FERRE Léo

L’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE naît le 24 août 1916 à Monaco. Fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne, il s’intéresse très tôt à la musique. Il intègre ainsi la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940 et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe à Paris et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de chanson. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».
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Suivant le conseil de Charles Trenet, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. En 1953, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend les chansons « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » sur un texte de Guillaume Apollinaire.
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Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant.
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Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Apollinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. La création a lieu le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957.
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Disposant de plus de moyens, Ferré enregistre son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. L’artiste connaît un succès grandissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri ou Joan Baez bien plus tard.
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Ses deux albums suivants sont consacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien détaché de son piano et debout. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ».
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Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay. Il s’adjoint aussi la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ».

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Cet opus est suivi, en 1961, du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino.
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C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est, en fait, peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessé, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit la chanson « Pépée ».
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Il se livre alors à l’écriture de textes qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ».
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En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Ce sera sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ».
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Les jeunes constituent alors une grande partie de son auditoire et le chanteur va vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45-tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes.
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La même année, Ferré devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, quatre ans plus tard. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Depuis quelque temps, l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place.
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Il signe alors avec le label CBS et il enregistre, en 1975, un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige » à cause de la rupture de contrat en suspens qui l’interdit d’enregistrer des chansons. Quelques mois plus tard, son contrat lui est finalement rendu par Barclay et, à partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état français. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « Fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro.
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Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ».
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Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, Léo Ferré doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, l’homme s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), à l’âge de 76 ans le 14 juillet 1993. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.
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RAPSAT Pierre

