COLOMBO Pia

Pia Colombo dans les années 1960

La chanteuse française Éliane Marie Amélie Colombo mieux connue sous le pseudonyme de Pia COLOMBO naît le 6 juillet 1934 à Homblières (Aisne). Son père, Italien, et sa mère, du Nord de la France, la laissent à sa grand-mère maternelle qui l’élève peu après sa venue au monde. Et c’est donc à la campagne qu’elle grandit en se souciant bien peu de l’école. Après la guerre, en 1946, elle retrouve ses parents qui l’accueillent chez eux en région parisienne. Un jour, ils l’emmènent voir le spectacle proposé au théâtre du Châtelet et Eliane est subjuguée par ces gens qui dansent et qui chantent. Elle décide qu’un jour elle fera comme eux. Elle veut donc devenir petit rat du Châtelet et commence à suivre les cours de danse du théâtre. Mais, à quinze ans, elle est victime de rhumatisme chronique et doit arrêter les chorégraphies. Cela remet tout en question dans cette vie artistique que l’adolescente entame à peine. Une amie lui suggère alors d’essayer l’art dramatique et l’emmène au Cours Simon. Mais c’est un peu compliqué et elle est plus à l’aise lorsque cette amie lui demande d’interpréter des chansons lors d’un spectacle de patronage. Un jeune prof d’anglais, passionné de chanson française et également auteur-compositeur, l’y remarque, l’encourage à persévérer et lui propose finalement de lui « fournir » quelques titres : il s’appelle Maurice Fanon. Cette idée, ainsi que son auteur, la séduisent totalement. Elle travaille donc l’interprétation des chansons de celui qui, marié puis divorcé, devient son amant. Elle se présente pour une audition au cabaret parisien de L’Écluse où Léo Noël, un des cofondateurs, l’engage pour un an. Elle choisit alors le nom de scène de Pia Colombo et interprète, notamment, la chanson « Julie la Rousse », de René-Louis Lafforgue ainsi que des œuvres de Maurice Fanon.
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En 1956, elle emménage chez Maurice et signe un premier contrat phonographique avec la firme Versailles pour qui elle enregistre deux 45-tours de quatre titres dont « Julie la Rousse » et « Isabelle » (de Maurice Fanon).
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Quelques mois plus tard, Maurice Fanon part remplir ses obligations militaires françaises en Algérie jusqu’en 1959. Pendant son absence, elle poursuit sa carrière de chanteuse, change de maison de disques (Philips) et joue « Hula Hoop » au Disco Théâtre du théâtre Marigny à Paris. Son succès grandissant, Pia est appelée, en 1958, à se produire à l’Olympia de Paris, puis en tournée, en première partie de Georges Brassens. Un an plus tard, elle enregistre un des premiers titres signés par Serge Gainsbourg et retrouve Georges Brassens pour ses levers de rideau à Bobino. Maurice Fanon revient d’Algérie et elle reprend la vie commune avec lui. Elle reçoit le Coq d’Or de la chanson française pour son interprétation des « Flonflons du bal », mélodie de Charles Dumont immortalisée par Edith Piaf.
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Alors que la carrière de Pia Colombo est en mode ascendant, l’arrivée des « yé-yés » va chambouler ses objectifs. Il n’y a plus beaucoup de place à la radio pour les chansons qu’elle propose. Et, sans médiatisation, les salles de spectacles sont plus difficiles à remplir. Alors, elle retourne dans les cabarets de la rive gauche parisienne qui l’ont aidé à se faire un nom : « La tête de l’art », « Les Trois Baudets » ou encore « La Contrescarpe » et « La Colombe ». Brassens ne l’oublie toutefois pas et il l’invite à assurer sa première partie à Bobino en avril 1960. Le 28 septembre de la même année, Pia Colombo épouse Maurice Fanon. En 1961, elle est remarquée par le jeune metteur en scène Roger Planchon qui la fait jouer du Bertolt Brecht à Villeurbanne puis à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées. Deux ans plus tard, Pia quitte Maurice mais continue à interpréter les chansons qu’il lui écrit, ou dédie, comme « L’écharpe » en 1964.
