BODART Jeff

L’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART, dont le vrai prénom est Jean-François, naît le 30 septembre 1962 à Charleroi. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sexe Symbole ».
.

.
Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey baron rouge » et « Coûte que coûte » qui lui permet, notamment d’obtenir de nombreux passages à la télévision française dans les émissions présentées alors par le jeune Christophe Dechavanne.
.
.

.
En 1992, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ».
.

.
D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des médias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ».
.

.
Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies  de La Rochelle (F), au défunt festival « Mars en chansons » qui a lieu dans sa ville natale de Charleroi (B) et aux Francofolies de Spa où l’on organise un concert autour de lui, « La fête à Jeff Bodart » avec la participation, entre autres, de Marka, Kent, Philippe Lafontaine et Axelle Red.
.

.
En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste.
.

.
En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau.
.

.
Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Les funérailles ont lieu le 24 mai en l’église Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles. Il est ensuite incinéré et ses cendres sont dispersées dans le cimetière de Farciennes, localité proche de Charleroi où il a grandi. Pour se rappeler l’artiste trop tôt disparu, une sculpture à son honneur a été implantée sur la place de la ville. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoit Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) le 17 juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Philippe Résimont, les Gangsters d’amour (reformés sans Jeff) et Manu Champagne.
.

.
Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MORGAN Marc

Marc MORGAN en 2010 – Photo (c) Pascal Schyns – Sofam

L’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN naît le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu. Il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste au milieu des années 1980. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».
.

.
Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.
.

.
A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui du programme télévisé « Taratata » sur France 2.
.

.
En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».
.

.
L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2 (à visionner en cliquant sur l’image ci-dessous).
.
.
Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.
.

.
C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.
.

.
En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.
.

.
Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’éditions musicales. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, du vendredi 10 janvier 2020 où l’artiste nous quitte de manière inopinée à l’âge de 57 ans.
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

ARCQ Didier

 

Didier Arcq lors de la finale de la Biennale en septembre 2010 (c) Passion Chanson

Le metteur en scène, comédien et directeur de centre culturel belge Didier ARCQ naît le 14 avril 1960 à Bruxelles. A la sortie de l’adolescence, au moment de choisir un avenir professionnel, Didier s’oriente vers des études de philologie romane. Mais la passion du théâtre l’amène aussi à suivre des cours d’art dramatique au conservatoire de Bruxelles. Puis, il satisfait son désir de communiquer et de partager sa passion en enseignant l’art dramatique aux jeunes Bruxellois. Il met en scène et crée aussi quelques spectacles théâtraux pour les mettre en valeur. L’homme apprécie la langue française et la musique. Et il voue une admiration toute particulière pour ceux qui arrivent à jongler avec les deux éléments pour créer d’excellentes chansons françaises empreintes d’une poésie où l’humour, l’émotion, la dérision et les sentiments doivent avoir leur place. Alors que son parcours terrestre est entamé depuis une trentaine d’années, Didier Arcq est tenté par la mise en place d’un concours qui pourrait mettre en valeur tous ces jeunes talents bruxellois qui créent, sur scène, des chansons aussi originales que novatrices. Et, en 1994, il fonde la « Biennale de la Chanson Française de Bruxelles » en se disant, fort opportunément, qu’il ne faut pas placer la barre trop haut en ne fixant pas un rendez-vous annuel. Dès la première année, le succès de participation est grand et de nombreux artistes s’inscrivent. Mais le succès médiatique et public est également de suite au rendez-vous. Les lauréats de la première édition sont Tam’Echo’Tam, Anouk Ganzevoort et Hughes Maréchal.
.

.
A partir de 1998, les candidatures sont élargies à la Wallonie et 200 artistes s’inscrivent. Le processus de sélection est alors assez long : les talents sont d’abord jugés sur base d’un enregistrement audio, puis sur leur prestation en public au cours de quarts de finale et de demi-finales organisées dans divers endroits de Bruxelles et de Wallonie, et enfin de la finale proposée dans un haut-lieu de la culture bruxelloise. Parmi les artistes qui ont été révélés par la Biennale, on peut citer, notamment, Daniel Hélin, Zoé, Vincent Venet, Marie Chasles, Dimitri, Cloé du Trèfle, Vincent Delbushaye, Stéphanie Blanchoud, l’Orchestre du Mouvement Perpétuel, Pascale Delagnes, Eté 67, Daphné D, Brazuk, Mary M, Karim Gharbi, Jules & Jo.
.