Pierre Rapsat en 2000

L’auteur, compositeur et interprète belge Pierre RAPSAT naît le 28 mai 1948 à Ixelles (Bruxelles), sous le nom de Raepsaet, d’un père belge néerlandophone et d’une mère d’origine espagnole. Alors qu’il est âgé de dix ans, ses parents s’installent à Verviers. Passionné de musique et de rock, il apprend la guitare à l’âge de seize ans. Avec un ami, Eric Van Hulse (qui se fait aussi appeler Eric Vion), il compose des morceaux qu’ils fournissent à des groupes du coin : les Tenderfoot Kids ainsi que Paul Simul et Recréation. Puis, Pierre Rapsat s’oriente vers la guitare basse pour devenir, en 1969, un musicien du groupe de rock anglophone régional Laurélie.
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Un an, plus tard, à la dissolution de « Laurélie », Pierre Raepsaet rejoint une autre formation dont il devient le bassiste et chanteur : « Jenghiz Khan ».
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Après ses différentes expériences musicales collectives, Pierre se lance dans une carrière solo en 1973. Ses chansons sont tout d’abord écrites en anglais et en français et ses deux premiers albums, « New York » et « Musicolor », bénéficient des deux versions. Mais, au fil du temps, son succès va petit à petit l’orienter vers les pays de la francophonie et il ne chante plus dans la langue de Shakespeare.
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En 1974, Pierre Rapsat coécrit avec la chanteuse française Jeanne-Marie Sens, qui va l’interpréter, « L’enfant du 92e ». Pierre enregistre aussi cette chanson en 1977.
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En 1976, il participe au concours Eurovision de la Chanson avec une ballade qui se classe sixième pour la Belgique: « Judy & Cie ».
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Dans une veine musicale similaire, il connaît un beau succès avec « Si on s’en allait » durant l’été de la même année. Par la suite, Pierre Rapsat va enregistrer quelque quinze albums originaux (hors compilations et live) et ceux-ci ne se vendront pour ainsi dire qu’en Belgique francophone. Cela confère à l’artiste aujourd’hui disparu un statut très particulier: celui de vedette francophone belge à part entière. Ce ne sont pourtant pas les essais de carrière internationale qui ont manqué à Pierre Rapsat. La preuve de cet acharnement se révèle notamment dans le grand nombre de maisons de disques qui lui ont donné sa chance: Warner (WEA), RCA (Inelco), Milan, CBS (Epic), Trema, Team 4 Action, Viva Disc et Universal. Entre 1977 et 1981, il enregistre cinq albums qui le propulsent comme le chanteur rock belge francophone le plus en vue: « Je suis moi » (1977), « Gémeaux » (1978), « 1980 » (1979), « Donner tout son coeur » (1980) et « Un coup de rouge, un coup de blues » (1981).
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Mais le tout gros succès va survenir avec la sortie, en 1982, de l’album « Lâchez les fauves » et la chanson « Passagers de la nuit ». 30.000 exemplaires sont vendus en quelques semaines.
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En juillet 1984, Pierre est invité comme découverte au Festival d’été de Québec. Cela permet à son album « Lâchez les fauves » d’être présent sur les ondes canadiennes avec la chanson « Sujets tabou ».
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Mais, malgré la médiatisation, le public éprouve des difficultés à trouver ses disques sur le continent américain. A l’automne de cette année-là, l’album « Ligne claire » sort en Belgique et les « tubes » fusent: « Illusions », « Elle m’appelle », « Animal » et « Joan joue aux dominos ». L’opus bénéficie d’une promotion au Québec et il est, cette fois, disponible dans les bacs des disquaires.
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En 1986, conséquence de son succès discographique et de la sortie de l’album suivant (« J’aime ça »), Pierre Rapsat donne son premier concert dans la salle de Forest National à Bruxelles: une première pour un artiste belge francophone. La fin des années 1980 et la décennie suivante sont jalonnées de succès qui ne dépassent toutefois jamais les frontières de la Belgique: « Soleil noir », « J’ouvre les yeux », « Où tu veux quand tu veux », « Comme un brasero », « Aurore », « Goodbye Mr Fender », « Blue note dans l’univers », « A l’envers c’est l’endroit », « J’attends le soleil », « Pile ou face », « Si les femmes », etc.
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Pierre Rapsat, au delà de ses qualités artistiques indéniables, est alors un homme qui se mobilise pour défendre les intérêts des artistes. Il s’investit au sein de la société des auteurs et compositeurs belges, la Sabam, et il est de ceux qui vont mettre sur pied en 1994, les premières Francofolies de Spa. Au 21e siècle, le nouvel album de Pierre Rapsat, « Dazibao » (2001) (avec « Ensemble » et « Tous les rêves sont en nous »), est très bien accueilli en Belgique mais aussi, enfin, en France. La firme Universal est intéressée par la distribution et une tournée est prévue. Mais Pierre est déjà rongé par la maladie. Tout en étant soigné et hospitalisé à plusieurs reprises, il trouve le courage de monter encore sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles pour ce qui sera son ultime concert enregistré pour un DVD, finalement posthume, le 28 avril 2001.
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Il nourrit alors le projet de se produire en juillet 2001 aux Francofolies de Spa. Mais il doit déclarer forfait. Le 20 avril 2002, le cancer du foie sort vainqueur du combat inégal. Les funérailles du chanteur ont lieu à Heusy, sur les hauteurs de Verviers, en présence de tout le milieu artistique musical belge francophone. Il est inhumé au cimetière d’Ensival. Peu après son décès, le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles, créé en 1984 pour aider alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste belge francophone, est rebaptisé prix Rapsat-Lelièvre. Pierre Rapsat et le Québécois Sylvain Lelièvre avaient reçu chacun le prix (Rapsat reçut même le tout premier). Et ces deux artistes talentueux sont décédés à quelques jours d’intervalle.
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AKIM

AKIM en 1965 – Photo (c) Aubert

Le chanteur français AKIM naît à Hendaye le 2 décembre 1946 sous le vrai nom d’Eric Brücker. Il suit des cours de droit à Paris et paie ses études en travaillant dans un magasin d’électro-ménager. A 19 ans, son chemin croise celui du producteur de disques Claude Carrère qui croit déceler en lui une graine de star. Il lui fait donc très vite enregistrer un premier disque avec la chanson « 24 heures par jour c’est l’amour » sous le pseudonyme d’Akim.

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Il interprète aussi l’adaptation d’un titre des Beatles, « I feel fine », qui devient « Humm qu’elle est belle ».
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Ces chansons ne retiennent pas trop l’attention du public qui va toutefois découvrir Akim quelques mois plus tard lors de la sortie de son second 45-tours sur lequel est enregistré un duo qu’il interprète avec Sheila. C’est leur producteur commun, Claude Carrère, qui a l’idée de cette chanson intitulée « Devant le juke-box » et qui devient très vite disque d’or en 1965.
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Un peu effrayé sans doute par ce succès rapide et intense, Eric stoppe net sa carrière de chanteur et part à New York pour terminer ses études de droit. Il se fait ensuite engager dans un cabinet d’avocats mais il ne s’éloigne pas du show-business puisqu’il devient alors juriste pour des multinationales du disque comme CBS. Au début des années 2000, c’est en France qu’il est victime d’un grave accident de la route qui le prive de l’usage de ses jambes. Alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital de Garches, il y décède en février 2002.
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REGGIANI Stéphan

Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

L’auteur, compositeur et interprète français Stéphan REGGIANI naît le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine. Encore enfant, après le divorce de ses parents, le chanteur et comédien Serge Reggiani et la comédienne Janine Darcey, Stéphan est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. « Monté » à Paris où il vit seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il chante lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours sous le label CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un ‘minet’. Ce n’est pas un ‘poète chevelu’, c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

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En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ».
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Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.

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DASSIN Joe

Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

Fils du réalisateur Jules Dassin et de la violoniste Béatrice Launer, le chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN naît le 5 novembre 1938 à New York. L’enfance de Joseph (dit « Joe ») se déroule là où son père décide de s’installer en fonction de ses activités. Ce sera donc à New York et Los Angeles d’abord avant l’Europe avec la Suisse et la France ensuite. La scolarité de Joe est, du coup, un peu particulière mais elle lui permet de pratiquer les langues et la géographie. Après avoir passé son bac à Grenoble, il part pour le Michigan pour y suivre des cours d’ethnologie. Une fois ses études terminées, il revient en France où il effectue divers petits boulots sans trop savoir ce qu’il veut faire exactement. Parmi ses activités, il y a une figuration dans le film « La loi », réalisé par son père en 1958, qui constitue sa première expérience de chanteur avec l’interprétation de deux titres dans des versions guitare-voix très dépouillées.

En 1962, il est encore figurant dans un autre film de son père Jules Dassin, « Topkapi », mais il n’y chante plus. Il effectue alors un bon nombre de rencontres dans le milieu artistique et se destine au journalisme en écrivant des articles comme correspondant en France pour le « New Yorker » ou le magazine « Playboy ». Dans le même temps, il double en français les films américains qui débarquent en Europe et il fait encore un peu de figuration dans quelques films comme « Nick Carter et le trèfle rouge ». Il tombe amoureux de Maryse Massiera qui lui présente une amie travaillant pour la firme de disques CBS: Catherine Régnier. Cette dernière est intéressée par une bande magnétique que Maryse lui confie où une chanson est enregistrée par Joe: « Freight train », un classique folk américain. Les responsables de CBS France marquent aussi leur intérêt pour le chanteur et, à la fin de l’année 1964, Joe Dassin enregistre son premier 45 tours avec quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight train ».

Ce n’est pas un grand succès mais les producteurs persévèrent et Joe sort un deuxième disque en 1965 avec le titre « Je vais mon chemin » qui ne se vend pas mieux.

Cependant, l’artiste est régulièrement invité à la télévision en tant que fils de Jules Dassin essayant de « faire le chanteur ». Dès lors, une troisième chance lui est donnée en décembre 1965 avec une chanson qui, cette fois, va connaître un beau petit succès radiophonique: « Bip bip ». Le succès de cette mélodie dépasse les frontières de la France et Dassin est ainsi invité notamment pour une émission télévisée intitulée « Format 16/20 » à la RTB, la radio télévision belge francophone (à voir en CLIQUANT ICI). Ce premier véritable succès est encourageant et un producteur, Jacques Plaît, décide de s’occuper de la carrière du chanteur. Joe épouse Maryse Massiera en 1966 et anime une série d’émissions sur la country music (« Western story ») sur Radio Luxembourg à Paris. Les 45 tours suivants vont se vendre de plus en plus: « Ca m’avance à quoi », « Comme la lune », « Guantanamera » et « Excuse me lady ».

Parallèlement, Joe Dassin commence à se produire sur scène et notamment à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 1967 est véritablement l’année de la consécration pour l’artiste qui récolte un succès phénoménal avec « Les Daltons ».

Il compose alors la chanson « Bébé requin » que France Gall interprète avec succès.

Puis, il enregistre la fameuse version française de « Ode to Billie Joe » de Bobbie Gentry : « Marie-Jeanne ».

Les « tubes » vont alors s’enchaîner aux « tubes »: « La bande à Bonnot » (1968), « Siffler sur la colline » (1968), « Ma bonne étoile » (1968) et « Le petit pain au chocolat » (1969).

