DASSARY André

André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

Le chanteur français André DASSARY naît le 10 septembre 1912 à Biarritz sous le véritable nom d’André Deyhérassary. Très tôt son père le destine aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique de Biarritz, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend des études de kinésithérapeute mais participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour satisfaire une autre de ses passions. C’est au cours de l’un de ces crochets radiophoniques qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Et c’est finalement au sein de l’orchestre réputé de ce dernier qu’André va faire ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec la formation de Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939.
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Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ».
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Apparemment peu rancunier envers ceux qui l’ont emprisonné, il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Le titre « Maréchal, nous voilà » lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre et reste un témoignage historique flamboyant d’une époque sombre, trouble et perturbée en France et au-delà.
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Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ».
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La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste hospitalisé de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944 dont une vidéo amusante en noir et blanc, malheureusement incomplète, se trouve ci-dessous.
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PLANA Georgette

Georgette Plana en 1978 – Photo (c) Vogue Pascal Carqueville

La chanteuse française Georgette Plana naît le 4 juillet 1917 à Agen dans le Sud-Ouest. C’est à Bordeaux, où ses parents tiennent un restaurant, qu’elle effectue ses premiers pas de danseuse de music-hall avant de rejoindre Paris en 1941. Elle chante à l’Alhambra de Paris avec Bourvil en 1942 puis à l’ABC et l’Européen. Elle enregistre alors bon nombre de chansons avant de se retirer du show business à la fin des années 1940. Elle mène alors une vie de famille tranquille et s’occupe de ses deux enfants. Dans la seconde moitié des années 1950, quelques succès des années 1920 et 1930 sont enregistrés et commercialisés. Mais la passion de la chanson refait vraiment surface pour Georgette Plana lorsqu’elle sort, en 1967, un 33 tours de classiques de la chanson réaliste française. A 50 ans, elle atteint les sommets des ventes de disques en France avec « Riquita ».
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Il s’agit d’une chanson du répertoire francophone écrite et composée par Ernest Dumont et Louis Bénech en 1926. Parmi les autres chansons de cet album de reprises, il y a aussi « La femme aux bijoux », « Le dénicheur », « Du gris » ou « Les nocturnes ». C’est elle qui « déclenche », à l’époque, la mode des anciennes chansons remises au goût du jour. Des groupes comme les Sunlights enregistrent ainsi avec succès « Les roses blanches », les Charlots reprennent, entre autres, « Sur la commode », « Cach’ton piano » ou « Pétronille tu sens la menthe » et Antoine livre une nouvelle version de « Dites-moi ma mère » de Maurice Chevalier. Quelques mois avant mai 1968, les jeunes artistes essaient ainsi de séduire encore parents et grands parents en leur proposant une nouvelle lecture des chansons de leur jeunesse.
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Les qualités vocales de Georgette Plana ne sont pas irréprochables mais elle possède ce grain de gouaille qui convient parfaitement au répertoire qu’elle interprète. Elle connaît ainsi encore le succès avec « La fille du bédouin », « La valse brune » ou encore « E Viva Espana » composée par le Belge Léo Caerts. Sur ses enregistrements, Georgette est parfois accompagnée par le célèbre accordéoniste français Aimable. En 1969, elle enregistre aussi un duo avec Antoine: « Je t’offre un verre » et, cinq ans plus tard, elle fait partie de la tournée française du podium de la radio Europe 1 aux côtés du groupe Martin Circus. Le 10 mars 2013, à l’âge de 95 ans, Georgette Plana décède à L’Isle-Adam, au nord-ouest de Paris. A la fin des années 1980 et dans les années 1990, elle participe régulièrement aux émissions télévisées françaises nostalgiques de Pascal Sevran comme « La chance aux chansons ».
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GARCIN Ginette