.
A partir de 2001, Didier Arcq imagine une suite au concours de la Biennale qui pourrait constituer une vitrine pour les lauréats. Ces derniers se produiraient dans des salles de concerts bruxelloises au même programme que des artistes confirmés afin de leur permettre de bénéficier de bonnes conditions de travail et d’un bon public. Le « Rallye Chantons Français » est mis sur pied et il se déroulera chaque dernier week-end de septembre en propose gratuitement une cinquantaine de concerts dans une vingtaine de lieux de dimension variable. Suarez, Allain Leprest, Jean-Louis Daulne, Philippe Lafontaine, Marka, ou Sttellla y épauleront divers jeunes lauréats effectuant, pour la plupart, leur premier « grand » concert. A chaque fois, lors de chaque rendez-vous public, Didier Arcq n’hésite pas à s’emparer du micro pour présenter, toujours d’une manière peu commune, tous ces artistes pour lesquels il témoignait une admiration sans limite. Au contact de tous ces créateurs, Didier Arcq fourmille d’idées et, en 2002, il est à la base d’un spectacle consacré à Jacques Brel : « Un cabaret vers les étoiles ». Présenté au Théâtre des Martyrs à Bruxelles du 20 au 22 juin, il réunit sur scène autour du répertoire de Brel, entre autres,  Claude Semal, Daniel Hélin, Philippe Lafontaine, Jean-Louis Daulne et la chanteuse canadienne Nathalie Renault. Car Didier était aussi tombé en amour pour le Canada, le Québec et ses talentueux jongleurs de mots et de notes. Et aucune édition du Rallye Chantons Français ne pouvait être organisée sans le concours d’artistes d’outre-Atlantique parmi lesquels on retiendra, pêle-mêle, Philémon (Cimon), Nathalie Lessard, Mario Chenart, Fabiola Toupin ou Stéphane Côté. En 2006, Didier Arcq se résigne à quitter l’organisation de la Biennale et du Rallye Chantons Français pour prendre la direction du Centre Culturel de la Vénerie à Watermael-Boitsfort (Bruxelles). Il confie alors avoir un pincement au coeur en quittant la Biennale dont il accepte toutefois volontiers de se séparer au stade où il l’a amenée. Didier Arcq s’occupera de la Vénerie jusqu’à cet après-midi du 27 novembre 2010 où une crise cardiaque le terrasse à Bruxelles. Personnage haut en couleurs, son enthousiasme, ses idées, son courage et son délire créatif laissent immédiatement un énorme vide dans le coeur de ceux qui ont connu ou simplement croisé celui qui se définissait comme « Un ouvreur de portes entrebâillées et parfois même fermées. »

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

La chanson belge une nouvelle fois en deuil : Marc MORGAN s’en est allé à 57 ans

Marc Morgan en 2011 – Photo (c) Eddy Berthier

Après le décès, il y a a peu, du chanteur Art Sullivan, vedette de la chanson de variétés des années 1970, c’est un autre artiste belge issu, lui, de la mouvance pop rock des années 1980 et 1990, qui nous a quittés. L’auteur, compositeur et interprète Marc MORGAN est en effet décédé inopinément ce vendredi 10 janvier 2020.
.
Né le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu, il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».

Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.

A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui dans l’émission « Taratata » sur France 2.

En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».

L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2. Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.

C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.

En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.

Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’édition musicale. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, de ce vendredi 10 janvier 2020.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Le Belge MARKA propose des concerts de solidarité pour les SDF

MARKA en 2014Le chanteur belge Marka va se lancer dans une tournée « Solidarité SDF » en Belgique francophone au mois d’avril 2016. L’idée lui est venue après un concert bruxellois qui a rapporté 4 300 euros à des associations travaillant dans le domaine de la précarité du logement. Marka se produira dans quatre villes wallonnes :
– Mons, le 16 avril, à l’Alhambra
– Liège, le 20 avril, au Reflektor
– Charleroi, le 22 avril, à l’Eden
– Namur, le 23 avril, au Belvédère.
Des humoristes comme Zidani, Jérôme de Warzée, Laurence Bibot et Guillermo Guiz participeront aussi au spectacle dont le prix d’entrée a été fixé à quinze euros.
.
.
.

Tags: , , , , , ,

ZAZIE lance un appel au chanteur belge MARKA à la télé

Zazie

Zazie

Marka

Marka

Ce vendredi 25 septembre 2015, une grande soirée festive et télévisée était organisée sur la Grand-Place de Bruxelles à l’occasion de la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du 60e anniversaire des Radios Publiques Francophones.
.

Entre 20h50 et 23h00, toute une série d’artistes francophones sont venus interpréter en direct des chansons de leur répertoire. Il y avait là notamment les Français Vianney, Louane, Thomas Dutronc, Raphaël, les Innocents ainsi que les Québécoises Salomé Leclerc et Ariane Moffat et des Belges comme Saule, Marie Warnant et Akro.

La soirée était retransmise en direct sur la Une, première chaîne de la télévision publique francophone belge, la RTBF, en Suisse aussi, et captée pour TV5Monde qui la diffusera ultérieurement.

La surprise est venue de la chanteuse française Zazie qui était également là pour y présenter des chansons dont « Discold » et « Rodéo ». En effet, questionnée en coulisse par Tatiana Silva à propos des chanteurs belges qu’elle apprécie ou connaît, l’artiste a répondu qu’elle avait beaucoup aimé, il y a quelque temps, la chanson d’un auteur-compositeur-interprète dont elle ignore le nom et dont elle aimerait faire la connaissance pour éventuellement envisager l’écriture de chansons. La chanteuse ajouta que cette chanson avait pour titre « Accouplés ».

Il n’y a pas de doute: comme cette chanson a été interprétée par Marka il y a quelques années, on devine qu’il ne reste donc plus à ce dernier qu’à prendre contact avec Zazie !
.
.
.