Le 1er avril 1969, Joe est victime d’un infarctus qui va l’obliger à ralentir quelque peu le rythme de ses activités sur scène où il arbore désormais un superbe costume blanc comme à l’Olympia de Paris en octobre 1969. Mais, très vite, le succès de ses disques le happe à nouveau: « Les Champs-Elysées » (1969), « Le chemin de papa » (1969), « C’est la vie Lily » (1970), « Billy le Bordelais » (1970), « L’Amérique » (1970), « Cécilia » (1970), « La fleur aux dents » (1971), « L’équipe à Jojo » (1971), « Fais la bise à ta maman » (1971), « Elle était oh » (1972), « Taka takata » (1972), « La complainte de l’heure de pointe » (1972), « Salut les amoureux » (1972) et « Le moustique » (1973).

En 1973, l’artiste connaît un léger ralentissement dans les ventes de ses disques qui le rend dubitatif par rapport à la suite de sa carrière. Les chansons sont toutefois diffusées sur les radios et ont pour titres « Je t’aime je t’aime » (1973), « Quand on a seize ans » (1973), « Les plus belles années de ma vie » (1974), « Fais-moi de l’électricité » (1974) et « Si tu viens au monde » (1974).

Il compose à ce moment des chansons qui deviennent les plus gros succès de son ami Carlos: « Señor météo » et « Le Bougalou du loup-garou ».

A la fin de l’année 1974, Joe Dassin commercialise un nouvel album qui est annoncé par le retour d’un succès très important pour la chanson « Si tu t’appelles mélancolie ». Mais ce sera la seule chanson de l’opus à devenir un succès avec, dans une moindre mesure, « Vade Retro ». Au début de l’année suivante, Joe repère une chanson italienne interprétée par le groupe Albatros: « Africa ». Ce groupe est emmené par un certain Toto Cutugno que Joe demande à rencontrer pour réaliser avec lui une version française de cette chanson qui ne peut, selon le chanteur, que déboucher sur un succès. Et c’est bien vu puisque « L’été indien » reste, à ce jour, le plus grand « tube » de la carrière de Joe Dassin avec près d’un million de disques vendus en France et le double dans le monde entier.

Il est toujours difficile de sortir indemne d’une telle popularité mais cela n’effraie pas Joe qui enchaîne avec un album intitulé « Le costume blanc » à la fin de l’année 1975. Et l’opus renferme de nouveaux « tubes » inoubliables comme « Ca va pas changer le monde », « Il faut naître à Monaco », « Et si tu n’existais pas » et « Salut ».

Dans la foulée, une des chansons les plus populaires de l’été 1976 a pour titre « Il était une fois nous deux »: 400.000 45-tours vendus. Quelques mois plus tard, avec la complicité des Italiens Toto Cutugno et Vito Pallavicini, il publie un 33-tours intitulé « Le jardin du Luxembourg » dont une face entière est consacrée à la chanson éponyme qui dure plus de douze minutes. Dans le reste des chansons présentes sur le disque, il y a « A toi » et « Le café des trois colombes » qui récoltent un beau succès.

Après son divorce avec Maryse Massiera en mai 1977, Joe Dassin parcourt les scènes de la francophonie avec un nouveau titre pour l’été: « Et l’amour s’en va ». Et l’hiver de cette année-là est marqué par l’histoire d’une chanson qui se déroule dans le vieux Québec: « Dans les yeux d’Emilie ».

En janvier 1978, l’artiste épouse Christine Delvaux qui devient bientôt la maman de ses deux enfants: Jonathan (né le 14 septembre 1978) et Julien (né le 22 mars 1980). La fin de l’année 1978 marque les quinze ans de chanson de Joe Dassin qui commercialise donc l’album « Quinze ans déjà ». Ce dernier contient de fort jolies chansons qui bénéficient de quelques diffusions sporadiques en radio malgré l’excellente « Un lord anglais » composée par William Sheller.

Et c’est à nouveau une mélodie italienne qui va lui permettre de décrocher la timbale durant l’été 1979. A contre-courant de la mode disco, Joe Dassin met tout le monde d’accord avec une chanson douce adaptée de « Blu » de Luciano Angeleri: « Le dernier slow ».

