CHELON Georges

Georges Chelon sur scène

L’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON naît le 4 janvier 1943 à Marseille. Après avoir entrepris des études à l’Institut d’études politiques de Grenoble, il pense faire carrière dans le journalisme mais il en est empêché par l’achat d’une première guitare qui le dirige tout droit vers la chanson en écrivant ses premiers titres. Face à cette passion soudaine, Georges décide de se présenter à un concours radiophonique où il est remarqué par René Vanneste qui est alors directeur artistique de Pathé Marconi. Et ce dernier l’encourage à enregistrer un premier disque 45 tours en 1965. Ce premier vinyle est suivi d’un album 33 tours dont le titre est « Le Père Prodigue », une chanson autobiographique qui obtient un grand succès à contre-courant de la mode des « yé-yés » qui sévit alors.
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La popularité de l’artiste lui permet d’assurer les premières parties des concerts de chanteurs de la même catégorie comme Alain Barrière ou Salvatore Adamo pour qui Chelon garde toujours une grande amitié. D’une musicalité différente, la chanson « Comme on dit » installe un peu plus le chanteur dans le paysage de la chanson française des années 1960.
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L’ascension de Georges Chelon se poursuit en 1966 avec la réception du Prix de l’Académie Charles-Cros du disque. Il connaît alors un second succès, dans la même veine musicale que « Père Prodigue », avec « Morte saison ».
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Un an plus tard, son concert parisien de Bobino est enregistré sur son troisième album. En 1968, une nouvelle chanson obtient un grand succès: c’est « Sampa » qui raconte à la première personne l’histoire d’un chien bâtard.
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Deux ans après ce « tube », le chanteur adapte en français quelques titres du répertoire de Leonard Cohen: « Adieu Marianne » et « Good bye » notamment.
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Au début des années 1970, après un passage à l’Olympia en 1971, l’artiste se fait plus rare et il faut attendre 1979 pour l’entendre à nouveau sur les radios avec la chanson « Montmartre ».
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Depuis cette époque, Georges Chelon n’a de cesse d’enregistrer des albums à raison d’un opus tous les deux ans environ. L’un de ceux-ci sort en 2013 et est consacré aux chansons de Georges Brassens.
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Entre 2004 et 2008, Georges Chelon réalise le projet de mettre en musique et d’enregistrer, sur sept disques, l’intégralité des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Dans les années 2000 et 2010, l’artiste fait régulièrement partie des tournées « Age tendre et tête de bois » où il récolte toujours un sacré succès populaire.
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En janvier 2008, il se présente seul face au public de l’Olympia à Paris. Ses succès, en versions originales, ainsi que des chansons moins connues ont été « compilés » sur un triple CD de la série « Platinum Collection » chez EMI en 2012. Début 2016, Georges Chelon édite un album intitulé « Dans la cour de l’école ». Il y raconte, tout en poésie, ses souvenirs d’écolier. À 74 ans, en 2017, l’artiste enregistre treize nouvelles chansons sur l’album « On n’est pas tout seul ». Des chansons d’amour mais aussi d’actualité sur l’accueil des migrants, la colère, la vieillesse ou encore l’au-delà. Deux ans plus tard, l’opus suivant a pour titre générique « Essayez Dieu ». Il comprend quatorze nouvelles chansons et une nouvelle version de « Père Prodigue ». Fidèle à lui-même dans ses thèmes de chansons traitant généralement des faits qui nous entourent et que nous vivons au quotidien, Georges Chelon peaufine, au fil des ans, une oeuvre très prolifique qui s’enrichit d’un album supplémentaire en mars 2021 : « Ensemble ». Le 12 août 2021, lors d’un léger répit dans la crise sanitaire engendrée par le coronavirus covid-19 et ses confinements successifs, l’artiste participe au premier festival de la chanson française de Thonon-les-Bains (F).
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Pour en savoir plus sur la discographie de Georges Chelon, rendez-vous sur le site web très complet de François-Marie Gérard en CLIQUANT ICI.
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ESPOSITO Giani

Giani Esposito en 1961

L’auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français Giani ESPOSITO naît le 23 août 1930 à Etterbeek (Bruxelles). Son père est italien. Sa mère, française, accouche en Belgique pour choisir une nationalité autre que française pour son enfant, ce qui est alors impossible en France. A l’approche de la seconde guerre mondiale, le petit Giani quitte la France pour l’Italie. C’est en Italie qu’il commence à écrire des poèmes d’adolescent. Il poursuit des études traditionnelles mais s’intéresse beaucoup à la sculpture dont il voudrait faire son métier. A son retour à Paris en 1949, il pense toujours à la sculpture mais il est contraint d’effectuer des petits boulots pour vivre. Dès qu’il reçoit un peu d’argent, il suit des cours de comédie avant de s’orienter vers le cinéma au début des années 1950. En 1953, Giani Esposito commence à apprendre la musique par le solfège et le piano. Emballé, il compose quelques chansons et est engagé pour quatre mois au cabaret parisien de « La rose rouge » avant de se produire à « l’Ecluse ». Alors qu’il se produit de plus en plus sur scène, Giani Esposito n’enregistre ses chansons qu’à partir de 1958. Et son premier 45 tours est commercialisé pour fêter le centenaire des apparitions de Lourdes. Un an plus tard, il sort un super 45 tours de quatre titres où se trouve la fameuse chanson « Le clown » qui reste l’oeuvre la plus connue de l’artiste.
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A titre personnel, Giani Esposito se tourne alors de plus en plus vers l’ésotérisme et la spiritualité. En 1963, il épouse la comédienne Pascale Petit qui accouche d’une petite Bougidarka le 26 juin de la même année. Plus tard, à l’adolescence, Bougidarka (ce qui veut dire « don de dieu ») change son prénom et devient Douchka pour interpréter les versions françaises des chansons des films de Walt Disney. Jusqu’en 1967, Giani Esposito tourne presque exclusivement pour le cinéma et la télévision. Puis, en 1967, il signe un contrat discographique avec Pathé Marconi qui concerne trois albums et des 45 tours. Ces albums-là sortent en 1967 (« Jardiniers qui doutez ») et 1968 (« Les clowns » et le double « Un noble rossignol et autres nouvelles chansons »). En 1969, il se sépare de Pascale Petit et chante « Timidité » grimé en clown à la télévision française.
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Il prépare aussi l’opus qui sortira un an plus tard: « Les ombres sont chinoises ». En 1970 également, il participe avec Anne Vanderlove à l’enregistrement de l’opéra de Gérard Manset: « La mort d’Orion ». Giani se met alors à apprendre la guitare. Deux ans plus tard, il sort un nouvel album personnel: « Paris le désert ».
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Et, en 1973, il se consacre à divers projets cinématographiques, théâtraux et musicaux. Il donne ainsi un concert aux Baux de Provence dans une formule piano-voix et une tournée est en préparation. Mais, le 26 décembre 1973, il est hospitalisé d’urgence à Neuilly-sur-Seine pour une hépatite virale et une tumeur cérébrale. Il meurt le 1er janvier 1974 à l’hôpital américain.
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DIETRICH Marlène