Tags: , , , , , ,

1er FEVRIER

 

Pierre Dudan en 1968

1er février 1916 : Naissance, à Moscou, du chanteur, acteur, comédien et écrivain suisse Pierre DUDAN. Pour en savoir plus sur la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Photo (c) Jean Lebreton

1er février 1939 : Naissance, à Ismailia en Egypte, du chanteur français Claude FRANCOIS. Pour en savoir plus sur la vie et la biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

STEPHANIE en 1987 (c) Daniel Haas

1er février 1965 : Naissance, à Monte-Carlo, de STEPHANIE, princesse de Monaco et, l’espace de quelques mois, chanteuse. En 1986, le producteur Yves Roze lui propose d’enregistrer une chanson intitulée « Ouragan ». Yves Roze est le vrai nom du chanteur Jean-François Michaël, l’interprète du « tube » « Adieu Jolie Candy » (composée par Michel Berger) en 1969. Quant au compositeur de « Ouragan », c’est l’Italien Romano Musumara qui a signé, notamment, « Toute première fois » pour Jeanne Mas en 1984. La mélodie de « Ouragan » est plaisante et Stéphanie de Monaco en fait un succès phénoménal. Pour les titres, moins forts, qui suivront, c’est Gérard Blanc (ex-chanteur des Martin Circus) qui est souvent sollicité pour la composition. A partir de 1987, Stéphanie chante en anglais et sa carrière de chanteuse ne va pas au-delà du début des années 1990.
.

.
**********
.
JENIFER Pochette 20031er février 2003 : Les albums de JENIFER (éponyme) et INDOCHINE (Paradize) font leur entrée dans le classement des meilleures ventes en Belgique francophone.
.

.
.
**********
.
.
1er février 2005 : Une rue Claude François est officiellement inaugurée à Ismaïlia, la ville natale égyptienne du chanteur français. La cérémonie se déroule en présence du fils de l’idole, Claude François Jr, du Gouverneur d’Ismaïlia, d’un représentant de l’Ambassadeur de France en Egypte et de nombreuses personnalités. L’organisateur de la manifestation est Bernard Chaumont-Gaillard, directeur du Centre de Langue et de Culture Française à Ismaïlia. La rue baptisée Claude François est celle où se trouve la deuxième maison où l’artiste a vécu.
.
**********
.
1er février 2005 : les artistes belges francophones Axelle RED, Salvatore ADAMO, Jeff BODART, STTELLLA, Alec MANSION, Perry ROSE, MARKA, Jean-Louis DAULNE, Matthieu BIOUL, Christian MERVEILLE, CRE TONNERRE, GIBUS, TAM’ECHO’TAM, Jean-Christophe VAN ACHTER (de YEL), André BORBE, Lisa MARGO, Didier DESSERS, Philippe VANCLES, Bénédicte CHABOT (des VACHES AZTEQUES) et Plastic BERTRAND se sont réunis pour enregistrer un single au profit des sinistrés d’Asie, victimes du Tsunami. Ils ont choisi la chanson « Ensemble » de Pierre Rapsat, un véritable hymne à la solidarité et à la tolérance. Le single est mis en vente au prix de cinq euros ce 1er février 2005 chez les disquaires et dans les grandes surfaces de la Belgique francophone. L’intégralité des bénéfices est reversée au consortium Tsunami 12-12 qui se charge de répartir les fonds entre les victimes.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

30 JANVIER

 

Jacqueline François en 1961

30 janvier 1922 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

30 janvier 1951 : Naissance, à Londres, du batteur, auteur, compositeur et chanteur britannique Phil COLLINS. D’abord batteur du groupe Genesis puis chanteur soliste il est l’interprète de nombreux tubes anglo-saxons. Mais, si Phil Collins figure sur ce site consacré à la chanson francophone, c’est parce que, résidant en Suisse, il parle relativement bien le français et qu’il a enregistré dans cette langue la chanson « Je veux savoir ». Il s’agit d’un extrait de la bande originale du dessin animé de Walt Disney « Tarzan » sorti en 1999.
.

.
**********
.

30 janvier 1978 : Décès, à la Celle-Saint-Cloud, de la chanteuse française DAMIA à la suite d’une chute sur les voies du métro. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.
Affiche saison 3 2008-200930 janvier 2009 : Le spectacle nostalgique « Age tendre et tête de bois » fait une halte au Spiroudôme de Charleroi en Belgique. Présenté par Denise Fabre, le plateau propose des prestations limitées de Stone et Eric Charden, Danyel Gérard, Annie Cordy, Pierre Vassiliu, Catherine Lara, Marcel Amont, Richard De Witte (Il était une fois), Richard Anthony, Jean-François Michaël, Herbert Léonard, Frank Alamo, Michel Orso, Pascal Danel, Alain Delorme, Claude Barzotti, les Surfs et Patrick Juvet. Quatre heures de concerts avec quinze musiciens dirigés par Guy Mattéoni. Une courte première partie est assurée par la chanteuse belge Maria D. qui rend hommage, avec talent, à Edith Piaf.
.

.
**********
.