Face à tous ces hauts et ces bas, l’artiste n’a plus qu’une idée: réaliser un album totalement à son goût. Il part donc aux Etats-Unis dans le but d’enregistrer des chansons de blues et de country en français et presque toutes composées par Tony Joe White. Le public francophone boude littéralement cet album dans lequel il ne reconnaît pas le Joe Dassin de « L’été indien » ou de « L’Amérique ». Au début de 1980, l’opus sort en anglais dans une trentaine de pays. Les voyages dus à l’enregistrement et à la promotion de cet album sont épuisants. Le coeur de Joe se rappelle à ses mauvais souvenirs et le chanteur multiplie les malaises pendant l’énorme tournée qu’il a mis sur pied. En juillet, il est victime d’un infarctus et, après avoir été hospitalisé à Neuilly, il prend enfin deux semaines de repos à Tahiti. Le 20 août 1980, alors qu’il se prépare au repas de midi dans un restaurant de Papeete, Joe Dassin s’écroule et meurt d’un infarctus du myocarde sous les yeux ébahis des convives impuissants. Le corps de l’artiste est inhumé au cimetière juif d’Hollywood à Los Angeles, le Hollywood Forever Cemetery. Infatigable, l’artiste préparait une comédie musicale pour la rentrée : « Little Italy ». Elle ne sera jamais présentée au public mais certaines des chansons déjà enregistrées feront l’objet d’un album posthume. Le répertoire, très populaires, de Joe Dassin continue à être fredonné par des milliers de personnes. Grâce au maintien de la mémoire assuré par ses fils Julien et Jonathan, les chansons connaissent même de nouvelles versions comme celles remixées avec un orchestre symphonique en 2010 pour les 30 ans de la disparition de l’artiste. Elles inspirent aussi les artistes contemporains comme Hélène Ségara qui enregistre, en 2013, un album de duos virtuels avec le regretté Joe Dassin.

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29 AOUT

Johnny Stark

29 août 1922 : Naissance, à Huningue, de l’imprésario français Johnny STARK sous le nom de Roger Stark. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Mikis Theodorakis

29 août 1925 : Naissance, sur l’île de Chios, du compositeur grec Mikis THEODORAKIS. L’artiste est surtout connu pour ses musiques de films telles que « Zorba le Grec », « Z » ou « Serpico » et certaines de ces mélodies sont devenues des chansons. Il a aussi souvent été à la une de l’actualité pour ses prises de position en matière de politique en Grèce. Il a été celui qui s’est élevé publiquement contre la dictature des colonels de 1967 à 1974 et aussi celui qui a toujours proné la paix mais aussi l’arrêt des corruptions politiques diverses dans son pays. Comme musicien, il a aussi composé un bon nombre de chansons pour des artistes de renommée internationale, souvent grecs, qui ont parfois interprété ses oeuvres en français. Mélina Mercouri a notamment interprété les chansons du film « Phaedra », Nana Mouskouri « Petits enfants du monde entier » (1965), Vicky Leandros « L’amour brillait dans tes yeux » (1973) ou Georges Moustaki « L’homme au coeur blessé » (1970). Le thème du film « Zorba le Grec » a eu de nombreux interprètes en français sous le titre « Chanson de Zorba » ou « Danse de Zorba »: Annie Cordy, Dalida et Henri Salvador par exemple.

Enfin, le nom de Mikis Theodorakis apparaît aussi dans les repertoires d’Edith Piaf (« Les amants de Teruel » du film du même titre en 1961) ou encore de Petula Clark (« Lune de miel » en 1959).
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GIBUS en 2012