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

L’actrice et chanteuse allemande, naturalisée américaine, Marlène DIETRICH naît le 27 décembre 1901 à Schöneberg (Berlin) sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de Josef von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célébrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.
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Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.
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En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
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MARJANE Léo

Léo Marjane dans les années 1930

La chanteuse française Léo MARJANE naît le 26 août 1912 à Boulogne-sur-Mer sous le nom de Thérèse Gendebien. Elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ».
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Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais.
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Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas pu faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Gilbert Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Léo Ferré (« Monsieur mon passé »).
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Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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BERGER Michel

Michel Berger

Le pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français Michel BERGER naît sous le vrai nom de Michel Jean Hamburger le 28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine. Fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, le petit Michel va à l’école à Paris et passe régulièrement ses vacances en Suisse. Alors qu’il a à peine seize ans, sa passion pour la musique et la chanson l’amènent à enregistrer un disque typiquement « yé-yés » avec les titres « Amour et soda » et « Tu n’y crois pas ».

Le succès est très limité malgré le fait qu’il enregistre quelques 45-tours par la suite jusqu’en 1966. Il décide alors de marquer une pause et de se tourner vers d’autres artistes avec qui il va travailler musicalement. Il compose, en 1967, « Les girafes » que chante Bourvil puis, sous un nom d’emprunt, il écrit une mélodie pour un inconnu qui se nomme Jean-François Michaël et qui, en interprétant « Adieu Jolie Candy », en fait le « tube » de l’année 1969. Dans le même temps, Michel termine ses études de philosophie en obtenant, à 21 ans, sa maîtrise sur l' »Esthétique de la pop music » en comparant les deux derniers albums de Jimi Hendrix. En 1972, il est engagé comme directeur artistique chez Warner France (WEA : Warner, Elektra, Atlantic) et y produit les deux premiers albums de sa compagne d’alors qui a pour nom Véronique Sanson.
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Un an plus tard, il chapeaute la réalisation du nouvel album de Françoise Hardy qui, avec « Message personnel », voit sa carrière savamment relancée.
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Toujours en 1973, il enregistre une chanson qui devient un grand succès: « Ecoute la musique ».
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En 1974, on lui présente France Gall dont la carrière patine et dont le contrat discographique avec Pathé Marconi est en bout de course. Il lui écrit « Ma déclaration d’amour » et il tombe amoureux d’elle.
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Il produit désormais tous ses albums dont il écrit et compose toutes les chansons. Et, cerise sur le gâteau, il l’épouse le 22 juin 1976. A ce moment, il crée une comédie musicale qui a pour titre « Emilie ou la petite sirène 1976 » et qui sert de prétexte à une émission de la télévision française produite par Maritie et Gilbert Carpentier. France Gall et Michel Berger y chantent en duo, « Ca balance pas mal à Paris », qui est un « tube ».
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Cette idée de comédie musicale donne envie à Michel de pousser les choses un peu plus loin. Il décide de s’atteler à un opéra-rock avec la complicité de l’auteur canadien Luc Plamondon. En 1979 a lieu la première représentation à Paris de « Starmania » où l’on découvre toute une série de jeunes talents français et québécois: Claude Dubois, Diane Dufresne, Daniel Balavoine, Nanette Workman, Eric Estève et Fabienne Thibeault.
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Alors qu’il commence à connaître de grands succès personnels depuis 1974, Berger va accroître sa popularité dans les années 1980 avec des chansons comme « La Groupie du pianiste », « Quelques mots d’amour », « Celui qui chante », « Mademoiselle Chang », « Maria Carmencita », « Voyou » et « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ».
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Diversifiant toujours un maximum de ses activités, il accepte l’invitation de Johnny Hallyday qui lui demande de produire son album en 1985. Berger écrit, compose et réalise l’opus intitulé « Rock ‘n’ Roll Attitude » dont la chanson « Quelque chose de Tennessee » fait un carton.
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Il met aussi en scène le spectacle de Johnny qui va suivre en 1987 à Bercy ainsi que la tournée de France Gall en 1988. La même année, une nouvelle version de Starmania est présentée à Paris avec, dans les rôles principaux, Maurane, Renaud Hantson et Sabrina Lory. Deux ans plus tard, il retrouve Luc Plamondon pour composer avec lui un nouveau spectacle musical dédié à James Dean. « La légende de Jimmy » est mise en scène par Jérôme Savary avec, à l’affiche, des artistes comme Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre et Nanette Workman.
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En 1990, Michel Berger connaît à nouveau un grand succès personnel avec la chanson  » Le paradis blanc ».
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Comme ils en rêvent depuis longtemps, France Gall et Michel Berger entreprennent alors l’enregistrement de tout un album en duo: « Double jeu ». Cet opus est commercialisé en juin 1992 et les premières chansons sont diffusées dans l’émission télé de Michel Drucker « Stars 90 »: « Superficiel et léger » et « Laissez passer les rêves ».

