FERRE Léo

L’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE naît le 24 août 1916 à Monaco. Fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne, il s’intéresse très tôt à la musique. Il intègre ainsi la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940 et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe à Paris et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de chanson. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».
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Suivant le conseil de Charles Trenet, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. En 1953, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend les chansons « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » sur un texte de Guillaume Apollinaire.
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Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant.
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Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Apollinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. La création a lieu le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957.
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Disposant de plus de moyens, Ferré enregistre son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. L’artiste connaît un succès grandissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri ou Joan Baez bien plus tard.
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Ses deux albums suivants sont consacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien détaché de son piano et debout. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ».
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Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay. Il s’adjoint aussi la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ».

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Cet opus est suivi, en 1961, du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino.
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C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est, en fait, peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessé, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit la chanson « Pépée ».
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Il se livre alors à l’écriture de textes qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ».
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En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Ce sera sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ».
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Les jeunes constituent alors une grande partie de son auditoire et le chanteur va vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45-tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes.
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La même année, Ferré devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, quatre ans plus tard. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Depuis quelque temps, l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place.
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Il signe alors avec le label CBS et il enregistre, en 1975, un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige » à cause de la rupture de contrat en suspens qui l’interdit d’enregistrer des chansons. Quelques mois plus tard, son contrat lui est finalement rendu par Barclay et, à partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état français. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « Fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro.
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Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ».
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Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, Léo Ferré doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, l’homme s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), à l’âge de 76 ans le 14 juillet 1993. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.
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11 JUILLET

11 juillet 1966 : Naissance, à Saïda, du chanteur algérien Cheb MAMI. Dès l’âge de quatorze ans, il anime les fêtes de famille et se passionne pour la musique même si, pour vivre, il décroche un emploi de soudeur. Chaque week-end, il se rend ainsi à Oran pour se produire dans des cabarets avec succès. En 1982, il effectue une prestation remarquable à la télévision algérienne et il est probablement le premier chanteur à interpréter une chanson en raï, style alors banni par le pouvoir en place. Il enregistre des cassettes audio qu’il vend à près de 500.000 exemplaires. Avec cette renommée, il débarque à Paris en 1985 et participe, un an plus tard, au festival de raï de Bobigny. Il y crée l’événement aux côtés de Khaled notamment et se produit ensuite à l’Olympia de Paris. Après deux ans de service militaire, il revient en France et sort son premier album: « Prince of Raï ».
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En 1994, son troisième album, « Saïda », se vend très bien en France et obtient un disque d’or en Algérie et au Maroc. En 1997, à Québec, dans le cadre du Festival d’été, il reçoit le Prix Miroir de l’espace francophone. Un an plus tard, il commercialise l’album « Meli Meli » sur lequel se trouve le tube « Parisien du Nord » en duo avec le rappeur K-Mel du groupe Alliance Ethnik. En 2002, il est à l’affiche du concert de Solidays à Paris. Ensuite, en novembre 2003, il fait partie des artistes figurant sur l’album « Opinion sur rue » avec Saïan Supa Crew et Sinsemilia notamment. Quelques mois plus tard, il se produit au Grand Rex à Paris et il y interprète ses plus grands tubes. En juillet 2009, le tribunal correctionnel de Bobigny le condamne à cinq ans de prison ferme pour tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne. Le 21 septembre 2010, il fait une demande de liberté conditionnelle qui lui est d’abord refusée avant d’être autorisée en mars 2011. Puis, en juillet 2015, la justice française condamne Cheb Mami et la société d’édition EMI à payer 200.000 euros à un auteur algérien pour avoir plagié ses textes. L’artiste aurait reproduit, au moins en partie, les paroles de plusieurs chansons écrites par l’auteur Rabah Zerradine, alias Cheb Rabah. Selon le tribunal, ce dernier doit être considéré comme étant « le seul auteur » des quatre chansons intitulées « Le raï c’est chic », « Madanite », « Ma vie deux fois » et « Gualbi Gualbi » ainsi que le coauteur des paroles de « Désert rose », qui a rencontré un succès mondial au début des années 2000. C’est une analyse comparative des textes traduits de l’arabe au français qui a permis de conclure à une « grande similarité ».
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11 juillet 1981 : Le chanteur belge Albert DELCHAMBRE reçoit le Prix du Public au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Le Français Romain DIDIER se voit attribuer le prix du Public, le Grand-Prix de Spa et le Prix de la CRPLF, Communauté des Radios Publiques de Langue Française. Il partage toutefois cette dernière récompense avec le Québécois Richard SEGUIN. Parmi les candidats de cette édition, il y a encore la Belge Elizabeth GRANEC, la Française Janic PREVOST et les Suisses Manny RIVERO et Jacky LAGGER. Le Festival se termine aussi avec l’ajout imprévu d’un prix récompensant l’artiste le plus original. Il faut dire que la prestation de l’artiste suisse Jacky Lagger focalise toutes les questions et ouvre un débat inattendu pour le jury un peu trop sclérosé de ce genre de concours. En effet habitué aux chanteurs traditionnels qui se produisent avec un orchestre très conventionnel, les jurés sont déroutés par la prestation de Jacky Lagger qui se présente seul avec sa guitare dans un environnement scénique composé essentiellement d’animaux en peluche. Cela n’empêche pas les membres du jury et le public d’apprécier fortement, la poésie, la musique, l’univers et l’originalité de l’artiste suisse toutefois apparemment inclassable au terme d’un tel concours. Sagement, il est donc décidé de récompenser Jacky Lagger d’un prix de l’originalité créé en toute hâte pour éviter toute polémique.
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Julos en 2008