Didier Arcq au cours d’une présentation dont il avait le secret

30 janvier 2011 : Un dimanche après-midi, une trentaine d’artistes belges rendent hommage à Didier ARCQ, comédien et fondateur de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles, décédé le 27 novembre 2010 d’un arrêt cardiaque à l’âge de 50 ans. Le spectacle a lieu à l’Espace Delvaux de Watermael-Boisfort (Bruxelles). On y applaudit Daniel Hélin, Marka, Seb Duthoit, Hughes Maréchal et Daria de Martynoff entre autres.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

3 DECEMBRE

3 décembre 1911 : Naissance, à Milan, du compositeur et chef d’orchestre italien Nino ROTA. Pour en savoir un peu plus sur le lien de cet artiste avec la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

En 2018 – Photo (c) Charlotte Abramov et Serge Van Laeken

3 décembre 1995 : Naissance, à Uccle (Bruxelles) de la chanteuse belge ANGELE de son vrai nom Angèle Joséphine Aimée Van Laeken. Fille du chanteur Marka et de la comédienne Laurence Bibot, elle est la sœur du rappeur Roméo Elvis. C’est à Linkebeek, dans la banlieue de Bruxelles, qu’elle passe son enfance durant laquelle son père l’encourage à apprendre à jouer du piano. Mais il lui faut d’abord suivre les cours de l’école primaire avant de rejoindre un établissement où elle choisit des options artistiques lui correspondant mieux. Par la suite, Angèle s’intéresse au jazz, s’inscrit dans une école spécialisée dans le genre et finit par rejoindre le groupe des musiciens de son père. Au sortir de l’adolescence, elle commence à composer ses premiers morceaux et pense sérieusement à entamer un parcours de chanteuse. C’est ainsi qu’elle donne ses premiers concerts dans des cafés de Bruxelles. En 2016, elle alimente les réseaux sociaux et son compte Instagram avec des vidéos de textes et chansons humoristiques. Mais elle est touchante aussi lorsqu’elle interprète avec émotion « Bruxelles », le succès de Dick Annegarn. De plus en plus remarquée par les professionnels du secteur, elle assure quelques premières parties lors de concerts des artistes Ibeyi ou Damso. Et, enfin, en 2017, elle franchit le pas de l’enregistrement d’un premier titre : « La loi de Murphy ». Soutenue par un clip réalisé par la photographe belge Charlotte Abramow, la chanson devient un énorme succès sur YouTube avant de déferler sur toutes les radios de la francophonie.
.

.
Un second titre est commercialisé par la chanteuse en 2018 et la popularité de l’artsite s’amplifie encore avec « Je veux tes yeux ». Elle lui permet de se retrouver à l’affiche du Trianon à Paris où elle se produit en mai 2018. Elle y effectue une interprétation particulière de « Victime de la mode », succès de MC Solaar qui vient la rejoindre sur scène : suite logique pour celui dont un autre titre-phare, « Caroline », avait, à l’époque, été repris sur disque par Marka, le papa d’Angèle ! L’été 2018 est celui de tous les festivals pour Angèle : Les Ardentes de Liège (B), Dour (B), Rock Werchter (B) ou encore le festival des Vieilles Charrues (F). C’est l’occasion pour l’artiste de dévoiler un troisième disque, « La Thune », et d’annoncer la sortie de son premier album intitulé « Brol ». Un opus qui est commercialisé en octobre 2018 et qui est lancé par la chanson « Tout oublier » qu’elle interprète avec son frère : le désormais célèbre rappeur Roméo Elvis.
.

.
La promotion de l’album l’amène sur les plateaux des émssions de télé françaises les plus courues : « Taratata » de Nagui, « Vivement dimanche » de Michel Drucker ou encore « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier. Poursuivant sur sa lancée triomphale et écrivant des textes en s’inspirant des situations qui l’entourent, elle fait de la chanson « Balance ton quoi » son tube suivant en mai 2019. Au début du mois de septembre, les chiffres sont éloquents : l’album « Brol » s’est écoulé à 500.000 exemplaires en moins d’un an. Une nouvelle édition de ce disque, appelé « Brol la suite », est alors commercialisée en novembre avec sept titres inédits ajoutés à la liste des chansons initialement parues en 2018. En 2020, Angèle enregistre la chanson « Fever » avec l’artiste britannique Dua Lipa. Et, en novembre de la même année, Angèle se joint à Stromae et à d’autres artistes belges pour participer à une vente aux enchères organisée au profit du secteur de la musique live en grande difficulté à cause des confinements dus à la pandémie du coronavirus covid-19. A l’automne 2021, une nouvelle chanson intitulée « Bruxelles je t’aime » annonce la sortie de son deuxième album ayant (encore) un titre bien belge : « Nonante-Cinq » (comme l’année de sa naissance).
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