Le 2 août 1992, à la fin d’une partie de tennis jouée sur son court privé de Ramatuelle dans le sud de la France, Michel Berger meurt d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris le 6 août 1992 dans la plus grande discrétion demandée par ses proches.
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En 2012 la mairie de la capitale française lui rend hommage en donnant son nom à une allée du parc Monceau. Trois ans plus tard, France Gall réalise un autre rêve: celui de mettre sur pied un spectacle musical consacré aux chansons de Michel Berger: « Résiste » est présenté au Palais des Sports de Paris à partir du 4 novembre 2015. Une grande tournée de ce spectacle musical est alors mise sur pied avec succès dans les pays francophones européens.
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GILBERT Yves

Yves Gilbert au milieu des années 1960

Le compositeur, musicien, pianiste et interprète français Yves GILBERT naît le 22 novembre 1937. A l’âge de huit ans, alors que la seconde guerre mondiale vient de s’achever, il est emmené par sa mère pour être inscrit à des cours de piano. Mais ce n’est pas de force car le garçonnet apprécie la musique depuis un moment déjà et s’applique donc à jouer au mieux de cet instrument magique. Au fil du temps, sa passion augmente et il décide d’en faire son métier. Mais cela n’est pas du tout du goût de son père, directeur du casino de Deauville, qui ne désire pas de saltimbanque dans sa famille et qui lui impose des études « classiques » et « sérieuses » orientées vers l’architecture et l’école des Beaux-Arts durant cinq ans. Qu’à cela ne tienne, le jeune Yves tient à se perfectionner musicalement et, une fois ses journées de cours terminées, il apprend le solfège et écoute les chansons qui passent à la radio, beaucoup de chansons françaises. Avec une copine de lycée, l’adolescent commence alors lui-même à composer des chansons. Il démarche alors les maisons de disques pour placer ses chansons car il ne veut pas nécessairement les chanter lui-même. Pourtant, en 1961, il est engagé chez Philips comme auteur-compositeur-interprète car ses chansons sont considérées comme drôles. Un an plus tard, Yves Gilbert est appelé à accomplir son service militaire comme chef-trompette puis, lorsqu’il revient de l’armée, il se marie avec une jeune danseuse prénommée Patricia qui est la fille de Jean Porrasse, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Chanteuse, Patricia placera un succès dans tous les hit parade, à la fin des années 1980 : « Etienne Etienne » sous le nom de Guesh Patti. Et, à peine mariés, nos deux artistes acceptent la proposition d’enregistrer ensemble quatre 45-tours sous le nom d’Yves et Patricia en 1964 et 1965.

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En juin 1965, Yves profite du fait qu’il connaît la chanteuse Régine, qui a été à une époque hôtesse dans le casino de son père à Deauville, pour lui présenter quelques-unes de ses compositions. Mais, au lieu de les accepter pour elle, elle lui suggère de les proposer à un jeune auteur et interprète qui a pour nom Serge Lama et qui lui été recommandé par son amie Renée Lebas. La rencontre, entre les deux hommes que tout semble opposer, est un peu froide et ne débouche sur rien de concret. Il faudra attendre 1966 et une deuxième entrevue pour que Serge Lama et Yves Gilbert décident de collaborer ensemble. Pour son troisième 45-tours qui sort en juin 1966, Serge Lama enregistre deux mélodies signées Yves Gilbert : « Sans toi » et « Madame Poupon ».
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Ce n’est pas encore un franc succès mais cela l’annonce : en 1967, Lama reprend une chanson qu’il a écrite avec Gilbert pour Zizi Jeanmaire et sa version se vend mieux que celle de la « croqueuse de diamants » : « Les ballons rouges » lance véritablement la carrière de Serge Lama. Le titre lui permet aussi d’enregistrer un premier 33-tours et, surtout, de se produire à l’Olympia en première partie de Nana Mouskouri.
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Yves compose alors de nombreuses musiques sur lesquelles Serge vient placer ses textes et, à deux, ils enrichissent les répertoires de Nana Mouskouri, Isabelle Aubret, Juliette Gréco ou Marie Laforêt. Et le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix, engage le pianiste pour assurer l’ambiance du célèbre bar du music-hall parisien. Et le duo compose alors toute une série de chansons qui installent la carrière de Serge Lama : « D’aventures en aventures » (1968), « Le temps de la rengaine » (1968), « C’est toujours comme ça la première fois » (1969), « Une île » (1969), « Mon ami mon maître » (1975), « Les ports de l’Atlantique » (1975), « Je t’aime à la folie » (1975), « L’enfant au piano » (1977) et « Je voudrais tant que tu sois là » (1977) par exemple. Yves Gilbert accompagne le chanteur dans toutes ses tournées où il l’accompagne au piano pendant plus de 200 concerts par an et ce pendant une dizaine d’années. En 1970, Yves Gilbert enregistre un 45-tours avec deux chansons qu’il interprète : « Aujourd’hui c’est lundi » et « Un p’tit air de rien du tout ». Ce n’est pas un succès. Au début des années 1980, le pianiste propose à l’auteur Lama de composer et écrire un spectacle d’envergure articulé autour d’un personnage historique central. Serge Lama pense immédiatement à une épopée musicale qui tournerait autour de l’empereur Napoléon et soumet toute une série de textes au compositeur qui, en trois jours et trois nuits, réalise les chansons de ce qui sera, finalement, un des plus grands succès de la carrière de Lama. Le spectacle est présenté pendant plus de trois ans à Paris (au théâtre Marigny), en province française mais aussi dans toute la francophonie : Belgique, Suisse et Québec. Il est assorti d’un double album avec 30 chansons en 1982 avant un troisième volume qui paraît en 1984 (« Marie la Polonaise »).
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Après cette aventure hors du commun, Serge Lama s’éloigne un peu de la chanson pour tenter l’expérience du théâtre en jouant dans « La facture » de Françoise Dorin (1990-1991). Et, en 1993, lorsqu’il songe à revenir de manière « sérieuse » à la musique, c’est aussi à Yves Gilbert qu’il envoie ses textes à mettre en musique. L’album qui suit comporte ainsi notamment « Je te partage », « Neige » ou « Je suis un homme ». A ce moment, Yves Gilbert évolue vers d’autres univers et se remet à composer pour des artistes comme Charles Aznavour (« Un mort vivant, délit d’opinion »).
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Mais aussi pour d’autres personnalités comme Julie Saget (son épouse), Madeleine Chapsal et Francis Perrin pour qui il composera des partitions de pièces de théâtre et de génériques de films (« Tête à claques », « Lé débutant », etc.).
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En 2001, lorsque Serge Lama sort son nouvel album « Feuille à feuille », Yves Gilbert y est présent avec cinq musiques dont « Les jardins ouvriers », « Les gens qui s’aiment » et « Les poètes ».
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Le 5 décembre 2005, le pianiste et compositeur se voit remettre le « Grand-Prix de la chanson française » de la SACEM (la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français) pour l’ensemble de ses compositions.
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Ne délaissant jamais la musique, Yves Gilbert enregistre alors de nombreux albums de piano et de chansons dont le dernier en date est commercialisé en avril 2019 sous le titre « Est-ce le hasard » et est réalisé avec la complicité de Sonia Belolo.
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A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, Yves Gilbert accorde une interview (en deux parties) à Gérard Quentin pour Musicbox TV. Elle est à voir ci-dessous.
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Le vendredi 6 novembre 2020, Yves Gilbert intervient pour témoigner dans l’émission de télévision « La boîte à secrets » présentée par Faustine Bollaert sur France 3 dont l’un des invités est Serge Lama.
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GOULD Anny

