SYLVA Berthe

SYLVA BertheLa chanteuse française Berthe SYLVA naît à Lambézellec, dans le Finistère, le 7 février 1885 sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet. Fille d’un marin et d’une couturière, Berthe passe son enfance à Brest avant de devenir femme de chambre à Saumur. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle devient maman d’un petit garçon dont elle ne s’occupera pas: il sera éduqué par ses grands-parents. On ne sait que très peu de choses sur les origines de la carrière de chanteuse de Berthe Sylva qui dateraient de 1910 à Angers. Elle aurait aussi enregistré un premier disque en 1920: « L’enfant de la misère ».
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Mais, à partir de 1928, année où elle chante au Caveau de la République à Paris, sa biographie s’étoffe. C’est là qu’elle se fait remarquer par l’accordéoniste et compositeur Léon Raiter qui l’invite à interpréter, dans le studio de Radio Tour Eiffel, des chansons qu’il lui compose et qu’elle enregistre sur des disques 78-tours. En 1929, elle enregistre ainsi « Le racommodeur de faïence » qui se vend à 200.000 exemplaires en deux ans.
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Berthe Sylva profite de ce succès rapide pour effectuer des concerts dans de nombreuses salles parisiennes et en province française. Un an plus tard, c’est la sortie d’autres chansons comme « Frou frou » et « C’est mon gigolo ».
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Puis les succès s’enchaînent: « Du gris » (1931), « Le tango des fauvettes » (1931), « La légende des flots bleus » (1931), « La voix de maman »(1932), « Rends-moi mon papa » (1932), « Les mômes de la cloche » (1933), « Les nocturnes » (1934), « Le p’tit Boscot » (1935), « Comme un moineau » (1935) et « Arrêter les aiguilles » (1937).
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En 1937 aussi, elle enregistre ce qui reste son « standard » éternel et immortel: « Les roses blanches ». Elle atteint ainsi, en enregistrant cette chanson composée par Léon Raiter en 1926, un sommet dans l’art de la chanson réaliste de l’entre-deux guerres.
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C’est aussi, un peu, son « chant du cygne », puisque peu après la sortie de cette chanson, l’artiste décide de s’installer à Marseille où, dans la pauvreté la plus totale, elle s’adonne à la boisson. Elle décède à l’âge de 56 ans, le 24 mai 1941, et elle est inhumée à Marseille grâce à sa maison de disques qui finance ses obsèques. Quelques années plus tard, sa dépouille est transférée à la fosse commune du cimetière Saint-Pierre car personne ne renouvelle la concession. Grâce aux matrices des disques de Berthe Sylva qui ont été particulièrement bien conservées, les rééditions de ses chansons ont été nombreuses à la grande époque des vinyles microsillons mais aussi à celle des disques laser et, désormais, à celle du téléchargement numérique. Parmi les succès de Berthe Sylva, il y a aussi « On n’a pas tous les jours vingt ans » qui a marqué plusieurs générations.
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11 JANVIER

11 janvier 1923 : Naissance, à Paray-le-Monial, de la comédienne et fantaisiste française Jacqueline MAILLAN. Pour connaître quelques-unes de ses expériences musicales dans le domaine de la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
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Lou Deprijck en 1983