Ginette Garcin

L’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN naît le 4 janvier 1928 à Marseille. Elle passe son enfance au sein d’une vieille famille gérant l’établissement des bains populaires du Petit Pavillon. Elle y chante régulièrement alors qu’elle est encore enfant et, à l’âge de 14 ans, elle franchit un pas important en se faisant engager dans une opérette qui est présentée au Variété Casino de Marseille avec Reda Caire. Deux ans après la Libération, Ginette est à Paris où elle se fait remarquer par Jacques Hélian qui la fait débuter comme chanteuse dans son orchestre de variétés. Elle y forme un duo avec Jean Marco entre 1947 et 1951, date à laquelle elle quitte la formation musicale.
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Elle travaille alors avec le compositeur Loulou Gasté et entame une carrière de comédienne à Rouen. Elle ne délaisse cependant pas la musique qui reste son activité principale puisqu’elle est l’une des premières interprètes à chanter Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs titres sur disque dans les années 1960.
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Ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que Ginette Garcin va se tourner vers le théâtre, le cinéma et la télévision pour y jouer des pièces, y tourner des films et participer à des séries et des téléfilms. En 1990, elle écrit une pièce de théâtre intitulée « Le clan des veuves » qui va connaître un énorme succès et où elle est en scène aux côtés de Jackie Sardou pendant quatre ans. En 1995 toutefois, grâce au musicien belge Jean-Pierre Sarot, elle enregistre un dernier album où elle est la chanteuse de l’International Big Band et où elle reprend les titres qui ont fait son succès avec Jacques Hélian à la fin des années 1940.
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Deux ans plus tard, l’artiste est à l’affiche d’une comédie musicale écrite par Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert sur la base d’une oeuvre de Marcel Aymé : « Le Passe-muraille ». Jusqu’à sa mort en 2010, Ginette Garcin va presque totalement se consacrer au théâtre et reprendre, sans Jackie Sardou entretemps disparue, « Le clan des veuves » en 2006 aux théâtre des Bouffes-Parisiens. Elle meurt à 82 ans des suites d’un cancer du sein le 10 juin 2010 dans un hôpital de Nanterre. Son corps est incinéré le 14 juin 2010 au crematorium du Mont Valérien à Paris.
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GOULD Anny

Anny Gould en 1957

La chanteuse française Anny GOULD naît le 8 janvier 1920 à Paris sous le nom de Marcelle Trillet. Mais c’est dans le Nord de la France (Hauts de France) qu’elle passe son enfance et son adolescence car son père est originaire de Roubaix. Elle suit des études d’institutrice et exerce son métier pendant la seconde guerre mondiale dans la région de Dijon où elle se livre à des activités de Résistance. A la Libération, elle se rend à un concert donné par un orchestre américain de passage pour les festivités. Mais la chanteuse de la formation est indisponible et, passionnée de musique et de chant, Marcelle se propose, avec culot, de la remplacer. Et c’est un triomphe ! Du coup, elle se dit qu’elle a peut-être une carte à jouer en tant que chanteuse et, pour ce faire, elle se rend à Paris où elle fait la connaissance du chef d’orchestre Morton Gould dont le nom l’inspirera pour choisir son pseudonyme d’artiste. Et, comme pour la Résistance, sa fausse identité était Annie Tissot, elle décide de garder ce prénom d’emprunt en le rendant plus américain : Anny. Elle est alors embauchée pour interpréter des chansons en direct avec l’orchestre de Wal-Berg le dimanche soir lors de l’émission « Musique sur la ville » à la radio. En 1948, avec le concours du chef d’orchestre Raymond Legrand, elle participe au Grand-Prix de la Chanson Française de Deauville où le Prix Lucienne Boyer lui est attribué. Avec Pierre Hiégel comme directeur artistique, elle signe un contrat chez Pathé Marconi et elle se distingue, dans les années 1950, en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français. Elle interprète ainsi « Sa jeunesse » et « Sur ma vie » de Charles Aznavour, « Monsieur mon passé » de Léo Ferré, « Un jour tu verras » de Mouloudji mais aussi « Sous le ciel de Paris » ou « Belleville-Ménilmontant ».

Elle enregistre également des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) en 1957 ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »).

On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Elle se met en retrait de la scène en France mais poursuit sa carrière à l’étranger où elle représente la chanson française aux quatre coins du monde. Au début des années 1980, les radios libres nostalgiques permettent de retrouver Anny Gould sur les ondes francophones. Puis, au début de la décennie suivante, c’est l’avènement du disque compact laser qui remet le répertoire de la chanteuse dans les oreilles d’un public nouveau. Dans les années 2000, elle apparaît régulièrement à la télévision française dans les émissions du regretté Pascal Sevran comme « La chance aux chansons » et « Chanter la vie » où elle se livre à de nouvelles interprétations (« Tables séparées »), parfois aussi en duo avec de jeunes artistes.

Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée aux claviers par son fils.
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LASSO Gloria

Gloria Lasso en 1986

La chanteuse Gloria LASSO naît le 25 octobre 1922 à Villafranca del Penedes, en Espagne, de sous le nom de Rosa Coscolin Figueras. La jeune Espagnole suit des études d’infirmière lorsqu’elle doit remplacer, au dernier moment, une chanteuse tombée malade mais prévue au programme de la soirée d’une radio de Barcelone. Cette opportunité réveille en elle une passion déjà solidement ancrée pour la musique et le chant. C’est en 1954 qu’elle débarque en France où un producteur estime que son accent mélangé à des mélodies latinos ne peut que récolter le succès.
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Et c’est rapidement le cas puisque, dès 1955, Gloria connaît une grande popularité avec des titres comme « Comment vas-tu ? » (« Hola que tal »), « Étrangère au paradis » (1955), « Amour, castagnettes et tango » (1956), « Buenas noches mi amor » (1957), « Bon voyage » (1957), « Sois pas fâché » (1959) ou « Si tu reviens un jour » (1960).
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En 1962, on lui demande de chanter au Mexique et elle y effectue une tournée qui est un triomphe. Elle décide alors de s’installer à Mexico et y décroche des contrats ainsi que dans d’autres pays d’Amérique du Sud et aux Etats-Unis. En 1972, elle tente un retour en France pour y enregistrer un album intitulé « A force d’espérer« . Le public ne l’a pas oublié mais il a pris de l’âge et son disque n’est pas un succès. Elle retourne alors vivre au Mexique. Pascal Sevran lui demande de revenir à nouveau en France en 1985 pour y enregistrer une série de ses émissions télé nostalgiques de « La chance aux chansons ». C’est dans ce cadre qu’elle a l’occasion de rencontrer une admiratrice qu’elle a inspiré dès le début de sa carrière : Dalida.
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L’artiste en profite pour prester un récital unique à l’Olympia de Paris le 5 avril 1985. Par la suite, elle fait encore souvent le voyage entre la France et le Mexique en enregistrant des disques sur les deux continents. En 1986, elle interprète une adaptation en espagnol du succès des Rita Mitsouko « Marcia Baila » qui devient « Bailando con Marcia« . En 1990, elle se produit plusieurs jours de suite dans la salle parisienne du Bataclan. Et, l’année suivante, le 21 novembre 1991, elle est notamment sur scène à Charleroi, en Belgique, pour un spectacle consacré aux belles années du music-hall par Alain Vanek.
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En 2002, son dernier album français sort sous le titre « Amor latino » qui comporte, notamment, la chanson « Hablando de amor ».
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A la fin de l’année 2003, Gloria Lasso repart au Mexique auprès de sa fille Maria José car l’âge et la fatigue commencent à se faire sentir. Elle ne revient plus en France où elle doit pourtant achever un album qui comporte déjà cinq adaptations gypsies de ses plus grands succès. Le 11 novembre 2005, malgré un état physique qui se dégrade à 83 ans, elle est encore sur la scène du Cine Teatro de Cuernavaca au Mexique pour y présenter ce qui reste son ultime concert. Trois semaines plus tard, Gloria Lasso succombe à un infarctus le dimanche 4 décembre 2005 à son domicile de Cuernavaca. Elle est incinérée le lundi 5 décembre et ses cendres sont déposées dans la crypte de la Cathédrale de Cuernavaca. L’artiste a défrayé la chronique people avant l’heure pour ses six mariages avec des hommes à chaque fois plus jeunes qu’elle. Lorsqu’on lui posait la question de ces mariages successifs, elle parlait de fidélité, préférant se remarier avec un autre homme plutôt que de tromper le mari du moment. Elle n’avait aussi de cesse de rappeler que ses trois filles étaient nées du même père: elle ne pouvait en effet pas imaginer une seconde avoir des enfants avec des hommes différents !
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SEVRAN Pascal