29 août 1952 : Naissance, à Kinshasa (Congo), du chanteur pour jeune public belge GIBUS, Alain De Spiegeleer de son vrai nom. Dès l’âge de seize ans, il écrit et compose des chansons à destination des adultes pour qui il les chante en divers endroits de Bruxelles comme le « Cabaret aux chansons » ou « la Soupape ». Mais il chante aussi à Paris à l’Echelle de Jacob par exemple. Il suit alors des cours d’ébénisterie mais garde une préférence pour la musique. En 1978, alors que Chantal Goya et Henri Dès règnent déjà sur le domaine, il décide d’écrire et de composer des chansons pour enfants qu’il interprète sous le pseudonyme de Gibus. Quatre ans plus tard, il représente la RTBF (radio publique belge francophone) au concours « Chantons Français » qu’il remporte à Montréal. En 1985, il sort un 33 tours intitulé « Gibus et Caroline » avant qu’il ne consacre deux livres-cassettes où il raconte et chante deux contes de Carl Norac (en 1987 et 1988). En 1989 et 1990, deux compacts sortent chez Ariola: sous le titre « Petipata », et regroupent des chansons traditionnelles pour enfants. L’artiste franchit alors un autre cap en proposant ses chansons sur scène dans les spectacles: « Gibus, papa, maman et moi », « Moi c’que je veux c’est grandir », « Bidim-Boh » et « A pas feutrés ». Depuis 1994, il écrit des comptines pour petits enfants qui sont éditées dans des livres à puces musicales dont plus de 150.000 exemplaires ont déjà été vendus. En 1994, il est le lauréat du concours « Création Chansons Enfants 94 » à Namur (B). En 2001, il enregistre l’album « Noctambulines » avec les chansons du spectacle du même nom qu’il a créées un an plus tôt. En 2002, il participe au projet caritatif « Enfants solidaires » marqué par la chanson « J’suis p’tit » interprétée par Philippe D’Avilla, Pino Santoro et Nuno Resende, les trois chanteurs belges de la comédie musicale « Roméo et Juliette ». Il enregistre alors, avec une chanteuse nommée Anne, un CD de chansons traditionnelles de Noël. 2004 voit la sortie d’un nouvel album personnel appelé « Marimotou » et 2006 celle de l’opus « Des mots pour ». Gibus anime alors des ateliers d’écriture et d’exploitation de chansons avec des groupes d’enfants en milieu scolaire et parascolaire. Et il s’adresse aussi aux adultes avec des formations à l’écriture de chansons dans divers pays comme la Belgique, la Suisse, la France mais aussi le Chili et la Roumanie. Le 20 juillet 2015, il se produit dans le cadre des Francofolies Junior à Spa en Belgique avec le spectacle « Berceuses pour petits noctambules ».

En 2017, il se joint aux Compagnons du Temps, un quatuor de musiciens, pour commercialiser un CD reprenant une dizaine de fables de Jean de La Fontaine adaptées en chansons. Par la suite, Gibus confectionne ce qu’il appelle des CD’s vertuels, des albums qui ne peuvent être téléchargés que sur son site internet officiel. Il y a « Noirs et blancs » en 2019 et « Rêve jusqu’à l’aurore » en 2020. A la même adresse web, on trouve aussi une chansonnette pédagogique et amusante intitulée « Hey Coronavirus ».
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29 août 1960 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française ENZO ENZO dont le vrai nom est Körin Ternovtzeff. D’origine russe, son père est fonctionnaire. Et sa mère commerçante. Elle passe une enfance et une adolescence calmes pendant lesquelles elle se découvre une passion pour la littérature. A la fin des années 1970, elle aime la musique des punks et elle décroche un job de roadie pour des groupes de cette tendance musicale. En 1978, elle rencontre un certain Olivier qui va lui apprendre à jouer de la guitare basse. Avec Olivier à la guitare et Violaine à la batterie, Körin devient la bassiste du groupe Lili Drop. Un de leurs morceaux, « Sur ma mob » marche plutôt bien mais, dès 1981, le groupe explose.

La bassiste poursuit sa carrière seule et abandonne le rock pour se lancer dans la chanson. Elle signe un contrat discographique avec Virgin qui sort, en 1982, son premier 45 tours sous le pseudonyme de Korin Noviz: « Je veux jouer à tout ». Le succès n’est pas au rendez-vous et elle doit changer de maison de disques pour sortir un deuxième vinyl en 1984: « Blanche Neige » sous le pseudo d’Enzo Enzo chez CBS. Comme cela ne marche vraiment pas très fort, elle crée, avec le chanteur franco-espagnol Roé, un projet de flamenco-rock qui inclut, notamment, des musiques pour ballets. En 1988, toujours attirée par une carrière de chanteuse qui pourrait marcher, elle enregistre à nouveau un 45-tours sous le nom d’Enzo Enzo cette fois: « Pacifico ». Les professionnels commencent à s’intéresser à cette artiste à la voix chaude qui se situe entre le jazz, la musique latino et la chanson française. La firme BMG lui propose l’enregistrement d’un album qui devrait enfin la révéler au grand public. Celui-ci sort en 1990 et les radios en diffusent un premier extrait qui devient aussitôt un « tube »: « Les yeux ouverts », une adaptation en français d’un vieux titre des Mama’s & Papa’s « Dream a little dream ».