11 janvier 1946 : Naissance, à Lessines, du producteur, compositeur et chanteur belge Lou DEPRIJCK dont les véritables prénoms sont Francis Jean. Avec un père flamand et une mère wallonne, le petit Francis se sent totalement belge. Ses parents tiennent alors un restaurant sur la grand-place de Lessines où il passe son enfance et son adolescence. Il se passionne très vite pour la musique qu’il va pratiquer en amateur dès qu’il trouve un emploi de fonctionnaire à la RTT, la Régie des Télégraphes et des Téléphones à Bruxelles à la fin des années 1960. Homme de contact, il ne tarde pas à faire beaucoup de rencontres dans le milieu musical de la capitale belge. Parmi ses fréquentations, il y a celles d’Ivan Lacomblez (alias « Pipou ») et de Sylvain Van Holmen qui vient de connaître la gloire internationale avec le « tube » « Daydream » du groupe Wallace Collection dont il fait partie. Avec ces deux compères musiciens, Francis, qui change son prénom en Lou, fonde en 1970 le groupe Two Man Sound qui a pour but de proposer de la musique festive tropicale en grande partie basé sur des influences brésiliennes. En 1973, le disque « Vini Vini » se vend bien en Belgique mais c’est sans commune mesure avec le succès mondial de « Charlie Brown » en 1975. Dans la foulée, le trio livrera encore, en français, une version disco du classique « Frou-Frou » (1976) et d’autres titres comme « Danser » et « Brigitte Bardot » (1982). Entretemps, Lou Deprijck se découvre un talent de producteur et décide de « lancer » un jeune chanteur bruxellois issu du milieu punk : Plastic Bertrand va vendre des millions d’exemplaires de « Ca plane pour moi » dans le monde entier, y compris aux Etats-Unis, en 1977. Une polémique existe depuis cette époque sur le fait que ce soit Lou Deprijck qui ait enregistré cette chanson avant d’être obligé de trouver un interprète pour défendre le titre en télévision. Et si notre artiste poursuit encore l’aventure de la production avec Héléna Lemkovitch (en 1982), Dominique Deloof (en 1983) et Viktor Lazlo (en 1985), il ne délaisse pas les Two Man Sound mais se lance aussi dans une carrière « presque » solo avec le concept de Lou & the Hollywood Bananas. Entouré de deux jolies danseuses-choristes, il enchaîne les « tubes » : « Kingston Kingston » en 1978, « Pas peur du loup » en 1981, « Les petites rues de Singapour » en 1982 et « Casanova » en 1983.
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En 1984, Lou rencontre l’auteur Boris Bergman avec qui il sympathise au point de former avec lui, le temps d’un album intitulé « Collures » porté par la chanson « Hold-up sentimental », un duo nommé « Bergman & Vanhouten ». Son amitié avec le parolier va aussi déboucher sur des collaborations avec les artistes que Lou produit comme Viktor Lazlo pour « Canoë rose » en 1985. La même année, Lou Deprijck accompagne Boris Bergman sur le tournage du film « Blessure » de Michel Gérard où il joue aux côtés d’un jeune débutant nommé Florent Pagny. Ce dernier et Lou entretiennent toujours des relations d’amitié depuis ce moment. En 1985 toujours, il signe et interprète la musique du générique de la série télé d’animation « Téléchat » de Roland Topor. Dans les années 1990, l’artiste continue d’enregistrer des disques avec les Hollywood Bananas qui changent au fil des occupations des unes et des autres. En 1998, il participe à une action de solidarité belge pour les sans abri qui a pour nom « Opération Thermos » et qui réunit une quarantaine d’artistes locaux dont Alec Mansion, Toots Thielemans, Muriel Dacq, les Frères Taloche, Morgane, Jeff Bodart, Nathalie Paque, Christian Vidal, Jean-Luc Fonck, Benny B ou Daddy K. A ce moment et jusqu’au début des années 2010, Lou Deprijck réside une grande partie de l’année en Thaïlande où il chante régulièrement dans des clubs et où il aime pratiquer la pêche au gros. Dès qu’il le peut, il rentre en Belgique, chez lui à Wannebecq (Lessines), où il est un fervent supporter du club de balle pelote de Wélar pour lequel il a d’ailleurs écrit une chanson. En 2012, sur le conseil du champion cycliste Claudy Criquielion devenu échevin des sports à Lessines, Lou Deprijck se lance dans la politique locale et devient conseiller communal MR (Mouvement Réformateur, libéral de centre-droit) jusqu’en mai 2021.
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Alana Filippi

11 janvier 2020 : Décès, au Coudray, de la parolière et chanteuse française Alana FILIPPI à l’âge de 59 ans. Pour en savoir plus sur le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.