11 juillet 2010 : Le chanteur, conteur, auteur et compositeur belge Julos BEAUCARNE revient sur ses terres natales et présente son spectacle « Le Jaseur Boréal » à Ecaussinnes dans la cour intérieure du Château de la Follie (14ème siècle). En 2005, plus de 650 personnes ont assisté au concert précédent de Julos organisé sous chapiteau dans la même localité d’Ecaussinnes.
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11 juillet 2014 : Le festival LaSemo s’installe à Enghien (B) pour la deuxième année consécutive. Jusqu’au dimanche 13 juillet, l’événement se déroule dans le parc du château avec un total de 26 artistes qui vont se succéder sur deux scènes. L’affiche musicale propose une tendance festive avec, notamment, LA RUE KETANOU. Mais il y a aussi le reggae de PATRICE, les mélodies pour enfants d’ALDEBERT ou les chansons décalées d’OLDELAF. A ces artistes s’ajoutent le Montois SAULE, la Lituanienne GIEDRE ou encore les Gaumais de « CRE TONNERRE« . Créé à Hotton sept ans auparavant, le festival LaSemo reste aussi une manifestation artistique éco-responsable. LaSemo, qui signifie « graine » en esperanto, se veut, depuis ses origines, pionnier en matière d’initiatives durables.
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12 JUIN