Ce succès est vite confirmé par un deuxième titre de l’album: « Deux minutes de soleil en plus ». Pour ce premier opus, Enzo Enzo s’est entourée notamment du chanteur français Kent qui va très souvent être présent dans son travail par la suite. Le 15 juillet 1991, la chanteuse est au programme des Francofolies de La Rochelle et, l’année suivante, ce sont les Francofolies de Montréal qui l’accueillent à leur tour. Les choses vont de mieux en mieux pour Enzo Enzo qui, en 1994, sort son deuxième album intitulé simplement « Deux ». Ce nouvel opus qui est lancé par la chanson « Juste quelqu’un de bien » va se vendre trois fois plus que le premier et, en octobre, elle se produit à deux reprises sur la scène parisienne du Bataclan. Forte de ce succès, elle reçoit, en février 1995, la Victoire de la musique de la meilleure interprète française. Cette année-là, elle crée un spectacle hors du commun en duo avec Kent. Au début de l’année 1997, le simple « Les idées bizarres » annonce un nouvel album qui donne l’occasion à l’artiste de se produire à Varsovie mais aussi au Vietnam et en Chine. Deux ans plus tard, elle reprend la route pour une nouvelle aventure musicale en duo avec Kent: « Enfin seuls ». Il faut alors attendre la fin de 2001 pour voir revenir Enzo Enzo avec un album tout doux pour lequel elle a fait appel à des paroliers expérimentés comme Allain Leprest, Jacques Duvall, Romain Didier et bien sûr Kent entre autres. La chanson phare de cet album-là est « Ils s’adorent ». La chanteuse va poursuivre sur cette voie pour le disque suivant qui est commercialisé en 2004. Les chansons de « Paroli » sont composées et écrites par Romain Didier, Daniel Lavoie, Kent, Serge Lama, Brice Homs, Allain Leprest et Marie Nimier notamment. Deux ans après ce disque, Enzo Enzo collabore à la « Cantate pour un coeur bleu » qui est créée à Fès au Maroc. Et, toujours en 2006, elle enregistre un disque pour enfants: « Chansons d’une maman ». En 2010, l’album « Têtue » est dans les bacs. Enzo Enzo y a travaillé avec Kent, Leprest et Didier bien sûr mais aussi avec Roé et Julien Clerc. Deux titres ont même été écrits de sa main: « A mardi » et « Les acacias ». Ajoutant la nouvelle corde du théâtre à son arc artistique, Enzo Enzo joue dans la pièce « Un pavé dans la cour » de Didier Caron au Théâtre Michel à Paris de septembre 2012 à janvier 2013. En mai 2013, elle crée le spectacle « Enzo Enzo chante Marie Nimier » où elle interprète, en les chantant ou en les récitant, des textes de l’écrivaine musiqués par Art Mengo, Alain Lanty et Daniel Lavoie. En 2017, la chanteuse participe à la tournée « Drôles de dames » aux côtés d’Eve Angeli, Sabine Paturel et Caroline Loeb. Ces artistes y interprètent leurs grands succès mais aussi ceux des autres, des années 1980 à nos jours, en solo, en duo ou ensemble. L’année suivante, Enzo Enzo partage un spectacle avec Laurent Viel au festival d’Avignon : « Chacun sa famille » est écrit par Pascal Mathieu et composé par Romain Didier.
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29 août 1992 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent« . Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par le parolier Jean-Pierre Lang, huit artistes se produisent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Eléonore BERNAIR et Pierre MARTIN, la Suisse par Pascal RINALDI et le groupe SAKARYN, la France par Janiece OLSEN et Marie-Laure BERAUD, et le Canada par Vicky MARCHAND et Mario CHENART. C’est le groupe SAKARYN qui remporte le concours avec la chanson « Clara ».

