LIONEL JJ

JJ Lionel en 1982

L’interprète belge JJ LIONEL naît le 9 août 1947 à Binche sous le nom de Jean-Jacques Blairon. Né dans une famille de musiciens avec une mère pianiste notamment, il commence par apprendre la guitare de manière autodidacte avec des livres et des amis. Comme cela était à la mode au milieu des années 1960, il fonde un groupe musical, « The Rayllisters », dont Marc Wasterlain est le pianiste et chanteur. La formation remporte le tremplin du fameux festival de Châtelet. Jean-Jacques s’inscrit alors au conservatoire de Mons où il obtient un premier prix de contrebasse. Puis il participe à la carrière de différents groupes comme, par exemple, the Wallace Collection entre 1971 et 1973 ou les Two Man Sound en 1975. Enfin, il devient l’un des musiciens attitrés de l’orchestre de l’accordéoniste belge Hector Delfosse qui est une vedette de ce genre musical. Et, en 1981, il est sollicité par le producteur phonographique Marcel De Keukeleire pour interpréter « La danse des canards ». Cette chanson est basée sur une mélodie instrumentale suisse de Werner Thomas (« Der ententanz » en 1957) à laquelle un texte a été ajouté par Eric Genty (aussi connu sous le nom de Guy de Paris), un chanteur à succès des années 1960 en Belgique. Produite par Georges Delfosse, la version instrumentale fut enregistrée d’abord par son frère cadet: l’accordéoniste Hector. La version chantée de JJ Lionel fut enregistrée sur l’autre face du 45-tours. Grâce, notamment, à la chorégraphie associée et au visuel approprié, le disque se vend à 2.500.000 exemplaires.

L’artiste a choisi le pseudonyme de JJ Lionel parce que JJ sont les initiales de son prénom et que Lionel correspond à son signe astrologique du lion. Dans la foulée de cet énorme succès, les chiffres de ventes des disques suivants semblent désuets pour JJ Lionel qui essaie toutefois de poursuivre sa carrière dans la même veine avec des titres comme « La Danse des petits chats » ou « Moi je dois faire pipi ».

Alors qu’il effectue encore des passages télévisés en France avec « La Danse des Canards » dans les années 2000 (chez Patrick Sébastien ou sur M6 dans « Hit Machine »), il réalise, en 2006, un rêve d’enfant en montant un spectacle pour jeune public avec la complicité de son épouse Georgia. L’artiste décède le 14 juillet 2020 dans sa maison de Houthem (Comines, Belgique) d’une tumeur au cerveau.

 

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11 JANVIER

11 janvier 1923 : Naissance, à Paray-le-Monial, de la comédienne et fantaisiste française Jacqueline MAILLAN. Pour connaître quelques-unes de ses expériences musicales dans le domaine de la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
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Lou Deprijck en 1983

11 janvier 1946 : Naissance, à Lessines, du producteur, compositeur et chanteur belge Lou DEPRIJCK dont les véritables prénoms sont Francis Jean. Avec un père flamand et une mère wallonne, le petit Francis se sent totalement belge. Ses parents tiennent alors un restaurant sur la grand-place de Lessines où il passe son enfance et son adolescence. Il se passionne très vite pour la musique qu’il va pratiquer en amateur dès qu’il trouve un emploi de fonctionnaire à la RTT, la Régie des Télégraphes et des Téléphones à Bruxelles à la fin des années 1960. Homme de contact, il ne tarde pas à faire beaucoup de rencontres dans le milieu musical de la capitale belge. Parmi ses fréquentations, il y a celles d’Ivan Lacomblez (alias « Pipou ») et de Sylvain Van Holmen qui vient de connaître la gloire internationale avec le « tube » « Daydream » du groupe Wallace Collection dont il fait partie. Avec ces deux compères musiciens, Francis, qui change son prénom en Lou, fonde en 1970 le groupe Two Man Sound qui a pour but de proposer de la musique festive tropicale en grande partie basé sur des influences brésiliennes. En 1973, le disque « Vini Vini » se vend bien en Belgique mais c’est sans commune mesure avec le succès mondial de « Charlie Brown » en 1975. Dans la foulée, le trio livrera encore, en français, une version disco du classique « Frou-Frou » (1976) et d’autres titres comme « Danser » et « Brigitte Bardot » (1982). Entretemps, Lou Deprijck se découvre un talent de producteur et décide de « lancer » un jeune chanteur bruxellois issu du milieu punk : Plastic Bertrand va vendre des millions d’exemplaires de « Ca plane pour moi » dans le monde entier, y compris aux Etats-Unis, en 1977. Une polémique existe depuis cette époque sur le fait que ce soit Lou Deprijck qui ait enregistré cette chanson avant d’être obligé de trouver un interprète pour défendre le titre en télévision. Et si notre artiste poursuit encore l’aventure de la production avec Héléna Lemkovitch (en 1982), Dominique Deloof (en 1983) et Viktor Lazlo (en 1985), il ne délaisse pas les Two Man Sound mais se lance aussi dans une carrière « presque » solo avec le concept de Lou & the Hollywood Bananas. Entouré de deux jolies danseuses-choristes, il enchaîne les « tubes » : « Kingston Kingston » en 1978, « Pas peur du loup » en 1981, « Les petites rues de Singapour » en 1982 et « Casanova » en 1983.
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En 1984, Lou rencontre l’auteur Boris Bergman avec qui il sympathise au point de former avec lui, le temps d’un album intitulé « Collures » porté par la chanson « Hold-up sentimental », un duo nommé « Bergman & Vanhouten ». Son amitié avec le parolier va aussi déboucher sur des collaborations avec les artistes que Lou produit comme Viktor Lazlo pour « Canoë rose » en 1985. La même année, Lou Deprijck accompagne Boris Bergman sur le tournage du film « Blessure » de Michel Gérard où il joue aux côtés d’un jeune débutant nommé Florent Pagny. Ce dernier et Lou entretiennent toujours des relations d’amitié depuis ce moment. En 1985 toujours, il signe et interprète la musique du générique de la série télé d’animation « Téléchat » de Roland Topor. Dans les années 1990, l’artiste continue d’enregistrer des disques avec les Hollywood Bananas qui changent au fil des occupations des unes et des autres. En 1998, il participe à une action de solidarité belge pour les sans abri qui a pour nom « Opération Thermos » et qui réunit une quarantaine d’artistes locaux dont Alec Mansion, Toots Thielemans, Muriel Dacq, les Frères Taloche, Morgane, Jeff Bodart, Nathalie Paque, Christian Vidal, Jean-Luc Fonck, Benny B ou Daddy K. A ce moment et jusqu’au début des années 2010, Lou Deprijck réside une grande partie de l’année en Thaïlande où il chante régulièrement dans des clubs et où il aime pratiquer la pêche au gros. Dès qu’il le peut, il rentre en Belgique, chez lui à Wannebecq (Lessines), où il est un fervent supporter du club de balle pelote de Wélar pour lequel il a d’ailleurs écrit une chanson. En 2012, sur le conseil du champion cycliste Claudy Criquielion devenu échevin des sports à Lessines, Lou Deprijck se lance dans la politique locale et devient conseiller communal MR (Mouvement Réformateur, libéral de centre-droit) jusqu’en mai 2021.
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Alana Filippi

11 janvier 2020 : Décès, au Coudray, de la parolière et chanteuse française Alana FILIPPI à l’âge de 59 ans. Pour en savoir plus sur le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.

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