Jean-Paul Dréau en 2019

12 juin 1953 : Naissance, à Oran (Algérie), de l’auteur, compositeur, interprète et producteur français Jean-Paul DREAU. Il passe son adolescence dans les Yvelines (F) où il suit des cours de guitare. Il est alors un fervent admirateur de Michel Polnareff. Au milieu des années 1970, il se décide à composer et écrire des chansons qu’il compte bien interpréter. Il démarche auprès des maisons de disques et décroche un contrat pour un premier album qui sort chez Phonogram en 1975. L’opus s’appelle « Marie l’amour » et reprend des chansons comme « Marie l’amour », « Chante », « Il y a toujours un homme heureux » et « Fou d’amour ». Le succès de ces premiers titres n’est pas fulgurant mais il permet à l’artiste de mettre un pied ferme dans le milieu de la chanson française. En 1980, il signe chez Warner Elektra Atlantic (WEA) et enregistre trois albums en 1980 (éponyme), 1981 (« Mes dimanches ») et 1983 (« Musique »).
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A partir de 1984, il fait partie de l’écurie CBS où il commercialise l’album « L’enfer du décor » en 1986. Parallèlement à ce travail d’interprète, Jean-Paul Dréau écrit et compose beaucoup pour les autres. Et c’est en 1981 qu’il commence à faire parler de lui lorsqu’il signe le « tube » « Coup de soleil » pour Richard Cocciante. Pour ce dernier, il participera ensuite à l’écriture de « Au clair de tes silences », « Vieille » ou « Pour elle ». A la même époque, il croit rêver quand quelques-unes de ses chansons sont enregistrées par son idole Michel Polnareff sur son album « Bulles » (avec « Radio », « Je t’aime » ou « Tam tam » en 1981). Quelques mois plus tôt, il a proposé « J’veux d’la tendresse » à une jeune chanteuse française qui a pour nom Janic Prévost. La chanson connaît un succès mitigé mais assez suffisant pour qu’elle parvienne aux oreilles d’Elton John, en vacances en France, qui décide de l’interpréter à son tour en français et en anglais (« Nobody wins »). En 1982, Jean-Paul Dréau est celui qui permet à la vedette espagnole Miguel Bose d’enregistrer un album en français avec la chanson « Si je vous parle encore d’elle ».
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En 1985, il est à la base d’un des plus gros « tubes » de l’été : « Tout doucement » par Bibie. Par la suite, il étend ses collaborations aux répertoires de Marie Carmen, Jean-Luc Lahaye, Judith Bérard, Herbert Léonard, Nana Mouskouri, Hervé Vilard, Jeane Manson, Roch Voisine, Nicoletta, Johnny Hallyday, Sheila, Chimène Badi et beaucoup d’autres. Ses activités sont alors récompensées par de nombreux prix comme le Grand Prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux français. A partir des années 2000, Jean-Paul Dréau se consacre de plus en plus à la réalisation et au développement artistique de nouveaux talents qu’il recherche activement. Par ailleurs, il prépare depuis des années un opéra pop-rock qu’il a appelé « Mô ». Il s’agit de l’histoire universelle du combat du bien contre le mal où un jeune homme de 20 ans, prénommé Mô, découvre le rôle qu’il aura à jouer pour sauver la planète dans une bande dessinée écrite au 21e siècle de façon prémonitoire et retrouvée par hasard chez son père adoptif Amilkar. C’est est une grande histoire d’amitié, d’amour et de tendresse au service de l’espoir et du rêve que Jean-Paul Dréau espère un jour rendre public avec la participation des jeunes artistes dont il essaie patiemment de développer la carrière.
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12 juin 2001 : Le nouvel album funk-raï de Cheb MAMI sort dans toute l’Europe. Intitulé « Dellali » (qui veut dire « Intimité »), il bénéficie d’une mise en place de 400.000 exemplaires dont 100.000 en France. Sur cet album produit par Nile Rodgers (Chic, Madonna, etc) et Nitin Shawhne, Cheb Mami s’est entouré de prestigieux invités dont Sting pour le premier single extrait : « Le raï c’est chic ». Charles Aznavour lui a écrit les paroles de la chanson « Viens Habibi  » et c’est la première fois qu’il écrit pour un autre artiste depuis « Retiens la nuit » pour Johnny Hallyday. « Dellali », qui sortira aux Etats-Unis le 3 juillet, est déjà très attendu en Amérique du Nord où Mami a tourné pendant plus d’un an aux cotés de Sting et obtenu avec lui les plus importantes émissions TV dont le Superbowl, le Late Show, ou le Saturday Night live. Il y entamera une série de concerts en juillet. Le précédent album de Cheb Mami, « Méli Méli », sorti en 1999, s’est vendu à 400.000 exemplaires dont 160.000 en France et 150.000 aux USA.
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6 JUIN

Serge Davignac dans les années 1960

6 juin 1937 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), du chanteur belge Serge DAVIGNAC, de son vrai nom Antoine De Taffe. Pour connaître sa biographie et son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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Bernard Joyet – Photo (c) Chantal Bou-Hanna

6 juin 1947 : Naissance, à Mont-Saint-Aignan, de l’auteur, compositeur et interprète français Bernard JOYET. C’est d’abord au sein d’un duo comique qu’il se fait remarquer et connaître : « Joyet & Roll Mops » qu’il forme avec le batteur Roland Salomon. Ensemble, ils enregistrent deux albums en 1993 et en 1997. L’aventure musicale des deux hommes dure quinze ans puis Bernard Joyet décide de faire cavalier seul en se produisant sur scène accompagné au piano par Jean-Louis Beydon. Et, en 2001, le chanteur enregistre un premier album sous son nom : « Prolongations ». En 2003, il propose au public parisien du Vingtième Théâtre un spectacle également intitulé « Prolongations ». Une jeune pianiste talentueuse l’y accompagne de temps à autre : Nathalie Miravette. Un an plus tard, Bernard Joyet sort un nouveau CD qui a pour titre « Au Temps Pour Moi ». Les chansons de ce dernier opus sont à nouveau présentées au Vingtième Théâtre à Paris puis en tournée dans les pays francophones pendant cinq ans. Au terme de cette longue série de concerts, le chanteur sort un troisième album qui a pour titre « Les Victoires De La Muse » en 2009. Il est alors l’invité de Jean Ferrat au cours d’une émission télévisée « Vivement Dimanche » que Michel Drucker présente sur France 2. S’il fait donc partie des amis artistes de Jean Ferrat, Bernard Joyet compte aussi parmi ses copines les chanteuses Anne Sylvestre et Juliette. Il est également un proche du regretté Allain Leprest dont il interprète régulièrement des chansons sur scène. Il fait partie des habitués du festival « Chansons de paroles » créé par Jofroi à Barjac (F). Et, appréciant les grandes assemblées comme les petits comités, il se produit régulièrement chez des particuliers pour le concept de l’association « Chant’Appart chez les Belges » notamment. En 2012, il commercialise un nouvel album, « Autodidacte », qui est suivi, en 2015, du coffret « Autodidacte II » où l’on trouve un CD mais aussi un DVD de 18 titres enregistrés en public. On peut dire sans risquer de se fourvoyer que les chansons de l’artiste portent généralement un regard humoristique, caricatural et parfois acide sur les choses qui nous entourent. Un concert de Joyet est tout sauf ennuyeux. Il suffit d’écouter « Le gérontophile » pour s’en convaincre une fois pour toutes. C’est pour ce répertoire brillant, original et personnel que l’artiste reçoit, en 2018, le prix Jacques Douai.
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6 juin 1957 : Naissance à Suresnes de l’actrice, mannequin et chanteuse française BABETH, de son vrai nom Elisabeth Etienne. Dès son enfance, elle ne songe qu’à devenir hôtesse de l’air une fois adulte. Mais, à l’adolescence, l’orientation change et elle envisage une carrière artistique qui commence par le mannequinat lorsqu’elle a 18 ans après avoir rencontré, à Ibiza, une amie mannequin qui lui propose de le devenir. C’est encore une rencontre, avec une productrice de disques cette fois, qui lui permet d’enregistrer un 45 tours en 1981. La chanson a pour titre Bébé Reggae et est réalisée et composée par Gérard Berliner. Babeth obtient un petit succès qui reste sans suite. Mais les rencontres du show-biz lui permettent d’épouser Johnny Hallyday en décembre 1981. Leur union est de très courte durée puisque, le 1er février 1982, les époux se séparent. A ce moment Babeth se tourne vers le cinéma en apparaissant notamment comme l’une des partenaires de Louis de Funès dans le film « Le gendarme et les gendarmettes » en 1982. Elle ne poursuit pas sa carrière éphémère dans la chanson.
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En 2003