Anny Gould en 1957

La chanteuse française Anny GOULD naît le 8 janvier 1920 à Paris sous le nom de Marcelle Trillet. Mais c’est dans le Nord de la France (Hauts de France) qu’elle passe son enfance et son adolescence car son père est originaire de Roubaix. Elle suit des études d’institutrice et exerce son métier pendant la seconde guerre mondiale dans la région de Dijon où elle se livre à des activités de Résistance. A la Libération, elle se rend à un concert donné par un orchestre américain de passage pour les festivités. Mais la chanteuse de la formation est indisponible et, passionnée de musique et de chant, Marcelle se propose, avec culot, de la remplacer. Et c’est un triomphe ! Du coup, elle se dit qu’elle a peut-être une carte à jouer en tant que chanteuse et, pour ce faire, elle se rend à Paris où elle fait la connaissance du chef d’orchestre Morton Gould dont le nom l’inspirera pour choisir son pseudonyme d’artiste. Et, comme pour la Résistance, sa fausse identité était Annie Tissot, elle décide de garder ce prénom d’emprunt en le rendant plus américain : Anny. Elle est alors embauchée pour interpréter des chansons en direct avec l’orchestre de Wal-Berg le dimanche soir lors de l’émission « Musique sur la ville » à la radio. En 1948, avec le concours du chef d’orchestre Raymond Legrand, elle participe au Grand-Prix de la Chanson Française de Deauville où le Prix Lucienne Boyer lui est attribué. Avec Pierre Hiégel comme directeur artistique, elle signe un contrat chez Pathé Marconi et elle se distingue, dans les années 1950, en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français. Elle interprète ainsi « Sa jeunesse » et « Sur ma vie » de Charles Aznavour, « Monsieur mon passé » de Léo Ferré, « Un jour tu verras » de Mouloudji mais aussi « Sous le ciel de Paris » ou « Belleville-Ménilmontant ».

Elle enregistre également des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) en 1957 ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »).

On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Elle se met en retrait de la scène en France mais poursuit sa carrière à l’étranger où elle représente la chanson française aux quatre coins du monde. Au début des années 1980, les radios libres nostalgiques permettent de retrouver Anny Gould sur les ondes francophones. Puis, au début de la décennie suivante, c’est l’avènement du disque compact laser qui remet le répertoire de la chanteuse dans les oreilles d’un public nouveau. Dans les années 2000, elle apparaît régulièrement à la télévision française dans les émissions du regretté Pascal Sevran comme « La chance aux chansons » et « Chanter la vie » où elle se livre à de nouvelles interprétations (« Tables séparées »), parfois aussi en duo avec de jeunes artistes.

Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée aux claviers par son fils.
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IDIR

En 2017

L’auteur-compositeur-interprète et musicien IDIR naît le 25 octobre 1949 à Ait Yenni, en Kabylie, sous le vrai nom de Hamid Cheriet. Fils de berger, il est élevé dans une région d’Algérie où la tradition berbère est vivace. Sa maman et sa grand-mère sont des poétesses conteuses que l’on vient écouter de loin. Une activité qui va favoriser, chez le jeune Hamid, l’amour du mot, du texte et de l’oralité. La musique l’intéresse aussi : celle qu’il apprend à jouer sur la flûte qu’il a lui-même taillée dans un roseau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de penser à une profession et à des études, c’est vers les sciences, et plus particulièrement la géologie, qu’il se tourne pour espérer une carrière dans l’industrie du pétrole. Adolescent, au lycée d’Alger où il étudie, il se familiarise avec la guitare folk que lui présente un coopérant français. Gardant en lui cette passion qu’il possède depuis qu’il est tout petit pour la musique et le chant, Hamid n’hésite pas, en 1973, lorsqu’il se trouve sollicité par hasard pour remplacer au pied levé la chanteuse Nouara dans un studio de Radio Alger. Et, en quelques secondes, il fait de cette berceuse dont il est le compositeur son premier grand succès : « Rsed A Yidess » (« Que vienne le sommeil »). Sa popularité soudaine l’oblige à graver cette chanson sur un disque 45 tours où figure aussi « A Vava Inouva » (« Mon papa à moi »).

Et, alors qu’il remplit ses obligations militaires, le succès de ces deux chansons dépasse les frontières de l’Algérie. C’est ainsi qu’en 1975, les responsables de la maison de disques Pathé Marconi l’invitent à venir à Paris pour lui produire un premier album. Le titre « A Vava Inouva », qui figure sur ce premier 33 tours sorti en 1976, connaît alors la gloire dans 77 pays et est traduit dans quinze langues. Dans la foulée de cette notoriété nouvelle, Idir cède aux sollicitations mercantiles de sa maison de disques et commercialise un nouvel album en 1979 : « Ayarrach Negh » (« À nos enfants »). Les concerts s’enchainent aussi et cette mise en lumière n’est pas totalement au goût de cet artiste qui aime composer pour lui et d’autres mais qui n’est pas totalement dans la démarche que veut lui faire suivre le show-business. Il décide alors de se retirer de la vie publique en donnant quelques rares spectacles de temps à autre. Son absence va durer une dizaine d’années et va être interrompue par la sortie d’un CD compilation de 17 chansons extraites de ses deux premiers albums. Mais la volonté d’Idir est de ré-enregistrer ses titres avec une qualité plus contemporaine. Après une âpre bataille juridique avec son ancien producteur, il obtient le droit de le faire et en profite pour remonter sur scène comme au New Morning à Paris en février 1992. En 1993, Idir commercialise un nouvel album où il même instruments traditionnels et sonorités modernes : « Les chasseurs de lumière ». Il présente ses nouvelles chansons au public parisien de l’Olympia en juin. Mais le vrai retour à la musique avec la sortie d’un nouveau disque a lieu six ans plus tard, en 1999, avec la commercialisation de l’album « Identités » où il rend hommage à différentes cultures en invitant à chanter avec lui des artistes aussi divers que Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier, Geoffrey Oryema ou Gilles Servat. Le 8 juillet 2001, il met sur pied une soirée au Zénith de Paris où de nombreux artistes viennent sur scène pour soutenir la révolte du peuple kabyle face au pouvoir algérien. En 2002, une compilation est éditée sous le titre « Deux rives, un rêve » : on y trouve des titres inédits dont « Pourquoi cette pluie » écrit et composé par Jean-Jacques Goldman.