25 AOUT

Ricet Barrier

25 août 1932 : Naissance, à Romilly-sur-Seine, du chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER sous l’identité de Maurice-Pierre Barrier. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
**********
.
.
.
25 août 2001 : Décès, à Paris, de l’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD né à Nice le 28 août 1940. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.
25 août 2019 : Pour leur 5ème édition, les Tremplins du festival des Solidarités, à Namur (B), ont fait vibrer le public d’un Belvédère plein à craquer pour l’occasion. Au terme d’une soirée riche en émotions où sept demi-finalistes s’affrontaient sur scène, c’est finalement le groupe ZAPPEUR PALACE qui a été déclaré vainqueur. Véritables espoirs de la scène pop rock belge francophone, Maxime Legrand (chanteur, guitare rythmique), Nathan Surquin (bassiste, tromboniste), Pol Beele (guitariste) et François Wéry (batteur) proposent une musique pop-rock travaillée aux textes savamment ciselés. Le quatuor originaire de Nivelles puise ses inspirations auprès de groupes aussi populaires que Boulevard des Airs ou les BB Brunes. Il a su convaincre le jury de professionnels des Tremplins grâce à une prestation énergique et soignée. Particulièrement ému par sa victoire, le groupe remporte des cadeaux sous la forme d’aides à la création pour une valeur de 3.000 euros, un coaching avec Marka, le parrain du concours, et une programmation officielle aux Solidarités 2020. Mais cette dernière récompense ne se concrétisera pas car le festival n’aura pas lieu en 2020 en raison de la crise sanitaire engendrée par la lutte contre la propagation du coronavirus covid-19.
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

18 JUILLET

18 juillet 1917 : Naissance, à Cayenne en Guyane, du chanteur français Henri SALVADOR. Pour en savoir plus sur la biographie et la carrière de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

18 juillet 1933 : Naissance, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), de l’acteur, cinéaste, humoriste, animateur et chanteur français Jean YANNE sous le nom de Jean Gouyé. Pour en savoir plus sur les activités de cette personnalité dans le domaine de la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

La Grande Sophie en 2016

18 juillet 1969 : Naissance, à Thionville, de l’auteure-compositrice et interprète française LA GRANDE SOPHIE sous le vrai nom de Sophie Huriaux. Elle quitte la Moselle très jeune car ses parents vont s’installer à l’autre bout de la France, à Port-de-Bouc près de Marseille. Le père de Sophie est alors technicien sidérurgiste et sa mère infirmière. Un jour de congé, la petite fille est émerveillée par le film « Peau d’Ane » de Jacques Demy qui est diffusé à la télévision. Et elle décide de s’intéresser à la musique en apprenant d’abord la guitare à l’âge de neuf ans. Quatre ans plus tard, avec son frère et un voisin de la famille, elle crée un premier groupe musical qui a pour nom « Entrée Interdite ». Le 21 juin 1982, la formation se produit lors des fêtes de la musique qui ont lieu dans le collège où Sophie est inscrite. L’adolescente ambitionne de devenir sculptrice et, pour ce faire, s’inscrit aux Beaux-Arts de Marseille où elle suit les cours pendant deux ans. Car, par dessus tout, c’est définitivement la musique qui l’intéresse. Elle décide ainsi de rejoindre la capitale française en 1990 pour tenter sa chance et, dans un premier temps, pour y jouer dans des bars et des petites salles sous le nom qu’elle a désormais choisi: la Grande Sophie. Elle peaufine son expérience pendant quelques années et, en février 1996, elle écrit en partie et interprète une comédie musicale, « La Marée d’Inox », qui est présentée au théâtre Jean Vilar de Suresnes. Remarquée par les organisateurs des Francofolies de La Rochelle, elle est invitée à venir y chanter en juillet. Les chansons de Sophie s’accumulent et sont maintenant prêtes à figurer sur un premier disque que l’artiste autoproduit en 1997. Cet opus connaît ce que l’on appelle un succès d’estime: il est apprécié des professionnels et des journalistes qui en parlent positivement. Il permet aussi à la chanteuse de négocier un contrat avec une firme phonographique qui va lui produire son second album. Commercialisé en 2001 sous le titre « Le Porte-Bonheur », la galette numérique est annoncée par le single « Martin » et se vend à plus de 50.000 exemplaires.
.