Pascal Sevran

L’animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain français Pascal SEVRAN naît le 16 octobre 1945 à Paris sous le nom de Jean-Claude Jouhaud. Son père est alors chauffeur de taxi et sa mère couturière. Peu intéressé par l’école, il voue par contre une passion sans borne pour la chanson populaire. Adolescent, il se débrouille pour assister le plus souvent possible à l’émission télévisée de Mireille: « Le petit conservatoire ». Il y fait la connaissance du mari de la chanteuse, le philosophe Emmanuel Berl qui va devenir son guide intellectuel. Artistiquement, il se tourne rapidement vers la chanson en enregistrant quelques 45-tours : sous le nom de Pascal Régent d’abord (voir ci-dessous) puis sous le nom de Pascal Sevran comme en 1973 lorsqu’il interprète « Les petits Français » à la télévision suisse.
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Sa carrière se poursuit par l’écriture de chansons dont la plus connue reste sans doute « Il venait d’avoir 18 ans » interprétée en 1974 par Dalida sur une musique de Pascal Auriat.
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En 1979, il publie un premier roman, « Le passé supplémentaire », avant de se tourner vers la télévision et d’y animer des émissions musicales de variétés. En 1981, il fait ses premiers pas sur la chaîne de télé privée française TF1 avec « La Croisée des Chansons« . Puis, il anime sur FR3 Limoges « Laisser passer la chanson » en 1983 et 1984.
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Enfin, il lance la mythique émission « La chance aux chansons » en 1984 sur TF1.
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Il en présente le dernier numéro sur France 2 en décembre 2000. Il y découvre de nombreux jeunes talents comme Patricia Kaas ou Patrick Bruel mais il sait aussi jouer sur la nostalgie des téléspectateurs en retrouvant des stars du passé oubliées depuis longtemps. Après la fin de « La chance aux chansons », Pascal Sevran enchaîne avec « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes » jusqu’en 2007.
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Parallèlement à ses activités télévisuelles, Pascal Sevran veut réaliser son rêve d’être chanteur. Il a en effet déjà enregistré quelques 45 tours à la fin des années 1960 sous le nom de Pascal Régent notamment.
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Mais, cette fois, ce sont des albums qu’il enregistre et ces derniers sont composés de reprises comme « Succès français » (1991), « A la française » (1993), « Surprise party » (1996), « Viva la vie va » (1997), « Chanter la vie » (1999) ou « La vie continue » (2002).
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Voulant aller jusqu’au bout de ses désirs, il se produit à l’Olympia de Paris et effectue des tournées en France et en Belgique notamment. Au milieu des années 1990, il se remet à écrire mais il s’agit cette fois de récits autobiographiques relatant son amitié avec le Président français François Mitterrand ou de son journal intime publié chaque année en janvier. Il bouleverse une bonne partie de la France avec le livre « La vie sans lui » paru en 2001: il y raconte la mort de son compagnon Stéphane Chomont et le deuil qui a suivi. En septembre 2007, Pascal Sevran arrête ses deux émissions télévisées « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes »: il annonce à la presse qu’il est malade et qu’il vient d’être opéré de la gorge. Il va alors entamer un bref mais intense combat contre le cancer du poumon qui le ronge. Il perd la bataille le 9 mai 2008 à l’âge de 62 ans. Il est inhumé le 14 mai à Saint-Pardoux aux côtés de son père, décédé en 2002, et de Stéphane Chomont décédé en 1998.
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WILLIAM John

John William en 1966 (c) RTS

Le chanteur franco-ivoirien John WILLIAM naît le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, sous le vrai nom d’Ernest Armand Huss. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration à Neuengamme en Allemagne en 1944. John William raconte cet épisode sombre de sa vie dans un reportage télévisé à voir ci-dessous… ATTENTION : les images de ce reportage sont parfois insoutenables mais témoignent de l’épouvantable réalité des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale…

A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Une chanson dont le texte en dit long sur les conditions de vie des personnes noires de peau dans ces années-là et qui est interpellant.

Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tiomkin.

Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Pourtant son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse pas insensible.

Et en 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète ainsi « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Ce « tube » monumental est la chanson qui inspire même la maman de la chanteuse Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour se produire dans les églises. En 1970, il chante régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ».

Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris. Il décède le samedi 8 janvier 2011 à Antibes (F) à l’âge de 88 ans.

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DEREAL Colette

Colette Deréal dans les années 1960 – Photo (c) P. Fournier

L’actrice et chanteuse française Colette DEREAL naît le 22 septembre 1927 à Saint-Cyr l’Ecole (Seine-et-Marne) sous le nom de Colette Denise de Glarélial. Elle passe son enfance à Marseille et son adolescence à Juan-les-Pins. Sa marraine trouve qu’elle a une jolie voix et prend rendez-vous pour elle auprès de l’artiste lyrique Reynaldo Hahn qui peut lui promettre une belle carrière. Mais le trac de ses quinze ans et un mauvais rhume lui pourrissent son audition et anéantissent ses ambitions. Voulant absolument rester dans le domaine artistique, elle s’oriente alors vers le théâtre et, à 17 ans, elle s’inscrit au Cours Simon à Paris. C’est là que le réalisateur Julien Duvivier la remarque et l’engage pour figurer aux côtés de Serge Reggiani dans « Au royaume des cieux ». C’est le premier film d’une série de 24 qui l’emmène notamment à Hollywood pour tourner avec Bing Crosby et Gene Kelly dans les années 1950. En proie au mal du pays, elle revient à Paris et se tourne vers le théâtre et la revue. Dans ce dernier genre, elle partage l’affiche avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibeault à l’Alhambra de Paris ou encore avec Jean Poiret et Michel Serrault. Elle commence aussi à tourner pour la télévision française. Elle obtient ainsi un rôle dans plusieurs épisodes de la série policière « Les cinq dernières minutes ». Elle y interprète notamment la chanson de Jean Constantin « Ne joue pas » qui n’est pas gravée sur disque. Devant la multitude des appels de téléspectateurs désirant se procurer le morceau, il est décidé d’en presser un microsillon en urgence: plus de 10.000 exemplaires en sont vendus en un mois.

Colette Deréal est alors véritablement révélée comme une chanteuse auprès du grand public et elle enchaîne les enregistrements. Elle est ainsi logiquement invitée à se produire sur scène et elle commence en première partie de Jacques Brel dans la salle parisienne de Bobino avant de partir en tournée avec Gilbert Bécaud. Sa popularité ne cessant de s’accroître, elle revient à Bobino en 1961 mais, cette fois-ci, en vedette. La même année, elle chante au concours Eurovision de la Chanson où elle représente Monaco et se classe 10e sur seize candidats en interprétant « Allons allons les enfants ».

Malgré d’autres passages en vedette à Bobino, elle atteint vraiment la consécration lors de son passage à l’Olympia de Paris avec Alice Dona et Leny Escudero en première partie. Elle fait alors le tour de toutes les émissions de variétés de la télévision française comme « Le palmarès des chansons » de Guy Lux par exemple.

Mais, au fil du temps, une nouvelle génération de chanteuses à la voix plus discrète envahit les petits écrans et les radios. Et Colette Deréal se résigne à se retirer non sans encore accepter quelques rôles pour le cinéma et la télévision. Elle vit alors à La Turbie non loin de Monaco où vit sa grande amie Grace Kelly qui lui propose encore de temps à autre de chanter au Sporting dans la principauté. Sa dernière apparition en tant que chanteuse sur une scène a lieu à Cagnes-sur-Mer le 2 juillet 1985. Terrassée par une crise cardiaque, elle meurt le 12 avril 1988 dans sa nouvelle maison de Cap d’Ail où elle vient de s’installer. Parmi les grands succès de Colette Deréal, on se souvient de « A la gare Saint-Lazare », « Les femmes à lunettes » ou encore la version chantée, en français, de « Telstar » des Tornados.