La sortie de cet album est suivie d’une tournée de concerts à travers toute la France. Pour les trente années de carrière d’Idir en 2005, un CD live accompagné d’un double DVD est commercialisé qui retrace son parcours de la Kabylie aux théâtres du monde entier. Deux ans plus tard, alors que la France est en pleine campagne pour les élections présidentielles, Idir signe un album fort des symboles républicains : « La France des couleurs ». Il signe la plupart des chansons avec la collaboration de jeunes artistes comme Grand Corps Malade, Zaho ou Akhenaton entre autres. Il faut ensuite attendre 2013 pour découvrir l’opus suivant qui a pour titre « Adrar Inu » (« Ma montagne »), une oeuvre plus intimiste s’apparentant à un retour aux sources de l’artiste. Quatre ans plus tard, le disque « Ici et ailleurs » réunit autour d’Idir une série de chanteurs français qu’il apprécie et qui l’apprécient : Francis Cabrel, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Tryo, Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et, pour un duo virtuel celui-là, Henri Salvador. Idir va alors chercher au fond de chaque mélodie partagée son côté oriental qu’il souligne en y ajoutant, en partie, la traduction kabyle du texte original.

Le 4 janvier 2018, il est à Alger, après 38 ans d’absence, et il y chante pour le nouvel an berbère. Idir meurt le 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris, des suites d’une longue maladie pulmonaire.

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CORDY Annie

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

La chanteuse et actrice belge Annie CORDY naît le 16 juin 1928 à Laeken (Bruxelles) sous le nom de Léonie Cooreman. Elle est encore enfant lorsqu’elle suit des cours de danse et apprend le piano ainsi que le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.
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Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. La même année, elle figure dans le film « Le chanteur de Mexico » aux côtés de Luis Mariano et de Bourvil.
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Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano).
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Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. En 1967, elle enregistre un duo avec Darry Cowl qui vient de composer une opérette avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil : « Pic et pioche ».
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De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982.
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Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ».
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En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ».
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En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974.
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En janvier 2013, elle participe à l’enregistrement du disque « Notre liberté », avec plein d’autres artistes, qui est vendu au profit des Restos du Coeur belges.
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Le mois suivant, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles. En mars 2020, alors que la Belgique comme la France et d’autres pays vivent une période difficile de confinement dû au coronavirus Covid-19, Annie Cordy répond à l’appel de la (presque) totalité des humoristes belges pour interpréter avec eux une version très particulière de l’un de ses tubes : « Ca ira mieux demain ». Vous avez dit Belgitude ?
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Le 4 septembre 2020 : la nouvelle de son décès, à 92 ans, attriste quantité de gens. Annie s’est éteinte à la suite d’un malaise dans sa maison de Vallauris sur la Côte d’Azur.
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MARCHAL Gilles

Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

L’auteur-compositeur-interprète et écrivain Gilles MARCHAL naît le 2 septembre 1944 à Paris. C’est au milieu des années 1960 qu’il se fait remarquer comme chanteur par Lucien Morisse alors directeur des programmes de la radio périphérique française Europe 1. Comme ce dernier est également le directeur de la firme de disques AZ, Gilles signe un contrat discographique avec cette firme qui l’assure d’une promotion certaine de ses chansons sur Europe 1. Et c’est en 1967 que sort son premier 45 tours avec la chanson « Le père Noël est mort ».
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Le succès n’est pas au rendez-vous mais il enregistre toutefois un deuxième disque en 1968: « Le chanteur d’amour ». La popularité vient quelques mois plus tard avec « Ne pleure pas ma mie ».
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Et elle se confirme la même année par un duo qu’il interprète avec la chanteuse Martine Habib: « Summer Wine ». Cette chanson est alors également interprétée en français par Marie Laforêt et Gérard Klein et a pour titre « Le vin de l’été ». 1969 est l’année du film « Macadam Cowboy » dont Gilles reprend le thème en français: « Comme un étranger dans la ville » (qu’Eddy Mitchell enregistrera près de 40 ans plus tard).
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En 1970, Gilles Marchal poursuit avec succès sa récente carrière de soliste avec la chanson « L’étoile filante », reprise francophone du titre de Lee Marvin « Wanderin’ star ». Cette mélodie met totalement en valeur la belle tessiture grave de l’interprète qui est très originale.
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En 1971, il sort un 33 tours qui regroupe une grande partie de ses premiers enregistrements. Et, l’année suivante, il est programmé sur de nombreuses radios avec le titre « Liberté ».
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En 1973, il chante le thème du film « Un homme libre » dont la musique est signée par Francis Lai. Pour son deuxième album qui sort en 1974, Gilles compose toutes les musiques et fait appel à Claude Lemesle et Eddy Mitchell pour les textes. Deux ans plus tard, avec un nouveau contrat discographique, il enregistre un disque pour Pathé Marconi: « On n’refait pas le monde avec une chanson ».
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Par la suite, la carrière de Gilles Marchal va perdre de sa vitalité malgré de très bonnes chansons comme « Drôle de vie » en 1978.
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Sept ans plus tard, il décide de mettre fin à ses activités de chanteur par l’enregistrement d’un dernier 45 tours qui recèle deux chansons: « Les maisons sans visage » et la reprise de « Céline », titre immortalisé par Hugues Aufray.
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Il se retire alors complètement de la musique pour assouvir une autre passion: l’histoire. Et il se met à écrire des livres sur le sujet. Gilles Marchal décède le 11 avril 2013 au Chesnay (F) à l’âge de 68 ans. Son premier 33 tours a bénéficié, en 1999, d’une réédition en CD sous le label Magic Records. Mais il semble bien que cet exemplaire numérique soit devenu rare si l’on tient compte de son prix sur certains sites de vente en ligne où il avoisine les 90 euros.
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4 JANVIER

 

Robert Lamoureux dans les années 1960

4 janvier 1920 : Naissance, à Saint-Mandé, de Robert LAMOUREUX, comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître une très succincte biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Ginette Garcin

4 janvier 1928 : Naissance, à Marseille, de l’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN. Pour en savoir plus sur sa carrière artistique et, plus particulièrement, ses activités musicales, veuillez CLIQUER ICI.
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Georges Chelon en 1971 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

4 janvier 1943 : Naissance, à Marseille, de l’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON. Pour connaître la biographie et le parcours musical de ce chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Album de Thomas Fersen « les ronds de carotte » en 1995. Photo (c) Jean-Baptiste Mondino.