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Georges Brassens reste de ceux qui continuent à encourager Pia et elle se produit avec lui en 1964 à plusieurs reprises sur la scène parisienne de Bobino. Elle devient aussi une proche de Jean Ferrat. En 1966, elle joue l’un des 69 personnages de la pièce d’Armand Gatti : « Chant public devant deux chaises électriques », qui est présentée à Paris au Palais de Chaillot. Elle y interprète deux chansons. Elle poursuit alors sa carrière avec une autre oeuvre de Brecht et Weill : « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny », un opéra en trois actes qui est une vraie révélation et un tournant dans la carrière de l’artiste.
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Pia Colombo revient au tour de chant traditionnel en première partie de l’Olympia d’Alain Barrière et de Charles Aznavour en 1967 avant d’effectuer une tournée en URSS. Arrivent les grèves et manifestations françaises de mai 1968 : Pia Colombo chante dans les usines occupées aux côtés de Lény Escudéro, Jean Ferrat, Isabelle Aubret, Georges Moustaki et Maurice Fanon. La chanteuse se décide à franchir le pas du récital seule sur la scène du Théâtre National Populaire en 1969 : elle y reste un mois. Elle enregistre un album avec des oeuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill pour lequel elle obtient un prix de l’Académie Charles-Cros. La même année, elle interprète « Le métèque » et « Il est trop tard » avant que leur auteur et compositeur, Georges Moustaki, les reprenne à son propre répertoire avec succès.
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Alors que l’artiste a repris le théâtre avec une nouvelle pièce de Brecht (« Maître Puntila et son valet Matti »), elle commercialise un nouvel album éponyme avec les titres « Un pays » et « Adagio nocturne » en 1971.
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Elle poursuit sa carrière en alternant ses activités théâtrales (au Festival d’Avignon en 1972) et musicales (avec, aussi, des spectacles thématiques). Engagée, Pia Colombo rejoint les artistes qui animent alors « La grande kermesse écologique » en octobre 1972 qui propose des alternatives à la pollution. En 1973, la chanteuse est l’une des têtes d’affiche de la fête de l’Humanité aux côtés de Mouloudji, Mireille Mathieu, Serge Lama, et Mort Shuman entre autres. L’année suivante, le producteur Gérard Meys propose à Pia d’enregistrer un nouvel album sur son label phonographique : il contient à nouveau des chansons signées Maurice Fanon comme « Le Che ».
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A ce moment, elle soutient la candidature du socialiste François Mitterrand aux élections présidentielles françaises et elle se produit dans divers pays comme l’Italie, Cuba ou les Etats-Unis. Contraint au silence par la maison de disques avec qui il vient de rompre son contrat en 1975, Léo Ferré offre cinq de ses nouvelles chansons qu’il ne peut interpréter à Pia Colombo qui les enregistre sur un album produit par l’auteur-compositeur.
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En avril 1976, l’artiste apparaît dans l’émission télévisée française « Numéro 1 » de Maritie et Gilbert Carpentier : elle y chante « Johnny Parker » aux côtés de l’acteur Jean-Claude Brialy. Quelques mois plus tard, la chanteuse tombe malade et un cancer lui est diagnostiqué. En 1978, elle fait partie, avec Catherine Ribeiro et Francesca Solleville notamment, de l’affiche d’un concert organisé au profit des victimes de la dictature chilienne. Puis, elle participe au Printemps de Bourges avant de s’effacer en raison de ses ennuis de santé. Entre 1979 et 1981, elle incarne son propre personnage dans un spectacle autobiographique écrit et composé par Maurice Fanon : « Requiem autour d’un temps présent » qui fera l’objet de l’enregistrement d’un double album.
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En 1980, sur scène entre deux séances de chimiothérapie, elle ose ôter la perruque qui masque sa calvitie devant un public en partie choqué par ce geste destiné à évoquer le temps qui lui est désormais compté. Elle participe ensuite à l’émission télévisée française de Jacques Chancel, « Le grand échiquier », où elle apparaît chauve.
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Consacrant de plus en plus de temps à se battre contre le mal qui la ronge, Pia Colombo se fait discrète mais, le 16 avril 1986, à 51 ans, elle est vaincue par le cancer et elle décède à Nonancourt.
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BLAIN Estella