.
Le répertoire de La Grande Sophie est donc à maturité lorsque sort, en 2004, le troisième opus qui a pour titre « Et si c’était moi » et qui contient les succès « On savait » et « Du Courage ». La tournée de concerts qui suit ainsi que son passage sur la scène de l’Olympia de Paris sont également une grande réussite récompensée par les Victoires de la Musique (révélation scène) en 2005. Quelques mois plus tard, l’artiste aborde un virage musical plus rock avec le disque suivant qui est intitulé « La Suite… ». En 2006, la Grande Sophie décide de souffler un peu, de crainte de se répéter et de se fourvoyer dans un style musical de plus en plus chargé. Elle accepte divers projets scéniques au cours des deux années suivantes et reprend le chemin des studios en 2008 pour enregistrer un mini-album de six chansons en version acoustique. La tournée de concerts qui va suivre est de la même veine et a pour titre « Toute seule comme une grande ». Plus axé sur la voix, l’album « Des vagues et des ruisseaux » est chez les disquaires au début 2009. Elle est sur la scène des trois Francofolies durant l’été: La Rochelle, Montréal et Spa. Et, un an après sa sortie commerciale, l’album reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros dans la catégorie chanson. La Grande Sophie publie son sixième album, intitulé « La Place du fantôme » en février 2012. Ce disque est basé sur le thème de la rupture et la chanteuse s’y exprime sans complexe ni restriction entre songe et réalité sur des mélodies acoustiques ou des rythmiques pop. Sonorités électroniques, écriture introspective, mélodies cousues main, voix assurée, la chanteuse y laisse la place à toutes les facettes de sa personnalité, même fantomatique. Avec ces nouvelles chansons et des plus anciennes, l’artiste repart sur la route des spectacles qui passent par l’Europe francophone et le Québec en 2012 et 2013. Avec une régularité exemplaire, elle commercialise l’album suivant en septembre 2015: « Nos histoires ». L’opus raconte des histoires comme celle de Maria Yudina, pianiste russe qui vécut sous l’ère stalinienne et qui fit preuve de beaucoup de courage, d’audace et de fermeté dans ses combats. En mai 2019, les médias reçoivent un single avec la chanson « Une vie » qui annonce un nouvel album pour septembre de la même année : « Cet instant ».
.
**********
.
18 juillet 1997 : La chanteuse française ELSA participe à ses premières Francofolies et c’est à Spa en Belgique que cela se passe alors qu’elle fête ses onze ans de carrière. Dans le cadre de ces Francofolies de Spa, le même jour, une fête est consacrée au groupe INDOCHINE. Alors que les invités de la célèbre formation sont Axelle RENOIR, Marc MORGAN et Rudi LEONET, la première partie est assurée par le groupe belge HUY!, VENDETTA, la chanteuse argentine Mercedes AUDRAS et le chanteur français Mathieu BOOGAERTS.
.
**********
.
18 juillet 2008 : Dans le cadre des Francofolies de Spa (B), qui fêtent leurs 15 ans d’existence, la scène Pierre Rapsat accueille, ce jour, le groupe belge SUAREZ (ex-« Interphone » et lauréat 2007 du concours des Franc’Off) suivi de Thomas DUTRONC et de Vanessa PARADIS. Le lendemain, samedi 19, le groupe SAINT-ANDRE précédera la Fête à DARAN et CALOGERO. Et le dimanche 20 juillet donnera lieu à une grande soirée festive, avec, avant Christophe WILLEM, « Monsieur et Madame », le nouveau délire musical et très dansant de MARKA et Laurence BIBOT. La soirée se poursuivra avec une création exceptionnelle proposée conjointement par les Francofolies de La Rochelle et de Spa : « Nous sommes tous Claude François« . Il s’agira d’un hommage décalé à Clo-Clo rendu par des artistes français et belges qui re-proposeront à l’identique le spectacle de 1978, Clodettes et Fléchettes comprises. Enfin, le lundi 21 juillet, JOSHUA, Bernard LAVILLIERS et CALI seront réunis par une même conviction et une énergie positive. Pendant ces Francofolies de Spa 2008, une interview télévisée de la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone,  va beaucoup frapper les esprits des amateurs de chanson francophone et faire couler beaucoup d’encre. Dans un accès de colère non retenu, Michel Fugain, l’une des vedettes françaises présentes à Spa, va en effet parler des jeunes chanteurs de 2008 d’une façon peu tendre… L’artiste essaiera, plus tard, de justifier ses propos en expliquant qu’ils étaient peut-être un peu excessifs… A vous de voir avec quelques années de recul. C’est ci-dessous.
.

.
**********
.

Marc Chevalier (c) Le hall de la chanson

18 juillet 2013 : Décès, à Paris, du comédien, chanteur, guitariste, musicien, chansonnier et enseignant français Marc CHEVALIER à l’âge de 93 ans. Né en mai 1920 à Avignon, il commence sa carrière comme comédien. Puis il rencontre des musiciens qui s’appelleront bientôt les Frères Jacques. Marc Chevalier les accompagne à la guitare et se passionne pour l’humour et le music-hall. En 1947, après quelques apparitions dans des cabarets parisiens, il rencontre André Schlesser avec qui il forme le duo « Marc et André ». Ils obtiennent de plus en plus de succès avec leurs chansons qu’ils présentent surtout au TNP, le Théâtre National Populaire de Jean Vilar. Mais leurs disques deviennent aussi très populaires et remportent à deux reprises le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1956 et en 1963. Entretemps, en 1951, Marc Chevalier rachète un cabaret parisien nommé « L’Ecluse », bien décidé à en faire un lieu intimiste consacré à la chanson française. Léo Ferré est l’un des premiers artistes connus à s’y produire alors que Barbara, Jacques Brel, Cora Vaucaire ou Serge Lama y débutent. En tant que « boîte à chansons », l’Ecluse ferme ses portes en 1975 et devient, par la suite, notamment, un bar à vins. Plus tard, Marc Chevalier crée un centre de formation aux métiers d’art et de la communication. Il enseigne aussi au conservatoire parisien de Nadia et Lili Boulanger. En 1987, Marc Chevalier raconte ses souvenirs dans un livre intitulé « Mémoires d’un Cabaret: L’Écluse ». Il décède le 18 juillet 2013 et est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris le 25.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