6 juin 1978 : Naissance, à Mantes-la-Jolie, du chanteur franco-algérien-marocain Faudel Belloua mieux connu sous son simple prénom FAUDEL. Elevé dans une famille de milieu modeste, c’est grâce à sa grand-mère qu’il découvre des mouvements musicaux comme le raï, le malouf et le reggae. Et, dès l’âge de douze ans, il commence à penser à faire de la musique son métier même s’il poursuit, un temps, des études de comptabilité. En 1990, Faudel intègre ainsi « Les Étoiles du Raï », un groupe qui reprend sur scène des titres de Cheb Mami et de Khaled entre autres. Epaulé par un manager, Faudel poursuit son rêve et, en 1996, il représente l’Île-de-France au Printemps de Bourges dans la catégorie Nouveaux Talents. Et, un an plus tard, il crée la surprise avec le single « Tellement N’brick » qui se vend à près de 350.000 exemplaires.
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En 1998, Faudel se retrouve aux côtés de Khaled et Rachid Taha sur la scène parisienne de Bercy pour le superbe spectacle « 1,2,3 Soleils ». L’ascension de Faudel est fulgurante et, en 1999, le prix de la ‘Révélation de l’année lui est décerné aux Victoires de la musique. Il obtient alors un ou deux rôles au cinéma mais il poursuit sa carrière musicale en 2001 en sortant son deuxième album: « Samra ». En 2003, sur son troisième opus intitulé « Un autre soleil », il reprend à sa façon des succès éternels comme « Ne me quitte pas » ou « Comme d’habitude ». Mais il connaît aussi le succès avec des chansons originales comme « La main dans la main ». Trois ans après ce « tube », Faudel revient avec « Mon pays » extrait de son quatrième album « Mundial corrida ». Alors que tout va pour le mieux, certains reprochent à Faudel de soutenir le candidat Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles françaises de 2007. Ce fait qui semble anodin est peut-être plus grave que prévu pour la suite de la carrière de Faudel qui commence réellement à battre de l’aile à partir de ce moment. Une tournée envisagée à la fin 2007 est annulée par manque de réservations. Mais, dans les pays du Maghreb, Faudel se produit encore de temps à autre. En novembre 2011, un nouvel album est annoncé mais celui-ci ne voit pas le jour malgré deux extraits inédits placés sur son site internet. De plus en plus absent des médias, Faudel apparaît quand même, fin 2012, dans l’émission « spéciale Dalida » de « Chabada » sur France 3 avec Daniela Lumbroso. Presque cinq ans plus tard, un nouvel album est encore annoncé : ce dernier contiendrait 20 titres dont « All day all night » qui est finalement dévoilé en avril 2018 dans l’émission télévisée française « Touche pas à mon poste ». Et alors que l’opus prévu se fait attendre, une nouvelle chanson de Faudel, « Mon Dieu », est postée sur YouTube en avril 2019.
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