Estella Blain en 1965

L’actrice et chanteuse française Estella BLAIN naît, à Paris, le 30 mars 1930 sous le nom de Micheline Estellat. D’origine basque, elle passe son enfance à Montmartre. Elle y voit régulièrement les artistes qui viennent tourner des films dans les studios Pathé tout proches. Après la seconde guerre mondiale, Micheline « fait la manche » en interprétant des chansons aux terrasses des cafés parisiens. Voulant devenir comédienne, elle fréquente le Cours Simon avant de se produire chez Gabrielle Fontan, au théâtre du Grand Guignol et à Marigny. Elle tourne son premier film en 1953 sous la direction d’Hervé Bromberger: « Les fruits sauvages ». Elle rencontre alors le jeune acteur Gérard Blain qui l’épouse et elle relie leurs deux patronymes pour en faire son pseudonyme: Estella Blain. En quinze ans, la jeune femme passe alors du statut de débutante à celui de star du cinéma mais aussi de la télévision. Ella va aussi quitter Gérard Blain pour connaître d’autres liaisons sentimentales. Puis, petit à petit, sa carrière va prendre une tournure moins optimiste et, à partir de 1973, elle ne travaille presque plus. Entre 1965 et 1969, elle tente l’aventure de la chanson et elle compose plusieurs titres qui sont orchestrés par le célèbre Alain Goraguer et enregistrés sur des disques 45-tours: « Je n’aime que toi » (1965), « Hurlevent » (1967), « Nitchevo » (1968) et « Toi » (1969).
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https://www.youtube.com/watch?v=fUHhnR83wFk

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Elle interprète « Solitude » dans l’émission télévisée française « Dim dam dom » en 1967 et elle apparaît en première partie d’un concert de Nana Mouskouri à l’Olympia de Paris. Mais sa carrière dans la chanson s’arrête à l’aube des années 1970 car le public ne la suit pas vraiment. Le 1er janvier 1982, Estella Blain est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales. Elle s’est suicidée avec une arme à feu. Son corps est incinéré au crématorium de Cornebarrieu à Toulouse en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel.
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GILBERT Yves

Yves Gilbert au milieu des années 1960

Le compositeur, musicien, pianiste et interprète français Yves GILBERT naît le 22 novembre 1937. A l’âge de huit ans, alors que la seconde guerre mondiale vient de s’achever, il est emmené par sa mère pour être inscrit à des cours de piano. Mais ce n’est pas de force car le garçonnet apprécie la musique depuis un moment déjà et s’applique donc à jouer au mieux de cet instrument magique. Au fil du temps, sa passion augmente et il décide d’en faire son métier. Mais cela n’est pas du tout du goût de son père, directeur du casino de Deauville, qui ne désire pas de saltimbanque dans sa famille et qui lui impose des études « classiques » et « sérieuses » orientées vers l’architecture et l’école des Beaux-Arts durant cinq ans. Qu’à cela ne tienne, le jeune Yves tient à se perfectionner musicalement et, une fois ses journées de cours terminées, il apprend le solfège et écoute les chansons qui passent à la radio, beaucoup de chansons françaises. Avec une copine de lycée, l’adolescent commence alors lui-même à composer des chansons. Il démarche alors les maisons de disques pour placer ses chansons car il ne veut pas nécessairement les chanter lui-même. Pourtant, en 1961, il est engagé chez Philips comme auteur-compositeur-interprète car ses chansons sont considérées comme drôles. Un an plus tard, Yves Gilbert est appelé à accomplir son service militaire comme chef-trompette puis, lorsqu’il revient de l’armée, il se marie avec une jeune danseuse prénommée Patricia qui est la fille de Jean Porrasse, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Chanteuse, Patricia placera un succès dans tous les hit parade, à la fin des années 1980 : « Etienne Etienne » sous le nom de Guesh Patti. Et, à peine mariés, nos deux artistes acceptent la proposition d’enregistrer ensemble quatre 45-tours sous le nom d’Yves et Patricia en 1964 et 1965.

