BEART Guy

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

L’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART naît le 16 juillet 1930 au Caire, en Egypte, sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante.
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C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », « Poste restante » « La vérité », etc.
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Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française, « Bienvenue », où il accueille des collègues artistes et des personnalités issues de tous les domaines qu’ils soient sports, littérature, cinéma, musique, théâtre, etc.
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Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « Les couleurs du temps »,  « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972 et Isabelle Aubret en 1973) ou « A Amsterdam » en 1976.
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Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ».
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Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire.
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En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ».
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Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès.
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Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, il est assis sur scène et est seulement entouré de trois musiciens dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Le chanteur annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée.
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Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque.
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Parmi les artistes qui le regrettent, il y a Pierre Barouh interviewé sur la chaîne de télévision française C News.
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L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Hugues Aufray, Laurent Gerra et Daniel Auteuil. Un reportage a été réalisé ce jour-là par l’Agence France Presse (AFP) et vous pouvez le visionner en cliquant sur l’icône ci-dessous.
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14 JUIN

Roland Vincent en 2015

14 juin 1938 : Naissance, à Paris, du pianiste, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur musical français Roland VINCENT. Après une enfance et une jeunesse marquées par l’apprentissage de la musique et du piano ainsi que des études au conservatoire, il s’oriente très sérieusement vers la composition et réussit son examen pour devenir membre de la SACEM (Sociéte des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) le 16 juin 1961. Alors qu’il devient l’un des arrangeurs de chanson française les plus estimés, il se décide à interpréter et à enregistrer quelques chansons qu’il a composées sur un disque 45-tours qui est commercialisé en 1964. Elles ont pour titres « Dépêche-toi », Ma Bardot » et « La vérité ». Les textes sont signés par Claudine Daubisy qui, deux ans plus tard, interprétera un titre en duo avec Roland Vincent : « Et je ne t’oublie pas ». Cependant, c’est une rencontre avec le jeune chanteur Michel Delpech, en 1962, qui va changer la vie de celui qui devient son compositeur attitré pendant quelques années. Grâce à une amie commune, les deux hommes se rencontrent, au cours d’un repas couscous, et ils se découvrent plusieurs points communs qui les poussent d’emblée à écrire et à composer une comédie musicale sur le thème très contemporain des copains : « Copain-clopant » qui est proposée sur scène avec des artistes comme Danièle Evenou et, bien sûr, Michel Delpech. Une chanson qui évoque l’adolescence va y être ajoutée en 1965. Elle a pour titre « Chez Laurette », le nom d’un café où il fait bon se retrouver à la sortie du lycée. Michel Delpech enregistre le titre sur disque et le succès est immédiat et immense.
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Un deuxième succès est alors nécessaire pour installer un peu plus la carrière du jeune chanteur et le duo travaille alors sur « Inventaire 66 » qui devient le second « tube » de Delpech. C’est véritablement le début d’un répertoire qui va remporter tous les suffrages les plus populaires avec des chansons dont tout le monde se souviendra longtemps : « Wight is Wight » (1969), « Pour un flirt » (1971), « La vie, la vie » (1971), « Rimbaud chanterait » (1973), « Les divorcés » (1973), « Quand j’étais chanteur » (1975), « Ce lundi-là » (1975), etc. Puis, à la fin des années 1970, Michel Delpech manifestant l’envie de se tourner vers un répertoire plus rock, le tandem se sépare mais pas définitivement puisque, en 1991, Roland Vincent écrira à nouveau des textes pour l’album « Les voix du Brésil ». Pendant toutes ces années partagées avec Delpech, Roland Vincent a également composé bon nombre de chansons pour d’autres interprètes : Isabelle Aubret, Claude François, Dalida, Serge Reggiani, Régine, Sacha Distel, Mireille Mathieu, Hugues Aufray, Françoise Hardy, Monty, France Gall, Hervé Vilard ou encore Georgette Lemaire, Georges Guétary, Patricia Lavila et Nicoletta. Il compose, au début des années 1970, de grands succès pour Marcel Amont comme « L’amour ça fait passer le temps ». En 1977, il est à la base du tango de Sylvie Vartan : « La drôle de fin ». Puis, c’est Nicole Croisille qui accroche à son répertoire, en 1979, « Mon arc-en-ciel » dont le texte de Luc Plamondon était initialement destiné à Diane Dufresne. Enfin, en 1983, Roland Vincent est le compositeur de l’une des premières chansons de Céline Dion : « D’amour ou d’amitié ». Un an plus tard, le musicien revient à des activités d’interprète et enregistre, aux Etats-unis, un disque de chansons intitulées « Vieux teenager » et « Manhattan » avec l’aide d’Alain Boublil et de Didier Barbelivien. C’est d’ailleurs aux USA qu’il rencontre et devient un ami du célèbre compositeur Burt Bacharach. Un artiste dont il partage le goût pour la composition de musiques de films puisque, depuis 1969, Roland Vincent a ajouté cette corde à son arc artistique en inscrivant son nom au générique de films réalisés par Paul Vecchiali, Gérard Krawczyk, Marie-Claude Treilhou, Maurice Dugowson ou Steven Soderbergh (« Ocean’s twelve » en 2004). Enfn, l’homme, qui a décidé de vivre au soleil de Bédarrides dans le Vaucluse, a aussi travaillé pour de nombreuses publicités commerciales et comédies musicales.
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MOULOUDJI en 1985

14 juin 1994 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI à l’âge de 71 ans. Pour découvrir une brève biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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14 juin 2001 : La SACEM procède à l’élection de son nouveau conseil d’administration. Le président réélu est Jacques DEMARNY (auteur). Avec Jean DREJAC (auteur), François LEDUC (éditeur) et Jean-Claude PETIT (compositeur) pour vice-présidents. Les compositeurs Alain GORAGUER et Jo MOUTET sont nommés respectivement trésorier et trésorier adjoint. Sylvain LEBEL (auteur) est secrétaire général et Claude LEMESLE (auteur) secrétaire général adjoint. Les administrateurs nommés sont Max Amphoux, René Boyer, Marie-Ange Multrier-Fortin, Nelly Querol et Pierre Ribert pour le collège éditeurs ; Jean-Pierre Bourtayre, Georges Jouvin et Patrick Lemaitre pour le collège compositeurs ; Jean-Pierre Lang, Etienne Roda-Gil et Jean-Pierre Spiero pour le collège auteurs.
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