groupe joue dans les bals et les thés dansants. Claude y gagne un peu d’argent pendant que ses parents croient qu’il suit les cours. Il fait alors la connaissance de Michel Lemaire, animateur-radio à la RTB, Radio télévision Belge. Ce dernier lui signale que le chanteur Marc Aryan cherche un secrétaire : il prend le poste et l’occupe pendant quelques mois. Gardant le contact avec Michel Lemaire, il obtient un petit boulot au centre de production radio de la RTB à Mons pendant l’été 1965 : il y classe des disques, des fiches et des dossiers. Puis, il parvient à glisser quelques chroniques personnelles pour l’émission « Jeunesse 66 » avant de réaliser des reportages réguliers pour « Jeunesse 67 ».

Claude Delacroix en studio pour Jeunesse 67

L’époque des chanteurs « yé-yés » et des émissions du style « Salut les Copains » commencent à s’essouffler et, le lundi 2 octobre 1967 à 16h15 précises, Claude Delacroix est au micro dans les studios de la RTB à Mons pour lancer une nouvelle émission qui va devenir mythique : « Formule J ». Pendant près de quinze ans, avec l’aide notamment de Michèle Cédric, le programme va marquer quelques générations de jeunes auditeurs qui vont découvrir les grands groupes de rock mais aussi les stars de la chanson francophone. Sans oublier le traditionnel rendez-vous hebdomadaire du hit-parade, les haut-placés de « Formule J » le vendredi et les « oldies » : les Vieux Machins du samedi souvent préparés par Christine Goor. Après avoir commenté le Concours Eurovision de la chanson pour la télévision belge RTB en 1970, année où la Belgique est représentée par Jean Vallée, il s’essaie à d’autres expériences télévisuelles. En 1973, il interviewe, entre autres, Michel Polnareff et Claude François pour l’émission « Charivari ». En 1981, Claude Delacroix revient à la radio et crée « Bruxelles 21 » qui devient, deux ans plus tard, « Radio 21 » captée sur l’ensemble de la communauté francophone de Belgique. Il revient aux commentaires télévisés de l’Eurovision pour la RTBF en 1987 alors que la finale a lieu à Bruxelles suite à la victoire de Sandra Kim en 1986. Puis, toujours pour la télévision et la RTBF, il est l’instigateur du projet Télé 21 où il anime l’émission musicale « Formule 2 » réalisée depuis les studios de Charleroi. A partir de 1990, il commente les finales des concours Eurovision chaque année. En 1991, il lance « Bruxelles Capitale », la radio bruxelloise du service public qui existera jusqu’en 2004 avant de fusionner avec Fréquence-Wallonie pour devenir Vivacité. En 1993, Claude Delacroix devient le directeur de « La Première », une des chaînes de radio de la RTBF. A cette occasion, il laisse sa place de commentateur du concours Eurovision à Jean-Pierre Hautier. Poursuivant sur sa lancée, il est nommé directeur général des radios de la RTBF le 18 mars 1997. Claude Delacroix prend sa retraite en 2004 mais il reste alors actif sur « La Première » où il réalise des chroniques en duo avec Jacques Bauduin pour l’émission « Flash Back » chaque après-midi entre 13h30 et 14h00 jusque fin 2009. Puis, c’est sur la chaîne « Classic 21 » qu’il revient en janvier 2010 pour y animer une émission thématique sur les sixties tous les vendredis soirs. Aujourd’hui, Claude Delacroix s’est éloigné des micros. Il partage sa vie entre son appartement proche de l’Université libre de Bruxelles, sa petite maison de Seneffe qu’il rejoint le week-end, et son mas de Callas, dans le Var, où il va chercher le soleil.
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Alex Busanel en 1975

17 avril 1949 : Naissance à Tertre du compositeur et interprète belge Alex BUSANEL sous l’identité d’Alessio Busanel. Ses parents vénitiens lui inculquent la passion de la musique dès son plus jeune âge. Et il entame sa carrière de chanteur en 1970 avec un disque sur lequel est gravée la chanson « Sur les quais ». En 1971, l’artiste se fait remarquer au Festival de la Chanson française de Spa (B). Il enregistre alors une série de 45 tours et de 33 tours qui connaissent des succès inégaux surtout en Belgique: « Le voyage » (1971), « Le passeur d’eau » (1973), « Le potier » (1975), « Allez, si tu venais boire un verre » (1979) ou « Un cirque à la Fellini » (1980), une chanson qu’il enregistrera aussi en italien. Les textes sont généralement signées par Kernoa, Guy Demoustier ou Laurence Matalon et, musicalement, Alex s’entoure de Jean Musy, Frank Fiévez et Claude Dejacques.
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Entre-temps, le musicien est aussi le fondateur du groupe « The Lucky Band » spécialisé dans la musique de square dance western. Il en est aussi le producteur, réalisateur et compositeur de morceaux tels que « Lucky’s dance » et « La chanson de Lucky Luke ». Au début des années 1980, Alex Busanel produit quelques disques de la chanteuse belge Elisabeth Granec qui lui écrit quelques textes et avec qui il interprète un duo: « Musique fragile » (1981). En tant que directeur artistique, il réalise alors deux albums pour Julos Beaucarne : « La p’tite Gayole » et « Le Chanteur du Silence ». Puis, en 1986, c’est le célèbre auteur français Claude Lemesle qui lui écrit « Je pens’tout l’temps à toi ». Diversifiant encore plus ses activités musicales, Alex compose alors plusieurs génériques pour des émissions de la télévision publique francophone belge, la RTBF: « Le Jardin Extraordinaire » (1987) ou « Eurovision contre le cancer » (1989). En 2008, Alessio Busanel and his orchestra sort l’album « Music of Italy » où l’on retrouve des versions instrumentales de grands succès comme « Caruso », « Funiculi », « La donna è mobile », etc. Aujourd’hui, aux dernières nouvelles, Alex Busanel vit en France à Tredarzec dans les Côtes d’Armor.
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17 avril 2001 : sortie de l’album « Quality street » de DOC GYNECO. Le premier single qui en est extrait a pour titre « Caramel ».
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Bernard Haillant en 1985 – Photo (c) Christophe Chauvet

17 avril 2002 : Décès, à Paris, du chanteur français Bernard HAILLANT. à l’âge de 57 ans. Pour en savoir plus sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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