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12 JUIN

Jean-Paul Dréau en 2019

12 juin 1953 : Naissance, à Oran (Algérie), de l’auteur, compositeur, interprète et producteur français Jean-Paul DREAU. Il passe son adolescence dans les Yvelines (F) où il suit des cours de guitare. Il est alors un fervent admirateur de Michel Polnareff. Au milieu des années 1970, il se décide à composer et écrire des chansons qu’il compte bien interpréter. Il démarche auprès des maisons de disques et décroche un contrat pour un premier album qui sort chez Phonogram en 1975. L’opus s’appelle « Marie l’amour » et reprend des chansons comme « Marie l’amour », « Chante », « Il y a toujours un homme heureux » et « Fou d’amour ». Le succès de ces premiers titres n’est pas fulgurant mais il permet à l’artiste de mettre un pied ferme dans le milieu de la chanson française. En 1980, il signe chez Warner Elektra Atlantic (WEA) et enregistre trois albums en 1980 (éponyme), 1981 (« Mes dimanches ») et 1983 (« Musique »).
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A partir de 1984, il fait partie de l’écurie CBS où il commercialise l’album « L’enfer du décor » en 1986. Parallèlement à ce travail d’interprète, Jean-Paul Dréau écrit et compose beaucoup pour les autres. Et c’est en 1981 qu’il commence à faire parler de lui lorsqu’il signe le « tube » « Coup de soleil » pour Richard Cocciante. Pour ce dernier, il participera ensuite à l’écriture de « Au clair de tes silences », « Vieille » ou « Pour elle ». A la même époque, il croit rêver quand quelques-unes de ses chansons sont enregistrées par son idole Michel Polnareff sur son album « Bulles » (avec « Radio », « Je t’aime » ou « Tam tam » en 1981). Quelques mois plus tôt, il a proposé « J’veux d’la tendresse » à une jeune chanteuse française qui a pour nom Janic Prévost. La chanson connaît un succès mitigé mais assez suffisant pour qu’elle parvienne aux oreilles d’Elton John, en vacances en France, qui décide de l’interpréter à son tour en français et en anglais (« Nobody wins »). En 1982, Jean-Paul Dréau est celui qui permet à la vedette espagnole Miguel Bose d’enregistrer un album en français avec la chanson « Si je vous parle encore d’elle ».
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En 1985, il est à la base d’un des plus gros « tubes » de l’été : « Tout doucement » par Bibie. Par la suite, il étend ses collaborations aux répertoires de Marie Carmen, Jean-Luc Lahaye, Judith Bérard, Herbert Léonard, Nana Mouskouri, Hervé Vilard, Jeane Manson, Roch Voisine, Nicoletta, Johnny Hallyday, Sheila, Chimène Badi et beaucoup d’autres. Ses activités sont alors récompensées par de nombreux prix comme le Grand Prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux français. A partir des années 2000, Jean-Paul Dréau se consacre de plus en plus à la réalisation et au développement artistique de nouveaux talents qu’il recherche activement. Par ailleurs, il prépare depuis des années un opéra pop-rock qu’il a appelé « Mô ». Il s’agit de l’histoire universelle du combat du bien contre le mal où un jeune homme de 20 ans, prénommé Mô, découvre le rôle qu’il aura à jouer pour sauver la planète dans une bande dessinée écrite au 21e siècle de façon prémonitoire et retrouvée par hasard chez son père adoptif Amilkar. C’est est une grande histoire d’amitié, d’amour et de tendresse au service de l’espoir et du rêve que Jean-Paul Dréau espère un jour rendre public avec la participation des jeunes artistes dont il essaie patiemment de développer la carrière.
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12 juin 2001 : Le nouvel album funk-raï de Cheb MAMI sort dans toute l’Europe. Intitulé « Dellali » (qui veut dire « Intimité »), il bénéficie d’une mise en place de 400.000 exemplaires dont 100.000 en France. Sur cet album produit par Nile Rodgers (Chic, Madonna, etc) et Nitin Shawhne, Cheb Mami s’est entouré de prestigieux invités dont Sting pour le premier single extrait : « Le raï c’est chic ». Charles Aznavour lui a écrit les paroles de la chanson « Viens Habibi  » et c’est la première fois qu’il écrit pour un autre artiste depuis « Retiens la nuit » pour Johnny Hallyday. « Dellali », qui sortira aux Etats-Unis le 3 juillet, est déjà très attendu en Amérique du Nord où Mami a tourné pendant plus d’un an aux cotés de Sting et obtenu avec lui les plus importantes émissions TV dont le Superbowl, le Late Show, ou le Saturday Night live. Il y entamera une série de concerts en juillet. Le précédent album de Cheb Mami, « Méli Méli », sorti en 1999, s’est vendu à 400.000 exemplaires dont 160.000 en France et 150.000 aux USA.
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