4 janvier 1963 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Thomas FERSEN dont le véritable nom est toujours une énigme. Selon ses dires, le petit Thomas découvre la musique à l’école communale grâce aux chansons paillardes. Pour ses quatorze ans, sa mère lui offre une guitare avec laquelle il prend des cours dans le sous-sol du magasin de musique de son quartier. On est à la fin des années 1970 et, au fil des voyages scolaires en Angleterre, Thomas fait connaissance avec la musique anglo-saxonne et le mouvement punk qui l’impressionne. Il écrit alors ses premières chansons paroles et musique et met sur pied des groupes musicaux avec des copains. Il poursuit parallèlement des études en électronique avant d’effectuer ses obligations militaires en 1984. A son retour à la vie civile, il décroche un poste de câbleur dans des chaînes d’hôtels françaises. Après un périple qui l’emmène notamment au Mexique, au Guatemala et à Cuba, le musicien-chanteur décide de franchir un cap supplémentaire en changeant d’identité pour prendre le nom d’artiste de Thomas Fersen. Et c’est sous ce patronyme qu’il enregistre un premier disque vinyle en 1988: « Ton héros Jane ». Ce 45-tours ne connaît pas plus de succès qu’un deuxième commercialisé deux ans plus tard: « Le peuple de la nuit ». Engagé par un restaurateur thaïlandais pour animer les soirées de son établissement parisien, Thomas s’y fait remarquer par un producteur qui lui propose un nouveau contrat et, surtout, une bonne équipe de collaborateurs. Il enregistre alors, en direct dans un cinéma du Val-André, dans les Côtes d’Armor, un vrai premier album en 1992: « Le bal des oiseaux ».
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La chanson portant le titre de l’opus connaît alors un grand succès immédiat l’année suivante et voit Thomas Fersen récompensé par un disque d’or et une Victoire de la Musique de la révélation masculine en 1994. En mai de la même année, il enregistre son deuxième opus, « Des ronds de carotte », au Danemark. Depuis ce moment, se créant un univers personnel et atypique, cet artiste de grand talent enregistre de nombreux albums. En 2019, il commercialise ainsi son onzième opus intitulé « C’est tout ce qu’il me reste ». Ses prestations sur scène restent le meilleur moment pour faire connaissance avec ce chanteur hors du commun qui a apporté un renouveau à la chanson francophone. Au point de faire école et d’influencer toute une série de jeunes artistes comme le Belge Antoine Hénaut qui a déjà assuré de nombreuses premières parties de Thomas Fersen justement.
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En 1998

En 1998

4 janvier 1982 : Naissance, à Tournai, de la chanteuse belge Mélanie COHL sous le nom de Mélanie Picron. La petite Mélanie apprend à jouer du violon à l’âge de cinq ans. Elle s’inscrit ensuite au Conservatoire de Tournai pour y suivre des cours de solfège, de violon, de diction et de déclamation. Très jeune, elle commence à chanter sous le pseudonyme de Kelly Logan et participe à de nombreux concours dans sa région natale proche de la frontière française. A dix ans, la chanteuse participe à l’émission de la télé publique belge francophone RTBF: « Jeunes Solistes ». Et, trois ans plus tard, elle remporte le jeu « Chacun sa chance » dans le club Dorothée sur la chaîne privée française TF1. En 1997, sous son vrai nom de Mélanie Picron, elle se présente au crochet télévisé de la RTBF « Pour la gloire » dans la catégorie « Juniors ». Elle y remporte la finale présentée par Carlos Vaquera. Le chanteur belge Philippe Swan, interprète du « tube » « Dans ma rue » en 1989, la remarque et lui propose d’enregistrer un premier single sous le pseudonyme de Mélanie Cohl. La chanson « Dis oui » qui lui est proposée est alors sélectionnée pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson 1998 qui a lieu à Birmingham en Grande-Bretagne. Mélanie termine à la sixième place. En Belgique, le disque « Dis oui » est certifié double disque de platine et connaît le succès aussi bien en Flandre qu’en Wallonie.
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Son producteur estime alors qu’il est temps pour la jeune artiste d’enregistrer un premier album. Celui-ci sort sous le titre générique « Mes îles » et quelques singles retiennent l’attention des programmateurs de radio belges: « Je rêve de vous », « Je saurai t’aimer » ou « Pardonnez-moi ». Mélanie Cohl connaît alors la grande joie de pouvoir interpréter la bande originale francophone du long métrage d’animation de Walt Disney « Mulan » qui est projeté dans les salles obscures en novembre 1998. La chanson « Qui je suis vraiment » est adaptée en français par Philippe Swan du titre « Reflection » de Christina Aguilera. Avec ce titre, Mélanie Cohl obtient une petite popularité en France. Mais, après cet épisode, cela ne décolle pas vraiment pour la pourtant talentueuse Mélanie qui prend le temps de la réflexion et finit par rejoindre, en septembre 2002, la troupe de la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » où elle tient l’un des rôles principaux: celui de Solange. La première du spectacle a lieu le 16 septembre 2003 à quelques kilomètres seulement de la ville natale de Mélanie: au Zénith de Lille. Puis, c’est la scène du Palais des Congrès de Paris qui accueille la troupe où la chanteuse interprète en duo avec Frédérica Sorel la célèbre « Chanson des jumelles ». Gravée sur disque, la chanson atteint la 24e place du classement français des ventes. Profitant de ce regain de succès, la firme de disques AMC commercialise alors une compilation qui reprend « La chanson des jumelles », « Dis oui », « Qui je suis vraiment », un remix de « Je rêve de vous » et, aussi, cinq titres inédits. En 2005, alors qu’elle attend la naissance de son premier enfant, Mélanie Cohl participe à une tournée de podiums en Belgique mais elle décide déjà de prendre ses distances avec le métier de la chanson malgré une proposition pour un rôle dans la deuxième saison du spectacle musical « Roméo et Juliette ». Mariée et maman de deux garçons, on la retrouve à la direction d’une sandwicherie à Péruwelz (B) avant qu’elle ne se présente, sur les conseils insistants de son entourage, au casting de la troisième saison du concours télévisé « The Voice France » en 2013 où elle n’est pas retenue. Aux dernières nouvelles, en 2019, l’artiste s’est orientée vers une carrière juridique puisqu’elle occupe le poste de greffier auprès du Tribunal du Travail de sa ville natale.
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1er OCTOBRE