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En juin 1965, Yves profite du fait qu’il connaît la chanteuse Régine, qui a été à une époque hôtesse dans le casino de son père à Deauville, pour lui présenter quelques-unes de ses compositions. Mais, au lieu de les accepter pour elle, elle lui suggère de les proposer à un jeune auteur et interprète qui a pour nom Serge Lama et qui lui été recommandé par son amie Renée Lebas. La rencontre, entre les deux hommes que tout semble opposer, est un peu froide et ne débouche sur rien de concret. Il faudra attendre 1966 et une deuxième entrevue pour que Serge Lama et Yves Gilbert décident de collaborer ensemble. Pour son troisième 45-tours qui sort en juin 1966, Serge Lama enregistre deux mélodies signées Yves Gilbert : « Sans toi » et « Madame Poupon ».
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Ce n’est pas encore un franc succès mais cela l’annonce : en 1967, Lama reprend une chanson qu’il a écrite avec Gilbert pour Zizi Jeanmaire et sa version se vend mieux que celle de la « croqueuse de diamants » : « Les ballons rouges » lance véritablement la carrière de Serge Lama. Le titre lui permet aussi d’enregistrer un premier 33-tours et, surtout, de se produire à l’Olympia en première partie de Nana Mouskouri.
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Yves compose alors de nombreuses musiques sur lesquelles Serge vient placer ses textes et, à deux, ils enrichissent les répertoires de Nana Mouskouri, Isabelle Aubret, Juliette Gréco ou Marie Laforêt. Et le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix, engage le pianiste pour assurer l’ambiance du célèbre bar du music-hall parisien. Et le duo compose alors toute une série de chansons qui installent la carrière de Serge Lama : « D’aventures en aventures » (1968), « Le temps de la rengaine » (1968), « C’est toujours comme ça la première fois » (1969), « Une île » (1969), « Mon ami mon maître » (1975), « Les ports de l’Atlantique » (1975), « Je t’aime à la folie » (1975), « L’enfant au piano » (1977) et « Je voudrais tant que tu sois là » (1977) par exemple. Yves Gilbert accompagne le chanteur dans toutes ses tournées où il l’accompagne au piano pendant plus de 200 concerts par an et ce pendant une dizaine d’années. En 1970, Yves Gilbert enregistre un 45-tours avec deux chansons qu’il interprète : « Aujourd’hui c’est lundi » et « Un p’tit air de rien du tout ». Ce n’est pas un succès. Au début des années 1980, le pianiste propose à l’auteur Lama de composer et écrire un spectacle d’envergure articulé autour d’un personnage historique central. Serge Lama pense immédiatement à une épopée musicale qui tournerait autour de l’empereur Napoléon et soumet toute une série de textes au compositeur qui, en trois jours et trois nuits, réalise les chansons de ce qui sera, finalement, un des plus grands succès de la carrière de Lama. Le spectacle est présenté pendant plus de trois ans à Paris (au théâtre Marigny), en province française mais aussi dans toute la francophonie : Belgique, Suisse et Québec. Il est assorti d’un double album avec 30 chansons en 1982 avant un troisième volume qui paraît en 1984 (« Marie la Polonaise »).
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Après cette aventure hors du commun, Serge Lama s’éloigne un peu de la chanson pour tenter l’expérience du théâtre en jouant dans « La facture » de Françoise Dorin (1990-1991). Et, en 1993, lorsqu’il songe à revenir de manière « sérieuse » à la musique, c’est aussi à Yves Gilbert qu’il envoie ses textes à mettre en musique. L’album qui suit comporte ainsi notamment « Je te partage », « Neige » ou « Je suis un homme ». A ce moment, Yves Gilbert évolue vers d’autres univers et se remet à composer pour des artistes comme Charles Aznavour (« Un mort vivant, délit d’opinion »).
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Mais aussi pour d’autres personnalités comme Julie Saget (son épouse), Madeleine Chapsal et Francis Perrin pour qui il composera des partitions de pièces de théâtre et de génériques de films (« Tête à claques », « Lé débutant », etc.).
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En 2001, lorsque Serge Lama sort son nouvel album « Feuille à feuille », Yves Gilbert y est présent avec cinq musiques dont « Les jardins ouvriers », « Les gens qui s’aiment » et « Les poètes ».
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Le 5 décembre 2005, le pianiste et compositeur se voit remettre le « Grand-Prix de la chanson française » de la SACEM (la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français) pour l’ensemble de ses compositions.
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Ne délaissant jamais la musique, Yves Gilbert enregistre alors de nombreux albums de piano et de chansons dont le dernier en date est commercialisé en avril 2019 sous le titre « Est-ce le hasard » et est réalisé avec la complicité de Sonia Belolo.
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A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, Yves Gilbert accorde une interview (en deux parties) à Gérard Quentin pour Musicbox TV. Elle est à voir ci-dessous.
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Le vendredi 6 novembre 2020, Yves Gilbert intervient pour témoigner dans l’émission de télévision « La boîte à secrets » présentée par Faustine Bollaert sur France 3 dont l’un des invités est Serge Lama.
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REBROFF Ivan