27 MAI

Alain Souchon en 1977

27 mai 1944 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Alain SOUCHON. Sous le nom d’Alain Kienastn, il vit son enfance pendant six mois au Maroc puis en France, à Paris, et en Suisse d’où son père est originaire. S’il choisit, un jour, de changer son patronyme et de prendre celui de Souchon, c’est parce que ce nom est celui de son père biologique, amant puis second mari de sa mère. En 1959, de retour de vacances de neige avec ses parents, Alain est victime d’un accident de voiture au cours duquel son père perd la vie. Sa mère l’envoie alors étudier en Angleterre mais il reste sur place plus longtemps en pratiquant des petits boulots. De retour en France, il continue à multiplier les petits jobs et, finalement, il tente la chanson en se produisant dans de petites salles parisiennes. C’est ainsi qu’il se fait remarquer par un directeur artistique, Bob Socquet, qui lui conseille de se présenter au concours de la Rose d’Or d’Antibes en 1973. Ce dernier a vu juste puisque sa chanson « L’amour 1830 » remporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse.
.

.
En 1974, Alain rencontre un musicien qui exerce depuis quelque temps dans la variété au service, notamment, de Pascal Danel: Lucien Voulzy. Ce dernier n’a pas encore changé de prénom et apporte l’univers musical qui manque aux textes de Souchon. Cette collaboration va tout de suite donner de bons résultats: en 1975, la chanson « J’ai dix ans » fait véritablement connaître Alain Souchon. Et ce succès sera rapidement confirmé par des titres comme  » S’asseoir par terre » et, surtout, « Bidon » en 1976. L’artiste est alors considéré par la presse comme le chef de file de la nouvelle chanson française. Il se produit sur scène notamment à la Kermesse de la Bière de Maubeuge (Nord de la France) en juillet. En 1977, il signe le texte d’une chanson nostalgique destinée à son ami Voulzy qui l’enregistre sous le prénom de Laurent: le « Rockollection » est le méga-tube de l’été. A l’automne de cette année-là, Souchon sort son troisième album qui a pour titre « Jamais content » et qui renferme des succès comme « Poulailler song » et « Y’a d’la rumba dans l’air ». En 1978, le chanteur bouclé enregistre l’album mythique « Toto 30 ans rien que du malheur ». Le 33 tours contient des chansons fortes comme « Papa Mambo » (« On est foutu on mange trop »), « Le bagad de Lann Bihoué » (dans une superbe version longue), « L’amour en fuite », « Le dégoût », « J’étais pas là » ou « Frenchy bébé blues ». Un an plus tard, les lettres rouges de son nom s’accrochent à la façade du music-hall parisien de l’Olympia. Alors que l’album « Rame » est commercialisé en 1980, Alain Souchon fait ses premiers pas, prometteurs, au cinéma sous la houlette de Claude Berri dans « Je vous aime » avec Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. Trois ans plus tard, son sixième album, « On avance » est dans les bacs et il constitue un virage musical car l’empreinte de Voulzy est moins présente avec un seul titre composé. Les autres compositions sont signées par Yves Martin, Michel Jonasz, Louis Chédid ou Souchon lui-même. Le changement de style s’accentue en 1985 avec l’album « C’est comme vous voulez » pour lequel l’artiste change également de maison de disques. Les arrangements plus électroniques correspondent à l’époque des années 1980 et le grand succès a pour nom « Ballade de Jim ».
.

.
C’est en Angleterre que l’opus suivant (« Ultra moderne solitude ») est enregistré et la chanson « Quand je serai KO » reçoit la Victoire de la meilleure chanson originale en 1990. Trois ans plus tard sort le premier disque compact d’Alain Souchon: « C’est déjà ça ». D’emblée, la chanson « Foule sentimentale » s’impose comme un tube sur toutes les radios francophones. Après une tournée triomphale malicieusement appelée « Défoule sentimentale », le chanteur prend du recul. Il faut ainsi attendre 1999 pour le voir revenir à la production discographique avec l’album « Au ras des pâquerettes » qui livre de bonnes mélodies comme « Le baiser » ou « Rive gauche » par exemple. Les albums suivants se font plus discrets au point de vue des ventes. Il y a, en 2005 « La vie Théodore » et, en 2008, « Écoutez d’où ma peine vient ». Dans ce dernier opus, le titre « Parachute doré » est le reflet d’une époque de crise financière mondiale. Souchon y dénonce avec humour les excès des grands patrons virés avec des indemnités faramineuses. En novembre 2011, il surprend encore en sortant un album intitulé « A cause d’elles ». Pour une association caritative qui lutte contre le cancer chez les enfants, Alain Souchon y interprète des mélodies que sa mère lui chantait dans son enfance. Dans la foulée de cet album, l’artiste a réalisé une très longue tournée en se produisant de manière acoustique dans de petites salles de province en 2012 et 2013. En 2014, après des années de collaboration et de travail, Alain Souchon et Laurent Voulzy décident d’enregistrer ensemble un album qui, dès sa sortie, atteint des sommets de vente. Dès le mois d’avril 2015, les deux compères entament une grande tournée sur les routes de la francophonie. Alain Souchon reprend le chemin des studios d’enregistrement en 2019 pour livrer l’opus « Ame fifties » avant d’annoncer une grande tournée de concerts pour l’année suivante. Tournée suspendue en mars 2020 en raison de la crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus covid-19. Elle sera finalement reprise en 2022 avec grand succès.
.