DANI en 1970

1er octobre 1944 : Naissance, à Castres, de la chanteuse et comédienne française DANI, née Danièle Graule. Fille d’un cordonnier et d’une vendeuse de chaussures, Danièle, aînée de trois enfants, aurait pu se destiner, elle aussi, à la maroquinerie ou la cordonnerie. Mais ce sont plutôt les arts qui la passionnent et, dès qu’elle le peut, à 19 ans, elle quitte Perpignan pour Paris. Son but est de s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts mais, en 1963, elle est engagée par le magazine « Jours de France » pour y faire des photos. Suite à cela, on lui propose de devenir mannequin et elle obtient de petits rôles dans des films. En 1965, la réalisatrice et productrice Daidy Davis Boyer propose à Danièle d’être figurante dans le scopitone de la chanson « Tout se passe dans les yeux » interprétée par Dick Rivers. Cette incursion dans le monde de la chanson lui donne envie de passer une audition organisée par la maison de disques Pathé Marconi. Du coup, elle a l’opporunité d’enregistrer, en 1966, un premier disque super 45 tours avec, notamment, la chanson « Garçon manqué ».
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C’est le début d’une belle carrière de chanteuse dont l’un des coups d’éclat est la reprise de la chanson de Georges Milton, « Papa vient d’épouser la bonne », en 1968: plus d’un million d’exemplaires vendus. Sous le pseudonyme de Dani, l’artiste se veut être la plus complète possible et se présenter à son public sur scène. En 1970, elle passe à l’Alhambra de Paris puis à Bobino en 1971. Par la suite et jusqu’en 1974, elle devient meneuse de revue à l’Alcazar de Paris. Dans le même temps, elle décroche toute une série de rôles au cinéma et à la télévision. En 1974, elle doit représenter la France au concours Eurovision de la Chanson avec « La vie à 25 ans ». Mais le décès du président de la république française Georges Pompidou quelques jours avant la compétition annule sa participation. Qu’à cela ne tienne, la chanson obtient un joli succès radiophonique dans les pays francophones. L’année suivante, ayant signé un contrat discographique avec la maison Flèche appartenant à Claude François, elle assume la première partie de la tournée de ce dernier. Puis, sans doute inspirée par Régine, elle acquiert un night club parisien qu’elle gère jusqu’au début des années 1980. C’est à ce moment qu’elle sombre véritablement dans certaines addictions comme la drogue. Après un long séjour en famille dans le Vaucluse, elle revient à Paris pour y tenir des boutique de fleurs avec une nette préférence pour les roses. En 1993, elle rompt son silence pour sortir un album rock intitulé « N comme Never Again ». En 2001, Etienne Daho apprend que la fleuriste possède un texte que Serge Gainsbourg a écrit pour elle en 1975 et qui est resté inédit: « Comme un boomerang ». Et il insiste pour qu’elle accepte d’enregistrer le morceau en duo avec lui. Elle le fait et c’est un véritable « retour gagnant » pour Dani qui, dans la foulée, se décide à revenir dans les studios de prise de son. Sa première maison de disques en profite également pour sortir un CD best of qui permet aux amateurs de se procurer à nouveau les enregistrements originaux de Dani en qualité numérique. Puis, la chanteuse se lance dans la sortie d’albums contenant des chansons nouvelles et originales: « Tout Dépend Du Contexte » en 2003, « Laissez-moi rire » en 2005 et « Le Paris de Dani », album consacré à la capitale française, en 2010. Fin septembre 2020, alors qu’elle s’est installée à Tours, Dani commercialise un nouvel opus intitulé « Horizons dorés ». Elle y interprète un duo avec Joey Starr et plusieurs de ses copains-copines lui ont composé des chansons : Alain Chamfort ou Keren Ann par exemple. Et, en 2021, alors que la crise sanitaire due au coronavirus covid-19 semble très lentement tirer vers sa fin, la chanteuse envisage son retour sur scène avec une tournée de concerts prévue pour l’année suivante.
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Jeane Manson en 1979 – Photo (c) Leonard De Raemy

1er octobre 1950 : Naissance, à Cleveland (Ohio), de la chanteuse américaine Jeane MANSON. Avec un père écrivain et une mère artiste qui chante et peint, elle passe sa prime enfance au Mexique avant de se rendre en Californie où elle apprend la musique et suit des cours de théâtre. Elle obtient quelques rôles au cinéma et pose nue dans les pages centrales du magazine Playboy en août 1974. Puis, pour oublier un mariage raté, elle part pour l’Europe et y obtient quelques rôles dans des films français comme « Bons baisers de Hong Kong » avec les Charlots. Fin 1975, l’actrice fait connaissance de l’auteur, compositeur et producteur français Jean Renard. Ce dernier est alors inconsolable de la mort de Mike Brant qu’il a révélé au grand public quelques années plus tôt. Jean Renard a aussi beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Il trouve en Jeane Manson une chanteuse formidable qui, dans la lignée de Petula Clark, va séduire autant par son accent et son talent que par sa beauté. Et il voit juste. Surtout lorsqu’il lui livre, paroles et musique, un titre qui va déferler sur les ondes radios durant tout l’été 1976: « Avant de nous dire adieu ».
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L’effet Jeane Manson est immédiat et les succès vont s’enchaîner comme des perles sur un collier: « Une femme » (1976), « Les larmes aux yeux » (avec Christian Delagrange en 1976), « La chapelle de Harlem » (1977), « Ce n’est qu’un au revoir » (1977), « Fais-moi danser » (1978), « Fly to New York city » (1979) et « Vis ta vie » (1979). En 1979, elle est choisie pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson à Jérusalem: le titre « J’ai déjà vu ça dans tes yeux » se classe 13e sur 19. Après cette rafale de « tubes », la carrière de Jeane Manson va s’apaiser. L’artiste diversifie alors ses activités et se tourne, par exemple, vers le spectacle musical comme, en 1986 et 1988, « L’homme de la Mancha » dont la première a lieu à Nantes. En 1992, on retrouve Jeane Manson à l’affiche de l’opérette « Dédé » au Théâtre des Célestins à Paris puis, quelques mois plus tard, dans « Trois valses » d’Oscar Strauss à l’Opéra de Marseille. En 1998, elle enregistre une version très personnelle du « Con te partiro » de Boccelli: « Partir avec toi », un titre qu’elle interprète en duo avec le chanteur belge Yvhann Cevic. En 2002, elle entre en studio pour créer une nouvelle version de son premier succès « Avant de nous dire adieu » de nouveau en duo avec Yvhann Cevic. Sachant monter depuis son plus jeune âge, Jeane Manson donne alors des spectacles musicaux en chantant à cheval au Cirque d’Hiver Bouglione en 2006. Dans la catégorie du théâtre musical, on la retrouve en 2007 dans « Sans famille » à l’Opéra de Nice. A la fin de l’année 2010, elle est au programme du Cirque Joseph Bouglione à Chatou en France: elle y chante, danse, monte à cheval et fait le clown. Au début 2011, elle présente à Vernon un nouveau concert acoustique constitué de gospel, de negro-spirituals, de classique et de chansons d’amour: « Spiritual love ». Puis, en 2012, elle rejoint la saison 7 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». La même année, elle reprend son rôle dans une nouvelle version de « L’Homme de la Mancha » au Théâtre des Variétés à Paris. Et, en 2012 encore, elle sort une compilation de trois CD qui contiennent ses plus grands succès et une chanson nouvelle inédite composée par Claude Barzotti: « Est-ce qu’on s’aime encore ? ». Deux ans plus tard, un nouvel opus intitulé « Viviré » est disponible en deux versions: espagnole et française. Il reprend de grands succès éternels comme « L’été indien » (Joe Dassin), « Aranjuez mon amour » (Richard Anthony) ou « Embrasse-moi » (Julio Iglesias). En mars 2016, Jeane Manson commercialise un nouvel opus en français: « Amour le soleil du coeur ». En janvier 2020, elle fait partie des artistes figurant dans le spectacle nostalgique « Age tendre, la tournée des idoles » avec, notamment, Herbert Léonard ou Michèle Torr.
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Baldo en 2020