Le chanteur allemand d’origine russe Ivan REBROFF, de son vrai nom Hans Rolf Rippert, naît à Berlin le 31 juillet 1931. Grâce à sa mère, il s’intéresse très tôt à la musique et au chant. Il apprend le violon puis, adolescent, il est soprano soliste d’un choeur de jeunes hommes en Allemagne. Adulte, il devient soliste du chœur des Cosaques du Don et membre des ensembles des Cosaques de la Mer Noire et de l’Oural. Jusqu’en 1959, il va perfectionner son chant et approfondir ses connaissances en violon à l’école supérieure de musique de Hambourg. Ses premières prestations sont ainsi classiques et Hans obtient son premier rôle à l’opéra dans « Le Barbier de Séville » de Gioachino Rossini. Au milieu des années 1960, alors qu’il joue dans « Orphée aux Enfers » de Jacques Offenbach à l’Opéra de Munich, il se brise le tendon d’Achille sur scène. Durant sa convalescence, il prend son temps pour enregistrer un disque en français. Il y inclut une chanson russe, « La Légende des douze Brigands », qui, une fois diffusée sur la radio française périphérique française Europe 1, fait sauter le standard téléphonique. Débarquant ensuite à Paris, Ivan Rebroff est accueilli comme une vedette et il enregistre alors d’autres mélodies traditionnelles russes dans la langue de Voltaire. A la fin de l’année 1968, il reprend, toujours en français le « tube » de Mary Hopkin « Those were the days » qui devient « Le temps des fleurs » et qui reste en tête des hit-parade français pendant des mois.
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A ce moment, on lui propose le rôle du laitier Tevje dans la version française de la comédie musicale « Un violon sur le toit ». Il y fait un « carton » en interprétant le « tube » « Ah si j’étais riche » dès novembre 1969 au Théâtre Marigny de Paris. Il le fait encore 652 fois sur la même scène par la suite.
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Au début de l’année 2004, à plus de 70 ans, Ivan Rebroff fait une tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande. Alors qu’il vient de démarrer, en décembre 2007, une nouvelle tournée mondiale qui doit se poursuivre jusqu’en juillet de l’année suivante, Ivan Rebroff est hospitalisé d’urgence à Vienne. Il ne reprendra plus jamais cette tournée et, le 27 février 2008, Ivan Rebroff s’éteint d’un arrêt cardiaque dans une clinique de Francfort, en Allemagne, à l’âge de 76 ans. Le chanteur est incinéré et, selon ses volontés, ses cendres sont dispersées en mer Égée non loin de l’île grecque de Skopelos où il vivait depuis des années. Au cours de sa carrière, il a obtenu 49 disques d’or ainsi qu’un disque de platine pour dix millions de disques vendus depuis 1975.
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29 SEPTEMBRE

Laurent Morain (Solal) en 1987 - Photo (c) Marc Lafon

Laurent Morain (Solal) en 1987 – Photo (c) Marc Lafon

29 septembre 1962 : Naissance, à Lorient, du chanteur français Laurent MORAIN également connu sous le pseudonyme de SOLAL. On en sait très peu sur l’enfance et la jeunesse de Laurent dont le vrai nom possède une orthographe différente : Morhain. Mais on imagine qu’elle est plutôt musicale puisque c’est à 23 ans qu’il se fait remarquer en tant que chanteur. C’est grâce au regretté producteur et compositeur Pascal Auriat que Laurent Morain enregistre quelques 45 tours qui obtiennent ce que l’on appelle poliment un succès d’estime avec quelques passages en radio et en télé. Parmi les chansons qui le révèlent au grand public, il y a « Le coeur mafia » (1985) et « Je danse seul » (1986).