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HOLLOWAY Nancy

Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

La chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY naît le 11 décembre 1932 à Cleveland, dans l’Ohio aux Etats-Unis sous le nom de Nancy Brown. Son père est cuisinier et sa mère est une institutrice qui chante aussi du gospel dans les églises. Ils sont les parents de dix enfants dont Nancy. Cette dernière épouse un jeune homme répondant au nom d’Holloway alors qu’elle a seize ans. Le mariage tourne court après trois mois mais Nancy gardera toujours le nom de son époux. Sans véritable but, la jeune femme quitte alors Cleveland pour New York où elle effectue quantité de petits métiers pour vivre. Alors qu’elle est standardiste dans un hôtel, elle rencontre le responsable d’une troupe de danse, Larry Steele, qui est subjugué par la beauté de ses jambes. Alors qu’elle ne sait pas danser, Nancy prend des cours et finit par être engagée chez les « Beige Beauties » pendant plus d’un an. Puis, avec l’argent qu’elle a pu amasser, elle décide de se rendre en Europe et tombe amoureuse de Paris. En 1954, alors qu’elle est attablée avec des copains au bar du « Mars Club » et que ses finances s’amenuisent, on lui propose de chanter pour ne pas payer l’addition. Elle monte sur la scène et son interprétation d’un vieux blues américain séduit le patron qui l’engage pour d’autres soirées. Les rencontres et des réseaux artistiques lui permettent alors de se produire comme chanteuse dans d’autres pays comme l’Angleterre, l’Allemagne et le Liban. En 1957, Nancy Holloway revient chanter à Paris au « Mars Club » qui lui a porté chance. Et elle décide, trois ans plus tard, de s’installer définitivement dans la capitale française. Entre-temps, la chanteuse a rencontré André Pousse qui est alors l’un des responsables du « Moulin Rouge » et elle y est engagée pour chanter. En pleine ascension vers un succès de plus en plus évident, Nancy en franchit les étapes en se produisant à l’ABC de Paris en 1961 avant d’être l’une des invitées d’Albert Raisner dans son programme télévisé « Age tendre et tête de bois ». En 1961 encore, toujours très ambitieuse, elle décide aussi d’ouvrir son propre club à la Rue Saint-Florentin : « Chez Nancy Holloway ». A partir de cette année-là enfin, elle enregistre une demi-douzaine de disques 45-tours où elle interprète des adaptations françaises de « tubes » anglo-saxons : « Hey Pony », « Elle a des yeux d’ange », « Le boogie du bébé », « Venez les copains », « The twist », « Be bop a lula », « Les barbouses » ou « Viens danser le twist ».
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Son accent américain n’est pas étranger à sa popularité qui, à cette époque, peut s’apparenter, pour des raisons similaires, à celle de Petula Clark. En 1962, avec un bassiste qui a pour nom Nino Agostino Arturo Maria Ferrari et qui ne s’appelle pas encore Nino Ferrer, elle chante aux Folies Pigalle. Et elle débute au cinéma dans le film « Ballade pour un voyou » de Jean-Claude Bonnardot. Durant les mois qui suivent, Nancy continue à enregistrer des chansons à un rythme soutenu et elle finit par décrocher le grand succès attendu en 1963 avec « T’en vas pas comme ça », adaptation française de « Don’t make me over » interprété initialement par Dionne Warwick.
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Dans la foulée de ce « tube » elle est sur la scène de l’Olympia de Paris le 2 avril 1963 pour une émission de radio « Musicorama » présentée par Jacques Martin sur la station périphérique française Europe 1. Elle y interprète trois chansons dont « Derniers baisers » et, bien sûr, « T’en vas pas comme ça ».
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Elle est en vedette américaine aux côtés d’Eddy Mitchell. Et, six mois plus tard, elle chante de nouveau à l’Olympia aux côtés de Gilbert Bécaud. En 1964, la chanteuse poursuit l’aventure du cinéma en jouant son propre rôle dans « Cherchez l’idole », réalisé par Michel Boisrond, aux côtés de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Charles Aznavour et Eddy Mitchell. Elle y chante « Prends garde à toi ».
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Elle prend goût au cinéma et, aidée par le comédien André Pousse, elle tourne, plus tard, dans les films « Le Bluffeur » de Sergio Gobbi (1964), « Le Gentleman de Cocody » de Christian-Jaque (1965) ainsi que « Jeu de massacre » d’Alain Jessua (1967). En 1968 Nancy est en Roumanie et tourne dans une comédie musicale policière intitulée « Coups de feu sur les portes » où elle interprète deux chansons : « Bonjour Bucarest » et « Hop Sasi La La ».
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L’année suivante, la vie privée de Nancy Holloway est marquée à tout jamais par la mort de sa fille de vingt mois qui se noie accidentellement dans son bain. Elle vient alors tout juste de finir le tournage du film « Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques », de Michel Audiard. Elle interrompt sa carrière et quitte Paris pour retourner auprès des siens aux États-Unis. En 1974, elle essaie de revenir, malgré tout, au premier plan avec un disque dont le titre principal est « Laisse-moi vivre ». Après un nouveau 45-tours en anglais, « Give girl a chance », qui est commercialisé en 1981, elle reprend les concerts et, fin 1982, Nancy repart pour une tournée qui la conduit en Côte-d’Ivoire, au Niger, au Tchad, au Gabon et au Congo. En 1988, elle enregistre « You are my yesterday », un titre produit par le Belge Eddy Luyckx. Et, dans les années 1990, elle participe à quelques émissions de télévision « La chance aux chansons » de Pascal Sevran comme, le 16 mars 1993, pour y interpréter « Paris mes amours ».
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Ensuite, il faut alors attendre 2006 pour revoir la chanteuse sur scène lors de la tournée des idoles vintage « Age tendre et tête de bois » qu’elle partage avec d’autres artistes comme Richard Anthony, Frank Alamo ou Michel Orso. Elle quitte la scène en 2008 en raison de problèmes de santé. Agée de 86 ans, Nancy Holloway décède le 28 août 2019 à Paris.
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DELORME Alain

