VANDERLOVE Anne

Anne Vanderlove en 1984 – Photo (c) Marthe Raillon

La chanteuse, auteure et compositrice néerlandaise Anne VANDERLOVE naît le 11 décembre 1943 à La Haye sous le nom d’Anna Van der Leeuw. Son père est artiste peintre et résistant néerlandais durant la seconde guerre mondiale. Il se fait arrêter et est déporté par les nazis à Buchenwald en Allemagne. Il survit à cette épreuve et rentre aux Pays-Bas alors que la mère d’Anna, d’origine bretonne, envoie sa fille chez ses parents qui vivent en France dans le Morbihan. Anna est donc élevée à Arradon, en Bretagne, où elle passe son enfance chez ses grands-parents maternels. Sa scolarité est tout à fait traditionnelle et correcte puis, à 20 ans, elle part pour Paris afin d’y entamer des études de philosophie. Mais c’est un diplôme d’institutrice qu’elle décroche finalement. Au moment où elle pense à se rendre à l’étranger pour se joindre à une mission humanitaire, elle est intriguée par quelques artistes poussant la chansonnette dans le métro et dans les rues. Elle pense qu’elle peut, elle aussi, composer des chansons et les interpréter sous le nom d’Anne Vanderlove. Du coup, en 1965, elle commence à proposer ses prestations Chez Georges, un établissement de Saint-Germain-des-Prés. Remarquée par un professionnel du disque, elle enregistre quelques-unes de ses compositions et, en 1967, elle connaît le succès avec la « Ballade en novembre ». A cette occasion, elle est récompensée par le Grand-Prix du Disque.
.

.

.
Lors du soulèvement des étudiants et des mouvements sociaux qui ont suivi en France en mai 1968, Anne Vanderlove chante dans les usines en grève et on la surnomme « la Joan Baez française ». Alors qu’elle connaît d’autres succès comme « Les petits cafés », elle ne s’entend plus avec les responsables de sa maison de disques et quitte le label.
.

.
Après avoir participé à l’album « La mort d’Orion » de Gérard Manset en 1970, elle décide de produire elle-même ses disques. Deux ans plus tard, la chanteuse s’installe en Bretagne et produit donc quelques albums comme « La vie s’en va » (1981) qui reçoit l’Oscar de la chanson française.
.

.
Des titres de ce disque-là et d’une dizaine d’autres sont repris sur une compilation en trois CD qui sort en 1987. Puis, Anne Vanderlove fait une pause avant d’enregistrer de nouveaux albums. Il y a « Bleus » (1997), « Silver » (1999), « Escales » (2000), « Femme de légende » (2003), « Rue Columbus » (2010) et « Pour toujours, nous serons Charlie » (2015).
.

.
Très impliquée pour des causes humanitaires, sociales et environnementales, l’artiste a aussi collaboré, en 2000, au disque « Pour que tous les oiseaux vivent heureux » enregistré avec les enfants de l’école de La Rabine de Vannes et vendu au profit de l’association « Bretagne vivante » dont le but est de développer les actions de formation et d’éducation à l’environnement. En 2013, elle est nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture française Aurélie Filippetti. Le 30 juin 2019, Anne Vanderlove décède des suites d’un cancer auprès des siens dans la région du Finistère.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

25 AVRIL

Gilbert Laffaille en 1979 – Photo (c) Gérard Krawczyk

25 avril 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Gilbert LAFFAILLE. Son enfance se déroule dans la banlieue parisienne chic de Neuilly et il enseigne le français dès 1971. Il quitte ensuite ce métier pour devenir accompagnateur touristique dans les pays asiatiques. C’est au cabaret parisien Chez Georges du Quartier Latin qu’il commence à présenter ses premières chansons. Mais ses vrais débuts se déroulent au Centre Américain du Boulevard Raspail sur la scène où se révèlent au même moment des artistes comme Alan Stivell, Dick Annegarn ou Hervé Cristiani. En 1977, il enregistre un premier album dont le titre est emprunté à l’une de ses chansons choc: « Le président et l’éléphant », un texte qui critique les voyages africains du président français de l’époque Valéry Giscard d’Estaing.
.

.
Un an plus tard, il est à l’affiche du Printemps de Bourges en première partie de Jean-Roger Caussimon et son second album, « Nettoyage de printemps », est récompensé par le Grand Prix de l’Académie du Disque. En 1979, il reçoit le grand prix du Festival de la Chanson de Spa en Belgique et, un an plus tard, il sort son troisième opus: « Kaléidoscope ». Il poursuit sa carrière de manière intelligente et diversifie ses activités en écrivant des chansons avec et pour d’autres chanteurs comme Michel Fugain et Romain Didier par exemple. A partir de 1989, il se produit un peu partout dans le monde et d’autres grands interprètes accrochent ses chansons à leur répertoire: Francesca Solleville, Chanson Plus Bi-fluorée, Christiane Stefanski ou Entre Deux Caisses. A la suite du décès inopiné de son épouse, Josiane Ballif, en juin 2005, il fait une pause et se consacre ensuite à deux albums destinés aux plus jeunes. En novembre 2009, il réalise l’enregistrement d’un spectacle qu’il présente en Suisse et où il est accompagné au piano par Nathalie Fortin. En juillet 2011, il participe au festival « Chansons de parole » à Barjac (F) où il reçoit le prix Jacques Douai qui lui est remis par Jacques Bertin. Deux ans plus tard, sa discographie s’enrichit d’un nouvel album intitulé « Le jour et la nuit ».
.

.
Doté d’un humour exquis, Gilbert Laffaille est un grand de la chanson. Il peut vous faire rire aux larmes mais aussi vous emmener, dans les secondes qui suivent, effectuer un voyage poétique sans pareil. Ou encore vous faire prendre position à propos des travers de notre société qu’il semble observer sans relâche.
.
**********
.

Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

25 avril 1975 : Décès, à Paris, du chanteur israélien Mike BRANT qui est défenestré de son appartement parisien du cinquième étage. L’hypothèse du suicide est restée longtemps la seule à être validée. Mais il subsiste toujours un doute sur cette fin tragique à l’âge de 28 ans pour l’idole. Pour en savoir plus sur la vie et la brève mais intense carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
*********
.
.
.
.

25 avril 2001 : Décès, à Liège, à l’âge de 70 ans, du chef d’orchestre et trompettiste belge Jo CARLIER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,