Didier Barbelivien le découvre alors et lui permet d’enregistrer un autre disque sous le label Zone Music ensuite: « Elle est partie sans moi » (1987). En 1990, Laurent est appelé à remplacer Renaud Hantson qui joue le rôle de Ziggy dans « Starmania » au théâtre Marigny à Paris. Un an plus tard, il compose, écrit et enregistre les chansons d’un nouveau 45 tours: « Coeur noir » et « Lacrymogène jazz ». Son expérience dans « Starmania » lui permet de rencontrer des producteurs de spectacles musicaux et il s’oriente vers le genre en décidant de changer de nom. Il s’appelle désormais Solal. En 2000, il est sélectionné pour jouer le rôle de Tristan dans « Tristan et Yseult » de Jacques Berthel et il enregistre aussi les chansons de l’album studio. En 2009, il fait partie de la distribution de « Mozart, l’opéra rock », comédie musicale produite par Dove Attia et Albert Cohen. Il y incarne Léopold Mozart, le père de Wolfgang Amadeus. Il y interprète quelques chansons: « J’accuse mon père », « Penser l’impossible » et « Quand le rideau tombe ». Poursuivant sur cette lancée, il participe en 2012 au spectacle musical « Adam et Eve: la seconde chance » de Pascal Obispo aux côtés de Nuno Resende et de Thierry Amiel. En septembre 2014, il est sur scène à nouveau pour le spectacle « Mozart, l’opéra-rock » présenté avec un orchestre symphonique dans les grandes salles de la francophonie européenne. La même année, il crée une société de production qui a pour but de révéler de nouveaux talents. Fin 2017, il joue le rôle de Ponce Pilate dans la comédie musicale de Pascal Obispo « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». Aux dernières nouvelles, l’artiste préparerait un nouvel album personnel dont la sortie serait prévue en 2021.
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Georges Ulmer dans les années 50 (c) Photo Star

Georges Ulmer dans les années 50 (c) Photo Star

29 septembre 1989 : Décès, à Marseille, du chanteur danois Georges ULMER. Pour en savoir plus sur sa vie artistique et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Fred et Mauricette Hidalgo décorés en 2010 – Photo (c) Francis Vernhet

29 septembre 2010 : Fred et Mauricette HIDALGO, créateurs du mensuel Paroles et Musique en juin 1980, puis de Chorus, Les Cahiers de la chanson (considéré comme l’organe de référence de la chanson francophone) qui lui a succédé en 1992, éditeurs de nombreux livres sur la chanson, sont nommés chacun par le président de la République française et le ministre de la Culture et de la Communication, au grade de Chevalier dans l’ordre national du Mérite et dans l’ordre des Arts et Lettres. Ces distinctions viennent souligner « leur parcours, leur action, leur contribution et leur engagement au service de la Culture ». Ce sont des distinctions en lesquelles Fred et Mauricette Hidalgo veulent voir une forme de reconnaissance officielle de la chanson. Elles leur sont remises par Jean-Michel Boris, qui fut plus de quarante ans à la tête de l’Olympia, au Théâtre des Trois Baudets (comme un symbole de leur quête incessante de nouveaux talents), en les présentant comme « les nouveaux Canetti de la chanson française ». La remise des distinctions se fait en présence d’un cercle volontairement restreint mais représentatif de toutes les générations et de tous les genres musicaux d’une cinquantaine d’artistes (de Guy Béart qui débuta dans ce lieu aux côtés de Brel, Brassens ou Gainsbourg, à Clarika ou Antoine en passant par Alain Souchon), de professionnels, directeurs de festivals, écrivains et journalistes de presse écrite et de radio. Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris (qui a contribué à la renaissance de cette salle mythique des Trois Baudets créée par Jacques Canetti en 1947) en profite pour les féliciter et à leur redire toute son admiration pour ce qu’ils ont accompli dans les domaines de la culture et des arts. Réagissant à l’annonce de ces distinctions, Jean-Jacques Goldman leur a adressé un message exclusif qui a été lu par Jean-Michel Boris en ouverture de la cérémonie. Quant à Fred Hidalgo est désormais aux commandes d’un blog sur la chanson (Si ça vous chante) auquel vous pouvez accéder en CLIQUANT ICI.

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19 SEPTEMBRE

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

19 septembre 1939 : Naissance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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PATUREL Sabine en 1987 - Photo (c) Stéphane de Bourgies

Sabine Paturel en 1987

19 septembre 1965 : Naissance, à Toulon, de la chanteuse et actrice française Sabine PATUREL. C’est comme chanteuse qu’elle se fait connaître en 1986 avec un morceau intitulé « Les bêtises ».