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME naît le 17 septembre 1950 à Roubaix dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete. Intéressé très jeune par la musique, il fréquente des copains qui ont la même passion et un groupe de bal est vite créé à la fin des années 1960 dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron où les soirées dansantes et les fêtes villageoises battent leur plein. A 20 ans, en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse où il est accompagné de Johny Callens (alais Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie), il signe avec eux un contrat discographique pour le label Elver géré par le disquaire mouscronnois Marcel De Keukeleire. En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.
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Véritablement adulé par un public jeune qui aime les chansons dites « romantiques », le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans. Les hits se succèdent en effet à grande vitesse : « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).
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En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 ci-dessous.
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Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».
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Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.
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Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».
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Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».
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Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.
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En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.
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Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Après cette date, le chanteur poursuit sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors de la fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie. Alain Delorme meurt le vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque.
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Eternel romantique, le chanteur ALAIN DELORME est décédé

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME est décédé ce vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque. Né le 17 septembre 1950 à Roubaix, dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete, il s’était fait connaître, à l’âge de 20 ans en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse. Alain Delorme y était accompagné de Johnny Callens (alias Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie). En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Pris en mains par les avisés producteurs Jean Vanloo et Marcel De Keukeleire, le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans avec les titres « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johnny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Depuis cette date, le chanteur poursuivait sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors d’une récente fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie.

 

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MARS Betty

Betty Mars – Pochette double CD intégrale Pathé 1971-1975 sortie en novembre 2010 chez Marianne Mélodie

La chanteuse et actrice française Betty MARS naît à Paris le 30 juillet 1944 sous le nom d’Yvette Baheux. Dernière d’une famille de dix enfants, la jeune fille prend, dès son enfance, des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque comme l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit de nombreuses années au cabaret L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo avec Mike Brant et Alain Barrière. Elle représente aussi la France au Concours Eurovision de la chanson 1972, le 25 mars à Edimbourg, avec le titre « Come-comédie » qui se classe 11e sur 18, la victoire revenant à Vicky Léandros qui chante « Après toi » pour le Luxembourg.

Parallèlement à ses activités de chanteuse, elle se tourne vers le cinéma où elle joue le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle est également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, c’est elle qui prête sa voix au personnage d’Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. Elle est toutefois régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile parisien de La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les 200 ans. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodie (à visualiser en cliquant ICI).

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