.
**********
.

MARKA en 2010

27 mai 1961 : Naissance, à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète  belge Serge Van Laeken mieux connu sous le nom de MARKA. Il entame sa carrière musicale au sein de groupes punk bruxellois avant de rejoindre la formation « Allez Allez » en 1981. En 1983, il fonde le groupe « Les Cactus ». A cette époque, il porte souvent un polo avec une pub pour un saucisson d’Ardenne belge (Marcassou) et ses copains l’appellent Marka. En 1992, il enregistre donc son premier album solo sous le pseudonyme de Marka: « Je vous dis tout ». Avec la chanson « Je tu il », le CD est édité chez Play It Again Sam (PIAS).
.

.
En 1995, il signe un contrat pour trois albums avec Columbia France. Le premier sort en 1996 sous le titre générique « Merci d’avance » et est connu grâce à « Accouplés », « La poupée barbu », « Les mondains », « Nos amis les riches » ou « Je prête à confusion » sans oublier « La berceuse de Kiki ». Le second album Columbia est enregistré en 1997 et s’intitule comme sa chanson phare: « L’Idiomatic ». Et la trilogie Columbia se termine avec l’opus « L’homme qui aimait la scène », un « live » enregistré à l’AB Club de Bruxelles en juin 1998: il y interprète « Caroline » qu’il emprunte de manière très personnelle à son ami MC Solaar. Dès le début du 21e siècle, Marka change de firme de disques et sort chez Viva Disc un album (« A nous deux ») enregistré en public au Botanique avec la participation de son épouse la comédienne et chanteuse Laurence Bibot. La même année, il compose l’hymne officiel des Francofolies de Spa (B) qui est programmé sur le site du festival pour introduire chaque concert. Ce morceau musical sera régulièrement remis à jour par Marka au fil des éditions suivantes. En 2001 sort l’album « Avant-Après » avec, entre autres, « Comment te le dire » et « Je parle ». En 2003, on trouve dans les bacs une compilation qui sort sous le nom de « C’est tout moi » avec quatre titres inédits dont « Reine et roi ». L’album « Aktion Man » qu’il sort en 2006 lui permet d’effectuer une tournée dans les pays asiatiques et il chante à Tokyo, Pékin et Hanoï notamment. Toujours avide d’horizons musicaux nouveaux, c’est vers Cuba que Marka s’oriente ensuite et, en 2008, avec le groupe La Sonora Cubana, il enregistre un album de sonorité salsa. Il se rend à Cuba pour des concerts et le voyage fait l’objet d’un documentaire télévisé, « Senor Marka » diffusé sur la chaîne publique belge RTBF. En 2010, il travaille avec les paroliers Jacques Duvall et Thierry Robberecht sur un nouveau projet de jazz mélodique et de « swing crooner big band » en français pour l’album « Made in Liège » de Marka and his Blue Orchestra.
.

.
Cinq ans plus tard,le chanteur commercialise un nouvel album en anglais: « Days of wine and roses ». En 2016, Marka se mobilise pour défendre la cause des sans-abris en organisant, en Belgique francophone, des concerts dont les recettes sont versées à des associations de terrain. En 2017, le groupe Allez Allez se reforme autour de Marka pour se produire dans quelques festivals estivaux belges. Le talent se perpétue puisque les deux enfants de Marka et Laurence Bibot se sont lancés avec succès dans la musique et la chanson: la fille s’appelle Angèle et le fils Roméo Elvis. Le 27 mai 2021, alors qu’il vient de sortir un nouvel album intitulé « Terminé bonsoir », Marka prévoit de fêter ses 60 ans sur la scène de l’Ancienne Belgique à Bruxelles. Mais les mesures sanitaires dues à la pandémie du coronavirus covid-19 l’obligent à accomplir ce concert en streaming gratuit sur les plateformes numériques abconcerts et rtbf.be/auvio. Qu’à cela ne tienne, Marka revient pour ses 61 ans à l’Ancienne Belgique de Bruxelles le 27 mai 2022. Il y sera entouré de quelques membres de sa famille et le concert fera l’objet d’un livestream sur les plateformes YouTube et Facebook. D’autres concerts, avec des formules différentes, sont prévus aux Francofolies de Spa le 21 juillet 2022 et à la Maroquinerie de Paris le 29 mars 2023.
.
**********
.
CABREL Aurélie - Pochette album 201427 mai 2014 : Aurélie CABREL sort son deuxième album, « A la même chaîne », pour lequel son papa lui offre trois chansons dont le premier single « Bref, s’aimer ». Les douze morceaux sont réalisés par le Belge Esthen (sauf « Tout l’indiffère ») avec qui l’interprète affiche une belle complicité artistique. Selon Aurélie: « Nous n’avons pas les mêmes références et nous nous complétons parfaitement« . Auteur ou co-auteur, Aurélie a partagé sa plume avec Olivier Béranger et Francis Cabrel qui a signé « Bref, s’aimer », « Tout l’indiffère » et le vibrant « Lève les bras ».
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 Page 1 of 2  1  2 »