Suite à ce ras-de-marée des ventes, elle enregistre un second 45 tours qui sort l’année suivante avec un succès plus mitigé: « P’tit bouchon ». Les autres disques qu’elle va enregistrer jusqu’en 1991 vont connaître une popularité décroissante. Simultanémént à cette carrière de chanteuse, l’artiste suit des cours de comédie et elle va de plus en plus se consacrer à cette activité artistique. Elle triomphe notamment au Théâtre Marigny à Paris dans « La menteuse » avant de tourner dans quelques séries télévisées comme « Les Cordier » (avec Pierre Mondy) ou « L’instit' » (avec Gérard Klein). Par la suite, elle crée aussi sa propre école de théâtre jusqu’en 2002. Surfant sur la nostalgie des années 1980, elle participe, dans les années 2000-2010, à la tournée « RFM party 80 ». En 2014, elle fait un retour à la chanson en enregistrant l’album « Atmosphères » où l’on trouve de nouvelles mélodies mais aussi un remix des fameuses « Bêtises » et une reprise de « J’étais venue pour dire bonjour », un titre interprété initialement par Amélie Morin en 1981.
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L'album de Sophie Tith en 2014

L’album de Sophie Tith en 2014

19 septembre 1996 : Naissance, à Ambilly, de la chanteuse française Sophie TITH. Cadette de trois soeurs, elle grandit dans la région d’Annemasse en Haute-Savoie. Dès son plus jeune âge, Sophie se passionne pour la musique et, à sept ans, elle prend des cours de solfège et de saxophone. Au fil des années, elle s’oriente vers le rock au point de créer le groupe Asmoday avec quatre amies. En 2010, Sophie arrête le solfège et le saxophone. Deux ans plus tard, quelques semaines après avoir quitté Asmoday, elle crée un nouveau groupe avec quatre copains: Nova. A seize ans, elle s’inscrit à l’émission télévisée française « Nouvelle Star » dont elle gagne la finale le 26 février 2013. Elle remporte le droit d’enregistrer un album chez Polydor et ce dernier est commercialisé le 1er juillet 2013 sous le titre « Premières rencontres ». Il s’agit d’un opus produit par Sinclair et composé de reprises personnelles comme « La nuit je mens » de Bashung par exemple.

Le succès est correct et intéressant. En avril 2014, Sophie Tith sort son deuxième album, « J’aime ça », mais c’est le premier qui propose des morceaux originaux composés ou écrits entre autres par les BB Brunes ou Skip the Use. Il n’obtient pas une très grande popularité auprès des médias et du public. N’ayant pas encore la possibilité d’enregistrer un troisième album, Sophie Tith poste assez régulièrement des clips de nouvelles chansons sur le web.
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30 MARS

Estella Blain en 1965

30 mars 1930 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN sous le vrai nom de Micheline Estellat. Pour en savoir plus sur cette artiste et parcourir une brève biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Jean-Claude Brialy : pochette du 45 tours de 1964

30 mars 1933 : Naissance à Aumale, en Algérie, du comédien français Jean-Claude BRIALY. Pour en savoir plus sur les activités de chanteur de cet artiste hors du commun, veuillez CLIQUER ICI.
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30 mars 1948 : Naissance, à Longuyon, du chanteur français Richard GOTAINER. Son premier métier l’oriente vers le monde de la publicité où il met sa créativité au service des annonceurs. Musicien, il compose ainsi une pléiade de mélodies devenues célèbres dont le célèbre « Du Vittel du vélo, Vittel et pédalo, buvez, é-li-mi-nez ». Parallèlement à ces activités relativement lucratives, Richard Gotainer demande à Claude Engel de composer des mélodies plus longues en y plaçant des textes qui créeront un univers très particulier en collant parfaitement à sa voix légèrement rauque. Et, au début des années 1980, il enregistre coup sur coup des chansons qui vont devenir des « tubes »: « Primitif », « Le Sampa », « Le mambo du décalco », « Le Youki » ou encore « Femmes à lunettes ».

Les années 1990 et 2000 sont plus difficiles pour Gotainer qui reste dans les mémoires pour avoir marqué une époque de la chanson francophone. Il se tourne ensuite vers la télévision où il interprète de nombreux personnages dans des fictions françaises. De nombreuses compilations de ses grands succès sortent régulièrement. Une intégrale de douze CD est commercialisée en 2006 qui reprend également les musiques des publicités marquantes composées par l’artiste. Gotainer enregistre aussi des albums originaux comme « La goutte au pépère » en 2004 ou « Espèce de bonobo » en 2008. Il s’essaie également au spectacle musical et théâtral avec « Comme à la maison » où il reprend de manière intimiste ses grandes chansons. En 2011, c’est aux enfants que l’artiste s’adresse avec un album qui leur est consacré sous le titre « Chansons galipettes ». Il fait son grand retour à la chanson en 2018 avec l’album « Saperlipopette (or not Saperlipopette) qui, hélas, semble passer inaperçu auprès des médias et du grand public. En 2020, l’artiste s’essaie à la politique en étant l’un des candidats de droite aux élections municipales de la petite commune française de Cérilly dans l’Allier.
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Pochette de l’album de 2012 « Sans attendre »