1er octobre 1958 : Naissance, à Frameries, du producteur, compositeur, auteur et interprète belge BALDO sous le nom complet de Baldo Leone. Influencé très jeune par la musique qui berce sa famille d’origine italienne, il grandit dans les pas d’une vedette italo-belge de la région du Borinage comme lui : Salvatore Adamo. Et, en octobre 1973, il dépose la première chanson qu’il vient de composer à la SABAM (Société des auteurs et compositeurs belges). Ainsi, à l’âge de quinze ans, il commence à se produire sur les petits podiums des kermesses de sa région et il enregistre quelques disques 45-tours avec, notamment, la chanson « Viens petite fille » éditée par Rocco Granata, créateur du « tube » Marina » à la fin des années 1950. En 1978, il décide de s’installer à Paris et y suit les cours de chant de Micheline Fumière, une ex-épouse de Charles Aznavour. Dans la ville lumière, Baldo fait la connaissance d’un bon nombre de producteurs et d’auteurs de chansons. Il assure aussi de nombreuses premières parties pour des vedettes renommées. En 1984, le producteur et éditeur belge Jean Darlier lui permet d’enregistrer un vieux succès que Baldo remet au goût du jour : « La danse dus spirou ». L’artiste s’installe alors de plein pied dans le répertoire de la chanson d’ambiance où règnent déjà des maîtres qui ont pour nom Le Grand Jojo, Carlos ou Bézu. Il reprend d’ailleurs à son compte quelques titres d’autres chanteurs comme « Il fait sec » (du Grand Jojo) en 1985, « Viens boire un p’tit coup à la maison » (de Licence IV) ou encore « On va faire la java » (de la Bande à Basile et André Verchuren). Mais il y a aussi des chansons originales comme « Vive les belles mères » (1986), « Petit Pépé Noel » (1987), « Apéritif musette », « Siciliano » (1988), « Papa solitaire » (1988) ou encore « On va tous valser » (1992). Parallèlement à ses activités d’interprète, Baldo crée aussi, au début des années 1980, son propre label discographique, Lbg, qui lui permet notamment de commercialiser des disques d’autres artistes comme l’accordéoniste Frank Fiévez mais aussi le chanteurs Gino Cavaliere ou le groupe JR Band. Au début de la décennie suivante, il produit un groupe féminin qui a pour nom « Les rondelettes » et qui connaît le succès avec « A tous les mecs » qui est une parodie du duo de Félix Gray et Didier Barbelivien : « A toutes les filles ». C’est aussi l’époque où il participe à de nombreuses émissions télévisées dont « La chance aux chansons » sur France 2. Alors qu’il poursuit la production de spectacles comme « La tournée romantique » et de disques, il commercialise une compilation de ses chansons d’ambiance en 2006. Au fil du temps, Baldo réoriente alors sa carrière vers des mélodies plus romantiques. En 2014, il fête ses 40 ans de chansons devant 1.800 personnes à l’Espace Magnum de Colfontaine. Et il propose aussi, dès 2015, un programme pour la télévision locale ACTV (Antenne Centre) qui accueille des artistes belges ayant marqué de leur empreinte musicale les années 1960, 1970 et 1980 : « Chansons souvenirs ».
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Bousculés par la crise sanitaire due au coronavirus covid-19 en 2020 et 2021, les projets de Baldo sont encore nombreux et prêts à être réalisés dès que possible.
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La chanson « Tombé du ciel » de Jacques Higelin est l’une des chansons déprogrammées des radios françaises en octobre 2001.

1er octobre 2001 : quelques chansons ont été provisoirement retirées des programmes de radio francophones suite aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Leur titre ou leurs paroles étaient susceptibles de prêter à confusion. Parmi les chansons touchées, il y a « Tombé du ciel » de Jacques Higelin, « Le grand incendie » de Noir Désir, « Comme un avion sans ailes » de CharlElie Couture ou encore « L’Hôtesse de l’air » de Jacques Dutronc.
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STROMAE en 20141er octobre 2015 : STROMAE est le premier artiste belge, francophone de surcroît, à se produire au légendaire Madison Square Garden de New York pour un spectacle qui affiche complet. Le Bruxellois s’exprime en français mais aussi en anglais durant le show. Et il ne peut s’empêcher de glisser quelques références au plat pays face à un public où se trouvent le premier ministre belge Charles Michel et le ministre des affaires étrangères Didier Reynders. Stromae termine son spectacle avec « Alors on danse » et « Papaoutai ». Qualifié de « mélange de Michael Jackson et Jacques Brel » par le New York Times, Stromae effectue un ultime rappel a capella de la chanson « Tous les mêmes ».
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Charles Aznavour en 2004

1er octobre 2018 : Décès, à Mouriès, dans le sud de la France, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français d’origine arménienne Charles AZNAVOUR. à l’âge de 94 ans. Pour connaître sa biographie et sa carrière artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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