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27 AVRIL

Arielle Dombasle en 1985

27 avril : Naissance, à Hartford aux Etats-Unis, de l’actrice, réalisatrice et chanteuse franco-américaine Arielle DOMBASLE sous l’identité de Arielle Sonnery. Son père est archéologue et collectionneur d’art précolombien. Au cinéma, elle s’est popularisée avec des films comme « Perceval le Gallois » et « Pauline à la plage ». Arielle Dombasle vit d’abord au Mexique une enfance marquée par la disparition de sa mère lorsqu’elle a onze ans. Elevée par ses grands-parents, elle s’oriente vers la danse classique et le théâtre. En 1976, elle débarque à Paris pour s’inscrire au Conservatoire international de musique et au cours Simon. Sa passion pour la musique et le chant vont la diriger vers la chanson après une carrière cinématographique déjà bien entamée. Elle enregistre ainsi un premier album qui porte le titre « Liberta » en 2000: il s’agit d’un mélange subtil de musique pop et de lyrique. Cet opus est suivi de « Extase » en 2002 et « Amor amor » deux ans plus tard. En 2006, Arielle sort un disque un rien plus francophone: « C’est si bon » reprend des enregistrements de grands standards comme « C’est magnifique ». Et, trois ans plus tard, elle publie « Glamour à mort », un album écrit et réalisé par Philippe Katerine. Les chansons résolument pop de cet opus absurde sont placées sous le signe de la dérision dans un environnement très « comics » et bande dessinée. Cet album est presque exclusivement interprété en français par Arielle Dombasle.
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En 2009, la chanteuse participe au double CD hommage à Boris Vian en y interprétant à merveille « J’suis snob ». Et, en 2011, elle sort un album latino judicieusement titré « Diva Latina ». Après un album enregistré à Londres avec le groupe Era en 2013, c’est vers le style rockabilly qui la chanteuse s’oriente en 2015 en publiant l’opus « French Kiss » où elle est accompagnée par The Hillbilly Moon Explosion. Malgré son titre francophone, « La Rivière Atlantique », l’album suivant est chanté en anglais par Arielle en 2016. En mai 2018, sur une initiative de Laurent Ruquier, avec Mareva Galanter, Inna Modja et Héléna Noguerra, Arielle Dombasle recrée sur scène l’univers du groupe français des années 1960 initié par le musicien Claude Bolling : les Parisiennes. Le premier concert a lieu aux Folies Bergère à Paris et annonce la sortie d’un album avec les chansons du spectacle.
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Mais le groupe est volontairement éphémère et Arielle repart ensuite vers d’autres aventures comme la participation, en août 2019, à la Nuit des Choeurs dans les prestigieuses ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville en Belgique.
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27 avril 2003 : Jusqu’au 28 mai se tient à Bruxelles (B), le Festival « Parcours Chanté » au Botanique. Sont notamment prévues au programme les prestations des artistes francophones suivants : MICKEY 3 D, KAOLIN, Les OGRES DE BARBACK, Emilie SIMON, Vincent DELERM, CEUX QUI MARCHENT DEBOUT, PRIBA 2000, Vincent VENET, JERONIMO, YEL, Marc MORGAN, etc.
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Micheline Dax en 1971

Micheline Dax en 1971

27 avril 2014 : Décès, à Roinville-sous-Dourdan, de Micheline DAX. Née à Paris le 3 mars 1924, la comédienne et actrice a toujours été très concernée par la musique et la chanson. Elle fut l’une des meilleures copines d’Edith Piaf. En 1956, elle enregistre un disque des grands succès du début du 20e siècle avec, notamment, « Frou Frou ».
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Et, deux ans plus tard, elle interpréte « Les feuilles mortes » sur un autre disque. En 1971, Micheline Dax sort aussi un 45 tours avec quatre chansons célèbres dont « Petit Indien » d’Henri Salvador, « Une noix » de Charles Trenet et « Ce petit chemin » de Mireille. Mais sa grande spécialité musicale est le sifflement. Elle enregistre ainsi un disque compact d’airs sifflés en 1995. Micheline Dax est décédée le 27 avril 2014 et elle a fait don de son corps à la science.
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