30 mars 1968 : Naissance, à Repentigny au Québec, de la chanteuse canadienne Céline DION. Depuis 1981, l’ascension de la jeune adolescente a été fulgurante jusqu’à la femme de spectacle qu’elle est aujourd’hui. C’est en 1983 qu’elle sort son premier album avec un succès immédiat: « D’amour ou d’amitié » écrit par Eddy Marnay. Parmi les faits marquants de sa carrière, on retiendra sa victoire au Concours Eurovision de la Chanson en 1988 avec « Ne partez pas sans moi » pour la Suisse. Ce fut là une ouverture de plus vers l’accomplissement d’une carrière internationale. Et, tout en parvenant à réussir aux Etats-Unis, elle ne néglige pas les pays francophones. Ainsi, en 1995, grâce à la complicité de Jean-Jacques Goldman qui lui réclame de la retenue et de la simplicité, elle enregistre un album qui va se vendre de manière extraordinaire. Il a pour titre « D’eux » et reprend des « tubes » comme « Pour que tu m’aimes encore », « Vole », « Je sais pas » ou « J’irai où tu iras ».
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Quatre ans plus tard, au sommet de sa gloire, Céline Dion arrête tout pendant deux ans pour fonder une famille et s’occuper de son mari, René Angélil, atteint d’un cancer. En 2002, elle revient à la scène mais pour un spectacle qu’elle va proposer pendant cinq ans à Las Vegas avec l’aide du metteur en scène belge Franco Dragone, fondateur du « Cirque du Soleil ». Depuis, elle a poursuivi l’enregistrement d’albums originaux tant en français qu’en anglais. Fin 2012, elle explose à nouveau tous les scores de vente en France, en Belgique et en Suisse avec l’album « Sans plus attendre » dont les chansons phares sont « Parler à mon père » et « Le miracle ». Début 2015, Céline décide de se séparer de son entourage artistique présent depuis des années à ses côtés. Elle interrompt aussi momentanément sa carrière pour s’occuper de la santé de René, victime d’une récidive, et qui décède le 14 janvier 2016 à Las Vegas. En mai de la même année, la chanson « Encore un soir », écrite par Jean-Jacques Goldman et qui rend hommage à René Angélil, se classe no 1 des ventes en France. Le titre donne son nom à l’album qui sort en octobre et contient des chansons signées par Zaho, Grand Corps Malade, Francis Cabrel ou Vianney. Alors qu’elle planifie la sortie d’un nouvel album en anglais pour 2017, Céline Dion annonce une tournée européenne des stades pour l’été de cette même année: la Suède, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Allemagne et la France sont au programme mais, sans explication sauf celle de deux dates prévues à Lille dans le Nord de la France, pas la Belgique. En septembre 2019, l’artiste entame une nouvelle tournée mondiale à l’occasion de la sortie d’un nouvel album en anglais portant le titre « Courage ». Mais la série de concerts qui commence par l’Amérique du Nord est interrompue en avril 2020 en raison de la pandémie du coronavirus covid-19 et les rendez-vous européens de 2021 sont reportés à 2022.
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SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

30 mars 1985 : Décès de la chanteuse belge SOEUR SOURIRE, alias Jeanine Deckers, retrouvée morte le surlendemain, 1er avril, à son domicile de Wavre. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Céline Dion en 2002

Céline Dion en 2002

30 mars 2002 : Soirée spéciale Céline Dion sur TF 1 à 20 h. 50. Un grand retour sur scène après 2 ans d’absence pour la chanteuse québécoise qui est entourée, le jour de ses 34 ans, par Jean-Jacques Goldman, Garou, Pascal Obispo, Gérald De Palmas, Yannick Noah, Natasha St-Pier, Lââm, Dany Brillant, Frédéric Lerner, Frank Sherbourne et France d’Amour.

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